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 Tourne la Grande Ourse, tourne la Petite Ourse (PV Justin)

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MessageSujet: Tourne la Grande Ourse, tourne la Petite Ourse (PV Justin)   Lun 13 Oct - 12:11

La plupart du temps, les nuits d'Ernie étaient plutôt calmes et parsemées de rêves agréables. La plupart du temps. Car cette nuit là, le jeune Ernie eut le sommeil plutôt agité. Probablement la faute au cassoulet préparé par les elfes de maison la veille au soir.
Il n'était pas loin de deux heures du matin lorsqu'il commença à se trémousser nerveusement sous sa couette, poussant de temps en temps de petits grognements étouffés. De toute évidence, il cauchemardait.
Les paupières closes, les cheveux en bataille (dur, dur d'avoir la maîtrise du coiffé décoiffé au bout milieu de la nuit ! Il allait devoir y travailler sérieusement, des fois que des paparazzis viendraient d'espionner !) et la bouche tordu en un rictus qui en disait long sur ce qu'il était en train de "vivre", Ernie se retourna bruyamment dans son lit et repoussa son édredon d'un coup de pied autant vigoureux que parfaitement inconscient. L'épaisse couverture chût, entraînant avec elle le gros réveil métallique qui tomba sur le sol dans un bruit sonore. Ce qui ne suffit toutefois pas à réveiller le blondinet, qui n'était pas connu pour avoir le sommeil particulièrement léger. Deux matins sur trois, c'était Zacharias Smith qui le tirait du lit à grands coups d'oreiller tant Ernie semblait hermétique à tout bruit extérieur lorsqu'il dormait.

Bref. Pas réveillé pour deux sous, Ernie entreprit de se battre avec le rideau jaune tournesol qui entourait son lit à baldaquin comme s'il s'agissait d'une espèce particulièrement dangereuse de filet du diable et non d'une innocente draperie.
Puis, lorsqu'il eut bien occis le monstre, il se retourna d'un saut de carpe qui fit grincer violemment les ressorts de son pauvre matelas avant de commencer à mordre son oreiller d'un air furieux, sans cesser de lancer des petits cris aigus de souris effarouchée. Sa virilité risquait d'en prendre un coup, au réveil !
Car si jamais les deux élèves occupant les lits adjacents au sien - Justin et Zacharias, pour ne pas les nommer (les élèves, pas les lits ! A priori, aucun des camardes d'Ernie n'a donné un petit nom à son lit, merci pour la santé mentale de Poufsouffle !) - n'avaient pas encore été tirés des bras de Morphée par le boucan qu'il venait de faire, ils ne pouvaient manquer de l'être quand, dans un bond magistral qu'il aurait bien été en peine de reproduire éveillé, Ernie arracha le rideau qui entourait son lit dans un grand geste, envoyant valser la tringle à terre, avant de prendre lui même ce chemin.
Le corps à moitié pris dans le rideau, Ernie roula sur le côté et bascula, tête la première, à terre, atterrissant dans un "boum" sonore sur le parquet du dortoir, qui craqua vigoureusement en signe de protestation.

Le Poufsouffle sursauta et se réveilla enfin, l'air hagard, les yeux encore gonflés de sommeil et la bouche grande ouverte. Visiblement paniqué, il s'agita dans son rideau, tentant vainement de s'en débarrasser, tout en bégayant d'une voix empâtée :

- A... A... Attentiiiion ! Les... Les... Les four... Four... Fouchettes att... Attaquent !

Visiblement bien décidé à ne pas mourir sous les coups des fourchettes tueuses, Ernie se souleva maladroitement et tâtonna d'une main fébrile la petite table de nuit qui se trouvait accolée à son lit, pour attraper sa baguette.
Malheureusement pour lui - et aussi pour les autres - il ne parvint qu'à aggraver la situation en renversant tour à tour un gros livre de métamorphose avancée qui tomba lourdement, une bouteille de jus de citrouille qui alla rouler jusque sous le lit de Justin et un strutoscope qui ne trouva rien de mieux que de se déclencher.
Le bruit que fit ce dernier parut tirer pour de bon Ernie de son cauchemar. Il cligna des yeux plusieurs fois de suite, à la manière d'un hibou hébété, et contempla avec effarement le carnage qui régnait autour de lui.
Finalement, dans un rictus contrit, il laissa échapper :

- Oups...

Et d'essayer d'étouffer les sifflements stridents de son strutoscope en l'écrasant sous son oreiller.

(674 mots, à une fourchette près).

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MessageSujet: Re: Tourne la Grande Ourse, tourne la Petite Ourse (PV Justin)   Lun 13 Oct - 12:33

Justin dormait paisiblement. La nuit était bien avancée, la chambre, plongée dans l’obscurité était calme. Pas un bruit. On aurait pu entendre une mouche voler (une grosse mouche quand même).

Mais peut-on être dans le calme quand Ernie, est dans la même pièce ? Nous parlons bien-sur du même Ernie, j’ai cité Ernie MacMillan, le seul, l’unique.

Depuis six ans que Justin partageait sa chambre, il était bien placé pour dire que son voisinage était rarement de tout repos. Et cette nuit-là allait bien le démontrer.
Tout commença quand le blondinet aux jets de cheveux mondialement connus commença à se gigoter dans son lit. Jusque là, rien de bien méchant. Mais ajoutez à cela des grognements, des couettes qui choient ( et vive la conjugaison du verbe choir…-__-» « que les couettes eussent chu » XD hum… Bref.), des couettes qui choient, donc, rapidement suivies du doux bruit d’un réveil métallique sur le sol.
La nuit calme était déjà loin…

Il n’en fallut pas plus pour réveiller le pauvre Justin. Quelle idée aussi de partager sa chambre avec un tel énergumène quand on a le sommeil léger !
Mais encore, s’il n’y avait eut que cela, le jeune homme aurait pu se rendormir.
Mais Ernie MacMillan en avait décidé autrement.

Justin tentait de se reblotir tant bien que mal entre les bras de Morphée quand des cris aigus lui parvinrent jusqu’aux oreilles. Etait-il possible que ce soit Ernie l’auteur de ces bruits bizarres ? Ernie ? L’homme, le mâle par excellence ?
Avouons qu’il y avait de quoi trouver la situation risible.

Fort heureusement, le champion des jets de cheveux avait un voisin trop gentil pour voir le vrai potentiel de la situation.
Il se contenta, bonne pâte qu’il était, de se redresser dans son lit et de scruter l’ombre noire pour voir si Ernie n’avait besoin de rien.

Le temps que ses yeux s’habituent à l’obscurité ambiante, Justin put enfin avoir droit à un spectacle rare : le roi du jet aux prises avec son oreiller. Son malheureux oreiller qui n’avait rien fait d’autre que de supporter la tête blondinette du jeune Poufsouffle.
Cela vaut-il de si virulentes morsures, je vous le demande ?

Justin prenait à peine conscience de ce qui l’entourait (morsures, chutes et j’en passe) quand Ernie, qui avait décidé de faire payer tout son mobilier, arracha tout bonnement la tringle de ses rideaux. Avouons qu’Ernie a de la force. Il faut bien le reconnaître.
Mais Justin doutait que les elfes responsables de l’entretient l’entendent de cette oreille…

Le voluptueux envol du rideau, dans lequel le Poufsouffle ne manqua pas de s’empêtrer, se termina lamentablement sur le plancher du dortoir.
Cela suffit pour réveiller complètement Justin (cela aurait suffit pour réveiller n’importe qui je suppose…).

Le jeune homme se leva d’un bond et se précipita vers le blondinet mécheux pour l’aider à se dépatouiller de tous les décombres.
Mais il fut stoppé net dans son élan par la réplique d’Ernie.

Fourchettes ? Un raid de fourchettes ?

Tout gentil qu’il soit, Justin ne put s’empêcher d’éclater de rire. Avouons que la situation tournait vraiment au comique.
Mais les rires du jeune aristocrate furent bientôt couverts par l’horrible sifflement du strutoscope. Il fallait que les murs de Poudlard soient vraiment très épais pour atténuer un tel vacarme !

Le rire de Justin redoubla. Il n’y avait qu’Ernie pour enchainer ainsi les catastrophes.

Une fois que le fou rire se fut quelque peu atténué, le jeune Poufsouffle eut enfin la bonne idée d’aller aider son ami qui semblait enfin redevenu maitre de lui-même.
Justin s’approcha et lui tendit une main pour l’aider à se relever, l’air goguenard.

« Tout va bien ? Tu ne t’es pas fait mal ? Tu t’es remis de ton invasion de fourchettes ? »

Lui demanda-t-il en se moquant gentiment.

[628 mots à un jet de cheveux près ! XD]

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MessageSujet: Re: Tourne la Grande Ourse, tourne la Petite Ourse (PV Justin)   Ven 17 Oct - 13:08

Le moins que l'on puisse dire sur la situation grotesque dans laquelle Ernie se retrouvait empêtrée bien malgré lui, c'était qu'il risquait d'avoir du mal à s'en sortir par un jet de cheveux détaché ou un sourire ultra bright. D'ailleurs - et merci Merlin - Justin n'était jamais tombé en pâmoison quand Ernie sourirait. Ce qui était probablement en partie lié au fait que le blondinet n'avait jamais essayé d'adresser un sourire viril fleurant bon la testostérone à son ami.
De toute façon, il était bien trop hébété pour seulement songer à se passer une main désinvolte dans les cheveux. L'heure était grave : comment allait-il réussir à trancher les tentacules de rumeur naissante avant que tout Poudlard pouffe sur son passage en murmurant : "Hé, c'est MacMillan, tu sais... Celui qui a peur des fourchettes !" Si ses futurs adversaires politiques l'apprenaient, il était foutu. Foutu. Qui voudrait d'un ministre effrayé par une innocente fourchette (quoique... Tout dépend de la main qui tient la fourchette, en fait), alors qu'il y avait des menaces autrement plus pressantes au dehors ?
Peut-être allait-il devoir soudoyer les Poufsouffle ? Ou tous les exterminer ? Hum... Mais les autorités risquaient d'avoir des soupçons s'il était, avec Ophélia (il n'allait tout de même pas tuer sa soeur !), du terrible massacre dont tous les livres d'histoire se souviendraient comme de la "Sanglante nuit des Blaireaux". Et puis d'ailleurs, les électeurs n'aimaient pas plus les trouillards que les assassins. Peut-être était-il temps pour lui de prendre deux ou trois tueurs à gage à son service ?

Ernie laissa échapper un petit grognement étouffé de mâle atteint dans sa virilité et tenta de se relever avec toute la dignité dont il était capable, tenant son rideau d'une main, son oreiller de l'autre. Par les intestins de Merlin, c'était quoi, déjà, le sort pour réparer les tringles à rideau ?
Laissant cette question de côté pour le moment (respire, surtout respire !), Ernie gratifia Justin d'un coup d'oeil encore endormi. Sûr qu'il ne lui laisserait pas oublier toute cette affaire de sitôt ! Enfin, c'était de bonne guerre : Ernie devait bien admettre qu'il y avait probablement plus agréable que d'être réveillé par son voisin de dortoir tombant (lourdement) de son lit.
Il adressa un sourire contrit à son ami avant de répondre d'un ton dégagé (car la première leçon de la Duchesse Hildegarde-Pétronille De Lacabaneaufondujardin Hildy pour les intimes, dans son best-seller La classe en toutes circonstances pouvait se résumer ainsi : "Et surtout, il faut garder le souriiiiiire !") :

- Je crois que j'ai bien maté les petites saloperies. ouh, Ernie, quel vocabulaire, on se relâche, on se relâche ! Elles étaient au service de Tu-Sais-Qui, tu vois. Pour tous nous abattre dans d'atroces souffrances, expliqua-t-il ensuite en remettant son oreiller en place.

Toujours emmitouflé dans son rideau, Ernie gratifia Justin d'un coup d'oeil circonspect en se laissant tomber sur son lit qui couina sa protestation dans un affreux bruit de ressort (mais vu tout le bazar qu'il avait fait quelques minutes plutôt, ceux qui n'étaient pas encore réveillés ne risquaient pas de l'être par ce ridicule petit bruit si même la chute d'une table de chevet n'avait pu les tirer du sommeil !) avant de reprendre, mi figue et mi raisin :


- Et tu vas me faire chanter combien pour que tu ne révèles pas cette affreuse erreur nocturne à tout le château ?

(572 mots, à un rideau près)

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