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 Juliet Knightley - carnet d'idées

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MessageSujet: Re: Juliet Knightley - carnet d'idées   Dim 4 Mai - 20:28

C'est bien joli d'essayer de deviner l'avenir des autres, mais il y a des fois où il vaudrait mieux savoir ce à quoi on est soi-même destiné. Bien sûr que j'aimerais être écrivain, dans l'absolu, c'est ce qui pourrait me correspondre le plus, mais n'empêche, si on essaie de regarder de plus prêt, on n'en est plus si sûr. Parce que je n'ai jamais écrit quelque chose de constructif, quand on regarde. Quand je parle de quelque chose de constructif, j'entends par là une histoire normale, qui aurait des personnages normaux, et qui serait constituée, comme tout récit le veut, d'une situation initiale, d'un problème, de péripéties, d'un dénouement et d'une situation finale. Quand on regarde mes écrits, on a un peu de mal à voir tout cela. Et puis, il m'arrive souvent de commencer quelque chose et de ne pas le finir. Ce n'est pas parce que je n'ai plus d'idées, ni que je n'ai plus envie de le continuer, c'était juste que je n'avais pas "prévu" de le continuer. Alors, forcément, avec ça, comment peut-on écrire des livres ? Et puis, en y réfléchissant, si c'est effectivement ce que je deviens, je me met à réaliser ce que j'ai toujours plus ou moins combattu aussi. Si je ne suis pas un petit rat de bibliothèque qui adore lire toutes sortes de bouquins (même si je le fais quand même assez, quand on compare par rapport à certains), c'est parce que je trouve limite insupportable qu'un auteur puisse nous faire balader par le bout du nez, comme ça, là où il veut. Quand on y pense, c'est peut-être pour cela que je n'ai jamais fini une histoire. Si je deviens écrivain, je serais plus ou moins obligée d'écrire des choses "correctes", et dans ce cas-là, je serais aussi forcée d'imposer une fin au lecteur, ce qui me serait très difficile à réaliser, puisque dans l'idée, je n'adhère pas. Bien sûr, cela pourrait être drôle d'écrire plusieurs fins différentes et de laisser le choix au lecteur d'en choisir une, mais même dans ce cas, on dirige l'histoire d'un côté, et rien ne peut nous faire savoir ce que le lecteur avait imaginé. D'autant plus que lui-même, une fois qu'il aura lu la "vraie" fin, il ne saura plus comment il se l'était imaginée avant. Et c'est ça qui est triste, je trouve. L'imagination de l'auteur prend la place de celle de son lecteur, et ce, à son insu. Et on est toujours victime de cela...
Voilà pourquoi je pense que je ne serais certainement pas écrivain. A moins que d'ici-là je trouve le moyen de rendre compatible ce métier et mes idées, mais pour l'instant, j'en doute. Quoique, ce serait vraiment bien. Mais encore faut-il trouver la solution... Car il est vrai que je n'ai pas d'idées d'avenir, sinon. Bien sûr, on va me dire "tu as le temps", et d'ailleurs, je le sais, je ne suis pas du genre à me torturer avec cette question tous les jours. Au contraire, c'est même plutôt rare... Alors, comme c'est rare, il vaut mieux trouver les idées quand cela nous arrive. Et là, je viens de détruire littéralement ma seule idée pour le moment. Bien sûr, je suis persuadée qu'il existe d'autres métiers où l'on peut se servir de sa plume, mais si c'est pour être journaliste, alors là, ce n'est même pas la peine, c'est encore pire !


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MessageSujet: Re: Juliet Knightley - carnet d'idées   Lun 21 Juil - 10:01

Je crois savoir pourquoi je n’aime pas les livres. Enfin, c’est peut-être un peu exagéré d’affirmer haut et fort « je n’aime pas les livres » (cela change bien de l’image que l’on a des Serdaigle, après tout) car ce n’est pas tout à fait vrai, mais il y a quelque chose de primordial qui me gêne, quel que soit le livre. Je m’en suis rendue compte l’autre jour en lisant un livre où l’auteur semblait particulièrement s’amuser… Je ne pouvais pas lui en vouloir, au contraire, à certains moments je l’enviais, car cela se voyait dans son écriture qu’il prenait du plaisir à écrire (et ce à travers l’histoire des personnages sans aucun détachement, ce qui est plutôt fort, d’ailleurs !), mais il y avait quelque chose de perturbant, et cela m’a permis de comprendre ce qui me gênait dans les livres (car au final ce n’est pas logique puisque j’aime écrire moi-même !). En plus de manipuler le lecteur (et ça à la limite ce n’est pas très grave, celui-ci n’a qu’à faire attention), il manipule complètement ses personnages. Logique, vous allez me dire, mais ça ne l’est pas tant que ça. Imaginez qu’un jour on vienne vous dire que vous n’êtes qu’un personnage de roman, et que toute votre vie n’est en fait le fruit que de l’imagination de quelqu’un d’autre ! Quelle serait votre réaction ? Au début, vous n’y croirez pas. Vous vous direz « c’est qui cet hurluberlu qui vient me raconter des histoires pareilles ? ». Mais en fait, les personnages d’un livre sont bien conscients de vivre, eux aussi, non ? Eux aussi ont leur petit train-train plus ou moins habituel. Bien sûr, s’il ne s’agissait que d’un train-train, cela ne mériterait peut-être pas d’être dans un livre (et encore, je suis sûre qu’il y a quelque chose d’intéressant dans les habitudes que l’on prend !), mais votre vie à vous aussi n’est pas faite que de train-train. Vous avez même presque l’impression d’être exceptionnel, pour telle ou telle raison. Il se trouve que vous êtes doué en danse classique, et du coup votre esprit se chargera d’imaginer une grande carrière dans ce domaine. Dans tous les cas, vous avez l’impression d’être unique. Et vous n’avez pas totalement tort, chaque personne est en quelque sorte unique. Mais est-ce-que cela empêche le fait que vous pouvez tout de même être un personnage de livre ? Vous n’avez jamais remarqué qu’il y a toujours un ou plusieurs aspects que l’on envie chez un personnage ? Il y a même des fois où on aimerait carrément être à leur place… Mais imaginez ! Si vous êtes dans un livre, vous ne décidez absolument rien ! Si vous faites une carrière exceptionnelle dans la danse classique, ce n’est même pas dû à votre mérite ! N’est-ce-pas scandaleux ? Bien sûr que vous n’êtes pas un personnage de livre (quoique, comment peut-on en être sûr ?), mais il faut bien se mettre à leur place… Les pauvres qui s’imaginent vivre une vie normale où ils ont une totale liberté de leurs actes… Ce n’est qu’une illusion, et l’auteur s’en amuse bien d’ailleurs. Il a un total pouvoir, il peut faire ce qu’il veut. Il peut vous ridiculiser en un clin d’œil, il peut vous faire sauter dans un fossé sans la moindre explication valable (il en a le droit, c’est lui qui écrit), et s’il en a marre de vous, il peut même vous tuer ! Je crois que je viens juste de me rendre compte de cela, mais je suis presque sûre que c’était ancré dans ma tête, et que c’était en partie à cause de cela que je n’aime pas les livres.
Il faut libérer les personnages de leur prison qui se nomme « livre » !


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MessageSujet: Re: Juliet Knightley - carnet d'idées   Jeu 24 Juil - 0:06

Comment un petit badge peut-il avoir autant d’effet sur une personne ? C’est vrai, quand je parlais de l’inconscient l’autre jour, j’ai l’impression qu’on peut distinguer sa présence à tous les instants, maintenant. Je le vois partout, même. Il est vrai que quand j’ai reçu cette lettre à la maison (ce qui a beaucoup plu à Maman, d’ailleurs, car le hibou en a profité pour faire une belle chiure sur la table de la cuisine), il était évident pour moi que cela n’allait changer en rien mon caractère. Ou du moins, peut-être que je me l’étais promis parce que je n’en étais pas si sûre. Je pensais pouvoir être aussi libre qu’avant (même encore plus qu’avant, avec cette possibilité d’être hors du dortoir pour faire des rondes), pouvoir être toujours aussi détachée du regard des autres. Mais depuis le début de l’année, à chaque fois que je fais quelque chose qui me ressemble, j’ai l’impression que les gens regardent tout de suite mon badge. Peut-être que ma conscience me dit que je ne devrais pas continuer à agir comme avant (comment diable ai-je pu être nommée préfète ?), mais déjà je n’en ai pas envie, mais en même temps j’ai envie d’être le plus discrète possible. Je ne sais pas, j’ai l’impression d’avoir affaire à un combat intérieur permanant. C’est assez agaçant, d’ailleurs. Peut-être que c’est à ce moment-là qu’on se rend compte que l’inconscient est tout le temps-là. Quand on essaie d’oublier quelque chose, hop, on veut l’envoyer dans l’inconscient. Sauf que si ça se limitait à cela, ça serait trop facile, et même, on n’en parlerait plus. Mais sauf que la petite chose en question qui a été refoulée de la partie normale du cerveau, eh bien, elle n’est pas très contente de ce qui lui arrive. Normal, ce n’est jamais très glorifiant de se faire oublier, surtout quand on est une petite pensée (il y aurait peut-être une histoire à faire là-dessus, tiens !). Du coup, la petite, elle n’arrête pas d’essayer de se frayer un chemin vers la sortie, pour remonter à la surface, en quelque sorte. Mais ce chemin est semé d’embûches, c’est très difficile d’arriver à vraiment sortir de cette masse d’ombre. Mais l’essentiel est atteint. En arrivant de temps en temps à la surface, elle arrive à ne pas se faire oublier. Même si elle ne reprend pas sa place normale au sein de la mémoire, elle est toujours là, et elle le fait savoir. Et c’est limite plus embêtant que si elle avait une place définie dans la conscience. Parce que de l’autre côté. On n’a pas envie que la petite pensée revienne, du coup, on s’efforce à lui envoyer toute sorte d’obstacles. Cela ne marche qu’à moitié, et pourtant, cela demande beaucoup d’investissement. On ne peut jamais relâcher la pression, sinon la petite pensée gênante arriverait à atteindre son but. Et là, ce serait la catastrophe. Du coup, on préfère continuer à lancer des obstacles, même si cela mobilise beaucoup d’attention, de temps et d’efforts, que d’accepter réellement la pauvre petite pensée.

Voilà, c’est exactement cela qui se passe dans ma tête, j’ai l’impression. La petite pensée qui veut toujours remonter à la surface, ce serait qu’il faudrait que je change mon comportement en raison de mon nouveau statut. Mais je n’en ai pas envie ! Du coup, je n’arrête pas de lui envoyer des obstacles, et cela donne ça…



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MessageSujet: Re: Juliet Knightley - carnet d'idées   Jeu 24 Juil - 23:10

Je crois que le changement me fait peur. Oui, ce doit être cela. Pourtant, ça n’est pas si mal, en soi. Si l’on reste la même personne tout au long de sa vie, ce n’est pas drôle, finalement. Ou alors ce n’est drôle que pour la personne en question, mais pas pour les autres. De toute façon, depuis quand j’agis en fonction des autres ? Si j’ai envie d’être la même personne toute ma vie, cela me regarde. Il n’y a personne pour me dire de changer. Mais je crois que ce ne sont pas forcément les autres qui me font changer. Quand je repense aux derniers événements qui me sont arrivés… Quand on arrive au stade de ne plus se reconnaître, ce doit sûrement être un signe du changement, non ? Et pourtant… Je continue d’écrire. C’est peut-être ça le principal. Le jour où j’arrêterai d’écrire, c’est que ça ira vraiment mal, je pense. Ou trop bien, peut-être. En tout cas, même dans le but que j’ai quand j’écris, je perçois des changements. Il y a quelques temps, je criais haut et fort que jamais je ne serais journaliste. Car ce n’était pas intéressant pour moi de raconter des potins, ou des bobards. Peut-être que mon esprit était un peu limité à ce moment-là… Car il ne doit pas y avoir que des potins ou des bobards. Enfin, je peux me rendre compte de cela surtout parce que la Gazette du Sorcier a radicalement changé de position depuis le retour incontesté de Machin-Qui-N’utilise-Même-Pas-Son-Vrai-Nom. Mais je ne pense pas que ce soit cela qui m’a poussé à envoyer un article au Hibou Bavard pour qu’il le publie. Bien sûr, je peux toujours me rassurer en me disant que jamais je n’aurais pensé qu’ils le publieraient, mais bon, quand même, j’ai fait la démarche. Et même si cela n’a pas été tout à fait mon idée, j’ai suivi quand même. Et si je l’ai fait, c’est que je n’étais pas totalement contre. C’est peut-être là que je peux voir un changement… Forcément, je peux aussi me dire que j’avais fait cela dans le but de faire plaisir à Orla en parlant de Crapaud-Soleil et surtout des crapauds en général, mais ça ne tient pas debout puisque je pensais qu’il ne serait pas publié ! Enfin… Et puis cette histoire de fête d’Halloween, aussi… Je n’en reviens toujours pas. Je me demande bien quand sera la prochaine fois que je prendrais une initiative comme ça, parce que ça m’a tellement perturbé, cette histoire… Même pas sûr que ça plaise à Cody, en plus, tout ça. Bah. La vie est faite pour être un peu remuante, je suppose. Etait-elle trop tranquille ? Je n’en avais pas l’impression, en tout cas… Et voilà que je me mets à parler comme à un journal intime… Raaah, encore le signe du changement ! Mais celui-là, je n’en veux pas ! A la limite, l’article… C’est aussi que je m’intéresse de près aux crapauds, maintenant ! Mais l’aspect journal intime me dégoûte toujours autant, je crois bien…
Quoique. Je ne sais pas. Je ne sais plus. Je suis perdue !


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MessageSujet: Re: Juliet Knightley - carnet d'idées   Ven 25 Juil - 11:59

Un crapaud… Et si j’étais un crapaud ? Est-ce-que je serais une fan de Spaghetti, par exemple ? Ou alors je serais peut-être jalouse… Est-ce-que je serais fière de mes pustules, par exemple ? Si on tient compte de l’exemple de Spaghetti, certainement, mais ce n’était peut-être pas vrai pour tous les crapauds. Peut-être qu’il y en a qui font des complexes, qui sait ? Ou des complexes d’infériorité ! (Pas juste, mes pustules sont moins grosses que les tiennes !) C’est obligé qu’il y ait ce genre de comportement chez les crapauds…
Sinon, ça ne serait techniquement pas possible qu’Orla puisse monter un cirque avec l’un d’eux. A moins que ce soit un spécimen rare… C’est possible aussi, enfin, c’était pas ce que disait Spaghetti dans son interview. D’ailleurs, il spécifiait bien que les crapauds étaient comme les humains, ou presque ! Et j’ai tendance à penser qu’il a raison. Après tout, c’est quoi cet orgueil humain qui dit que seuls les hommes ont la capacité de penser ? Non mais ho, un peu de respect, tout de même ! C’est sûr que si on est persuadé de cela dès le début, on ne va pas forcément essayer de chercher plus loin. Heureusement qu’il y en a qui ne se laissent pas prendre par les préjugés et qui arrivent à prouver que ce n’est pas vrai, merci Orla ! Maintenant que j’y pense, ce doit être pour cela que j’ai écrit cet article pour le Hibou Bavard. Ce n’est pas si un changement que cela ! J’essaie juste de combattre les préjugés ! Mais au lieu de le faire par la parole (saleté d’outil incontrôlable, d’ailleurs !) je préfère utiliser un moyen qui m’est un peu plus familier, c’est-à-dire l’écriture. Finalement, journal ou pas journal, cela revient au même. Il s’agit juste de faire passer un message. Si les gens se mettaient un peu plus à la place des crapauds, ils auraient certainement moins de peine à en prendre un comme animal de compagnie, au lieu de les laisser pourrir dans leurs cages. Il est vrai que si j’avais de quoi le nourrir, je prendrais bien un crapaud… Il serait peut-être ami avec Spaghetti ! Ce serait trop banane, comme dit Orla… Mais bon, même si c’était une femelle, une chose était sûre, ils ne pourraient pas faire de bébés. Car maintenant je sais, grâce à la petite rouquine, que la manière des crapauds de faire des bébés est différente de celle des humains, et même des autres animaux ! Peut-être que c’est pour cela qu’ils sont rejetés, les pauvres… Alalaaah, on a toujours tendance à rejeter la différence, c’est intolérable ! Encore des préjugés, forcément… Je crois que c’est impossible de les combattre, ils sont présents partout. Moi aussi, je suis sûre que j’en suis aussi victime. Sans m’en rendre compte en plus, c’est ça qui doit être le pire. C’est peut-être pour cela que je les déteste tant, c’est parce qu’ils agissent en lâches, en traîtres. Il vous assassine d’un coup de poignard, sauf qu’ils vous arrivent dans le dos, et que vous ne les voyez pas. Dès que vous vous rendez compte qu’ils sont là, trop tard, ils vous ont déjà poignardé, vous êtes morts…
Paix à votre âme.


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MessageSujet: Re: Juliet Knightley - carnet d'idées   Ven 19 Sep - 22:01

Brouillard. Gouttelettes d'eau qui me brouillent la vue. Je n'arrive plus à avancer. Je n'arrive plus à saisir le temps. Avant j'avais l'impression d'avoir une quelconque maîtrise sur ce qui m'entourait : je pouvais l'observer, m'en détacher. Maintenant j'en suis prisonnière, je ne peux plus m'en extirper. C'est frustrant. Je ne sais pas ce qui a déclenché cela. J'ai toujours tendance à reporter la faute sur ce badge de préfète, mais peut-être que ça ne marche plus, à force... Oui, quand on se répète une excuse sans arrêt, et qu'on se rend compte qu'on n'en est toujours au même point, peut-être faut-il se résigner à l'idée qu'on n'avait pas la bonne excuse. Ou alors c'est qu'on ne sait pas remédier le problème. Je ne sais pas s'il y a un problème, d'ailleurs. Car finalement, tout se passe plutôt bien. Mais c'est sûrement ça qui est frustrant. Les gens me considèrent bien maintenant, depuis que j'ai cet argument d'autorité affiché sur ma poitrine. Je veux que les gens me considèrent comme avant ! Qu'ils n'aient pas peur de dire « elle est un peu bizarre celle-là » sous prétexte que je peux leur enlever des points ou autre... Si ça continue, j'ai limite envie d'enlever des points pour hypocrisie ! Ce serait marrant de marquer à l'endroit où sont marqués tous les ajouts ou les retraits de points la cause suivante : « n'exprime pas assez librement ses opinions. »
Quoique, j'imagine que ça ne plairait pas trop. Mais est-on là pour plaire ? J'imagine que quand on est sensé être le « modèle », il doit y avoir cette idée-là derrière. Mais d'un côté, je suis sûre que Serdaigle serait assez fier d'avoir un préfet totalement décalé, qui ne correspond pas à l'idée qu'on peut se faire d'un préfet. Remarque, quand j'y pense, ce doit être un peu le cas, et ce n'est pas pour ça que les bleus et bronze en sont fiers. Non, il ne faut pas que je m'accorde trop d'importance. Déjà, on m'en accorde un peu trop à mon goût, alors si je commence à faire pareil... Hum, on est dans l'impasse.
En tout cas, je ne vois plus le temps passer. Quand je pense que Noël est passé... Cela veut dire que le premier trimestre est passé aussi. Que s'est-il passé ? C'est limite si je saurais le dire... Si, bien sûr, je peux dire que j'ai arrêté le Quidditch. Je ne pensais pas il y a quelques mois à peine que ça pourrait être possible. A vrai dire, je ne sais pas trop ce qui s'est passé. Cela a fait tilt dans mon esprit, je me suis rendue compte que je n'avais plus envie de jouer. Peut-être que c'était parce qu'il n'y avait plus Olivia pour jouer avec moi, ou que je me suis rendue compte que cet esprit de compétition n'était pas pour moi... En tout cas, j'ai raconté à Cody que je n'avais plus le temps en étant préfète. Hum, je viens d'abuser un peu de ma position, je déteste ça, mais je n'allais pas lui dire « bah je sais pas, j'ai plus envie ». Certes, il y a quelques années j'en aurai été capable, mais comme j'apprécie Cody, je n'ai pas envie de lui faire de peine. Je ne sais pas trop comment il l'a pris... De toute manière, j'ai du mal à me soucier de ce genre de trucs, quoique je me dise ou que je fasse. Je suis trop perdue en ce moment pour le faire de toute manière.



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MessageSujet: Re: Juliet Knightley - carnet d'idées   Dim 11 Jan - 21:12

4ème année...

Humpf. Voilà, c'est tout ce que cela m'inspire pour le moment. Juste un peu d'étonnement parce qu'on se dit que le temps passe vite, puis... Du changement, beaucoup de changement. Je pensais que les choses pouvaient changer sans que cela me change moi, mais je n'en suis plus réellement sûre maintenant. Dumbledore est mort. Dumbledore est mort depuis deux mois déjà et je ne le savais pas. C'est quoi ce délire ? Comment se fait-il que j'apprenne une nouvelle comme ça le jour de la rentrée, en entendant les conversations des autres ?
C'est perturbant, très perturbant. C'est maintenant que je me rends compte de la fascination que j'avais pour cet homme. C'est bizarre, mais je ne m'en étais jamais rendue compte avant. Comme si le fait qu'il disparaisse me permette de sentir un manque. Lorsque ce manque était comblé, évidemment, je ne le sentais pas. La nature est bizarrement faite. On ne sait pas profiter de ce qu'on a. Quand on avait Dumbledore, on se plaignait de Rogue, ou d'Ombrage. Quoique, je ne me suis jamais plaint de Rogue, mais bon, on ne peut pas dire que je sois représentative de la majorité, pour le coup. Mais maintenant qu'on ne l'a plus, on se rend compte à quel point on était chanceux. Poudlard n'est plus pareil. Maintenant, je vais être obligée de mentir. Obligée... Je ne sais même pas si je vais réussir. Tellement de choses à exprimer, sans réfléchir. Là, à chaque fois qu'on ouvrira la bouche, il faudra réfléchir. Se poser la question "attends, est-ce-que je suis en train de sous-entendre mon origine moldue ou pas ?". C'est trop compliqué. J'ai pas envie. Et puis Dumbledore... Dumbledore, quoi.
J'ai un puissant désir, je dirais même un besoin de lui parler. Evidemment, au début, je pensais que ce n'était pas possible. Mais si. Je crois que j'ai trouvé le moyen. Apparemment, les tableaux des anciens directeurs sont accrochés dans le bureau de l'actuel. Or, les personnages dans les tableaux peuvent se balader, et ils parlent...
C'est pour ça, il faut absolument que je le trouve. Le pire, c'est que j'ai l'impression de le voir partout. Dans chaque tableau, je vois le pan de sa robe disparaître. J'ai l'impression qu'il me chuchote des trucs à l'oreille, comme un écho. Bien sûr, là, je suis sur mon papier, et je me rends compte que je suis extrêmement lucide, mais dès que je le voies ou que je l'entends, je n'arrive plus à l'être. Comme s'il me possédait. La raison s'en va. Je n'arrive pas à me dire "Juliet, tu délires, là".
Et même, quand je disais que tout ça me fait changer... Je m'en rends bien compte, là. Je suis en train d'écrire comme à un journal intime. Alors que j'avais commencé ce carnet précisément pour échapper à ça !
Pitié ! Faites que cette quatrième année ne fasse pas disparaître la véritable Juliet ! Et que je trouve Dumbledore... Réellement... Parle à un pan de sa robe, on ne peut pas dire que ce soit le plus intéressant...


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BILL
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MessageSujet: Re: Juliet Knightley - carnet d'idées   Lun 27 Avr - 18:24

Quand je regarde les pages de ce journal, on voit tout de suite ce qu'il ne va pas. Les trois premières années, les pages sont bien remplies, avec quelques moments de creux, mais tout de même... Là, depuis le tout début de l'année, plus rien.
C'est incroyable. A croire que cette année vraiment trop spéciale déteint sur le plus profond de mon être, sur ce qui me plaît le plus : écrire. Un malaise... Peut-être que ça s'appelle comme ça. Peut-être que cela s'appelle autrement, aussi. Tout me fait sursauter, tout me fait peur, tout me rend faible. Que se passe-t-il ? J'en arrive à me méfier des gens qui ont pourtant toujours été là pour moi. Heureusement, cela ne dure jamais très longtemps...
Mais tout ça pourquoi ? Parce que les nés-moldus sont mal considérés... Chaque jour, on se demande si on ne va pas être expulsé, ou torturé. Et encore, d'habitude, quand on me parle de "torture", cela ne me fait pas cet effet-là. Je me dit "c'est comme ça et puis c'est tout". Quand je pose un regard sur la fille que j'étais il y a deux ans, quand tout allait bien dans le meilleur des mondes, je n'avais ni la responsabilité de préfète, ni la préoccupation de devoir surveiller ce que je dis, ni cette peur à chaque fois que quelqu'un vient me voir. J'étais une fille qui disait tout ce qui lui passait par la tête, des fois ça n'était pas vraiment ce qu'il fallait faire, mais tant pis, ce n'était pas grave. Là, dire quelque chose qu'il ne faut pas, c'est grave. Du coup, on est tenté de ne plus rien dire. De s'enfermer dans sa coquille. Et en même temps, on ne peut pas le faire totalement, parce qu'on a des responsabilités. Il y a des premières années qui ne connaissent pas le Poudlard d'avant, qu'il faut soutenir. Il y a aussi des tas d'autres nés-moldus qui vivent dans la clandestinité...
Oui, peut-être que sans cette fonction de préfète, ça irait mieux, je retrouverai mon goût pour l'écriture. Parce que là, même quand j'écris ses mots, je ne me reconnais pas. Où est passée la Juliet qui n'en avait rien à faire de tous ces trucs matérielles et qui ne se souciait que de savoir quand est-ce-qu'elle allait enfin réussir à apprivoiser Chouka, ou qui s'attardait à écrire sur la pluie, sur la personnalité d'une personne. Là, cela devient du journal classique. Du journal dans lequel on dit que ça va pas bien, et patati et patata. Mais je ne veux pas ça, moi.
Ce doit être cela, la raison. La raison pour laquelle ces pages sont restées vierges pendant de longs mois. Finalement, ce n'est pas une grande perte. Parce que si c'est pour écrire cela, franchement, ça n'a pas grand intérêt. Si c'est pour se souvenir de cette perte du goût de l'écriture qui n'est, j'espère, que passagère, ça ira, ma mémoire s'en chargera. Elle se chargera surtout de refouler tout ça dans un coin, oui !
Je veux apprendre à revivre. Revivre, comme je l'entends, évidemment. Une certaine insouciance. Une insouciance qui me manque... Pour l'instant, seulement, je l'espère.


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