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 [PV]Seconde partie... "le petit blond"

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MessageSujet: [PV]Seconde partie... "le petit blond"   Lun 10 Avr - 17:58

Myrielle était entrée dans la salle sur demande, elle avait revétue une robe longue de soirée noire et elle s'était assise devant le piano qui ornait la pièce. Elle avait souhaité qu'elle soit vaste et de marbre blanc, avec une immensse cheminée dans la même matière.

Ses mains gantées frolèrent les touches blanches, elle ne savait pas jouer de musique, elle chantait un peu, mais rien de plus. Cependant, ce piano noir dans une salle imaculée avait quelque chose d'extremement snob, et en même temps cela semblait quasiment irréelle.

Cette pièce ne renfermait aucune intimitée, elle était juste là, avec l'accessoire principal de sa mise en scène.

Pour chacune de ses victimes, elle avait concoctait un envirronement propre. Elle avait menée une enquete discrète sur chacun d'eux, enfin pas Shinku, cela n'était pas necessaire, mais tout les autres avait eu droit à ses investigations.

Et elle avait commencé par le petit blond de serdaigle qui ne cachait pas son affection pour Stones ni pour Toppinen. Tout le problème résidant dans Aelita Stones évidemment, cette fille était vraiment un tiroir à problèmes depuis sa relation avec Malefoy. Myrielle l'aurait presque plaint, sauf que son boulot n'était pas de se laisser aller à un sentimentalisme outrancier...

C'était pareil pour le blondinet, elle n'avait aucun ressentiment envers lui, mais il était sur la liste alors...

... Il devrait payer.


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MessageSujet: Re: [PV]Seconde partie... "le petit blond"   Mar 11 Avr - 0:02

Michael reçut la lettre au début du week-end. Une écriture fine et harmonieuse décorait l’enveloppe. Ca n’était pas une lettre de sa mère sinon il ne l’aurait pas ouverte. Personne n’avait aucune raison de lui écrire, c’était sûrement une erreur. Il mit la lettre dans sa poche et comptait ne pas la lire et plutôt en rechercher le véritable destinataire.

Il passa la matinée à lire un livre, d’une traite, un passionnant roman de cape et d’épée qui le laissa songeur un long moment. Il était temps de descendre déjeuner maintenant. En se relevant, l’enveloppe retomba à ses pieds. Elle avait quelque chose de séduisant, quelque chose qui piqua la curiosité de Michael. Il se décida enfin à l’ouvrir. Elle n’était certainement pas pour lui, mais il fallait au moins qu’il l’ouvre pour avoir un indice quand au destinataire. Il déchira maladroitement le papier et d’une main tremblante il saisit la lettre qui était à l’intérieur.

« Je souhaiterais te voir à la salle sur demande, j'ai à te parler. Tu ne me connais pas bien que l'on se soit déjà croiser, je suis la fille aux cheveux rouges de serpentard. Si tu ne viens pas, crois moi, quelqu'un le regrettera même si je ne peux te dire par lettre qui. Je n'aime pas beaucoup m'étendre sur le papier, laisse moi donc espérer ta présence cet aprés midi vers 15h.

Symphonie Myrielle »


*La fille aux cheveux rouges*

Michael s’en souvenait parfaitement. Une fille froide mais terriblement belle, et avec les cheveux d’un rouge de sang. D’une couleur pour ainsi dire fascinante. La lettre lui était peut-être destinée en fin de compte.

Le très naïf Michael ne vit absolument aucun mal dans la lettre, ne prenant pas le mot « regretter » pour une menace mais plutôt comme le regret d’avoir loupé quelque chose de fantastique. Comme de plus il refusait rarement un ordre, il n’avait aucunement l’intention de se dérober à ce mystérieux rendez-vous.

Il replia la lettre et la garda dans sa poche. Il n’était pas l’heure. Michael descendit manger et aussitôt après le repas, commença une très lente ascension des marches vers la salle sur demande. Michael ne s’habituait pas aux escaliers infiniment longs de Poudlard. Au contraire ils lui étaient davantage pénibles au fur et à mesure que les jours passaient et que Michael faiblissait petit à petit. Il avait reprit quelques forces quand Juliette l’avait emmené aux cuisines pour lui faire goûter tant de choses merveilleuses, mais c’était déjà il y a quelques jours, cela faisait un moment qu’il ne l’avait pas vue d'ailleurs…

Après avoir gravi les 7 étages, Michael s’accorda une pause. Il ne savait pas l’heure qu’il était. Peut-être était-il en avance, peut-être en retard. Il avait commencé à monter les escaliers il y a un moment, mais il avait pris son temps. Prenant une grande bouffée d’oxygène, les yeux de Michael se posèrent sur la porte de la salle sur demande qui était apparue dans le mur.

Il poussa lentement la porte et pénétra dans la pièce, sans se méfier outre mesure, la lettre dans la poche, il ne l’avait lue qu’une fois.

Le cœur de Michael cogna plus fort dans sa poitrine quand il aperçu le piano. Myrielle Symphonie était assise devant, dans une magnifique robe noire. Elle était belle comme les femmes des tableaux. Le piano était noir, tout comme la robe de Myrielle et les deux ressortaient admirablement sur le marbre blanc. On se serait cru dans un tableau vraiment. Michael contemplait le tableau en spectateur médusé. Il avait lentement refermé la porte, mais sans pouvoir détacher ses yeux des cheveux rouges de Myrielle qui ondulaient sur son dos ni du piano noir que Myrielle effleurait des doigts mais sans le toucher.

[547 mots sans la lettre de Myrielle]


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Dernière édition par le Mar 11 Avr - 15:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [PV]Seconde partie... "le petit blond"   Mar 11 Avr - 11:00

Myrielle avait tout un plan en tête, tout était prés et fixé. C’était beaucoup plus pernicieux que pour Shinku. Mais ce garçon n’avait pas le même caractère, c’était un rêveur. Il fallait l’amadouer, sinon rien ne le toucherais…

Elle lui fit signe d’entrer avec un sourire. Il semblait subjugué et elle prit la peine de se demander si c’était par le piano seulement, ou par elle aussi. Elle était coordonnée à la pièce, seul ses cheveux rouges flammes jurait dans l’ambiance monochrome qu’elle avait crée.

Voyant qu’il ne bougeait pas, elle lui tendit la main, toujours en souriant. Cependant, son sourire avait quelque chose d’irréel. C’était un sourire de statue antique, à la fois doux et tendre, mais un peu faux, un peu figé. Elle le fit s’asseoir près d’elle au piano. Comme souvent avec les garçons de son âge, elle dépassait le garçon de quelques centimètres. Elle était de taille moyenne, mais c’était déjà beaucoup pour son âge.

Elle frôla les touches du piano de sa main gantée de noir et elle dit de sa voix brisée :


- Avant de commencer, voudrais tu me jouer quelque chose ?

Elle représenterais pour lui le malheur et la mort, mais peut être qu’il n’en souffrirais pas tant que ça finalement. Les plus grands poètes et les plus grands musiciens avaient souvent eu une vie traumatisante ou alors dans leur rêveries, ils voyaient le diable.

Elle serait le diable, à n’en pas douter, mais peut être serait elle intégré dans cette rêverie qu’elle lisait dans les yeux du garçons. Ce regard un peu embué lui rappelait vaguement quelqu’un, mais elle n’arrivait pas à définir qui exactement. Elle préféra abandonner l’idée de le savoir et se concentrer sur le piano et le garçon.

Sa mission avant tout, elle voulait que Drago ai confiance dans sa famille, c’était important pour la suite, pour le futur. Bien sûr pour Isaac, quand ils seront majeurs, plus rien ne la reliera aux Malefoy puisqu’elle prendra son nom. Mais elle trouvait cette façon de voir les choses utopique et machiste au dernier degré. Elle aimait trop son petit ami pour lui briser ses illusions, mais elle n’en pensait pas moins en réalité.

Elle se leva délicatement et au lieu de rester à côté du garçon, elle alla s’accouder au piano. Dans sa robe de soirée et dans cette posture, on pouvait s’imaginer mille scènes de cabaret où Myrielle serait la chanteuse ou l’égérie du pianiste que tout le monde voit, mais que surtout, surtout, personne ne touche.

Dans la cheminée luisait des flammes qui se reflétait sur le marbre blanc, plus qu’un tableau, c’était une photo des années 20 que Myrielle voyait, elle s’en était librement inspirée. Outre ses robes à corset, elle aimait beaucoup tout ce qui était robe de soirée début du siècle. La robe qu’elle portait faisait partie de cette tendance. Elle était découverte sur les épaules par un col droit qui ne formait que deux bandes sur ses bras pour toute manche, elle moulé son buste encore jeune malgré les premières formation d’une puberté précoce, et au niveau des hanches, le tissu se faisait plus lourd et moins moulant, tombant jusqu’à ses pieds en une traîne des plus élégante.

Elle resta donc dans cette position, savourant son petit effet, et elle lui redemanda de sa voix douce :


- Joue pour moi s’il te plaît…

Si il ne voulait pas jouer, ce ne serait pas trop grave. Il y avait toujours le plan B, au cas où…

[584 Mots]



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MessageSujet: Re: [PV]Seconde partie... "le petit blond"   Mar 11 Avr - 11:24

« Avant de commencer, voudrais tu me jouer quelque chose ? »

Une foule de question aurait pu passer par la tête de Michael. Comment sait-elle que je sais en jouer ? Pourquoi cette si jolie tenue ? Commencer quoi ? Mais elles ne lui vinrent même pas à l’esprit. Michael était de ces personnes qui faisaient une confiance un peu trop aveugle dans les gens. Il n’était pas méfiant et s’il ne s’avança pas tout de suite, c’était plus parce qu’il était subjugué que par crainte.

Myrielle Symphonie lui avait demandé de jouer quelque chose au piano. Elle se tenait assise sur la banquette et Michael resta un moment les lèvres à peines entrouvertes à la contempler sans bouger. Puis il finit enfin par sourire légèrement et par s’avancer, sans avoir dit un mot. Il s’avança d’un pas lent et prit la place que Myrielle lui céda sur la banquette.

Pas de partition, il n’en avait pas besoin. Il ne regarda pas tout de suite les touches noires et blanches du piano, son regard restait perdu quelque part dans la chevelure rouge de Myrielle. Elle alla s’accouder au piano. Elle avait quelque chose de très doux dans la voix, de reposant. Tellement reposant que s’en était presque hypnotique.

Lorsque Myrielle lui demanda à nouveau de jouer, Michael posa son regard sur ses mains pour chercher des yeux les premiers accords. Il entama un long morceau de Mozart, sur un rythme assez lent, morceau ni triste ni joyeux qui collait assez bien avec l’atmosphère de la pièce. Les doigts de Michael volaient légèrement sur les touches et la pédale donnait beaucoup de profondeur au morceau.

Rapidement Michael détacha ses yeux de ses mains pour regarder droit devant lui. Il ne regardait plus Myrielle, même s’il l’apercevait du coin de l’œil à cause de son abondante chevelure feu. Michael ne pensait plus à grand-chose, écoutant la musique, jouant sans réfléchir… Il ne souriait plus car il était concentré maintenant sur ce morceau.

Ce qu’il pensait de Myrielle ? Actuellement rien, tant qu’il touchait au piano il était déconnecté de ce monde pour un monde meilleur rempli de musique. Autrement, sa première rencontre avec elle l’avait impressionné. Elle avait une forte personnalité et une posture, une façon de se tenir qu’il n’avait jamais vue encore chez une fille de son âge. Elle était déjà presque comme une femme, sensuelle mais avait quelque chose de dangereux et de fascinant dans son regard et dans ses gestes.

Dans tous les cas, si elle avait pu faire peur à Michael lors de leur première rencontre, Michael croyait dur comme fer en la bonté de l’être humain et ne se doutait pas une seule seconde qu’il pouvait tomber dans un piège. Quand il était monté jusqu’à la salle sur demande, il ne se souciait pas de faire bonne ou mauvaise impression devant elle, il était juste content de pouvoir la contempler à nouveau car elle était fascinante. Fascinante était le mot juste. Il n’aurait trop su à quoi ou à qui la comparer. Peut-être à un vampire dont il avait lu l’histoire. Une belle et séduisante vampire et pourtant terriblement dangereuse.

Michael jouait toujours, sans faute, écoutant son morceau et semblait bien, si bien devant son piano.

[541 mots]



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MessageSujet: Re: [PV]Seconde partie... "le petit blond"   Mar 11 Avr - 17:37

Myrielle écouta le morceau sans un bruit, pas même un souffle, et lorsqu’il se termina elle applaudit légèrement de ses mains gantées.

- C’était très jolie Michael. Tu permets que je t’appelle par ton prénom j’espère.

Elle passa derrière lui, frôlant de sa main son épaule avant de continuer son chemin jusqu’à la cheminée où elle regarda les flammes danser. Elle prit un tison dans les flammes avec des pinces de fer, elle le regarda un instant puis le reposa vivement.

- Je vais maintenant te dire pourquoi tu es ici.


Elle appuya sur un orifice à peine visible sur le rebord de la cheminée, et la porte de la salle sur demande disparu à la vue du garçon, caché maintenant par un rideau opaque blanc immaculé. Le temps qu’il s’en dépêtre s’il il tentait de fuir, elle aurait tout le temps de l’attraper. Mais elle doutait qu’il fuit. Il ne semblait pas avoir peur, à la limite il semblait presque fasciné par la prédation qui se lisait sur les traits de Myrielle. Et elle, elle ne comprenait pas trop. Mais elle ne chercha pas à comprendre, suivant son « plan »…

- Tu es ici parce que tu es ami avec Aelita Stones, et que moi, je suis chargée de faire du mal à son entourage.

Elle avait dit ça en le regardant et en s’approchant. Elle se mit à côté de lui et lui sourit.

- Je voulais que tu saches que ce n’est pas personnel, je ne fait que mon travail.

Et elle souleva son visage et l’embrassa sur la joue, lui laissant une marque de rouge à lèvre pourpre. Ensuite tout alla très vite, elle se dirigea à nouveau vers la cheminée, prit le tison à nouveau le lança avec précision sur le piano qui s’enflamma presque aussitôt.

Elle l’avait lancé assez loin pour que la chaleur ne blesse pas le Serdaigle. Elle voulait le troubler psychologiquement, elle voulait qu’il oublie Aelita, en effet, si elle venait à le frapper, avec lui elle était sûre que ça ne marcherait pas, il était trop éloigner des réalités de la vie.

Elle alla derrière lui et posa la main sur ses épaules, l’empêchant ainsi de se lever et se s’enfuir.


- Regarde la pouvoir des flammes, regarde la destruction et le mal. La musique est semblable à l’eau… elle s’évapore. Que reste-t-il de la magie des notes quand on détruit le piano dit moi ? Il ne reste plus rien, juste un tas de cendre.

On ne sait trop comment, elle le tira, et tira la banquette avec, l’éloignant du brasier. Mais la pièce était entièrement en marbre, excepté le lourd rideau derrière eux. Il n’y avait aucun meuble. Rien d’autre à brûler que le piano… Et peut être eux, mais ils étaient trop loin, et la pièce était vaste.

Le feu finit par mourir de lui même et elle avait obligé le garçon à rester face à ce spectacle tout au long de l’incendie.

- J’aurais sans doute apprécié de t’entendre jouer en d’autres circonstances, mais quand le serpent mord le venin se répand dans tout les membres. Je n’y peut rien si tu es ami avec Stones.

Elle ôta le rideau et ouvrit la porte, avant de sortir elle lui dit avec un léger sourire :


- Adieu.

Car elle était sûre qu’il ne voudrait plus la revoir, maintenant peut être aurait il peur…

[568 mots]



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MessageSujet: Re: [PV]Seconde partie... "le petit blond"   Mar 11 Avr - 19:23

Michael écoutait Mlle Symphonie parler dans un silence religieux. Il la regardait se déplacer dans la pièce. Chacun de ses gestes semblait travaillé, réfléchi, étudié à l’avance, comme dans une pièce de théâtre au metteur en scène particulièrement rigoureux. Elle lui frôla l’épaule puis avança vers la cheminée, fit apparaître des rideaux blancs devant la porte de la salle sur demande.

« Tu es ici parce que tu es ami avec Aelita Stones, et que moi, je suis chargée de faire du mal à son entourage. »

*Mlle Juliette*

Aucune réaction, aucun signe chez Michael ne laissait voir qu’il avait entendu ce que Mlle Symphonie venait de dire. Il continuait de la regarder avec cette expression fascinée.

« Je voulais que tu saches que ce n’est pas personnel, je ne fait que mon travail. »

Michael déglutit mais ne cilla pas. Elle allait lui faire du mal, le battre… On l’avait déjà battu à l’école. Ils s’y mettaient à plusieurs et frappaient Michael en riant jusqu’à ce que quelqu’un s’interpose. Ca faisait mal, très mal et après s’être fait battre, Michael gardait le silence pendant des jours, parfois des semaines entières. Il semblait sourd et aveugle au monde, ne regardant plus rien, ne réagissant plus à rien… Puis il se remettait à parler petit à petit et semblait avoir totalement oublié s’être fait battre.

Mlle Symphonie s’approcha de lui et l’embrassa sur la joue. Un doux baiser mais qui avait quelque chose de paralysant, l’atmosphère tendue à l’extrême de la pièce. Michael s’attendait déjà à recevoir le premier coup et à fermer son esprit, à l’enfermer dans un monde de musique, un monde où tout allait mieux et où les coups n’étaient pas grâves.

Mais ce fut autre chose qui se produisit. Mlle Symphonie saisit le tison et le lança sur le piano qui s’embrasa presque instantanément.

La surprise saisit Michael à la gorge et il voulu crier mais le cri mourut etouffé dans sa gorge. Les flammes montèrent rapidement et le piano fut bientôt entièrement recouvert de flammes. Véritable coup de poing dans l’estomac. Le corps de Michael se raidit, ses yeux étaient rivés sur les flammes qui dévoraient le piano. Une symphonie de cordes se déclencha dans sa tête, une musique qui esprimait une sorte de panique. L’impuissance des cordes devant la mort du piano. C’était ce que ressentait Michael en ce moment, de l’impuissance. Il aurait pu se jeter sur le piano et éteindre les flammes avec ses propres vêtements, ou encore jouer au travers des flammes pour arracher les dernières notes à ce piano.

La main de Mlle Symphonie se resserra sur son épaule, le paralysant davantage.

« Regarde la pouvoir des flammes, regarde la destruction et le mal. La musique est semblable à l’eau… elle s’évapore. Que reste-t-il de la magie des notes quand on détruit le piano dit moi ? Il ne reste plus rien, juste un tas de cendre.

Les yeux de Michael commençait à le piquer. La fumée du feu emplissait la pièce et comme Michael ne cillait plus, ne perdant une miette du terrible spectacle qui s’offrait à lui, les larmes lui montèrent rapidement aux yeux et la fumée le prit à la gorge. Il se mit à tousser et c’est à ce moment que Mlle Symphonie le tira en arrière.

Le spectacle était aussi interminable qu’insoutenable pour Michael. La symphonie raisonnait de plus en plus violente dans sa tête et le piano commençait à se désagréger… Chaque morceau du piano qui tombait au sol donnait un nouveau coup de poing à l’estomac de Michael. Par sa simple présence il avait détruit une chose aussi magnifique et pure qu’un piano. Les larmes coulaient maintenant le long de ses joues et sa respiration se fit plus irrégulière et haletante. Mlle Symphonie ne savait pas que Michael était en train de se rejouer la 9ème Symphonie de Beethoven dans la tête, mais qu’avec ces images de destruction, la symphonie n’avait justement rien de joyeux.

La détresse, la panique, le remord… Une foule de sentiments se bousculaient en Michael qui était paralysé sur la banquette de son piano, oubliant le monde et contemplant les flammes dévorantes.

Comme toutes les choses que l’ont croyait interminables et qui pourtant ont une fin, l’incendie prit fin en même temps que la symphonie de Beethoven.

Il n’avait pas perdu une miette du spectacle et encore maintenant contemplait les braises encore chaudes du piano dont il ne restait rien. Rien qui pu laisser deviner que ce fut un piano en tous cas. Les larmes avaient séché sur ses joues et sa respiration était redevenue régulière.

« J’aurais sans doute apprécié de t’entendre jouer en d’autres circonstances, mais quand le serpent mord le venin se répand dans tout les membres. Je n’y peut rien si tu es ami avec Stones. »

Mlle Symphonie quitta la pièce et Michael resta dans la même position, sans bouger. La tête inclinée légèrement sur le côté, contemplant les restes du piano. Ainsi il avait détruit un piano, cela le bouleversa. Il se sentait vidé, il n’avait plus le droit de jamais approcher un piano, lui qui était capable de tant de mal. Michael ne pensait pas à lui en cet instant, mais à l’objet de toute sa passion qui venait d’agoniser sous ses yeux impuissants.

La symphonie avait prit fin dans sa tête avec la dernière flamme et Michael entendit le pas des talons de Mlle Symphonie claquer sur le marbre. Il ne bougea pas, ne réagit pas. La musique avait prit fin, sa tête était si vide, la pièce si silencieuse… Michael sans musique ne pouvait s’évader dans son monde imaginaire, pas après ce qu’il avait vu.

Il resta immobile. Rien n’aurait pu le faire bouger de là…

[955 mots]



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