AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  






Partagez | 
 

 -[ Des mots pour des maux ]-

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage

avatar
Sport et culture

Parchemins : 1913
Âge : 28 ans [21 mars 1982]
Actuellement : Chanteuse et Bassiste de CS


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
Multi-compte de: charly

MessageSujet: -[ Des mots pour des maux ]-   Mar 23 Sep 2008 - 15:09

    J’aimerais oublier le noir, vaincre le désespoir. Lorsque tu es près de moi, j’ai l’impression de vivre, tout simplement. Pourtant, ta douceur, ton sourire… Le moindre de tes gestes me fait peur. Je crains ton départ, je ne veux pas t’encombrer. Pourtant, je le sais, je ne suis qu’un poids pour toi. Aussi lourde sois-je, tu m’as pourtant porté jusqu’à présent, et ce sans que je ne puisse en comprendre la raison. Tu restes simplement à côté de moi, tendre comme jamais, tu es un ange venu accompagné la pire de toutes les créations de satan. Je sais que je ne te mérite pas, que je ne devrais pas rester à tes côtés, sans risquer de tâcher ton aura si pure.

    J’ai mal. J’ai mal à en pleurer, à en hurler. Mais mes cris restent au fond de moi et je continue à vivre, comme si de rien n’était. Je ne veux pas t’inquiéter, je t’aime trop pour ça. J’aimerais pleurer, pleurer juste une fois et que tout s’arrête, que tout s’apaise. Mais j’ai beau tenté, rien n’y fait, je continue de souffrir… Je devrais tout arrêter, peut-être qu’il est encore temps ? Peut-être devrais-je te quitter pour vivre seule mon désarroi et te laisser t’épanouir, enfin. J’ai beau savoir ce que je devrais faire, je n’y parviens pas. Je suis trop faible. J’aime laisser croire le contraire, mais au fond, qui suis-je ? Je ne suis qu’une épave parmi tant d’autre. Je suis celle que je haïssais lorsque j’étais petite, un mannequin sans intérêt, trop superficielle, qui cherche une perfection qu’elle ne pourra jamais atteindre. Une fille au milieu d’un millier d’autres, des bien plus belles, plus intelligentes et sans doute moins étranges.

    Je suis pitoyable, et le pire c’est que je le sais, mais j’ai beau faire, je reste la même. Je suis juste Keira, la fille bizarre qui pose des fois pour un magasine, et qui joue de la batterie. Celle qui a des mauvaises notes et qui va quatre jours sur sept en retenue. Celle qui chante, parfois, et qui est étrangement excentrique… étrangement étrange, tout simplement. Je ne suis qu’une larme parmi des milliards d’autres, une simple graine qui côtoie des centaines d’autres graines sans jamais savoir se mêler à elle pour autant. Une petite graine qui s’est transformé en pousse… Une pousse qui a grandi mais n’a pas encore fleuri. Je crois qu’en réalité, je ne fleurirais jamais. Je suis trop dépravée pour ça. Je suis sans intérêt, et je resterais une pauvre pousse tout le reste de ma vie, mais toi, tu es la plus belle des fleurs et tu mérites d’avoir à tes côtés une fleur plus belle encore. Je ne suis pas cette fleur, je le sens, je le sais. Alors s’il te plait, explique moi pourquoi les fleurs ne restent-elles pas avec les fleurs ? Pourquoi toi, qui es si intelligent, si… pur, tu peux t’intéresser à une pousse comme moi ?

    Toutes ces questions, j’aimerais te les poser, vraiment, mais à l’image de mes pleurs, elles restent dans ma gorge et ne parviennent pas à en sortir.

    Je sais que c’est mal, mais je t’aime, je t’aime à en perdre la tête et à en t’en étouffer de mots. Pourtant, tu es toujours là, et moi, je ne comprends pas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.dailymotion.com/s-o-r-a-y-a/video/x4qnuh_keira_blog

avatar
Sport et culture

Parchemins : 1913
Âge : 28 ans [21 mars 1982]
Actuellement : Chanteuse et Bassiste de CS


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
Multi-compte de: charly

MessageSujet: Re: -[ Des mots pour des maux ]-   Ven 26 Déc 2008 - 21:54


    Je ferme les yeux. J’ouvre mon cœur. Tout explose, tout se dissout. Sentiments, sourires, joie… Ils s’éteignent pour ne laisser place qu’à une douleur innommable. J’ai mal, pourquoi ? Je ne comprends pas, je ne comprends rien. J’ai beau sourire, faire comme si… Rien ne va. Non, tout va mal… Chacun de mes gestes est de plus en plus dur à effectuer, chacun de mes membres me torture, j’ai mal au ventre, à la tête, mes mains sont devenues froides et insensibles. Même la musique ne me sauve plus de ce poids si puissant. Je sombre.

    Je croyais qu’il me suffirait de faire un peu la comédie, de jouer le jeu… Tout devait passer. Tout était censé s’achever. Pourtant rien n’est fini, au contraire… mon histoire ne fait que commencer. J’ai pensé à la mort… j’y ai pensé de nombreuses fois, quand j’étais seule, dans la salle de bain, dans mon lit, au dortoir… chez moi. Mais je n’y arrive pas. Je ne suis pas assez forte… Une fois le couteau à la main, je le laisse finalement tomber pour pleurer. Je suis tellement faible, tellement stupide ! Je me hais.

    Je ne comprends pas… Pourquoi personne ne me voit vraiment ? Suis-je perdue pour toujours ? J’aimerais en parler, vraiment… mais aucun son ne peut quitter ma bouche et je n’ai personne à qui me confier. Erwan en ferait toute une montagne et ne me lâcherait plus. Merryl doit sans doute avoir assez de soucis à elle seule pour en plus s’occuper des miens. Andgy semble être de plus en plus absente, je n’ose pas la déranger… Quant à Heaven… je ne peux m’y résoudre, elle est si parfaite ! Elle ne pourrait pas comprendre. Et puis à qui le dire ? Personne ne sait ce que je vies, et je préfère que ça reste ainsi. Comment me regarderaient-ils après ? Je les dégoûterais, ils m’éviteraient… Non, tout sauf ça ! Je préfère sourire. Faire comme si ma vie est parfaite, aussi laide soit-elle, mieux vaut que je reste la seule à le savoir.

    Je me sens seule. Ma vue se trouble régulièrement, des nausées m’envahissent tendis que doucement le noir envahit mon champ de vision. Je lutte, me redresse et fait comme si tout allait bien. Ca marche.

    Ma vie est un désastre ambulant. J’ai eu un contrat avec une maison de disque… mais je sais que maman ne voudra jamais que je joue… Elle veut que je fasse comme elle et c’est ainsi que je vais évoluer. Comme elle l’entend. Je ne peux pas la décevoir. Je n’ai pas le droit. Etre mannequin est bien plus difficile que je le croyais… J’ai du mal à rester au niveau. Elles sont toutes plus minces que moi ! Je me sens énorme, laide… Stupide et incapable.

    Je ne mange plus.

    Maman se serait posée des questions si elle restait à la maison. Mais elle passe peu, ce qui fait mes affaires. Je me moque des domestiques. Dès qu’ils tournent le dos, je jette mon assiette à la poubelle ou dans les toilettes… S’ils me surveillent, je vais vomir après. Je ne peux pas grossir, je n’ai pas le droit.

    47 kilos… Soit 10 de trop. Comment vais-je faire pour les perdre ? J’ai essayé de courir, mais je me suis vite essoufflée et ait cru défaillir au bout de cinq petites minutes… je ne comprends pas. Pourquoi suis-je si faible ? J’aimerais vraiment être forte, courageuse, brave… belle. Mais je n’ai rien de tout ça. Je suis juste Williams… la fille d’Isabella… La fille de l’acteur qui est sur l’affiche la plus répandue en ce moment… une gamine, stupide, qui ne sert qu’à faire la décoration… a moins qu’elle ne se montre trop et là elle devient alors un horrible objet répugnant par sa graisse et son étrange chevelure. Voilà ce que je suis. Une ratée.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.dailymotion.com/s-o-r-a-y-a/video/x4qnuh_keira_blog

avatar
Sport et culture

Parchemins : 1913
Âge : 28 ans [21 mars 1982]
Actuellement : Chanteuse et Bassiste de CS


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
Multi-compte de: charly

MessageSujet: Re: -[ Des mots pour des maux ]-   Ven 26 Déc 2008 - 21:55


    J’ai trouvé une échappatoire. Les soirs, je sors avec Shiro… Erwan… parfois les deux, d’autres fois un seul. C’est avec eux que je peux oublier… Enfin, surtout avec Shiro. Je fume un peu, bois à peine et finit par oublier ce qui a pu m’arriver. J’aime ce moment où la fumée s’empare de mon esprit et me fait oublier ma douleur. Cet instant magique ou tout est différent… facile et agréable à la fois. Cet instant où tout est permis. Je deviens plus légère qu’une plume et voit des choses que je n’avais jamais soupçonnais d’exister ! Des couleurs qui n’avaient jamais été vues auparavant… Comme si mes sens se décuplaient et que je pouvais enfin vivre. Chaque odeur devient particulière, chaque son plus précis. Puis je frôle quelqu’un et là encore, tout est exquis. Un simple contact, et le toucher devient odeur… Le son devient toucher… L’odeur devient audible… Tout est fantastique et apaisant.

    La première fois que j’ai fait cette expérience, la dose a été un peu trop forte et je me suis évanouie. Shiro était avec moi à ce moment là, nous étions dans sa limousine. Il m’a raccompagné chez lui où j’ai dormi… Je suis rentrée chez moi sans qu’on ne me pose de questions. Mes parents étaient –encore- absents. La deuxième fois et les fois suivante, tout est devenu plus facile. Pas de maux de tête, juste le sentiment que tout était d’une facilité enfantine. Sauf qu’à chaque retour à la normale… tout empire. Je me sens plus stupide que la veille, plus grosse, plus bête, plus moche… plus pathétique alors je recommence le soir venu… Et ainsi de suite.

    A chaque fois, je sens le regard agacé d’Erwan sur moi mais je ne peux que le toiser avec froideur pour le dissuader de m’adresser ses reproches. Je sais que je ne devrais pas le faire aussi souvent, mais ça me fait tellement de bien sur le moment ! J’ai besoin de cette douceur, de cette sensation si rassurante. J’ai besoin d’un moment de bien être pour continuer à vivre. Je recommence donc tous les jours ce manège. Un matrin difficile, une déprime impossible, puis une journée plus mer*ique que la précédente, tout av de travers jusqu’à ce que le soir arrive, la lune se lève et se pose alors cette substance dans mon organisme. Petit à petit, je sombre dans mon monde, loin de tout, avec pour seule compagnie, un bien être absolue qui s’estompera, hélas… le lendemain matin.



Dernière édition par Keira Williams le Mar 13 Jan 2009 - 8:04, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.dailymotion.com/s-o-r-a-y-a/video/x4qnuh_keira_blog

avatar
Sport et culture

Parchemins : 1913
Âge : 28 ans [21 mars 1982]
Actuellement : Chanteuse et Bassiste de CS


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
Multi-compte de: charly

MessageSujet: Re: -[ Des mots pour des maux ]-   Mar 13 Jan 2009 - 8:03

MUSIQUE

    J’ai mal. Mes yeux fermés me renvoient cette douloureuse image d’amertume. Je sais que je fais tout de travers. Je sais que jamais je ne serais un exemple. Je vais rester éternellement une idiote, de celle dont on se moque dans les livres ou dans la rue. Celle que l’on montre du doigt en riant sous cape. La risée de tous… Celle qui n’a ni présent, ni passé… et encore moins d’avenir. Que dire, si ce n’est que je suis une ratée ? J’échoue lamentablement dans tout ce que j’entreprends. Seule ma douleur ne semble être factice dans ma pitoyable existence. Elle me brûle de l’intérieur et se propage avec une lenteur insoutenable. J’ai mal à en hurler, mal au point que je préférerais la mort plutôt que ce semblant de vie. Mais aussi ardent soit mon désire, je sais que jamais je n’y arriverais. Je suis faible. Tellement faible.

    La soirée d’hier a été… étrange. Je ne sais pas encore ce que je suis censée en penser. Je suis sortie avec Shiro, Eve et l’autre. En boîte, nous avons été rejoint par Lex et un ami de l’autre… Chad. C’est avec lui que j’ai passé ma soirée et une partie de ma nuit. Je ne sais même pas si je le regrette ou pas. Mais c’était, bizarre. Je ne pensais pas que c’était aussi douloureux. Au matin cependant j’allais mieux, si on oublie le fait que plus rien n’avait d’effet sur mon organisme. Chad avait disparu. Combien de temps suis-je restée seule ? Je n’en sais rien. Finalement, j’ai appelé Shiro. Il est venu me chercher en moto. Il ne m’a rien demandé. C’est ce que j’aime chez lui. Contrairement à l’autre, il ne me fera jamais de remarque sur ce que j’ai fait ou pas. Il m’a pris dans ses bras et bien que j’aie eu envie de pleurer, je me suis contentée de lui sourire, d’un air joyeux. Je ne veux pas qu’ils sachent… Tous autant qu’ils sont. Je ne veux pas qu’ils voient… La noirceur de mon véritable visage. Il m’a alors aider à monter sur sa moto et nous sommes partis. Chez lui j’ai retrouvé Eve. Nous sommes finalement rentrées chez moi. Fin de l’histoire.

    Eve est partie maintenant. Je suis seule. Erwan n’a pas le droit d’entrer, j’ai besoin de respirer. La seringue à côté de moi l’aurait fait grimacer. Il m’aurait encore critiqué. Je ne veux plus entendre de critique. Je me hais assez comme ça, sans avoir besoin qu’en plus on me haïsse aussi. Cette douleur qui me brûle de l’intérieur… Est-ce de la colère ou de la peine ? J’ai envie de pleurer… Je hais les larmes. Je refuse d’être faible, je veux qu’on me voit comme étant forte et fière. Une fille bien, j’aimerais tant être au niveau d’Andgy et de Merryl. Je me sens si faible par rapport à elles… Elles qui sont si fortes, si talentueuses… moi qui ne suis rien de plus qu’un modèle à peine photographiable. Je sens la substance agir… Mes yeux faiblissent, les sons s’intensifient… le silence semble me murmurer des paroles apaisantes. J’ai besoin de m’échapper. J’ai besoin de m’enfuir. Je ferme alors les yeux, mon coeur battant avec rage contre ma poitrine endolorie jusqu'à ce que j'ai l'impression qu'il se taise et que je sombre dans un pays étrange où je suis une autre... Plus parfaite, plus forte. Moins stupide.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.dailymotion.com/s-o-r-a-y-a/video/x4qnuh_keira_blog

avatar
Sport et culture

Parchemins : 1913
Âge : 28 ans [21 mars 1982]
Actuellement : Chanteuse et Bassiste de CS


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
Multi-compte de: charly

MessageSujet: Re: -[ Des mots pour des maux ]-   Dim 14 Juin 2009 - 18:55




    Il ne m’écrit plus. Je n’ai plus la moindre nouvelle depuis plusieurs mois à présent. Je ne sais que penser. Lui est-il arrivé malheur ? Cette simple pensée m’artère autant qu’elle m’effraie. Mes pensées, mes peurs et chacune de mes craintes m’assaillissent sans relâche. Je ne sais plus qui croire, ni que faire. J’ai tellement peur de moi-même… je me sens aussi forte que faible. Je n’ai plus rien. Plus rien. Mes parents m’ont abandonné, ils m’ont tourné le dos, et je n’ai pas voulu prendre leur main quand ils ont enfin daigné me regarder.

    Je vis chez Shiro à présent et je sais que je ne devrais pas agir comme je le fais actuellement. Mais ai-je le choix ? Il est la seule personne qui me reste… j’ai peur de sombrer plus bas encore alors je m’accroche au seul être se tenant encore à mes côtés. Et même si pour ça, je dois souffrir encore un peu… Il est ma vie et mes peurs. Mon pilier et ma faiblesse. Sans lui je ne suis plus, à cause de lui, je ne suis qu’une ombre. Pâle, malade, je n’ai d’autre but que de survivre.

    Les défilés s’enchaînent, je fais comme si les regards haineux ne m’atteignaient pas. L’indifférence, la comédie sont, de toute façon, devenues monnaie courante dans ma piètre existence. Je dois tenir encore un peu… Juste un peu… Bientôt, je retournerais à Poudlard et je reverrais Eve… J’espère qu’elle ne m’en voudra pas et m’acceptera de nouveau… je retrouverais Erwan auquel je présenterais mes excuses… Et peut-être le reverrais-je ? Mais je ne sais si j’oserais l’aborder… Il doit sans doute en avoir assez de me supporter, moi qui ne suis qu’un poids pour lui. Et pourtant, chaque soir, lorsque Morphée daigne m’approcher, alors que la douleur croît un peu plus encore, je ressens le besoin de lui parler, de le voir… j’aimerais juste savoir s’il va bien. Est-ce trop demander de ma part ?

    Je déteste l’été, je veux partir, m’éloigner de toute cette douleur, de tous ces regards pour retourner dans un cadre plus libre qu’est Poudlard… j’ai besoin d’être avec mes anciens camarades… Finalement, la magie a peut-être plus de place que je le croyais dans ma vie ? Alors que chaque parcelle de mon être me fait souffrir, je me tais et baisse les yeux. Je maquille mes bleus pour qu’on ne me renvoie pas la peur que je ressens. Personne ne peut me comprendre. Et d’un côté, je trouve que c’est une très bonne chose…


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.dailymotion.com/s-o-r-a-y-a/video/x4qnuh_keira_blog

avatar
Sport et culture

Parchemins : 1913
Âge : 28 ans [21 mars 1982]
Actuellement : Chanteuse et Bassiste de CS


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
Multi-compte de: charly

MessageSujet: Re: -[ Des mots pour des maux ]-   Ven 2 Oct 2009 - 8:29


    J’ai peur… Plus je grandis, plus je souffre. Pourquoi ne peut-on donc pas rester éternellement innocents ? Pourquoi le monde refuse-t-il l’enfance éternelle ? Tout était tellement plus simple avant… Si… aisé quand je n’étais encore qu’une enfant… A présent, lorsque je ferme les yeux, je repense à tout ce que j’ai vécu, et je ressens alors une peine sans fin… J’ai besoin de pleurer pour évacuer ma douleur, ma rancune. Oui, j’ai besoin d’évacuer ma peine, mes peurs… J’aurais voulu rester une petite fille toute ma vie. J’étais tellement bien… naïve, souriante… Heureuse. Je n’avais rien à regretter, tout à espérer. Mais le destin m’a réservé un autre sort cependant. Bien plus cruel. J’ai beau réfléchir, je n’arrive plus à savoir quand tout a basculé… Etait-ce cet été ??? Shiro et ses mauvaises manies ??? Non. Avant cela déjà j’avais perdu mon innocence… L’été précédent peut-être alors ??? Chad ??? Je ne crois pas non plus. C’était avant encore… Toujours plus tôt, encore plus tôt. Beaucoup trop tôt. Je peux prétendre ce que bon me semble, je sais bien qu’au fond, personne ne m’a fait perdre ma soit disant ‘innocence’. Je m’en suis très bien sortie sans aide… Je me suis moi-même envoyée dans le monde des ombres. Je n’ai pas eu besoin que l’on m’aide pour sombrer dans els ténèbres.

    J’ai froid. Eternellement froid… Cette douleur qui me saisit le cœur, chaque souffle semble me coûter plus encore que le précédent. Rien ne m’apaise. J’ai tellement mal… mal de vivre, mal d’être encore et toujours là, débris au milieu d’un monde qui se veut beau et parfait mais qui est plus pourri encore le fumier. J’aurais aimé ne jamais changer. J’aurais aimé rêver encore et toujours. Croire en l’amour éternel, croire au prince charmant. Penser qu’un jour je rencontrerais le mien. Mais toutes ces histoires, c’est de la foutaise. Les adultes forcent les enfants à rêver pour que la chute soit plus douloureuse encore. A force de rêver, j’ai trop monté dans le ciel… Et voilà qu’à présent je m’y suis brûler les ailes. Ne reste de l’enfant enchanté plus qu’une épave, mes ailes ne sont plus que cendre, ma joie passée n’est plus que sanglots et regrets présents. Pourquoi ne m’a-t-on rien dit ??? Pourquoi ne m’a-t-on jamais prévenue ?

    Trop longtemps j’ai vécu dans un monde imaginaire. Mais le temps ne m’a pas épargnée. Je ne pouvais lui échapper. Il m’a rattrapée. Et voilà à présent ce que je suis. Regrets et soupires unis en une seule et unique personne. Je continue à mentir comme l’ont fait les adultes avec moi. Je fais comme si ce monde magique était mien, comme si je vivais dans un conte de fée. Mais soyons réalistes… Tout ça, c’est n’importe quoi. Au fond je suis aussi lâche que mon père. Je suis incapable d’assumer la réalité, et je continue comme une idiote à croire qu’un jour, oui, un jour… tout ira mieux. Je sais bien que c’est stupide, mais c’est là mon dernier recours… J’ai besoin de rêver… Juste encore un peu.


    [512]


LOVE
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.dailymotion.com/s-o-r-a-y-a/video/x4qnuh_keira_blog

avatar
Sport et culture

Parchemins : 1913
Âge : 28 ans [21 mars 1982]
Actuellement : Chanteuse et Bassiste de CS


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
Multi-compte de: charly

MessageSujet: Re: -[ Des mots pour des maux ]-   Ven 2 Oct 2009 - 8:31


    Je suis sortie de ma bulle.
    Je ne me suis jamais sentie aussi nulle.
    Effervescence devenue faiblesses
    Où sont passées mes histoires de princesses ?
    Rêves transformés en poussière,
    Où est donc passé Hier ?


    Mutation irréversible, j’ai du fuir.
    Fermer les yeux, inspirer et courir.
    Points de repères évanouis, tout s’évapore.
    Mes rires passés valaient-ils de l’or ?
    Tendant la main, j’effleure le silence,
    Je flirte sereinement avec la souffrance.


    Je regrette l’époque passée,
    Quand le destin semblait être éclatant, pailleté.
    Inutile de reculer, l’histoire s’est achevée.
    Je prends mon élan, tentant en vain de m’envoler.
    Ma chute est longue, mais inévitable.
    Comment être soi-même quand l’univers est aussi instable ?


    J’ai couru après la célébrité.
    Sans doute aurais-je dû reculer
    Tant qu’il en était encore temps…
    Mais il est trop tard, j’ai gaspillé cet argent.
    Celui que les banques ne peuvent fournir.
    Cette monnaie qui une fois épuisée nous laisse périr.


    Secondes, minutes… Je les ai toutes laissé filler.
    Je ne les ai pas retenu quand je le pouvais.
    Il est trop tard maintenant.
    Je dois oublier le passé pour vivre au présent.
    Mais comment laissé de côté
    Tout ce qui m’a ainsi formée ?


    Lorsque la nuit tombe et qu’arrive le temps de la décadence
    Je me voie forcée de rejoindre cette funèbre danse.
    Je repense à mes trop nombreux rêves brisés,
    Espoirs, futiles à présent envolés.
    Je respire difficilement
    Cherchant de l’air désespérément.


    On m’a trop longtemps poussé à espérer.
    J’étais persuadée que je gagnerais
    Ce combat contre les années
    Enfance éternelle, je t’ai tant désirée.
    Mais tu t’en es allée au loin
    Me prouvant qu’espérer était vain.


    Quelles options me reste-t-il ?
    Quand tous mes rêves semblent vils.
    J’ai peur d’avancer,
    Je refuse de reculer.
    Alors je ferme les yeux
    Songeant à monter aux cieux.


    Je n’ai que ma voix pour me faire entendre
    Je n’ai que des bribes de musique à vendre
    Pour ma liberté, conserver une vague lueur d’espoir
    Me reste-il encore le temps de les atteindre ce soir ?
    Le doute m’assaille plus que jamais
    Alors que mes rêves semblent tous s’effondrer.


    Je prends ma guitare, les accords brisant le silence
    J’entre lentement dans une douce mélancolie, une légère transe.
    J’admets l’incroyable, l’inadmissible
    Je rêve l’impossible.
    Pourquoi fuir s’il reste une lueur d’espoir ?
    Je referme les poings, seule dans ce grand couloir.


    J’aurais pu fuir,
    J’aurais du partir.
    Mais au fond de moi,
    Il me plait de croire encore une fois
    Que tout n’est pas perdu
    Que la vie ne m’a pas encore battue.


    J’aime cet instant de paix
    Quand tout s’est enfin apaisé.
    Cerveau en ébullition
    Signe d’une douce rébellion,
    Je cours vers ma vie,
    Mon cœur d’espoir est empli.


    Je sais qu’un jour je gagnerais.
    Ce combat semble perdu, je le sais.
    Mais jamais je n’abandonnerais.
    Je continuerais à avancer
    Pour ne jamais décevoir
    Mes amis qui sont là ce soir.


    J’emporterais jusque dans ma tombe
    Le sourire qui vous incombe.
    Je vivrais l’avenir
    Faisant fis du passé sans faiblir,
    Je continuerais le combat
    Pour toi .


[507]


[ 508 mots ]
LOVE
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.dailymotion.com/s-o-r-a-y-a/video/x4qnuh_keira_blog

avatar
Sport et culture

Parchemins : 1913
Âge : 28 ans [21 mars 1982]
Actuellement : Chanteuse et Bassiste de CS


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
Multi-compte de: charly

MessageSujet: Re: -[ Des mots pour des maux ]-   Jeu 7 Jan 2010 - 12:25


    Mai 1999.

    La fin de l’année approche à grand pas à présent et c’est avec nostalgie que je pose un dernier regard sur mon école. Jamais je n’aurais pu imaginer trouver ma place dans ce monde magique et insensé. Et pourtant, n’ai-je pas des amis ici ? N’ai-je pas su m’intégrer, aussi étrange que cela puisse me semblait ? J’ai eu ce que je voulais, et j’ai encore bien du mal à le réaliser. Rien n’est parfait, ceci est une certitude, pourtant, je ne me suis jamais sentie aussi bien…

    Je sors depuis peu avec Enry. Il est l’incarnation de la paix qui m’avait quitté jusqu’à ce que ses bras trouvent les miens. Chacun de ses mots agit en moi comme le plus tendre des baumes réparateurs. Il a toujours eu le don de m’apaiser, il a toujours su me faire parlé. Que je le veuille ou non, il a toujours eu une grande place dans mon cœur. C’est amusant de constater que sur papier il a pourtant deux ans de moins que moi. Quand je suis à côté de lui, j’ai toujours le sentiment, la sensation de n’être qu’en enfant, accompagnée d’une personne si mûre qu’il semble presque être centenaire.

    Je ne saurais dire quand j’ai commencé à l’aimer ainsi. Depuis le début, je l’aime, c’est un fait, une certitude. Je le trouvais charmant, attachant, même s’il savait aussi tenir des propos qui pouvaient s’avérer être blessants. Il a toujours eu cette façon de dire et de faire les choses que je n’ose même pas envisager moi-même. Enry Stanley… Mon petit ange brun. Il a toujours été là, à chaque fois que je me sentais mal, que mes pensées gagnaient lentement sur ma sombre vision de la vie, quand je me sentais perdue… Il apparaissait devant moi, tel le soleil chasse les ténèbres quand vient le temps de l’auror.

    On s’est revu pendant les vacances de février. J’étais tellement contente !!! Cela faisait si longtemps que nous n’avions plus pu nous voir… il me manquait réellement, bien plus que je ne le croyais par ailleurs. Il avait changé, physiquement mais mentalement, il ne m’a guère étonnée, après tout, nous communiquons par lettre tellement souvent ! Je garde précieusement les photos que j’ai pris ce jour là, je ne veux surtout pas oublier cette journée magique qui a été comme une révélation pour moi. Ce jour là, j’ai appris à m’ouvrir de nouveau, comme je l’avais jadis pour Liam. Cette fois, je donnais mon cœur à Enry et, je le savais, il allait en prendre soin.

    Nous ne nous voyions que très peu, mais chaque lettre que je reçois de lui enveloppe mon être d’un parfum d’amour et de bonheur. Il est ma raison de me lever tous les jours, je ne passe pas une journée sans penser à lui, j’aime sa façon d’être avec toi, ses yeux, ses cheveux, son odeur, son écriture légèrement inclinée, chacun des mots qu’il peut m’écrire. Je l’aime. C’est sûr que dit comme ça, cela semble niais, mais comment le formuler autrement ? Il n’y a pas de mot pour dire tout ce que je ressens, pour définir toutes les pensées que j’ai pour lui. Je ne veux pas penser à demain, j’ai trop peur, alors je me complais dans mon présent, si doux et apaisant.




[552]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.dailymotion.com/s-o-r-a-y-a/video/x4qnuh_keira_blog

avatar
Sport et culture

Parchemins : 1913
Âge : 28 ans [21 mars 1982]
Actuellement : Chanteuse et Bassiste de CS


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
Multi-compte de: charly

MessageSujet: Re: -[ Des mots pour des maux ]-   Jeu 7 Jan 2010 - 13:29


    Juin 1999

    Ca y est. C’est fini. Taliesin, je vais partir. Mes amis, je vais vous laisser sortir… c’est si étrange de se dire que je ne reverrais plus certains amies de dortoir… Elles vont vraiment me manquer. Et l’ambiance des cours sera aussi un manque cet été je le crains… ceci étant, j’ai tout de même hâte de revoir Lex !!!! Ca fait tellement longtemps que je e l’ai pas vu, je me demande ce qu’il peut devenir… Et puis en plus, Eve m’a promis qu’on se verrait cet été, on s’est même donné rendez-vous pour le mois de Juillet ! J’ai envie d’y être, déjà.

    Enry… lui aussi je dois le voir. Mon cœur semble peser des tonnes quand je ferme les yeux et que je pense à lui. J’ai envie de le prendre dans mes bras, je me sens même capable de me menotter à lui s’il le faut, pour être sûre de ne pas le lâcher… j’ai tellement envie d’être avec lui. Rien que de voir son sourire, je le sais, me redonnera du courage. J’ai envie d’écouter sa voix, de sentir son souffle sur mon visage. Est-ce mal d’être aussi dépendante ? Est-ce un mal que de ne le vouloir que pour moi ? Il m’a parlé d’une de ses amies de Poudlard dans ses lettres. Une fille qui s’appelle Ethele. Je sais bien qu’il faut qu’il ait des amis, c’est normal, j’en ai moi aussi… il n’y trouve rien à redire. Et pourtant… Je ne peux m’empêcher de ressentir de la colère ainsi que de la peur quand je lis ce nom dans ses missives. Je me déteste. C’est tellement mal de penser ainsi… pourquoi dois-je toujours être aussi… stupide ? Je passe mon temps à gâcher ma vie… A croire que ça m’amuse. Et pourtant, plus le temps passe et plus la jalousie m’étouffe. Je m’étrangle avec ma propre terreur. Je me déteste rien que pour ça. Quel sentiment hideux que la jalousie. J’ai peur de moi-même… J’ai peur de le perdre à cause de ma façon d’être… moi qui veut tout avoir de lui, moi qui veux tout lui donner de ma personne, sans aucune retenue… J’ai peur de l’étouffer, de l’effrayer. De le dégoûter. Je me sens si bien quand je suis avec lui que, paradoxalement, j’en deviens malade… J’ai toujours cette crainte qui me noue l’estomac. Je n’ai pas le droit de faire le moindre écart, sinon je risque de le voir partir… mais m’étouffer ainsi ne change pas mes sentiments pour autant. Ils sont toujours là, errant tels des vautours dans mon esprit tourmenté. Ils attendent le bon moment. Et moi, j’ai peur du jour où tout cela sortira. C’est un fait, je l’aime. Je l’aime plus que tout. Je l’aime comme une folle et j’en deviens malade, tant j’ai le sentiment que ce sentiment est sali par mon désir de le posséder.

    J’ai envie de le voir. J’ai peur de le croiser. Je veux être avec lui, et je crains tous les instants que nous allions passer ensemble. J’ai peur de mes sentiments, j’ai peur des mots qui risquent de s’échapper de mes lèvres. Je crains mes gestes à venir. Je ne sais plus quoi faire. Je n’ose plus rien dire… Je m’effraie moi-même.






    [546]






Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.dailymotion.com/s-o-r-a-y-a/video/x4qnuh_keira_blog

avatar
Sport et culture

Parchemins : 1913
Âge : 28 ans [21 mars 1982]
Actuellement : Chanteuse et Bassiste de CS


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
Multi-compte de: charly

MessageSujet: Re: -[ Des mots pour des maux ]-   Jeu 7 Jan 2010 - 13:44


    Juillet 1999

    J’ai pris le bateau qui m’a doucement éloigne de mon école. Deux mois seulement… Pourtant j’ai le sentiment que ces vacances vont être bien plus longues. Durant le trajet, j’ai réfléchi… j’ai pensé à Enry. Je ne sais pourquoi (ou disons plutôt que je ne veux pas admettre cette fatalité), mais j’ai eu envie de pleurer en repensant aux moments que nous avions passé ensemble. J’ai toujours eu du mal. Le passé et moi, on ne s’entend pas. Plus je pense à ce que j’ai vécu, plus j’ai envie de fuir, de courir pour éviter mon avenir. J’ai peur de ce que je deviens. J’ai peur de mes sentiments, de ma vie anarchique. Et si je me trompe, quand pourrais-je faire marche arrière ? Peut-on faire demi-tour ? Si oui, j’aimerais changer tant de choses… tant d’erreurs que j’aurais préféré éviter. Pourquoi aimer me rend-t-il si… fragile ?

    Quand j’ai revu Lex au port, je me suis sentie rassurée. Il a toujours su m’apaiser, à l’instar d’Enry. Il sait calmer mes peurs, apaiser mon cœur. Je me suis sentie délivrer lorsque ses bras sont passés autour de ma taille, quand mon oreille s’est collée à son cœur battant avec douceur. Son parfum m’a doucement enivrée et nous sommes rentrés. Chez lui… Chez ‘nous’ ? Les jours qui ont suivi étaient on ne peut plus positifs. J’ai appris à faire de la moto avec lui, et je me suis, je dois bien l’avouer, bien marrée ! Puis, j’ai vu Enry.

    A l’instant même où mon regard s’est posé sur lui, j’ai senti un poids terrible m’étouffer, m’affaiblir. Je me suis sentie sombrer, encore. Moi qui pensais que tout était rentré dans l’ordre, je m’étais leurrée. Je m’étais mentie. J’ai ressenti le besoin de lui hurler mon amour, j’ai eu envie de le prendre dans mes bras, de pleurer à ses côtés, de vider tout ce qui étouffait mon cœur. Mais je n’ai rien fait de tout ça. Je me suis fourvoyée. Encore, j’ai fui. J’avais peur. Tellement peur… de moi, de l’avenir. J’avais peur de le faire souffrir… J’ai refusé cette voie là, j’ai encore choisi la facilité, cette voie qui m’a si souvent souri, je l’ai de nouveau saisie. Sans hésiter.

    J’ai rompu avec Enry. Je lui ai menti. Je lui ai simplement di que je ne l’aimais pas assez. Si seulement il avait su tout l’amour que mon cœur voulait lui offrir, tout ce que j’aurais aimé pouvoir lui confier. Mes craintes, mes sentiments à son égard… Mais j’avais peur. Trop peur. Mieux valait partir, tant qu’il en était encore temps. Je me fais peur. Cette façon d’aimer… c’est malsain. J’aime trop. Toujours trop. Je ne sais toujours pas équilibrer mon cœur. Je n’ai jamais su être équilibrée de toute façon… j’espérais que le temps me l’apprendrait… je m’étais trompée, je n’ai fait que m’ensevelir d’avantage.

    Je lui ai di qu’il se trompait. Qu’il ne me m’aimait pas, moi. Qu’il préférait Ethele. Le démon de la jalousie qui grignotait depuis si longtemps mon être a pris le dessus. Je lui ai di qu’il aimait cette fille. Il en parlait tout le temps, il avait l’air de l’aimer… je lui ai di que ce n’était pas grave. Je lui ai di qu’on resterait en contact. Qu’on serait toujours ami. Je ne lui ai rien di sur l’autre démon qui me rongeait. Celui qui me soufflait de me jeter dans ses bras. Celui qui me dévorait intérieurement. Et puis nous sommes partis. Chacun de notre côté.

    Je l’aime tellement… C’était sans doute plus sain d’agir ainsi. Je préfère sombrer seule plutôt que l’entraîner avec moi.

    Je t’aime, et c’est la raison pour laquelle je te laisse partir sans moi. Je t’aurais ralenti, crois-moi.



[624]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur https://www.dailymotion.com/s-o-r-a-y-a/video/x4qnuh_keira_blog

Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: -[ Des mots pour des maux ]-   

Revenir en haut Aller en bas
 
-[ Des mots pour des maux ]-
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
HP-Hogwarts :: Archives :: Archives :: Les vieux grimoires :: Les années précédentes :: Sujets clos année 9-
Sauter vers: