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 L'Art de se Perdre dans les Couloirs

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MessageSujet: L'Art de se Perdre dans les Couloirs   L'Art de se Perdre dans les Couloirs EmptyLun 23 Juil - 18:15

Adelicia Addington se serait probablement assommée elle-même si on lui avait dit un jour que son plus grand problème une fois à Poudlard ne serait pas la répartition mais... L'orientation. En effet, la petite sorcière trop curieuse avait l'habitude de trouver son chemin dans les situations les plus complexes, simplement en devinant par logique.
Mais dans un endroit où toute logique est défiée par la magie, eh bien... Adella était perdue.

Elle avait voulu se rendre à la salle commune des Poufsouffle, sa nouvelle maison — ce qui l'avait d'ailleurs surprise: Elle ne se savait ni loyale, ni travailleuse. Seulement curieuse. Enfin... Ces pensées l'avaient perdue et la perdaient encore. Elle avait donc pris un détour de couloir, ayant vu quelqu'un d'autre s'y engager précédemment. Perdue dans ses pensées au sujet de sa répartition, Adella n'avait même pas regardé où elle allait, durant plus de vingt minutes à se promener sans voir personne.
Peut-être d'autres élèves étaient-ils passés à côté d'elle, en fait, et elle les avait simplement ignorés. Ça aurait été une première, par contre. Adella, curieuse comme elle l'était, remarquait toujours tout. Surtout les gens qu'elle ne connaissait pas.

La jeune fille regarda autour d'elle en soupirant. Elle se trouvait au bout d'un couloir, là où un escalier aurait dû se trouver. C'était d'ailleurs ce qui l'avait tirée de sa rêverie, l'absence de l'escalier, ou plus précisément le fait qu'elle avait posé un pied dans le vide sans s'en rendre compte et qu'elle serait tombée de quelques étages si elle ne s'était pas rattrapée à temps.
Tombée de combien d'étages, au juste? Adelicia ne s'était pas encore risquée à regarder. Elle attendait patiemment le retour de l'escalier à son palier, restant aussi loin que possible du bord. Après tout, si selon la logique elle aurait dû repartir d'où elle était venue, elle ignorait d'où elle était venue. Et la logique était contre elle. Alors autant aller là où ses pieds la mèneraient et regarder autour d'elle autant que possible.

Adelicia commençait à s'impatienter. Ça devait bien faire cinq minutes que l'escalier restait obstinément au palier supérieur, comme pour la narguer. Quoiqu'au point où elle en était, la jeune Poufsouffle n'aurait pas été surprise que les escaliers aient une vie propre, dans ce château.


"Mais qu'est-ce qu'il attend, cet escalier? Mes prières? Il veut quand même pas que je m'agenouille au bord du vide pour... NON! Je m'approche pas!"

En entendant sa propre voix résonner, Adella se rendit compte qu'elle avait parlé à voix haute. Et crié à voix encore haute, aussi. Stupides escaliers... C'était de leur faute, évidemment! Et celle des tableaux qui ricanaient 'subtilement'. À supposer qu'un personnage de tableau soit même capable de faire usage de subtilité.
La fillette décrocha un regard noir, du moins aussi noir qu'il pouvait l'être alors que ses yeux étaient d'un marron trop joyeux, au tableau le plus proche. Le sorcier représenté lui répondit avec un air outré.


"Dis donc petite mais pour qui tu te prends comme ça, à crier dans les couloir et manquer de respect à tes aînés! Je suis ici depuis quatre-vingt-cinq ans! Ça m'étonnerait que tu puisses en dire autant!" lui avait crié l'image, ce à quoi elle avait failli réagir avec un sourire amusé, mais s'était retenue. À la place, elle avait simplement cherché une réponse. Les tableaux étaient excentriques, ils avaient tous cela en commun, et le meilleur moyen de parler à un portrait était de jouer le jeu.

"Excusez-moi alors," répondit-elle avec la voix la plus sarcastique qu'une petite fille de onze ans répartie à Poufsouffle peut avoir, "d'être une nouvelle élève qui ne connaît pas le chemin de sa salle commune et qui ne veut pas supplier les escaliers."

À sa réplique, le portrait avait éclaté de rire, ce qui avait fini d'épuiser la patience d'Adella. La fillette s'était détournée pour fixer de nouveau l'escalier rebelle et constater que celui-ci s'entêtait toujours à ne pas descendre. Avec un soupir, elle retourna au bord du mur et s'assit par terre, prête à attendre le reste de la soirée si c'était nécessaire, jusqu'à ce que quelqu'un passe.
En espérant que quelqu'un passe...
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MessageSujet: Re: L'Art de se Perdre dans les Couloirs   L'Art de se Perdre dans les Couloirs EmptyLun 23 Juil - 21:32

Prête pour travailler, et enfin noter toutes les informations qu’elle avait reçues, que ce soit les cours ou les élèves, Wendy se dirigeait un peu à l’aveuglette dans les couloirs. Non pas qu’elle réfléchissait auxdits cours, mais plutôt qu’elle était vexée d’avoir usée tant de feuilles blanches à réfléchir, et donc à laisser sa plume juste goutter par-dessus ses feuilles vierges. Feuilles qui par cet acte, devenaient des feuilles de brouillon d’ailleurs. Et malgré le fait qu’elle n’ait pas à se soucier du ravitaillement en feuille, cela contrariait énormément la fille du Blaireau jaune.

Et puis d’ailleurs, l’indienne avait hâte d’avoir tout ce travail derrière elle. Elle avait atterrit presque malgré elle dans un endroit dont elle ne connaissait rien, il fallait bien se mettre au courant du b.a.ba. tout en ne perdant pas le fil des conversations dans lesquelles elle se lançait. Une situation d’équilibriste, que celle de Wendy, mais les gens, toutes maisons confondues avaient été assez gentils pour le moment, en l’aidant à comprendre et en lui expliquant les passages où elle avait du mal.

Wendy repensa alors au Quidditch, sport national et célébrissime du monde des sorciers. Cela semblait assez amusant, cette histoire de balles magiques, et de joueurs qui courraient après... ou devant, suivant la balle, d’ailleurs ! Wendy rigola intérieurement en imaginant une scène. Scène qui d’ailleurs tourna au drame, lorsque le personnage qu’elle avait imaginé s’était pris un cognard et était tombé de son balai, et avait chuté d’une bonne dizaine de mètres avant de venir embrasser le sol. Rien que la pensé fit frissonner la demoiselle, qui chassa vite l’idée de l’homme au bras et au visage cassés.
Puis du Quidditch elle passa à l’Histoire de la Magie, et à cet animal bizarre dont elle avait encore oublié le nom. Heureusement, elle avait le livre de la bibliothèque dans son sac pour l’aider à se souvenir, et ses barbouillis joyeux à recopier pour le prochain cours.
Puis l’histoire des photos qui bougent et des personnages des tableaux lui revint en tête. Elle aurait bien aimé discuter un peu plus avec ces personnages si susceptibles. Bien qu’elle comprenne qu’être montré du doigt comme un objet soit si vexant. Elle-même n’aimait pas qu’on la pointe de cette manière.

C’est d’ailleurs la voix d’un tableau qui la sortie de ses réflexions. Le tableau riait. Tiens donc. En levant les yeux de ses bouts de chaussures, le fille au polo jaune repéra aussi une fille, elle aussi largement vêtue de jaune, assise par terre et adossée au mur.

« Tiens, bonjour ! Que faites-vous assise par terre ? » Interrogea Wendy.

Un peu mêle-tout, mais en même temps, la camarade de maison était sur le chemin, et Wendy aimait bien connaitre le monde qui croisait son chemin.
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MessageSujet: Re: L'Art de se Perdre dans les Couloirs   L'Art de se Perdre dans les Couloirs EmptyLun 23 Juil - 22:52

Adella avait entendu des pas provenant du couloir et ne fut donc pas étonnée de voir une jeune fille vêtue des couleurs de sa propore maison. Au moins, cette fois-ci, elle l'avait aperçue... Et visiblement, c'était réciproque, puisque la jeune Poufsouffle s'était arrêtée.
Sans doute à cause du tableau ricaneur ou des escaliers entêtés, avait supposé la nouvelle élève en observant avec une certaine attention la demoiselle en jaune et noir. Elle n'était pas britannique d'origine, Adella en était bien certaine. Ça se voyait dans ses traits, dans son teint trop mat même si ce n'était pas encore l'hiver, dans ses cheveux épais et sombres. Et la rouquine était fascinée, puisque dans son univers un peu confiné, elle n'avait encore jamais vu quelqu'un comme ça.

Lorsque l'autre étudiante lui avait adressé la parole, elle l'avait à peine entendu. D'abord parce qu'elle était un peu prise dans son observation — la curiosité était vraiment un défaut, dans le cas d'Adelicia — et ensuite à cause du vieux sorcier du portrait qui riait encore. Mais elle avait compris et se rappela à ce moment-même qu'elle était encore assise dans le couloir. Elle se releva donc, dépoussiéra du plat de la main son uniforme, lissant sa jupe au passage, et lança un regard à l'escalier, qui se trouvait toujours à l'étage supérieur.
Se retournant vers la Poufsouffle fascinante, Adella esquissa néanmoins un sourire. Il fallait bien avoir l'air sympathique et pas trop curieuse, si elle ne voulait pas être évitée par tout le monde.


"J'attends que l'escalier revienne à cet étage-ci et j'amusais apparemment un personnage de tableau," répondit-elle à la question de l'inconnue, tout à fait sérieusement.
Elle ne put toutefois s'empêcher de grimacer à la pensée qu'une fois dit tout haut, ça semblait tout à fait ridicule. Elle ne put s'empêcher d'ajouter rapidement, espérant ne pas avoir paru trop... pathétique aux yeux de la jeune inconnue, une autre raison à sa présence.

"Je me suis perdue en cherchant la salle commune de Poufsouffle. Sauriez-vous où la trouver, par hasard?"

Adelicia n'avait pas l'habitude d'être si polie, et encore moins de vouvoyer quelqu'un qui devait probablement avoir le même âge qu'elle... Ou peut-être une année de plus? Elle devrait le demander tout à l'heure. Oui, tout à l'heure, parce que si elle posait trop de questions maintenant, elle ferait fuir son interlocutrice.
La petite sorcière prit note mentalement de toutes les questions qu'elle voulait lui poser. Du moins elle essaya, vraiment, mais dut s'arrêter après la vingtième. Elle allait vraiment la faire fuir, paraître indiscrète et encore sembler être la bavarde indigne de confiance. La dernière chose qu'elle voulait, réellement.
Qu'est-ce qu'elle pensait avant d'être interrompue par les mille-et-une questions? Ah, oui! La politesse... Normalement elle était très informelle, l'une de ses mauvaises habitudes gagnées par trop de temps passé toute seule avec ses livres et ses découvertes. Avec le temps et le manque de conversation, après tout, on pouvait facilement perdre les bonnes manières. Mais cette fois-ci, comme ce serait probablement le cas pour toutes les occasions dans les prochaines semaines, elle ne voulait pas paraître rude.
Elle aurait sept ans à passer dans cette école, non? Autant ne pas les gâcher en donnant une mauvaise impression et se retrouver encore toute seule avec ses livres et... ses devoirs. Adella grogna mentalement à cette pensée, et son mécontentement apparut le temps d'un instant sur son visage avant de disparaître aussitôt et d'être remplacé par l'air interrogateur qu'elle arborait précédemment pour ponctuer sa question.

De toute façon, l'interrogation devait se lire sur son visage même sans qu'elle fasse exprès, étant donné toutes les questions qui lui venaient en tête.
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MessageSujet: Re: L'Art de se Perdre dans les Couloirs   L'Art de se Perdre dans les Couloirs EmptyMar 24 Juil - 8:19

Ah... bah mince alors. Si les escaliers aussi jouaient des tours dans les couloirs... Jusqu’à maintenant, Wendy n’avait pas eu trop de problème, puisqu’elle avait toujours suivit un groupe d’élève à chacun de ses déplacements. C’est embêtant. Elle ne se souvenait pas non plus de ce qu’ils avaient fait pour les déplacer. Avaient-ils réellement fait quelque chose d’ailleurs, n’avaient-ils pas attendu patiemment ? Pas moyen de s’en souvenir.

« Ah... c’est ... c’est embêtant... » Dit-elle, d’une voix gênée. « Je cherche aussi la salle commune des Poufsouffle » informa-t-elle sa nouvelle connaissance.

Le tableau riait à gorge déployée, et son rire commençait à se communiquer aux tableaux voisins. Wendy avait les oreilles qui chauffaient, cela devenait agaçant, ce rire strident, qui gagnait en puissance à chaque malheureuse parole des deux fillettes. Mais plus qu’énervée, Wendy était surtout vexée. L’impression que les tableaux ne laissaient pas de chance pour faire ses preuves. Et le fait que les uns puissent se retrouver chez les autres avait quelque chose de dérangeant, comme l’attitude d’un voyeur pervers. Oui, voila. Tous ces tableaux, maintenant qu’elle les connaissait mieux, lui donnaient l’impression de ne pas être tranquille dans les couloirs. Chaque geste était épié, c’était désagréable. Heureusement, elle n’avait pas vu de tableau dans les dortoirs. Là au moins, elle pouvait se sentir tranquille. [hj : Big Brother is watchin’ !! huhu ! ]

Elle ressenti alors le besoin d’excuser son ignorance auprès de sa camarade :

« Je... Je suis désolée. Je ne suis qu’en première année, et je me perds encore aussi dans les couloirs. Pardon » avait-elle dit en baissant la tête.

Le tableau avait alors posé son grain de sel hilare :

« Et c’est moi le tableau ! Franchement, quelles empotées, ces premières années ! J’vous le dis il faudrait avoir que des quatrième et cinquième années par ici. En dessous, ils ne savent rien et font n’importe quoi, et au-dessus ils ne font pu assez attention à nous et s'en fichent complètement ! »

Quel narcissisme ! L’indienne en était restée pantoise. Elle avait relâché ses muscles tendus, et son sac avait trouvé le moment propice pour glisser de son épaule. La petite demoiselle fut déséquilibrée quelques secondes et remonta la bandoulière à sa place. Le tableau la vexait à un point assez critique. Mais Wendy choisi de se contenir. Elle respira profondément, et releva la tête vers son interlocutrice, essayant au mieux d’ignorer ce maudit tableau.

« Je ne suis pas d’une grande aide désolée. Je n’avais jamais remarqué que les escaliers pouvaient bouger. »

Le tableau rit. Rester calme, changer de sujet. Rester calme, changer le sujet. Rester calme, changer le sujet...

« Au fait, je suis Wendy. Wendy Scotts. Enchantée » s’était-elle présentée, en tendant la main.
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MessageSujet: Re: L'Art de se Perdre dans les Couloirs   L'Art de se Perdre dans les Couloirs EmptyMar 24 Juil - 17:47

[HJ: Désolée pour le temps que j'ai mis à poster, c'est seulement la troisième fois que je recommence à cause d'un problème de clavier...]

Adella avait esquissé un sourire — le premier vrai depuis le début de l'incident avec les portraits et l'escalier rebelle — à sa camarade de maison en lui serrant la main.
Wendy, huh? Joli nom. Un véritable nom de jeune sorcière, pas comme Adelicia... Ohhhh... Pitié, non! Elle allait encore devoir entendre son prénom, et pire encore ce serait de sa propre voix. Quelle horreur! Adelicia Addington... Adelicia. C'était un nom de potion, presque. Adelicia Delecta, peut-être? Sûrement une potion pour donner un goût sucré et délicieux à tout ce qu'elle touchait? Idée intéressante. Elle devrait la prendre en note. Un jour elle deviendrait inventeure de potions et se vengerait en donnant son prénom à sa première création.

Mais en attendant, se rappelait-elle soudainement, elle avait encore une épreuve à traverser. Ou plutôt plusieurs, mais une en particulier. Wendy Scotts attendait encore pour sa réponse, et elle devait la trouver particulièrement étrange, à sourire dans le vide et fixer le portrait le plus proche sans vraiment le voir. Elle avait une réponse à donner. Immédiatement, d'ailleurs.
La désagréable impression que les forces de l'univers s'étaient liguées contre elle pour faire de sa soirée la plus horrible lui donna une idée.
Forces de l'univers ou pas, Adella Addington n'était pas si facile à déjouer, ou du moins se plaisait-elle à le penser.


"On m'appelle Adella. Adella Addington. Ravie de faire ta connaissance, Wendy," répondit-elle poliment, contenant tant bien que mal la pure satisfaction qu'elle ressentait à l'idée d'avoir déjoué le destin ou toute autre stupidité.

Au moment où elle avait ouvert la bouche pour parler, toutefois, elle avait cessé d'ignorer les portraits irrespectueux et la chouette déplumée stupéfixée que devait bien être ce satané escalier. Elle lâcha la main de la jeune inconnue qui n'en était plus vraiment une, se retournant et faisant un pas vers le bord du palier, définitivement ennuyée.
Le bref aperçu qu'elle avait du vide — Trois étages, avait-elle pu remarquer. C'étaient trois étages qui la séparaient du sol — l'avait aussitôt fait reculer.
D'ailleurs, elle avait pris la charmante complexion cendrée d'un fantôme, ce qui contrastait affreusement avec ses cheveux roux. La fillette s'humecta les lèvres, s'étonnant par le fait même qu'elles soient devenues aussi sèches sans qu'elle s'en soit rendue compte. Elle recula encore un peu, bientôt collée contre le mur.

Des bruits étouffés se firent entendre, puis une sorcière habillée en robe de soirée changea de tableau, crachottant ce qui semblait être des cheveux.


"Vous pourriez faire attention où vous allez, comme ça! Vous allez finir par tuer quelqu'un!"


Adelicia y porta à peine attention. Les rires des autres images l'agaçaient, par contre. C'était comme s'ils avaient lu tout ce qu'elle pensait et prenaient un malin plaisir à se moquer de sa peur maladive des hauteurs.
Elle déglutit difficilement en mentionnant, même en pensée, sa phobie de toujours. C'est en reportant son attention sur la jeune Poufsouffle qu'elle remarqua finalement que celle-ci semblait être aussi ennuyée qu'elle par les portraits.


"Est-ce qu'ils sont toujours comme ça?" demanda-t-elle, étonnée de la portée de sa propre voix. On aurait pu croire, après tout, qu'effrayée qu'elle était, Adella aurait parlé d'une voix blanche. Mais surtout, on aurait pu croire qu'elle prendrait la peine de spécifier si elle parlait des tableaux, des escaliers, ou même des grains de poussière qui voletaient.
En temps normal, elle portait trop d'attention aux choses pour laisser passer un détail. Cette fois, elle portait trop d'attention au vide pour penser auxdits détails.
Quel dommage...
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MessageSujet: Re: L'Art de se Perdre dans les Couloirs   L'Art de se Perdre dans les Couloirs EmptyLun 30 Juil - 22:37

L’indienne avait regardé discrètement le spectacle qu’offrait sa camarade de malchance. SI tant est qu’elle puisse être aussi discrète. Le petit manège d’Adella était quand même suffisamment remarquable pour que même les tableaux le lui fassent remarquer.

« Tu as peur en hauteur ? » demanda stupidement la jeune fille. Stupide, certes, mais que les tableaux reprirent d’ailleurs en cœur. Ca aurait pu faire une jolie chanson d’ailleurs, si les tableaux n’étaient pas aussi mesquins avec les demoiselles.

A la question posée, à savoir s’ils étaient toujours comme ça, Wendy répondit du tac au tac :

« Je n’en sais rien, je découvre aussi »

Puis elle se rendit compte qu’elle avait parlé plus vite qu’elle avait réfléchit.

« Tu parles des tableaux c’est ça ? Je pense qu’ils sont plus mesquins que méchants. J’ai fait une bourde tout à l’heure et… »

Sa phrase fût coupée nette par le personnage qu’elle avait offensé tout à l’heure, en le pointant du doigt :

« Tu n’as pas fait de bourde, petite sotte, tu m’as manqué de respect ! Tu ne mérites pas d’être à Poufsouffle ! Même à Serpentard, ils sont plus polis ! Et je pèse mes mots ! » S’était écrié le portrait.

Wendy fut très attristée par la rancoeur du personnage, elle se tourna alors vers lui et s’excusa du mieux qu’elle pu :

« Oui, mais ! Mais ! Je ne savais pas ! Chez mes parents, ça n’existe pas les tableaux qui parlent ! »

« On n’est pas chez tes parents, petite malotrue ! » Fulmina l’homme peint.

Wendy baissa la tête, et s’excusa encore une fois. Elle aurait aimé subir les douze travaux d’hercule, si cela avait permis de l’excuser aux yeux des tableaux. Ou n’importe quoi d’autre. Elle se demanda alors si les tableaux voudraient bien l’excuser un jour, même si elle faisait chaque travail 3 fois… Hum… Pas sûr. Il faudrait qu’ils trouvent un autre bouc émissaire, et encore, ce n’était pas sûr.

« Je vous jure, je suis vraiment sincèrement désolée. Dites moi comment je peux me racheter ? » Dit-elle pour la énième fois. Elle était presque au bord des larmes.

Se faire détestée par une personne était déjà de trop pour Wendy, alors par plusieurs personnages de tableau, c’était trop. Et on lui avait dit pourtant que les personnages étaient plus vrais que ceux des photos, et qu’ils étaient particulièrement susceptibles. Oui mais après qu’elle ait fait sa monumentale erreur. Comme il était difficile de s’adapter à ce nouveau monde, la demoiselle ne se sentait pas d’ici et vraiment pas à sa place parmi les portraits. Elle aurait aimé que Charles lui indique à l’avance les pièges à éviter. Il avait de la famille qui devait savoir, lui ! Même si il n’avait jamais pu aller au château. Il était gonflé de la laisser se débrouiller seule ainsi !

Wendy reporta son attention sur sa camarade, et lâcha sa mauvaise humeur contre l’escalier.

« Je suis désolée, mais je crois qu’aujourd’hui, j’ai la palme avec les tableaux. Et toi, stupide bête ! SI tu ne viens pas illico, je… je… euhm… Je te jette un sort ! »

Wendy savait bien qu'elle était aussi idiote que inofenssive à l'instant. L’escalier s’empressa d'ailleurs de rester à sa place, bien loin du palier ou les deux fillettes attendaient. Il est vrai que Wendy ne connaissait d’ailleurs aucun sort, même pas un pour se téléporter, ou se faire minuscule comme une souris, pour échapper à cette maudite journée. Finalement, même si Wendy avait réussi à se faire une amie, elle regrettait presque d’être arrivée à Poudlard. Le monde des sorciers était trop différent de celui de ses parents. Oui, elle voulait rentrer.

[621 mots]
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MessageSujet: Re: L'Art de se Perdre dans les Couloirs   L'Art de se Perdre dans les Couloirs EmptyLun 30 Juil - 23:56

"Tu as peur en hauteur?"

La question avait pris Adelicia de cours, la laissant silencieuse et brisant ses pensées. Les couleurs qui avaient quitté son visage revinrent en force, la faisant passer du blanc 'mort-vivant décoloré au chlore' au rouge 'robe de Quidditch de Gryffondor tachée de cerise'. Quelle merveille... Un peintre aurait probablement adoré son habileté à choisir ses teintes, vraiment.
Les tableaux qui scandaient à présent la question ne faisaient rien pour aider, vraiment.


"Non! Non, je... Non, vraiment... Ce serait stupide, et minable, et... De quoi je pourrais bien avoir peur dans le fait de me trouver devant le vide? Qu'est-ce qui pourrait bien m'effrayer, vraiment... À part tomber, évidemment, et ne plus être en contrôle, me retrouver deux étages plus bas, écrasée comme une crêpe ou encore avec les deux jambes cassées, et personne ne me retrouverait parce qu'il y a jamais personne au rez-de-chaussée des escaliers..."

Alors là bravo Adelicia, la palme d'or du mensonge le plus mal articulé de l'histoire de Poudlard! Il faudrait bien qu'elle retrouve l'auteur de ce livre pour lui faire ajouter dans la prochaine édition. Vraiment, elle pouvait voir pourquoi elle n'était pas à Serpentard, à mentir aussi piètrement.
Et les tableaux qui se payaient encore sa tête! Non mais, ils n'avaient aucun respect?!
Un soupir à fendre l'âme, le regard rivé au plancher recouvert de moquette rouge et blanche, un air décidément découragé.


"Oui... Oui, j'ai peur en hauteur..." avoua-t-elle faiblement, avant de respirer profondément et de continuer plus fort, relevant les yeux pour fixer Wendy autant que les figures des tableaux qui s'étaient rassemblés derrière elle pour la dévisager. "Je panique, je déteste le vide, je n'arrive même pas à m'en approcher! Voilà, je l'ai dit! Contents?"

Cette dernière question, presque criée, était évidemment à l'adresse des personnages qui avaient arrêté de rire et crier pour se mettre à chuchotter entre eux. Oh, merveille des merveilles. Le silence, doux silence, à peine entrecoupé par de faibles voix et son propre souffle sacadé. Et Wendy qui avait visiblement une autre question. Adella ne retint pas le sourire qui lui venait aux lèvres à la pensée que la jeune fille était un peu plus comme elle qu'elle semblait l'être. Et pendant qu'elle y pensait... D'où elle venait, Wendy, pour ressembler si peu à une anglaise? Son anglais était parfait, et pourtant elle ne pouvait pas être de Grande-Bretagne. Ou du moins pas d'origine.
Oh, peu importait pour l'instant... Adella voulait seulement aller à la salle commune de Poufsouffle, dans son dortoir et s'effondrer dans son lit.
Dormir, ô doux sommeil... Oublier son abominable phobie et rêver. Si l'escalier pouvait bien les laisser passer.

Et Wendy avait mentionné les tableaux et leur mesquinerie. Mesquins, méchants, pour Adelicia c'était la même chose. Ils devaient tous être des Serpentard, en tout cas. Sa pauvre amie était à présent en train de se défendre contre les attaques verbales du détestable personnage et il ne semblait que plus heureux encore.
Visiblement, ils avaient eu une rencontre auparavant. Même si elle ne pouvait s'empêcher d'être soulagée que les portraits ne lui portent plus autant d'attention, elle se sentait mal de ne pas intervenir pour aider Wendy, qui n'avait de cesse de s'excuser au sorcier encâdré qui ne voulait rien entendre.
Mais elle attendit, encore et encore, jusqu'à ce que les deux se taisent. Sa camarade de classe était visiblement découragée. Comment on pouvait tenir autant au pardon d'un sorcier sûrement mort depuis des décennies, Adella n'y comprenait rien, mais elle ne supportait pas de voir une amie dans cet état. Parce que même si c'était la première fois qu'elles se rencontraient, Adelicia considérait déjà la jeune Poufsouffle comme une amie. Elles avaient une expérience en commun, elles avaient partagé l'affrontement des tableaux et des escaliers, et c'était suffisant pour elle...
Non, définitivement, elle ne laisserait pas cet arrogant personnage qui ne connaissait pas ses manières parler de la sorte à une amie. Et en entendant Wendy menacer l'escalier, c'en fut trop pour elle.


"Non mais vous vous rendez compte que vous vous entêtez pour rien, Monsieur le Tableau-au-caractère-de-Serpentard? Elle s'est excusée! Qu'est-ce que vous voulez de plus?! Laissez-la tranquille. Et moi aussi, par la même occasion. On est peut-être que des premières années, mais si vous voulez notre respect, méritez-le!" explosa la petite sorcière, sortant sa baguette de sa poche et la brandissant devant le tableau.
Elle ne s'attendait pas à réagir de la sorte et allait s'excuser pour le chahut quand elle se rendit compte qu'il n'y avait rien à faire pardonner. Ses paroles étaient vraies, du moins pour elle. En aucun cas Adella Addington ne laisserait un tableau, si vivant semblait-il, parler de la sorte à une de ses amies. Et quant à l'escalier, il ne perdait rien pour attendre...
Même si visiblement, il adorait les faire attendre.


[804 mots.]
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MessageSujet: Re: L'Art de se Perdre dans les Couloirs   L'Art de se Perdre dans les Couloirs EmptyMar 31 Juil - 18:14

Wendy compatit en silence à la peur du vide de sa nouvelle connaissance. Elle-même n’avait pas spécialement peur en hauteur, c’était plutôt Charles qui s’inquiétait lorsqu’elle grimpait aux arbres. Il passait son temps à crier qu’il fallait qu’elle redescende, qu’elle allait se faire mal, et ainsi de suite, jusqu’à ce que soit Wendy descende de l’arbre, soit l’arbre fasse descendre Wendy. Il va de soi, que la seconde méthode était plus brutale et rapportait beaucoup plus de trophées de guerre à la turbulente demoiselle.

Turbulente ? Grands dieux, si jamais elle avait réellement été turbulente, Wendy s’était calmée depuis. Et d’ailleurs, tellement assagie, qu’à l’instant où nous parlons, elle n’en menait pas large. Et l’autre Poufsouffle non plus. Toutes les deux étaient donc maintenant prises dans des situations assez épineuses. L’une effrayée par le vide environnant, l’autre huée par les personnages des tableaux.

Adella avait carrément étonné, voir fait peur à Wendy. Elle avait pris sa défense, comme s’il s’agissait de quelqu’un cher à son cœur. Ou peut-être pas à ce point, mais au moins quelqu’un qu’elle apprécie beaucoup. Cela fit très plaisir à Wendy, qui admirait aussi le sens de la véracité que Adella avait manifesté quelques instants plus tôt, en assumant d’avoir une phobie. Wendy ne se sentait pas capable de s’affirmer autant, surtout face à ces personnages de tableaux, qui finalement, comme l’avait dit plus tôt sa nouvelle compagnie, ne méritaient pas qu’elle se fasse autant de mouron.

Wendy adressa donc un sourire un peu palot en guise de remerciement à sa sauveuse improvisée. Elle avait l’air d’avoir le caractère bien trempé, surtout quand on la poussait dans ses derniers retranchements. Wendy admirait les gens avec une force de caractère pareil, elle aimerait bien pouvoir se sentir aussi sûre d’elle dans ce lieu si neuf à ses yeux.

Les tableaux, à la suite de l’agacement prononcé d’Adella, avaient fait mine de se taire, mais chuchotaient encore. Sûrement des mauvaises choses encore, mais qu’importe. L’indienne était à présent libérée de son poids sur le cœur. C’est vrai quoi, à force de s’excuser, il fallait à un moment, qu’ils la laissent tranquille. Surtout qu’elle était sincère, et qu’elle était sûre que ça se lisait sur son visage.

Soudain, une idée traversa la caboche encore vide de notre immigrée. Si Adella avait à ce point peur du vide, comment pouvait-elle voler sur un balai ? Avait-elle jamais essayé ? Ou plutôt, est-ce que c’est cela qui lui avait donné ce sentiment irraisonné ? Dans ce cas, elle ne participerait jamais au match de Quidditch ! Wendy qui venait de découvrir ce phénomène fabuleux qu’elle n’avait osé imaginer qu’en rêve, venait de tomber des nues. Alors il y a des sorciers qui n’aiment pas voler en balai ? Remarque, tout le monde n’avait pas de chapeaux pointus à tout bout de champs, quoique tout le monde devait en avoir un dans son armoire, Wendy en aurait mis sa main à couper. Par contre, tout le monde n’avait pas de chat noir. Déjà celui que Charles avait offert à sa protégée était blanc, et elle en avait croisé des roux, des rayés, et même un sans poils. (Elle l’avait d’ailleurs plaint, et s’était jurée de lui tricoter un manteau pour le début de l’hiver).

« Merci de m’aider » avait commencé la jeune fille. « Mais je pense que je m’excuserai quand même jusqu’à ce qu’ils me pardonnent. J’ai pointé du doigt l’un des personnages. Il est là, c’est celui qui a crié plus fort que les autres, celui avec le manteau vert foncé, et le chapeau melon de la même couleur ? » Avait-elle expliqué. Elle avait alors raconté en détail sa découverte des tableaux, car comme elle l’avait précisé plus tôt, elle ne savait pas que ceux-ci étaient réels. Elle avait appris pour les tableaux en même temps que les photos, et dans son joyeux enthousiasme, avait fait l’amalgame entre les deux.

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