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 Case book of Thelou

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MessageSujet: Case book of Thelou   Jeu 2 Juil - 13:21

Comment cela avait-il pu arriver?

Hier au soir quand elle avait bouclé son sac avec Paul -grand homme ce Paul et avec un sens de la mode surdéveloppé pour un anglais- il n'y avait que le nécessaire: sous vêtements, uniformes, t-shirts, jean's. Parfois quelques petites fantaisies sur les t-shirts comme un petit message marrant tel que "L'amour vache" accompagné d'un dessin de vaches se donnant un bisous. Mais rien de plus. Des livres, beaucoup de livres, qui alourdissaient considérablement l'ensemble. Mais qui étaient surtout indispensables. Un chaudron accroché à l'anse du sac de sport en tissu qu'elle avait choisi pour valise. Dans un sac à dos, l'essentiel pour la toilette, d'autres livres... Lorsqu'elle avait éteint la lumière deux sacs donc et un Paul souriant prêt à les porter jusqu'à la voiture.

Alors pourquoi ce matin y avait-il cinq sacs devant son lit ainsi qu'une valise à roulette?


"Mère!"

Gémit la jeune fille, se frottant les yeux encore bouffit par le sommeil. Elle se racla la gorge, renifla bruyamment et sortit de son grand lit pour enfiler ses chaussons, ses gambettes dépassant d'un short gris. Durant l'été elle n'avait pas vraiment changé. Pas grandit non plus. La demoiselle restait désespérément petite, son bidou rondouillard accroché au dessus de jambes arborant des cuisses de poulets. Aussi blanche qu'une poupée de porcelaine, les cheveux toujours rouges comme le sang, on ne pouvait pas dire que la demoiselle entrée dans l'adolescence. Au contraire, à la voir comme ça, elle régressait. Ses pieds glissant sur le sol -les genoux sont bien trop fatigués pour marcher le matin- se grattant le dos d'une main distraite elle sortit dans le couloir à la recherche de Madame sa Mère.

En chemin elle croisa Trudy, la demoiselle était déjà en action, un plumeau à la main, les cheveux en chignon. Un sourire chaleureux se plaqua sur le visage de la bonne en apercevant la jeune fille se trainant en pyjama dans les longs couloirs du manoir. Le manoir... Ha comme la jeune demoiselle avait été heureuse de le retrouver. Endroit familier, maison adorée, bibliothèque garnie de livres. Un paradis sur terre, loin de tout, loin des autres, loin des amours et des emmerdes. En l'espace de quelques jours seulement Ethele avait oublié Bailee, avait oublié Troisième Année et Mez-machin pour retrouver Sherlock et les autres. C'était comme revenir à la douce époque de l'école à la maison avec Mère agaçante, Père absent, Paul le gentil et Trudy la jolie.


"Hé bien miss Val, vous n'êtes pas encore habillée?"
"Je cherche ma mère, il semble qu'un lutin maléfique ait décuplé mes bagages durant la nuit."

Soupira la jeune fille alors que la bonne riait en plaçant une main devant sa bouche.

Je ne pense pas que Madame votre Mère soit heureuse de vous voir dans cette tenue."
"L'ensemble de mes affaires se trouvent dans mes valises, je n'ai pas le choix."
"Elle se trouve dans le salon, elle prend le petit déjeuner avec Monsieur votre Père."
"Merci."

La demoiselle reprit son périple vers le salon, trouvant en effet assit autours d'une table richement garnie sa mère et son père en pleine conversation télépathique silencieuse comme ils savaient si bien le faire. Sa mère leva les yeux l'espace d'un instant de son livre et son père ne lui accorda pas vraiment de regard se contenta d'un bruit de gorge étrange pour lui souhaiter le bonjour.

"Père, Mère."

La jeune fille se déplaça vers la table pour s'asseoir en face d'une assiette vide qu'elle rempli rapidement de bacon.

"Je peux savoir pourquoi tu portes cette accoutrement ma fille?"

Fini par lancer sa mère, un moue mi-figue, mi-raisin sur le visage.

"Mes habits ont tous disparus dans mes quarante-deux sacs de voyage. Je vais devoir partir à Poudlard comme ça."
"Ton langage."

Lâcha brièvement son père.

"Je vais de voir me rendre à Poudlard habillée ainsi."
"Bien."
"Hé bien quoi, tu n'as pas envi d'être jolie pour tes camarades dans ton école? C'est comme cela que l'on se fait des amis, en se présentant convenablement."
"Nous portons un uniforme Mère, je n'ai aucunement besoin de mille tenus différentes!"

Soupir exaspéré de Madame qui se replonge dans son livre. Pas question de céder, et ceux des deux côtés. Soudain, d'un même mouvement les yeux des deux femmes de la maison se pose sur le pauvre homme lisant son journal. Campées sur leurs positions l'avocat de la défense et le ministère public ont besoin d'un juge. Moment de silence, dandinement stupide sur sa chaise. Malheureusement les regards se font de plus en plus perçants. Il n'y coupera pas.

"Je pense que ma fille a raison Cynthia. Elle va là bas pour étudier et non pour parader dans un défilé de mode."

Sourire triomphant de la demoiselle aux cheveux rouges. D'habitude jamais elle n'aurait osé s'opposer aux volontés de sa mère. Volontés qui n'étaient d'ailleurs pas très nombreuses. En réalité sa mère ne lui imposait jamais grand chose, sauf en société. Lorsqu'il n'y avait personne au manoir la petite Val jouissait d'une liberté totale. Mais l'ensemble changeait du tout au tout quand les amis de ses parents venaient lui dire bonjour. Elle devait alors se pliait au bon vouloir de la femme, porter des robes bouffantes, des coiffures ridicules. Les us et coutumes de la haute société elle les connaissait par cœur et les respectait à la lettre.

Mais cette fois c'était différents. Si face aux amis de la haute de sa mère la petite jouait à l'enfant model, ce jour, pour SES habits dans SON école, il n'était pas question de céder. Elle commençait à s'affirmer comme une personne à part entière et pas seulement une poupée que l'on faisait parader quand cela nous chantait. La petite demoiselle était devenue un peu plus mature. Les conflits qu'elle et sa mère traversaient s'atténuaient lentement mais surement. Ce qui semblait fortement soulager sa mère qui ne supportait plus de ne pouvoir parler à sa fille que par le biais de cri la plus part du temps. Même si par moment les deux femmes se chamaillaient encore le départ de la demoiselle à Poudlard avait adoucit leurs rapports. Et Ethele appréciait la chose.

Néanmoins...


"Edward, ma fille se doit d'être présentable en toute occasion. Et durant les bals? As-tu pensé au bal? Il lui faut bien de quoi ce faire belle!"

Mou de la jeune fille, soulèvement d'épaules.

"Je ne vais jamais aux bals de toute manière, je n'aime pas ça."

Regard choqué de sa mère. Les bals étant pour elle le summum du mondain. Que sa fille ne s'y rende pas semblait soudain inadmissible. Elle reposa sa tasse de thé qu'elle portait à ses lèvres pour dévisager sa fille comme s'il s'agissait d'un extra terrestre étrange. Les yeux aussi grands que des soucoupes elle fronça les sourcils.

"Je te demande pardon Ethele?"
"Il y a beaucoup trop de monde durant les bals mère, je ne me sens pas à l'aise."
"Ton langage Ethele."

Lança son père sans lever les yeux de son journal.

"Je ne me sens pas à mon aise. Et puis je n'ai jamais de cavalier pour y aller, hors on se moque déjà assez de moi."
"Et ce garçon, le troisième année dont tu nous as parlé."

Ethele bafouilla quelque chose, toussota et prit une contenance en buvant un jus d'orange. Troisième Année, le garçon dont elle ne connaissait toujours pas le prénom. En effet elle en avait parlé durant un repas en disant qu'elle l'appréciait. Grave erreur. Sa mère apprenant qu'elle avait enfin posé ses beaux yeux noirs sur un autre que Sherlock Holmes s'était empressée de monter un plan avec la bonne pour lui monter le bourrichon avec des idées à la... bref. Le demoiselle avait déjà bien du mal à savoir si le garçon lui plaisait mais là elle était dans un brouillard rose et gris où elle mélangé sympathie et sentiments. Si bien qu'elle avait décidé de s'en tenir à l'amitié et de retourner dormir en serrant contre elle la peluche de l'ours Holmes que Paul lui avait ramené de Londres.

Mais l'acharnement de sa mère n'avait pas faiblit depuis ce soir où elle avait prononcé les mots "Oui, il est plutôt charmant" -dans la haute les garçons ne sont jamais beaux ou mignons mais toujours charmants- "Ce serait faux de dire le contraire.". Accrochée à l'idée que sa fille pouvait peut-être enfin s'intéresser à une personne existante -et vivante en plus!- elle ne cessait de faire des allusions à un éventuel couple. Le petite aux cheveux rouges se contentait alors de faire semblant de ne pas l'entendre.

Le silence dura donc alors que la petite enfournait dans sa bouche un bout de toast beurré. Mais sa mère insista une fois de trop d'un regard perçant.


"Il y va toujours avec une de son année qui n'est pas dans notre maison. Je pense qu'il son en couple. Il n'est pas de notre rang de s'interposer entre deux personnes."

Sourire en biais de son père, mou embêtée de sa mère.

"Hé bien, tu trouveras bien quelqu'un d'autre. Ce Mezangier..."

Rire tonitruant d'Ethele accompagné d'un jet de jus d'orange. Mez-machin. Sa mère écoute donc vraiment quand elle parle de ses camarades de classe? Elle a du parler de lui cinq secondes tout au plus entre deux anecdotes sur Bailee. Le garçon de la classe de potion, le petit importun, l'autre de la haute. Un sourire espiègle apparu sur le visage d'Ethele. Aller au bal avec Mez-machin, sa mère en avait de ces idées. Elle s'essuya une larme qui se formait au coin de son œil, calmant un fou rire mal venu.

"Mère, ce serait comme si tu allais au bal avec Newton."

Sourire furtif de sa mère qui ne s'en accorde que rarement -ça donne des rides-. Newton était un ami de longue date de sa mère, le genre avec qui on se chamaille juste pour le plaisir. Le seul à lui donner un air presque humain quand on y pense. Sa mère fouetta l'air d'une main, replaçant un passage une mèche de cheveux blonds derrières ses oreilles. Elle émit un petit rire qui fit lever les yeux de l'homme blond toujours plongé dans son journal. Il la regarda avec des yeux tendres avant de retourner à la bourse. Le conversation prit donc fin, Ethele sachant parfaitement qu'elle venait de gagner la bataille, mais pas la guerre. Car maintenant c'était son père qui attaquait. Et il n'était alors plus question de vêtements ou de garçons.

"Tu as commencé à réfléchir à ce que je t'avais demandé Ethele?"

Quelques jours avant il avait débarqué dans le bibliothèque alors qu'Ethele lisait assise dans un fauteuil un recueil de nouvelle de Stephen King. Sur son visage était fiché l'air qu'il prenait quand il voulait parler de choses importantes. Et pour lui les seuls choses importantes pour une jeune fille de l'âge d'Ethele étaient les études et l'avenir. Si bien qu'il lui avait fait un long monologue sur l'importance de se spécialiser dès son plus jeune âge dans une voie bien précise et de commencer à se faire des alliés. Il lui avait donc demandé de choisir une matière dans lequel elle voulait se spécialiser pour son futur.

La demoiselle avait longtemps hésité entre deux voies: la défense contre les forces du mal pour devenir Auror ou bien les potions pour devenir un chercheur dans ce domaine, peut-être maître des potions dans une école. Au vu de ses compétences magiques elle n'avait pas vraiment eu le choix:


"Je pense me spécialiser en potion Père. Je deviendrais ainsi maitre des potions lorsque j'aurais terminé mes sept années d'études ou bien médicomages."
"Maitre des potions?"
"Enseignant chercheur si tu veux."

Son père secoua la tête lentement.

"Et tu penses pouvoir t'adresser à quelqu'un en particulier?"
"Et bien pour le premier choix le plus logique serait de me rapprocher de mon professeur de potion. Mais il est assez entouré, je ne pense pas réussir à me démarquer. Pour le second il faudrait que je me rapproche de l'infirmier."
"Bien, fait comme tu le sens."

Il replia son journal avant de disparaître par la porte du fond. Ethele en fit de même dans le but d'aller s'habiller. En chemin elle entendit des pas précipités derrière elle. Des chaussures plates, des longues jambes.

"Qui a t-il Paul?"

Demanda t-elle sans se retourner, ralentissant le pas. Le vieille homme vint marcher à ses côtés, souriant de ce sourire digne et pleins de charme que seuls les vieux anglais savaient avoir. Il croisa ses bras derrières son dos, ses yeux ridés mais perçant se fixant sur ceux noires de sa maitresse.

"Je ne vous ai pas entendu parler de votre projet de devenir détective mademoiselle. Je trouve cela dommage, vous avez tellement de capacités parfaites pour cela."
"Vous savez Paul, sans Bailee je n'irais pas très loin, je n'ai aucun Watson."
"Elle n'était simplement pas le bon bras droit mademoiselle. Suivez les conseils de monsieur Troisième Année, regardez bien autours de vous. Avec vos dons pour observer les gens vous tomberez certainement sur le bon un jour."
"Si seulement je pouvais vous emmenez là bas Paul, vous feriez un excellent Watson."
"Je n'en doute pas mademoiselle."

Et la dessus la dite demoiselle disparue dans sa chambre pour enfiler une chemise, un pull en V et un pantalon en pensant à Bailee. Elle ne la reverrait surement pas, son cœur le criait comme son cerveau. Et le pire c'est qu'elle ne voulait pas le remplacer. Elle trouvait que cela aurait été une trahison. Mais vivre avec un souvenir n'était pas la meilleure idée du monde. Alors pour le moment elle avait décidé de mener seule ses enquêtes. Après tout elle en était capable, cela serait seulement moins amusant.

Elle attrapa son sac originel et son sac à dos avant de sortir de sa chambre. Il était temps de partir prendre le Poudlard Express pour une seconde année là bas. La petite et peu développée demoiselle de douze ans était toujours aussi peu rassurée de retrouver la foule. Cette année non plus elle n'allait pas vivre au milieu d'un groupe soudé de personnes. Cette année encore elle allait tenter de briller en classe et de se faire bien voir de ses professeurs. Mais avec un peu plus de maturité et de confiance en soit.

Et des cheveux toujours aussi rouges.
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MessageSujet: Re: Case book of Thelou   Mar 1 Sep - 10:22

"Paul, Paul! Je suis là!"

Les vacances de Noël, une occasion de rentrer au manoir. Un bonheur donc pour la jeune fille qui attendait avec impatiente de retrouver le vieux majordome qui l'attendait sur le quai de la gare. Il portait un de ses costumes gris impeccablement repassé, se tenait droit comme un piqué au milieu de la foule de parent. "Il a vraiment la classe notre Paul." Un hiboux de sa mère lui avait fait savoir que Père et elle même ne pourrait -encore une fois- pas venir la chercher. La raison était simple: un week end chez leur ami juge d'instruction pour le mariage de sa fille. La jeune fille avait été attristée de cette nouvelle mais pas vraiment étonnée. Ce n'était pas comme s'ils étaient vraiment présent et toujours là pour elle. Ses parents lui avaient fait savoir que si elle le voulait elle pouvoir les rejoindre au mariage -d'ailleurs Mère était prête à lui acheter une nouvelle robe pour ça! Elle en avait trouvé une qui faisait penser à une meringue géante surmontée de rose rouge- mais la demoiselle avait décliné l'invitation prétextant qu'elle était fatiguée. Ce n'était pas tellement faux, mais elle voulait surtout profiter de Paul et de Truddy le temps d'un week end. Malheureusement la jolie femme de ménage avait du s'absenter elle aussi pour retourner au prêt de son "papa" -car elle, elle avait une maman et un papa- qui était tombé malade.
A peine fut-elle rejoint par le vieux monsieur qu'il s'empara de sa valise -malgré les exclamations de la fillette- en la saluant du "Bonjour Mademoiselle, j'espère que vous avez fait bon voyage." de circonstance. "Et il est vraiment bien élevé.". Petite Ethele voyait en Paul l'homme parfait et avant qu'elle n'apprenne que son Père l'aimait pour de vrai -car il fut une époque où elle pensait être une sorte d'assurance à la suite de la fortune de son père et rien d'autre.- elle voulait que le majordome l'adopte pour qu'il devienne son "papa". Lorsqu'elle lui avait parlé de son attention de devenir sa fille -avec ou sans son accord- l'homme lui avait fait un long exposé pour lui prouver par A+B que son père l'aimait et que malgré ses absences il était un bon père. La demoiselle s'était laissé convaincre à l'époque et aujourd'hui elle s'était habitué à vivre avec une figure paternelle fantôme. Même si comme le psychologue de sa mère le disait "Cela allait se répercuter sur sa vie amoureuse future.".

La demoiselle monta dans le cabriolet noir en souriant. Elle était heureuse d'être de retour chez elle. Ces premières semaines de cours avaient été assez mouvementées. Déjà elle avait fait la connaissance de Fiora Naltaar. La jeune Gryffondor était peut-être un peu trop vive à son goût -Et pourtant la Serdaigle n'était pas vraiment posée- et assez inconsciente mais après tout il fallait bien quelqu'un pour prendre les risques dans le groupe qu'elle formait avec... Bailee! Car la jolie Poufsouffle avait refait son apparition! A la grande joie de sa camarade Serdaigle. Il s'avérait qu'Enry avait comme toujours d'ailleurs raison: elle était bien rentrée chez à cause des troubles qui secouaient l'école l'année passée. "Peu m'importe, elle a pu revenir, c'est l'essentiel. Je suis sure que Paul va être heureux d'apprendre qu'elle est de retour. Je lui en ai beaucoup parlé l'année dernière de Bailee.". L'homme venait de s'asseoir à la place du chauffeur et réglait son rétroviseur un air blasé sur le visage. Mais il avait au fond des yeux une petite lueur coquine qui ne signifiait qu'une chose: au manoir une surprise attendait la demoiselle. Elle le connaissait bien son Paul. Le vieux monsieur ne pouvait rien lui dissimuler si elle pouvait voir ses yeux. Et puis après tout il l'avait presque élevé. La voiture se mit à rouler en direction de Carlisle.

Entre deux siestes la demoiselle regardait le paysage mais le voyage était bien long. Mozart voletait dans la voiture et ne passait pas vraiment le temps... Si bien que la tête posée contre la vitre la fillette décida de faire la conversation.


"Passons-nous Noël au manoir ou bien mes parents sont-ils invités à une réception?"

Elle espérait apprendre qu'elle passait Noël chez elle. Pas vraiment en famille -c'est fou le nombre d'amis qui devaient "passer" pour leur souhaiter les fêtes, n'ont-ils pas de famille ces gens là?- mais toujours mieux qu'au milieu d'une foule d'adultes et surtout d'enfants de son âge aussi mauvais que stupides. C'est vous dire le niveau.

"Je crois malheureusement devoir vous décevoir Miss mais vos parents ont accepté l'invitation de Monsieur Mc Ferson."
"C'est le notaire?"
"Votre langage Miss."

Soupir. Même quand Père n'était pas présent il lui fallait faire attention à sa façon de s'exprimer. A vrai dire Paul estimait que savoir parler correctement valait toutes les bonnes manières du monde. Vous comprenez mieux pourquoi la demoiselle ne dit jamais de gros mots -et n'en pense que rarement- cela serait très mal accueillit par la famille. Et les sentences de son Père n'avait rien de drôles, ainsi elle préférait les éviter. N'allait pas croire que la demoiselle était battue! Ca laisse trop de traces. Mais elles étaient à base de tâches longues et répétitives. Par exemple trier les dossiers de ses parents par ordre alphabétique ou bien apprendre une lettre de l'encyclopédie par coeur -elle en est à la lettre F-.

"Il s'agit bien du notaire?"
"En effet. Sachez Miss que si vous voulez vous faire porter pâle je fermerai les yeux."
"Je te remercie Paul."
"Ce n'est pas la peine Miss Val. Trudy et moi même serions enchanté de passer Noël en votre compagnie."
"Saches que ce sentiment est partagé."

Notez qu'exprimer son amour pour une personne est difficile lorsque l'on parle à la manière des aristocrates.

"Bailee est revenue." Lâcha prestement Ethele, n'y tenant plus.
"Ho, en voilà une bonne nouvelle, vous avez donc pu reprendre vos enquêtes mademoiselle."
"Et nous sommes maintenant trois dans le club. Enfin nous réfléchissons à un autre nom d'ailleurs, club ça fait petite fille."

Le regard du vieux monsieur laissa sous entendre qu'il estimait qu'elles étaient encore des petites filles. Ethele n'y prêta pas attention, elle avait l'habitude de voir l'amusement dans les yeux des grandes personnes quand elle voulait faire plus adulte qu'elle ne devait l'être. Elle continua donc.

"Nous avons était rejoint par une Gryffondor de première année: Fiora. Je l'apprécie énormément."
"Et sur quoi travaillez vous en ce moment?"
"Hum... tu me promets de ne pas en parler à Père et Mère?"
"Croix de bois, croix de fer Miss."
"Nous enquêtons sur le professeur de défense contre les forces du mal. Pour le moment nous avons fouillé son bureau et à la rentrée nous allons l'interroger durant des cours particuliers. Au passage je ne me suis pas améliorée avec ma baguette."
"Cela s'arrangera Miss."
"Je ne le pense pas." Mine sinistre de la Miss en question.
"Et qu'avez-vous découvert sur ce personne que vous m'avez dépend dans une de vos lettres comme étant "un sinistre personnage"."
"C'est un ancien Auror, et de toute évidence il a tué un de ses amis d'enfances qui devait être un mangemort. Sa famille est une lignée de mage noir et cela ne m'étonnerait d'apprendre que Monsieur Mordeus en est lui même un."
"J'avais pourtant cru comprendre que les Aurors étaient du côté du bien." Lança Paul étonné, une note d'incompréhension dans la voix.
"Je dois avouer que ce sombre personnage n'a rien d'une personne enclin à faire le bien."
"Ne vous précipitez pas trop en conclusion Mademoiselle. Souvenez-vous que l'habit ne fait pas le moine."

Ethele du admettre que le majordome avait raison, cela à contre coeur. En effet elle préféré penser qu'elle avait affaire à un vrai méchant pour une fois, genre psychopathe de mouche. Ainsi elles allaient pouvoir sauver l'école à eux trois en découvrant ses plans machiavéliques. C'était bien plus existant que de ce dire qu'elles allaient découvrir le passé d'un pauvre garçon mal intégré, à la bande d'amis tournaient vers la magie noire et qui avait préféré se tourner vers la justice. La chose était beaucoup moins sympathique et cent fois plus banale. Cela pour ne pas dire chiante. Mais pour une fois qu'elle avait l'occasion de tester ses compétences en psycho-criminalistique et de tenter de retrouve le contexte d'une personne. Attention ce qui va suivre est une explication complexe d'une théorie liée à la psychologie. La théorie du contexte si cher au docteur Kreizler stipule que toutes les actions de l’homme sont déterminées par les expériences antérieures ; selon cette théorie, la violence peut constituer une expérience pleine de sens pour certaines personnes. Ethele était en parfaite accord avec cette vision des choses. D'ailleurs elle vouait un culte sans nom aux profilers "Enfin moins qu'à toi Holmes bien sur".

[i]La voiture atteint enfin le manoir et Ethele posa pied à terre devant la grande battisse de pierres noires. Elle s'engouffra dans le hall, le majordome la suivant de prêt, portant sa valise. L'endroit était silencieux comme jamais et Ethele ne prit même pas le temps de s'arrêter dans sa chambre, se dirigeant aussitôt en direction de la bibliothèque. Le vieux monsieur la suivait sans dire mots, mais il savait que la demoiselle avait deviné depuis longtemps qu'un cadeau l'attendait posé sur l'une des grandes tables de la pièce. Et cela était vrai: un petit paquet était posé au milieu des livres éparpillés sur le bureau.


"Joyeux Noël Miss, Trudy à participé elle aussi."

Un coup d'ongle plus tard le papier bleu et bronze -hé oui rien n'avait été laissé au hasard- tomba au sol libérant aux yeux de la jeune fille un magasine. Ses yeux s'ouvrirent en grand et elle se mit à sautiller sur place en poussant des petits cris étranges.

"Ho! Ho! Ho! Paul, Paul! Mais c'est formidable! Un strand Magazine!"
"Le tout premier à publier un Sherlock Holmes Miss. Regardez le titre de la nouvelle."
"Holalala, le strand Magazine qui a publié "une étude en rouge". Mais vous êtes cin..."
"Votre langage Miss."
"Fous! Vous êtes complètement fous vous et Truddy, cela à du vous coutez horriblement cher!"
"Le prix n'est pas important miss."
"Cela me fait penser que..."

La demoiselle fila aussitôt hors de la pièce pour disparaître dans le couloir, criant derrière elle que l'homme devait l'attendre. Elle revint quelques minutes plus tard essoufflée et toute rouge. Elle toussa comme si elle s'apprêtait à cracher ses poumons puis se dirigea vers Paul, un paquet fait à base de parchemins chiffonnés entre les mains. Elle lui tendit en balbutiant un "Pas la peine de me remercier, c'est un peu nul."]. L'homme déballa une très belle pipe en écume que la demoiselle avait récupéré de la salle sur demande quand elle s'y était rendue avec Bailee et Fiora. Le majordome passa outre le protocole et serra la petite fille dans ses bras.

"C'est dommage que Truddy ne soit pas là, j'ai une boîte d'ananas cristallisés pour elle."
"Ne deviez vous pas en acheter pour votre professeur de potion?"
"Bah cela avait l'air tellement bon que j'ai mangé la première boite et je trouvais ça dommage de pas en faire profiter le manoir..." Marmonna le demoiselle un faux air coupable sur le visage.
"Vous a t-il au moins un peu remarqué cet homme?"
"J'en doute aussi Paul. Et je me démène pourtant en cours. Mais ce n'est que le début de l'année. Je lui ai fait parvenir le château Petrus de Père. Je n'ai eu aucun écho d'ailleurs."
"Il est bien malpolie cet homme." S'insurgea Paul qui estimait qu'il aurait tout de même pu la remercier.
"Disons qu'il n'est pas vraiment au courant que ce présent vient de ma personne. J'ai eu quelques petits problèmes au moment où je suis venue lui apporter."
"Et quel genre de problème Miss?"
"Un problème du genre Serpentard."

Il fallait avouer que la maison des Serpents ne lui avait pas laissé beaucoup de répit ces derniers temps. Entre Alexey avec qui elle avait presque fait du catch dans la boue au beau milieu des toilettes "un jour j'te ferai la peau Venyamin." et l'étrange Severin qui lui avait collé la peur de sa vie avec sa double personnalité, elle appréciait de moins en moins la maison. "Avoue que le petit Selwyn te laisse tout de même un souvenir agréable.". Oui il fallait avouer qu'il avait quelque chose d'assez charmeur le garçon, mais ça restait un gamin étrange et elle voulait à tout prix le revoir ne serait-ce que par curiosité] l'éviter du mieux qu'elle pouvait.

"Et avec le jeune Enry, comment se passent les choses?"
"Ho hé bien, comme je me suis enfuie du bal de Noël alors qu'il était mon cavalier disons que c'est compliqué." Et puis de toute manière je ne suis plus vraiment sure d'être amoureuse. Enfin si je crois... mais comment on sait qu'on aime quelqu'un? On est censé avoir envi de le prendre dans ses bras non? Alors pourquoi j'arrive pas à m'imaginer dans ses bras?
"Ho donc il vous a invité? C'est un progrès!"
"Nous y allions en temps qu'amis, rien de plus, rien de moins."
"Vous a t-il injuriez pour que vous vous échapiez?"
"Mon agoraphobie mon bon Paul..."

Moment de silence. L'homme et la jeune fille semblait avoir fait le tour des sujets de conversation qui pouvaient les intéresser. Alors Ethele posa la seule question qui valait la peine d'être posée.

"Et que m'offrent Père et Mère pour les fêtes cette année?"
"Ho, hé bien un stradivarius."
"Ho."

Encore un...

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GUIRLANDE
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