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 The Lost Girl < Journal de Billie Ziegler >

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MessageSujet: The Lost Girl < Journal de Billie Ziegler >   Mer 6 Mai 2009 - 22:05

17 Avril 1998


    Lorsque mes parents m'ont envoyé ce journal, je dois bien dire que je me suis réellement demandé pourquoi. Je revenais tout juste de l'enterrement de Kayne et ils me donnaient ça. Comme si ça pouvait le remplacer. A croire qu'ils étaient vraiment stupide au point de tenter de remplacer mon frère par un vulgaire tas de feuille. N'importe quoi. En tout cas, une chose est sûre, je dois bien dire que c'est du grand n'importe quoi et je ne sais même pas pourquoi est-ce que d'un coup, je me mets à écrire n'importe quoi sur ce cahier, sur ce journal. Comme si écrire allait me défouler. Et au final, je me rends compte que ma feuille glisse toute seule sur le papier. Mais est-ce que je dis réellement quelque chose de concret ? Pas vraiment. M'enfin, en même temps, dans un sens, je ne dis plus rien. A personne. Je me bloque, je pars en vrille. Et je ne dis plus rien. Helena s'inquiète, Seth, Axel... Josh... Tous, ils s'inquiètent tous mais non, je ne dis rien. En faite, je ne sais même pas comment est-ce qu'ils ont su, comment est-ce qu'ils ont appris la disparition de Kayne... Peut être que mes parents ont écrit à Helena. Vu qu'ils l'aiment bien...

    J'ai du mal à m'adresser à mes parents de manière gentil. Je ne sais pas pourquoi. Comme si je les tenais pour responsable de ce qui est arrivé alors qu'ils n'ont absolument rien fait. Mais ils ne l'aimaient pas. Ils lui faisaient vivre un enfer et je me dis que peut être que s'ils avaient montré un peu plus d'amour pour lui, peut être qu'il n'aurait jamais été tenté par ce défi, peut être qu'il n'aurait jamais rien risqué. Peut être qu'il serait encore là mais... Mais non, je suis seule. Je suis devenue seule, et perdue. Je trouve tout inutile. Tout futile. Je ne dors plus, je ne mange plus. Je me contente d'être là. De maigrir à vu d'oeil et d'aller en cours. J'ai un visage fatigué, creusé, effrayant. Je le sais, mon miroir me le dit et je le regarde d'ailleurs de moins en moins parce que tout ça, ça ne sert absolument à rien. Je ne compte pas me prendre la tête avec mon reflet. Et me regarder, ça me rappelle oui. Mais penser se redirige vers lui, notre ressemblance fait que c'est lui que je vois dans le miroir. C'est lui que je vois lorsque je ferme les yeux. Il occupe mes rêves, mes cauchemar. Sans Kayne, je ne peux pas vivre, je ne peux pas survivre bordel... Je n'en peux plus, sérieux, je n'ai qu'une envie actuellement. Mourir mais mes "amis" me maintiennent ici et ce, quoi que je fasse.

    J'ai passé un véritable enfer à la maison pendant les deux semaines que j'y ai passé. Je dirais bien que je suis contente d'être revenue à Poudlard mais dans le fond, je crois que je ne suis bien nulle part. Le pire dans tout ça c'est qu'entre mes parents, les choses sont toujours les mêmes. Comme s'il n'était pas parti, comme s'il était toujours là... Mes parents l'ignoraient déjà. Là, il n'est juste pas là.

    Mais lorsque j'ai vu Matt, là, j'ai compris. Oui, il n'est vraiment plus là. Lui aussi ça le touche. Autant moi, c'était mon frère et mon meilleur ami, mon confident et tout, autant lui était comme moi, lui aussi l'avait toujours connu et pourtant... Je ne sais pas, dans ma tête je m'imaginais que ça ne le toucherait pas autant. Je ne sais même plus pourquoi est-ce qu'à la base, je suis partie chez lui mais je sais que j'ai bien fait. Matt va mal. Il ne sort plus alors qu'il passait tout son temps dehors. Il reste dans sa chambre, à regarder par la fenêtre comme s'il attendait quelqu'un... Kayne était certe un garçon prise de tête mais lorsque l'on s'attache à lui, on ne peut plus se passer de lui. Et lorsque je me dis que maintenant, on est censé se passer de lui... C'est dur.

    Je ne vis plus, je survis et de toute façon, je n'ai même pas envie de faire plus. Je me lève, j'avance et je me couche et je recommence le lendemain. Oui, on peut dire que la flamme qui était en moi s'est éteinte. Oui. Et je ne sais pas si je parviendrais à la rallumer un jour. J'ai peur, j'ai mal, je souffre, je n'en peux plus. J'ai envie de disparaître et vu mon état actuel, je pense que ça serait probablement la meilleure solution.

    Je vais arrêter là pour aujourd'hui, en plus j'ai cours. En faite, je crois que ce petit cahier va me servir. Ca me permettra de me soulager parce que je ne pense pas être capable de raconter tout ça à quelqu'un... Je ne veux pas que l'on sache que je ne vais pas bien. Je sais que ça se voit, si ce n'est pas sur ma maigreur et mon teint pale, c'est dans mes yeux où la flamme de la joie ne brille plus du tout...


Dernière édition par Billie Ziegler le Lun 26 Oct 2009 - 0:44, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: The Lost Girl < Journal de Billie Ziegler >   Lun 26 Oct 2009 - 0:37

Aucune idée, mais on est en février 99


    Je suis incapable de dire quelle jour on est. C'est grave ? Je crois que j'ai failli faire une belle connerie cette nuit. Je ne suis pas rentrée. Non, je n'étais pas à Poudlard. Aujourd'hui j'ai été à Pré Au Lard. Et quand est venu l'heure de rentrer, je ne l'ai pas fait. Je ne sais même pas pourquoi. En faite, au moment de monter, sur un coup de tête, j'ai dit que je prendrais la navette suivante. Mais je ne l'ai pas prise. Et résultat, il faisait noire, sombre et je n'avait nul part où aller vu que j'étais censée rentrer au château. Je ne savais même pas ce que je pouvais bien faire parce que franchement, je n'avais pas l'air très maligne. Dans les rues, je sentais bien le regard des gens, mais je n'osais pas m'approcher d'eux, j'avais peur de faire une bêtise, de faire une gaffe, j'avais peur d'être renoncer, qu'on me renvoie à la maison. C'est drôle à quel point, on peut avoir peur de tout et de rien quand on est tout seul en pleine nuit. Mais bon, je suis censée être à Gryffondor en même temps donc, c'est pas vraiment dans mes qualités d'avoir peur. M'enfin bref. Je poursuis. Donc j'étais toute seule, je n'avais pas l'air bien maligne, ça je peux l'assurer haut et fort. Et j'ai rencontré cet homme. Il s'est présenté comme s'appelant Jasper Told, je ne savais rien de lui, absolument rien. Je ne voyais que sa taille, un homme imposant en soi, pas bien grand, du moins, plus grand que moi bien sûr, mais pas tant que ça. Bah oui, quand on prend en compte que j'ai sûrement atteint ma taille maximale bah, je ne trouve pas qu'il soit tellement grand vu qu'il n'a que deux malheureuses têtes de plus que moi. Bon, en somme, c'est déjà pas mal, je le consens. Enfin, ce n'est pas sa taille qui m'a surprise en priorité, c'est sa carrure. Nan mais ce mec, c'est un monstre ! Enfin, ça c'est même sûr et certain mais je ne vais pas raconter tout ça dans le désordre. D'ailleurs, c'est assez marrant, ça ne fait que deux fois que j'écris dans ce journal. Mais bon, j'en vois pas l'intérêt. C'est juste là, pour me souvenir d'aujourd'hui, pour pas oublier cette rencontre, le nom de ce gars, ce qu'il m'a dit. Des mots que je n'oublierais probablement jamais mais je veux qu'ils soient inscrits quelque part.

    Me retrouver en face de cet homme, ça m'a calmé, d'un coup sec, je n'osais même plus bouger en faite, j'étais comme paralysé. En plus, la lune reflétait sur son visage et il avait une figure drôlement blanche. J'ai cru qu'il était malade mais pour deviner ce qu'il avait, c'était le trou noir, rien ne venait en faite. Un rhum, ça ne rend pas autant bizarre après tout. Mais bon, dans ma tête, tout était flou parce que j'avais peur quoi. Alors je n'ai fait attention à son visage que plus tard. Pour le moment, il était venu vers moi, c'était le seul à l'avoir fait après tout. Enfin voilà, j'ai eu un mouvement de recul, normal face à un homme comme ça. Même si on n'es plus en temps de guerre et que la menace de Voldemort est écarté, il y a des méchants à chaque coin de rue. Enfin voilà, quand il s'est présenté, je ne sais pas pourquoi, mais je n'ai pas osé en faire de même. Il a senti ma gêne d'ailleurs je pense. Mais j'ai pas osé ramener ma fraise. J'aurais peut être dû qui sait mais bon. En soi, je n'ai pas voulu.

    Ah zut, je dois filer. Axel m'attend, j'avais oublié. Je suis sûre en plus qu'il va me demander de lui raconter mes aventures. Et toi petit journal bien inutile, je te conterais la suite à mon retour.


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MessageSujet: Re: The Lost Girl < Journal de Billie Ziegler >   Lun 26 Oct 2009 - 10:28

Suite de l'histoire de ce fameux jour de Février 99




    Je ne sais pas comment mais alors pas du tout. Mais environ une heure après sa rencontre, je me trouvais dans sa chambre d'hôtel. Il m'avait paru sympa, digne de confiance, et quand il m'a proposé sa chambre, j'ai dit oui. Bêtement, je le conçois. M'enfin, je ne devais pas vraiment être dans un état normal, ça doit être ça. Enfin voilà, tout ça pour dire que je n'étais pas vraiment au meilleur de ma forme et que je suis montée dans sa chambre sans trop savoir pourquoi. Heureusement qu'il n'avait pas d'idées derrière la tête et qu'il était vraiment digne de confiance d'ailleurs. Mais à la lumière de sa chambre, sa pâleur m'avait encore plus choqué. C'est là que je lui ai demandé ce qui n'allait pas, s'il était malade. Il s'est alors mis assis sur son lit, m'a regardé un moment. Puis il s'est mis à parler. J'avais affaire à un vampire. J'étais sacrément étonné qu'il se mette à me parler comme ça, de lui même. C'était drôle parce qu'il ne me connaissait pas. Il semblait avoir une drôle de confiance en moi. Comme un lien qui nous unissait. C'est drôle dis comme ça, mais c'est ce que j'ai ressenti. Enfin bref, par la suite, il m'a raconté sa vie. Encore maintenant, j'ai du mal à comprendre pourquoi il a fait ça. Et il m'a même arraché des larmes, moi qui n'aime pas pleurer quand je suis entourée, voilà qu'il m'a lui, faite pleurer ! Je ne savais pas que l'on pouvait se sentir aussi seul que ça. Mais quand on est différent, je suppose que les choses sont plus compliquées, allez savoir, je ne me trouve pas dans sa tête alors je ne pense pas être apte à trouver une réponse. Mais fuir les autres comme lui, uniquement parce qu'il a peur de mordre, je crois que je n'aurais pas survécu. Plutôt mourir que d'être coupée du monde comme ça. Il a bien du courage.

    En m'asseyant à côté de lui, il s'est tourné vers moi et a essuyé les larmes qui coulaient sur mes joues du bout des doigts. Il m'a dit qu'il ne méritait pas mes larmes parce qu'avant de pouvoir se contrôler, il avait tuer bien des gens. Qu'il n'avait pas pu se contrôler tout de suite. Un instant, j'ai eu peur, d'ailleurs, je pense qu'il a très clairement senti mon geste de recul. Il a baissé les yeux et j'ai senti de la compassion montée en moi. Je ne suis pas quelqu'un de facile à gérer, je suis même très difficile à vivre, surtout maintenant que Kayne n'est plus là, on va dire que c'est normal un peu mais malgré tout, ce n'est simple pour personne. Et cet homme, il arrive, je ne le connais pas, il a presque 90 années de plus que moi, et j'ai l'impression que c'est celui qui me comprend le mieux. Et encore, je pourrais même dire qu'il est bien plus à plaindre que moi. C'est grave ? En même temps, il a vécu plus de cent années alors il en a vu des choses, l'Homme n'est pas digne de confiance, il n'est bon qu'à faire le mal. Alors de là à dire qu'on peut lui faire confiance, c'est une toute autre histoire. Alors je comprends qu'il ait pu vouloir s'en éloigner. Et il a préféré la solitude plutôt que de risquer de mordre qui que se soit. Ne se décidant à sortir de l'ombre qu'aujourd'hui parce qu'il se sentait enfin capable de se montrer. Enfin voilà, tout ça pour au final dire que je ne savais pas comment, je ne savais pas par quel moyen, mais un lien très fort s'était installé entre nous. Pas de l'amour bien sûr, et je ne sais même pas si je peux parler d'amitié, mais en tout cas, il me comprend. Il me comprend vraiment.

    A mon tour, je lui ai alors raconté mon histoire et il a écouté, sans un bruit. Pas un mot, il s'est contenté de m'écouter et c'est peut être de ça, tout simplement que j'en avais besoin. Je n'ai pas eu d'oreille qui m'aurait écouté, je n'ai toujours eu que des personnes aimant à commenter ce que je disais. Jasper s'est tout simplement contenté de m'écouter, d'entendre tout ce que j'avais à dire. Et au moment où j'ai terminé de parler, il ne m'a rien dit non plus, pas un moment. Il se contentait d'être là et ça m'a suffit. C'est drôle de se dire que l'on peut aussi facilement se confier à quelqu'un que je ne connais pas. Je ne sais même pas pourquoi je suis là, avec lui. Ni s'il va me laisser partir même si je le pense très sincèrement. D'ailleurs, il me laissa seul, finissant par sortir en m'avouant que je pouvais me servir de sa chambre parce que de toute façon, il ne dormait pas. Quand il est parti, j'ai tout de suite compris qu'il allait chasser, il n'avait pas besoin de me le dire puisque je le comprenait.

    Il n'est revenu que tard dans la nuit. Et il m'a dit qu'il pleuvait dehors mais que ça ne faisait rien, et qu'il allait pouvoir me ramener à Poudlard. Je ne savais pas comment il comptait s'y prendre, ni s'il savait où c'était mais je l'ai suivi. Une fois dehors, sous la pluie, il s'est tourné vers moi, doucement et m'a dit qu'il ne comprenait pas vraiment pourquoi je restait bloquée dans le passé, que je devais vivre dans le présent parce que j'avais encore la chance de rester en vie. Sans trop savoir pourquoi, je me suis mise à le frapper, lui criant qu'il ne pouvait pas comprendre, qu'il ne pouvait pas savoir à quel point j'avais mal. Encore maintenant, je ne sais même pas pourquoi je me suis mise à le frapper, peut être qu'il a tout fait pour me chercher, pour que je le frappe. Et je dois dire que ça m'a bien défoulé mais tout de même. Lorsque la fatigue m'a gagné, j'ai continué à taper mais je savais que je ne lui faisais plus mal. Dans un sens, je savais surtout que je ne lui avais pas fait mal, à aucun moment mais bon. Je me faisais du bien, je me défoulais, je n'avais pas eu l'occasion de me défouler de cette manière auparavant. Quand j'ai commencé à frapper de moins en moins fort, je pleurais, les larmes étaient venues, au milieu des coups sans que je ne sache pourquoi. Il m'a alors serré dans ses bras, je me débattais mais il était plus fort et à un moment, je ne me débattais même plus. Me serrant contre lui, j'ai continué à pleurer, encore et encore et il m'a alors dit : « Frappes autant que tu en as envie. Ca te donnera l'impression de calmer ta douleur mais ça n'est pas le cas, une douleur ne parvient à se calmer qu'avec le temps, rien d'autre. Nous n'avons d'autre choix que de vivre avec nos faiblesses. Nos malheurs, nos peines. Mais on finit par vivre bien avec, on finit même par retrouver la joie que nous avions auparavant perdu. Tout n'est pas insurmontable. La perte d'un être cher est douloureuse, c'est vrai, mais il ne faut pas s'empêcher de vivre pour si peu. ». J'ai continué à pleurer, après qu'il m'ait dit ça, mais j'ai vite fini par me calmer. Heureusement d'ailleurs, je dirais. Et il m'a emmené vers le château. Il ne le voyait pas mais il savait où se trouvait la Forêt alors il m'y a amené et j'ai fini ma route toute seule. Il m'a dit que je pouvais lui écrire, je ne sais pas si je le ferais. Peut être, mais pas maintenant. J'aimerais le revoir également. Je crois m'être attachée à lui sans vraiment m'en rendre compte.

    [ 1305 ]


ZONKO
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