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 -{ Puberté quand tu nous tiens... -} -PV-

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MessageSujet: -{ Puberté quand tu nous tiens... -} -PV-   -{ Puberté quand tu nous tiens... -} -PV- EmptySam 25 Avr - 21:04

13 ans !!!! Elle avait 13 ans !!!! Youpi, c’était la fête. Elle devenait grande, elle le sentait, ça oui alors ! Encore un peu et elle aurait un joli bonnet B ! Héhé, déjà que rien que le fait de mettre des soutiens gorge la rendait toute chose, mais alors la promotion d’ordre B c’était carrément l’extase ! Admirant sa poitrine naissante dans son miroir, elle observait son reflet, rêvant de rejoindre sa sœur aînée dans le monde des femmes. Aelita était tellement jolie !! Marie avait vraiment hâte d’être aussi belle et classe qu’elle ! En attendant, elle avait un bonnet A, rien qu’à elle (ouai le don de poitrine ça ne se fait pas vraiment… Et même si ça se faisait, chrétienne ou pas, elle se la gardait sa poitrine ! *non mais* Dieu doit bien laisser à ses fervents prétendants quelques petits pêchers de ci de là, non ? /sbaaf/).

Marie venait d’enfiler la robe (rouge) que sa sœur lui offrait pour son anniversaire. Toute fière, elle admirait son reflet dans la glace et savourait chaque parcelle de son époustouflante beauté (hum, ouai modeste encore et toujours…). Marie se trémoussait à l’idée de montrer la perfection de cette robe (et optionnellement de la fille qui l’endossait) à la première personne venue, sauf que ce vendredi soir, la vie des vipères était on ne peut plus morte… Heaven, qui aurait été LA fille à aller voir était en plein entraînement avec l’équipe de Serpentard… Tobias était en train de travailler avec la fameuse Fred paraît-il… (ça sent la drrague dans le coin…) et du coup, elle ne savait pas trop quoi faire…

De tous ses amis/connaissances, Heaven et Tobias étaient sans nuls doutes les critiques de mode à consulter en cas de doute ou (comme c’était le cas actuellement) en cas d’assurance légèrement accrue au sujet d’une tenue quelconque. Mais là, ses deux critiques en stylisme n’étaient point là… Désolée, la blonde se laissa tomber sur son lit, soupirant. Qui diable allait pouvoir l’admirer ce soir ??? Soudain, elle songea à ses nombreux fans… Pourquopi n’y avait-elle pas songé plus tôt ??? Montgomery ! (Pardon Quentin). Il ferait bien l’affaire !

Soulagée, la blondinette rejoignit la Salle Commune (il devait y travailler). Puis en chemin, elle se ravisa. Non, finallement, elle allait séduire ce soir (ça y est, on a trois centimètres de poitrine et on sort les grands mots…). Et sa cible serait (évidemment) Vincent ! Il était sacrément mignon (même quand il est énervé) et il fallait lui montrer qu’une de ses amies devenait une femme, une vraie ! La robe moulait le torse de la princesse et laissait effectivement (vaguement) voir ses formes.

La petite blondinette monta alors l’escalier menant au dortoir des garçons. La probabilité d’y trouver Vincent étant de 95%. La jeune fille s’arrêta sur le pallier et frappa (par simple politesse) à la porte puis entra dans la volée. Il était là, elle avait vu juste !!! Rayonnante, elle fondit sur son ami :


« VINCENT !!!!!!!! »

La tornade blonde apportant une touche de fraise dans son sillage (savon pour sorcière rendant la peau douce et incluant un soin hydratant et drainant…) se jeta sur le jeune garçon et s’empressa de parler :

« Regarde ce que ma sœur m’a offert !!!! Elle est jolie, hein ??? J’adore sa couleur, et elle sera tout simplement parfaite pour cet été ! Tu aimes ??? »

Ses yeux de topaze se posèrent alors sur ce plus bleus encore de son ami, attendant une petite réaction de sa part…
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MessageSujet: Re: -{ Puberté quand tu nous tiens... -} -PV-   -{ Puberté quand tu nous tiens... -} -PV- EmptySam 25 Avr - 22:33

Vincent Fayr, jeune garçon, jeune Serpentard de douze ans. Bientôt treize d'ailleurs, le mois prochain. C'était plutôt proche ça non ? Bon ben alors voilà. Il aurait peut être un cadeau de ses parents aussi... Euh... Oui bon, là, il était probablement en train de se aire un de ces films... Non mais c'était vrai quoi, il n'était pas du tout certain d'avoir quelque chose. Non, ça aussi c'était une pensée débile destiné à tenter de se leurrer soi-même. Vincent aurait treize ans, et en chaque anniversaire, il n'avait jamais rien eu. Un cadeau ? Il ne décrouvrait ce que c'était qu'ici. Parce que Fred lui en faisait mais sinon... Il n'avait jamais connu. D'ailleurs, pour tout dire, il n'avait jamais eu le moindre jouet. Ca, c'était un moyen de forger le caractère hein ? Ridicule ? Ca c'était clair. Et au final, il était tout seul. Tel un crétin. Seul et... Intolérant, détestable et insupportable. Adorable n'est-ce pas ? Mais il était tout simplement devenu comme ça avec le temps. Voilà tout.

D'ailleurs, en parlant de sollitude, voilà qu'il se retrouvait là, tout seul, dans son dortoir où d'ordinaire, il se battait pour faire le moindre mouvement parce qu'il était entouré de crétin (d'ailleurs son cousin... Non, c'était la famille, il ne devait pas critiquer... Mon oeil ouais !). Bon, dans un sens, ça ne le gênait pas tant que ça parce qu'il était seul, tranquille et il faisait ce qu'il voulait. Tant mieux non ? Mais bon, ça aurait été mieux s'il avait su quoi faire ! Chose qui n'était pas le cas là tout de suite. Il s'ennuyait grave d'ailleurs. Au point qu'il était là, en pyjama ( enfin, bas de pyjama et torse nu) allongé sur son lit, les bras derrière la tête. Et il fixait le plafond. Passionnant comme activité non ? Bon, en même temps, c'était mieux qua que de ne rien faire non ? Quoique... Dans un sens, c'était tout aussi moisi. Puisqu'à part fixer le plafond, il ne faisait absolument rien. Et puis zut hein, il n'était pas toujours obligé de se casser la tête.

- Faire du sport ?

Oui c'était une idée, mais bon, lorsqu'il faisait un sport quelconque, enfin, un peu de musculation ( genre pompes ), il sentait sa cicatrice le tirait. Bon, ça ne l'empêchait pas d'en faire pour autant hein. Mais bon, là tout de suite, merci, mais il se passerait volontier de la douleur.

- Dormir ?

Si au moins il avait sommeil... Oui bon, en même temps, il aurait peut être mieux fait de dormir. Il était tout de même en train de se parler tout seul non ? Bon, il disait juste les activités probables à faire à haute voix hein.

C'est alors qu'on frappa à la porte. Qui était le débile qui frappait ? Sans songer à mettre un haut ( pas intelligent par moment le garçon )...

MARIE ?! Hein ! En robe ? Pourquoi elle était en robe ? C'était rouge en plus ! Super voyant ! Abusé ! Mais attendez... C'était le dortoir des mecs là non ? Aux dernières nouvelles, il ne s'était pas trompé hein ? Quoique ça expliquerait le manque de garçon dans le coin... Ouais mais non ! Il connaissait encore le chemin vers son dortoir non ? Quoi qu'il était un peu fatigué... Non !

Elle ne lui laissa même pas le temps d'en placer une qu'elle lui sautait déjà dessus en criant son nom. Elle avait frappé à la porte, c'était bien un signe qu'elle ne dormait pas ici hein ? Pis ses affaires à lui étaient là, c'était un signe aussi non ? Comment ça il se prenait la tête pour rien ? Ridicule !

Il voulut, à nouveau prendre la parole mais non, une nouvelle fois, ce fut peine perdu. Elle avait mangé du lion ou quoi ? Elle lui parla de sa robe, lui demanda comment il la trouvait. Il la trouva magnifique d'ailleurs, sur elle. Elle lui allait bien pis elle la moulait bien pis... Pis il ne devait pas regarder là où il regardait ! Levant les yeux, il rougit légèrement et se ressaisit. Allez, du cran !

- Euh... Tu as remarqué que t'étais chez les mecs ? Si nous, on n'a pas le droit de venir, vous non plus aux dernières nouvelles !

Ben quoi ? Autant mettre tout de suite les choses au clair non ? Il n'allait pas se laisser marcher dessus par une blonde ! Bon, la robe, il devait dire un truc là ! Euh...

- Et puis t'aurais pu attendre que je dise okay, ou que je m'habille ou que je sais pas moi !

Oui bon, ce n'était toujours pas en rapport avec la robe là, il s'enfonçait un peu en faite. Bon, allez bordel ! Fayr, ressaisis-toi ! C'est qu'une fille ! Une superbe fille en robe qui lui va super bien mais une fille quand même ! Il n'allait tout de même pas se mettre à baver non plus ! Crétin de mec !

- Cette robe te va bien. Elle te met en valeur.

Bingo ! Voilà, il avait dit un truc. C'est alors que lui même se rendit compte de ce qu'il avait oublié. Il ne portait pas de haut. Il ne portait rien qui puisse cacher ce qu'il cachait à tout le monde. Sa cicatrice dans le dos était à découvert et elle l'avait peut être senti en lui sautant dessus. Il devait faire quelque chose. Oui mais quoi, le mal était fait non, en plus elle se sentait puisqu'elle s'était rouverte il n'y avait pas bien longtemps... Arf... Il était dans la mouise. Le mieux... Oui le mieux était de ne rien dire à son sujet. Se taire, et peut être que elle non plus, elle ne dirait rien.


Dernière édition par Vincent Fayr le Dim 26 Avr - 10:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: -{ Puberté quand tu nous tiens... -} -PV-   -{ Puberté quand tu nous tiens... -} -PV- EmptySam 25 Avr - 23:21

Vincent était torse nu (attention Marie, on se maîtrise, tu es une jeune fille en fleur pleine d’hormones, oui, mais on va essayer de rester correcte, hein ?). Elle ne se fit donc pas toute une comédie sur la tenue du garçon et poursuivit dans sa tirée. Si elle savait qu’elle était dans le dortoir des chromosomes XY ? Un peu, mon neveu ! La blonde secoua doucement la tête dans une envolée de boucles blondes et répondit tout naturellement.

« Mais oui je sais bien ! Je venais rien que pour toi ! Ce que tu manques de compréhension franchement… Et puis vous avez quoi à planquer, vous, ici ?? Nous c’est normal que l’accès soit surveillé, quand on est une fille on est toujours harcelée par des voyeurs du genre méga spéciaux… Surtout quand on est jolie, t’as pas idée ! La vie d’une belle fille est loin d’être aisée. On vit dans l’angoisse perpétuelle d’être agressée par une jalouse ou un gars un peu trop fan de nous… »

Avisant Vincent, elle souffla ensuite :

« Je suis sûr que tu connais ça toi aussi, non ? Avec des yeux comme les tiens, je suis sûre que pleins de garçons rêvent de t’étriper… Mais ils se méfient, avec les raclées que t’as mis à Toby déjà… Mais quand on est une fille on ne peut pas agir comme ça. Ca briserait totalement notre image de rose en floraison, voies-tu… »

Vincent semblait un peu irrité mais pas forcément fâché comme Marie l’avait déjà vu. Elle se contenta donc d’écouter les remontrances sans en faire tout un plat. Il avait son caractère, elle le savait bien à présent… Inutile de débattre trois heures dessus ! Il suffisait de patienter un peu et zioup là, ça finissait toujours (ou presque toujours) par lui passer !

Marie l’écouta donc râler sans faire de remarque (Saperlipopette, Marie sait se taire !!! Et dire qu’elle l’avait caché aux yeux de tous durant presque deux ans la vilaine !). Vincent finit effectivement par se maîtriser seul… et Marie fut tout de même sacrément étonnée d’entendre un compliment quitter les lèvres du jeune garçon. Un peu plus et elle lui aurait de mandé de répéter, histoire d’être bien sûr de ses propos ! Mais elle se retint bien évidemment et se contenta d’écarquiller les yeux et de répondre après un temps de silence :


« Oh c’est vrai, tu aimes ??? »

Elle tournoya sur elle-même, levant les bras en l’air, toute fière du compliment qu’elle venait de recevoir. Au bout de son troisième tour elle s’arrêta pour fixer son ami, un grand sourire illuminant son visage légèrement hâlé. La blondinette se laissa enfin tomber à côté de Vincent, s’asseyant sur son lit.

« Je suis contente que tu aimes. Je sais que j’aimais le rendu, mais si toi aussi tu apprécies, c’est mieux encore !!! »

Elle soupira puis inclina doucement la tête, observant son ami, légèrement intriguée.

« Mais dis moi… Je peux te demander pourquoi tu es ici tout seul ou c’est top secret ? »

Elle n’était pas très bien placée pour ce genre de question, sachant qu’elle aussi était seule avant de retrouver Vincent ici… Mais ça, elle n’était pas obligée de le préciser quand même… si ?

La petite princesse n’avait pas encore vu Vincent de face, aussi n’avait-elle rien vu, pour l’instant, de sa cicatrice. Naturelle, elle jacassait (comme seule une fille de sa trempe sait si bien le faire), tout en veillant à ne pas trop déborder. Elle commençait à connaître Vincent et savait qu’il avait quelques limites (même s’il avait fait d’énormes progrès en moins de deux ans, d’un point de vue purement social).
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MessageSujet: Re: -{ Puberté quand tu nous tiens... -} -PV-   -{ Puberté quand tu nous tiens... -} -PV- EmptyDim 26 Avr - 1:00

Elle venait rien que pour lui ? Suspect ça. Et elle savait comment que, de un, il était tout seul et de deux, il était là ? Ca c'était une question fort intéressante non ? Elle n'était pas devin aux dernières nouvelles alors elle avait fait comment ? Est-ce qu'elle s'en rendait compte qu'un gars, à n'importe quel âge était un esprit déviant à tout moment, dès qu'il voyait une belle fille. Non mais c'était vrai quoi, elle était tout de même là, devant lui, dans une robe qui la moulait et mettait ses formes en valeurs... C'était tout de même innaproprié pour un moment où on s'incruste dans le dortoir des gars non ? Bon en même temps, ça avait été dans ce but justement. Elle avait fait ça justement pour lui montrer sa robe donc elle ne pouvait pas venir sans ( non Vincent ne te met pas à imaginer des trucs comme ça ! )

Ce que eux, ils avaient à planquer ? Vincent retînt un rire. Elle voulait quoi ? Qu'il lui montre ? Non mais il avait quoi là ? Il craquait totalement. Bon, au niveau de la chambre ce qu'ils avaient à planquer ? Le bordel ? L'odeur de pieds ? Ouais c'était pas mal comme truc à cacher ça non ? Mais bon, il ne fallait pas être fou, ce n'était pas ça. Bon, non, ils n'avaient rien à cacher mais les filles non plus ! Zut à la fin hein ! A douze / Treize ans, non, tu n'as rien à cacher !

Il ne put s'empêcher de rire lorsqu'elle lui dit que c'était dur de vivre joli. Oui, il comprenait ça. Bon, en faite, il se croyait à un seuil élevé du narcissisme mais là, il avait trouvé son maître mais ça ne le dérangeait pas puisque juste après, elle le complimenta. Si des garçons voulaient l'étriper pour ses yeux ? Possible, mais il ne fallait pas trop se frotter à lui il répondait aux coups sans problème. Provoquer les coups aussi bien souvent. Mais chut, ça, il ne fallait pas le dire voyons.

Elle sembla vraiment étonné qu'il aime. Ca voulait dire quoi ? Qu'en général, il avait des goûts de merde ? Non mais parce que vu l'étonnement, on aurait pu croire qu'il n'était pas doué pour choisir ce genre de chose ou allez savoir, en tout cas, une chose était sûre, ça ne lui faisait pas plaisir.

- Pourquoi est-ce que ça t'étonne tant que ça toi ? J'ai des goûts de merde en général ou quoi ?

Mais elle lui dit alors qu'elle aimait et que le fait qu'il aime aussi c'était encore mieux alors là, elle devait tout de même bien dire que c'était bizarre mais après tout, tant mieux et il était content de lui faire plaisir. Vraiment content. Mais bon, après, ce n'était qu'un avis de mal à propos d'une robe. Ce n'était pas forcément le meilleur avis. Sauf quand on s'appelait Sandeau et qu'on préférait s'acheter des habits plutôt que faire du sport.

Elle lui demanda alors pourquoi il était tout seul et il ne put s'empêcher de sourire en songeant à la raison. Bon, après ça l'arrangeait mais c'était tout de même quelque chose de comique parce que ben voilà, elle était assez débile. Les gars de son dortoir étaient débiles. Et au fond, ça lui prenait la tête. Il marmonna donc la raison :

- Ils attendent que je dorme pour monter. Ils disent que je suis chiant, énervant et insupportable mais que je suis adorable quand je pionce. Ils font exprès pour que je m'endorme avant qu'ils ne débarquent.

Oui c'était comique dans le fond. Mais chiant. Il n'était pas si insupportable que ça non plus hein, il fallait arrêter ! Il n'était pas non plus quelqu'un d'insupportable non ?!

Elle n'avait pas vu sa cicatrice. Tant mieux. Peut être qu'elle ne verrait rien. S'il venait à enfiler un truc, elle se douterait de quelque chose parce qu'il n'était pas du tout du genre pudique. Ca se sentait. Alors... Bon ben il ne restait plus qu'à prier ? Il n'avait qu'à tout faire pour ne pas se mettre de dos pour qu'elle ne voit rien. Voilà tout. Facile non ? Euh...
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MessageSujet: Re: -{ Puberté quand tu nous tiens... -} -PV-   -{ Puberté quand tu nous tiens... -} -PV- EmptyDim 26 Avr - 11:30

Loin des pensées de son ami, la blondasse (pardon, la blondinette ça fait moins vulgaire) écouta avec surprise la réponse de Vincent. Enfin il y a surprise et surprise… Là, en l’occurrence, elle était mi figue, mi raisin. 1/ Il était en effet surprenant que Vincent s’intéresse aux questions de Marie (dernièrement il faisait de gros progrès sociaux le petit, c’est dingue ça !) mais de 2/ il n’était absolument pas surprenant (quand on connaît un minimum l’énergumène) de le voir râler pour un truc aussi bête… Marie était bien contente de discuter avec Vincent. Il lui avait fait un compliment (chose rare) et en plus, il n’avait pas changé au point de devenir mielleux et désagréable. Bilan des courses, il était Vincent, en version améliorée…

« Ô je ne disais pas ça pour te vexer, mais je ne sais pas si tu t’en rends compte… Mais aujourd’hui c’est la première fois depuis qu’on se connaît que tu me fais un compliment ! Alors j’ai le droit de savourer cet instant quand même, non ? Et puis tu as de très bons goûts en règle générale. Sinon je ne sais même pas si je t’aurais remarqué… Les personnes inintéressantes ne m’attirent pas, si tu veux savoir. »

Ben oui, en règle général, Vincent était assez grossier mais faisait très rarement des compliments à Marie. La petite s’y était en quelque sorte habituée mais là, comme ça, d’un coup, en recevoir un ça chamboulait tous ses à priori l’air de rien ! Ceci étant elle en était sacrément fière ! La petite princesse, assise sur le lit de son ami (genre elle va se gêner :p) l’écouta lui exposer le pourquoi du comment personne d’autre n’était dans ce dortoir. Sacrément étonnée, elle écarquilla les yeux, passant sa main devant sa bouche.

« QUOI ????? »

Marie, ou le cri du cœur. Ca c’était vraiment stupide ! Agacée, elle se releva dans une attitude plus hautaine encore qu’habituellement et bien furieuse.

« Qu’ils sont bêtes eux alors ! Pffff, franchement, ne les écoutes pas. Je suis sûre qu’ils sont juste jaloux de toi, et puis il y a de quoi, nous sommes amis tous les deux… Rien que ça ils ont du mal à le supporter, j’en suis sûre ! La jalousie c’est moche, hein ? Une chance que ce pécher ne m’atteigne pas ! »

Marie, ou l’art de voir le monde tourner autour de son nombril… Dans le genre narcissique on fait difficilement pire… Le pire ? C’est qu’elle croyait dur comme fer à tout ce qu’elle disait… (pauvre enfant).

Tout en s’étant relevée, elle avait fait quelques pas dans le dortoir désert puis s’était retournée vers Vincent. Calmée (à nouveau) elle retourna s’asseoir à ses côtés et, dans son mouvement, posa son regard sur le lit qui était face à elle…


« HIIIIIII !!!! Une araignée !!!! »

Paniquée (mon dieu quelle horreur !!!), elle se jeta derrière Vincent, se cachant derrière ses épaules.

« Je déteste ça !! »

Puis, elle aperçut ce qu’il n’avait jamais di. Elle oublia immédiatement l’araignée. Les yeux ronds, elle fixait la cicatrice qui lacérait le dos du jeune garçon. Bouche bée, elle ne trouva pas ses mots. Pour le coup, elle avait bien oublié l’existence de cette araignée !

« Vincent… Qu’est ce que… »

Mécaniquement, ses doigts frôlèrent la marque sans vraiment la toucher. Marie ne savait que dire ni que faire. La marque était rouge, comme si elle s’était faîte récemment. Subitement inquiète, elle sentit malgré elle des larmes lui monter aux yeux… Ben merde, qu’est ce qui lui arrivait ? Elle virait en version’ fontaine’ maintenant ?
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MessageSujet: Re: -{ Puberté quand tu nous tiens... -} -PV-   -{ Puberté quand tu nous tiens... -} -PV- EmptyDim 26 Avr - 15:13

La première fois qu'il lui faisait un compliment ? Ah ? Ah bon, peut être. En même temps, il ne fallait pas oublier non plus qu'entre Marie et Vincent, il n'y avait pas réellement eu de mots très gentils à la base. Comment ça ? Dans le sens où ils s'étaient haïs à la base. Comment ils en étaient venu à une amitié ? C'était assez difficile de savoir. Probablement parce qu'ils avaient eu un devoir à réaliser ensemble. Oui, ça devait être ça non ? Bon, à la rigueur, le Serpentard s'en moquait. Tout ça pour dire qu'il lui avait fait un compliment et que dans un sens, c'était quand même assez surprenant venant de lui. D'ailleurs, maintenant qu'il y repensait, il se demandait pourquoi il lui avait fait un compliment... Non, en faite, avec le temps, le jeune garçon s'était mis à se rendre compte qu'il devenait un peu plus sociable. Euh... Non peut être pas à ce point. Disons juste qu'il était aimable avec ses amis. Voilà. C'était déjà mieux dit comme ça dans un sens. Non ? Après tout, il restait le même mais il avait des amis et une vie. Du côté de sa famille, absolument rien ne changeait mais il s'en moquait bien. Il n'avait jamais eu de réel lien avec ses proches alors ce n'était pas maintenant que ça allait changer. Elle avait le droit de savourer le moment ? Là, elle abusait probablement un peu trop quand même ! C'était débile ! Totalement débile de pousser un peu trop le bouchon. Mais il se retînt de dire quelque chose de désagréables lorsqu'elle lui dit qu'il avait de très bons goûts en générales. Tiens, un compliment. Sympa ! Bon, en même temps, il savait très bien qu'il avait de très bon goûts hein ! Il était Vincent Fayr, pas n'importe qui ! Encore moins ce crétin d'Oliver Vallo ! Oui bon, il critiquait son cousin et alors ?

- Ah c'est pour ça que je t'attire, parce que je suis intéressant. Je savais que je t'attirais Marie !

Ben quoi ? C'était ce qu'elle venait de dire hein ! Alors maintenant, si elle venait à regretter ses paroles et bien soit. Mais elle l'avait volontairement cherché alors hein ! Bon ! Bien fait !

Elle sembla alors réellement surprise, étonnée et furieuse pour ce qu'il lui dit à propos de ses collègues de dortoir. Bah, si lui, ça ne lui faisait rien, pourquoi est-ce que ça la gênait elle ? Ca l'étonnait vraiment quand même. Mais bon, ça lui faisait plaisir dans le fond. Parce que ça voulait dire qu'elle tenait à lui un peu non ? Et il avait besoin d'amis, dans un sens, il le méritait non ? Quoique... Il se posait encore aujourd'hui la question en faite.

Mais ce qu'elle dit par la suite le fit rire. Elle était persuadée qu'ils étaient jaloux de lui parce qu'elle était son ami. Ah ouais, il se disait bien que quelque chose clochait. Là au moins, il avait retrouvé la véritable Marie, la seule personne qui soit plus narcissique que lui, et pourtant, c'était dur à trouver ce genre de personne ! Croyez en son expérience !

- Et que ça ne m'atteigne pas non plus hein. Nous sommes parfaits nous, c'est bien connu.

Ben quoi ? Autant rentrer dans son jeu non ? C'était bien plus marrant ! Et puis il était comme elle, dans la même situation que lui, il avait les mêmes vices qu'elle. Mais il ne se l'avouer pas non plus bien sûr. Il n'était pas fou. Il était parfait. Pas du tout narcissique. Oui il s'aimait mais bon, pourquoi ne pas s'aimer. Quand on était comme lui, on ne pouvait justement QUE s'aimer !

C'est alors qu'elle lui fit une scène à propos d'une araignée. Une araignée qu'il ne vit même pas d'ailleurs ! De quelle araignée est-ce qu'elle parlait ? Elle n'était tout de même pas en train de dire qu'il était à ce point bordélique hein ! Il ne l'était pas au point d'avoir de la vie dans ses affaires !

- T'as dû rêver ma pauvre.

Mais au moment où elle se glissa dans son dos, il ne put s'empêcher de soupirer et de fermer les yeux. Elle était derrière lui. Et elle ne pouvait pas ne pas voir une marque de vingt centimètres. Surtout que sa plaie s'était rouverte il y avait pas si longtemps que ça... Et elle le lui fit d'ailleurs remarquer... Elle l'avait vu... C'était foutu maintenant. Comment lui cacher ? Même si elle ne le toucha pas vraiment, elle frôla la marque et Vincent ne put s'empêcher de frissonner à ce contact. Baissant la tête, il serra les poings. Cette marque le hantait, les nuits, les jours. Combien de fois revoyait-il le visage de celui qui lui avait fait ça... Et le visage de ses parents... Rouge de colère de devoir se rendre à l'hôpital pour voir ce qu'il avait... Il se souviendrait toute sa vie de la réplique de son père alors qu'il n'était pas vraiment conscient, dopé aux médicaments. Il avait entendu cette réplique alors qu'il aurai probablement mieux valu qu'il ne l'entende pas... « Cet enfant est une réelle calamité, il est insupportable, difficile à vivre. Tu aurais dû avorter quand il en était temps, ou j'aurais dû partir tiens ! On devrait le laisser là et partir ! Qu'il assume un peu ses âneries ! » Quand on est presque entre la vie et la mort, qu'on a perdu des litres et des litres de sang, on veut un peu de réconfort non ? Raté...

- Une marque qui me hante. Ce qui fait que je suis moi. Ma marque on va dire. Elle est chouette hein, un cadeau qu'on m'a fait... Sympa non...

Il n'osa même pas se retourner. Il ne voulait pas lui faire face et il savait que ça ne servait à rien. Il sentait que son regard était rivé sur cette plaie. Cette cicatrice débile avait deux ans, c'était rouverte il y a six mois... Comment la supporter hein ? Comment supporter quelque chose qui vous détruit tout doucement. A cause de cette marque idiote, il avait voulu mourir en début d'année. On le pensait fort, très fort, à toujours se rebeller et s'en prendre à tout le monde. Mais il était l'être le plus faible que l'on pouvait connaître. Il savait le cacher. Voilà tout...
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MessageSujet: Re: -{ Puberté quand tu nous tiens... -} -PV-   -{ Puberté quand tu nous tiens... -} -PV- EmptyLun 27 Avr - 9:25

A la remarque de Vincent sur la possible attirance qu’elle pouvait ressentir pour lui, la blonde eut un temps de silence. Un sourire parcouru ensuite ses lèvres tandis qu’elle s’approchait de lui, murmurant à son oreille :

« Olala… Si seulement tu savais… »

Amusée, elle se recula en douceur, répandant son habituel parfum de fraise (pour une peau belle et hydratée en toute circonstance et à n’importe quel moment de la journée !). Son sourire ne quittait pas son visage, tandis que son regard pétillait d’une étrange manière qui lui était jusqu’à présent inhabituelle… (mais maintenant il faudra s’y habituer, l’innocence prend fin avec la naissance du bonnet A /sbaaf/).

Le sujet passa ensuite sur les camarades de chambrée du jeune garçon. Sujet qui offusqua la blondinette… (Pourtant souviens-toi Marie… Ta première conversation avec Vincent… Ce n’était pas tout rose, n’est-ce pas ?) La première fois qu’elle avait parlé à Vincent, il lui rentrait dedans, trempé jusqu’aux os et mouillait ainsi le bel uniforme tant soigné de la princesse blonde. Ce jour là, ça avait clashé ! Ils s’étaient fusillés du regard, Vincent l’avait copieusement injurié, et elle avait fini par poursuivre son chemin, sans plus lui accorder le moindre regard. Fière, hautaine, elle avait décidé de passer outre cet outrageux personnage. Deux minutes après, elle boudait dans sa chambre (très classe, n’est-ce pas ?).

Bref, quand Vincent parla de leur perfection, elle l’approuvait à 100% pour ce qui touchait sa personne (oui Marie est parfaite !), pour Vincent, certains points laissaient encore à désirer, mais ça, elle préférait ne pas le lui faire remarquer (par Merlin ! Marie commence à savoir maîtriser sa langue… Elle réfléchit avant de parler !!! Gloire !!!). Elle hocha donc la tête doucement.


« Je suis d’accord avec toi. Et ce n’est pas facile tous les jours… Les jaloux nous assaillent sans cesse ! Enfin, je ne t’apprends rien… »

Ouvrant grand les yeux, elle aurait bien répondu quelque chose à Vincent sur l’araignée (elle était formelle, elle existait, elle était passée sur le lit voisin… A qui était ce lit d’ailleurs ? Que Marie ne s’approche jamais (ô grand jamais) de son propriétaire) mais elle ne pu rien dire, puisqu’elle se trouvait à présent face à quelque chose de plus impressionnant encore… Marie s’attendait un peu à ce que Vincent la repousse, brusquement, mais il n’en fit rien et ils restèrent silencieux, devant cette marque saillante.

La blonde resta silencieuse, suite à la réponse de Vincent. Elle n’avait jamais été très compatissante comme fille. Chrétienne jusqu’au bout des ongles, pourtant, elle n’avait jamais vraiment éprouvé de pitié pour les autres. Elle avait bien sûr, fait quelques participations à des œuvres caritative, jouait du piano pour Noël à l’église de la capitale du Liechtenstein. Elle avait même commencé à étudier l’orgue depuis peu. Mais jamais, elle n’avait ressenti de la peine pour quelqu’un d’autre que sa propre personne. Or là, maintenant, ici, dans ce dortoir. Elle avait terriblement mal au cœur. Cette marque lui semblait être si lourde de sens !

Marie passa outre l’ironie de son ami, elle n’était plus du tout d’humeur à rire. Vincent ne la regardait pas, elle le sentait plus contracté que quelques instants plus tôt. Elle posa doucement sa main sur son épaule, détournant (difficilement) son regard de la cicatrice rouge qui devait certainement tirer quelques grimaces de douleur au garçon. Elle le contourna lentement, tout en le faisant lui-même tourner vers elle. Sans plus réfléchir, elle le serra dans ses bras, tentant de retenir ses larmes de douleur pour lui. C’était la première fois qu’elle pleurait pour quelqu’un d’autre. C’était si étrange si… inhabituel. Elle n’osait plus rien dire, par peur de dire une bêtise… Elle se contentait d’être là, pour lui. C’était tout ce qu’elle pouvait faire pour l’instant. Elle commençait à présent à comprendre ce fameux proverbe… la parole est d’argent et le silence et d’or… Etait-ce ça, que de vieillir ?


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MessageSujet: Re: -{ Puberté quand tu nous tiens... -} -PV-   -{ Puberté quand tu nous tiens... -} -PV- EmptyLun 27 Avr - 23:17

Si seulement il savait ? Hum... Là, pour Vincent, c'était clair, il avait un peu de mal à comprendre où est-ce qu'elle voulait en venir. Elle était sérieuse ou est-ce qu'elle était plutôt en train d'entrer dans son jeu et de se moquer de lui ? Parce que là tout de suite, il se posait vraiment la question et avait du mal à y mettre une réponse. Surtout qu'elle s'était rapprochée de lui pour pouvoir lui murmurer ces mots à l'oreille hein, donc ça ne facilitait pas vraiment les choses et même que ça lui faisait plutôt bizarre.

- Ah oui ? A ce point ? Intéressant. Je prends note.

Il ne fallait pas qu'elle puisse voir son trouble parce que oui, ses mots l'avaient légèrement troublées... Mais Vincent ne se laissait pas troublé ! Si c'était le cas mais où allait le monde ! Il n'était pas du genre à rougir non plus hein. Enfin ça, encore heureux, sinon il aurait réellement eu l'air débile.

Pas facile tous les jours d'être parfait ? Oh oui, ça il le comprenait totalement, c'était même une chose des plus détestables parce que tous les autres avaient tendance à les détester, à les envier. Bien sûr, le stade de narcissisme n'était pas aussi développé que celui de Marie mais il atteignait quand même des taux très élevé le pauvre. Pis les jaloux, c'était tout bonnement ceux qui ne l'aimaient pas. Bien sûr tous ceux qui ne l'aimaient pas le détester hein, il ne voyait pas où se trouvait le problème dans une autre siuation ! Il était adorable attendez, on ne pouvait que l'aimait !

- Oui une situation fort difficile et fort insupportable. Mais en même temps, c'est un sentiment de puissance.

Quand il vit les larmes de Marie, il ne comprit pas. Elle pleurait ? C'était si laid que ça ? A travers le miroir, il devait bien dire que ce n'était pas d'une beauté fulgurante mais bon tout de même ! De là à pleurer, ce n'était pas à ce point sauf si ça avait empiré dans la minute. Ou alors, elle pleurait peutre être de dégoût. Ben oui quoi, sa plaie faisait 20 centimètres de long, voir un peu plus et elle avait tendance à mettre tout un tas de personnes mal à l'aise... C'était violent. Et ridicule.

Mais quand elle le prit dans ses bras, il prit tout ça pour de la pitié. Oui voilà, elle avait tellement de pitié pour lui que d'un coup, elle le prenait dans ses bras et fondait en larmes. Sauf que voilà, ça ne marchait pas comme ça avec lui et si c'était ce qu'elle avait cru, c'était du gros n'importe quoi parce qu'il n'avait jamais été comme ça avec lui. La pitié, très peu pour lui. Il avait déjà bien assez à faire avec ses parents.

Il se dégagea donc de l'étreinte de Marie, la jolie Marie afin de se lever. S'approchant de son armoire, il en tira un T-shirt de manière aléatoire et l'enfila. Moins on la voyait mieux il se portait parce qu'il la détestait cette foutue marque. Du gros n'importe quoi...

- Je ne veux pas de pitié.

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MessageSujet: Re: -{ Puberté quand tu nous tiens... -} -PV-   -{ Puberté quand tu nous tiens... -} -PV- EmptyDim 3 Mai - 15:37

Le pire dans l’histoire c’est que Marie elle-même ne savait même pas que penser de cet ‘intérêt’ qu’elle pouvait éprouver pour Vincent. Il était chiant, ça c’était clair et net, pas besoin de dessin… Super chiant même ! Le genre de gamin qu’on a envie de baffer tellement il peut être exaspérant. Et le pire c’est qu’il est comme ça tout le temps !!! Sauf que voilà. Elle pouvait dire ce qu’elle voulait, il n’en restait pas moins une personne qu’elle aimait bien (ciel, elle l’admet déjà intérieurement u___U) voire même beaucoup (mais ça par contre elle ne l’admet pas encore :p) et il avait son charme (ça elle ne l’a jamais nié). Rougissant légèrement en songeant à tout cela (mon Dieu Marie rougit en bonus o__O) elle haussa les épaules et détourna le regard. Finalement, l’araignée l’avait sauvée d’une réponse à fournir. Bon débarras ! Hélas, cette vilaine bête ‘lavait aussi poussé à découvrir quelque chose qu’elle n’aurait peut-être jamais du découvrir.

Marie se sentit touchée de la manière la plus inattendue qu’il soit. Que les choses soient claires. Marie était catholique, oui. Croyante ET pratiquante. Mais elle n’était pas vraiment une très bonne chrétienne. La charité et elle faisaient cinq et elle n’avait jamais vraiment ressentit de la pitié pour qui que ce soit. A peine du dédain, et une bonne dose de supériorité. La petite princesse avait un ego surdimensionné et ça, c’était de notoriété universelle (ou presque :p). Elle n’aimait qu’elle et ça aussi, tout le monde (ou presque) le savait. Pourquoi aimait quelqu’un d’autre ? Ô, elle admirait Drago Malfoy bien sûr… Mais ça s’arrêtait là. Il était beau, classe et de haut rang (même s’il ne lui arrivait pas à la cheville il restait correct).

Bref, tout ça pour dire que là, devant Vincent, elle ne se comprenait même plus elle-même ! Elle se sentait… Vraiment bizarre. Ce n’était pas elle, ce n’était pas possible !! Jamais elle n’avait ressentit de la peine ni quoique ce soit de bien fort pour une personne autre que sa propre personne. Jamais ! Et là, voilà qu’elle devenait une fontaine et se liquéfié de la sorte en moins de dix minutes ! C’était grotesque ! Grotesque et ridicule. Vincent se releva, échappant à l’étreinte de Marie et enfila rapidement un T shirt. La blondinette resta silencieuse, impressionnée par elle-même. Se mordant les lèvres, elle demeura silencieuse encore un moment puis finit par souffler :

« Je n’éprouve jamais de pitié Vincent. Jamais. »

Elle avait le regard baissé et se tordait les doigts. Elle ne savait même pas pourquoi elle disait ça ! Elle ne savait même pas pourquoi elle réagissait comme ça ! Elle était devenue aussi stupide alors ? Elle était vraiment ridicule ! Toute cette situation était ridicule, et elle la première. Seulement voilà, elle ne parvenait plus à se taire. Elle se demandait même si elle réfléchissait… levant avec difficulté son regard sur Vincent, elle poursuivit dans un souffle.

« Je suis la honte de notre Seigneur, j’en suis persuadée. Il doit même me mépriser tant je suis indigne à ma religion. Je prie, je me confesse mais jamais je n’ai ressentit de pitié pour autrui. Pas même une pointe de peine pour les autres. Je passe mon temps à me focaliser sur moi et moi seule. J’en ai conscience et pour moi ce n’est pas un défaut… Mais lui ne pense certainement pas comme ça… »

La jeune fille s’était levée et posa un regard à peine plus assuré sur Vincent pour terminer :

« Et là, ce que je ressens, ça ne te touche même pas. Ou presque pas. Ce n’est pas de la pitié, j’en suis incapable. Non, je m’en veux juste d’être trop faible et ignorante pour faire quelque chose pour les gens qui me sont chers. Tu ne m’as jamais rien dit… C’est parce que tu ne m’aimes pas ? »


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MessageSujet: Re: -{ Puberté quand tu nous tiens... -} -PV-   -{ Puberté quand tu nous tiens... -} -PV- EmptyDim 3 Mai - 23:17

Elle n'éprouvait jamais de pitié ? Pourtant, aux yeux de Vincent, ce n'était ni plus, ni moins. Pour lui, compassion et pitié allaient dans le même sac, alors lui, il ne cherchait plus, il avait arrêté. C'était comme ça. Dès qu'on s'intéressait d'un peu trop prêt à ce qu'il y avait dans son dos, Vincent se retrouvait sur la défensive et tout se transformait en pitié. Mais là, bon, il devait bien avouer que ça le déstabilisait un peu de voir Marie comme ça. Elle paraissait faible alors qu'il la mettait au même niveau que lui concernant les sentiments. Il était persuadé qu'elle trouvait ça débile et inutile. C'était peut être pour ça qu'il s'intéressait à elle... Ouh là ! Qu'est ce qu'il était en train de dire ! Il racontait n'importe quoi, son esprit se brouillait, c'était de la voir comme ça ! Il n'y avait que dans des situations comme celle-là qu'il pêtait un câble. C'était cette marque débile bordel, c'était comme si elle prenait possession de son corps dès qu'elle était aux yeux de tous. Bon, il ne devait pas s'emballer et il devait se ressaisir bordel, sinon, il allait totalement pêter un câble !

- Tu ne t'en rends juste pas compte, c'est ta première fois c'est ça ?!

Il ironisait. Mais bon, si elle-même ne se rendait pas compte qu'elle était en train d'éprouver de la pitié... Bordel... Lorsqu'il enfila un T-shirt, il se sentit clairement mieux. On ne la voyait plus c'était comme si elle n'avait... Jamais existé bordel...

Elle se mit alors à lui parler de Dieu et pour tout dire, Vincent ne comprenait pas très bien pourquoi. D'aileurs, à vrai dire, il ne savait même pas, avant qu'elle ne se mette à dire ça, qu'elle était croyante et pratiquante. Pour sa part, il savait que ses parents y croyaient, mais lui pas du tout. Ou alors, c'était un enfo*ré parce qu'il ne l'aidait pas, parce qu'il ne l'aidait jamais alors qu'il faisait parti de ces nombreux enfants qui avaient de sérieux problèmes avec ses parents. Bordel, il n'avait que douze ans ! Et déjà, il devait se montrer indépendant pour qu'il n'y reste pas ! Dieu, c'était le mec qui l'avait épargné quand il avait reçu le coup de couteau, le gars qui avait décidé de lui laisser la vie alors qu'il aurait probablement été dans une meilleure situation s'il y était resté. Bordel...

Elle lui demanda alors s'il ne l'aimait pas. Juste parce qu'il ne lui avait rien dit. En même temps, ça pouvait être quelque chose de dur à comprendre pour bon nombres de personnes. Pourquoi est-ce qu'il n'avait jamais rien dit, pourquoi est-ce qu'il restait avec un tel secret. Il y avait tout un tas de question de ce genre qu'il se posait et auxquelles il ne trouvait pas de réponses...

- Bien sûr que je t'aime, je t'aime beaucoup même ! Mais... C'est plus compliqué. Je me déteste à cause de cette marque que je garderais toute ma vie. Je me déteste de revoir, chaque jour en flash, le visage de celui qui me l'a infligé, le visage de mes parents qui avaient honte de moi parce qu'ils avaient dû quitter leurs boulots pour venir me voir. Le flash des paroles de mon père qui me dit qu'il ne m'aime pas. Cette marque est une malédiction, quand je la vois, j'ai envie de mourir... Bordel, mais pourquoi je te dis tout ça... J'en parle jamais Marie, ce n'est pas juste par rapport à toi. Je t'aime beaucoup tu sais, mais je n'en parle à personne.

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