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 Journal d'une Mayan

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MessageSujet: Journal d'une Mayan   Lun 5 Fév - 17:25

Cher journal,
Je ne sais même pas ce qu’il me prend d’écrire sur cette feuille blanche tant je ne voyais l’intérêt au début d’avoir un journal intime. Mais voilà, le sommeil ne vient pas et les ronflements de mes très chères compagnes de chambres ne facilitent pas la tache. En bref, je crois que dormir n’est pas un verbe que je pourrais conjuguer maintenant. Un journal intime est et reste pour moi des feuilles vierges maintenues par deux morceaux de cuir fixés d’un long fil argenté, et sur lequel les fines lettres de journal étaient inscrites. Mais que symbolisait-il pour moi ? Quelque chose de pas très important car il me semblait qu’il valait mieux garder ses secrets pour moi que de chercher à les divulguer à un vulgaire chiffon en cuir qui tôt ou tard se serait trouvé et ouvert entre les mains d’un inconnu. Mais voilà, j’avais changé d’avis depuis le temps. Je me présente à toi comme une jeune fille de grande famille, noble, riche, sorcière et sang pure. Eleanor, je dois ce nom à mère mais aussi à père qui a sut me le simplifier dignement pour une nouvelle petite Mayan, Elea. Je ne sais pourquoi, mon père avait voulut revenir en Angleterre ce qui ne m’a pas laissé la chance d’étudier dans une grande école pure en Italie, mais voilà, je ne regrette que quelque peu au fond. J’ai donc obtenue la lettre qui m’ouvrait les grandes portes de Poudlard, mon nouveau chez moi, et pas de quoi être fière du dortoir et des lits. Vois tu, j’ai passé mes trois premiers jours en ce collège le dos et le cou endoloris. Mais bon, il y avait aussi des avantages à être dans la plus noble et pure des maisons, celle qui, comme moi, donne beaucoup d’importance au sang. J’ai rencontré beaucoup de personne du haut rang mais aussi, à ma grande désolation, des êtres inférieurs à mon statut.
Je suis maintenant en 2ème année et jusqu’à maintenant je me sens un peu isolée des autres mais il faut croire que j’aime de plus en plus être seule bien que parfois cette solitude me pèse. J’ai bien commencé cette année mais j’ai bien vu que l’amusement n’était pas présent dans la précédente, entre les cours, devoirs, puis cours et enfin exams, ce n’était pas une surprise mais bon, je compte bien profiter de mon temps cette fois, jusqu’à enfreindre certaines petites règles mises par mes parents ou le règlement de cette école. Je n’ai pas encore revu mes deux chères amies Cora et Esfir si ce n’est que rarement mais je ne compte pas les laisser faire la fête toutes seules. Je sens qu’on est dans le même monde, qu’on a les mêmes visions des choses et il y a bien un peu d’adversité cernée par un petit fil d’amitié qui nous lie, sans plus. Je vois déjà le bal de Noël qui arrive, et me demande encore en quoi je vais finir par m'habiller. Si seulement tu pouvais m’aider toi. Mais bon, peut être qu’un tour à la bibliothèque m’aidera ou peut être même que je n’y irai pas en fin de compte pour ne pas me tracasser l’esprit.
Je crois que le sommeil me revient petit à petit, j’espère que tu ne me trahiras pas car je te considère déjà comme un proche si ce n’est un ami, mais si tu le fais, sache bien que tu te retrouveras au milieu des flammes de la salle commune à coté du dortoir. Voilà que je te sermonne, je crois même que je vais perdre la tête… Si je ne l’avais pas perdu avant bien sûr, car il me semble que l’idée de révéler son monde secret à des pages blanches n’est pas aussi censé que ça, si ? Je suis prête à me confier à toi mais je n’ai pas l’intention de te divulguer tous mes moindres secrets car il y en a bien quelques uns qui sont fait pour le rester non ?
Je te dis bonne nuit avant de sombrer dans le sommeil moi-même

Elea M.





[édit Pénélope: 684 mots]


Dernière édition par Elea Mayan le Lun 4 Aoû - 21:57, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Journal d'une Mayan   Lun 27 Aoû - 18:21

Citation :
Cher journal,
Voilà bien 1an depuis la 1ère et dernière fois où je m’étais laissée aller en me présentant à toi, mais vois tu, rien de bien passionnant n’est arrivé par la suite, rien qui ne m’ait fait penser à t’en parler. Les journées à Poudlard me semblaient toujours aussi monotones et moroses : cours interminables et ennuyeux, quelques professeurs pas très compétents et des allés obligés à la bonne vieille bibliothèque de l’école. Une vraie vie d’étudiante quoi. Il ne fallait pas oublier les entraînements de Quidditch avec Dawn Kostovak, compagnie très plaisante et amie avec qui je ne me lasserais jamais d’engager une conversation. Elle s’était valérée être un excellent capitaine prenant son rôle bien au sérieux. Ma deuxième année s’était finie par un joli bal organisé par le directeur. Serpentard, n’ayant pas gagné cette fois ci la coupe, les occupants de ma maison n’avaient pas été très nombreux à faire part de leur présence à cette soirée mais ça ne m’a pas empêcher d’y aller malgré la mocheté que m’avait envoyé mère : une robe de haute couture je te l’accorde, mais avec une couleur qui ne m’avait jamais inspiré jusque là : rose… Mais bon je te passe les détails vu qu’ils me sont bien déplaisants. J’ai rencontré dans la même soirée Blaize Zabini en compagnie de Dawn et il m’avait bien semblé que quelque chose d’étrange tramait entre eux deux sans savoir vraiment quoi. J’ai aussi fait la rencontre de Damian Kostovak, jumeaux de Dawn, brun comme elle mais aux yeux étrangement électriques. Beau, Charismatique et ensorcelant, voilà les trois mots qui pourraient le décrire mais je t’en dis pas plus. On s’est échangé quelques paroles avant qu’il ne m’adresse un baiser sur la joue en rejoignant Dawn qui semblait avoir, quelques minutes auparavant, quitté la grande salle avec Blaise.

Mes vacances n’avaient pas été de tout repos contrairement à certains vu que mes résultats n’avaient pas vraiment été au top cette année. Mère m’avait donc forcé à travailler à chacun de mes temps libres me faisant la morale toute fois qu’elle me trouvait « perdre mon temps » dans les dessins et croquis que je faisais presque inconsciemment pour m’évader un peu de cette situation. Bien sûr, il y avait aussi eu des cérémonies auxquelles j’ai été conviées, des soirées d’amis ou de petits banquets familiales mais autant dire que c’était ennuyeux la plupart du temps. J’ai fais un détour en Italie, comme pour l’année précédente, et j’ai bien revue Cosia, ma meilleure amie qui n’oublie jamais de me donner de ses nouvelles. Elle m’avait aussi confié qu’elle sortait avec un jeune blond italien qui avait aussi participé à l’une de ces nombreuses soirées qu’elle organisait estivalement. Cette nouvelle m’avait bien fait rire, preuve qu’elle ne changerait jamais, toujours à chasser de beaux jeunes hommes qui se retrouvaient toujours dans ses filets à la fin de la partie. Je ne comprends pas pourquoi elle trouve ce certain plaisir à les rejeter juste après s’être lassée de leur compagnie mais d’après toutes les lettres qu’elle m’envoie généralement : son tempérament est toujours aussi changeant.

Contrairement à l’année précédente, je ne suis pas allée en France et ça me désole un peu. Les longues journées à bronzer au soleil dans une grande suite luxurieuse m’avait été enlevé alors j’ai du remplacé cela par un allé en Espagne, très court pour tout te dire mais j’ai vraiment adoré. Très différent de l’angleterre et très changeant du quotidien. Je me suis fait quelques amis dans le coté sorcier qui parlaient aussi anglais vu que je ne maîtrisais pas vraiment l’espagnol, et ça a rendu mes journées encore plus riches en émotions et très divertissantes. Ah… J’ai aussi oublié de te parler du plus grand événement qu’il puisse arriver et auquel j’avais assisté : La coupe du monde de Quidditch en Angleterre ! Supportère de l’équipe Bulgare, j’ai pu voir Victor Krum au mieux de sa forme au milieu des applaudissements et autres bruits de la foule dans les gradins. Tout se résumait cette nuit là par le simple mot : magique ! Après ce bel évènement c’en était suivi l’attaque de mangemorts sous la surprise générale. La marque des ténèbres avait apparue cette nuit là, à la frayeur de certains, au bonheur d’autre. Autant dire que mes parents faisaient partie de la seconde partie tout comme moi.

E.M

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MessageSujet: Re: Journal d'une Mayan   Lun 24 Déc - 21:21

Citation :
Cher Journal,
Je ne cesse plus de revoir des images d’Helen ces derniers temps et ça ne me rend qu’encore plus mal. Toutes ces années qui s’étaient écoulées non sans la haine que je lui portais. A-t-on déjà vu quelqu’un souhaiter la mort de sa petite soeur dès son plus jeune âge ? Je l’ai fait et mon vœu a bien été exaucé. Bien sur, ce n’était pas moi qui lui avait pris la vie mais si l’on y repensait bien je n’aurais pas dit non pour qu’elle s’efface de ma vie. Ma mère ? Je vois toujours dans ces silence et son incapacité à parler de sa décédée petite ‘perle’ qu’elle n’arriverait jamais à l’oublier. Elle me mettait et me mettrait toujours dans la deuxième place, pourquoi n’arriverais je pas à l’accepter ?... J’ai toujours eu ce que je voulais, j’ai toujours travaillé dur pour étirer un petit sourire de fierté sur son visage… Toutes ces journées à apprendre les bonnes manières, être tout le temps correcte, ne pas paraître vulgaire, aux cotés d’une deuxième McGonnagal aussi stricte que moche et détestable… à quoi cela a-t-il bien pu servir jusque là ? Donner une image ‘parfaite’ à la belle famille Mayan et faire oublier qu’un de ces membres s’était éteint ?...

Chacun a une face cachée en lui, dit-on ? Je suis sûr que cela est valable pour les familles aussi… Mes larmes qui n’ont que très rarement perlé mes joues en mon enfance, ne se défilent plus cette année. Il faut croire que la petite poupée aux cheveux d’or a bien perdu de sa froideur. Je m’en contrefiche carrément… De quoi ? Eh bien de tout, cher journal ! Des cours ennuyeux auxquels je dois assister, des instructions de mère qu’on m’envoie constamment, des bals auxquels je suis conviée par obligation chaque semaine de vacances et des personnes que je dois côtoyer la plupart du temps pour faire bonne impression… Oh non, je te rassure Journal, je ne parle strictement pas de ces sang de bourbe insignifiants ou encore impurs, non je reste dans le cercle des riches sang pur, certains souvent très lourds que mes parents aimeraient me voir leur tenir compagnie lors de banquets en Italie. ‘Profites de ta beauté’ voilà ce que mère me répète encore et encore… J’ai toujours appliqué cette règle à la perfection et il faut dire que elle m’a toujours servit…

Souvent, les réveils sont durs, le mien n’est pas une exception.
Je n’écouterais plus personne, ni mère ni père, je reprends les rênes de ma vie. J’ai toute la vie devant moi alors pourquoi penser aux problèmes et à tout ce qui peut encore me chagriner. Beauté, Richesse, Gloire et Pouvoir, n’est ce pas cela qui dirige le monde ? Je ne manque de rien cher journal et je compte bien en profiter comme ma très chère mère me l’a inculqué.

E.M


Dernière édition par Elea Mayan le Lun 4 Aoû - 21:55, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Journal d'une Mayan   Lun 24 Déc - 21:23

Citation :
Cher Journal,
J’ai passé une nuit parfaite la veille aux cotés de Myrielle Symphonie, une belle rousse qui prend un certain plaisir à photographier tout et n’importe quoi et Dawn Kostovak la préfète de ma noble maison et aussi jumelle de celui qui m’avait ensorcelé en début d’année et avec qui j’avais passé une nuit magique qui avait débuté dans un des couloirs lugubre du cachot. Une party entre perfect, je ne me suis jamais amusée autant en compagnie de ces deux demoiselles, et ça me rappelle aussi le gage que je suis sensée faire l’année prochaine, un strip tease à un Serpentard inconnu, reste à voir qui va attirer le plus mon attention à la salle commune. En tout cas, ça sera sûrement plus qu’amusant !

J’ai rencontré peu de temps après une mocheté tout droit sortie de la maison des crétins de blaireaux et sérieusement, je ne les savais pas si peu préoccupés par leur apparence et des fois je me dis bien que Serpentard n’est pas ‘que’ la plus noble mais aussi la meilleure des maisons quand il s’agit d’esthétique. Et les bouffondors ? Comme leur nom l’indique : des bouffons sans classe ! Les merdesd’aigle ? Loosers fringués en intellos !

Et on dit qu’il n’y a que la vérité qui blesse… Je te laisse cher journal, le sommeil me vient enfin…

E.M
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MessageSujet: Re: Journal d'une Mayan   Ven 9 Mai - 19:39

Citation :
Ma 4ème année est synonyme d’amour perdu, gloire, beauté et pureté… Il ya des jours où je me demande encore pourquoi se réveiller le matin pour passer une de ces journées neutres et sans intérêt qui ne font que se succéder et me rendre frénétiquement hors de moi. La vie est absurde et pourtant on fait tout pour s’y accrocher. Chaque geste, chaque pensée, chaque sentiment… Tout est relié, et rien ne fait autant plus souffrir que de se voir confrontée à son destin, qui d’ailleurs est déjà tout tracé. J’en ai marre que l’on calcule ma vie, que l’on me dise de me taire et de me contenter de jouer un rôle. J’ai l’impression de vivre une mort silencieuse dont jamais je ne pourrais me libérer. Oui, la mort, cet être si cruel d’une force inouïe dont rares ont pu échapper jusque là, mais sans trouver bonheur et paix à leur âme. Je me sens perdue. Je n’arrive plus à gérer ce qui me tombe sur les mains. Est-ce si dur de vouloir ouvrir les yeux au moins une fois en ignorant tout du présent et de toute cette mascarade qui nous sert de vie ? Une mise en scène pathétique où à chaque fois les larmes s’unissent à la tristesse mais aussi à un bonheur superficiel.

De petits personnages bidons souffrant de ne pourvoir jouer qu’un être inconnu et détestable, se pliant aux loies de la vie… Cette vie qui d’un instant à l’autre fait un pacte avec sa rivale qui nous enlève chaque personnes ou chaque acteur auquel nous tenons. C’est si dur journal, que je n’arrive plus à penser autrement… Sommes nous toujours obligés de laisser le destin prendre son cours et décréter chacun de nos gestes sans que nous n’ayons notre mot à dire la dessus ? Je vois tous ceux qui m’entourent ne faire autrement que demeurer de simples esclaves en ne conjuguant que les verbes sourire, rire, pleurer, souffrir, aimer et encore souffrir… Jusqu’à quand resterons nous emprisonnés de cet état, à vouloir encore et encore honorer sa famille et sa noblesse. Une branche si pure, une branche si riche, une branche si ancienne… Mes ancêtres n’ont-ils pas eu à leur époque ce mal de vivre comme moi ?... J’ai tant envie de le savoir, de demander conseil à ceux qui ont vécu les mêmes souffrances que moi, mais personne ne semble accessible à mes mains, et elle se referment sur un vide innocent.

Je ne me marierais pas par raisons, je ne laisserais jamais mes décisions être prises par quelqu’un d’autre, je ferais ce que je veux, là où je veux sans m’abaisser à le demander à quelqu’un… De bien belles paroles, mais si je me fais déshériter de ma famille, il ne me restera sans doute plus rien. Oui rien d’autre qu’un sentiment de liberté avec un mélange de solitude. Que devrais je faire ? Quelles solutions prendre ? Rester comme un oiseau prisonnier d’une cage ou m’envoler vers un monde inconnu… J’aimerai tant me libérer de ces chaînes qui m’entourent mais, craintive, je n’y arrive pas. Presque15ans et déjà tant de complications en tête…
E.M
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MessageSujet: Re: Journal d'une Mayan   Dim 18 Mai - 17:09

Cher journal,
Je sens les choses changer autour de moi et ça me rend perplexe. Ces dernières semaines sont certes les plus pesantes à cause des examens finaux, mais je sens que ce n’est pas, le moins du monde du à ça. Poudlard me paraît immensément vide et à chaque fois que je détourne les yeux, je ne vois devant moi que des moins que rien qui essayent de partager ma vie. Ça me déprime. Quoi ? Et bien tout encore une fois, journal. Ma vie me déprime. Mon entourage me déprime… Mes parents me dépriment. Depuis ma venue au château, je n’avais qu’un rêve, un seul, celui de les satisfaire et les rendre fiers de moi. Avec ça, je me suis oublié, j’ai ignoré le fait que c’était bien de ma vie qu’on parlait et non de la leur. Je me suis alors montrer distante avec tout le monde, rencontrant en premier lieu Diabalzane, cette ex-préfète que m’en avais dit plus sur cette vie si misérable qu’on menait dans ce maudit tas de débris. Je me suis entourée de personnes qui n’étaient restées pour moi qu’au statut de camarades et non plus et je me vidais la tête pour n’avoir autre but que celui de réussir dans tout ce que j’entreprenais. Mais je n’y arrive plus. Je me sens déjà affaiblie par tout se qui repose sur mon dos comme responsabilité, dont : dignité, pureté et obéissance. L’année touche à sa fin pour tous, mais pas à mes yeux. Cet été que j’attendais depuis déjà bien longtemps, j’aurais préféré qu’il tarde. Tout pour ne pas avoir à retrouver mes parents, tout pour ne pas être confrontée à me soumettre à leur choix. Est-ce si difficile de dire non ?

Je n’ai personne à qui me confier, personne pour me consoler, mais je ne m’en plains pas. A coté de ce que je dois endurer, les autres croient que leurs futilités, qu’ils appellent problèmes, sont bien plus préoccupantes. Je les déteste de s’apitoyer sur si peu. Même le trio Perfect qui était si adulé cette année, se défait petit à petit sans grande cause. Mes amies s’éloignent de moi, mais aussi d’elles-mêmes, et je regarde chacune d’elles le regard songeur éviter les autres. Comment en est on arrivé à se séparer brusquement ? Je n’arrive toujours pas à me répondre, mais je regrette de ne pouvoir souder notre trio. Je ne me sens pas capable, et ce n’est pas la première complication qui me vient à l’esprit. Chacune sa vie, chacune ses espoirs, chacune ses tracas. Et les miens ne se résument qu’à une seule et simple lettre, envoyée ce dimanche par ma mère. Un allé en France, dès que finis ma période d’examens, pour la retrouver. J’ai envie de crier ma peine comme ma colère, car non journal ce n’est pas pour bronzer et m’amuser que je vais y revenir mais bien pour rencontrer ces gosses de riches purs, français et autres, et pour qui je devrais me montrer aimable, bien polie et charmante, le tout afin de me trouver un beau jeune homme qui conviendrait à mon statut et aux gouts de mes parents… je les déteste, aussi bien que je commence à haïr cette France dont j’ai toujours admiré la beauté et où je me sentais si bien auparavant. Si c’est pour partager la vie de quelqu’un jusqu’à Dieu sait combien de temps, j’ai le droit de le choisir moi-même, non ?... Ce voyage ne m’inspire en rien, et je commence à me dire qu’une fugue dans un pays bien inconnu, serait une offre alléchante comparé à ça.

Je me sens si faible, si futile… Si seulement je pouvais redevenir cette rose blanche aux pétales si purs sous la pluie. Oui, Ces gouttelettes si froides qui peuvent faire oublier tous ces remords, peines, amour et désespoir… Si seulement je pouvais journal, ma vie serait, j’en suis sûre beaucoup plus facile…

Let's go back
Back to the beginning
Back to when the earth, the sun, the stars all aligned

'Cause perfect didn't feel so perfect
Trying to fit a square into a circle
was my life
I defy

Let the rain fall down
And wake my dreams
Let it wash away
My sanity
'Cause I wanna feel the thunder
I wanna scream
Let the rain fall down
I'm coming clean... I'm coming clean

I'm shedding
Shedding every color
Trying to find a pigment of truth
Beneath my skin

'Cause different
Doesn't feel so different
And going out is better
Then always staying in
Feel the wind

I'm coming clean
Let the rain fall
Let the rain fall
I'm coming...


Let's go back
Back to the beginning

E.M


Dernière édition par Elea Mayan le Lun 4 Aoû - 21:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Journal d'une Mayan   Ven 1 Aoû - 18:07




What if I wanted to break
Laugh it all off in your face
What would you do?...
What if I fell to the floor
Couldn't take all this anymore
What would you do?...

Come break me down
Bury me... bury me
I am finished with you

What if I wanted to fight
Beg for the rest of my life
What would you do?
You say... you wanted more
What are you waiting for?
I'm not running from you...

Come break me down
Bury me... bury me
I am finished with you
Look in my eyes
You're killing me, killing me...

I tried to be someone else
But nothing seemed to change
I know now... this is who I really am... inside.
Finally found myself
Fighting for a chance...
I know now, this is who I really am.

Come break me down
Bury me, bury me
I am finished with you...
Look in my eyes
You're killing me...

Come break me down
...You say you wanted more
What if I wanted to break...?
What are you waiting for?
Bury me, bury me...
I'm not running from you...

E.M

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MessageSujet: Re: Journal d'une Mayan   Lun 4 Aoû - 12:55

Cher journal,
L’été a prit fin et me voila encore à réviser dans une salle commune miteuse et avec une humeur très gaie. Je me sens fatiguée, à bout, et ça depuis le commencement de ces vacances tant désirées auparavant. Depuis leur début je n’étais ou il me semblait n’être qu’un objet avec lequel on jouait et par lequel on voulait construire de grandes choses, passant de mains en mains et se laissant empoisonner jour après jour. Un objet sans voix, sans vie et sans espoir prenant sans cesse la même expression de vide et de froideur mêlés à un sourire charmant. Tant de larmes que je voudrais faire sortir pour ouvrir le nœud qui s’était installé dans ma gorge et tant de visages égocentriques que je voudrais voir périr entre mes mains… Cependant je n’en ai pas le droit… ni la force. Paralysée sans vraiment l’être et être déjà condamnée à suivre un chemin différent de celui que je veux, cette situation vaut elle vraiment la peine? Avoir le statut de sang pur d’une grande branche italienne le vaut il lui ? Suis-je la seule à m’être enfoncée dans cette fausse aux serpents ? Vivrais-je la vie qui m’avait tant inspiré en me liant à un être que je haïrais ?

Je suis tombée étant plus jeune sous le charme des paillettes et du glamour, de la gloire et du pouvoir, et jamais 'mariage forcé' ne m’était venu à l’esprit ni avait entravé mon chemin et je me retrouve aujourd’hui tenue par des chaines qui me guident vers le désespoir. Sang pur, doux rouge qui coule et coule, et qui est pour tous un honneur, un privilège et un crime qu’il faut assumer. Et si… J’envoyais tout balader et que je me faisais sortir ce qui faisait de moi celle que je suis… Et si, je prenais une grande somme d’argent de mon compte et que j’allais me refugier dans un autre pays, une nouvelle vie, une nouvelle demeure… Voilà que je délire encore journal, que je sois en Angleterre, en France ou autre part ils me retrouveraient tôt ou tard, ils ne sont pas serviteurs du Lord pour rien. Et tiens en parlant de ça, je me demande si je ne t’en dis pas un peu trop, ma tombe creusée tu m’y feras entrer avant l’heure mais soit je n’ai plus rien à perdre à présent, si ?

E.M
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MessageSujet: Re: Journal d'une Mayan   Lun 13 Oct - 23:24

5 mars 1997, Manoir des Lovin
22:30



Un, deux, trois, quatre… Coule, coule, c’est si beau de te voir tacher cette feuille de ton doux rouge si étincelant. Propage toi, souille la pureté de ces parchemins et dévore chaque lettre et chaque mot qui m’écorchent la main rien qu’en les inscrivant. Tu es si beau, si puissant, tu coules, tu défonces la barrière charnel qui t’a depuis longtemps emprisonné avec avidité. On te dit pur, on dit que tu ravages le monde, on dit que tu fais vivre. Rien n’est plus magique que de te voir enfin libre, te perdant dans nul part, goute à goute… Fondant dans l’obscurité de la nuit. Tu me fais mal, tu me procures du bien. Tu fais battre mon cœur comme tu peux facilement l’arrêter. Tu me fais vivre et tu me fais mourir. Chaque minute, chaque seconde, je te vois t’évaporer ou simplement laisser ta trace aussi rouge que la couleur dans laquelle tu te déguises. C’est si bon de savoir que tu es le seul qui puisse égaler la souffrance que j’éprouve au fond de moi avec celle qui déchire ma peau. C’est si facile de te voir t’échapper d’une surface blanche dont tu fais perdre cet éclat laiteux. Fais moi endurer la pire des torture, fais moi sentir que par toi aucune de mes souffrances n’en sera une. Je ne suis plus seule, tu es là. Je suis prisonnière, je te libère. Tu es ma croix, mon salut, je suis prête à te perdre même en risquant de troquer ma vie.

Je ris, je pleure, j’oublie. Les larmes n’effacent rien, l’alcool non plus, mais toi si. J’aimerais simplement comprendre pourquoi à cause de toi, je me retrouve à croupir là, à perdre ce que je n’ai jamais donné, à faner sous les rayons chaleureux de ma cellule moisie. M’en voulais tu tant que cela, toi, mon bon ami.. Voulais tu tant que ça que j’aie recours à toi pour me punir d’être aussi stupide. Je délire, je m’auto détruis, je le sais. Mais comment faire autrement, tu m’affaiblies jour après jour, nuit après nuit. Je me sens souillée, avide de me noyer et de disparaître dans mes pêchés. Ne pourrais-tu pas me faciliter la tache en me quittant une bonne fois pour toute… Redevenir une créature sans vie, une poupée que l’on aurait laissée dans sa boite sans l’ouvrir et à laquelle on n’aurait pas affligé les pires des châtiments. Cette souillure… Ce manoir… Ce lit… Cet imbécile… Comment oublier comment il m’a forcé à m’enlever tout ce qui restait de pur en moi. Ses mains, sa bouche… Pourquoi personne ne m’entend crier. Son corps sur le mien, ces cris, pourquoi mes larmes disparaissent sans que personne ne prenne la peine de les remarquer. Aucun bruit, rien qu’un gémissement de douleur dans le noir. Je n’y arrive pas… Je n’y arrive pas ! Ma peau est si… Je ne sais plus comment… Je, je veux mourir…

Je te vois couler… Je me vois me détruire, revenir à ma tombe, ne plus en sortir… Mais voilà je n’y arrive pas non plus. Chaque cri consumé dans ma gorge me fait fondre dans un précipice. J’ai peur. Je ne ris plus, je ne lui témoigne aucun sourire… Mes traits se sont glacés, mes yeux aussi ternes que le visage que je regarde à chaque fois dans le miroir sans le reconnaitre. Oh doux miroir, mon doux et si beau miroir, pourquoi n’arriverais tu pas à me faire remonter dans le temps, à l’époque ou un simple regard suffisait à faire trembler le monde. Verts… Comme ceux de mère… Qui a dit que cette couleur n’aurait jamais contrasté avec le rouge. Ce rouge si fort, si déployant, si puissant… Est-ce que je commence à sombrer dans la folie ? Non juste dans l’inconscient..

Laisse-moi te regarder t’enfuir… Je n’entends pas ces coups à la porte précipités, sûrement la femme de chambre… Ou lui… Je sais que je peux rester encore un bout de temps, je sais que j’arriverais à l’éviter pour un moment dans cet immense endroit lugubre, je sais que je pourrais encore écrire des lignes dans ces pages futiles, inintéressantes… Mais pour combien de temps encore journal… Ma peau livide, mon regard sombre, mes lèvres glacées… Comment faire disparaître ces cicatrices qui me font autant de bien… Et ce couteau, oserais je enfin l’enfoncer dans cet individu qui n’a pas un seul remord après ce qu’il m’a fait ?

Je pleure... C'est si pathétique..



Dernière édition par Elea Mayan le Jeu 16 Oct - 22:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Journal d'une Mayan   Jeu 16 Oct - 22:24

6 mars 1997, Manoir des Lovin
00:00


Minuit c'est l'heure...
Un, deux, trois…
Les murs me traquent. Je erre dans ce manoir sans savoir où je vais. Cette lumière fertile, je me demande où elle mène. Je sens qu’on m’espionne, qu’on m’épie guettant le moindre de mes mouvements, une simple faute qui pourrait me prendre la vie. Mon souffle est court, mon cœur redouble d’effort. Un souffle, un seul… Comment puis je sortir de ce labyrinthe. Est-ce que quelqu’un m’entend.. Est-ce que quelqu’un se cache dans ces ombres funestes.. J’ai peur, non je ne dois pas. Je peux y arriver. Je peux m’en sortir. Il ne faut pas que l’on m’entende. Je reprends ma respiration, il faut que je me calme. Je peux.. Faites que je puisse… Depuis quand suis-je croyante… Depuis quand suis-je dans ce délire… Ils me regardent… neuf, dix, onze… Ils ne veulent pas lâcher prise, ils veulent ma mort, que je sombre et que j’arrête de les défier… Dans quoi me suis-je embarquée… Non je ne me suis embarquée dans rien : On m’a jeté dans un bateau en train de couler sans me demander mon avis. On m’a forcé à habiter dans un milieu hostile pour m’enlever la vie. Je ne peux pas…

Quinze, seize, dix sept…
J’entends un bruit, un long frisson d’horreur me parcourt… Ai-je fais un faux pas, a-t-on remarqué ma présence… Non, repire, continue, ne laisse pas tomber… La liberté est tout près… Tu n’as pas le droit de te relâcher. Une longue inspiration et je continue. Je peux, je peux, je peux… Ces arabesques morbides ne me font pas peur, ces ombres fugitives non plus. Le cauchemar s’arrête, le cauchemar se terminera enfin. Encore un pas, ne pas détourner la tête pour ne pas se faire prendre. Mes mains… Pourquoi je n’arrive pas à les empêcher de trembler. C’est pas grave, je suis sûre d’y arriver… Non en fait, je ne le suis pas du tout. Ce silence… ça cache quelque chose… Montrez vous ! Je sais qu’il ya quelqu’un !... Rien, pourquoi n’y a-t-il personne. Pourquoi je n’entends que mes pas frêles sur ce sol en marbre noir. La lumière, où est la lumière ?

Vingt cinq, vingt six…
Je panique, c’est trop beau… Il y a un défaut dans ce tableau, j’en suis certaine… J’en suis sure… Il faut que je me dêpeche, il le faut : Une proie n’a pas le droit à l’erreur. Je ne veux pas y retourner ! J’y suis presque ! Mais quel chemin prendre ? Et par où passer sans se faire prendre… Arrête de respirer ! Ecoute ta raison ! Ralentis ! Je ne peux pas, ils me traquent, tout près ! Je les sens… Ils me pourchassent, mes pas redoublent, ils me suivent… Trente et un, trente deux… C’est injuste ! Mais il n’y a rien de juste dans la vie, je devrais le savoir depuis le temps. Fais vite… Suis ton instent et arrête de penser !... Oui, être juste ou non, ça n’a rien à voir, c’est le destin encore une fois… Pourquoi est ce que tu ralentis pauvre idiote, il est là, prêt à te bondir dessus et tu le sais !... Pourquoi le destin est il toujours aussi terne pour moi, pourquoi ne me laisse il pas guider ma vie par moi-même… quarante… Il...


Deux mains se serrent autour de moi… Prise au piège de ma conscience…

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Journal d'une Mayan
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