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 Elea's hell

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MessageSujet: Elea's hell   Ven 8 Mai - 4:16

[...My liTTle PaRaDiSe...]


Je m’appelle Elea. Un prénom composé de 4 lettres, celles que tout le monde retient de gré ou de force. Certains préfèrent me critiquer au moindre faux pas, d’autres m’idolâtrent en espérant avoir le quart de ce que j’ai. Je suis synonyme de beauté, de sournoiserie et de puissance et qu’on m’aime ou pas, ça ne change rien, je resterai telle que je suis avec mes mêmes convictions. Je ne dois rien à personne, gouverne sur mon propre territoire, regarde les autres de haut et méprise ceux que je veux mépriser sans gêne ni remords. C’est comme ça que je gère ma vie. Vivre et laisser mourir. Quel brillant concept. J’ai tout ce dont une fille peut rêver et je ne manque de rien. Est-ce un pêché de reconnaître que je suis parfaite ? J’arrive à avoir tout ce que je veux quand je veux. Je fais tourner tous les regards sur mon passage. J’attise la jalousie de toutes. Je nargue ceux qui pourtant donneraient cher pour me lécher les pieds. Je ne mets pas la même tenue à deux reprises et fais en sorte que mon uniforme change de look à chaque fois que je veux l’enfiler… En gros je prends soin et de mon apparence et de ma beauté intérieure ‘qu’on dit importante, jamais su pourquoi’. Je sais aussi que je n’ai pas besoin de changer pour être attirante, que tous les vêtements que je porte me vont à ravir, que je suis belle à en faire pâlir toutes ces mannequins anorexiques, que mes cheveux sont aussi purs que l’élégance de mon visage, que c’est moi qui établie les règles dans ce jeu, et qu’il y a des imbéciles qui ne devraient pas trop me sous estimer sous ma gueule d’ange.

Les mots remord et pardon ne m’ont jamais effleuré. La faiblesse rend les gens laids. Je ne veux pas l’être moi. Je ne comprends pas pourquoi les autres essayent de dissimuler leur vrai face derrière un masque de galanterie et d’innocence. On ne peut pas être ange et démon en même temps, c’est comme renier sa vraie nature. Je ne renie pas la mienne. Je sais que je suis mauvaise, que mes intentions sont mauvaises, que chacun de mes actes déteint sur les autres, que je suis le modèle même de la fille orgueilleuse qui s’en fout de ce que racontent ces mêmes autres, de la pauvreté, de la loi et de la guerre. Je laisse les pleurnicheries et la compassion pour les débiles. Je suis une garce, et j’assume. Il n’y a rien à démentir et pourquoi donc essayer de leurrer les gens avec une image qui loin d’être la mienne. Oh et quand je parle des gens, je ne cite même pas ‘l’autre’ partie. Oui, car pour moi les gens se divisent bien en deux parts, celle qui dicte les règles, et l’autre qui les suit. Facile à comprendre non ? Je fais partie de celle qui prend le pouvoir et qui le garde. Argent, pureté, beauté, dominance.. Luxure. La modestie n’est certes pas la première de mes caractéristiques mais je ne suis pas moins honnête avec moi-même. Et les ‘autres’ ont beau dire que je suis trop arrogante et superficielle, je sais qu’au fond ils n’ont rien trouvé de mieux comme raison pour me détester, et oui j’ai plus d’ennemis en somme que d’amis mais qui voudrait d’amis incapables et sans la moindre pureté aussi matérielle que sanguine ? Il n’y a que deux personnes qui connaissent mon mode de vie et le respectent : Dawn Kostovak et Myrielle Symphonie.

Elles comprennent mon besoin de rester la meilleure à jamais, de dépenser des sommes tordues que d’autres n’auraient jamais la chance d’effleurer dans toute leur misérable vie. Elles comprennent que je fasse partie de ce monde qui n’accepte aucune faute et qui demande de s’abandonner corps et âme dans un cercle que beaucoup surnomment débauche. Je suis noble, j’ai le sang noble, j’ai des manières nobles mais je suis aussi celle dont tout le monde devrait se méfier. Je relève de la société Jet set qui peut tout faire, tout avoir, tout acheter. Ils peuvent ramer, souffrir, s’oublier, jamais ils ne deviendront comme moi. Mais comment leur dire qu’ils se font du mal pour rien ?
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MessageSujet: Re: Elea's hell   Sam 9 Mai - 23:15

La suite de ma si précieuse biographie ? Je suis éperdument et indéniablement amoureuse de mon nouveau petit ami. Il appartient à la même classe sociale mais il n’y a pas que ça qui le rend unique à mes yeux. C’est mon âme sœur et ma raison d’être. Je me sens en une totale osmose avec lui. Un sentiment étrange mais loin d’être désagréable. On n’a pas à se dire je t’aime, on le sait déjà, il n’a rien à ajouter. Le temps s’arrête et je peux savourer chaque moment sans me priver. Je consomme. C’est si bon de goûter finalement à la saveur d’un fruit qu’on s’est depuis toujours interdite. Il me complète, il m’appartient, faisant aussi partie des nombreux objets que certaines connes voudraient me saisir. Enfin ce n’est pas si surprenant, c’est l’exemple même de l’amant parfait. Perfection, il n’y a pas de mot aussi fort pour lier deux êtres à jamais. Damian est à moi et j’interdis à quiconque de s’en approcher à plus d’un mètre. Je ne supporterai pas de le voir sous les filets d’une autre. Cette autre risquerait de décéder en rien de temps suite à un accident trèès regrettable. Tant pis pour elle. S’aventurer dans mon territoire n’est pas chose conseillée à faire.

J’ai aussi un grand frère qui veille constamment sur moi, Isaac. Je trouve qu’il s’inquiète un petit peu trop pour moi. Il sait pourtant que je suis capable de détruire tout ceux que je veux faire disparaître, mais tend à dire que je suis une chose encore fragile. A-t-il tord ? On est tous fragile dans cette misérable vie. On a tout ou on a rien et pourtant on vit avec. On est censé être heureux. On est censé constamment sourire aux autres. Essayer tout simplement de survivre et de faire voir qui on est… Mais qui est on ? Une bande de gosses de riches totalement ignares de la dureté de la vie et de tous les problèmes auxquels elle oblige à faire face ou une bande de pauvres qui cherche le moyen de trouver le bonheur avec un rien entre les mains, et on dit qu'ils ont les pieds sur terre... L’argent satisfait tous les besoins dit on aussi. Pourquoi alors certains s’ennuient jusqu’à mettre en péril ce même monde de paillettes que d’autres regardent de loin avec des étoiles naïves dans les yeux. Je m’en fous. Je veux vivre ma vie, l'écrire comme moi je le veux. Dans un monde où il n’y a pas de justice. La justice c’est bon pour les vermines, ceux qui aussi, dès que la roue tourne dans l’autre sens, accusent cette même justice qu’ils avaient tant de fois vénérée. Ça me fait rire. Je n’ai pas à me soucier de tout ça. Ça ne me concerne pas.. Et encore moins la guerre qui est prête à éclater à Poudlard. De toute façon elle ne mettra pas longtemps à prendre fin, et je verrai enfin le clan qui remportera la quiétude. Magie noire ou Magie blanche. Comme si ça m'intéressait. J’ai assez de mal comme ça à choisir mes tenues du week end, s’enrôler dans l’armée des ténèbres ne fait pas partie de mes plans ! Bref, ne nous éloignons pas trop du sujet..

Mon cousin vient ensuite, l’être que je hais le plus et qui a le chic de me mettre hors de moi à chacune de nos belles rencontres hasardeuses dans ce château. Il est imbu de lui même, n’écoute pas ce qu’on lui dit, n’en fait qu’à sa tête et détruit tout ce qu’il touche. On est semblable. Aussi hypocrite l’un que l’autre. C’est peut être pour ça que je le déteste. Il se plie pourtant aux moindres de mes désirs, m’achète tout ce dont j’ai envie, des grandes collections de vêtements pas encore mis en vente aux accessoires branchés qui coûtent une fortune. Il sait que je ne fais que me servir de lui, il ne dit rien mais ne rate pas une minute pour me critiquer. Lui aussi descend de ce beau monde de jet setteurs isolés. Fils à papa, il tend à dire le contraire… mais je te connais Armani comme je sais comment manier toutes les ficelles que tu caches.
Je n’ai pas de parents. Ceux que j’avais m’ont renié. Pourquoi ? Parce que j’ai refusé d’épouser un abruti que j’ai méprisé avant même de voir sa tête. Ils ne me manquent pas. Je n’ai pas besoin d’eux pour avoir ce que je veux. J’ai mes propres ressources. Ils avaient déjà crevé, pour moi, avant même de m’avoir abandonné. Non, réflexion faite, c’est moi qui les ai abandonnés. Comme si ça changeait grand-chose. C’est grâce à eux que je suis comme ça. C’est à cause d’eux que je suis comme ça. Je n’en éprouve aucun regret, je m’aime et j'aime ce que je fais.

Je n’espère plus rien. J’ai déjà tout ce qu’il y a à désirer. Emmerder les autres est sans doute le meilleur moyen de me re-sentir vivre et d’égayer les journées de la perfect que je suis. Cette même perfect qui ouvre les yeux à chaque fois, terrorisée et voit d’un coup que les règles de son propre jeu sont dépassées et ne permettent pas de mieux apprécier la souffrance des autres. Miser de grandes sommes et voir où ça me conduira.. Je n’ai jamais été une grande joueuse, loin de là, mais une partie d’échecs vivante a toujours été pour moi bien plus intéressante que m’enfermer dans une bibliothèque. Où trouver les pions ? Il y en a partout autour de moi, je n’ai pas à chercher, ils viennent me supplier de les faire entrer dans mon monde... Dans ma vie. Pathétique.
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MessageSujet: Re: Elea's hell   Jeu 14 Mai - 22:44

Petite, je n'ai jamais su ce que voulait dire le mot qu'on répétait si souvent autour de moi. Amitié. De quoi il s'agissait? Etait ce si important de connaitre son sens et de l'employer au bout de chaque phrase aussi insignifiante était elle? J'étais perdue. J'avais à l'époque rencontré une fille qui avait le même age que moi, Amélie. Française, elle n'avait pas d'accent et on lui aurait certainement donné un peu plus que les dix ans qu'elle portait si fièrement. Elle s'amusait à prétendre qu'elle était la meilleure, qu'elle pouvait dépasser n'importe qui dans n'importe quel domaine. Je l'écoutais sans comprendre. Pourquoi avoir autant de désir à se surpasser et à vouloir constamment sortir du lot. On était tous pareil non? Non, bien sûr que non. Mais je préférais me taire à cette époque plutôt que de me voir prise entre deux camps. Je voulais être aimée de tous, être amie avec tous.. Sauf que je ne savais toujours pas ce que voulait dire être l'amie de quelqu'un et que j'avais encore le statut Mayan à respecter.

Notre professeur avait décidé de faire une sortie comme à chaque fin du mois à la plage qui se trouvait à 10kilomètres de l'école, et elle nous avait regroupé en couples pour ne pas nous perdre de vue. Je suis tombée avec Amélie. Toujours aussi narcissique envers elle même. Toujours aussi mauvaise avec les autres. Le sourire qu'elle me porta fut aussi faux que les mèches qu'elle s'était faite l'été précédent et qui pendaient toujours à des racines autrement décolorées, mais ça ne me parut pas surprenant. Je n'avais jamais prêter beaucoup d'attention à sa mauvaise image. Je pensais que chacun était aussi mauvais que bon de l'intérieur, ou du moins je faisais semblant de le savoir. J'avais une chainette autour de mon coup ce matin là. Le porte bonheur que m'avait importé mon père de Russie. Il ne m'avait jamais quitté, jusqu'au moment où, arrivés aux environs de la plage, Amélie m'avait demandé de le lui prêter. Pourquoi dire non puisqu'elle me le rendrait à la fin de la journée? Elle savait bien que je tenais à lui, comme à tous les objets, bracelets et colliers que je lui avait prêté sans jamais les revoir en fin de compte. Ce n'était pas pour moi une raison suffisante de m'énerver contre elle.

Il faisait chaud, la température montait à en avoir des vertiges. Tout le monde se baignait dans l'eau salée. Moi je n'en avais pas envie. Assise sur un rocher non loin de la surface aquatique, je voyais mes petits camarades se bousculer dans l'eau, rire, nager, faire les cons, et Amélie se plaindre devant Normand. Le même Normand dont je lui avais parlé au début de la semaine. A quoi jouait elle? Je n'en avais pas la moindre idée. Peut être voulait elle juste lui parler de moi. A cette idée je rougissais naïvement car oui, je lui avais accordé toute ma confiance, la première fois que je l'avais rencontré, comme à tous ceux qui se trouvaient sur cette plage. Idiote? Oui, peut être.

Je les observais sous la chaleur qui s'accentuait de plus en plus. Elle faisait mine de s'intéresser à lui, lui tapotait l'épaule de temps à autre, ébouriffait ses cheveux mouillés avec douceur, en ayant ce même rire artificiel qui commençait à me gaver à cette minute précise. Je ne voyais pas le temps s'écouler, le soleil devenir plus ardent. Je ne voyais qu'elle. Je ne voyais que lui. Je ne voyais que les deux s'embrasser. Elle me regardait, me dévisageait avec un grand sourire essayant de me mettre hors de moi. Elle avait toujours su que je me cachais derrière une facette, avait toujours voulut me libérer de cette dernière. Mais j'en n'avais rien à foutre. Je la détestais et elle le savait. Je la haïssais et elle le savait. Amitié? Quel est le crétin qui avait eu l'idiotie d'inventer ce mot? Il ne rimait à rien, ne voulait rien dire. J'avais la haine, et je n'étais pas prête à la garder pour moi. Mes yeux brillants, je n'ai pas bougé de mon rocher. Mon esprit avait tout fait.

Le soleil avait disparut, la chaleur s'était estompée. des cris, un bruit, la peur. Une immense vague s'était formée au dessus de nos têtes. Je fixais Amélie comme hypnotisée par son hypocrisie. Je n'ai toujours pas bougé, Elle non plus. Elle ne pouvait pas. Je ne voulais pas. Un grand splash avait arrêté mes pensées, mon contact visuel. Je voulais qu'elle crève. Je voulais voir son corps et son âme errer dans des mers lointaines inconnues, sans but. Je n'avais pas à me contrôler. Hyperboles? J'en étais très loin. Je n'ai prit conscience de mes actes qu'à la dernière minute. Elle avait passé 1semaine à l'hosto après l'incident, mais plus parce que ses parents s'inquiétaient de son état que par la gravité de ce dernier. Le fait est qu'elle avait bien comprit la leçon et ça c'était bien suffisant. Je l'ai vu dans son regard, je l'ai vu dans le mien. On ne serait jamais pareilles et elle avait intérêt à se méfier de cette petite blonde qui prenait toujours le temps de soigner son apparence devant les autres, inoffensive. Je n'ai jamais vu le monde de la même façon. Je n'en avais rien à faire des autres. Le plus important? Moi.. Moi... et moi. Peut importe ce que l'on pourra me dire. J'ai apprit à décider, à bouger pour avoir ce que je veux, à cracher sur les gens pour ne pas me faire descendre. Une sorcière qui a fait la connaissance de ses pouvoirs sur une belle plage dorée. Je n'ai apprit qu'une chose: devenir moi.
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MessageSujet: Re: Elea's hell   Sam 23 Mai - 22:46

Je ris, je pleure, je souris, je vis. Je suis un être humain à part entière comme tout le monde. Les gens ont tendance à avoir des préjugés me concernant. Leur donnerais je tord? J'ai mes faiblesses, mes forces et comme tous ceux que je connais, j'ai aussi mes secrets. Je nage dans le bonheur, dans la tristesse. Je fuis, et je cours sans but. J'achète tout ce qu'il y a à acheter, je fais ce que ma conscience m'ordonne de faire sans tenir compte du bon vouloir des autres, je plane, j'oublie les misères dont se soucie le monde, la guerre des sangs, la pauvreté dont souffre la planète.. C'est futile, je n'ai pas à penser à cela. Je n'ai pas à penser tout court. Je me prends pour un être humain comme les autres.. Oui, un être humain parfait, pur, qui succombe peu à peu dans le pêché, qui se met à jouer avec la vie des autres, qui adore ça, qui ne sait pas quoi faire d'autre de son existence et qui tend à dire malgré tout qu'il a des principes dans la vie... Quels principes? Je n'en ai aucun, malgré toutes les c*nneries que je peux déballer. Je ne suis que l'emblème de la dépense et de l'artifice, le fruit de la rencontre de deux êtres puérils liés par le sang, une enfant qui ne sait pas à quel point le bonheur soulage l'âme et efface la douleur que la vie lui transmet par sa simple naissance.

J'ai vécut dans un grand manoir, fréquenté des filles et des fils de, nagé dans la richesse et les bonnes manières, gouté à la magie noire en secret, eu ma première cuite à 14ans, ma première drogue à 15, été violée la même année et faillit être mariée à 16.. Je reconnais qu'une existence bien heureuse et sereine ne m'a jamais effleuré, et comment croire que ce beau tableau existe en retombant à chaque fois dans les mêmes nœuds qui me rouvrent les yeux sur la réalité. Peut être est ce tout simplement moi qui les attirent en fonçant tête la première dans un monde qui n'a rien à voir avec celui de la petite fille modèle que j'avais été il y a longtemps de cela. Mais il faut bien que je respire, que je ressente encore le mal qui circule dans mon sang, que je puisse contrôler mon corps et mon esprit comme moi je l'entends.. Et le bonheur est une drogue qui fait tout oublier, on a alors envie de le rejeter, de faire encore partie de cette vie. Cette même vie que je me dis aimer, que je me dis chérir, que je me dis ne jamais vouloir quitté.

Dawn est la serpentard avec qui je m'entends le mieux, en mettant Myrielle de coté. C'est la soeur de mon amour mais aussi la fiancée de mon grand frère. Ils ont l'air heureux, je suis heureuse pour eux. Et malgré que mes pensées soient aussi finement résumées dans cinq mots, elles n'ont jamais été plus sincères. J'ai toujours apprécié Ice tant elle paraissait forte et distinguée des autres. Pure aussi intérieurement qu'extérieurement, ça la rendait unique, malgré toute la froideur dont elle faisait part quand elle défiait quelqu'un. J'ai l'impression de n'être rien sans elle. Normal, elle m'a toujours soutenue, et a toujours été là quand j'avais vraiment besoin d'aide. L'année prochaine sera un grand vide sans elle. De même pour Myrielle avec qui je blablate tout le temps. On la croit dangereuse, on n'a pas tord. Je l'ai connue au début de la période perfection où on avait passé la soirée à se lancer des défis avec Dawn. Une pyjama partie, la première que serpentard a connut et celle qui n'aura jamais d'égale les années à venir. C'est triste hein.. J'ai toujours eu l'impression que la rousse du trio parfait me cachait quelque chose, et j'ignore pourquoi jusque là. Je me rappelle un jour lui avoir parlé de Damian, la réaction qu'elle a eu m'avait marquée. Si elle avait déjà eu mon amant sous ses prises? Je m'en fiche du moment qu'il ne regarde plus que moi. Le reste est sans importance. Tout le monde sort avec tout le monde. Et on s'entretue. et on se réconcilie. Et on essaye de faire de notre vie un champ de bataille. Un enfer pour une histoire futile.

Je ne fais que me perdre dans mes souvenirs. J'ai tellement vécut, tellement souffert, tellement aimé. J'ai peur que ça s'arrête, que je me retrouve seule. La fin de l'année approche à grand pas. Les rideaux se refermeront il alors pour de bon? Serais je confrontée à une année semblable à celle ci mais sans ces souvenirs qui m'aident à apprécier la vie comme il le faudrait. Myrielle, Dawn, Isaac, Chad... Il n'y aura plus personne. Je devrais alors me consacrer à mon avenir. Un avenir?... Une blague oui... Je n'arrive pas à me l'imaginer, à savoir quel chemin je vais prendre, quelle route choisir, quelle vie concevoir. serais je toujours avec Damian? Tomberais je dans la routine que j'ai depuis longtemps rayer de ma vie? Perdrais je l'illusion qui fait de moi la peste qui n'a d'obligation envers personne et encore moins envers elle même? J'ai peur... Peur de m'enfoncer dans une vie de misère. En y réfléchissant bien, la mienne n'est pas aussi parfaite malgré tout ce qu'on peut dire, malgré tout ce que je n'arrête pas de répéter... Qu'est ce que j'ai vraiment à perdre?..

Je m'appelle Elea. J'ai le don de manipuler ceux que je veux et les briser en mille morceau quand ça me chante... mais je souffre avec, et ça, personne ne s'en rend compte. Tant mieux je n'aime pas qu'on me prenne en pitié, je suis parfaite, ne l'oublions pas.


Dernière édition par Elea Mayan le Dim 24 Mai - 10:37, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Elea's hell   Sam 23 Mai - 23:44

"Je te déteste" certains prennent ces trois mots au premier degré, accentués d'une légère touche de vrai. Je ne les ai jamais employés de cette manière. Je n'ai jamais détesté quelqu'un pour une raison qui en valait vraiment la peine. Je ne me suis contentée jusque là que d'un défaut, d'une jalousie, d'une rancune pour les prononcer. ça ne veux donc pas dire que je hais le monde où je vis, les personnes que je côtoie, les parents qui m'ont donné la vie pour essayer de me l'enlever par la suite, les pimbêches qui me dévisagent en espérant devenir comme moi mais en ricanant sans gêne derrière mon dos. "Détester", je pense, a un autre sens, bien plus profond. Un sens que certains ne connaissent pas et qu'on ne peut trouver dans des livres malgré sa grande valeur. C'est comme le verbe "aimer" qui semble tout aussi vaste. On dit "Je t'aime" à ses copains, "Je t'aime" au bonheur qui s'infiltre dans notre vie, "Je t'aime" à des parents qui n'y répondent jamais, "Je t'aime à une petite sœur qu'on voudrait voir crever entre les dents d'un loup garou affamé, et "Je t'aime" à des crétins qui vous demandent de porter vos livres pour ne pas vous faire trop mal au dos.

Un "Je t'aime" facile, tout comme les expressions superficielles qu'on se contente de murmurer chaque jour, chaque minute et chaque seconde de notre vie sans en connaitre la vraie signification. On s'en fout. Je t'aime veut dire que je me fous de toi, que j'aurais beau te le dire que c'est à toi de savoir que c'est faux, que tu auras beau ramé tu ne compteras jamais pour moi. On sait qu'aimer peut conduire à beaucoup de privilèges, que détester peut atténuer la jalousie qui nous brûle de l'intérieur, que chaque mot qu'on prononce n'est pas dit à la légère, qu'il conduit bel et bien à quelque chose, et c'est cette même chose qu'on cherche par ces mots si superficiels. C'est tout ce qui définit mon monde, ma personne, mes objectifs, il n'y a pas à chercher, tout est acquit sans même y penser. C'est ennuyeux.

Pour Damian c'est différent. Je l'aime vraiment. Je n'ai pas à le dire pour le ressentir. Je panique à l'idée qu'il ne soit plus là. Qu'il m'oublie. Qu'il ne ressente plus rien. Ce n'est pas un jeu. Ce n'est pas une amourette passagère avec laquelle je perds mon temps. J'ai besoin de lui, de ses bras protecteur, de ses baisers enflammés, de son sourire... ça me tue. Ne plus le voir. Ne plus l'écouter. Ne plus le toucher. J'ai plus que besoin de lui, je n'arriverai pas à tenir le coup en le voyant disparaître de ma vie pendant un an. Une décennie. Une éternité. A quoi bon passer une autre année à Poudlard? C'est du gâchis.. Une année de perdue. Comme si j'allais devenir ministre, ou encore avoir un poste privilégié au ministère... Je pourrais m'enfuir, aller en france ou retourner en Italie, prendre un studio spacieux, chercher du travail et vivre une année de plus avec mon aimé. Mon "Je t'aime" cette fois est si fort que je serais capable de tout perdre, de tout détruire, de tout envoyer en l'air pour rester avec lui. Ce n'est pas la jeune ado qui parle mais bien la petite conne qui va sur sa majorité mais qui n'en a toujours rien faire des règles de la vie. C'est triste d'être adulte si ça implique de prendre des décisions raisonnables. La raison est superflue, elle n'a rien à voir là dedans. Il suffit juste de croire. Stupide comme concept, j'avoue, mais je préfère le suivre plutôt que de voir ma vie défiler devant moi sans arriver à l'arrêter.

Je ferme les yeux.
Je vois les autres marcher, courir, s'imaginer des rêves insensés, un futur prometteur, une famille... Je ne pense qu'à lui. Je vois des camps se former, mes camarades stresser, le château devenir plus sombre, la guerre prendre l'asseau à Poudlard avant même d'avoir commencé. Je ne pense qu'à lui. Je vois les autres m'ordonner de choisir mon camp, me supplier de faire partie des leurs, les lettres meurtrières de ma mère sur mon lit, les souvenirs d'un journal brûlé et des larmes qui s'y étaient peintes. Je ne pense toujours qu'à lui.
Qu'importe.
Je le déteste de me faire sentir si désarmée.
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