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 Journal d'une Mayan

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MessageSujet: Re: Journal d'une Mayan   Dim 28 Déc - 15:35



L'innocence, un trait de caractère souvent trompeur. Que veut dire ce mot que plusieurs emploient de part et d'autre sans ce soucié de sa vraie nature. L'innocence, est un art, un manège, un aspect que certains prennent pour évoquer de la pitié ou encore de la peine. L'innocence est un produit de l'homme, c'est une certitude, quand tu l'as en toi, peut importe ce que tu penses, ce que tu radotes au fond de toi, ce que tu es et qu’on ne perçoit pas, ton visage montre la pureté que jamais tu n'auras dans ton cœur. Tu affirmes pourtant être parfaite, malgré les ragots, les rumeurs, les mauvaises langues. Le fait est que quand on est née vilaine on le reste et jamais rien ne pourra faire autrement. Se montrer digne, afficher une face d'ange, être toujours aimable et accepter les choix des autres.. Que de bêtises, qui aident à former ce statut de l'innocence, qui n'est en fait et restera jamais une simple hypocrisie. Bien sûr certains choisissent de le nier, mais pourquoi le faire alors qu'une part de nous même sait exactement que c'est le cas. Chaque chose a du bon, chaque chose a du mauvais. Ceux qui disent que c'est faux ferment les yeux sur le monde, sur leur monde. Un monde qui dans ses traits de belle vie illusoire se met peu à peu à s'assombrir et à se décomposer, et vous avec. Le ciel, la terre, l'eau, l'or... Que d'objets fascinant que l'on peut toucher avec la main sans en provoquer grand chose. Le pouvoir, le succès, le bien être.. Peut-on avoir les mêmes choses dans une deuxième vie? Y aura t il une deuxième vie? Je me perds, je n'arrive plus à penser.. La vie est courte, la vie est pleine, elle nous fait grimper pour nous redescendre, elle nous fait découvrir des senteurs, des émotions, de la pudeur, des gouts libertins.. Mais pour tout saccader par la suite. Pourquoi? Pourquoi ne peut-on pas rester dans un unique et même espace temps sans se soucier du lendemain, de ce qui pourrait nous détruire par la suite. Pourquoi ne pas juste fermer les yeux et s'isoler dans un monde où rien n'aura d'impact sur nus, où l'on serait libre de vivre comme des êtres humains à part entière sans chercher à se mettre quelqu'un dans la poche et pourrir la vie de l'autre. Tout serait pourtant si simple, si facile, si banal.. Plus de guerres, plus d'altercations, plus de sang, plus de douleur.. Une personne ne pourrait elle pas vivre sans souffrance? En a-t-elle besoin pour ne pas se sentir morte? Ou fait-elle la morte pour ne pas mourir? Et pourquoi vivre si l'on va mourir un jour ou l'autre? La douleur est là, le bonheur y est caché, mais on ne peut les séparer et c'est peut être ça le secret de la vie. On a besoin de souffrir, de se détruire pour voir les gens comme on les voit. On a besoin de tout ce qui peut nous rabaisser au point que personne ne puisse daigner poser le regard sur vous. On a juste besoin de laisser son coté délinquant reprendre le dessus, et s'oublier une fois pour toute, pour se sentir bien, pour ouvrir les yeux comme autres fois, pour reprendre son statut de pureté éphémère, pour prétendre qu'on n'a jamais perdu sa couronne d'or en sang. Oui, on a tout simplement besoin de se souvenir de qui on est, de ce qu'on a parcourut dans la vie, de ce que l'on comptait faire après et de ce qu'on pouvait devenir sans le moins du monde changer. Les risques étaient toujours, ceux de se perdre pour de bon, de sombrer dans l’inconscient, de chercher la mort sans le moindre effort, mais ça c’était inutile d’y penser.. Comporte toi en Mayan, suit le modèle de ta sœur Mayan, ce n’est pas comme ça qu’une Mayan aurait fait.. Mais qui a dit que j’étais une Mayan ? Voilà une simple question qui efface tous mes remords, toute ma tristesse, toutes mes blessures, une simple phrase qui me permet de ne pas tomber… encore.

Elea
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Invité
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MessageSujet: Re: Journal d'une Mayan   Sam 21 Fév - 17:39

___

Des fleuves tachés s'élèvent au ras du sol
Des peintures sous la peau, des symboles
Se révèlent à la lune sous sa lueur foetale
Et diffusent en silence les rayons qui dévoilent
Les danseuses filiformes qui s'évanouissent au vent
Et se moquent de nous jusqu'à s'en mordre les dents
Jusqu'à s'en mordre les dents

Sad day, sad day
Laissez les civières
Sad day, sad day
Flotter sur nos rivières

Nos visages entiers se tournent vers l'exile
Et nos bras qui s'étirent jusqu'à frôler les cimes
On rêve sans trêve et en laissant couler
Dans nos veines le sang libre de nomades oubliés
Tu la sens la tempête qui dans nos têtes s'achève
Les paupières du cyclone qui lentement se ferment
On se rappelle juste pour oublier
S'aimer un peu en fin d'année

Sad day, sad day
Sortez les civières
Qu'elles prennent la mer
Sad day, sad day
Et puisqu'on est la sève
A nous de tout refaire...

Chaque note qui tonne sur ce piano me brise encore plus ma mémoire... Je me souviens. De quoi? De tout! De tout ce que j'ai vécut, ce que j'ai laissé derrière moi, ce que j'ai feins de ne pas comprendre auparavant. Tout m'est revenu comme un cyclone qui se dechaine qui traine toutes mes pensées avec. Je me rappelle de toi, d'elle, de lui... Je ferme les yeux pour oublier chaque détail, je me sens si seule. Je pleure. C'est la dernière fois que tu me vois pleurer. Ils veulent tous me voir reprendre forme comme auparavant, ils veulent me voir heureuse épanouie, loin du mal qui est entré en moi. Je sais que je les fais souffrir avec moi, mais ils n'auraient pas du me le cacher. Non ils auraient du me dire la vérité avant que je le sache par les pages meurtries d'un journal. Je me sens si stupide. Mes doigts effiles s'aventurent sur chaque touche, chaque son me donne encore plus envie de hurler, mais je ne peux pas. Je ne dois pas. J'ai enfin compris que tout ça ne servait à rien. Tout le monde se montre si gentil, tout le monde dit vouloir mon bien... Tout le monde, alors c'est quoi mon problème. Je te vois, déchiré, brûlé, anéanti, comme moi. C'est toi qui ne m'a pas laissé vivre dans l'ignorance, mais devrais je en être réjouie après ce que je me suis vu écrire. Non. Tout semble si flou, si irréel. Je suis là dans une chambre, un piano en guise d'arme, Dawn et Isaac ont bien fait d'aller en Grèce je n'aurais jamais voulut qu'il me voit en si piteux état. Je suis vulnérable et ça je n'arrive pas à le supporter. Je me déteste, je me hais. J'ai laissé ce sale rat poser ses mains sur moi, rien que revoir mes souvenirs en tête encore et encore me fait sentir une migraine sans pareil. Je fais semblant de mourir pour ne pas l'être, et ça, ça me noue une corde autour du cou. Mais voilà je sais comment me détacher de mon passé. Etat de folie? pas le moins du monde. Tu dois mourir toi aussi, toi qui m'a toujours réconforté, je dois me faire à l'idée de te perdre. Tu représentes mes fiançailles, mes souffrances et ma destruction... Je joue une dernière note, un dernier cris, une dernière larme...

Eleanor Alicia Mayan
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