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 Tout débute où je le désire... [PV Léandrà puis libre]

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MessageSujet: Tout débute où je le désire... [PV Léandrà puis libre]   Tout débute où je le désire... [PV Léandrà puis libre] EmptyJeu 10 Avr - 11:00





Apophis plongea allégrement la main dans le pot, portant à sa bouche ce que cette dernière contenait. Un sourire contenté se peignit sur son visage de chérubin satisfait tandis qu'il mâchait, mâchait et mâchait encore -ses mâchoires croquant avec avidité les petits bonbons acidulés, ses joues trop étroites pour en contenir plus. Il se régalait et plus encore il était dans la boutique dont Léandrà parlait le plus clair de son temps. C'était d'ailleurs ici, s'il avait bon mémoire, qu'elle avait dû lui offrir ces fameuses friandises pour Noël. Cela devait bien faire un an.

Curieux 24 Décembre lorsqu'on y pensait. Des cadeaux échangés résultaient deux choses : la première, il s'était offert Lola et avait eu un fils. La seconde : il avait eu, en retour, la petite Léandrà qui, au bout du compte, avait fini par s'enfuir de chez lui à peine les festivités commencées.

Mais il comptait bien ne pas s'arrêter là, il comptait bien les prolonger. Car seul Apophis Sykes pouvait décider de quand et de comment ces choses-là pouvaient s'arrêter et si elles avaient une raison d'être ou non. Seul lui en était maître et il le resterait jusqu'à ce qu'il décide qu'il n'y avait plus d'intêret.

Il replongea sa main un peu plus profondément dans le bocal de bonbons. Il était presque vide à présent. Mais qu'importait ? Sa faim comptait ! Le reste était peu de choses...
Tout est peu de choses face à Apophis Sykes...
Le goût était délicieux, acidulé avec une arrière-saveur de pomme. Sykes avait toujours aimé ce parfum. Peut-être parce qu'il était là réminiscence d'anciens souvenirs ?

Il aurait pu vider le pot s'il en avait eu l'envie mais il s'abstint, le rangeant parmi les autres, devenu rond comme un ourson tombé sur un pot de miel. Il se pourlécha les babines (pouvait-on seulement parler dfe lèvres ?) et s'avança vers le comptoir tout aussi coloré que le reste de la boutique. Il avisa tout une coupe de chocogrenouilles et s'en saisit d'une dans sa paume. Chocolat au lait, douceur d'enfance. Il referma son poing, l'écrasa afin qu'elle ne puisse plus bouger et lui retira lentement les pattes tout en les dégustant, contemplant les vitrines.

Un Auror à l'image de sa confiserie et de son enseigne, qui s'en serait douté ? S'il avait un jour à ouvrir un commerce comme celui-ci il l'appelerait "Loony Blond" et se joindrait avec Léandrà afin d'en partager les bénéfices. Elle ferait les gâteaux, les friandises -toute sorte de friandises !- tandis qu'il se servirait dans la réserve. Oh oui ! Neron ne pourrait se retenir d'aller y faire un tour et il le laisserait ainsi emporter tout ce qu'il désirerait, des réglisses malices, en passant par de savoureux pudding sauteurs sans oublier le Greg's de Miss "je-suis-une-bombe-à-ressorts". Elle n'aurait pas son mot à dire : c'est SON fils !


Ohh c'était certain. Une vie rangée comme celle-ci serait amusante avec une Ladylys à ses petits soins. Juste pour se poiler il la demanderait en mariage, elle dirait oui, et lui ferait des gosses. Plein, plein de gosses ! Ne pas perdre son temps lorsque l'on doit assurer sa lignée, jamais. Elle devrait s'en occuper et lui, comme un bon tenancier, chiperait la nourriture dans les bocaux ou dans les coupes, voleraient sur les étagères et dévaliseraient les vitrines. Un peu comme il faisait maintenant. Par Junon, qu'il avait faim ! TRES faim ! Il était enceinte ou... ?

"CHERIE !!! AMENE-TOI !!" Gueula-t-il la bouche pleine, et dans un grognement satisfait il croqua une dernière chocogrenouilles, laissée mourrante avec deux pattes en moins.

"C'EST TON APOOOPHHIIISSS, hihihihihihihiiiii !".

Qu'allait-il prendre à présent, hm ? L'Auror balaya la pièce d'un regard puis s'arrêta soudain sur une énorme sucette de sucre d'orge dans les tons orangées. Il la prit et en défit l'emballage qu'il rangea dans la poche de son manteau, juste avant de déguster ce sublime délice. Hhmmm... parfum banane, l'un de ses préférés...

"J'AAATTEEENNSSSS !! Gyyaahahahahahahahaaa !".

En effet et, à ce jour, Sykes était d'une humeur assez extatique...
Allez savoir pourquoi !
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MessageSujet: Re: Tout débute où je le désire... [PV Léandrà puis libre]   Tout débute où je le désire... [PV Léandrà puis libre] EmptyJeu 10 Avr - 22:13







    " AUROR LADYLYS ! MONTE S'TEUPLAIT !"

    Leandrà, le visage dans ses mains, était derrière le comptoir du Pink Delirium. Le magasin était profondément mort aujourd'hui, qu'un seul client, et encore, il n'avait acheté qu'un G.I joe, histoire de goûter et surtout pour ne pas décevoir la jeune femme au visage dépité, heureuse d'avoir quelqu'un. De toute manière, c'était toujours les jours de vide ou c'était son tour de bosser dans le magasin. Joie. Elle poussa un très très long soupir, passa ses doigts dans sa frange, puis réussi non sans mal à s'extirper du haut tabouret ou elle était perché depuis plus de deux heures. D'une démarche mollassone, la Brune entreprit de monter les escaliers menant à leur appartement. Un à un, elle les gravi, sentant le poids de sa fatigue et de son ennuie lui lacérer le dos à chaque marche. Tout ça pour faire face à son amie, qui l'attendait la haut.


    - Mais quelle journée facultative, non mais j'te jure... Je m'ennuie ferme en bas.

    " Bah tu crois que c'est pour quoi que j't'ai fait monter, patate!"

    Son âme soeur lui fit un clin d'oeil, elle y répondit par un sourire. Son esprit était tiraillé par l'envie de s'étaler dans le fauteuil ou bien de redescendre, attendre des clients qui ne viendraient pas. Non mais honnêtement, c'était la foire aux hippogriffes ou quoi? Y avait personne, alors que généralement, le Pink D' était bondé! Bon bah, ça sera le fauteuil. Elle se jeta dessus, s'étalant de tout son long sous le regard amusé de Shupsuey. Très grande inspiration, se vider la tête.

    Ne plus penser à rien. Mais quand c'était le désert dans sa cervelle, deux personnes revenaient sans cesse. L'éternel Apophis tout d'abord. L'enflure par excellence, une vrai légende : l'homme le plus détesté du far west Ministère. Bah.. Leandrà l'aimant, ce déchet. Quel dommage. Il lui avait fait mal, il l'avait brisé, changé, mais il demeurait dans son coeur, il hantait ses rêves et ses pires cauchemars. Enfoiré.

    Il n'y avait pas si longtemps que ça, il était unique dans ses songes. Mais maintenant... Pouvait-elle en dire autant? Pas vraiment, non. Un autre homme qui y était entré sans que la Belle le veuille, sans qu'il ne le veuille non plus d'ailleurs. Un homme marié. Aaron Millers. Tiens, un Auror, encore, pour changer... Mais tellement diffèrent de l'autre. Nouveau soupir. La vie de Leandrà était un vrai bordel, et elle en avait pleinement conscience. Une chance qu'Atomic soit reviendu, sinon elle se serait très certainement foutu en l'air. Soupir. Elle ouvrit les yeux et planta son regard dans celui de Lilith.


    - Je devrais y retour...

    "CHERIE !!! AMENE-TOI !!" ... Les yeux de la Belle s'arrondirent sous la surprise, son amie de toujours observa sa moitié avec la même mine. Quelqu'un venait de brailler comme un putois dans le Plnk Delirium, à l'adresse d'une des filles. Elle connaissait cette voix.. Non... !

    "C'EST TON APOOOPHHIIISSS"

    ... Damnation. Une peur naissant dans son bas ventre, la rongeant avec une rapidité hallucinante. Cette phrase avait un peu le même effet que lorsqu'elle avait reçu un jet d'acide sur le bras -lui offrant une ma-gni-fi-que cicatrice- de la part de Sykes Senior. Paix en son âme. Hahem.Ses prunelles azurs tremblaient d'une certaine terreur, elle ne savait pas quoi faire. Le fils venait sûrement prendre son du : le corps de LadyLys. Elle s'était déjà étonné qu'il n'agisse pas avant. Il lui avait fallut du temps pour avaler et digérer le super mega gros râteau qu'il s'était pris alors qu'elle lui offrait tout. Merlin, Leandrà était dans la merde, une merde noire, une merde in-ter-na-tio-nale ! Elle allait s'en prendre plein la yeule. Joie.


    - Je... je je je.. Lilith !! Je fais quoi ???!! "J'AAATTEEENNSSSS !! "

    Elle n'avait pas le choix, il fallait qu'elle assume, qu'elle descende. Allé ma petite! Réveille la Gryffondor que tu est ! Courage! Courage... d'ailleurs, il lui en fallait pour affronter l'autre timbrer décoloré qu'elle aimait tant. D'un bond, elle se leva, direction le magasin, et un Sykes complètement.. bah .. complètement Sykes en fait...! Elle se retourna une derniere fois avant de franchir la première marche.


    - Atomic, je préfère que tu nous laisse seuls, pour le moment.

    Sans attendre une quelconque réponse ou une protestation digne de sa LiliS, elle entama la descente aux enfers, la ou Apophis jouerait le role de Satan. Le diable était drôlement sexy quand même... Quelques marches, encore. Elle pouvait sentir sa présence, Leandrà pouvait sentir cet homme. Elle avait un détecteur de Blond enfoncé dans la tête. Son coeur lui arrachait la poitrine, frappant comme un glandu contre la cage thoracique.

    Lentement fut devoilé pour le sorcier, une jeune femme qu'il connaissait, habiller à la normale. Quand je parle de normalité, c'est la normalité de Leandrà. Donc, un haut léopard, moulant ses formes, suivi d'un jean cigarette noir. Bref, normal. Son regard se leva, glissant de bas en haut sur le corps de l'Homme, et enfin, ses prunelles océans s'accrochèrent à celles limpides de Sykes. Sourire.


    - Ho, bonjour Apophis.Hm... Dois-je prendre l'habitude d'entendre le doux son de ta voix mélodieuse? Ou tu n'hurlera plus de la sorte la prochaine fois?

    Son sourire s'agrandi. Elle se moquait un peu de lui, certes.. Et c'était franchement pas le moment. Devons nous lui rappeler qu'elle allait finir en steak haché? Leandrà n'avait pas oublié en fait, c'était pour faire genre, pour tenter de se détendre. La jeune femme passa derrière le comptoir pour on-ne-sais quelle raison.

    - Alors, que me vaut le plaisir de ta visite?

    Elle entreprit de ranger nerveusement des papiers qui n'avaient pas lieu d'être rangé. Ses mains légèrement tremblantes n'étaient pas tout à faire précises. Les battements de son coeur n'avait pas ralenti, mais elle avait réussi à afficher sur son visage une mine calme, posée, tout le contraire de ce qu'elle ressentait. Elle avait envie de deux choses : l'embrasser avec passion, lui donner cette tendresse qui était accumulé en elle et que la Brune voulait donner. Ou bien encore, fuir. Par peur de ce qu'il allait arriver, ce qu'il allait faire, lui faire. Peut être un pétage de plomb en règle, qui sait?

    - Tu est venu te venger, hum?

    Son regard était revenu sur Sykes. Elle en était persuadé. Quoi d'autre? Serait-il venu jouer aux cartes? Aux billes? Aux échecs version sorcier?Ah... Peut être allait-il prendre la reine.. ? Non la j'ai fait un vieux sous entendu tout moche...

    - C'est la que j'dois dire " ça y est, tu as ravalé ton orgueil, Apophis?" . Si ce n'est pas le cas, tu peux repartir.

    Ferme. Et pourtant, avait-elle vraiment envie qu'il parte? Pas vraiment. Mais elle l'avait fuis pour cette raison, pourquoi craquer si il ne l'avait pas fait? ... En fait, c'était le bordel dans sa vie, à la tite LadyLys, mais aussi dans sa tête...
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MessageSujet: Re: Tout débute où je le désire... [PV Léandrà puis libre]   Tout débute où je le désire... [PV Léandrà puis libre] EmptyDim 13 Avr - 10:54

Et voici la reine du bal dan ses plus beaux atours, en harmonie avec sa boutique de bonbons, rose et tout aussi délurée que cet univers à travers lequel elle progressait.
La jeune femme s'approcha du comptoir, appréciant manifestement fort peu son irruption si soudaine dans un lieu qu'elle ne devait pas juger propice.

Apophis lui bailla un bref sourire en réponse à son accueil puis plongea sa grosse patte dans un bocal de malice réglisse, cherchant bien au fond afin d'en attraper le plus possible. Son poing s'écrasa sur les petites friandises pour éviter qu'elles ne le piquent. Lorsqu'il rouvrit sa paume c'est à peine si elles bougeaient encore, certaines s'apparentant plus à de la purée qu'autre chose.

Il les fourra dans sa bouche sur un sourire innocent de gamin contenté, à des années lumières de l'adulte qu'il était bel et bien. Les petits scorpions croquèrent sous sa dent, rendant bleue ses lèvres chargées de sucre, noircissant ses dents. L'Auror blond stoppa net sa mastication et offrit à la belle un regard des plus étonnés à la dernière riposte qu'elle lui fit. Elle aurait a moitié mâché ses mots sur une voix de poissonnière Irlandaise, ç'aurait été pareil...


"Moi ? Lança-t-il en finissant de mâcher un dernier réglisse, je suis orgueilleux ?".

Et l'éternel gamin qu'il était se mit à ricaner... mais pas comme à son habitude, pas comme on lui connaissait. C'était un ris plus doux, plus juste, plus clair, teinté d'une candeur éclatante et vive, belle dans ce qu'elle avait de pure et d'innocent. Qui aurait pu dire à cet instant-même que la personne qui venait de brailler dans toute la boutique était le jeune homme qui se tenait devant Léandrà. Il s'accouda au comptoir, raccourcissant la distance, et son expression sage fut frappée par une certaine insolence.

"Dis-moi, soeurette, faudrait réviser tes classiques ! Lorsqu'un mâle se donne à une jeune et jolie demoiselle, ce n'est pas par orgueil, ni même par galanterie, ni parce qu'il cherche à se prouver quelque chose, non.
C'est par pur sacrifice : donner une partie de moi et pas forcément dans l'attente d'un retour. Offrir un petit peu de ce que j'ai à t'apporter !".


Et son nez s'était rapprochés du sien, n'étant plus qu'à quelques centimètres.

"Mais ça, c'est un élément absolument inconcevable venant de ma part, n'est-ce pas ?
Laisse-moi te dire que tu ne me connais que très mal, Léandrà...".


Et ses prunelles trop claires, trop blanches, se raccrochèrent à celles, électriques et vives, de l'Auror Ladylys. Il resta un instant à la contempler, son affreux visage de diablotin transcendé par des traits calmes et apaisés, loins de ceux tordus et crispés qu'il avait à offrir sur ses horribles et éternelles grimaces de dément, d'enfant maudit. Sykes était, ce jour, tout ce qu'il y avait de plus angélique et dans le plus beau sens du terme.

Il respirait la candeur et, malgré ses cheveux en piques et décolorés, malgré ses vêtements noirs et lourds suggérant agressivité aussi bien que mauvaise foi, il se dégageait de l'ensemble une certaine lumière qui tâchait de percer à travers l'épais tunnel qui englobait son âme toute entière. Oui, autrefois, lorsqu'il avait été plus jeune, il avait dû être beau... Et son sourire ne vint que définir un peu plus cet aspect, faisant scintiller ses grands yeux de mille étoiles.


"J'avais des choses à te proposer mais t'es peut-être trop occupée pour ça !

Moi je perds jamais espoir de voir quelque chose aboutir entre nous, Léandrà... mais je m'amuserai pas à te courir après si jamais ça t'ennuie !".


Il leva sa main, détaillant l'espace d'un instant le visage de la jeune femme, puis y coula tout doucement la pointe de son index le long de sa tempe, de sa joue, observant avec intérêt et minutie, comme l'on contemple un tableau, les détails des traits fins et aigus de sa compagne. Sa caresse se fit plus pressante et il écarta les doigts, glissant sa paume le long de son menton pour revenir à sa joue arrondie encore par l'enfance.

Son toucher était ferme -présence masculine- mais à la fois attentive comme de crainte que sa grosse patte ne vienne à défigurer l'ensemble de la toile trop précieuse et trop belle pour celles qui avaient eu l'habitude de cogner et de briser. Apophis reprit d'un ton bas, suave :


"Je voulais t'emmener te balader au Chemin de Traverse car j'avais une idée en tête. Tu peux refuser, si ça te chante je ne te force pas.

Sache juste que cela me ferait plaisir que de marcher à tes côtés...".


Et ses prunelles se baissèrent dans ce qui sembla ête l'attente d'une réponse ; mais ce ne fut pas le cas. L'Auror venait de fourrer la main dans la poche de son manteau, en tirant une bourse de velour noir. Les cordelettes dorées se défirent sur une simple pichenette de sa part et 20 Gallions sortirent immédiatement, s'élevant dans les airs et à hauteur de leurs visages.

"Cela... suffira pour ma consommation ?", ajouta-t-il sur une grimace contrie.
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MessageSujet: Re: Tout débute où je le désire... [PV Léandrà puis libre]   Tout débute où je le désire... [PV Léandrà puis libre] EmptyMar 15 Avr - 23:28







    Oui oui, lui, était orgueilleux. Apophis Sykes était orgueilleux. Rien de nouveau jusqu'à la. Cela vous choque vous? Pas moi. Leandrà décida enfin que les feuilles inutiles étaient assez bien empilées, et elle entreprit de jouer avec ses doigts, nerveusement, sans quitter le blond des yeux. Il rit, encore. Mais un rire diffèrent. Bon sang, qu'est-ce qu'il avait le bon vieux Sykes? Une overdose de Greg's? Il s'était approché d'elle, s'accoudant au comptoir. La distance lui fit soudainement peur. Quand il était en colère, la Brune savait à quoi s'attendre, mais la... Il était si étrange, si ... Pas Apophis !

    C'était quoi encore ce blabla? Si ce n'était ni par orgueil, ni par galanterie et encore moins pour se prouver quelque chose, c'était quoi? Sacrifice? La bonne blague. Et il croyait franchement que LadyLys allait y croire ne serait-ce qu'une seconde?

    Les deux visages étaient presque collés l'un à l'autre. Sa respiration se fit plus rapide, moins contrôlée. Elle le contemplait, cet homme qu'elle aimait. Trop d'ailleurs. Son coeur lui hurlait toutes sortes de choses entre "embrasse le !" à du "explose lui sa tronche!"... Tellement y en avait cela lui donnait le vertige.

    Ses paroles étaient de plus en plus étrange. "Entre nous"... Elle croyait rêver. Avait-il l'espoir qu'une relation naisse entre eux deux?? Ses sourcils se froncèrent, un peu. Leandrà rêvait de cela, mais savait ceci impossible, impensable. Et pourtant... Qu'avait-il nom d'une chouette?!


    - T'es pas sérieux?

    La main d'Apophis se posa sur sa joue, à ce contact, la Belle ferma les yeux. Cette caresse avait quelque chose d'étrange. Une vague de chaleur vint se propager dans son ventre. Du désir? Possible. Mélange à une peur .. Celle qu'il pète un plomb à n'importe quel moment. Par Merlin pourquoi était elle tombé amoureuse d'un mec aussi compliqué et imprévisible! Sa vie était déjà un vrai merdier, pas la peine d'en rajouter avec une relation impossible! Saleté de Cupidon! Il aurait pas pu rater Leandrà quand il a tiré sa flèche? A mort Cupidon...

    - Euh... ben...

    Elle était sans voix face à ses paroles. Il comptait vraiment s'afficher avec Leandrà LadyLys?? Godric! Qu'avait-il sniffé ce matin? Du atomic en poudre? Moé, peut être... Ben, pourquoi pas essayer? C'était mieux que si ils étaient dans une chambre, tout les deux.. Enfin non, ça aussi c'était alléchant... Mais plus prudent d'aller sur le Chemin de Traverse... quoi qu'il y avait un tas de petites ruelles sombres.. Rah Leandrà pourquoi tu pense toujours à ça !!

    La Belle n'eut pas le temps d'accepter qu'Apophis sortie une bourse noire. C'était quoi ça encore? ... Vingt gallions? C'était franchement trop, quoi qu'il ai pu dévorer. D'un geste lent, elle les attrapa et fit le tour du comptoir, pour se retrouver face à Sykes. D'une main tremblante, elle prit celle de l'Auror, et posa son autre main dans le creux de celle-ci, lui rendant son or. Ses prunelles se plantèrent dans les siennes, un regard d'incompréhension. Elle ne le reconnaissait pas, et pourtant... Elle ne le détestait pas ainsi, bien au contraire. Léger sourire. Non... Leandrà n'allait pas recommencer... Pas après avoir lutté contre elle même!


    - Gardes-les, va... Nous dirons que c'était une dégustation gratuite.

    Sans s'écarter de lui, sans lâcher sa main qu'elle garda entre les siennes, légèrement moites. Elle était la, devant lui qui la dominait de toute sa hauteur. La voilà encore soumise à lui par sa posture... il fallait qu'elle se prenne des claques pour qu'elle se rende compte qu'elle en devenait presque ridicule.

    - Quel était ton idée? Qu'importe ce que c'est, j'accepte.

    Sans attendre une quelconque réponse de sa part, la jeune femme s'écarta de lui pour se diriger vers les escaliers. Elle entama la monté, avant de se retourner.

    - Bouges pas, je reviens.

    Elle se hâta de gravir les dernières marches, pour atterrir sur une Lilith apparemment absorbé à l'écoutation de ce qu'il se passait en bas. Bien evidemment, elle la frappa de plein fouet, manquant tomber en arrière et finir en roulé-boulé aux pieds d'Apo. Une chance qu'elle se soit rattrapée.

    - J'présume que t'a pas perdu une miette de ce qu'il s'est passé en bas? Grand sourire. Bon, tu peux garder le magasin steuplait? Et ne pose pas de question steeeeeeuplait ! Elle lui fit un gros gros câlin. Hooo merciiii.

    Et redescendit avant qu'Atomic eut le temps de dire quoi que ce soit. Et voilà les bonnes résolutions du genre "ne pas craquer face à Apo' " venaient de partir en fumer, en moins de deux minutes. A croire que le Blond avait le don pour ça... Nondidiou si un jour je croise cet empaffé d'Cupidon, j'vous jure que je l'etrange ! Pardon, la narratrice que je suis s'emporte.

    Bref, la Brune revint aux cotés d'Apophis, une boule s'était formé dans son ventre, lui plombant l'estomac. Stresse? Possible... Leandrà venait d'accepter de partir avec Lui, elle ne savait ou, faire elle ne savait quoi
    .

    - Je te suis.
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MessageSujet: Re: Tout débute où je le désire... [PV Léandrà puis libre]   Tout débute où je le désire... [PV Léandrà puis libre] EmptyMer 18 Juin - 17:32

"Je te suis".

Et son sourire s'élargit. C'était là tout ce qu'il attendait, qu'elle le suive. L'ange aux cheveux blonds courba gracieusement la tête en un merci et lui offrit son bras afin qu'elle s'en saisisse. Sans plus attendre, il se mit en quête de sortir d'ici... au cas où l'écureuil rose et déjanté qui lui servait de copine viendrait à se manifester. Il n'était pas dans les habitudes d'un Sykes de trop traîner avec ces gens-là... Soit.

Il poussa la porte du paradis des bonbons fluorescents pour pénétrer dans la rue vivante et accueillante du Chemin de Traverse. Tant d'émoi aujourd'hui ! A croire que les ruelles commerçantes s'étaient transformées en véritables fourmilières. Quoiqu'il en soit, Apophis ne tenait pas à rester là plus longtemps. Son plan était clair, précis dans son esprit et il n'avait plus qu'à marcher, oui, marcher pour venir à ce qu'il aboutisse.

Ainsi pressait-il le pas à travers les allées, bousculant quelques personnes au passage sans trop prendre garde, pressant entre ses longs doigts le petit poignet de la belle qui devait le suivre bon gré mal gré. C'était jour de soldes aujourd'hui et un jour d'été. Les vacances étaient au rendez-vous ! Tout avait un parfum de liberté sous ce chaud soleil déjà haut dans le ciel. Tout ceci était entêtant, donnant bien des envies d'ailleurs.

S'échapper, oui, s'échapper... pour un court instant seulement. Se délivrer des tracas quotidien et du collier trop serré qui vous ramène sans cesse à la niche et à vos maîtres. N'être plus la proie, préférer l'évasion !

Mais la jolie petite Léandrà ne devait pas songer à tout cela tandis qu'elle marchait derrière lui en essayant d'éviter les passants courroucés et pressés. Peut-être se demandait-elle où ils allaient encore vagabonder tous les deux ? Vers quel coin sordide Sykes allait encore la traîner ?

Non, plus d'Allée des Embrumes pour le moment...

Apophis tourna à l'angle d'une librairie et se faufila à travers une petite ruelle qui montait doucement en des immeubles et échoppes serrés et tordus. La plupart d'entre elles étaient des animaleries tandis que d'autre s'avéraient être des magasins d'occasion. Bon nombre d'élèves de Poudlard y faisaient d'ailleurs leur course de rentrée scolaire. Sykes, lui, connaissait bien cet endroit... pour n'y avoir jamais mis les pieds et s'être toujours moqué des pauvres infortunés bien trop pauvres pour se rendre là où il avait l'intention d'aller.

Un nouveau virage vers la gauche et, ça y est, ils y étaient !
Le coeur même du Chemin de Traverse tel qu'il l'avait toujours connu ! La rue qui abritait Gringotts.

Nombre de passants allaient et venaient mais tous étaient, bien sûr, bien trop occupés pour seulement leur accorder un regard. Beaucoup semblaient être des sorciers et sorcières importants -comme si tout le hall du Ministère s'était téléporté ici- et vaquaient à leurs occupations, courrant vers les uns ou vers les autres, agitant des papiers par-dessus leur tête, allant de boutiques en boutiques pour finalement se rendre essentiellement à Gringotts, véritable coeur de toute cette agitation.

Rien de bien particulier en fin de compte... les alentours de la banque avaient toujours été baignés d'une extraordinaire effervescence. La main d'Apophis glissa lentement dans celle de Léandrà.


"C'est pas franchement une promenade de santé que je te propose, soeurette, ni même une véritable balade en amoureux...

Mais laisse-moi t'emmener dans un endroit que tu n'es pas prête d'oublier".


Il avait tourné sa tête vers elle et lui avait parlé droit dans les yeux pour être certain qu'elle comprenne qu'une fois de plus il n'y avait d'autre choix.
Sykes passa son bras par-dessus les épaules de la jeune Auror et pressa un peu plus le pas -géant protecteur dont le long manteau noir figurait des ailes de corbeau. Il la resserra un peu plus contre lui dans un geste protecteur et comme s'il essayait de se défendre d'une éventuelle attaque.

Un regard par-dessus son épaule et il prit à nouveau à droite, atterrissant dans une large rue passante et filant droit vers un horizon incertain, encore bondé de monde. Si Léandrà était un tant soit peu coquette elle aurait pu reconnaître cet endroit... C'était la rue Hellington, du nom d'un très prestigieux magasin de robe de sorcières haute couture. Son propriétaire était d'ailleurs connu pour faire des défilés dans le monde entier.

Sykes passa la fameuse boutique sans même s'arrêter et, finalement, naviguant à travers les vieilles pies endimenchées, s'arrêta devant un immeuble aux moulures d'albâtre et d'or, taillé à même la pierre dont l'enseigne incrustée de pierreries criait haut et fort "Maxime Rocaille - Artisan de Père en Fils depuis 1560".

Rocaille était aussi connu qu'Hellington -sauf que lui n'avait pas eu droit à son nom sur une pancarte de rue... ce qui le faisait enrager d'ailleurs. Toujours était-il qu'il était de loin le meilleur joaillier de tout le Londres sorcier ! et qu'il soit balancé dans la Tamise celui qui doutait de ses talents d'enchanteurs et d'artiste !

Les portes de Rocaille étaient faites dans un crystal presqu'aussi pur que du diamant. Lorsque Sykes voulut y pénétrer elles s'ouvrirent sur leur passage révélant ainsi à leurs yeux une salle aussi gigantesque que splendide, taillée elle aussi dans l'albâtre et incrusté de pierres précieuses multicolores. Certaines brillaient même d'un puissant éclat, si vif qu'il était difficile de les regarder plus que quelques secondes.

Une jeune femme rousse s'approcha des nouveaux venus et les salua bien bas. Elle devait porter le dernier tailleur Hellington tant elle était élégante et elle s'empressa de se présenter ainsi que de leur serrer la main.


"Miranda Swelling, heureuse de vous rencontrer Mademoiselle Ladylys. -elle s'était tournée vers Sykes, s'inclinant légèrement- Monsieur Sykes".

Et il avait fait de même.

"Mademoiselle Swelling".

La jeune femme marqua une légère pause le temps que ses nouveaux clients prennent leurs repères. Elle avait l'habitude d'agir ainsi et c'est d'ialleurs toujours ce que Maxime Rocaille, son patron, lui avait conseillé de faire : les gens, éblouis par la beauté de l'endroit, ont besoin de temps afin de reprendre leurs esprits. Il s'en gaussait d'ailleurs et s'amusait à dire que sa seule boutique était plus efficace qu'un sort de confusion.

Miranda leur adressa un nouveau sourire puis en revint à l'Auror blond, croisant les mains devant elle dans une posture droite et élégante.


"Monsieur Rocaille n'a pas encore terminé sa confection. Cela lui a demandé beaucoup de travail et il s'excuse lui-même que...".

"Dans combien de temps seront-ils prêts ?".

Là il semblait bien que la jeune vendeuse fut dans une impasse. Elle bredouilla quelques explications, peu sûre d'elle, mais reprit rapidement consistance en comprenant que Sykes voulait atteindre l'arrière boutique par le comptoir.

"Vous ne pouvez pas y aller, Monsieur. C'est une zone privée...".

"Et si je vous dis que la chose ne peut attendre, vous me répondez quoi ?".

"Que ceci ne change rien à l'affaire. S'il vous plaît, soyez patient ! Il n'en a plus que pour quelques minutes et...".

"Quelques minutes. Lança-t-il à Léandrà, tu crois que ça pourra attendre quelques minutes, chérie ?".

Il n'attendit pas sa réponse et ajouta à l'intention de la vendeuse :

"Si vous me garantissez qu'il sera là avec sa confection dans moins de cinq minutes je n'ouvrirai pas la porte de son atelier. En revanche, si cela prend plus de temps, je l'ouvrirai. C'est clair ?".

Elle sembla hésiter, se dandinant d'un pied sur l'autre tandis qu'il rapprochait sa main de la poignée.
Il serait prêt à le faire, elle le jurait. Il serait prêt à le faire !


"C'est clair ?".

"Monsieur Sykes, je...".

Il arqua un sourcil insistant. Miranda poussa un profond soupir.

"Très bien. Je vais lui dire que ces choses-là ne peuvent plus attendre et qu'il vous les faut le plus rapidement possible".

"Merci".

"Mais seulement si vous vous dégagez de cette porte !".

Sykes releva les mains au moment où elle se dirigeait vers lui d'un pas décidé. Elle se saisit de la poignée de marbre conduisant à l'atelier du maître joaillier non sans adresser un regard vif à l'Auror.

"Cinq minutes, pas une de plus".

Et elle disparut, refermant énergiquement derrière elle. La porte en marbre massif claqua ferme et fit sursauter quelques clients venus pour admirer les superbes colliers, bracelets et montures exquises d'or et d'argent dont les prix alignaient toujours près de trois ou quatre zéros -pas un de moins.

Apophis fit volte-face et observa Léandrà un bref instant. Préférant garder le silence, il haussa les épaules et vint se tenir à ses côtés, sans oublier de pousser un soupir agacé et sifflant.

Elle devait se demander pourquoi elle se trouvait là, au milieu de toute cette débauche clinquante de bijoux, véritable parallèle de couleurs à sa petite boutique de bonbons. Elle devait songer qu'elle était folle de l'avoir suivi et Apophis se plaisait à imaginer dans quel état elle devait être, surprise et interdite, avec mille et une questions brûlant ses lèvres et auxquelles il ne répondrait pas.

Non, elle finirait par voir par elle-même.

Rocaille ne tarderait pas à arriver...
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MessageSujet: Re: Tout débute où je le désire... [PV Léandrà puis libre]   Tout débute où je le désire... [PV Léandrà puis libre] EmptyVen 20 Juin - 16:23

«La... Je réalise, que tu me fais mal.
Mais que j'adore ça.»

    





    Et elle avait raison d'avoir stressé, elle était limite entrain de courir pour pouvoir suivre Apophis. Leandrà se posait pas mal de questions, sur le lieu ou ils allaient, et pourquoi. Une trentaine de boutiques et une cinquantaine de personnes poussées après, les voilà face à Gringotts. C'était la, ou il voulait le mener? La main de Sykes delivra le poignet de la Belle, pour mieux se glisser dans la sienne.

    Il parla enfin, ses prunelles accrochées dans celles de la jeune femme. Mouais, il n'avait pas besoin de lui preciser, elle avait compris que cela n'allait pas être très... romantique. M'enfin bon, romantisme et Apophis, cela allait-il vraiment ensemble? Son bras passa sur les épaules de la Brune, et la serra un peu plus contre son corps. La protection, c'était déjà un peu plus le rayon du Blond. Mais la proteger de quoi?

    Changement de direction, non apparement, la destination, ce n'était pas la Banque des Sorciers. Mais, Merlin, ou l'ammenait-elle? Et la vue d'une très grande allée, ses yeux s'ecarquillèrent. Qu'est-ce qu'ils foutaient dans cette rue puant le luxe? Leandrà connaissait ces magasins pour y être allé maintes et maintes fois avec Lilith. Elles n'étaient pas du genre à claquer de l'or dans n'importe quel truc du moment que cela était une marque, mais un peu de temps temps, c'était leur pêché mignon.

    Et voici leur destination : LE joaillier par excellence, LE luxe à l'état pur. La jouissance pour les yeux, un regale pour l'imagination, de voir tout ces bijoux. Mais aussi la plus grande des frustrations de se dire que jamais on aura assez de Gallions pour s'acheter le bijou de ses rêves. La Brune n'était pas des femmes à porter des colliers clinquants ou autres gros diamants, mais il fallait avouer que certaines choses la faisait rêver.

    Ils venaient d'entrer, et cela ne manqua pas, les yeux de Leandrà ne savaient ou se poser, tant tout était brillant, beau, mais agressif pour la rétine, et le moral. Une femme vint à leur rencontre, et sorti LadyLys de sa rêverie. Celle ci s'inclina -une première pour la Brune- et leur serra la main.


    - Heu... Enchantée.

    Comment cette femme connaissait-elle son nom? C'était ecrit sur son front ou quoi? La Belle lança un regard interrogateur à Apophis, qui ne semblait pas le remarquer. Echange de paroles et la, Leandrà se sentait comme une grosse tache parmi eux. Miss Swelling était ravissante, elle, était habillée comme d'habitude, une jean slim noir, un haut turquoise aux dessins assez représentatif de sa personnalité. Une grosse tache dans un beau tableau, voilà ce qu'elle était, et d'un coup, l'Auror se sentit mal à l'aise. Le pire la dedans, c'est qu'elle ne savait pas ce qu'elle foutait la, et surtout, elle ne savait pas ce qu'il voulait, Sykes.

    Les deux personnes semblaient lancé dans une joute verbale, et connaissant Apophis, Pink savait qui allait la gagner.


    "Quelques minutes... Tu crois que ça pourra attendre quelques minutes, chérie ?"

    Hein? Il s'adressait à elle la? La jeune femme fut completement destabilisée. Elle s'en savait fichtre rien, et le Blond devait s'y attendre, car il ne voulait pas sa réponse pour continuer. La Brune était la, les sourcils froncés, ignorant à présent tout les bijoux étalés de parts et d'autres. Leandrà essayait de comprendre, de faire le tri, mais non, rien , quedal, ne lui venait à l'esprit. Elle sursauta quand la porte fut claquée, et observa attentivement Apophis quand il se retourna vers elle.

    M'sieur haussa les épaules, poussa un long soupir avant de se remettre aux côtés de la sorciere. Elle savait parfaitement que quelque soit sa question, il n'allait pas répondre, laissant planer doutes et suspens. Mais merde, elle avait le droit de savoir dans quoi elle était encore embarquée?


    - Hm.. Apophis?

    Bah.. Qui ne tente rien n'a rien , n'est pas?

    - Je sais bien que tu ne vas pas me répondre, ou alors me sortir une tirade totalement hors sujet, mais pourais-je savoir pourquoi nous sommes la?

    Elle ne lui laissa pas le temps de répondre, levant alors le visage vers le sien, plantant ses prunelles océans dans celles pas si differentes de Leandrà. Un leger sourire se peind sur son visage, et elle repris.

    - Non pas que faire du shoping avec toi me dérange, mais sache que ce n'est pas le genre de boutique que je fréquente generalement.

    Attendre? C'était un vrai supplice pour LadyLys. Et cinq minutes, c'était trop pour elle!

    - Allez! J'voudrais juste savoir pourquoi tu étais prêt à defoncer cette porte, au lieu d'attendre sagement...

    Sagement, comme si cela allait avec Sykes. Quelle antithèse! Son regard se fit suppliant, et la porte s'ouvrit à la volée, faisant une fois de plus sursauter la Brune. Moment de vérité...
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MessageSujet: Re: Tout débute où je le désire... [PV Léandrà puis libre]   Tout débute où je le désire... [PV Léandrà puis libre] EmptySam 28 Juin - 9:13

Rocaille, le joaillier, en personne. C'était un petit être chétif, sans grand intérêt lorsqu'on le voyait de loin et pourtant possédant des doigts d'or. Il avait, juché sur son nez empâté par les années, de petites lunettes rondes qui, à la réflexion de la lumière, faisait disparaître son regard.

De loin et courbé comme il était on eut dit le professeur fou d'un de ces vieux films d'horreur -genre de personnage qui fait irruption derrière votre dos sans crier gare ou encore dans le bruissement d'un éclair.

Il tenait entre ses mains dévorées par la vieillesse, enkilosées et tremblantes ce pourquoi Apophis avait tant insisté. Les yeux de chat de l'Auror se fixèrent sur le petit coffret plat et un sourire ne se fit pas attendre. Il s'avança d'un pas royal :


"Maître Rocaille. Pardonnez-moi d'avoir voulu vous presser".

Le vieil homme hocha docilement la tête. Il avait un visage plutôt doux et avenant pour un représentant de la famille de Frankenstein. Il adressa même un sourire en guise de salut à la jeune demoiselle et souffla un bref "ce n'est rien" aux excuses de Sykes.

Le jeune homme, quant à lui, ouvrit les mains dans l'intention de recevoir son offrande. Ses lèvres s'élargirent et son rictus devint plus inquiétant encore -ombre gigantesque qui, à présent, englobait le petit corps tout frêle du vieillard comme s'il s'apprêtait à lui faire passer les derniers plus sales quart d'heure de sa vie. L'intimidant Auror eut finalement le dernier mot et c'est presque à contre-coeur que l'homme se défit de son bien.

Sykes tourna les talons. A présent c'était sur elle que son regard se dirigeait.


"Je ne suis pas sûr, Auror Sykes, qu'une telle création soit un bien fondé, osa le joaillier, vous devriez y réfléchir à deux fois...".

"Si vous l'avez crée, je suppose que ce n'est pas afin de nuire, je me trompe ?".

L'homme ne répondit rien et lui lança un bref regard juste avant de baisser les yeux. Son silence en disait long et, au moment où Apophis arriva à la hauteur de sa jeune amie, Rocaille releva subitement la tête vers elle.

C'était étrange mais, au-delà de ses carreaux de lunettes, ses iris ternies par le temps semblaient lui lançer un message des plus alarmants. La main du jeune homme glissa alors le long de la joue de la jeune femme, attirant son attention.


"Léandrà...

Il y a parfois, dans la vie, des besoins impériaux que l'on se doit de satisfaire. Il y a parfois des envies que l'on ne peut répulser et des désirs que l'on ne parvient pas à garder pour soi.

Mais soit, ma décision est prise. Et qu'importe ce que tu pourras en dire, et qu'importe ce que l'on en dira -il jeta un bref regard par-dessus son épaule- cela ne la changera en rien.

Léandrà Ladylys, avec tout... -il se retint de rire- l'amour qu'il m'est permis de te porter...

SOIS A MOI !!".


Et, à cet instant, le coffret s'ouvrit brusquement laissant échapper une lumière rouge et profonde, quasiment aveuglante tant elle était brillante. Son halo innonda la boutique, se reflétant sur les milles et une pierreries qui lui rendirent en des milliards d'éclats son incroyable couleur. Le visage d'Apophis était lui-même éclaboussé par cette lueur sanguine tandis que ses deux pupilles claires s'éclairaient soudain alors qu'il levait le voile sur...

Deux anneaux. Deux anneaux similaires -dont un était plus grand que l'autre- scintillant d'un or parfait constellé de pierres rouges... d'un rouge sanglant.
Apophis s'empara des deux bagues et les leva à sa hauteur pour lui permettre de mieux les voir. De son côté le vieillard restait parfaitement immobile, comme si l'on avait pointé sur lui des baguettes imaginaires.


"Ces anneaux, ma chère amie, sont le témoignage dans ma considération à votre égard ; considération qui ne connait nulles limites !

Si bien que leur créateur, Monsieur Rocaille ici présent, a eu l'excellente idée de les appeler les "Gardiens". C'est magnifique ! Il m'en a montré le procédé il n'y a pas si longtemps... tendez votre main -il s'en saisit brusquement-... voila et... non, ne commencez pas à avoir peur, c'est héhé, c'est juste une bague, quoi !".


"Si vous arrêtiez avec vos enfantillages, Auror Sykes. Votre compagne ne semble pas très consentante !".

"Si elle l'est !! S'écria l'autre dans un élan de folie, elle l'est !

Maintenant, chérie, montre-moi ton anulaire...".


Il plia tous les autres doigts de ses grosses mains bourrues afin de les bloquer et faire en sorte que Ladylys ne puisse se défaire de l'emprise qu'il avait sur elle. Ses yeux de requin croisèrent un instant ceux de la jeune femme. Il sourit.

"Je sais. C'est pas franchement ce que j'ai l'habitude de demander mais, tu vas voir, ça va être poilant !".

"Ne faites pas cela, Auror Sykes. J'annule ma commande et vous rembourse, s'il vous plaît !".

"C'est trop taaarrrdd !! Gnéhéhéhéhéhhééé !!".

Et il s'empara de la première bague, la plus petite. Ses reflets carmin irradiaient ses doigts tandis qu'il approchait lentement le bijoux de la main de sa... promise. Il lui décocha un clin d'oeil.

"Un peu de cérémonie, ça n'a jamais fait de mal à personne, hein ? J'te la fais courte !

Mademoiselle Léandrà Ladylys ici présente, acceptez-vous de prendre pour légitime époux Apophis Sykes ici présent, de le chérir, de l'aimer, de le cajopler, d'exécuter ses moindres désirs... ah ! petites parenthèses au règlement... et de l'aider dans la diversité et la m***e la plus noire jusqu'à ce que la mort vous sépare !

J'réponds pour toi !

"Oui, je le veux",
couina-t-il du coin de la bouche.

Bien !

Et maintenant, Monsieur Apophis Sykes, désirez-vous prendre pour légitime épouse Mademoiselle Léandrà Ladylys et bla bla bla et bla bla bla...

Oui ! Je le veux !".


Il laissa échapper un gloussement bête puis, entraîné par sa verve, reprit d'un ton triomphal :

"Vous êtes maintenant mari et femme !!".

Et il coinça l'anneau sur le doigt de la malheureuse, ce dernier projetant une lumière encore plus vive et plus belle au contact de la peau. Les petits rubis scintillaient de tous leurs éclats tandis que l'or miroitant s'allumait d'un halo doré -aurore boréale spectaculaire qui commençait à roussir leurs chairs.

Sykes avait placé le sien également et gardait la main à hauteur de son visage et les doigts écartés pour qu'ils soient tous témoin. Son sourire désabusé et mesquin prenant d'étranges reflets sous les ombres de ces couleurs crépusculaires.


"Si je meurs... tu meurs...

Si je souffre... tu souffres...

Si je suis malade à en vomir, tu seras malade à en vomir !

Si je finis paralysé, tu finiras paralysée !

Si je tombe dans le coma, tu tomberas dans le coma !

Nos moindres douleurs, physiques comme morales, seront partagées. C'est pour cela que Rocaille a crée ces alliances : pour permettre aux jeunes couples de surmonter ensemble, bon gré, mal gré leurs tracas quotidiens et prendre soin l'un de l'autre.

Seulement, moi, je préfère en faire une toute autre utilisation...".


Il eut un ricanement sinistre. Cela avait été plus fort que lui ! Il n'avait su le contrôler vraiment !

Le pauvre Rocaille que les remords accablaient s'avança près de Léandrà et dit d'une voix contrise :


"Mademoiselle, cela marche aussi dans les deux sens".

"Ohh bien joué ! Bravo !!! Maintenant elle va le prendre pour argent comptant, raaahh !

Au fait, ma douce, regarde !".


Et il tira sur la bague afin qu'elle s'échappe de son doigt. L'anneau resta en place malgré tous ses efforts.

"Il est encré dans ta chair. Pour l'enlever faudra que tu t'arraches un doigt !

Mais, tu pourras toujours te l'arracher, mon ange ! Je m'en fous de perdre des doigts, moi ! Hihihihihii-hahahahahahahahaaaaaaaaaa !!!".


"Madame... Madame Sykes ! S'exclama-t-il soudain,

Madame Apophis Sykes !".


Il lui décocha un clin d'oeil cinglé.

T'as vu, ma belle, j'ai voulu te forcer en rien !

Hihihihihhihihahahahahahahahahahahahahaaaaaaaa !!!".
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MessageSujet: Re: Tout débute où je le désire... [PV Léandrà puis libre]   Tout débute où je le désire... [PV Léandrà puis libre] EmptySam 28 Juin - 22:26

«Si c'est ton jeu
Détruis moi»






    Évidement, il ne se donna même pas la peine de la remballer, rien. Et puis il n'aurait pas eut le temps parce que la porte fut ouverte, laissant place à un petit homme tenant un coffret dans ses mains. Certainement ceux pour quoi ils étaient la. Leandrà n'en avait que faire de ce qu'il y avait à l'intérieur, ce n'était pas son problème. Elle acquiessa un sourire en réponse à celui du joaillier.

    Il y eut une véritable joute du regard entre les deux hommes, et la jeune femme ne se sentait pas du tout concerné, jusqu'au moment ou Apophis tourna les talons, le regard braqué sur elle.


"Je ne suis pas sûr, Auror Sykes, qu'une telle création soit un bien fondé, vous devriez y réfléchir à deux fois..."


    Gnuh? Dans quoi Sykes s'était-il lancé encore? Et puis bon , réfléchir n'était certainement pas le bon terme. Deux fois.. mouais, il aurait fallu qu'il y réfléchisse au moins une fois! Rocaille baissa la tête, résigné, mais la releva vivement une fois le Sorcier aux côtés de la Brune. Elle essayait de traduire le regard du vieillard, sans pourtant en déceler le sens, ou même la raison. Et son analyse fut brisée par la main d'Apophis, glissant lentement le long de sa joue pale. Ses prunelles emplies de questions se plantèrent dans les siennes, et elle se mis à écouter le Blond.


"Léandrà Ladylys, avec tout... -il se retint de rire- l'amour qu'il m'est permis de te porter...

SOIS A MOI !!"


    Son coeur, sa vie, le temps, tout semblait s'arrêter brusquement. C'était.. c'était... une demande en mariage?! Apophis Sykes demander à Leandrà LadyLys, son parfait opposé, en mariage? C'était une blague, elle allait se réveiller, hein ?! Le coffret en question s'ouvrit, et les soudains éclats rougeâtres l'aveugla un instant. Et non, ce n'était pas une blague, dans ce coffret, deux anneaux, presque identiques, brillants et sublimes.

    La Brune ne savait quoi dire, la bouche légèrement entrouverte, les yeux écarquillés face à cette scène plus qu'iréel. Elle était juste la, spectatrice et immobile. Mais elle fut sorti de sa léthargie quand Apophis lui attrapa vivement la main. Nouveau regard interrogateur, les sourcils froncés. Non elle n'avait pas peur, il avait raison, ce n'était qu'une bague. Elle était juste... déconcerté par la brutalité dont il avait fait preuve.


"Si vous arrêtiez avec vos enfantillages, Auror Sykes. Votre compagne ne semble pas très consentante !"


    Ouais c'est vrai qu'à en juger par la tête qu'elle faisait, ça ne faisait pas très consentant, mais bon, elle était vraiment perdue sur le coup. Dans un autre contexte, la jolie brune aurait été heureuse d'avoir pour époux ce grand blond, mais la, il y avait comme un mauvais pressentiment.

    Et ça ne rata pas, ses doigts furent replier avec force, et une certaine panique la submergea. Et les paroles de Monsieur Rocaille n'eut rien de rassurant. Ce qu'allait fait Apophis était apparemment assez grave pour que le vieillard le supplie d'arrêter. Qu'avaient-elles de spéciales ces bagues?!

    Ha ouais, carrément, en mode "ons'mariàlaouanèguènelabistouflay" ... Non mais ça va pas? Et voilà qu'il était en plein délire d'hystérique. Il n'était pas sérieux, ils n'allaient pas se marier ICI, il n'allait pas s'automarier, et puis elle n'avait pas donné de réponse! Elle nageait en plein délire, c'était pas possible! Leandrà avait du prendre malencontreusement du LSD, ou des champignons hallucinogènes, cela ne pouvait en être autrement.


" Ben je .. euh.."


    Pas le temps de répondre. Trop tard. Il avait répondu à sa place. Une blague, et de mauvais goût en plus. Le voilà dans son délire d'ahuri de pseudo prêtre. Mais elle ne pouvait strictement rien faire, sa main était bloquée dans la sienne.

    Et l'anneau fut passé. Les pierres brillèrent d'un éclat étrange, encore plus aveuglant, plus intriguant. D'abord, il ne se passa rien, comme la Brune ce l'était imaginé. Soudain, une vive douleur se fit ressentir, provenant de la bague elle même.

    En même temps que la douleur se propageait et qu'Apophis parlait, une colère sans limite s'étendait. Mais elle ne disait rien, contrôlant cette vague de haine, serrant ses poings à s'en péter les jointures. Le laisser finir de jouir de sa victoire. A en déduire de ses paroles, il lui avait passé la corde au cou, et dans le sens propre, ou presque. Bizarrement, Leandrà sentait que sa vie serait étonnement moins longue.

    A double sens? Parfait. Mais elle pouvait l'enlever, n'est-ce pas? ... Ou pas, et Sykes venait de lui montrer. Pourquoi l'avoir suivi ? Pourquoi avoir été aussi stupide? Comme si ce n'était pas assez le bordel dans sa vie pour qu'il y est un mariage arrangé et forcé.

    Alors qu'il s'exclafait sur le nouveau nom de la Brune et qu'il commençait à faire de l'humour, la colère éclata comme une bulle, et Leandrà ne chercha plus à la contenir, la laissant envahir son esprit, infiltrant chacune de ses veines, tel du poison qui la rongeait.


" Mais t'est UN GRAND malade Apophis!"


    Elle avait presque hurlé ces mots, faisant sortir de leurs chocs les personnes présentes, hallucinées par la scène qui c'était passée. Elle n'avait ouvert la bouche une seule fois, et maintenant que c'était fait, elle n'était pas prête de la fermer.


"Faire quelque chose dans les règles te ferait vraiment un deuxième trou au c*l?"M


    En colère, et vulgaire. C'était rare chez elle, mais la, s'en était trop. Pink Dream regarda un instant la bague. Jolie, magnifique même, mais c'était ses menottes, ses chaînes, sa prison représentée par une anneau sublime. Et elle n'en avait pas fini avec lui.


"Tu aurais pu m'inviter au restaurant, petit dîner au chandelle. Tu m'aurais demandé de soulever ma serviette et j'y aurais vu cette magnifique bague. Malgré les pouvoirs de celle ci, J'AURAIS ACCEPTEE! Parce que tu m'aurais tapé un petit spitch certainement très hypocrite et que nous aurions fait une cérémonie avec plein de gens qui nous déteste ou qui sont venu parce qu'ils n'avaient rien d'autres à faire. Mais non! Bien loin de toi les stéréotypes de ce genre! Il faut toujours que MONSIEUR Sykes fasse dans l'excès, la démesure!"


    Son regard se fit noir, menaçant. Sa voix était cinglante, glaciale.


"Tu ne crois pas que j'avais mon petit mot à dire la dedans?"


    Ce feu de haine qui brûlait tout en elle ne cessait de se propager, la rendant incontrôlable. Elle avait presque envie de lui sauter à la gorge, toute griffe dehors, et de lui planter sa baguette dans l'oeil, mais elle subirait la même douleur, alors, c'était inutile.


" Madame Sykes! S'exclama t-elle. Soit. Apparemment je n'ai pas trop le choix. Mais j'te garanti que tu vas en baver! Et certainement plus que moi."


    Oh oui il allait en baver. Il ne savait pas lui, qui venait de temps à autre, le soir. Aaah si il savait, le brave Apophis! Il s'en métrait la tête dans les murs. Certes, Leandrà aimait cet empaffé, mais ce n'était pas le seul homme dans sa vie, si il s'était ne serait-ce qu'un peu occupé d'elle, il aurait vu sa mine préoccupé, ailleurs. Mais non, il n'en avait RIEN A CIRER! Eh bien tant pis pour lui, il ne se rendra jaaaamais compte que LadyLys avait pour amant son propre pote.


"A moi d'imposer mes règles. Une cérémonie. Une vraie. Ok?"


    Elle la jaugea du regard l'espace d'un instant avant de lui mettre une grande mandale, une baffe d'une puissance insoupçonnée venant de la Belle. La douleur était fulgurante, elle pouvait en juger, car elle l'avait pleinement ressenti.Qu'importe. Elle tourna les talons et quitta la boutique.


" Ooooooh et dit toi que m'arracher un doigt ne me fait pas peur non plus!"


    Dit-elle avant de claquer la porte, faisant vibrer le cristal un peu trop fort, et ce fut étrange qu'il ne se brise pas sur le coup.

    Elle n'avait jamais resenti une telle colère de toute sa vie, Sortir de ses gonds n'était pas du tout son genre. Mais à croire qu'Apophis avait le don pour lui faire péter un câble.

    La démarche rapide, elle poussa toute les personnes qui pouvaient être sur son passage, mais la Brune ne marcha pas longtemps, et s'arrêta pour frapper à coup de poing dans un mur à côté d'une vitrine. Quelques sorciers c'étaient arrêtés pour la regarder étrangement, alors qu'un coup reparti s'écraser contre le mur qui devait se marrer. Une veine éclata sous le choc, mais qu'importe, elle n'en avait rien à secouer, nouveau coup. Ce qui l'encourager à s'exposer la main, c'était que l'autre enfoiré pouvait ressentir exactement la même douleur.
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MessageSujet: Re: Tout débute où je le désire... [PV Léandrà puis libre]   Tout débute où je le désire... [PV Léandrà puis libre] EmptyJeu 10 Juil - 15:01

[HJ : désolée de mon retard, miss ! Crying or Very sad Suis impardonnable...].

" Mais t'est UN GRAND malade Apophis!"

Sykes recula d'un coup vif de peur de se prendre une claque. Dans ce genre de situation et aux vues de ce qu'il imposait c'était plutôt la réaction à laquelle il s'attendait. Des années de pratique lui permirent ainsi d'esquiver... ce qui n'arriva pas.

Au lieu de cela la belle continua, s'épuisant tout son souffle sur ces vaines paroles qui entrait dans l'une de ses oreilles pour ressortir de l'autre. Tout ceci pour dire : qu'elle n'était pas contente (sans déc' ?), qu'elle en avait marre de lui (première nouvelle !), qu'elle trouvait cela dégueulasse venant de sa part (autre première nouvelle) et qu'il n'avait pas fini d'entendre parler du pays (lequel ? Le pays rose bonbon de Ladylys avec des fées et des licornes ?).

Tout ceci pour se résumer à : d'accord j'accepte la donne, Apophis. Ce que l'on pouvait également un peu plus développer en ce sens : "t'es plutôt beau gosse, t'es pas mal bourré de fric et tu as un métier stable. Bon bahh... c'est mieux que de finir clocharde à vendre des bobons dans une boutique à l'éfigie de mon immaturité".

Apophis souriait de toutes ses dents -véritables prédateurs contenté d'avoir ainsi achevé sa proie, obtenu ce qu'il voulait. Il avait gagné et elle était à elle. Cette petite écervelée que ses divers filets n'avaient pu accrocher jusqu'à présent n'avait plus d'autres choix que de se contenter d'être sous son joug.

Des amateurs pour la lui voler ? Mais qu'ils ne se gênent pas ! et Sykes était généreux et prêteur qui plus est. Tout ce qu'il souhaitait était de garder cette main mise sur Léandrà afin de réellement s'assurer que l'un ne détruirait pas l'autre pour s'en sortir. A cela la gamine devait savoir bien plus que lui-même de quoi il voulait parler...


"A moi d'imposer mes règles. Une cérémonie. Une vraie. Ok?"

Et ce qu'il avait réussi à "éviter" tout à l'heure lui parvint en pleine figure comme un boulet de canon. Toute la force de cette fillette réunie en une seule et même gifle retentissante et se brisant sur sa joue. L'instinct particulièrement... viril du jeune homme lança son signale d'alarme le sommant de ne pas en rester là face à ce qu'elle venait de lui faire.

Mais comme il y avait quand même une once de bon sens restant chez Apophis il se retint de lui donner la plus belle correction de sa vie... Sa pomme avant tout, hein et chaque chose en son temps ! S'il lui refaisait le portrait il SE refaisait le portrait. C'était à éviter. De plus la joue tuméfiée de la jeune femme réussit à lui donner pleinement satisfaction... sans pour autant faire disparaître cette amère sensation de frustration masculine. Mais bon...


"Une cérémonie, une vraie ! S'exclama-t-il éberlué, bah bien sûr, c'est cela ! Toi en robe de mariée et moi en costume !
De plus Ladylys, je serais toi je ne me montrerais pas trop prompte à respecter les traditions ! Je sais pas pourquoi...".


Il eut un ricanement sec et mauvais lui donnant toujours cet air bête de grand adolescent tête à claque. Cependant il fallait compter sur la belle pour avoir de la suite dans ses idées et ne pas changer d'un iota ses positions... fortes inconfortables pour elle, il fallait en convenir.

"Ooooooh et dit toi que m'arracher un doigt ne me fait pas peur non plus!".

"Waaahahahahaa !! Mais à moi non plus, hein !!".

Et elle claqua la porte. Fallait-il faire chose plus banale que de claquer une porte après une scène de ménage ? Sykes resta abasourdi tout en songeant avec amusement qaue c'était elle qui commençait à se comporter comme sa petite femme. Bientôt elle ferait le ménage chez lui et s'occuperait de Néron -tiens, ça sera ça de moins à faire.

Apophis se retourna vers Rocaille qui n'avait pas bougé de derrière son comptoir. Lorsque celui-ci rencontra son regard il le baissa automatiquement afin d'étouffer tout soupçon quant au plaisir qu'il avait dû avoir de le voir se chamailler comme un vieux couple. Soit...
Le jeune homme remercia une dernière fois l'artisan et passa afin de le régler. Sa joue encore rouge ne parvenait cependant pas à rivaliser avec les siennes devenues pivoine de honte. Cela faisait plaisir à voir !

Un dernier salut noble et honorable, opinement de tête digne de son statut, et il sortit comme tout un chacun sans claquer la porte -tiens donc- car il avait eu une autre éducation que l'autre écureuil rose ambulant, alors...
Il longea la rue ni trop pressé ni trop lent comme un homme heureux d'avoir fait ses emplettes et insouciant quant à ce qu'il allait faire désormais. Irait-il au bureau ? Manger un bout -il avait faim- ? Embêter Lola rien que pour s'amuser ? Voir si son fils allait bien -il fallait quand même faire acte de présence de temps en temps dans sa vie- ? Se taper Léandrà ?

Hmmm... nan ! Cette dernière devait être bien loin maintenant. Puis à ce stade-là, cela ressemblerait à du viol... et Sykes était tout ce qu'on voulait sauf un déviant sexuel. Enfin un TEL déviant sexuel donc...

Aie !! Mais c'est quoi ce... ?
Il releva la main comprenant ce qui lui arrivait. Léandrà était en train de se blesser -volontaire, involontaire ?- et sa propre main commençait à souffrir le martyr. Il avait l'impression qu'on lui pliait les os en deux, compressant ses phalanges pour en faire de la bouillie tandis que saillait à présent de ces dernières des rivières de sang serpentant le long de ses crevasses et de ses doigts.

Apophis se mordit la lèvre et pressa un peu plus sa pauvre main endolorie contre son ventre. Le sang mouilla sa chemise et il prit l'initiative de l'enrouler davantage dans sa veste en guise de pansement.
Qu'était la souffrance de Léandrà par rapport à la sienne ? Oh ! Immense ! A des années lumière de celle qui lui broyait la main et éclatait ses chairs à cet instant précis.

Il s'adossa contre un mur le long d'une ruelle moins passante et observa un peu plus les dégâts. Un sourire s'épanouit sur ses lèvres et un hoquet de rire démentiel commença à ébranler son corps, secouant vulgairement sa pauvre carcasse déjà malmenée par les spasmes de la douleur. Il en pleurait mais de quoi au juste ? De rire ? De souffrance ?

Il leva les yeux vers le ciel, son visage frappé par une incroyable euphorie, tordant ses traits à l'extrême.
Il hoqueta, tâchant de se remettre en route en titubant sur ses jambes, le dos courbé comme écrasé sur lui-même.
Et il riait toujours...


[HJ : fini pour moi ! Dans l'attente de nos prochaines rocambolesques aventures !! Loooolll Very Happy !]
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