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 Etat d'urgence... [PV Karen]

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MessageSujet: Re: Etat d'urgence... [PV Karen]   Jeu 11 Fév - 8:56




Décidemment elle ne semblait pas décidée à le laisser partir... et pourtant elle risquait sa vie, c'était certain ! Si le Ministère le cherchait lui et non seulement la Brigade Magique c'est qu'il avait sans doute du souci à se faire. Dans un sens, pas tant que cela finalement... s'il pouvait se débrouiller auprès de Julian Gibson pour obtenir une réputation blanche comme neige par la suite, il aurait de quoi souffler un peu. Il fallait avouer que depuis qu'il était revenu parmis les "mortels" les choses n'en étaient pas moins compliquées.
Mais le Docteur Broome paraissait des plus... déterminées ! Une chance qu'elle soit ainsi et surtout dans son travail. Mais il n'était pas sûr que cet engouement pour le sauver soit de première nécessité. Ainsi feinta-il un sourire qui ressortit comme plus gêné qu'autre chose lorsqu'elle lui soumit son idée : prendre son pass et partir d'ici, quitter cette aile de l'hôpital pour... se jeter dans la gueule du loup ?!


"Attendez, reprit-il vivement, l'aile des employés ? Vous êtes sûrs que... ?".

... ce soit une bonne idée ?, voulut-il conclure. Mais il n'en eut guère le temps que déjà la jeune femme qui l'avait à tout prix retenu plaçait entre ses mains le petit pass de l'hôpital. Ses indications étaient claires et Rayshern songea alors que deux possibilités se profilaient à lui s'il suivait cette ligne de conduite : soit elle le tirait d'affaire, soit elle l'envoyait entre les mains de son nouvel ami, le Brigadier Allemand ! Selon la deuxième option, si elle avait vraiment voulu le faire, elle s'y serait pris au moment où il avait failli être embarqué. Il choisit donc de lui faire confiance étant donné, héhé, que c'était sa seule chance.
Il serra la carte entre ses doigts hocha d'un faible signe de tête peu engagé -j'veux pas y aller mais presque- et ajouta tout de go :


"Vous avez peut-être... une cafétéria ? Une salle de repos dans cette aile, non ? On pourrait s'y rejoindre".

Et avant qu'elle ne puisse soumettre quoi que ce soit, et songeant sûrement que son idée à elle pourrait être un peu plus extravagante, il répartit :

"Ca sera parfait...".

Et il esquissa un autre bref sourire et s'attarda un peu plus sur elle, songeant étrangement que s'il était encore ici à lui parler ce n'était sans doute pas grâce à lui...
Et dans toute cette cohue, toute cette tension il n'avait même pas pensé à... ne serait-ce que la remercier.


"Bon, j'y vais", conclut-il.

Et il lui tourna le dos, direction la porte qu'il franchit sans un mot... un poids sur le coeur, croisant les doigts pour ne renconrter personne, cherchant une éventuelle échapattoire au cas où les choses venaient à tourner mal avant qu'il ne gagne l'aile dont elle lui avait parlé. Mais...
Il y parvint facilement et comprit que la promesse de Karen avait été respectée : il n'y avait eu personne et l'endroit était désert. Il inserra le pass dans la fente placée à cet effet près de la porte qui lui barrait le passage, retenant son souffle et fermant les yeux jusqu'à que l'air produit par la porte coulissante ne le fasse revenir à la réalité. Une réalité pas si effrayante que cela vu que les couloirs étaient tout aussi déserts... comme prévu.
Il s'y engagea. Un pas puis encore un pas puis un autre à nouveau... avant de s'arrêter.

Il aurait voulu revenir, rebrousser chemin afin de courir vers elle et de l'empêcher de vérifier ses archives ! lui dire que peu lui importait finalement de savoir qui il avait été ! qu'il n'avait peut-être pas besoin de le savoir s'il avait la possibilité de se construire autrement ! qu'il avait finalement trop peur de découvrir...

Il fallait l'arrêter !

Il tourna les talons, repassa la porte qu'il avait quitté résolu et décidé. Son coeur, son être le poussant vers l'avant il tourna à nouveau, se dirigeant à grandes foulées vers le bureau du Docteur Broome, prêt à l'intercepter.
Il retrouva sa porte ouverte derrière le passage qu'il avait laissé et passa la tête, à sa recherche. Ses sourcils se fronçèrent lorsqu'il ne la trouva pas. Vu l'effervescence et la volonté qu'elle déployait pour le tirer d'affaire elle avait dû le précéder de près... Son coeur se serra et il sentit un long frisson le parcourir. Non jamais il ne pourrait découvrir qui il était !

Et si jamais... si jamais il était un meurtrier, un fou ?... Une crapule de la pire espèce, déchet de la société reconvertit en bon serviteur du Gouvernement ?...

Si jamais il était pire que tout, si jamais avant son "engagement" il n'avait rien été aux yeux de quiconque ?...

La panique se saisit de lui et il passa des mains crispées le long de ses cheveux sombres, serrant les boucles entre ses doigts comme s'il eut voulu s'arracher le cuir chevelu. Il tourna sur lui-même, fit quelques pas en avant puis d'autre en arrière, désorienté, ne sachant où aller. Jusqu'à qu'une idée folle ne se saissise de lui -étrange sensation de culpabilité mêlée à une profonde sensation.

Si jamais il s'enfuyait ? Après tout il avait son pass ! Si jamais il foutait le camp ? De toute façon elle ne le reverrait plus, n'est-ce pas ? Plus il était un homme libre, il quitterait le pays, il irait prendre "quelques jours de vacances" au soleil, n'importe où... pourvu que ce soit loin de toutes ces personnes, loin de ces souvenirs dont il ne parvenait même pas à se souvenir, sut tant est qu'ils aient réellement existé... Il serra le pass dans sa main, ravala sa salive et songea que si elle découvrait quoi que ce soit de "sombre" dans son dossier alors elle ne serait pas étonnée qu'il ait fichu le camp avec sa foutue promesse de protection... Après tout, il n'en serait pas à sa première tromperie ni déception, n'est-ce pas ?

Si personne ne vivait dans sa mémoire, pourquoi vivrait-il dans la sienne ?...

Il prit la direction opposée à l'aile des employés et traversa le couloir une boule dans la gorge et la peur au ventre. La tête haute comme celle d'un homme résolu à faire... une bêtise, décidé... à affronter ce qu'il voulait commettre. Cela bifurquait à gauche et à droite.
Et sans savoir pourquoi c'est par-là qu'il alla... et qu'il se cogna contre quelqu'un, le percutant de plein fouet, renversant la personne tandis que le géant qu'il était ne s'était même pas écroulé...
Un instant, il ferma les yeux, s'attendant à être agrippé puis trainé ailleurs. Tout aurait été fini.
Un instant, il chercha à se déconnecter du monde qui l'entourait, oublier pour de bon, oublier enfin ce qu'il avait entraîné : cette gamine, sa mort, cet hôpital, cette jeune femme séduisante, belle, douce...

Et ne pas rouvrir les paupières sur son visage... Sans doute ne jamais la revoir...

Puisque résolument il ne vivait en personne...


Alors pourquoi vivrait-il en elle ?...
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MessageSujet: Re: Etat d'urgence... [PV Karen]   Ven 12 Fév - 21:37

hj zoli chanson! I love you



La médicomage eu la mauvaise impression que pendant un instant il n’allait pas partir. Que croyait-il? Qu’elle allait le mener directement à ces personnes, alors que depuis le début elle faisait de son mieux pour lui éviter les ennuis! Cet homme était décidément d’une nature complexe, cela n’était pourtant pas pour lui déplaire, elle, adepte des cas difficiles. Mais cette fois-ci les évènements la dépassaient, elle ne pouvait pas saisir pleinement toute la portée dont-ils faisaient preuve. Tant pis, pour le moment c’était l’instant présent qui comptait et principalement parvenir à faire quitter Atlas de l’hôpital.

Enfin, il se décida à quitter son bureau, Karen souffla un instant lorsqu’il eu disparu dans les couloirs, avant de prendre le chemin pour sa consultation suivante. Atlas parti, le plus dur était passé, la sorcière irait voir un peu plus tard dans les archives, mieux valait prendre quelques précautions vis-à-vis de ces charmants représentants du ministère. Donc, elle se dirigea vers ses prochains rendez-vous, car elle avait beau avoir déléguée pas mal de ses patients à ses collègues pour se consacrer à la fillette et Atlas, d’autres s’étaient présentés depuis et il était de son devoir de satisfaire à leur besoin. A l’accueil on lui présenta deux dossiers, une dragonite aigue, et un accident de balais. Rien de franchement dramatique.


- Monsieur McPlanner!

Déclara-t-elle en direction des patients qui attendaient tous qu’on veuille bien leur administrer leurs soins. Un petit homme, rondouillard et à moitié chauve se détacha du lot pour s’approcher de Karen. Cette dernière l’accueillit avec un petit sourire, celui qu’elle réservait à la majorité de ses patients pour les mettre en confiance.

- Je vais vous examiner juste ici, et si besoin est, vous aurez droit à l’une de mes potions, comme la dernière fois.

Elle fit entrer le sorcier dans une petite pièce, qui n’était franchement pas très accueillante avec ses murs trop près et blancs, et sa table d’oscultation qui semblait pouvoir s’écrouler à tout instant.
L’homme en question était un habitué du service, au moins deux fois par mois il venait y faire une visite et c’était toujours pour la même raison: chute de balais. Tous les médecins, et même sa famille, étaient unanimes: il valait mieux pour lui qu’il cesse cette activité. Mais le monsieur était bien trop borné, et même s’il tombait fréquemment il aimait toujours autant la sensation de liberté que seul les balais peuvent vous procurer lorsque vous les chevauchez et partez pour un petit voyage parrmis les nuages.


- Vous avez fais une chute de combien de mètres cette fois?

- Seulement huit…

- Monsieur McPlanner, un jour vous allez vraiment vous faire du mal! Ca va qu’à chaque fois vous vous en tirez avec seulement un bras ou une jambe cassée!

Le patient ne disait rien, tel un enfant punis, il préférait baisser la tête face à cette femme qui lui faisait la morale d’un ton tout ce qu’il y a de plus doux. Rien ne servait de prendre une autre intonation, de toute façon il n’écoutait pas vraiment, et songeait peut-être même déjà à son prochain vol.
Karen manipula le bras de plusieurs façons, mais le diagnostique était sans appel:


- Vous l’avez complètement broyer cette fois… Je vais demander à l’accueil qu’on prévienne votre famille, vous allez passer la nuit ici, le temps que tous vos os repoussent.

Elle laissa l’hommme, un peu ébété, dans la petite salle et partie demander à la jeune femme de l’accueil à ce qu’on envoie un hibou express à la famille du patient. Cette formalité remplie, elle repartit pour son bureau, la potion pour faire repousser les os se trouvait là-bas.

Mais il faut croire qu’ils étaient voués à se rencontrer... dans la douleur! À peine eut-elle tourné au détour d’un couloir qu’elle se retrouva par-terre.


*Décidement…*

Elle leva les yeux vers la personne, et fut stupéfaite de voir qu’il s’agissait d’Atlas. La sorcière n’avait cessé d’espérer que tout se soit bien passé pour lui, tout en dissimulant ses inquiétudes au personnel médical et aux patients. Elle se releva tant bien que mal avant de poser une main sur l’un des avant-bras du géant.

- Que faites-vous encore là?!

Murmura-t-elle dans un mélange de surprise et d’inquiétude.
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MessageSujet: Re: Etat d'urgence... [PV Karen]   Dim 21 Fév - 11:55

Il soupira, vraiment mal à l'aise... en plus il l'avait bousculée si fort qu'elle en était tombée et qu'elle s'était immédiatement relevée sans qu'il puisse se faire pardonner en lui tendant une main. Le fait de l'aider aurait un peu apaisé sa culpabilité. Enfin... Karen Broome lui était apparu comme une femme fatale de tête alors en quoi pouvait-il attendre qu'il en soit autrement ?
Le géant se mordilla la lèvre inférieure et reprit, d'un ton posé et calme :

"Ecoutez, je ne sais pas si j'ai envie que vous alliez aux archives finalement. Vous pourriez avoir des ennuis et...".

Mais il tut la dernière raison qu'il ne jugeait pas assez importante à son goût -et même peut-être trop honteuse pour l'instant. Il déposa ses deux mains sur Karen affectueusement et se para d'un sourire -aussi faible fut-il.

"Ne vous inquiétez pas pour moi, vous avez déjà fait beaucoup jusqu'à présent et je ne peux pas vous en demander plus. Je saurai me débrouiller seul mais je ne veux en aucun cas vous entraîner dans mes histoires".

Il avait parlé sur un débit effréné comme de crainte qu'elle lui échappe puis il s'était ressaisi, avait repris son souffle aussi bien que ses esprits et jugeant qu'il était temps de ne plus s'attarder outre mesure il lui avait tendu son pass dans l'espoir qu'elle le reprenne.

"Tenez, Karen. Je sais tout ceci est étrange et tout ceci va trop vite mais j'ai la sensation d'être allé trop loin alors...".

Que de "trop" dans cette phrase... Oui tout était "trop" aujourd'hui. Tout avait dépassé les limites de la démesure. Et lui qui ne supportait pas que le quotidien sorte de ses rails sentait qu'il n'avait rien fait pour rétablir l'équilibre -bien au contraire. Il se saisit alors de sa main, l'idée d'un refus et d'une entrave à sa décision aurait été insupportable. Il replia ses doigts sur la carte, son visage penché à quelques centimètres du sien pour mieux capter toute son attention :

"Je ne vous remercierai jamais assez pour tout ce que vous avez fait pour moi. Mais je me sentirais mieux de vous savoir en sécurité... si problème il y a".

Il soupira un grand coup, énormément tendu, plus qu'à l'ordinaire et sans vraiment comprendre pourquoi ses deux grosses mains renfermaient encore celle de Karen ni même comment il se faisait qu'il était toujorus là à lui parler, à la mettre en danger. Tout ceci n'avait aucun sens et partait dans la déraison la plus infernale tandis qu'il demeurait planté là à la regarder. Il para cette situation embarrassante d'un sourire chaleureux et doux puis déposa une main sur son épaule.

"Ne vous en faites pas et pas de regret. Je m'en sortirai, n'ayez aucun souci...
Qui sait dans quelques temps peut-être me reverrez-vous mais pour une côte cassée ?".

Petit rire mais un rien afin de détendre l'atmosphère. Son regard toujours sur Karen il se décida enfin à la quitter, se séparant d'elle aussi bien que de son courage et de l'admiration qu'il lui portait. Il déambula pour quelques pas encore et se retourna vers elle brusquement, piqué par la sensation d'avoir oublié quelque chose :

"Et surtout n'oubliez pas de rester telle que vous êtes !".

Une phrase somme toute idiote et banale mais qu'il n'avait pu contenir plus longtemps. Il avait fallu qu'elle sorte et lui soit dite, de crainte que le Docteur Broome ne soit un jour influencée dans le cour de son existence et ne change subitement...
Tandis qu'il marchait à travers le couloir afin de gagner la sortie il songea en son for intérieur qu'il ne la reverrait sans doute jamais. Un sourire triste traversa son visage l'ombre d'un instant qu'il s'efforça de chasser d'un vif hochement de tête. Son pas lourd et pesant raisonnait dans l'aile qu'il traversait, s'éloignant peu à peu de cette jeune femme et du souvenir qu'elle laissait dans sa mémoire.

Il passa la porte, souffla un grand coup. Si elle ne devait rencontrer aucun souci alors il fallait qu'il le fasse pour lever tout soupçon sur sa complicité dans la mort de la petite fille. Il atterrit dans le hall principal, hall déjà parcouru par quelques Brigadiers du Ministère interrogeant docteurs comme infirmiers et même patients. Loin d'être discrets. Atlas garda un regard déterminé et sombre puis se mit à marcher le plus également du monde, droit vers ses hommes et femmes affairés à le retrouver. L'un d'eux toucha la manche du Brigadier Allemand qui l'avait accosté tout à l'heure et lui fit signe dans sa direction. Nul besoin, c'était vers lui que l'ancien Oubliator se dirigeait.

Il dit quelque chose comme "je viens me rendre" ou "je viens pour m'expliquer" ou encore autre chose, il ne s'en souvenait plus... Qu'avait-il d'autre à faire pour le moment ? C'était le meilleur choix, au moins Karen était hors de soupçon, hors de danger.
Il se fit encadrer par deux Brigadiers tandis que son "ravisseur" mettait un poing d'honneur à respecter ses derniers voeux : que tout ceci se fasse dans la discrétion et le calme. Il rehaussa la tête lorsqu'il entendit ses droits, songeant que dans 48 heures tout ceci serait sans doute déjà fini. Ce n'était que le temps de leur expliquer... le temps de leur offrir des réponses... de quoi le laisser tranquille pour mieux reprendre ses esprits ainsi que ses recherches.

On l'entraîna vers la porte de sortie. Un instant il espéra que Karen ne viendrait pas se jeter à sa suite, prétextant encore il-ne-savait-quel mensonge pour le laisser hors d'atteinte.
Par Merlin, qu'elle reste en dehors de ceci !
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MessageSujet: Re: Etat d'urgence... [PV Karen]   Mar 23 Fév - 21:04

Le sorcier lui expliqua qu’il ne voulait plus qu’elle aille voir dans les archives si elle ne trouvait pas quelques petites choses sur lui. La médicomage connaissait ce genre de comportement pour être des peurs vis-à-vis de ce que l’on pouvait trouver, et encore plus particulièrement sur ce qu’on ne trouverait pas. N’en avait-elle pas fait les douloureux frais en cherchant à trouver ce qu’il c’était passé sur cette année dont elle n’a plus aucun souvenir. Il est toujours difficile de se bercer d’illusions, d’espoirs, et que tous tombent les uns après les autres. La vérité fait mal, mais son absence est encore bien plus douloureuse.

Atlas parlait affreusement rapidement, d’un autre côté c’était une véritable folie que d’avoir fais marche arrière, il aurait pu la coincée en sortant de l’hôpital et lui demander de ne pas chercher, le résultat eut été le même et personne n’aurait été inquiété plus que cela des représentants du Ministère. Mais non, le sorcier, certainement aussi téméraire que notre demoiselle, n’avait pas choisi l’option la plus simple et sûre pour lui. Karen récupéra donc le maximum d’informations du mieux qu’elle le pu, elle ne voulait surtout pas le faire répéter. Son temps ici ne devait pas s’étendre davantage. Elle ne chercha d’ailleurs pas à l’interrompe pour le contrer dans ses arguments, c’était inutile, il était plus que décidé.

Ses mains furent bientôt entourées de celles du géant qui lui remettait, et l’empéchait de refuser, le pass qu’elle lui avait confier quelques instants auparavant. La sorcière le regardait droit dans les yeux, cherchant une failure qui pourrait expliquer un tel changement, mais en réalité cet homme en était plein, et c’était une folie que de chercher à le nier. Il n’en était pour autant pas moins courageux qu’un autre. Les personnes blessées, meurtries par la vie, ont ça en commun: vouloir se battre ou sombrer. L’équilibre est toujours très précaire entre les deux, et il se faut d’un cheveux pour basculer. Karen connaissait pour avoir expérimenté, et toujours en être victime.


- Ne vous inquiétez pas pour moi, je ne peux être que très peu inquiétée par toute cette histoire. Au pire j’aurai cacher une terrible personne dans mon cabinet.

Elle sourit en parlant de « terrible personne », car bien sûr Atlas n’avait rien à voir avec cette image, mais c’est qui semblait transpirer des propos de l’agent allemand.

Puis, Atlas la remercia. Pourquoi donc? Elle n’avait rien fait! C’est lui qui lui avait sauvé la vie, c’est lui qui lui avait dit la vérité sur sa petite patiente… C’était plutôt elle qui devait le remercier. Et malheureusement, la seule façon qu’elle avait de le faire résidait dans ce pass qu’il venait de lui rendre…


- C’est moi qui vous remercie, et la petite aussi. Je l’a remercie de vous avoir mis sur ma route, même si d’autres circonstances auraient été plus… enfin moins tristes…

La médicomage avait tout de même perdu l’une de ses petites patientes aujourd’hui. Bien que la déontologie veuille que les médecins ne s’attachent pas à leurs patients, c’était une chose très difficile à appliquer… surtout lorsque votre voeux le plus cher est d’avoir un enfant et que votre profession vous impose d’en croiser des dizaines en fin de vie. Heureusement qu’il y avait des surprise, de bonnes surprises, comme Atlas de temps à autres. Cela faisait passer la pillule.

Karen eu le même petit rire, pas franchement très franc mais qui se voulait le plus juste quand même pour la plaisanterie que venait de faire le géant.


- Je serai ravie d’être celle qui vous remettrai sur pieds.

Elle sourit, même si elle préférait ne plus jamais le voir à l’hôpital.
Atlas décida finalement de la laisser, seule dans ce couloir pourtant bien encombré d’autres personnes. La sorcière serrait son pass dans sa main tout en le regardant partir. Jusqu’à ce qu’il ne se retourne une dernière fois pour lui dire une petite phrase toute banale mais qui résonna tout de même d’une étrange façon chez Karen qui lui adressa un petit sourire touché.
N’est-ce pas dans les films qu’à ce moment précis la jeune femme se dit que s’il se retourne elle l’épouse? Notre sorcière était loin de ces clichés, à mille lieux même, mais peut-être qu’au fond, bien caché, une petite conscience se souvenait de ces scènes ridicules, mais tellement touchantes.


*Prenez soin de vous*

Les mots ne quittèrent pas son esprit pour la simple et bonne raison qu’il avait déjà passé la porte. La jeune femme resta quelques secondes, agart, dans ce couloir témoin de drôle de choses en un rien de temps. Puis, elle ne sait pourquoi, elle prit le même chemin qu’Atlas l’instant d’avant, et fut témoin de son « arrestation » volontaire. Cette vision lui fut étonnement très douloureuse. Elle ne connaissait cet homme que depuis quelques minutes, et pourtant cela lui faisait mal… Pourquoi? Elle ne le connaissait pas au fond, peut-être l’avait-il manipulé pour avoir une couverture… Non, il n’avait pas voulu de son aide jusqu’au bout. La boule au ventre, elle le regarda se faire encadrer par deux agents.

Karen était restée en retrait. Devait-elle agir… encore? Une paire d’yeux ne la lachait pas en tout cas depuis qu’elle était apparu dans le hall: son collègue, qui était tellement aimable avec elle, la dévisageait depuis un autre couloir. Elle réfléchissait rapidement, mais rien ne vint, rien que ne vaille la peine d’être tenté sans être pris pour de la complicité.

La sorcière serra si fort les poings devant cette scène, que le pass manqua de se briser entre ses doigts. Le souffle court sous l’effet de l’émotion, elle se jura de chercher quand même une éventuelle trace de lui dans les archives. Elle n’avait pas eu de chance, mais cela ne signifiait pas que lui n’en aurait pas. Et puis elle n’avait rien promis! Karen pouvait donc mener les recherches qu’elle souhaitait, si elle trouvait quelque chose d’intéressant sur ce sorcier, il serait toujours temps de le lui apprendre en se confondant dans des excuses interminables d’avoir finalement trahis une parole. Mais pour le moment elle devait laisser les choses se calmer, c’était plus prudent.
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