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 Journal d'une Mayan

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MessageSujet: Re: Journal d'une Mayan   Ven 17 Oct - 0:01

14mars, Manoir des Lovin
1:00


Tic tac, tic tac…
…Il a le droit de poser ses mains sur ton corps…

Cette maudite horloge continue chaque minute et chaque seconde ce bruit si révoltant qui perce le silence de la pièce. A quoi vais-je encore m‘occuper pour tuer le temps… c‘est drôle comme il passe lentement quand ses traits se font mélancoliques et morbides, et à la fois rapide quand il se change en joie et délivrance.

…Il a le droit de respirer ton odeur…
Je compte les semaines, je compte les jours, je compte les nuits. Toujours ce même bruit que je voudrais voir s’estomper pour un petit moment. Voilà trois jour que je me suis refuser à sortir de ma chambre, trois jours qu’on n’a pas cessé de vouloir m’en faire sortir sans espoir. Cette chambre est devenue ma prison, mais aussi l’endroit où je peux me permettre de porter des robes courtes sans manches sans craindre que l’on voie les cicatrices à mon poignet. Malgré cela, ce lieu m’ait toujours aussi hostile. Je ne mange plus, je ne bois plus, mais ça, ce n’est pas vraiment une nouvelle. Je me contente tout simplement de voir le temps disparaitre, ignorant par la même occasion chaque plateau repas que l’on me prépare, à l’autre bout de la pièce sans jamais m’en soucier. Je suis malade. Voilà la simple excuse qui a sut les convaincre tous. C’est loin d’être un mensonge.

…une lame enfoncée loin dans mon âme…
Il m’arrive de penser à Yohan, à Andrew, à Dawn, à Myrielle… A tous ceux dont je ne me rappelle même plus, à tous ceux que je crois m‘avoir abandonné. Aucune nouvelle, aucun au revoir. Les reverrais je un jour… Peut être pas. Je ne suis plus sure de rien. Je m’embrouille. Personne ne peut me séparer le faux du vrai. Est-ce que cette chambre existe ? Ce sol, ce lit, ce plafond ? Et moi ?

… Et je saigne encore, je souris à la mort…
Je pense donc je suis… Mais ce n’est pas une preuve concrète pour moi. Si j’arrête de penser, arriverais je à disparaître ? Pour aller où ? Pour devenir quoi ? Penser, exister, mourir, vivre… Des verbes qui se rapprochent et qui pourraient facilement être des synonymes d’un seul et unique champ lexical. Et moi ? Et moi, dans tout ça ? Suis-je vivante dans ce corps ? N’est ce qu’une enveloppe charnelle dans laquelle je me dis n’être point encore morte ? Quel est cet endroit ? D’où viennent ces bruits ? Comment est apparut ce monde de souffrance dans lequel je suis née ? Mon sang pur, l’est il qu’on je l’écorche et le rejette hors de mon corps ? Mes yeux. Mes traits. Mes cheveux. Mon visage ?... Suis-je réellement dans cette cellule ? Dois je passer mon éternité la dedans ?... Il est quelle heure ? Quel jour ? Quelle seconde…

…Tout ce rouge sur mon corps…
J’ai été consentante… Je l’ai été, il ne m’a pas fait souffrir, je l’ai été… Voilà ce que je me tue à me faire croire chaque jour quand je me réveille le cœur battant et le ventre en flammes. Mensonges. A qui vais-je faire croire un mensonge pareil. La carte de la franchise ? J’avais beau jouer dans le grand terrain de la provoque, je ne m’étais jamais donner entièrement à quelqu’un. J’avais peur.

…Je sais que ce qui ne tue pas nous rend plus fort…
Peur de quoi ? De voir les choses aller plus loin que je ne le voudrais. Avoir le contrôle de la situation pour qu’elle ne risque pas de déraper, voilà quel était mon but. Chaque jour, chaque semaine, me pointant avec un jeune homme différent… Et lorsque les choses s’envenimaient j’y mettais fin sans attendre. Mon physique, voilà ce que je voyais leur faire perdre la tête, mais je sentais au fond de moi que l’amour n’était pas une sensation à laquelle il valait mieux ouvrir son cœur, et ça, juste après la période de mon penchant pour Damian. Ça m’a détruit. Le fait de ne pas vouloir perdre ma virginité avec le premier venu ne m’avait jamais semblé une honte… Au contraire. Et malgré les rumeurs blessantes et désagréables que j’entendais à mon insu et qui me donnaient toutes, le rôle de la bimbo qui couche avec tout ce qui était beau male à Poudlard, je n’ai jamais baissé la tête, jamais.. Mais... Malgré tout ça... Malgré ma peur et mon abstinence, mon penchant à contrôler le moindre de mes faits et gestes... il a quand même fallut qu'on me vole sèchement ma première fois. Elle l'a fait cette pourriture qui, à en juger par tous, est mon beau et richissime fiancé, imagine ma souffrance...

…Mais moi, mais moi je suis déjà morte…
Je n’ai pas arrêté de crier, de le supplier d’arrêter, d’appeler de l’aide, d’essayer de lutter… de toutes mes forces… Je… Je l’avoue, je n’étais pas consentante… Je ne l’ai jamais été, et je ne le serais jamais. Je n’arrive pas à me regarde en face. C'est trop dur. J’ai constamment cette peur en moi qui m’obsède. J’ai besoin de soutien, de paroles, de présence, d’aide… Et non pas d’un poignard, d’un journal usé et de cicatrices qui ont du mal à sécher… Je veux oublier, dormir et oublier...

…Tout ce rouge sur mon corps
Je te blesse dans un dernier effort…
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MessageSujet: Re: Journal d'une Mayan   Sam 18 Oct - 21:30

Villa de Yohan
28mars ; 20:00


Je ne me reconnais plus journal, ni à mes yeux ni dans ceux des autres… Ils me voient comme une petite chose fragile et ça me rend hors de moi. J’en ai mare de cette pitié et de cette vie où je suis encore obligée de me cacher. Une fugue. Voilà tout ce que j’ai trouvé pour sortir des griffes de la famille Lovin et de la mienne. Une issue amère, mais je n’avais pas vraiment le choix hein… La folie était ma prochaine destination en restant dans cet asile… Peut être l’ai-je dépassé tout compte fait… Peut être que j’ai déjà sombré dans l’hystérie. Où suis-je maintenant ? Dans la deuxième villa de Yohan, celle que ses parents lui ont payée de leurs poches pour s’éloigner un peu des tensions familiales et se concentrer sur son futur et présent. Je l’envie. La demeure est située dans les extrémités de la ville au bord d’une plage privée. Un endroit calme où il est facile de se retrouver. Manque de chance, même avec ça je me sens dépassée par les événements. Je sens Yohan et Andrew s’inquiéter de mes moindres gestes et bien que ce soit attentionné, ça me rend malade.

Le sommeil n’étant pas à ma portée la veille, j’étais descendue me baigner à la plage malgré les nausées habituelles qui m’avaient reprit. Je voulais me ressourcer, j’allais être servie. Yohan m’avait suivit. En se jetant sur moi, il a bien fallut qu’il remarque que je n’étais pas aussi normale, et il a finit par voir ce qui souillait mes mains pendant si longtemps. Ça a été la goutte d’eau, je sentais mon cœur s’emballer à mesure qu’il me dévisageait en affichant des traits neutres. Que pouvait-il penser de moi ? Je… Je m’attendais à ce qu’il me cri dessus, à ce qu’il hurle que je n’aurais pas du ou tout simplement à ce qu’il me juge mais au lieu de ça, il s’est retourné sans un mot à la villa, me laissant seule, gelée par l’eau glaciale qui s’est imprégnée en moi en voyant son regard. L’ai-je déçut ?... Il ne peut pas comprendre, personne ne peut… Même pas Dawn…

J’ai reçut une lettre venant d’elle, et ce furent des larmes qui y répondirent. Seule… Je ne suis pas seule. Il ya encore quelqu’un qui peut m’écouter, qui peut entendre ma voix malgré ces échos. Malgré ces larmes, malgré ce sang, malgré cette peine. Il ya encore quelqu’un… Je n’ai pas pu contenir mes sanglots, j’espérais encore, chose que je n'ai plus faite et que je croyais ne plus faire de ma vie. Les souvenirs de Poudlard… Les longues promenades au parc… Les soirées à papoter entre amies sur tout et rien à la fois… Les garçons… Pourquoi je n’arrive pas à prononcer ce mot sans feindre quelques larmes de plus. C’est dur de perde espoir. C’est si dur de le retrouver. De se dire qu’il ne m’a jamais quitté. Malgré cette douleur, malgré cette souffrance… Je peux enfin me dire que quelqu’un m‘entend. Qu’il fait noir, qu’il n’y a pas un seul bruit, qu’il fait sombre et humide, mais que quelqu’un m’entend. Ce n’est pas un rêve, c’est bien réel… Je veux que ça le soit… Pas de mirage… Pas d’illusion… Je veux juste ne plus être aussi seule, aussi incomprise.

Je pleure mais je continue à espérer… Espérer que demain j’ouvrirais les yeux sur le monde dont on m’a arraché. J'ai besoin d'alcool, j'ai besoin d'oubli...

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MessageSujet: Re: Journal d'une Mayan   Sam 25 Oct - 19:40

4Avril,3:00 du matin

Daddy I'm so sorry…

« Je ne pense pas que ce soit un lieu très fréquentable pour une fille de ton rang… »
Une fille de bonne famille hein ? Une fille pure à laquelle on enseigne comment se tenir bien à table ? Comment s’asseoir ? Comment se taire et écouter ?... Désolée je ne suis pas d’accord. J’ai beau porté un nom connu, être une descendante de branche pure, porter le tatouage de l’emblème de ma famille, ça ne fait pas de moi une sainte nitouche qui a peur de se salir. Je refuse.

Bang bang…

Je prends une bière qui passe par là et la vide d’une traite. Petite fille pourrie gâtée… ? Apprenez à mieux lire avant de juger et vous finirez peut être par vous rendre compte que vous ne connaissez rien de moi. Vous n’y pouvez rien, moi-même je me suis inconnue. Je ne fais attention ni à Yohan ni à Andrew et enchaîne avec un verre d’alcool que je vois non loin. Il m’en faut plus… Toujours plus. La salle est bondée, j’étouffe. Je dois me libérer de ce fardeau, je dois revivre comme avant. Un verre, encore un, et un autre… Je m’interdis d’arrêter… De la liqueur, des cocktails en fusion… Il coule à flot... J’en veux plus. Il y a bien trop de monde, je dois reprendre des forces…

We got a redlight
Hot dance fight…

Une piste de danse? Pourquoi faire? Trop pour moi : Je préfère l’estrade… Je chemine, un verre au bout de la main jusqu’à monter sur ce que j’ai vu de plus haut. Ma raison n’est plus, la délinquance l’emporte… Si bien… Je n’ai pas arrêté de répéter cette phrase. Je vais bien… Pourtant elle avait toujours eu un accent mensonger. Si personne ne s’inquiète, je pourrais enfin avoir la paix… L’idée était tentante, je ne me suis pourtant jamais sentie aussi bien jusqu’à ce soir. Cette musique. Si forte. Je l’entends vibrer dans chacun de mes membres, si douce, si entraînante et pourtant si significative, elle met la piste en feu, ou peut être est ce simplement ces paroles qui me définissent si bien. Mes mains, mon corps, chacun de mes gestes et de mes pas… Je ne peux plus m’arrêter…

Our hair is perfect
While were all getting shit wrecked
It's automatic, honey…

Personne pour me dire ce que je dois faire… Personne pour braquer ses yeux sur moi… Personne pour me juger… Personne pour m’emprisonner… Liberté, doux nom que je sens tonner dans mes oreilles. Si parfait… Cacherais tu un venin sous tant de légèreté ? Au diable mon nom, ma richesse, mon sang, ma pureté… Au diable les sang impurs, le lord, la magie noire, la sorcellerie… Mon monde devrait être parfait et non un miroir qui en cache un autre. Je finis mon verre… Je bouge sous des regards enflammés… J’enlève mon chemisier, il me sert plus à rien, j’ai encore mon soutien gorge en dessous… J’ai chaud, ce rythme endiablé, je ne veux pas qu’il prenne fin…

Bang bang…
we're beautiful and dirty rich…

Pourquoi mon univers ne se résumerait pas à cela? Insouciance, plus de remords, aucune peine, rien de la souillure… Je ne dois pas penser à cela… Je ne cesse de tournoyer sur moi-même, on me siffle, on me dévore et pourtant je suis toujours là. Le centre de l’attention, Elea Mayan sous les feux des projecteurs. Je m’en fous… Je veux juste respirer… dirty, dirty… Ce mot me rappelle tant de souvenirs que je préférerais effacer de ma mémoire… Rien que pour une nuit…

I'm so sorry, I'm so sorry yeah
We just like to party, like to party yeah…
Bang bang…

Il y a un dicton qui dit qu’il vaut mieux s’arrêter quand on sent que ça dégénère… Je ne l’ai jamais vraiment suivit. Pourquoi s’arrêter alors que la fête vient à peine de commencer… Un regard par là, un autre de l’autre coté, le monde est à mes pieds… C’est si facile. Un sourire, un soupir, un geste, un autre… provoque, rien de plus simple, on peut tout avoir avec, et tout perdre en un instant. J’y ai prit goût mais je sais qu’il y aura toujours un obstacle qui m’empêchera de redevenir celle que j’étais avant. Pourtant je dois jouer le rôle… Je dois faire savoir ce que je vaux, même en étant aussi blessée de l’intérieur.

We live a cute life
We do the dance right
We got it made like
Ice cream topped with honey…

Ce monde… Cette musique… Ces regards… Cette chaleur… J’ai l’impression d’avoir tout sous contrôle… Est ce faux?... J’ai l’impression que ça ne l’est pas… Pourtant je sens aussi que quelque chose ne va pas… Une présence derrière moi… Des mains qui se tiennent sur mes hanches… Ce frisson qui me parcourt…

Bang bang…

Je le repousse, il réessaye de se coller à moi. C’est quoi son problème… La réaction est immédiate, ma main prend de l’élan avant de s’écraser sur la joue de cette ordure. Il devient rouge, il veut prendre sa revanche. J’ai peur. Je fais un pas en arrière, il en fait un vers moi avec son sourire de pervers. J’ai les mains qui tremblent. J’ai beau être soul, des flashs me reviennent… J’ai mal. Ces yeux qui me fixent, ces mains si sales… J’ai envie de crier. Yohan arrive pourtant bien avant que je ne le fasse et lui décroche un coup à la mâchoire alors qu’Andrew dépose sa veste sur mes épaules avant de m’empoigner pour sortir de cette foule. Je dégage sa main. Je n’ai besoin de personne pour m’en sortir. Je peux y arriver toute seule. Je me sens bien.
Je sors de cet endroit infect et commence à traîner dans une rue déserte et sombre où le silence me semble roi. Seule ?... On me suit… Je n’en ai rien à cirer… Je ne dois aucune explication à Andrew et Yohan. Je ne veux pas qu’ils me prennent pour une pauvre petite chose sans défense. Je me retourne. Trop tard, je pense qu’ils ont déjà compris que la vie au manoir des Lovin a été plus qu’une étape facile à dépasser. Je me laisse glisser sur le sol, ne retenant plus mes larmes… L’alcool, ça n’a pas que du bon…

Beautiful, Dirty, Rich…
Pain ?...


http://www.youtube.com/watch?v=mA84G_mFD-o
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MessageSujet: Re: Journal d'une Mayan   Sam 1 Nov - 15:19

Golly what a wallo I was.
« C’est quoi ton problème ?! On peut savoir ? »
« Je n’ai aucun problème, j’en ai juste marre de cette vie ! Tu crois vraiment que j ne vous vois pas parler entre vous quand j’ai le dos tourné ? »
« On s’inquiète pourr toi, c’est tout ! Tu n’es plus pareille ! c‘est à cause de ce connard c’est ça ? »
« … »
« C’est ça hein.. Qu’est e qu’il t’a fait ! Tu peux nous le dire ! »
« … »
As usual.
Nothing new.

« Bon sang Elea ! Nous sommes tes amis, tu sais que tu peux tout nous dire »
« Laisse moi tranquille Andew.. »
« Non je ne te lâcherais pas ! Il t’a fait quoi cette vermine ?! »
« ça ne te regarde pas ! Ne te mêle pas de ma vie ou sinon… »
« Ou sinon quoi, dis moi.. Tu n’arrives même pas à me regarder dans les yeux… C’est… C’est comme si on était rien que de la m*rde pour toi ! »
But I expect there’ll be no regrets…
« Tu ne peux pas comprendre ! Vous ne pouvez pas ! »
« Mais comment tu peux le savoir alors que t’essaye même pas de nous expliquer ! Tu t’es bâtît une carapace et j’en peux plus de tes cachotteries !»
« …Tais toi… »
« Réveille-toi, m* rde ! Arrête de ne penser qu’à toi, et d’oublier les autres ! Il n’y a pas que toi dans cette planète pourris… »
« …Tais toi… »
« ça t’amuse de voir les autres souffrir pour toi c’est ça ?! Ah mais j’oubliais, ça a toujours été le cas ! Elea Mayan fait sa petite star, elle s’en fiche des autres, de ce qu’ils peuvent éprouver, de ce qu’ils peuvent endurer… Tu n’es qu’une sale hypocrite ! »
I can find the time
I feel fine

« TAIS TOI ! »
« Je ne me tairais pas ! Tu te mutiles, t’envoie tout balader, tu t’en fous de ce qu’on peut penser, t’agis en cavalier seul ! Je te rappelle qu’on est là ! »
« Je n’ai pas besoin de vous ! Je vais bien, il n’y a plus rien à dire ! Je peux me débrouiller seule et tu n’es pas en mesure de me donner des ordres !.. Fiche moi la paix ! Oublie que j’existe comme le fait si bien Yohan ! Laissez-moi m’enterrer ! Plutôt la mort que passer encore un jour à me demander si je vais enfin oublier cette prison et le traitement qu’on m’y a infligé… Oublie ce que je viens de dire… »
« Non ! Quel traitement ? Qu’est ce qui s’est passé dans le manoir Lovin ?! Réponds-moi! »
« Ne me touche pas ! Il ne s’est rien passé je t’ai dis ! Et puis qu’est ce que ça peut te faire ! »
« Elea, arrête tes mensonges ! »
I said
I should, I would, I could …

« Je ne MENS pas! Même en disant que j’en ai plus rien à foutre ! »
« Si t’en as rien à foutre, pourquoi tu retournes pas à ce manoir ? »
« … Tu me vires de la villa c’est ça ? »
« Non, je veux seulement savoir ce que tu caches… »
« Non ! J’ai compris ! Je plis mes bagages ce soir… Oh suis bête, je n’en ai pas.. Je ne suis pas chez moi… »
« Je ne vire personne Elea ! Explique-moi juste ce qui s’est passé… »
« Tu sais quoi Andrew ! T’as raison ! Je n’aurais pas pu espérer rester aussi longtemps avec vous ! »
« Elea… »
You were my rock.
I was wrong

« C’est vraiment la meilleure solution pour tous.. »
« Wé, la meilleure pour toi, tu veux dire… »
« … Je vais dire au revoir à Yohan… »
« Elea… »
« Non t’as raison, il n’en à rien à faire de moi… Quelle surprise… En fait personne n’en a rien à faire de moi… Que je vive, que je m-meurs… »
« Ne dis pas ça… tu ?»
« non je ne pleure pas… Je ne tiens plus, c’est trop dur… Chaque pas est encore pire que le précédent… Sur quoi je suis passée ? ai-je oublié quelque chose d’important ? Il ya toujours e doute qui te hante, et qui se transforme en peur !... tu as honte ! Tu pleures pour que ça s’arrête ! Tu cries ! Tu hurles ! rien n’y fait, c’est toujours là… Toujours… Jure moi que tu ne vas jamais m’abandonner, que tu seras toujours là…»
« Je te le promets… »

I should, I would, I could …
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MessageSujet: Re: Journal d'une Mayan   Dim 2 Nov - 22:35

-Soirée bal masqué pour sang purs-Demeure de la famille d'Andrew / Minuit -1er Mai



-play?-People can take everything away from you...

Le rideau se lève. Je ne reconnais personne. Normal c’est tout une pièce montée. Il n’y a rien de vraie. Ces visages. Ces masques. Ces sourires. Suis-je l’intruse dans cette sculpture de cire. Les yeux se tournent vers moi. Je me rappelle d’un détail. Je suis comme eux. Aussi connue qu’inconnue, aussi pure qu’impure. Comment j’ai pu croire être un ange après ma descente aux enfers. Je remets mon masque argentée d’un geste fin, laissant tomber par la même occasion cette cape dans laquelle je me cachais. Je n’en ai plus besoin. Je suis Elea. Simplement Eleanor…


But they can never take away your truth...

Le M de mes initiales ? Je préfère oublier son existence. Ils me connaissent pourtant. Ils savent qui je suis, dévisagent l’emblème de ma famille au dessus de mes hanches. Ah, je l’avais oublié ce tatouage. Un pauvre papillon encerclé d’un sage serpent. Le même qui est gravé sur la grille du manoir Mayan. Le même qui me manipule comme une petite marionnette depuis le début. Il me brûle, j’ai appris à ne plus feindre devant la douleur. Je suis guérie.


They say I'm crazy...

On chuchote sur mon passage. On parle. On me fixe. Je ne fais attention à personne en particulier. Ils sont tous les mêmes. Je ne suis pas mieux. Je suis pire. Chaque regard que je jette derrière mon masque tend à glacer chaque personne de cet entourage. Une fausse aux serpents.


They say I'm nasty...

La peur n’est plus, mes pas trainants et secs le font savoir. Je suis celle qu’ils ne seront jamais. Celle qui n’est pas prête à faire les mêmes erreurs même si pour ça elle misait son nom et sa dignité. Je ne faillirais pas.


But I don't give a damn...

Je leur tiendrais tête. Je me joindrais à la danse. Je n’ai rien à perdre. On a déjà brûlé mes ailes… Pourtant j’en sens d’autres repousser. Un sentiment pur et fort qui grandit en moi. Guidé par la vengeance ? Sans doute. Un rire vient percer mes lèvres. Pourquoi ma conscience a-t-elle soudain quitté mon corps… Le mal rode… Il est tout près… Non mieux vaut ne pas chercher où il se trouve dans cette salle, vous seriez bien vite épris de lui. Chose regrettable n’est ce pas ?


Getting boys is how I live...

On m’invite à danser. Quelle galanterie. Je fixe mes perles émeraude sur cet inconnu. La beauté est sans doute un atout dans cette société qui menace de sombrer. J’en fais partie, et pourtant ça ne m’empêche pas d’en porter jugement. Un sourire d’ange. Une main tendue. Une danse interdite. Ma main posée sur les siennes. J’ouvre cette soirée en me laissant guider sur la musique qui enchaine. Un simple contact. Je refoule ce qui me bloque et en fais un autre. Des mains qui s’empoignent avec délicatesse, une autre posée sur l’emblème empreint sur ma chair. La valse continue. Une danse innocente dans ce monde démoniaque. Non peut être pas si innocente. Je sais qu’il est là. Qu’il dévore chaque partie de mon corps, chaque courbe qu’il ne s’est pas gêné à dessiner de ses mains. Mister Lovin, vous ne m’aurait pas ce soir, je vous l’assure.


Why am I so real?...

Je ne quitte pas mon cavalier du regard. Top facile. Il est déjà à moi. Acteur sans vraiment le vouloir dans le jeu dangereux de la vengeance. Je paris que si je lui décroche un sourire, il se met à mes pieds. Prévisible. Pourtant c’est une bonne carte que je ne tarderais pas à faire sortir. Il me susurre à l’oreille que je suis magnifique. Je le sais. Autant que je suis sadique. Je ne veux pas le faire souffrir, pourtant il faut bien que je le fasse pour toucher une autre personne dans cette salle. J’approche mes lèvres doucement des siennes. Il m’emprisonne de ses mains, ne se gênant pas de les faire descendre encore plus bas que je ne l’aurais souhaité. Mes bras s’enroulent doucement autour de son cou. Un pauvre papillon qui est tombé sous le charme d’un sage serpent… Pas si sage que ça. Je sens toujours ses mains. Ce désir. Cette peur. Un simple baiser. Un long et langoureux baiser qui a eu un effet imparable sur chaque personne dans cette salle. Notamment sur celle que je voulais faire tomber dans le doux poison de la jalousie.


I don't need permission...
...Make my own decisions...

Je me détache de l’emprise de ma proie et lui fais croire que je suis entièrement sienne. Il rougit. L’une des miss les plus convoitées, s’intéresser à lui… L’innocence rend vert. Je lui décroche un sourire significatif et l’entraine hors de la foule. Bourgeoisie italienne, j’espère que tu as bien profité du spectacle. Surtout toi mon bel amour que j’ai vu briser son verre suite à ma mise en scène. La salle principale que je viens de quitter à coté, je guide mon papillon jusqu’à arriver dans un endroit bien plus tranquille, qui ne tardera pas à ne plus l’être. On nous a suivit. Des pas rageurs dont l’écho arrive à mes oreilles. Un sourire indéfinissable parcourut mes lèvres et c’est au même moment que mon ange d’un nuit vint me donner baiser le coup en plaçant ses mains sur mes hanches, moi lui tournant le dos. C'est qu'il n'a rien compris à mon manège. Je vois l’envie qui simule ses traits. C’est trop drôle. Je lui décroche un baiser.


They say I'm crazy...

La porte s’ouvre en fracas. Clay me regarde avec hargne. Je me réjouie de ce spectacle. Lui pas. Avant que je ne puis faire un autre geste. Je le vois plonger sur mon papillon. Essayer de le déchiqueter, rouge après ce que je lui ai fais endurer. Mon sourire ne me quitte pas. Je sens chacun de mes membres s’enflammer. Sensation que j’ai tapis depuis bien longtemps. Il souffre. Je revis. Il essaye de tuer mon amant, je me réjouie. Chaque coup qu’il lui porte, chaque marque, chaque bleu, chaque goute de sang, me fait éprouve une intense satisfaction. Vous doutez encore de la présence du mal dans les airs ? Mon papillon s'évanouit sous les vilains coups. Oh… Quel dommage. Je le croyais plus dur, mais tant pis.


They say I'm nasty...

Mon cher fiancé se relève et me voit croiser les bas et lui tenir tête. Je vois dans ses yeux qu’il est loin d’être calmé. Compte-t-il sur moi pour ça ? Il s’approche le souffle saccadé, enlève son masque et prend le soin de m’enlever le mien, puis m’emprisonne conte le mur. Jai envie de vomir… Mais je tiens encore. Ses mains prenant possession des miennes, il dépose ardemment sa bouche sur mes lèvres. Je réponds à son baiser, me laissant aller et lui donnant l’impression de m’être soumise. Le laissant redécouvrir mon corps...


I really don't care...

Jusqu’à ce que je le voie perdre sa vigilance. Que faire ? Je lui décroche un coup là où j’aurais évité normalement et le voyant se cambrer je finis par lui ouvrir les yeux sur ce Game Over qu’il n’avait pas vu venir. Six mots que je lui murmure pou mettre à terme ce maudit cauchemar, ‘Je ne suis pas à toi’, puis quitte cette maudite demeure sous les regards de la gente sang pure que je croyais connaitre. Le mal ? Oui il est bien en moi…


..It's my prerogative..


Elea
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MessageSujet: Re: Journal d'une Mayan   Mar 11 Nov - 22:04

Le 2 Mai/ Villa de Yohan/ 21h


Et une coupe de champagne, une ! Assise sur le bord de la piscine, je vois Yohan en train de faire ces singeries habituelles, un verre à la main. Je suis morte de rire. Il s’est excusé, m’a prise dans ses bras sans que je ne m’y attende. Je lui ai pardonné. Comment ne pas le faire, c’est l’ami sur qui je croyais pouvoir toujours compté. Ce que j’en pense à présent ? Je me fous royalement de savoir qu’il se retournera un jour contre moi comme il l’a fait. J’aimerais juste tourné la page. Ce beau parchemin que je vois encore couvert de sang et que j’ai envie de déchirer. Ce journal est ma plaie, mes sentiments, ma haine, ma vie. C’est une part de moi, celle que je ne pourrais jamais laissé périr entre les flammes d’une cheminée. Tu sais tout de moi, tout ce que je vis, ce que je sens, ce que j’éprouve. Je ne me serais jamais crut en me voyant dans cet état un an auparavant. A conter tous mes actes, toutes les reproches qu’on me fait, tous les regards de haine que l’on me dédit. Je n’aurais pas le pouvoir de te dire si je me sens guérie ou si j’ai vraiment refermé la part la plus sombre de ma vie comme je le prétends, mais je tends quand même à espérer. Espérer que ça finira un jour, que ça se terminera bien… Comme dans ces romans sorciers que je n’arrêtais pas de lire à Poudlard…

Poudlard… Lieu des milles merveilles. Tu me manques, toi autant que ceux que je t’ai laissé. Mes peines de cœur, mes rires dans la salle communes, mes liaisons dangereuses aux quelles je mettais fin. Pourquoi ne pas tout simplement y revenir dans une autre identité. Un autre masque. Ou tout simplement une nouvelle image… Non ! Je n’ai pas envie de changer, je n’ai pas envie de ressembler à ce spectre pleurnichard qui réside aux toilettes des filles. Je veux que ce voyage en Italie reste tabous comme chaque larme, chaque cris, chaque frisson que j’ai laissé échappé jusque là. Je veux vivre comme jamais… Ou tout simplement me laisser guider vers une simple danse avec la mort. Je n’ai plus peur… Mais est ce que ça ne va pas encore plus loin que ça ?...

Je vide mon verre sous les yeux de ces deux amateurs. Que le jeu commence. J’enlève ma robe noire et approche dangereusement vers les bords glissants de la piscine. Mes bras levés à 90 degré, mon sourire provocateur au coin des lèvres, je me retourne, dos à l’immense étendue d’eau avant de me laisser tomber. Qui m’aime me suive hein… Et puis si je me noie, ce sera tant pis. Je sens mes membres se raidir au contact froid qui me couvre. C’est un intense sentiment de bien être qu’on m’aurait sûrement déconseillé. Je sens ma respiration s’arrêter et mes battements ralentir, pourtant deux mains me retiennent et me ramène à la surface. Je suffoque. Pourtant je plane. Folle ? J’entends les cris de Yohan mêlés à ceux d’Andrew… Raah de vrais gamins ceux là. Si moi j’ai envie d’y mettre fin, qu’est ce qu’ils en ont à faire. Je me contente répondre un ‘Quoi ? Je savais bien que vous alliez me suivre. Je sais à présent que vous serez toujours là pour moi.’ Un sourire d’ange et c’est oublié. Mais c’est vrai que j’aurais pu me blesser sérieusement… On s’en fout tout compte fait, du moment que je leur ai fait croire toutes les bêtises que je raconte… ça va. Tiens, je viens d’avoir une idée. Ils ne tarderont pas à flancher… On verra, ça promet d’être intéressant.

Je n’ai jamais rien demandé. On a voulut me réveiller. J’ouvre mes yeux sur l’enfer, que je ne tarderais pas à rejoindre… Bientôt peut être...
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MessageSujet: Re: Journal d'une Mayan   Ven 14 Nov - 0:21

Le 3 Mai
I hate the world today
You're so good to me
I know but I can't change
Tried to tell you..
Prêt ? Go ! Les deux voitures démarrent enfin sous les rires de la foule en délire. La nuit ne fait que commencer. Un pied bien appuyé sur l’accélérateur, je vois Andrew qui feigne de me dépasser avec sa décapotable. Non je ne me laisserais pas faire. Un virage serré et voilà que je reprends les devants. Comment ça je ne sais pas conduire ? Figure-toi journal que malgré le fait que je trouve les moldus, êtres pathétiquement idiots, je déclare ‘la voiture’ comme l’une des plus grandes créations du siècle ! Depuis quand ? Depuis ce matin où Yohan m’a apprit les bases pour s’en servir et il parait que j’adore un peu trop la vitesse… Ce qui explique ce petit blond prétentieux sur la banquette à coté. Je m’en fiche, c’est une course, pas un test de conduite. Et puis il faut bien dire que je ne suis pas moins sobre que lui. Ça promet déjà d’être amusant. Minuit, route fermée temporairement, moteurs qui chauffent… Et en avant la musique…

...But you look at me like maybe
I'm an angel underneath
Innocent and sweet...
Pas la peine de jeter un coup d’œil au rétroviseur, je le bâterais sans le moindre mal ce bouffon. 4ème, 5ème vitesse… Je n’écoute pas le pleurnichard qui me conseille de ralentir, la peur ce n’est pas censé dominer un homme, hein… Je le plains un peu quand même, je ne ressens que de l’adrénaline qui paralyse chacun de mes membres. C’est trop tentant.

...I'm a bitch, I'm a lover
I'm a sinner, I'm a saint
I do not feel ashamed
I'm your hell, I'm your dream
I'm nothing in between...
Un sourire sadique aux lèvres, je regarde enfin les lueurs qui percent la nuit derrière moi. Il est trop proche. Non je vais gagner et tant pis si pour ça je dois détruire cette voiture. Ralentissant à moitié, je vois qu’Andrew ne s’y attendait pas et c’est là que les deux engins moldus rentrent en collision sous mes jurons mêlés à ceux de Yohan qui n’a pas arrêté jusque là de me faire la morale. Bon, je continue, je m’en fiche. La ligne d’arrivée n’est pas loin. La victoire est proche, le danger aussi…

Une main maintenue sur le volant, je prends de l’autre la bouteille de whisky qui trainait à coté de Yohan. Il ne dit rien. Beaucoup trop soul peut être ? Ce n’était pas trop tôt. Je l’entends pourtant murmurer un ‘arrête steuplait je la sens pas cette histoire Elea chérie’ ce à quoi je réponds tout simplement ‘T’as confiance en moi ? Alors ferme là.’ Mais non, ce n’est pas méchant, le fait est que… J’en ai marre de me faire toujours gentille et bien dans ma peau avec ces deux là dans les horizons. Il faut toujours qu’ils radotent, qu’ils me fassent toute une histoire quand quelque chose ne cloche pas. C’est trop pour moi, je veux simplement qu’on me laisse le choix. La vie dont je rêve. Le sentiment que j’ai depuis longtemps emprisonné en moi. Je veux exploser et arrêter une fois pour toute de laisse croire que je suis cet ange que tout le monde veut que je sois. Une gorgée puis quatre… Avec toutes les cochonneries que j’ai avalé en début de soirée, je n’aurais jamais du enchaîner avec ça. Malheureusement, l’idée m’effleure trop tard. Je commence à délirer et tout ce sentiment de bien être se transforme en cauchemar.

...Yesterday I cried
Must have been relieved to see
The softer side
I can understand how you'd be so confused...
‘Yohan, reprends le volant !’ C’est trop pour lui, je pense qu’il est encore en train de penser à cette pimbêche de ce matin qui est venue lui rendre visite et à qui j’ai bien fait comprendre que c’était MON mec… Et non, je n’ai pas fait ça par jalousie mais par charité. Elle était beaucoup trop… sans cervelle pour lui, et pour Andrew aussi. En fait, elle ne vaut pas mieux qu’une poufsouffle… Il fallait bien que quelqu’un s’en occupe, et la jeter à la piscine pour friser ses cheveux et mouiller sa face de pékinois ainsi que ses vêtements sous-prix, était largement suffisant pour la remettre à sa place. Il n’aura qu’à arrêter d’aboyer ce toutou…

...I don't envy you
I'm a little bit of everything
All rolled into one...
Mais revenant en à cette maudite voiture. Je panique et ça se voit. Je panique et la bouteille que je tenais au bout de la main se renverse sur le jean de Yohan. Je panique et la voiture virage dans ce que je crois être une pente glissante. Mes mains moites, mes muscles tendus, j’essaye de changer de direction mais c’est impossible de le faire sans avoir le même résultat. La vitesse redouble, la pente est trop raide… Impossible de freiner…

...I'm a bitch, I'm a lover
I'm a sinner, I'm a saint
I do not feel ashamed...
Je cris à en réveiller les morts… Trop tard… Je suis certaine de les rejoindre. C'est ce que j'espérais pendant tout ce temps, non? Une petite garce qui rejoins son paradis. Je n'ai plus rien à espérer de cette vie. Je le pense vraiment.

...
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MessageSujet: Re: Journal d'une Mayan   Sam 15 Nov - 16:49

Click


Où suis-je ? Tout est sombre autour de moi… Il n’y a personne, je suis seule dans ce néant. Je demande de l’aide, il n’y a personne qui me répond. Qu’est ce que je fais là, et où étais je cencé être auparavant… C’est flou, c’est sombre. Une part de ma conscience m’ordonne de ne pas essayer d’y penser. J’ai l’impression que si je le fais, que si je demande à voir ce qui m’a conduit en ce lieu, je me détruirais juste après. Pourquoi… pourquoi est ce que je suis la seule qu’on enferme dans ce noir. Ai-je fait une bêtise ? Est-ce une punition pour un mal que j’ai commit ?... Je n’arrive même pas à me rappeler de qui je suis. Je me regarde, croise mes mains, touche mes jambes, mon ventre… Oui j’existe. Je suis réelle. Mais alors pourquoi ce lieu est il aussi artificiel… Et qu’est ce que je suis censée être… Je me retourne. Je ne vois personne. J’ai peur. Qu’est ce que je fiche ici… Ma tête… Je sens qu’elle va exploser si je n’arrête pas de me poser ce genre de questions… Je n’ai pas le droit de savoir. Ça me nuirait. La vérité est source de douleur je le sens.

Suivant mon instinct je ferme les yeux et les rouvre. Une jeune fille apparaît devant moi. Brune aux grands yeux bleus, elle me regarde avec un sourire chaleureux. Qui est ce ? Est elle dans le même état d’ignorance. Non je suis sure que non. Elle sait pourquoi je suis ici. Elle sait ce qui m’a réduit à ce néant. Je veux lui demander de me guider. Elle disparaît avant que j’aie le temps de le faire, et une autre fille prend sa place mais cette fois rousse aux yeux plus clairs. Aussi inconnue que la première pour moi. Je murmure la première question qui me vint en tête ‘qui suis-je ?’ Elle ne me répond pas, me regardant avec un petit sourire. Pourquoi ne me dit elle rien… Je veux savoir… Malgré cette douleur atroce qui m’enchaîne, j’ai besoin de connaître la vérité. Je sens un élan de rage s’emparer en moi quand je vois cette fille prendre d’autres traits. C’est un jeune blond qui se tient à un mètre de moi. J’en ai marre. Ce changement de masques. Ce sourire surfait sur chacun d’eux. Ils se moquent de moi. Chacun d’eux. Pourquoi ne veulent ils pas me donner ce que je demande. Il disparaît comme les autres. Je me retrouve seule encore une fois. C’est un cauchemar. Pourquoi suis ici ? Ma voix tonne comme un écho dans nul part. Un frisson me parcourt. Il n’y a aucun spectre de lumière, aucune couleur dans ce décor, aucune vie. Je m’agenouille sur moi-même en fermant les yeux.

Pourquoi est ce que je sens mes membres se glacer et mes larmes remonter à toute vitesse ? La solitude ?… Je ne comprends pas… Je ne sais même pas qui je suis et d’où je viens, qui sont les personnes que je viens de voir, quel est cet endroit que je peux quitter. Suis-je morte ? M’a-t-on ramené là au lieu de m’enterrer ? On aurait peut être du brûler mes cendres… Je caresse d’un geste frénétique mes cheveux. Blonds, pures… A-t-il toujours été le cas ? Cette peau livide… Cette taille maigre… Ces cicatrices à la main… Comment me suis je fait ça ? Pourquoi me suis-je fait ça ?... Est-ce un signe ? Un signe qu’il vaut mieux ne plus chercher à connaître le passé ? Non je dois savoir… Je sens que c’est important… Qu’on essaye de m’en éloigner mais que c’est important… C’est dur… Toujours au point de départ… J’ouvre les yeux, je les referme… Personne. On m’a abandonné. Je dois croupir là pour je ne sais combien de temps jusqu’à ce que quelqu’un m’en sorte… Quelqu’un qui saurait qui je suis et qui m’ouvrirait les yeux sur cette réalité… Elle est là, je la sens… Mais je sais aussi que c’est moi qui m’empêche de me connaître. Avais je été une pécheresse ? Une sainte ? Où rien des deux ? Ai-je existé ? Ai-je eu une vie de rêve ? Non, sinon je ne serais pas là… ça me fait mal… Je m’approche… Je dois arrêter de penser… C’est pour mon bien, me fait on croire… J’entends des voix, des chuchotements… Je n’arrive pas à me concentrer, je me sens de plus en plus faible… ‘TAISEZ VOUS !’ Riens n’y fait… Pourquoi… Je bouche mes oreilles de mes mains, c’est toujours là… Cette voix… Elle doit s’éteindre… Elle ne doit pas m’en dire plus. Je ne dois pas souffrir… Je ne dois plus… Ma vie n’a été qu’un cauchemar, et elle continuera de l’être. Non, je ne suis pas morte… Je ne veux pas… Pas avant de savoir qui je suis et quel a été mon passé… Pourquoi suis-je si contradictoire au fond… Je ne sais plus… Je n’arrive pas à me décider… Suis-je vraiment capable de ne plus revenir à mon passé, de l’enfermer dans une boite et de le rejeter hors de moi… Et si ça avait été le cas… Je sens que je m’assoupis… On a décidé pour moi. J’entends crier ‘Elea’… Qui est ce ?...
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MessageSujet: Re: Journal d'une Mayan   Mar 25 Nov - 21:19

[5 Juin]

Ça fait deux jours que je me suis réveillée. Deux jours qui me parurent bien étranges et où je n’arrivais à prononcer le moindre mot. Je ne comprends pas ma présence dans cet hôpital, tout comme je ne me rappelle de rien qui précède mon sommeil. Qui suis-je censé être, Quelle a été ma vie, d’où suis tombée… Le retour à la réalité est dur, mais y avait il vraiment eu une réalité où suis-je tout simplement une chose qui n’aurait pas du reprendre conscience… Un médicomage vient me voir en début de journée pour prendre des notes sur mon état, mais il a beau essayé de me tirer des réponses, je reste indemne à ses propos, comme fixant avec indifférence une chose invisible devant moi. Et c’est vrai que ça m’ait égal. Toute cette aire déprimante, cette petite pièce peinte en blanc qui m’emprisonne entre ses murs, j’ai l’impression d’être un animal sur lequel on fait des expériences sans succès. J’ai envie de m’enfuir. Je sais que je ne peux pas.

J’ai aussi reçut la visite d’une jeune femme qui d’après ses manières, les traits tirés de son visage et le tailleur parfait qu’elle avait mis, venait d’un milieu très aisé. Ce qui m’a aussi frappé chez elle ? Les éclairs qui transperçaient chaque objet sur lequel ses yeux se posaient. Suis la cause de son irritation ? Elle marmonnait à coté de la fenêtre à ma droite, se plaignant d’avoir mis au monde une pourriture indigne et souillante à son noble nom. De qui parlait elle et que voulait elle dire par pourriture ? Je voulais lui demander, oui, je le voulais vraiment. Mais ouvrant la bouche, aucun son ne put en sortir comme si quelque chose essayait de me bloquer intérieurement… Alors je me tus et la laissai continuer ses paroles sans connaître la concernée. Ensuite ce fut deux jeunes hommes qui firent part de leur présence, que je ne reconnus pas non plus. La tristesse se peignait dans leurs yeux et je voyais l’un d’eux serrer ses poings sur les miens en baissant son regard pathétiquement. Pourquoi ? Il y a tant de choses que tout ce beau monde sait et essaye de me cacher. Qu’espèrent ils que je fasse dans cet état. Déplorable et inconnue de moi-même. Me cœur se serre, je retire mes mains de celles de cet inconnu et détourne les yeux des deux visiteurs. J’en ai marre. Je ne veux plus voir personne si c’est pour avoir ce genre de spectacle pourri sous les yeux. Je ne veux pas être actrice sans avoir un script sous les mains, ça revient à me laisser me noyer dans un lac… Oh, j’oubliais, j’y suis déjà.

Ils ont comprit ces deux là que je ne voulais plus voir leurs visages dans cette pièce car il me suffit de compter mentalement jusqu’à dix pour entendre la porte se refermer. Je continue de la fixer toujours aussi intensément espérant que la vérité s’y dessinerait. Rien. Je sens mon sang bouillir et essaye malgré tout de me contrôler. Ce n’est rien. Si je me concentre j’arriverais peut être à me rappeler. ‘Elea’ oui, voilà comme le blond m’avait appelé… C’est un bon début ça. Mais Elea qui ? Il faut que quelqu’un me le dise. J’ai besoin de retrouver la mémoire parce que sans elle… Sans elle, je ne suis rien. Et rien, n’est pas ce qu’on appellerait exister. Un mois que je suis dans le coma. Un moi dans lequel chaque souvenir, chaque crainte, chaque pensée s’est effacée… Sont ils vraiment morts ? Suis-je morte avec eux ?
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MessageSujet: Re: Journal d'une Mayan   Jeu 18 Déc - 21:08

[Manoir Mayan]

Je sens la lumière entrer et réchauffer mes membres endoloris. Un espace temps irréel. Cette chambre est grande, étrangement grande. Il y règne un silence apaisant, je me surprends à fermer les yeux en essayant de faire la paix avec moi-même et avec les éléments qui m’entourent. Des objets que j’ai du mal à déplacer, des couvertures aussi sombres que décalées, une petite table au centre que je sens me défier. L’endroit est tranquille. Je sais que derrière ce calme règne autre chose de plus éprouvant et de moins apaisant. Assise, le dos droit, croisant mes mains sur mes genoux. J’essaye de me vider l’esprit, de sentir chaque geste, chaque odeur, chaque toucher. Je sens une petite brise caresser mes cheveux délicatement et frôler mon coup tout en faisant bouger les plis de mes vêtements. En osmose, on aurait dit. Ce n’était pas loin du fait. J’entends une branche craquer, un oiseau battre des ailes… Après ça ? Rien… C’est drôle comme on pouvait avec une simple concentration voir le monde autrement. S’apaiser et se sentir moins oppressée. Certains en avaient besoin, d’autre pas. Moi, si. Et je viens de m’en rendre compte. Fermer la porte avec rage, se cramponner à un coussin pour crier ce qu’on a dans le cœur… Je préfère fermer les yeux, ne donnant plus d’importance à quoi que ce soit, ni à qui que ce soi. Ce qui me rend si vulnérable à ces séances de méditation ? Helene.

Helene Mayan, dont j’ai oublié le décés. Helene Mayan qui avait accablé bien des cœurs, Helene Mayan qui a été le centre de deux familles. Cette même Helene que je n’arrête pas de voir et de revoir. C’est sans doute la seule personne dont je me rappelle, le seul indice qui me relit à ce monde. Mon subconscient ? Pourquoi ne pas me redonner toute ma mémoire alors… Je la vois à coté de moi, me murmurer que c’est de ma faute, que je n’avais que ce que je méritais. Curieux comme ça me touche, comme ça me fait devenir livide, soumise à un mauvais pressentiment. La vraie Elea en sait d’avantage que moi, moi je ne suis qu’une marionnette qui attend son retour. Qu’ai ai-je fais à cette Helene, et pourquoi personne ne veut m’en parler. J’entends son rire tonner à mes oreilles et ma respiration reprendre plus rapidement. Me calmant en reprenant ma position initiale, je me remit à ma séance de bien être en essayant d’oublier ce personnage si mystérieux.

Demain, on compte me fêter mes 16ans auxquels je serais bien sûr obligée d’assister. Chaque invité est un intrus, chaque invité ne doit pas l’être pour moi. Je reprends mon souffle en me demandant ce que serait le fin mot de cette histoire. Peut être un scandale avec un peu de chance. Toutes les personnes importantes seront là… J’ai peur de décevoir. Je ne sais rien de ce monde, de cette femme qui se dit être ma mère, de ce manoir où je n’arrive pourtant pas à me perdre, de ces noms qu’on me fait apprendre pour ne pas déraper… Je n’ai pas hâte d’être à demain…

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