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 [Défi des 30 baisers] Dahlia Lloyd [30/30]

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Dahlia Lloyd
Dahlia Lloyd
Préfète-en-chef Serdy

Parchemins : 2020
Âge : 16 ans {16/09/1999}
Actuellement : 6ème année


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
SORTS & ARCANES:
GALLIONS EVENT: 13
FACECLAIM: Natalia Dyer / Marilyn Lima


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Ξ Sujet: Re: [Défi des 30 baisers] Dahlia Lloyd [30/30]   [Défi des 30 baisers] Dahlia Lloyd [30/30] - Page 3 EmptyVen 22 Mai - 1:57

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Citation :
Titre : Crime et châtiment
Thème : 5. « J’ai quelque chose à te dire… »
Couple : Dahlia Lloyd & Vanellope Reynolds
Autres personnages concernés: Joaquín Kostas, Prudence Faraday, Candys Montgomery, Fiona Quincy (citée), Jensen McGowan (cité), Peony Lloyd (citée)
Contexte : Dahlia a toujours eu la gâchette facile. Du moins, avant de devenir préfète, car une préfète, elle, n'est pas sensée dégainer plus vite que son ombre. N'est-ce pas ?
Rating : G
Mots : 2132


Dahlia flirtait avec Vanellope depuis le début de l'année. Les choses s'étaient faites de manière étonnamment naturelle : Peony avait convaincu sa sœur de venir à plusieurs répétitions de Magic Mix pour faire les photos du groupe, et comme elle, la Gryffondor était présente en tant que soutien, assurant le support technique pour les filles et s'attirant l'estime de Dahlia du fait qu'elle était à la fois 1. tout à fait saine d'esprit et intéressante et 2. la camarade de dortoir de Victoire (ce qui devait forcément mettre son équilibre mental à rude épreuve au jour le jour). Vanellope était jolie et ne se prenait pas la tête - pas plus qu'elle -, et au sortir d'une répétition de Magic Mix, alors que Peony rejoignait Jensen, qui l'attendait à la sortie, Dahlia se vit traîner derrière avec la Gryffondor. Sans qu'elle l'ait tout à fait anticipé ou prévu, Dahlia sentit son regard glisser vers les lèvres de Vanellope. Elles s'embrassèrent brièvement, interrompues presque aussitôt par du remue-ménage à l'extérieur de la pièce. Une voix féminine résonna avec force : « T'as un nombre de 'bonjour' limité par jour ou comment ça se passe ? » Vanellope écarquilla les yeux. « Aïe, Fiona... » Elle adressa un sourire d'excuse à Dahlia, et disparut précipitamment à la suite de son amie. Quelque chose lui disait que Jensen allait en prendre pour son grade.

Dahlia quitta la salle à son tour, mais peu encline à rejoindre une confrontation bruyante et insensée, elle passe de manière très discrète sous le seul regard de sa jumelle, et disparut vite à l'angle du couloir. Elle avait mis plusieurs étages entre le Grand Drame et elle, lorsqu'une voix traînante se fit entendre derrière elle. « 'paraît que t'as chopé Reynolds, Lloyd ? C'est quoi le deal, ton frangin tolère les meufs, ou il va lui casser la figure ? C'est dommage, elle est jolie... Même si elle n'a pas de très bons goûts. » Elle tourna un regard froid vers Timothy McDougall, sans pour autant s'arrêter de marcher. Sa crétinerie n'avait pas de bornes, et pourtant, il persistait à se demander pour quelle obscure raison elle avait pu repousser (avec très peu de charité) ses avances l'année précédente. Ou avait dû lui jeter un maléfice quand il s'était montré trop insistant. Il ajouta de nouvelles paroles d'un goût des plus douteux, et Dahlia fit volte-face, baguette à la main.

--

C'était une catastrophe. Elle était préfète, on ne la laisserait jamais garder son poste après ça. Elle ne pouvait pas laisser une stupide erreur tout gâcher. Gardant son sang-froid pour déterminer la marche à suivre, elle s'immobilisa en entendant une mélodie familière. Pas de doute, quelqu'un sifflait ce qui semblait être une interprétation étonnamment juste de la Cucaracha, et ce quelqu'un se rapprochait dangereusement. Faisant volte-face, baguette dressée, Dahlia était déterminée à gérer l'imprudent qui mettait son plan en péril. La Cucaracha reprenait de plus belle, et Joaquín Kostas apparut joyeusement à l'angle du couloir. Il interrompit son mouvement en voyant la scène. Hésitante, Dahlia baissa sa baguette. Elle n'allait pas attaquer Kostas par dessus le marché.
« Qu'est-ce que- »
Elle leva la main pour obtenir son silence.
« Quino, j'ai quelque chose à te dire... »
« Tu as attaqué Rusard ? Et Timothy McDougall ? » l'interrompit-il, les bras ballants le long de son corps, un air de franche stupeur sur le visage.
« Parle moins fort enfin ! » Elle s'approcha de lui alors que son visage prenait une expression de méfiance, et l'attrapa par la main tandis qu'il l'interrogeait : « Tu travailles pour Magicis Cracra, Dada ? T'as passé l'arme à gauche ? » Ignorant l'impudence de cette question et le mauvais usage évident de cette expression, elle tira Quino jusqu'aux corps inertes de McDougall et du concierge.
« McDougall se comportait comme un énorme crétin, j'ai voulu le toucher lui, et Rusard est apparu à ce moment-là. Le sort a ricoché sur les deux. » détailla-t-elle, visiblement tendue. « Si je réveille Rusard, il saura que c'était moi, et je doute que McGo s'amuse à garder des préfètes qui ont attaqué un membre du corps professoral. »
Le regard de Quino passa de Dahlia à Rusard, puis à McDougall, avant de revenir vers Dahlia, un sourire narquois sur les lèvres.
« Tu as enfreint le règlement, Dada ? Toi Dahlia Lloyd, tu as fait une bêtise ? » Dahlia fronça les sourcils, répondant par un simple « Quino » des plus menaçants. Comme à son habitude, Quino ne sembla pas impressionné (elle ne devait être ni la première, ni la dernière à lui adresser pareil regard noir). « Tu sais Dada, je pourrais t'aider. Il n'y a pas plus doué que moi pour gérer ce genre de situation. » déclara-t-il d'un ton grandiloquent, et bombant visiblement le torse. Par Merlin, elle n'était pas sortie de l'auberge. « Bien sûr, si tu n'as pas besoin de moi, j'entends des dizaaaines d'autres élèves en attente désespérée de mes services... » Il fit mine de vouloir s'écarter, mais Dahlia posa la main sur son bras pour l'arrêter. « D'accord. » céda-t-elle d'une voix éteinte. Elle n'avait pas vraiment le choix : elle pouvait difficilement déplacer deux corps inanimés à elle toute seule, et sans personne pour lui servir d'éclaireur. A son crédit, Quino avait de l'expérience en la matière - elle ne le savait que trop bien.

« Est-ce que tu peux m'aider à ne pas me faire virer ? » demanda-t-elle très succinctement, tout en fixant le gréco-argentin de ses yeux bleus. Si Quino parut tenté de le lui faire répéter (insister pour un 's'il te plait' serait la goutte d'eau qui ferait déborder le vase, ou pas ?), il se garda pourtant de concrétiser ce désir, et se contenta de lui adresser un sourire semblant atteindre ses oreilles. « Avec plaisir Dame Dada, Chevalier Kostas à votre service ! » déclara-t-il d'un air fort pompeux qui l'exaspérait autant qu'il la faisait rire (et même si elle ne l'aurait jamais admis oralement, la balance tendait peut-être même davantage vers la seconde option : maudit Kostas). « On les déplace du coup ? Tu prends les jambes ? » proposa-t-elle avant que Quino ne l'arrête cette fois par un « Dada, Dada, Dada » des plus agaçants (et le fait qu'il secoue la tête en signe de dénégation avec une condescendance affectée n'aidait certainement pas). « Il nous faut un expert pour cette opération. Quelqu'un qui connaît bien le terrain, avec de la bouteille (de Whisky Pur-Feu !), tu vois. » Elle n'était pas sûre d'apprécier cette facette de la personnalité de Quino (la blague à deux balles n'était, elle, malheureusement pas nouvelle). « Jette leur un sortilège de Désillusion au cas où quelqu'un passe - même s'il n'y a jamais personne ici -, je vais chercher du renfort ! » Et avant qu'elle n'ait pu contester cette décision, Quino lui adressa un clin d’œil et tourna les talons, s'éloignant en courant. Elle espérait vraiment ne pas avoir commis une grave erreur.

--

Dahlia n'eut pas à attendre longtemps. Ses deux victimes sous sortilège de Désillusion, elle resta debout à proximité, la baguette cachée dans la manche de sa robe. Quino réapparut en trottinant gaiement, et derrière lui... Le visage stupéfait de Prudence Faraday - clairement, elle avait cru jusque là que Quino lui faisait une sorte de farce de mauvais goût ("Dahlia a agressé Rusard dans un couloir ! Et Alan met des coups de matraque aux première années ! Hahaha qu'est-ce qu'on rigole ! Tu viens voir Prupru ?").
« Bah alors Bégonia Dahlia, tu nous as fait quoi là ? » Dahlia pinça les lèvres. « C'est pour ça qu'les novices ne devraient pas se lancer dans ce business, clairement ça les dépasse... » marmonna-t-elle en adressant un regard entendu à Quino, tout en s'approchant. Elle tâta l'épaule de Rusard du pied, l'air circonspect. « Tu les as pas ratés on dirait. » continua-t-elle avec expertise, et Dahlia la soupçonna d'avoir des pensées peu charitables à l'égard des Serdaigles ("Elles sont gentilles, hein, les têtes d'ampoule, mais elles y vont pas de main morte quand elles jettent des sorts. Faut qu'ça s'la pète même en dehors des cours, genre : regardez comme je jette bien mon Avada Kedavra M'sieur Stevens ! Oui bah t'es gentil Patrick, mais là ton petit copain il est mort") Elle se demanda comment Quino avait convaincu Faraday de se pointer : elle n'était pas exactement sa plus grande amie - voire même pas du tout (Chantage affectif ? Echange de bons procédés ? Mensonges éhontés ?)
Le brun donna alors un coup de coude à la Poufsouffle, reprenant avec son enthousiasme de golden-retriever habituel et paf : deux côtes en moins : « On fait quel plan alors ? Double Casper ? Une Prison Break ? Starsky et Hutch ? » dit-il avec animation (s'attirant un haussement de sourcil de Faraday). Dahlia commençait à pressentir qu'il en faisait des caisses pour son bénéfice - et puis, Casper, c'était pas le Poufsouffle à mono-sourcil (affectueusement surnommé 'Barres Parallèles' par ses petits camarades), là ? Elle s'apprêtait à poser la question, quand Prudence répondit : « J'ai mieux. »

--

Dahlia était allongée sur le sol. Contre son pied, elle sentait la présence de celui de Quino. Un murmure plus tard, et du mouvement se fit entendre à proximité. Dahlia se redressa précautionneusement, et, assise sur les fesses, elle croisa le regard de Prudence, avant de se tourner vers Rusard, qui revenait effectivement à lui. Derrière, McDougall gisait encore les yeux fermés, mais émergeant doucement. « Mais qu'est-ce qui s'est passé... » grinça le concierge de l'école, l'air mauvais, posant lentement les yeux sur son environnement.
« Olala, j'ai mal au crâne moi... »
« Je sais pas du tout ce qui m'est arrivé, dites donc... On a dû être stupéfixé ? »
Silence de mort. Quino lui donna un coup de pied des plus subtils dans leur contexte. Dahlia fronça les sourcils, avant d'articuler avec mauvaise grâce : « Peut-être un coup de Magicis Sacra ? » Avec un très mauvais jeu d'actrice, lui attirant les foudres de Prudence "je ne t'ai pas sentie faire corps avec ton personnage, là, Bégonia, Actor Studio, ça te parle ?". D'abord confus, Rusard plissa les yeux en posant les yeux sur Quino, puis encore plus longuement sur Prudence. « Mais ils sortent d'où ces deux-là ? »
« Stupéfix ! » Rusard s'immobilisa dans son mouvement, et pour faire bonne mesure, le gréco-argentin visa McDougall à nouveau.
« Quino ! »
« J'ai paniqué. » déclara-t-il avec un détachement tranchant nettement avec le dramatique de leur situation actuelle, qui, déjà mauvaise venait de le devenir encore davantage.
« Mais qu'est-ce qui se passe ici ? » Trois paires d'yeux se posèrent sur la silhouette menaçante (et habituellement si tempérée) de Candys Montgomery. Dahlia déglutit.

--

« Dix jours de retenue ! » se plaignit Quino alors qu'ils s'éloignaient tous les trois, laissant Candys gérer les états respectifs de Rusard et de McDougall. « C'est de l'abus de pouvoir. » approuva Faraday d'un air sombre, avant de poursuivre : « De la tyrannie ! » tout en se gardant pourtant de souligner le fait qu'elle n'avait techniquement rien fait. La solidarité des Poufsouffles, supposa Dahlia, qui, au vu de la situation, vivait l'un de ces rares instants où elle était prête à accorder des vertus à cette maison.
Pour sa part, Dahlia s'estimait plutôt heureuse d'avoir été découverte par Candys, plutôt que par McGonagall, ou n'importe quel autre professeur. Leur sort aurait pu être bien, bien pire tués ou pire, expulsé. Et surtout, elle aurait aisément pu y laisser son badge - alors qu'elle n'écopait pour l'instant que d'une courte suspension. Devant leurs explications - d'abord confuses et prononcées de manière inintelligible et de trois manières différentes, puis, plus raisonnées alors que Dahlia détaillait le comportement de McDougall d'un ton très détaché, et en évitant le regard de ses compagnons d'infortune -, la préfète-en-chef s'était montrée magnanime. Nul doute que le plus compliqué serait d'apaiser la colère noire du concierge, mais elle leur avait fait grâce d'assister à cette partie-là (et c'était sans doute plus sage : un rien de leur part aurait pu mettre le feu aux poudres). En attendant, Dahlia se coltinait deux semaines de retenue avec le gratin de Poufsouffle : dans le métier, on appelait ça une journée bien pourrie, et elle pressentait d'autres malheurs analogues venir dans son futur très, très proche.



dahlia; — I was born to run, I don't belong to anyone, oh no ; I don't need to be loved by you. Fire in my lungs, can't bite the devil on my tongue, oh no. ;;
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Dahlia Lloyd
Dahlia Lloyd
Préfète-en-chef Serdy

Parchemins : 2020
Âge : 16 ans {16/09/1999}
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Ξ Sujet: Re: [Défi des 30 baisers] Dahlia Lloyd [30/30]   [Défi des 30 baisers] Dahlia Lloyd [30/30] - Page 3 EmptyDim 22 Nov - 17:36

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Citation :
Titre : Alcohol would be nice
Thème : #20. Retour à la maison
Couple : Dahlia Lloyd & Joaquín Kostas
Autres personnages concernés:  Peony Lloyd, Léopold Lloyd, Ash Lloyd, Noé Montgomery, Dominique Weasley (citée)
Contexte : La tante Cecil se marie, et apparemment, venir seule n'est pas permis.
Rating : G
Mots : 2880

« Tu ne devineras jamais le coup que m'a fait maman. »
Portable à la main, Dahlia s'affala de tout son long sur son lit, tandis que la voix amusée de Peony lui répondait à l'autre bout du fil imaginaire : « Raconte ? » Peony imaginait aisément la mine blasée que devait afficher sa sœur, nez froncé, yeux levés au ciel.
« Apparemment, sa grande copine Catalina a décidé d'acheter une maison à Cardiff. Dans notre quartier. L'énorme manoir avec les je-ne-sais-combien de chambres. »
« Netherfield ? »
« Dans ma tête c'est plutôt la baraque devant laquelle tu passes en te demandant si c'est un hôtel particulier où vivent plusieurs familles, ou la résidence d'une personne indécemment riche, mais oui, le nom péteux marche aussi. » répondit Dahlia, et si la longueur de sa tirade était indicative d'une chose, c'était de son exaspération.
« Elle a littéralement passé une demi-heure à me vanter les mérites de ses fils ("Catalina a aussi des filles, si c'est ce que tu préfères, Dahlia ?") : "Gabriel monte sa propre start-up, ça ne me semblait pas être une situation très stable, mais Catalina m'assure qu'il est très entreprenant, il a énormément de potentiel et il est très séduisant. Et Joaquín jouait dans l'équipe de football de son université, il est vraiment talentueux apparemment, il vient d'être recruté par un club dont je n'ai pas retenu le nom. F.C quelque chose ? Ils sont tous les deux célibataires, les pauvres..." » répliqua-t-elle dans une imitation quasi parfaite de la voix cristalline de leur mère. « Elle n'aurait pas pu être plus claire si elle l'avait voulu. A croire qu'être célibataire est devenu un crime. »
« La méthode est... discutable, mais elle ne pense pas à mal Lila, tu le sais. »
Dahlia se redressa brutalement, levant un doigt accusateur dans le vide.
« Oh tu peux parler Peo, tout ça parce que tu as quelqu'un, toi, tu n'as pas à te coltiner la frénésie de maman à me caser à tout prix. Incidemment, quand est-ce que tu rentres ? J'ai la dalle. »
« Je suis devant la porte. » Et effectivement, Dahlia entendit le bruit des clés dans la serrure de la porte d'entrée, puis l'actionnement de la poignée. Quelques instants plus tard, Peony apparaissait en personne, se laissant tomber sur son lit à son tour. « Tu pourrais décorer un peu plus Lila, tu pousses clairement le minimalisme trop loin, là. »
Ignorant cette remarque désobligeante à l'égard de la décoration de sa chambre, Dahlia observa sa jumelle, plissant les yeux. « Tu n'as pas l'air surprise par ma nouvelle. »
« Quelle nouvelle ? »
« Ma mise aux enchères au mariage de la tante Cecil, pour lequel il me faut ab-so-lu-ment un cavalier et "pourquoi ne serait-ce pas Joaquín, Dahlia ?" »
« Tu n'avais pas encore parlé de la tante Cecil - »
« A-ha ! » Levant les yeux au ciel, Peony écarta l'index vengeur que sa jumelle pointait dans la direction générale de son visage. « Elle m'a appelée juste avant de t'appeler, tu sais bien qu'elle fait toujours ça. En fait, je suis surprise qu'elle ne nous ait pas appelées en même temps ? »
« Ne me dis pas que tu es impliquée dans cette machination... » Peony secoua aussitôt la tête en signe de dénégation. « Je lui ai dit que ça ne te plairait pas Lila, mais elle a déjà proposé l'idée à Catalina. Elle a même convaincu papa d'aller sonner chez eux pour les accueillir dans le quartier... Tu ne vas pas réussir à y échapper, désolée ! »
Dahlia poussa un grognement de frustration, laissant retomber sa tête à plat dans ses bras croisés. Peony lui tapota délicatement l'épaule, puis la força à se redresser.
« C'est juste une soirée. » lui dit-elle avec une compassion que Dahlia jugea relative.
« Est-ce que je vais au moins voir cet énergumène avant ma mise à prix ? »
« Tu le connais déjà Lila, les Kostas étaient au collège avec nous avant que leur père ne soit muté en Argentine. Mais d'ailleurs tu n'avais pas embrassé - »
Dahlia l'interrompit d'un geste de la main agacé.
« Oui oui on s'était embrassé quand on avait douze ans. Qu'est-ce qui me dit qu'il n'est pas devenu un psychopathe entre temps ? Ou pire, carrément chiant ? » Peony ne sembla pas désarçonnée par les airs théâtraux de sa jumelle. Question d'habitude.
« Tu le verras au dîner de répétition, comme ça tu pourras vérifier que ce pauvre garçon ne va pas te découper pendant ton sommeil. »
« Tu rigoles mais si ça arrive vraiment, maman vivra avec ça sur sa conscience jusqu'à la fin de ses jours ! » avertit-elle avec grandiloquence, avant de se lever pour de bon. Elle ne pouvait pas réfléchir davantage en ayant faim.

--

Deux semaines plus tard, Dahlia était de retour à Cardiff, vêtue d'une robe à bretelles d'un bleu pâle lui arrivant au niveau des genoux.
« J'veux dire, pourquoi il aurait accepté de venir au mariage d'une personne qu'il n'a jamais vue de sa vie, avec une fille à qui il n'a pas parlé depuis dix ans. C'est un acte désespéré, non ? »
« Et si je ne venais pas en soi, qui le remarquerait ? »
« Oh, ça suffit tous les deux ! » gronda la voix de Peony, apparue à l'entrée de la chambre de Ash, où Dahlia était discrètement venue se réfugier. Etendue sur le lit de son petit-frère, Dahlia redressa la tête, échangeant un regard avec son compagnon d'infortune. « Même Léo a fait l'effort de ramener sa pouf, le moins que vous puissiez faire, c'est de vous pointer, avec vos cavalier et cavalière respectifs. »
Ash tenta une manœuvre que Dahlia, de par son expérience, trouva carrément suicidaire. Adieu Ash, te connaître fut un plaisir.
« Je vais juste trébucher sur mes propres pieds devant tout la famille réunie si je viens, tout ça pour la tante Cecil, qui ne m'aime même pas. »
« Est-ce que tu veux vraiment t'attirer la colère de tous les Weasley en plantant Dominique à une heure du dîner ? » Ash prit un air déconfit. « Et toi. » Dahlia perdit le sourire narquois qui était brièvement venu étirer ses lèvres. « J'ai vu Joaquín, il a l'air tout à fait normal. Il a dû se faire traquenarder par sa mère, exactement comme toi. »
Dahlia soupira, mais acquiesça d'un hochement de tête. De toute façon, elle était pratiquement devant le fait accompli. Elle supposait qu'il faudrait y passer.
« C'est qui cette pouf au fait ? » se renseigna-t-elle, vaguement intéressée.
« Une Écossaise avec un accent pire que celui de Jensen. Je ne sais pas où il s'est débrouillé pour la trouver. »
Peony partit dans une tirade listant les torts ("Il ne nous en a jamais parlé avant ! Et d'un seul coup il la ramène au mariage de la tante Cecil, comme si c'était normal") et les mérites de Léopold ("Il a vraiment choisi un très beau costume, il a toujours eu beaucoup de goût !") tandis que Dahlia échangeait un regard silencieux avec Ash. Ils étaient saufs - pour l'instant.

--

Sans exagérer, sa mère poussa littéralement Dahlia sur Joaquín à peine cinq minutes après que les Kostas soient arrivés. Elle se retrouva le visage à dix centimètres du sien, ses yeux bleus plantés dans ceux gris-vert du gréco-argentin. Elle recula, mortifiée par cet instant et ceux sans nul doute à venir. Elle n'eut pas à attendre longtemps pour que la prophétie soit réalisée : comme Peony et Ash les avaient rejoints, leur mère sa lança dans une description de leurs faits d'armes, avec la verve et l'éloquence d'un présentateur de téléshopping. "Dahlia était la première de sa promotion à l'université, elle a toujours été très assidue ! D'ailleurs elle a eu des propositions de nombreux cabinets d'avocats quand elle a terminé, mais son travail est tellement prenant qu'elle est pertétuellement seule la p- " La fin de sa phrase fut couverte par la voix de Peony, annonçant bruyamment que Cecil leur faisait signe de s'asseoir. Dahlia adressa un regard appuyé à sa jumelle, s'assit à sa place, et repéra le vin. Il allait lui falloir beaucoup d'alcool pour survivre à cet événement.

Avec Joaquín à sa droite, et Peony à sa gauche, Dahlia se sentit brièvement en sécurité. C'était avant d'avoir réalisé que la copine de Léo se trouvait de l'autre côté de sa soeur. Peony se lança de manière impromptue dans un interrogatoire digne de l'inspecteur Columbo. En désespoir de cause, Dahlia se racla la gorge, et se tourna vers son autre voisin. « Désolée pour ma mère. Elle... Je ne sais pas ce qu'elle a à vrai dire. Elle a peut-être abusé sur le sherry avec la tante Cecil. » Elle eut droit à un faible sourire et un "Ah" peu prometteur. Dahlia n'avait pas l'habitude de pousser les gens à parler - sauf dans le cadre de son travail. Le reste du temps, elle vivait plutôt l'inverse : ses interlocuteurs ne semblaient nécessiter aucun encouragement pour se lancer dans des récits épiques abordant des facettes de leurs vies sur lesquelles elle ne les avait nullement interrogés. Joaquín Kostas, dans son souvenir, avait été un garçon particulièrement bavard. Il avait même souvent été puni en conséquence.
Pourtant absorbée par son interrogatoire ("Disons que mon frère, et un bébé golden-retriever, sont sur le point de tomber d'une falaise, Grace. Qui sauves-tu en premier ?"), Peony se débrouilla pour lui donner un coup de coude qui manqua de près de lui faire louper sa propre bouche en portant son verre de vin à ses lèvres. Elle se serait pour sa part très bien contentée de consommer son repas liquide en paix. En outre, Joaquín semblait avoir à peu près le même dessein : il venait de se resservir à son tour.
« Au moins il y a du vin - gratuit. » dit-elle en haussant les sourcils, rapport à sa consommation sans retenue. Cette remarque arracha un "Oui" à peine plus engageant que le "Ah" précédent. « Tu es taxé sur le nombre de syllabes que tu emploies ou quoi ? » Elle lui adressa un regard exaspéré, l'idée absurbe que sa mère ait pu payer pour un tel service lui traversant l'esprit - mais même pour sa mère, ce serait dément. Elle osait surtout espérer qu'elle n'était pas désespérée à ce point de la voir en couple.

--

« Ambiance de folie pendant ce dîner. Je crois que je vais passer mon tour pour le vrai soir. Quitte à être face à un mur, je préfère qu'il ne consomme pas ma part de vin. » annonça-t-elle alors que Peony la rejoignait au niveau du bar. Le vin rouge faisait son petit effet, au moins n'était-elle plus excédée par les regards appuyés que lui lançait sa mère à chaque fois qu'elle la croisait - ou par la gentillesse excessive de Catalina à son égard. L'alcool lui donnait une nouvelle perspective sur cette soirée : elle avait bien mangé, et il y avait un open-bar (le nouveau mari de la tante Cecil ne lésinait visiblement pas sur le budget). On avait vu pire.
Peony s'assit à côté d'elle, son regard passant sur le verre de Moscow Mule à sa main avant de revenir sur son visage.
« Je lui ai parlé Dahlia, c'était juste un énorme malentendu. » dit-elle en grimaçant, l'air visiblement irritée.
« Est-ce que le malentendu porte sur le fait que maman ait payé un footballeur dénué de tout sens de la conversation dans l'espoir qu'il sortirait avec moi ? Il a passé le dîner sur son téléphone donc je suppose qu'il sait au moins écrire, mais qui sait, peut-être qu'il jouait à Candy Crush. »
Peony prit une inspiration. « C'est son frère qui lui a dit de se comporter comme ça. » Dahlia arqua un sourcil. « Apparemment il n'est pas très à l'aise avec les filles, et son frère Gabriel lui a conseillé de se montrer distant. J'imagine que tu l'impressionnais un peu... » Dahlia lâcha un rire moqueur. « Ton explication est encore pire. » fit-elle savoir à sa sœur, avant de porter son cocktail à ses lèvres. « Laisse-lui-une-chance-oh-regarde-il-arrive-et-Lucas-m'appelle ! » Seules des années passées au contact de sa jumelle lui permirent de déchiffrer le charabia prononcé à toute vitesse avant que Peony ne tourne les talons. Quelques secondes plus tard, elle était remplacée par Joaquín Kostas.
L'alcool rendait Dahlia encore plus caustique qu'en temps normal. Elle haussa les sourcils.
« Tiens donc. D'autres monosyllabes à me communiquer ? "Oh" peut-être ? Ou "hé" ? » Peut-être qu'il avait pris trop de coups sur la tête en jouant au foot. Elle se demanda quelle excuse avait Gabriel en revanche, pour donner pareilles recommandations. Quel job insensé était-il censé exercer déjà ? Elle réalisait que sa mère ne l'avait même pas informée de la teneur de sa start-up. Apparemment, ça importait moins que sa "dentition parfaite".
« J'suis désolé Dada, c'était un peu bête. Je t'offre un verre pour me rattraper ? » Il lui adressa un sourire en coin qui lui évoqua l'enfance et un baiser éclair à la boum d'anniversaire de Victoire Weasley.
« C'est un open-bar. » répondit-elle platement, mais légèrement adoucie par l'usage d'un surnom qu'elle n'avait pas entendu depuis dix ans. Elle se retînt d'ajouter la suite de sa pensée, peu gracieuse, et qui consistait essentiellement à lui rappeler ce qu'était qu'un open-bar.
Son expression se fit alarmée alors qu'il se mettait à héler bruyamment le serveur, tout en brandissant un billet. « Bonsoir excusez-moi ! Je souhaiterais payer pour un verre de... Moscow Mule ? Avec ce billet de... » Il toussa. « Cinq livres. Gardez la monnaie. »
« Tu es ridicule. » l'informa-t-elle alors que le serveur s'éloignait avec une indifférence visible pour préparer le verre.
« J'entends dire que c'est ce qui fait mon charme. » déclara-t-il d'un air pompeux exagéré.
« Ta maman t'a menti, navrée Quino. »

--

Plusieurs cocktails et un shot plus tard, quelqu'un eut l'idée de prendre une bouteille de champagne et de partir en exploration du jardin. Il s'avérait que Quino était beaucoup plus rigolo quand il ne l'ignorait pas sciemment.
Ils avaient fait quelques pas dehors : le jardin était décoré par des guirlandes lumineuses lui donnant un côté hipster que Dahlia ne connaissait pas à la tante Cecil. Quino lui prit doucement la bouteille des mains, et elle se tourna vers lui. Mue par l'alcool et une envie soudaine, elle approcha son visage du sien. Ils s'embrassèrent avec une passion qui contrastait nettement avec la chasteté enfantine de leur dernier baiser. Elle passa la main dans les cheveux brun de Quino. La bouteille de champagne tomba par terre.
Le bruit d'une personne se raclant bruyamment la gorge les interrompit.
« Dahlia ? Ta mère te cherche. »
Noé Montgomery se tenait debout face à eux, l'expression de son visage indéchiffrable.
Elle passa la main dans ses propres cheveux pour se redonner contenance, épousseta sa robe, puis désigna l'intérieur. « Je ferais mieux d'y retourner. » indiqua-t-elle en souriant à Quino malgré son irritation - pour quelle raison obscure sa mère pouvait-elle avoir besoin d'elle ? Alors qu'elle réalisait finalement l'objectif annoncé de cette soirée ? (Ou du moins, quelque chose qui s'en rapprochait, car elle n'était pas sûre qu'un échange de salive en état d'ébriété à deux pas des bégonias de la tante Cécil était exactement ce que sa mère avait en tête pour elle.)
Il s'avéra que plusieurs cousins Lloyd, emportés par la liesse et l'ébriété, avaient perdu tout sens de l'étiquette. Ash avait fini par terre en voulant séparer Darren et Rodric - Peony le forçait à pencher la tête en arrière pour stopper le flot de sang issu de ses narines lorsque Dahlia arriva dans la pièce.
A part quelques regards échangés de loin, elle n'eut pas d'autre instant seule avec Quino de la soirée.

--

« Il fait comme si de rien n'était ! » Dahlia était assise dans la cuisine familiale, une tasse de thé fumant devant elle. « Maman m'a embarquée pour sa "visite du quartier" - à huit heures pétantes soit dit en passant, j'aurais dû être sous perfusion d'aspirine pour ce genre d'épreuve - et il prétend qu'il ne se souvient de rien. Il voulait même vérifier qu'il n'avait rien "dit ou fait" d'embarrassant, parce qu'il avait trop bu et a soi-disant oublié toute une partie de la soirée. » détailla-t-elle en secouant la tête, incrédule.
« Tu embrasses si mal que ça, Dahlia ? » s'éleva une voix masculine, jadis si innocente, aujourd'hui si mordante.
« Tu as envie de mourir si jeune que ça, Ash ? » répondit-elle sur le même ton - sarcastique, donc -, adressant un regard assassin à son frère.
« Ça m'éviterait le mariage au moins... »
« Ne recommence pas Ash ! » tonna aussitôt Peony, sous le regard dépité de leur frère. Elle lui tendit cependant une tasse de thé, avant de ramener les yeux vers Dahlia. « Vous aviez bu ce qui doit être l'équivalent de trois tonneaux d'alcool, et ton ex vous a interrompus. Peut-être qu'il a juste paniqué. »
« Ou qu'il a fait un blackout lié au traumatisme. » renchérit Léopold en entrant dans la cuisine, suivi de Grace.
« Peut-être que les gens devraient arrêter de deviner quand ils ne savent rien du tout. » ronchonna Dahlia avec mécontentement.

{ à suivre }



dahlia; — I was born to run, I don't belong to anyone, oh no ; I don't need to be loved by you. Fire in my lungs, can't bite the devil on my tongue, oh no. ;;


Dernière édition par Dahlia Lloyd le Ven 12 Nov - 20:15, édité 1 fois
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Dahlia Lloyd
Dahlia Lloyd
Préfète-en-chef Serdy

Parchemins : 2020
Âge : 16 ans {16/09/1999}
Actuellement : 6ème année


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
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GALLIONS EVENT: 13
FACECLAIM: Natalia Dyer / Marilyn Lima


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Ξ Sujet: Re: [Défi des 30 baisers] Dahlia Lloyd [30/30]   [Défi des 30 baisers] Dahlia Lloyd [30/30] - Page 3 EmptyDim 22 Nov - 23:19

{ Suite de cette fic. }

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Citation :
Titre : Persil & compagnie
Thème : #8. Jardin secret
Couple : Dahlia Lloyd & Joaquín Kostas
Autres personnages concernés:  Peony Lloyd, Léopold Lloyd, Ash Lloyd, Gabriel Kostas (PNJ), Estefania Kostas, Valentina Kostas (citée)
Contexte : La tante Cecil se marie, et apparemment, venir seule n'est pas permis.
Rating : G
Mots : 1971

--
Peony Lloyd à Lila : il sort avec une instagrameuse !
Peony Lloyd : sortait ?
Peony Lloyd : elle a un nom à coucher dehors, regarde le lien que je t'ai envoyé
Peony Lloyd : Lila ?
Peony Lloyd : tu travailles ?
Peony Lloyd : LILA
--
Dahlia décrocha à la troisième sonnerie, sortant du bureau qu'elle partageait avec un collègue plus âgé qui, d'après ce qu'elle vit sur son écran d'ordinateur en passant à côté de lui, était occupé à préparer ses prochaines vacances aux Maldives.
« Tu as reçu mes messages ? »
Dahlia secoua la tête avec incrédulité. « Je suis au travail ! »
« Parlons-en de ça aussi, tu avais promis que tu resterais à Cardiff toute la semaine ! » Sa voix se fit plus discrète. « Tu m'as laissée seule avec Léo et Garce. »
« Grace. » corrigea-t-elle machinalement. Elle pouvait visualiser le haussement d'épaules indifférent de sa sœur. « Je sais, j'ai juste besoin d'aujourd'hui pour finir deux trois trucs urgents. Je prends le train de nuit ce soir. Et arrête de stalker Quino. »
« Je m'en veux de ne pas l'avoir fait plus tôt, quelle erreur de débutante ! »
« A plus Peo ! » annonça-t-elle avant que sa jumelle ne puisse partir sur une nouvelle tangente.
--
Peony Lloyd : elle n'est pas mieux que toi
Peony Lloyd : même si...
Peony Lloyd : on pourrait peut-être améliorer un peu ton style
Peony Lloyd : j'ai vu une jupe qui serait parfaite avec tes bottines camel
Peony Lloyd : je t'envoie le lien !
--
Dahlia retourna son téléphone face cachée sur le bureau. Par principe, elle ne se permettait jamais d'ignorer ses frères ou sa sœur, au cas où ils auraient besoin d'elle pour une raison urgente. Pour autant, elle ne pouvait pas se concentrer à la fois sur le dossier qu'elle avait été occupée à lire de manière diligente, et les diverses liens envoyés par sa sœur. Le dernier message qu'elle vit apparaître lui fit lever les yeux au ciel : "elle a accepté mon faux compte ! Je checke les photos où on l'a taguée" et un emoji loupe. Elle était décidément la plus normale de cette famille.
--
Assise dans le train du retour, elle ouvrit son ordinateur et cliqua sur l'icône de sa messagerie professionnelle. Elle soupira, puis céda à la curiosité. Elle venait de saisir le mot "instagram" dans la barre de recherche lorsqu'une notification lui indiqua qu'elle avait un nouveau message de sa sœur.
Peony Lloyd : j'ai un plan
Levant les yeux vers le jeune assis face à elle avec son casque sur les oreilles, elle jugea qu'elle pouvait discrètement appeler sa jumelle, sans trop risquer de le déranger. Peony répondit à la première sonnerie.
« Bon, j'ai plusieurs idées. D'abord, que dirais-tu de te créer un compte Instagram ? »
« Je dirais non. »
Le silence qui s'ensuivit arracha un sourire amusé à Dahlia.
« Toutes tes idées avaient un lien avec Instagram, n'est-ce pas ? »
« Peut-être. »
Dahlia secoua (inutilement) la tête.
« Je n'ai pas besoin de plan Peo. Je suis sûre qu'il n'a rien oublié du tout, et je vais le lui faire avouer. Très simple. »
« Ça ressemble à un plan. » observa sa sœur, l'air de ne pas y toucher.
« S'il a déjà quelqu'un, il n'y a pas mort d'homme. Il faudra juste dire à maman de s'asseoir avant de lui annoncer la nouvelle. Je-passe-mon-tour. » articula-t-elle en même temps que Peony soufflait « Pas moi. »
"Ash alors" déduisirent-elles à l'unisson, et Dahlia crut entendre son frère cadet grommeler en arrière-plan un "quoi encore" désabusé. Chaque chose en son temps.
« Bon, j'arrive à la gare dans deux heures. A toute ! »
Peony lui promit qu'elle viendrait la chercher, et Dahlia raccrocha. Allant à l'encontre de ses meilleurs instincts, ses doigts pianotèrent sur le clavier pour chercher la page de Katarzyna Ells. Elle ne pouvait pas voir grand-chose, à part sa photo de profil, son nombre de publications, son nombre d'abonnés et ses abonnements. Observant la photo pendant quelques secondes, elle finit par fermer la page.
Ash Lloyd à Theulu : ne comptez pas sur moi pour parler à maman.
Dahlia sourit, et ferma les yeux. Si elle dormait, elle arriverait plus vite.
--
Peony Lloyd à Theulu : alerte rouge
Peony Lloyd : maman a invité les Kostas à déjeuner à la maison
Léopold Lloyd :
Je ne manquerais ça pour rien au monde.
Dahlia se leva en se demandant s'il était encore possible de recourir à une émancipation quand on était plus proche des trente ans que de la minorité.
« Elle s'est lancée dans le Cawl il y a plus d'une heure. » l'avertit Peony sur le palier du premier étage. Et en effet, une forte odeur de bouillon de viande semblait émaner du rez-de-chaussée. « On les a croisés au marché hier, et Joaquín a dit qu'il n'en avait jamais goûté. »
« Je déteste ce mec. » déclara-t-elle avec simplicité, avant de s'engager bravement dans les escaliers. Elle n'était pas prête de revenir à Cardiff.

Il apparut évident que leur mère avait un plan de table imprimé dans l'esprit lorsqu'Ash essaya de s'asseoir à côté de Dahlia, et qu'elle lui arracha pratiquement la chaise du derrière. Ash ne dut son salut qu'à une réactivité louable de Léopold, qui l'attrapa par le bras d'un air blasé. La suspicion de nouveaux malheurs à venir se confirma quand Joaquín fut convié à s'installer sur le siège sur lequel Ash avait eu l'inconscience de vouloir s'asseoir. A la grande irritation de Dahlia, Quino semblait particulièrement se délecter de toute cette folie. Et dire qu'elle avait embrassé cette buse. Elle ne boirait plus jamais (pourquoi se mentait-elle à elle-même ? Une saga édifiante.)
Elle détourna son attention de la buse (qui était de toute façon trop occupée à jouer les lèches-bottes auprès de sa mère, à grands renforts de "qu'est-ce que ça sent bon M'dame Lloyd !" - choquant) et posa les yeux sur le reste de la fratrie Kostas. L'illustre Gabriel paraissait avoir environ le même âge que Léo, à côté de qui il avait visiblement été habilité à prendre place. Sa mère n'avait pas eu tort lorsqu'elle l'avait qualifié de séduisant, mais il avait un petit air suffisant en s'exprimant. Comparant naturellement les deux frères, Dahlia conclut qu'elle préférait le second. Les deux filles avaient nettement grandi : la dernière fois qu'elles les avaient vues, la plus jeune jouait encore à la poupée. La buse lui donna un coup de coude et s'excusa aussitôt, mais un coup d’œil vers lui fit conclure à Dahlia qu'il n'avait rien d'accidentel. La buse était visiblement d'humeur joueuse.
« Tu t'es remis de ton mal de crâne ? La dernière fois que je t'ai vu tu avais de petits troubles de la mémoire il me semble. » dit-elle avec une politesse feinte, un sourire factice aux lèvres. Les murs avaient des oreilles, et sa mère rôdait. Quand bien même elle était occupée à vanter les mérites de Cardiff à Catalina Kostas, Dahlia voyait qu'elle gardait une oreille sur le reste des conversations.
« Rien qu'un bon Cawl au persil frais ne puisse guérir, j'espère ! » Le sniper maternel avait encore frappé. Dahlia tourna les yeux vers Quino, s'attendant à une nouvelle réplique mielleuse, mais fut déstabilisée par son air alarmé. Les autres convives ne semblaient pas avoir remarqué quoi que ce soit d'anormal.
« Je suis allergique au persil. » dit-il d'une voix tendue, reposant prestement sa cuillère à soupe, précédemment portée à ses lèvres.
« Quoi ? Qui est allergique au persil ? Et pourquoi tu irais demander un cawl à ma mère, alors ? » Elle lui lança un regard excédé. Les joues de Quino rougissaient à vue d’œil, sans doute d'anxiété déduisit-elle.
« Dahlia, tu peux juste l'emmener prendre l'air dans le jardin ? Il n'a presque rien mangé, ça devrait aller. C'est dans sa tête. » Gabriel tapota l'index contre son propre crâne avant de hausser les épaules avec impuissance. « Ça va faire tout un pataquès si les parents remarquent, ça sera gênant pour tout le monde. » ajouta l'une des deux filles - Esmeralda ? - d'un air entendu.
« On sort trois secondes. » annonça-t-elle à sa mère à travers le brouhaha ambiant, désignant Quino du doigt. Heureusement, la combinaison des Kostas et des Lloyd impliquait qu'ils étaient douze dans la pièce, avec l'addition de Grace, qui était apparemment là pour la semaine. Lucas et Dominique, eux, devaient revenir le jour du mariage. Hormis Peony, on prêta peu d'attention à leur départ - d'autant plus que Ash avait profité d'un moment de calme pour projeter une cuillère à soupe pleine à travers la pièce.

Elle entraîna Quino avec elle à travers la maison puis dans le jardin. Ses pas la menèrent naturellement jusqu'à son endroit préféré, près du grand chêne qui lui servait de QG lorsqu'elle était plus petite. Une cabane de fortune se dressait encore en hauteur, ayant vaillamment bravé le temps. On était dans son jardin secret - son refuge d'enfance.
Quino paraissait moins rouge. Elle se permit un rictus moqueur : « Allergie au persil ? Excellent pour ta street cred. » Il secoua la tête. « Tu frappes un homme à terre ? Je ne suis pas surpris ! »
Dahlia haussa les épaules. Elle se demanda s'il était vraiment allergique, ou s'il avait voulu dissimuler le fait que malgré ses discours grandiloquents, il n'était pas un adepte du cawl. Un silence confortable s'installa entre eux.

« Je me souviens. »
Pourtant prise de court, Dahlia se retînt (avec maturité) de lui balancer un "Aha" en pleine face (s'il avait s'agit de Peony, sans doute ne se serait-elle pas privée). A la place, elle resta muette, en attente d'une quelconque explication si elle existait.
« J'sais pas pourquoi j'ai menti. J'me suis dit que tu regrettais peut-être. Et que ça serait plus simple comme ça, vu qu'il reste encore le vrai mariage. »
« Et ton expérience de mort imminente t'a fait changer d'avis ? » déduisit-elle d'une voix teintée de sarcasme. Elle avait croisé les bras, le dos appuyé contre le chêne.
« Nan j'ai parlé à ta sœur quand on l'a croisée hier, pendant que nos mères parlaient du mariage. Elle m'a expliqué pour Montgomery. »
« T'as cru que je sortais avec Noé ? » Quino haussa un sourcil. « OK, je suis sortie avec lui. Au passé. Alors que toi et ton instagrameuse... » Il laissa échapper un rire qu'elle jugea fort inopportun. L'expression de son visage dut le lui faire comprendre, car il s'empressa d'ajouter : « Oh, Kate est avec Hachi maintenant ! »
« Hachis ? » répéta-t-elle, perplexe. Quino sortit son téléphone et lui dévoila une photo des deux jeunes gens en question, ensemble. "Oh". Elle leva les yeux du téléphone : son visage se trouvait extrêmement près de celui de Quino, qui arborait encore une douce teintée rosée. « Tu t'es remis de ta crise alimentaire ? » se renseigna-t-elle avec un intérêt non dissimulé - elle n'avait pas envie qu'il lui clamse dessus. Il lui répondit en posant ses lèvres sur les siennes, et elle approfondit aussitôt le baiser. Son dos heurta le tronc du chêne.

« Je vous l'avais dit, Quino va très bien ! » annonça soudain une voix victorieuse. Dahlia ouvrit les yeux. Quino se détacha doucement d'elle. A sa plus grande horreur, leurs familles entières se tenaient à quelques mètres d'eux. Le téléphone de Dahlia émit une sonnerie familière. Elle regarda machinalement l'écran.
Peony Lloyd : je ne sais pas ce que tu fais avec Quino, mais sa mère a dit un truc sur le persil et ils ont tous l'air prêts à faire une battue pour le retrouver. J'essaye de ralentir maman mais c'est pas gagné !
Elle chercha sa sœur des yeux. Peony lui adressa un sourire mi-désolé, mi-amusé.
C'était décidé, demain à la première heure, elle dégotait un formulaire d'émancipation.



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Ξ Sujet: Re: [Défi des 30 baisers] Dahlia Lloyd [30/30]   [Défi des 30 baisers] Dahlia Lloyd [30/30] - Page 3 EmptyVen 12 Nov - 22:44

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Citation :
Titre : I'm not drunk you're just blurry (Partie 1)
Thème : 16. Invincible, sans égal
Couple : Dahlia Lloyd & Noé Montgomery
Autres personnages concernés:  Peony Lloyd, Léopold Lloyd, Ash Lloyd, Jensen McGowan
Contexte : Dahlia est de retour à Londres après un an passé à voyager, et sa soirée de retrouvailles ne se déroule pas tout à fait comme prévu...
Rating : G
Mots : 1959

Peony l'attendait à son arrivée, un air excessivement ému sur le visage - et non, personne ne pourrait prouver qu'elle était émue elle aussi. Elle n'avait pas vu sa jumelle en personne depuis plus d'un mois, un fait que cette dernière mit un point d'honneur à lui rappeler dès qu'elles eurent transplané ensemble à Shoreditch.
« Tu aurais pu transplaner directement ici si - »
« Si j'étais restée, je sais. »
Sa jumelle marmonna quelque chose qui ressemblait beaucoup à "Si tu le sais alors pourquoi t'es partie", mais qu'elle ne daigna pas répéter quand elle le lui demanda. Elle savait qu'au fond, les remontrances étaient synonymes d'affection. « C'était l'opportunité d'une vie Peo, tu le sais bien. Un an de voyage à travers le monde, si j'avais pris l'appart' avec toi tu te serais retrouvée toute seule tout le temps. » rappela-t-elle avec l'habitude de quelqu'un qui avait déjà tenu ce discours plusieurs fois. Son année en tant que briseuse de sorts indépendante, au service d'organisations locales dédiées à retrouver d'anciens artefacts magiques avait été exceptionnelle. La seule ombre au tableau était d'avoir dû se retrouver si loin de sa famille, et surtout, de sa jumelle, pendant tout ce temps. Mais elle était de retour à Londres à présent, la conjecture l'exigeait. Elle ne pouvait pas continuer à vivre en nomade avec le retour de Magicis Sacra sur le devant de la scène, menaçant les vies jusqu'alors sereines de ses proches de redevenir aussi agitées qu'elles l'avaient été à l'époque de leurs études. Elle ne se le pardonnerait jamais si jamais il advenait quelque chose et qu'elle se trouvait trop loin pour agir, ou réagir.
Sa sœur céda d'un "Je sais, je sais" résigné et elle comprit aussitôt qu'il y avait anguille sous roche. C'était nettement trop facile. Le visage de Peony s'était éclairé de cette lueur de malice qu'elle associait à une manœuvre à venir impliquant directement sa personne : relooking ("Rentre dans cette cabine et essaye ça, tiens ! Et ça aussi !"), rendez-vous surprise ("Zut, le devoir m'appelle ! Mais ne vous en faites pas pour moi, dînez donc tous les deux, ça me fait plaisir !) et traquenards variés ("Lila, j'ai besoin que tu jettes un maléfice à la copine de Léo et que tu ne poses aucune question.")
« Ne m'en veux pas mais j'ai invité des gens à l'appartement pour fêter ton retour et je me disais qu'on pourrait sortir ce soir, il y a un groupe qui passe à l'Oxygen dis-oui-s'il-te-plait-parce-que-c'est-déjà-organisé ! »
Traquenard ce serait, donc.
--
Peony Lloyd à Theulu : soirée à l'Oxygen ce soir !
Peony Lloyd : tout le monde vient
Peony Lloyd : même toi, Ash Christopher Lloyd
Ash Lloyd : ... je n'ai pas de deuxième prénom
Peony Lloyd : aha ! Je savais que tu n'étais pas "coincé sans batterie et sans réseau". Honte à toi de mentir à ta sœur aînée adorée, Ash Christopher.
Peony Lloyd : nous vous attendons Dominique et toi à vingt heures pétantes.
Peony Lloyd : ramène du vin.
--
Ce n'était pas qu'il lui manquait, ou qu'elle avait encore des sentiments pour lui - vraiment pas. C'était même la raison pour laquelle ils n'étaient pas restés ensemble, un an plus tôt, quand elle était partie. Une relation à distance n'aurait eu aucun sens. Elle ne voulait pas sortir avec Jensen McGowan. Seulement, lorsqu'il avait annoncé en grande pompe qu'il avait une nouvelle copine, qu'elle était géniale et sublime, et qu'il voulait absolument la leur faire rencontrer à tous, elle s'était sentie étonnamment seule. Tout le monde autour d'elle semblait être en couple, un fait qui ne l'avait jamais dérangée auparavant, mais à présent il était trois heures du matin, et elle avait l'impression d'avoir bu l'équivalent d'une distillerie de gin, à en croire son incapacité à marcher tout à fait droit (elle avait essayé de suivre les lignes entre les plaques de carrelage lorsqu'elle s'était rendue aux toilettes précédemment - un coup dur pour sa dignité, et pour sa hanche, quand elle s'était pris un lavabo au passage) ou à écrire un message sans donner l'impression qu'elle s'était accidentellement assise sur son téléphone, ou qu'elle avait oublié son cerveau en quittant l'appartement de sa sœur. Morceau choisi :
Peony Lloyd à Lila : t'es passée où ?
Lila : al
Peony Lloyd : là où ?
Peony Lloyd : Lila ?
Lila : loin
Peony Lloyd : promets-moi de faire de bons choix ?
Peony Lloyd : JE TE VOIS NE BOUGE PAS
Peony Lloyd : ARRETE DE COURIR
Peony Lloyd : ...où est-ce que tu as eu ce chapeau ?
--
Elle s'était disputée avec Jensen - elle était à peu près sûre qu'elle ne se souviendrait pas de la teneur de cette discussion édifiante le lendemain - et avait filé sans demander son reste, un chapeau de cow-boy piqué à un inconscient passant par là sur le crâne, et en quête d'une manière de rompre sa solitude.
Une manière, et/ou une personne capable de l'y aider.
Elle était - à nouveau, c'était décidément une soirée marquée par l'éloquence - en grande conversation avec un jeune homme charmant - et avec, de son humble point de vue, beaucoup de promesse, quand un coude et un torse imposant s'étaient interposés dans son champ de vision, lui faisant froncer les sourcils.
Elle protesta avec une crédibilité discutable. Noé Montgomery se contenta de hausser les sourcils avec ce qu'elle jugea être beaucoup de condescendance.
« Je ne sais pas si tu as remarqué, mais je parlais à quelqu'un. » Le quelqu'un en question tapota l'épaule du blond pour signaler sa présence. Noé le désigna du pouce.
« Lui ? Ton frère va criser s'il voit ce clown. »
« Je ne vois pas en quoi ça t'regarde, Montgomery. » répliqua-t-elle sans essayer d'écarter Noé, qui lui semblait soudain nettement plus intéressant que son interlocuteur précédent - qui, il fallait l'admettre, ne se distinguait pas par sa prose (il avait déjà passé quinze minutes à lui parler de différents modèles de voiture : il avait donc de la chance d'être beau).
Elle avait longtemps trouvé le meilleur ami de son frère mignon, mais un peu coincé. Il avait gravité en orbite de sa vie depuis toujours, traînant avec Léo à la maison, côtoyant ses parents, les accompagnant en soirée après qu'ils avaient tous quitté l'école et que le groupe de Léo et celui des jumelles ait en quelque sorte fusionné. Elle le trouvait de bonne compagnie, et également - fallait-il le rappeler ? -, mignon, fait qui restait prioritaire en cet instant. « Et mon frère est trop occupé pour remarquer quoi que ce soit, de toute façon. » ajouta-t-elle d'un air de Miss-Je-Sais-Tout qui perdait nettement en crédit de par le manque d'articulation (son accent gallois avait rarement été plus présent qu'en cet instant).
« Je n'sais pas pourquoi Peo a tenu à inviter tout ce monde, on pourrait croire que je suis partie dix ans plus tôt qu'un. » Devant le sourire affiché par Noé, elle ajouta, pour enfoncer le clou : « Victoire Weasley m'a serrée dans ses bras comme si je revenais de la guerre. »
Visiblement amusé, Noé prit une gorgée de son verre (d'une couleur suspecte : quel genre de cocktail était-il occupé à boire ?) avant de lui répondre : « Tu lui as manqué. Tu leur as tous manqué, Léo m'a répondu en monosyllabes pendant un mois, et le mec n'est déjà pas hyper bavard, de base. » Elle sourit à son tour à cette révélation. « Tu m'as même manqué à moi, t'imagines. »
« Ah oui ? » Elle s'approcha doucement du blond, dont l'haleine sentait - elle le réalisait maintenant qu'elle était aussi près - le Malibu coco Whisky. Oui décidément, elle avait largement gagné au change avec Noé. Il acquiesça lentement et elle aussi. « Intéressant... » Son cerveau imbibé d'alcool était déjà tout à fait prêt à couper court à toute pensée intempestive - le retour à Londres, la fatigue, les dangers potentiels, Jensen et sa copine : tout était passé au second-plan - aussi ne se fit-il pas prier. Elle embrassa Noé sans se poser la moindre question.
--
Dahlia Lloyd à Theulu : quelqu'un se souvient du sort pour guérir les gueules de bois ? Je demande pour une amie.
Ash Lloyd : elle est vivante ! Je commençais à penser que tu étais peut-être morte dans ta chambre. Maman se préparait à forcer l'entrée, je vais lui dire de reposer le pied de biche.
Léopold Lloyd : utilise une potion, j'en ai laissé quelques unes à l'arrière du placard de la salle de bain du premier.
Dahlia Lloyd : mon sauveur. Promis je ne ferai plus jamais de jeux de mots avec les prénoms de tes copines.
Dahlia Lloyd : à leur face, du moins.
--
Peony Lloyd à Lila : on parle de ce qui s'est passé hier ?
Lila : je crois que mon cerveau essaye de s'échapper de ma boîte crânienne.
Peony Lloyd : tu vas bien ?
Lila : tu veux dire, à part la nausée latente et le cerveau en cavale ? Oui pourquoi ?
Peony Lloyd : tu as regardé l'état de ta jambe ?
Lila : hein ? Attends
Lila : ???
--
C'est en fin de journée qu'elle trouva l'énergie de s'extraire de sa chambre, chausser des lunettes de soleil tout à fait adaptées pour un mois de mars au Royaume-Uni, et d'utiliser la poudre de cheminette pour passer de la maison de ses parents à Cardiff - lieu où elle avait échoué de manière mystérieuse au cours de la nuit - et l'appartement de sa jumelle à Londres.
« J'ai un bleu de la taille d'une feuille A4. » annonça-t-elle en débarquant dans la cuisine, baguette en poche pour pouvoir guérir sa blessure de guerre. Elle ne comptait pas rester comme ça mais elle n'avait pas encore trouvé la force de se concentrer sur un tel effort. En attendant, elle lança un regard perplexe à sa jumelle. « Tu peux me rappeler ce qui s'est passé ? »
Sa jumelle plissa les yeux. « Tu ne te souviens vraiment de rien ? »
Elle secoua la tête par la négative.
« C'était après que Noé et toi vous soyez chopé - t'as vraiment de la chance que Léo ait été trop occupé avec Furie pour remarquer votre petit ménage » Elle leva la main comme en classe. « La fille avec qui il était s'appelait vraiment Furie ? »
Peony secoua la tête, visiblement irritée d'avoir été interrompue pour un détail aussi insignifiant. « Non elle s'appelle Phoebe, mais elle était vraiment chiante. Bref. T'as pris un shot de tequila, debout sur un tabouret, et tu as dit un truc genre... ah oui, "je suis invinciiiible, sans égaaaal" puis tu t'es étalée de tout long par terre en glissant. Tu t'es pris le tabouret en tombant. Je ne vais pas te mentir, c'était pas joli-joli à voir. J'ai vraiment eu peur. »
A cet instant, de vive flammes se manifestèrent dans la cheminée, laissant apparaître la tête brune de leur petit-frère, un air narquois sur le visage.
« Dahlia ? M'man te cherche. Elle voudrait savoir pourquoi ça "sent le rat mort dans ta chambre" et un autre truc. » Elle jugea qu'il était de très mauvais augure que son sourire se soit élargi. « Ah oui, elle veut savoir qui est le mec en caleçon dans la chambre d'amis. »
Ah.

{ à suivre }



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Ξ Sujet: Re: [Défi des 30 baisers] Dahlia Lloyd [30/30]   [Défi des 30 baisers] Dahlia Lloyd [30/30] - Page 3 EmptySam 13 Nov - 21:52

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Titre : I'm not drunk you're just blurry (Partie 2)
Thème : 2. Nouvelle ; lettre
Couple : Dahlia Lloyd & Noé Montgomery
Autres personnages concernés:  Peony Lloyd, Ash Lloyd, Erin Hazzard (citée), Léopold Lloyd (PNJ, cité), Jensen McGowan (cité)
Contexte : Dahlia est de retour à Londres après un an passé à voyager, et sa soirée de retrouvailles ne se déroule pas tout à fait comme prévu...
Rating : G
Mots : 1625

Dahlia adressa un regard exaspéré à son cadet.
« Et du coup, c'est qui ? »
Ash esquissa une moue incrédule. « Je ne suis pas allé voir, ça aurait été indiscret ! »
« Donc fouiller dans mon placard, ça n'est pas indiscret, mais obtenir une information vitale, ça l'est ? Quel hypocrite. » remarqua-t-elle sans hausser le ton, mais la voix emplie de sarcasme. La tête d'Ash disparut temporairement, et fut bientôt remplacée par son frère cadet tout entier, qui trébucha dans la cheminée en voulant en sortir. Il se raccrocha de justesse à Peony, qui s'était rapprochée par automatisme. Ses sourcils se froncèrent à la vue des mains enduites de suie de l'ancien Poufsouffle, mais elle ne dit rien, se contentant de pincer les lèvres.
« J'avais besoin d'un costume pour Halloween et tu es la seule personne de mon entourage qui ait gardé son uniforme de Poudlard sous vide. » dit-il dignement, restant cependant hors de portée de sa sœur - on ne savait jamais quand un accès de violence pourrait la prendre.
« OK peu importe. Pourquoi tu n'as pas vu avec qui je rentrais ? » Ash lâcha un rire incrédule que Dahlia aurait pu lui envier. « Tu m'as dit de partir sans toi ! Tu m'as même menacé de me jeter un sort. Désolé mais je tiens à garder tous mes organes intacts. » Par excès de bonté, elle se garda de lui faire remarquer qu'ils étaient probablement déjà bien amochés. Pressentant sans doute que cela pourrait durer des heures, Peony intervînt tout à coup : « Tu crois que c'est Noé ? »
« La seule solution, c'est d'aller voir ! » décréta-t-elle en faisant un mouvement vers la cheminée, dont Ash s'écarta vivement. Elle était profondément frustrée de ne pas se souvenir. Elle se revoyait dîner chez Peony, retrouvant toutes les têtes connues de leur scolarité, se rendre à l'Oxygen, se disputer avec Jensen (comme attendu, les contours de cet échange demeuraient profondément flous, mais elle supposait qu'au vu de leurs états respectifs, c'était peut-être un mal pour un bien), parler à Noé... Et ensuite, rideau - réveil chez ses parents, jambe endolorie. Le bilan n'était vraiment pas beau.
« Attends ! » Dahlia se tourna vers sa jumelle, sourcil arqué. « Et si c'était un dangereux psychopathe ? Tu ne peux pas juste le confronter comme ça ! »
« Pendant ce temps le dangereux psychopathe est tout seul avec les parents... » marmonna Ash, l'air vaguement inquiet de s'être trouvé lui aussi à la maison quelques instants plus tôt. C'était décidément trop de remue-ménage pour les nerfs de Dahlia, fragilisés par la gueule de bois - combattue par la potion, certes, mais qui avait tout de même existé. Elle était en rémission.
« Oh ! »
Par les chaussettes bariolées de Merlin.
« Tu pourrais lui écrire une lettre. » Pour toute réponse, Ash obtînt un regard circonspect de la part de sa sœur. Elle le vit chercher du soutien auprès de Peony.
« Tu lui écris une lettre pour lui demander si c'est un psychopathe, on la glisse sous la porte, il répond oui ou non ! Parfois écrire, c'est beaucoup plus simple qu'avoir une longue conversation. » garantit-il en attrapant un stylo et du papier. Dahlia se sentait prête à transplaner sans prévenir pour s'épargner cette galère. Elle n'était pas du genre à écrire des lettres, merci bien ! Elle préférait foncer dans le tas et aviser, une technique qui avait toujours très bien marché pour elle - en tout cas, au moins jusqu'à la veille. En l'occurrence, elle n'était plus trop sûre. Alors qu'elle réfléchissait aux méfaits de l'alcool - auxquels elle était pourtant réputée pour bien résister -, Ash commença à rédiger, tout en lisant.
« "Cher Monsieur Tout Nu" »
« Personne n'est nu ! » protesta-t-elle vivement, et réalisant au regard victorieux qu'il leva vers elle qu'elle apportait de l'eau à son moulin. Fantastique. Entre temps, Peony s'était rapprochée de leur frère pour mieux lire par dessus son épaule.
« "Cher individu en caleçon" » dit-elle d'un air narquois. Dahlia poussa un soupir exaspéré, et loua Merlin que Léopold ne soit pas présent, car avec une fratrie pareille, on n'avait finalement pas besoin d'ennemis.
« "votre présence dans notre humble demeure a été portée à mon attention par Madame Eira Lloyd - mère aimante à la voix occasionnellement stridente - aux alentours de dix-sept heures" - »
« Quel genre de personne se lève à cinq heures de l'après-midi, franchement. » marmonna-t-elle en secouant la tête. Résignée, elle s'était installée à la table de la cuisine à son tour, et s'était servie un verre d'eau. Elle connaissait assez son frère et sa sœur pour savoir qu'ils seraient capables de la poursuivre chez leurs parents pour arriver au bout de leur blague, or, elle n'avait pas la force de jeter un maléfice à Ash maintenant. En plus, leur mère n'apprécierait pas.
« "ou plutôt, elle a été portée à l'attention de mon exceptionnel frère cadet" »
« Ash Christopher Lloyd » intervînt aussitôt Peony, mais Ash secoua la tête par la négative. Son regard se fit pressant. « Ash Christopher Lloyd. »
Sans surprise, Ash céda.
« D'accord, d'accord. "Par mon exceptionnel frère cadet, Ash Christopher Lloyd, qui m'a aussitôt transmis la nouvelle". »
« On peut savoir pourquoi tu écris comme si tu vivais à l'époque victorienne ? Tu passes trop de temps avec Dominique. » Il lui adressa un regard noir, lèvres aussi pincées que Peony précédemment, mais préféra répondre par la suite de ses inanités :
« "Pouvez-vous compléter les lignes ci-dessous avec votre nom, prénom, âge, appréciation pour les bavardages sans aucune finalité, préférence entre les chats et les chiens (une précision sur la race de chien sera appréciée)" »
« "Oh ajoute : "plat préféré et pourquoi est-ce les lasagnes" ! »
Trahie de toutes parts, Dahlia réprima le sourire vaguement amusé qui menaçait de s'emparer de ses lèvres.
« Ok on n'est pas mal là. Hmmm. » Il se gratta le menton avec l'extrémité du stylo - du moins, ce qu'il croyait être l'extrémité du stylo et s'avéra être sa pointe. Cette fois-ci, Dahlia ne retînt pas son sourire. Tout à fait inconscient d'être la cible de ses propres gribouillis, Ash reprit : « "Enfin, veuillez cocher l'une des options suivantes : Oui, je suis un psychopathe sans foi ni loi. Non, je ne suis pas un psychopathe sans foi ni loi. PS : veuillez remettre la chambre dans l'état dans lequel vous l'avez trouvée, Eira Lloyd étant légèrement maniaque. N'hésitez surtout pas à aérer". » Visiblement très fier de lui, il fit glisser la feuille vers Peony. « Tu relis ? »
Finalement lassée de toute cette mascarade (Peony était occupée à raturer des mots avec un sérieux tout à fait excessif), Dahlia se redressa brusquement. « Bon. Vous avez fini ? Je vais aller confronter le psychopathe. » Elle tendit la main pour stopper sa jumelle, qui semblait prête à lui donner la feuille. « Gardez votre chef d’œuvre pour vous, pas besoin ! »
« Tu veux qu'on vienne ? »
« Non merci ! » répondit-elle du tac au tac, avant de pénétrer dans l'antre de la cheminée. La dernière vision qu'elle eut fut celle des visages goguenards de Peony et d'Ash.
--
A peine posait-elle les pieds chez ses parents qu'elle se trouva nez à nez avec Noé - qui avait le bon goût d'être entièrement habillé. Elle poussa un "Ah !" de surprise manquant de son éloquence habituelle - qu'était-elle devenue ? Prise de court, elle partit vers la gauche pour une bise alors que Noé en faisait de même. Résultat : leurs lèvres entrèrent en contact pour la seconde fois en moins de vingt-quatre heures et Dahlia eut un mouvement de recul toujours appréciable, un bref flash de la soirée précédente se manifestant soudain. Noé et elle s'étaient embrassés - de manière très peu subtile - et... le meilleur ami de son frère avait passé les quinze minutes suivantes à lui parler d'Erin Hazzard, partie à l'étranger pour poursuivre sa carrière dans la musique - le nom du pays en question lui échappait, mais il ne fallait peut-être pas trop lui en demander dès dix-huit heures du matin. Elle avait conseillé au blond de prendre sa vie en main - « Sinon t'as essayé de lui dire que tu la kiffais, ta pote ? » et était partie sans demander son reste, avec le sentiment du devoir accompli. Noé lui adressa un regard qui semblait sous-entendre qu'il en savait long sur son chemin de pensée - elle décida de le détester un petit peu.
« Raté, ce n'était pas moi. » dit-il avec une jovialité qu'elle ne lui connaissait pas avant.
« Qu'est-ce que tu fais là alors ? » Non, elle n'était pas hostile. Sa mère l'avait mieux éduquée que ça.
« Je suis venu chercher ton frère, on va courir ensemble. » A peine prononçait-il ces mots que Dahlia perçut en effet la voix de Léopold dans la pièce adjacente. A l'entendre, il semblait parler de Quidditch avec leur père (les mots "Souafle" et "Flaquemard" étaient d'excellents indicateurs - incidemment, pourquoi Léo était-il aussi bruyant ?).
« Tu peux me dire ce qu'il s'est passé hier ? » Elle n'aimait pas les surprises. Vraiment, vraiment pas. Aussi, si elle pouvait avoir un petit indice sur ce qui l'attendait... Elle était preneuse. Malheureusement, Noé secoua la tête en signe de dénégation. Elle rajouta une coche de plus dans la colonne de la détestation.
« Quand je suis parti t'étais encore là et il y avait aussi une bande de... »
« Poufsouffle. » compléta-t-elle d'une voix blanche. Qu'on la tue tout de suite.

{ à suivre }



dahlia; — I was born to run, I don't belong to anyone, oh no ; I don't need to be loved by you. Fire in my lungs, can't bite the devil on my tongue, oh no. ;;


Dernière édition par Dahlia Lloyd le Dim 14 Nov - 13:36, édité 1 fois
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Dahlia Lloyd
Dahlia Lloyd
Préfète-en-chef Serdy

Parchemins : 2020
Âge : 16 ans {16/09/1999}
Actuellement : 6ème année


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
SORTS & ARCANES:
GALLIONS EVENT: 13
FACECLAIM: Natalia Dyer / Marilyn Lima


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Ξ Sujet: Re: [Défi des 30 baisers] Dahlia Lloyd [30/30]   [Défi des 30 baisers] Dahlia Lloyd [30/30] - Page 3 EmptyJeu 23 Déc - 14:14

{ suite de cette fic }
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Citation :
Titre : I'm not drunk you're just blurry (Partie 3)
Thème : 17. kHz (kilohertz ; unité de mesure de fréquence)
Couple : Dahlia Lloyd & Joaquín Kostas
Autres personnages concernés: Peony Lloyd, Ash Lloyd, Graham Bishop, Dominique Weasley, Prudence Faraday, Fiona Quincy
Contexte : Dahlia est de retour à Londres après un an passé à voyager, et sa soirée de retrouvailles ne se déroule pas tout à fait comme prévu...
Rating : G
Mots : 1808

Nécessairement, la porte de la chambre d'amis s'ouvrit sur la tête de benêt de Joaquín Kostas, ex Poufsouffle, ex fauteur de trouble, actuel crétin au sourire de crétin ça fait deux fois crétin. A son soulagement, il n'était plus en caleçon. Il était en revanche occupé à grignoter un petit-déjeuner complet posé dans un plateau, sur le lit de la chambre d'amis. Etait-il utile de préciser qu'il était dix-sept heures passées ?
« Salut Dada ! » s'exclama-t-il joyeusement en l'apercevant, reposant consciencieusement son verre de jus d'orange. Devant son air perplexe, il se sentit obligé d'ajouter : « Ta mère m'a apporté à manger. Elle est vraiment charmante. »
Fayot.
Il fronça les sourcils en s'approchant. « C'est quoi dans ta poche ? »
Et en effet, en baissant les yeux, elle aperçut un papier plié dans la poche de sa veste en cuir. Elle recula vivement. « Rien du tout ! Pas touche. »
Les traîtres.
Soufflant un coup, elle tâcha de reprendre le contrôle de la situation : « OK, soyons efficaces. Qu'est-ce que tu fais là ? »
Quino sembla sincèrement heurté par cette question. « Tu ne te souviens pas ? »
« J'ai l'air de me souvenir ? » rétorqua-t-elle avec agacement, foudroyant le brun du regard. « Tu as l'air d'avoir rejoint un groupe de rock et de tout juste sortir de cure de désintox'. » Elle soupira d'un air excédé : ce garçon avait toujours joué avec ses nerfs.
« Quino ! Sois sérieux deux minutes. Il s'est passé quoi ? » Elle le désigna lui, puis elle-même d'un geste de la main.
« Le mieux c'est que tu voies par toi-même. T'as pas une pensine ? Sérieux Dada, je pensais que tu tenais mieux l'alcool que ça. Qu'est-ce que t'as fait pendant toute cette année, me dis pas que t'étais vraiment en cure ? » Se retenant de faire un geste grossier, elle sortit sa baguette pour jeter un sortilège d'attraction ciblant la pensine que possédaient ses parents. Cette journée était décidément sans fin.
--
Peony Lloyd à Theulu : tu lui as donné la lettre ? Il aime les lasagnes ?
Ash Lloyd : on peut venir voir ?
Peony Lloyd reste bien tranquille, Asher.
--
Dahlia posa la pensine sur le bureau, puis la désigna à Quino.
« J'ten prie. »
Il réalisa une courbette qui n'était absolument pas nécessaire, avant de sortir sa baguette. « A vos ordres, chef ! »
Le filament de souvenir se détacha doucement de son crâne, et avec une précaution relative - comme à son habitude -, il la déposa dans la pensine (non sans avoir manqué de tout faire tomber par terre en voulant se montrer théâtral).
« Après vous, Dame Dada. »
Secouant la tête, elle se pencha sur le récipient rectangulaire, sans avoir la moindre idée ce qui l'y attendait.
--
Elle atterrit à l'Oxygen, alors que son double retrouvait Quino. Ash et Dominique étaient également présents, mais semblaient visiblement sur le départ : son cadet tenait le manteau de sa petite-amie dans une main. Son expression se fit vaguement horrifiée en voyant l'état dans lequel elle s'était trouvée : peut-être que son cerveau avait effacé tout ça pour la protéger ?
Comme l'avait raconté Ash - avec une exagération totale -, elle avait vivement invité son frère à partir sans elle. Dominique avait l'air plutôt soulagée - elle supposait que c'était sage de sa part.
Échangeant un regard circonspect avec Quino, elle observa alors que dans le passé très proche, ils décrétaient qu'ils devaient se rendre à une autre soirée, car celle-ci touchait déjà à sa fin. Il paraissait évident que la énième commande de shots était de trop : Prudence disparut à la manière d'un prestidigitateur aguerri dès qu'elle entendit Quino la commander.
« On peut en venir au fait ? » Quino - celui du présent - acquiesça, et la scène s'effaça pour laisser place à une autre, qui n'était malheureusement pas bien plus glorieuse.
Elle semblait prendre place quelques temps seulement après la précédente. Quino et elle se trouvaient dehors à présent, dans une rue déserte. L'ancien Poufsouffle leva la baguette en l'air, et quelques secondes plus tard, un énorme bus violet à double impériale arrivait de nulle part et avec grand fracas, manquant de drifter juste devant eux alors qu'une cabine téléphonique faisait un bond de plusieurs mètres pour l'éviter. Ils suivirent leur double alors qu'ils pénétraient dans le Magicobus, l'air nettement plus stables qu'ils n'auraient dû l'être au vu de la quantité d'alcool ingurgitée. Le vrai Quino haussa les sourcils en voyant son expression dubitative. « On avait atteint le plateau. » décréta-t-il d'un air expert. Elle ne daigna pas gratifier cette déduction hautement scientifique d'un commentaire. A la place, elle s'approcha de son double, qui s'était arrêté à la hauteur du conducteur.
« Vous pouvez mettre 110.2 ? Ou 110200 en kHz, si vous préférez. »
Le vieux conducteur - Ernie, d'après l'inscription se trouvant sur sa veste - s'exécuta docilement. Dahlia s'installa à proximité - ils avaient l'embarras du choix - rapidement rejointe par Quino. A la surprise de Dahlia, une voix très familière s'échappa alors de la radio.
« Il est cinq heures et vous vous trouvez sur RITM, la radio préférée des sorciers ! »
Le reste des paroles de Graham fut couvert par la voix de Quino. « Eh mais en fait ! Il n'est même pas v'nu à ta grande soirée de retour ! »
« Oh oh... » Et en effet, le visage de la Dahlia de la veille venait de s'illuminer de manière tout à fait alarmante. Elle se redressa vivement pour aller parler au conducteur, et à nouveau, la scène disparut. Cette fois-ci, le souvenir mit un peu plus de temps à se stabiliser. Quand l'ensemble du décor fut planté, ils se trouvaient tous les deux dans un Hall qui parut vaguement familier à Dahlia. « On est là. » lui indiqua Quino en l'attrapant par le coude, pour l'amener vers leurs doubles imbibés d'alcool.
« Suis mon exemple. » venait de décréter Dahlia, et Quino s'exécuta, quand bien même il paraissait prêt à protester un instant plus tôt.
D'une démarche chaloupée, elle avance puis se planta devant le sorcier de l'accueil, occupé à contempler avec beaucoup de sérieux son écran d'ordinateur magique.
« Nous avons rendez-vous avec Graham Bishop. » dit-elle, visiblement concentrée pour paraître la plus sobre possible. Le sorcier leva le nez vers elle avec circonspection, prêt à secouer la tête en signe de dénégation.
« On vient pour une interview ! » intervînt bruyamment Quino, et la Dahlia du passé, comme celle du présent, parut trouver que cette interjection les desservait davantage qu'elle ne les aidait. Mais Quino était lancé : visiblement inspiré, il poursuivit avec animation. « Graham adore l'amour ! On est là pour parler de notre couple à l'antenne. » Profitant de l'inattention de Dahlia, il l'attrapa par les bras et lui adressa un bref clin d’œil avant de l'embrasser avec beaucoup, beaucoup d'effet théâtral.
Horrifiée, elle tourna la tête vers Quino, mais celui-ci ne semblait pas inquiet pour son intégrité physique, ni dans le présent, ni dans le passé. Et en effet, alors qu'elle ramenait les yeux sur elle-même, force était de constater qu'elle avait laissé le moment durer bien plus longtemps que nécessaire. Par principe, elle donna un coup de coude à Quino, voyant que son expression se faisait beaucoup trop fière à son goût.
Le sorcier de l'accueil, cependant, ne se laissait pas berner par leur petit manège (et démonstrative excessive d'affection). A nouveau, il parut prêt à les envoyer bouler. Légèrement essoufflée, Dahlia était revenue à elle, et approcha son visage pour donner plus de poids à ses paroles suivantes.
« OK. Graham adore les potins. Et lui » Elle désigna Quino du pouce. « Il est connu. C'est le poursuiveur des Flèches, vous pouvez vérifier. Je vous garantis que Graham veut l'info en exclu. » « Et elle est très connue aussi. » ajouta Quino pour faire bonne mesure, les sourcils haussés.
Dahlia ne savait pas trop par quel miracle on les laissa monter - elle avait l'impression persistante que le sorcier avait surtout voulu se débarrasser d'eux.

« Grahaminator ! »
Ils avaient débarqué pendant ce qui devait être une pause. Graham Bishop, café en main, pianotait sur la table, casque abaissé autour du cou. Il arqua un sourcil incrédule. Quino se trouvait de l'autre côté de la vitre, s'apprêtant visiblement à appuyer au hasard sur les différentes touches à disposition. Dahlia s'était, elle, arrêtée devant le micro permettant d'échanger avec Graham. Bizarrement, personne d'autre n'était présent.
« Ahh, c'est l'heure de la musique ! Dada ! Tu devrais chanter ! »
Dahlia s'esclaffa, mais à sa grande horreur, son double du passé ne paraissait pas aussi épouvanté à cette idée qu'il aurait dû l'être.
Pire, elle se pencha sur un micro et commença à beatboxer fredonner - de manière assez fausse - le début d'une célèbre chanson moldue.
« Oh non... »
« Un talent de plus Dada, tu caches vraiment bien ton jeu. » approuva Quino dans le présent, et seul le fait d'être figée devant la honte intersidérale en train de se jouer l'empêcha de le fusiller du regard. C'était comme contempler un accident de voiture - elle n'arrivait pas à détourner les yeux.
Visiblement, le Quino du passé connaissait aussi Bon Jovi, car il se mit à chantonner à son tour. Leurs efforts pitoyables furent stoppés par l'arrivée d'un sorcier partagé entre le rire et l'alarme.
« OK, stop stop stop. » intima-t-elle en fermant les yeux. Quand elle les rouvrit, elle était de retour dans la chambre d'amis de ses parents, face au Quino du présent, visiblement ravi de la tournure des événements.
« On s'est fait virer du studio comme des malpropres, et comme j'ai récemment perdu mon permis de transplanage - longue histoire - tu m'as proposé de venir avec toi. C'est tout. »
« On est rentré, et ? Tu t'es juste mis à poil en toute tranquillité dans la maison de mes parents ? »
« J'ai chaud quand je dors. Et je n'avais pas pris mon pyjama. » avoua-t-il sans gêne. « Je n'étais pas à poil, je portais un caleçon. » précisa-t-il après coup, l'air très digne. Elle se réprima difficilement d'éclater de rire.
« Dernière chose - » Dahlia retînt son souffle. « Il est possible que Graham nous en veuille un peu. »
--
Fiona Quincy à Chanteurs de Pacotille : Bonjour à tous les deux ! Graham me demande de vous dire qu'il va requérir une ordonnance restrictive à votre encontre. Ah, et vous apparaîtrez sûrement dans le bêtiser de fin d'année !
--
« Au fait, bon retour à Londres, Lialia ! »



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Dahlia Lloyd
Dahlia Lloyd
Préfète-en-chef Serdy

Parchemins : 2020
Âge : 16 ans {16/09/1999}
Actuellement : 6ème année


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Ξ Sujet: Re: [Défi des 30 baisers] Dahlia Lloyd [30/30]   [Défi des 30 baisers] Dahlia Lloyd [30/30] - Page 3 EmptyJeu 23 Déc - 14:15

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Citation :
Titre : Des méfaits des substances illicites
Thème : 12. De bonne humeur
Couple : Dahlia Lloyd & Victoire Weasley
Autres personnages concernés: Peony Lloyd, Noé Montgomery, Joaquín Kostas
Contexte : Combat de coq, verre brisé et potion illicite : Dahlia n'avait certainement pas prévu que sa journée prendrait un tour aussi... euphorique.
Rating : G
Mots : 1748


« Haut-les-mains, Kostas ! » claironna Dahlia en débarquant à proximité de Timodald Robertson, en plein échange de bons procédés avec un individu à l'identité bien connue, caché derrière la tapisserie d'Adalbert-le-Chevelu et sa plantation de Snargaloufs (la plus grande du Royaume-Uni - fait plus tragique : il était possible que les Snargaloufs aient fini par avoir raison d'Adalbert, et de sa chevelure Ernie MacMillan est atterré). Elle fit signe à Timodald d'évacuer les lieux, s'il ne voulait pas finir en retenue jusqu'à la fin de la semaine (Tu peux me dire ce que tu comptais faire de toutes ces Bombabouses, Timodald ? Est-ce que je sais que ton prénom n'est pas Timodald, mais Roger ? Oui et alors.")
Elle croisa les bras alors que Timodald-Roger s'éloignait d'un air dépité, attendant patiemment que la silhouette de Quino veuille bien sortir de sa cachette, pour la rejoindre. Il tenait dans ses bras une quantité impressionnante de fioles diverses, ce qui lui fit hausser les sourcils.
« Tu as dévalisé les stocks du professeur Gibson ? Ta tête est mise à prix, tu sais ? »
Il voulut lever les mains pour feindre l'innocence mais sembla réaliser que l'opération était impossible en l'état. A la place, il afficha un sourire angélique qu'elle lui connaissait très bien.
« J'ai rien fait Lialia, c'est juste ma réserve personnelle de potions pour la migraine. »
Pas convaincue pour un sou, elle tendit la main pour attraper l'une des fioles, mais Quino recula aussitôt, la forçant à avancer, mais sans réussite. « Si tu n'as rien à cacher, laisse-moi voir ! »
« C'est de la propriété privée ! Je veux voir ton mandat avant ! » répliqua-t-il d'un air malin, prenant visiblement plaisir à jouer les anguilles. Feintant une attaque sur la gauche, elle parvînt à l'attraper par le bras, se retrouvant dans un niveau de proximité tout à fait excessive avec le brun. C'est ce moment que choisit un troisième protagoniste pour toussoter avec force, juste derrière elle. Le visage de Quino se transforma en un masque d'hostilité qu'elle ne se souvenait pas lui avoir déjà vu.
« T'as besoin de pastilles pour la gorge Montgomery ? Laisse-moi trois secondes j'suis sûr que j'en ai dans ma poche. »
Dahlia était à peu près certaine qu'il s'agissait de pastilles de gerbe, et Noé sembla se trouver du même avis.
« Tu peux garder tes farces à deux Mornilles pour toi Kostas. On peut savoir pourquoi tu importunes Dahlia ? »
C'est à peine s'ils ne l'avaient pas poussée sur le côté pour avoir leur discussion de petits machos sans qu'elle ne soit un obstacle pour eux. Elle poussa un soupir exaspéré alors que Quino réarrangeait sa cargaison dans ses bras, pour pouvoir pointer l'index dans la direction du visage de Noé.
« Elle a pas besoin de toi pour la défendre espèce de crétin. » Quino ayant heurté le torse de Noé avec son doigt, le blond parut juger qu'il avait traversé une ligne invisible entre eux. Levant les yeux au ciel - et jugeant qu'à ce rythme, elle finirait bientôt écrasée sous la quantité de testostérone présente dans l'air -, Dahlia sortit sa baguette pour les séparer - puisque personne ne semblait vouloir l'écouter. Plusieurs choses se passèrent alors simultanément : elle ouvrit la bouche pour jeter un sortilège du bouclier, Noé levant le bras pour pousser Quino, et pris de court, ce dernier lâcha l'une des potions qu'il avait dans le creux du bras. Cette dernière explosa aux pieds de Dahlia avec un effet digne des plus grands films hollywoodiens ne lésinons pas sur les moyens.
« Merde ! »
Dahlia fronça les sourcils, brièvement enveloppée dans une fumée blanchâtre.
« Dahlia ? » « Dada !»
---
« Pourquoi est-ce qu'elle sourit comme ça ? Il y avait quoi dans ta potion Kostas ? »
Et en effet, Dahlia se sentait incroyablement heureuse. Positivement gaie. Ayant déposé le reste de ses possessions à l'intérieur du passage se trouvant derrière la tapisserie d'Adalbert, Quino s'agenouilla par terre pour observer les bouts de verre brisés aux pieds de Dahlia.
« Bah Quino, qu'est-ce que tu fais par terre ? » Elle adressa un grand sourire - quasi maniaque au brun ses muscles zygomatiques sont rouillés de ne jamais avoir été utilisés et lui tapota la tête avec amusement. Quino déglutit.
« Elixir d'Euphorie. »
« Il fait beau, vous ne trouvez pas ? Je crois que je vais sortir ! » déclara-t-elle, sans remarquer les regards alarmés échangés entre Noé et Quino. Aucun des deux ne trouva le cœur de lui rappeler qu'on était en février en Ecosse.
« Non Dada on a cours d'Histoire de la Magie tu te souviens ? Il faut qu'on y aille ! » Le gréco-argentin avait pris sa décision : il allait régler tout ça. Et il n'avait pas besoin de cet imbécile de Montgomery pour ça - c'était lui qui était responsable, après tout ! Il le lui fit d'ailleurs savoir avant que le blond n'ait pu prendre la parole : « C'est juste un Elixir d'Euphorie, elle ne risque rien du tout. Je vais rester avec elle pendant tout le cours et les effets devraient se dissiper. Tranquille. Toi t'as qu'à retourner avec tes potes-là, draguer d'autres filles plus jeunes que vous. » Il tourna le regard vers Dahlia pour obtenir son appui : « T'es d'accord Dada ? » Elle sourit en acquiesçant (il n'était pas sûr de pouvoir s'habituer à cette nouvelle facette de sa personnalité. Et il n'avait jamais remarqué qu'elle avait autant de dents). Il tressaillit quand elle passa son bras sous le sien. « Oui bien sûr ! J'ai confiance en toi Quino, je te suis. » Il ne sut pas trop comment, mais il parvînt à réprimer l'envie irrépressible de tirer la langue à Montgomery - sans doute par égard pour Dahlia.
---
« Victoire !!! Mon amie mon amour Tu m'as tellement manqué ! »
Debout dans le couloir menant à la salle de Métamorphose, Victoire Weasley fit brutalement volte-face. Son expression se fit aisément assimilable à celle d'une chouette interloquée quand elle put confirmer que oui, la personne s'étant exprimée avec autant d'engouement était bel et bien Dahlia Lloyd. « Tu es tombée sur la tête Dahlia ? » Car en effet, alors qu'elle avançait à grandes enjambées dans sa direction (suivie d'un Quino à l'air essoufflé et vaguement dépassé) la préfète de Serdaigle lui adressait un sourire rayonnant. Ni une ni deux, Dahlia rejoignit Victoire, et posa ses lèvres sur les siennes. « Ça faisait longtemps que j'avais envie de faire ça. » Quino s'était interrompu dans sa marche précipitée, visiblement partagé entre la curiosité et le choc. Il finit par se racler la gorge, alors que, plus ou moins remise de l'incongruité de la situation, Victoire semblait envisager le fait que Dahlia puisse être possédée par un membre particulièrement tordu de Magicis Sacra. Elle avait même posé la main sur sa baguette dans le doute autant la tuer.
« Dahlia ! Viens par là il faut que je te parle. » "Désolé" souffla-t-il à Victoire en haussant les épaules, l'air pas si désolé que ça.
Il entraîna la préfète à l'écart des regards curieux, et se sentit immédiatement déstabilisé par le regard qu'elle lui adressait. « Je suis vraiment contente qu'on se reparle Quino. » Le cœur du Poufsouffle s'était mis à battre bien plus fort, et recourant à un effort surhumain, il parvînt à articuler les paroles suivantes : « OK, j'ai peut-être besoin de Montgomery. »
« Oooh, j'adore Noé ! Il est vraiment très beau. » affirma-t-elle avec le sérieux qu'elle employait habituellement pour commenter la qualité des cours du professeur McGonagall. Quino fit taire l'irritation générée par cette déclaration pour faire apparaître son Patronus. Il s'agissait de sauver Dada, se répéta-t-il comme un mantra.
---
Ses velléités de maturité nouvelle furent mises à mal par l'arrivée d'un Noé Montgomery au plus pédant de lui-même. Quel crétin.
« Je croyais que tu n'avais pas besoin de mon aide, Kostas ? »
Il le fusilla du regard.
« Elle a embrassé Victoire Weasley. »
Ah.
« On a besoin de Peony. »
---
« Qu'est-ce que vous avez fait à ma sœur, bande de crétins ? »
Le regard de Peony passa d'un Quino à l'air contrit à un Noé pas plus à l'aise, pour terminer sur Dahlia. Sa jumelle s'empressa de la serrer dans ses bras avec enthousiasme.
Noé et Quino se mirent à parler en même temps alors que Peony tapotait le dos de Dahlia avec hésitation.
« C'est de la faute de Kostas-»« ce mec est un crétin Peo je sais que tu le sais- »« c'était sa potion ! »« -de quoi il se mêle, ils ne sont même plus ensemble ! »
« Silence ! » Elle tenait Dahlia fermement par le bras. L'expression sur son visage ôta toute envie aux deux garçons de reprendre la parole sans y avoir été invités.
« Elle est sous les effets de la drogue d'une potion ? Laquelle ? » demanda-t-elle, sa voix une très bonne représentation de l'expression "le calme avant la tempête".
« Un Elixir d'Euphorie. J'en ai une autre si tu veux je peux te montrer. »
« Allons-y. » décréta-t-elle avec l'exaspération du parent dont les enfants s'étaient rendus coupables de leur énième fresque murale.
---
Quino se mit à fouiller derrière la tapisserie. « Alors attends, c'était celle-là... » Il avait sorti une première fiole, mais se retourna pour en attraper une deuxième, puis une troisième, l'air légèrement paniqué. « Ma sœur m'avait dit de les étiqueter mais je trouvais que ça gâchait le mystère. » Noé s'avança avec autorité. « C'était celle-là. »
Quino lui adressa une grimace manquant cruellement de virilité. « Pas du tout. Et qu'est-ce que tu fais encore là toi ? Personne ne t'a sonné. »
« Je suis là pour éviter que tu n'empires son état, Kostas. » Bis repetita : cette fois, c'était Noé qui avait attaqué le premier. Dans l'agitation qui s'ensuivit, une fiole explosa aux pieds de Peony, occupée à essayer de séparer les deux garçons.
Pendant trente secondes, rien ne se passa. Les quatre élèves s'étaient immobilisés, tous les regards tournés vers Peony. Puis, la préfète de Serpentard éternua. Un jet de flammes impressionnant s'échappa de ses narines.
« Infirmerie ? »
« Infirmerie. »



dahlia; — I was born to run, I don't belong to anyone, oh no ; I don't need to be loved by you. Fire in my lungs, can't bite the devil on my tongue, oh no. ;;
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Dahlia Lloyd
Dahlia Lloyd
Préfète-en-chef Serdy

Parchemins : 2020
Âge : 16 ans {16/09/1999}
Actuellement : 6ème année


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
SORTS & ARCANES:
GALLIONS EVENT: 13
FACECLAIM: Natalia Dyer / Marilyn Lima


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Ξ Sujet: Re: [Défi des 30 baisers] Dahlia Lloyd [30/30]   [Défi des 30 baisers] Dahlia Lloyd [30/30] - Page 3 EmptyJeu 23 Déc - 14:15

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Citation :
Titre : Œil pour œil, dent pour dent
Thème : 28. Médicament
Couple : Dahlia Lloyd & Joaquín Kostas
Autres personnages concernés: Peony Lloyd (mentionnée), Léopold Lloyd
Contexte : La mission de Dahlia est perturbée par une distraction inattendue.
Rating : G
Mots : 2052

Dahlia s'était installée dans le coin le plus reculé qu'elle ait trouvé, à une table de deux personnes appartenant à une rangée encore clairsemée. Elle avait traversé le bar rapidement, se gardant d'attirer la moindre attention sur elle. Elle commanda un cocktail à base de whisky - après s'être assurée qu'il ne contiendrait aucun parasol, paille fantaisiste et additif destiné à lui apporter une couleur s'approchant du rose fluo - et concentra son attention sur le couple assis droit dans son champ de vision. Un homme d'une vingtaine d'années aux cheveux bruns et à l'apparence soignée parlait à une grande blonde à l'air rieur - Grace. Dahlia l'avait catégorisée parmi les personnes à ne pas fréquenter dès leur premier cours commun à l'université, lorsque cette asperge gloussante avait trouvé malin de se pointer sans le moindre stylo, et lui en demander un, comme s'il y avait écrit papeterie sur son front. Son regard dénué d'émotion positive n'avait pas suffi à arracher le sourire benêt affiché sur le visage de Grace. Inutile de préciser qu'évidemment, l'asperge ne lui avait jamais rendu ledit stylo. Offense ultime.

« Salut ! Je me mets là ? »
Un pantalon chino bleu marine accompagné d'un pull en maille gris venaient d'apparaître dans son champ de vision, ce dernier surmonté d'une tête blonde inconnue. Elle haussa un sourcil.
« Non. » Le mot avait été prononcé avec une amabilité qui aurait fait pâlir Eira Lloyd, et lui aurait probablement attiré un coup de coude atterré de la part de sa jumelle. Heureusement, aucune des deux n'était présente en cet instant.
Elle remarqua qu'un message censé être inspirant était cousu sur le pull. "Kindness is cool."
« Mais - »
Elle réitéra plus fermement : « Non. »
Chino eut le mérite de reconnaître le soupçon de menace dans sa voix : il s'éloigna vers une autre table de la rangée, l'air résigné.
Elle poussa un soupir exaspéré : le jeune homme brun sur lequel elle avait précédemment concentré son attention avait disparu. Asperge sirotait un cocktail rose fuschia à l'aide d'une paille jaune enroulée en plusieurs loopings.
Elle prit une gorgée de sa propre boisson, sourcils froncés.

« Joaquín, enchanté ! »
Un grand dadais brun avait tiré la chaise en face d'elle et s'était installé en toute sérénité, obstruant Asperge avec sa tête. Elle en fut tellement surprise qu'elle resta interdite un instant, clignant des yeux alors qu'il lui adressait un joyeux sourire, comme si tout était tout à fait normal.
« Je crois que tu te trompes de personne. » choisit-elle de répondre de manière pondérée, avec le calme qu'on arborerait face à un animal sauvage aux réactions imprévisibles.
« Hm, peut-on vraiment se tromper de personne à ce genre d'événement ? »
Elle retint le "hein" peu éloquent menaçant de s'échapper de sa bouche. A la place, elle fronça les sourcils. Le dénommé Joaquín ne semblait pas plus perturbé que ça par la situation.
« Pour être tout à fait honnête, c'est mes sœurs qui m'ont inscrit de force, elles ont l'air de penser que je suis incapable de me débrouiller tout seul. Elles voulaient carrément venir mais je les en ai dissuadées. Je crois. »
« OK. De quoi on parle. »
Pour toute réponse, il désigna du pouce le petit écriteau se trouvant à l'entrée de l'espace dans lequel elle s'était installée, et qu'elle avait fait l'erreur d'ignorer en passant.
Speed dating.
Merde.
« Je ne suis pas là pour ça ! » protesta-t-elle vivement, son regard passant fugacement sur Chino, engagé dans une conversation animée avec une fille portant un serre-tête vert sapin.
"Joaquín" lui adressa un regard curieux. « Comment ça ? »
Elle désigna l'espace d'un geste de la main, visiblement frustrée.
« Je n'avais pas vu le panneau. Je ne suis pas là pour ça. »
Il lâcha un "aha" victorieux qu'elle jugea tout à fait ridicule.
« C'est pour ça que t'as traumatisé Arnold quand il est venu te voir. »
« Arnold ? »
Il désigna Chino du menton.
« Tu le connais ? » Elle était en train de perdre du temps : derrière Joaquín, Asperge avait été rejointe par son compagnon à nouveau.
« Non mais il a une tête à s'appeler Arnold. »
« Qu'est-ce qu'une "tête" à s'appe- tu sais quoi, peu importe. Je suis occupée. » Sans doute aurait-elle dû se déplacer, mais elle craignait d'être aperçue en bougeant. A proximité, un buzzer résonna bruyamment. Arnold semblait réticent à s'éloigner de Serre-Tête. Il le fut d'autant plus en reposant les yeux sur Dahlia.
« Passe ton chemin. » lui recommanda-t-elle avec sérieux. Elle vit Joaquín hausser les épaules d'un air faussement désolé, et retînt l'instinct la poussant à vouloir lui donner un coup de pied dans le tibia. Arnold fila vers la table suivante.
« Bon, on fait quoi du coup ? »
« On ne fait rien du tout. Je suis en mission. » Il l'étudia quelques secondes du regard, son visage précédemment rieur se faisant indéchiffrable. Elle pressentait que ce qui allait suivre n'allait pas lui plaire.
« Ah oui ? Moi je pensais aller parler au mec là, celui à l'air un peu coincé, yeux bleus, cheveux bruns, qui d'ailleurs a l'air d'avoir commandé la même chose que toi. » Il fit mine de se lever et elle le retînt fermement par le bras, soufflant un "non" décisif. Il s'immobilisa, son regard passant brièvement sur sa main, avant de s'en défaire délicatement pour croiser les bras d'un air résolu. Et tout à fait infantile.
Elle soupira. « OK, OK. C'est mon frère Léopold. Je suis là pour une vengeance. »
Joaquín arqua un sourcil.
« Il a fait de la peine à ma jumelle en se montrant odieux avec son petit-ami ce midi. C'est l'heure des représailles. Œil pour œil, dent pour dent. » déclara-t-elle avec simplicité, et détermination.
« Très biblique. » Elle haussa les épaules. « Et comment tu comptes te venger ? Je ne l'ai pas encore dit - car tu ne m'as absolument rien demandé sur moi, laisse-moi te dire que c'est un peu égocentrique pour un premier rendez-vous - mais je suis excellent en farces. »
« Ah oui ? » Sa réponse dubitative sembla l'encourager : il hocha vivement la tête.
« Oui ! C'est même ma spécialité. Qu'est-ce que tu veux faire exactement ? Une petite blague marrante, genre le verre qui fuit au moment où il veut boire, le plat trop épicé... Quelqu'un doit pleurer à la fin ? Tu ne veux quand même pas blesser qui que ce soit ? » Il paraissait quelque peu inquiet à cette dernière perspective. Levant les yeux au ciel, elle secoua la tête en signe de dénégation.
« Je veux juste gâcher son rendez-vous, ça lui fera les pieds. » On ne faisait pas de peine à Peony impunément - pas même Léopold.
A sa plus grande alarme, Joaquín se leva brusquement, au même moment que le buzzer résonnait à nouveau. « Je m'en occupe - et je réalise que tu ne m'as toujours pas dit ton nom, alors qu'on va bientôt être liés par le crime. Laisse-moi deviner... D'après l'accent que je dirais gallois... Gwineth ? Bronwyn ? Gandalf ? » Il avait l'air ravi de sa dernière proposition. Elle regretta que son verre soit vide.
« Détends-toi Frodon. » Le visage du brun s'éclaira. « C'est Dahlia. »
Son sourire (de benêt) s'élargit. « Tu vois que c'est pas si difficile. Je reprends du coup : je m'en occupe, Dada. »
Elle étouffa un juron alors qu'il faisait volte-face. Un garçon portant un sweater d'Imperial College apparut à sa place, prêt à s'asseoir. Elle secoua la tête, une expression dissuasive sur le visage.

« Léopold ! Comment as-tu pu me faire ça ?! »
Dahlia pencha la tête, écarquillant les sourcils. Qu'est-ce qu'il fichait ce crétin ? Léo ne sembla pas immédiatement saisir que l'illuminé debout à côté de lui s'adressait bien à sa personne. Il finit par lever la tête avec circonspection.
« Je me suis fait un sang d'encre. Je t'attends depuis des heures, seul, à l'appartement pendant que tu es , et avec cette... » Il hésita. « Cette fille sortie de nulle part. » Elle vit Léo secouer la tête, cherchant d'abord à détromper Asperge, puis à calmer Joaquín. Il se leva, dominant l'autre brun d'une bonne tête.
« Qu'est-ce que tu racontes mec. T'es qui ? » Joaquín plongea sur l'opportunité.
« Qui suis-je ? Moi ? Tu oses me demander qui je suis ? » Visiblement mal à l'aise, Asperge s'excusa pour aller aux toilettes. De nombreux regards étaient à présent tournés vers les deux hommes. Sans la voir, Dahlia devinait que la veine habituelle devait battre dangereusement sur le front de Léo.
« Je ne sais pas à quoi tu joues, mais je te conseille de dégager. »
Elle vit l'erreur se produire au ralenti. Joaquín leva la main vers Léo pour le retenir de partir à la suite d'Asperge. Le coup partit de manière quasi immédiate.
« Léo ! Mais qu'est-ce que tu fais ! » Le visage de Joaquín était partiellement caché derrière ses mains ensanglantées.
« Dahlia ? » L'incompréhension se lisait pleinement sur le visage de son frère, si similaire au sien.
Elle força Joaquín à baisser ses mains pour mieux appréhender la situation : son nez était dans un sale état.
« J'crois que c'est bété. »
« Hein ? Ah. » Elle avait sorti un mouchoir de son sac pour arrêter le saignement. En y regardant de plus près, il était possible que son nez ne soit pas tout à fait droit. « Je t'emmène à l'hôpital, ça vaut mieux. » Elle tourna la tête vers son frère aîné. « T'étais obligé de le frapper ? »
« C'était quoi ce délire franchement Dahlia. »
Elle lui adressa un regard noir, attrapant le bras de Joaquín pour l'orienter vers la sortie. Il se servit de sa main libre pour désigner ses deux yeux avec l'index et le majeur, puis les pointa dans la direction de Léo. « Œil pour œil, dent pour dent, mec. Vengeance pour - » Il tourna un regard incertain vers Dahlia, et elle lut dans ses yeux qu'il était à deux doigts de dire quelque chose d'aussi stupide que Gimli.
« Peony. » le coupa-t-elle sèchement. Ils quittèrent le pub avec ce qu'elle jugeait être une dignité toute relative.

---

« Tu sais, je ne pleure jamais au premier rendez-vous, d'habitude. »
Ils se trouvaient dans la salle des urgences, attendant que l'infirmière revienne avec un médicament pour la douleur. Elle arqua un sourcil. « Tu pleures aux suivants ? »
Il afficha un sourire qu'il voulait séducteur, elle le sentait bien, l'effet étant nettement atténué par le fait que son visage était partiellement couvert de sang séché. Ça et le mouchoir qu'il avait brièvement baissé pour mieux pouvoir parler.
« Pas moi, mais genre les filles, quand elles se rendent compte que... c'est mort quoi, je suis un loup solitaire, un séducteur sans - arrête de rire ! Je me suis pris un poing dans la figure pour toi, j'te rappelle. »
« Je ne t'avais rien demandé. Et ton discours était à peu près aussi crédible que celui d'un chiot déguisé en loup. »
« Oui bon d'accord, je suis plutôt un loup... pas solitaire, auquel ses petites sœurs font du chantage. » concéda-t-il en levant les yeux au ciel.
Un médecin arrivait dans leur direction.
« Ils vont peut-être devoir amputer. » avertit-elle avec faux sérieux. « Un baiser d'adieu ? » plaisanta-t-il, sourire en coin aux lèvres. Elle leva les yeux au ciel, amusée malgré elle. Elle n'aurait pas tout à fait su l'expliquer, mais elle lui trouvait quelque chose de charmant, quelque part entre les références au Seigneur des Anneaux et sa témérité à la limite du suicidaire lorsqu'il s'était confronté à son frère. Elle se mit sur la pointe des pieds pour déposer un baiser furtif sur ses lèvres. « Évite de finir à l'hôpital, la prochaine fois. »
Un "aha" familier retentit alors qu'elle s'éloignait pour le laisser à sa consultation. « Donc il y aura une prochaine fois ! »



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Ξ Sujet: Re: [Défi des 30 baisers] Dahlia Lloyd [30/30]   [Défi des 30 baisers] Dahlia Lloyd [30/30] - Page 3 EmptySam 19 Mar - 11:11

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Citation :
Titre : 10 occasions où Dahlia Lloyd a eu envie de jeter un sort à Joaquín Kostas - et/ou de l'embrasser (1 occasion où elle a fait les deux)
Thème : 10. #10
Couple : Dahlia Lloyd & Joaquín Kostas
Autres personnages concernés: Peony Lloyd (citée), Prudence Faraday (citée), Ash Lloyd (cité), Jensen McGowan (cité), Noé Montgomery (cité), Victoire Weasley (citée), Katarzyna Ells (citée), Ivalyana Van Cress (citée)
Contexte : Le titre parle de lui-même ! Certaines parties sont basées sur des rps existants, d'autres sont inventées.
Rating : G
Mots : 3802

Dahlia avait onze ans (douze dans quinze jours seulement). Ses cheveux étaient coiffés en une tresse passant juste devant son épaule gauche, réalisée d'une main experte par sa mère avant qu'ils ne quittent tous leur demeure de Cardiff. Elle avait subi quelques dommages pendant le voyage, mais Peony les avait corrigés avec toute autant de minutie dans les minutes précédant leur sortie du train. Dahlia s'en fichait un peu, mais ça semblait tenir à cœur à sa jumelle. Elle tourna la tête en arrière pour adresser un sourire rassurant à cette dernière. Elles se trouvaient à présent dans la Grande Salle, debout en file indienne, et attendant leur tour pour être réparties. "Prudence Faraday" annonça le professeur McGonagall de son air si sérieux elle pressent les catastrophes à venir. Une blondinette que Dahlia avait entendu s'exprimer avec un accent irlandais prononcé sur le quai 9 3/4 s'avança vers le chapeau rapiécé chargé de la répartition. Sentant plus qu'elle ne vit le regard perçant de la directrice posé sur elle, Dahlia s'empressa de faire face à l'estrade et au tabouret à nouveau. Ce qui lui permit de voir le garçon juste devant elle attendant avec un grand sourire - jugé tout à fait niais - qu'elle tourne son attention vers lui.
« Quoi ? » chuchota-t-elle avec une pointe de défiance, alertée par l'excès de joie de vivre semblant émaner du garçon.
« Je m'appelle Quino, et toi ? Tu penses que tu vas être répartie dans quelle maison ? Mon grand frère est déjà à Poudlard et il est à Serpentard, lui. Mais je ne pense pas que je serai dans la même maison. »
Il ne lui laissa pas le temps de répondre, et elle n'était pas sûre de vouloir répondre.
« J'ai un plan pour mettre un peu d'ambiance, ça te dit ? On s'ennuie un peu, tu ne trouves pas ? »
Elle fronça les sourcils en le voyant dégainer ce qu'elle identifiait être une Bombabouse.
« Ça serait trop drôle qu'on balance ça maintenant tu ne crois pas ? T'es partante ? Regarde ! » Il tendait la main pour lui montrer et semblait à la fois prêt à lâcher son artefact à tout instant pour mettre son plan - totalement faillible - à exécution. Dans la poche de son uniforme, Dahlia sentait le poids de sa baguette, vulgaire bout de bois à aura magique, tant qu'on ne lui aurait pas appris comment l'utiliser. Cela dit, elle avait lu des livres sur le sujet. Jeter un sort ne pouvait pas être si compliqué que ça, n'est-ce pas ? Son plan naissant mourut dans l’œuf, alors que la voix du professeur McGonagall s'élevait à nouveau, tonitruante et sans appel : « Joaquín Kostas. Rangez ce que vous avez sorti de votre poche immédiatement. » Toussotement. Le garçon s'était immobilisé comme un cerf face à des phares de voiture, semblant penser que s'il ne bougeait plus d'un poil, on l'ignorerait. Encore un peu et il posait les mains pour camoufler ses yeux, comme un nourrisson jouant à cache-cache. « Joaquín Kostas. » répéta la directrice, visiblement irritée (quand bien même son visage continuait à exprimer la même impassibilité).
Dahlia donna un coup de coude au crétin.
« C'est à toi ! »
Il bougea enfin.

Dahlia avait treize ans et elle venait d'accepter de suivre un crétin (qui était aussi et accessoirement, son ami) hors des serres de botanique où ils étaient supposés être en retenue. Elle avait un mauvais pressentiment sur le sujet, mais elle avait aussi envie de vivre dangereusement. Et Quino avait l'air sûr de lui, même si elle était à peu près convaincue qu'il n'avait pas de plan, et quitte à se faire enguirlander par Rusard, autant avoir au moins commis un quelconque crime. Non ? Elle n'arrivait pas tout à fait à s'en persuader, et alors qu'elle suivait Quino en direction du stade de Quidditch, elle avait de plus en plus de doutes.
« Comment ça tu n'as jamais été à un match de Quidditch ? Même pas le premier de l'année ? Même pas pour me voir jouer ? » insistait le crétin-qui-était-aussi-son-ami.
« Je crois bien que nous allons avoir des ennuis, jeunes gens. »
lui répondit une voix qui n'était définitivement pas celle de Dahlia.
La voix désincarnée d'Argus Rusard provenait bel et bien du concierge de l'école en personne, qui semblait s'être matérialisé silencieusement derrière le gros buisson adjacent. Il fit un pas sur le côté, en crabe, apparaissant enfin à leur vue, un sourire mauvais aux lèvres.
Quino tourna un regard coupable vers elle. Elle savait qu'elle aurait dû lui jeter un sort plutôt que de le laisser quitter les serres. A vrai dire, elle pouvait encore lui jeter un sort, ne serait-ce que pour se défouler. Par principe. Sauf qu'elle avait déjà fini en retenue à cause d'un maléfice. Elle retira la main de sa baguette, et accepta son destin avec résignation. Retour à la case départ.

Dahlia avait presque quatorze - c'était une affaire de jours - et dans l'enveloppe contenant sa lettre de Poudlard, elle avait également trouvé un petit badge à la forme d'un 'P'. Il se trouvait épinglé sur son uniforme lorsque l'apocalypse s'était abattu sur la Grande Salle. Ou plus précisément, lorsque Joaquín Kostas avait décidé de lancer une bataille de nourriture - gâchis impardonnable - à grands renforts de céréales au miel et de tarte à la mélasse. Elle aurait pu utiliser un Maléfice du Saucisson sur l'outrecuidant à l'origine de cette pagaille. Sauf que - comme l'avait aimablement rappelé le professeur McGonagall à la rentrée (en la regardant droit dans les yeux : bonjour la confiance) -, être préfet n'était pas un passe-droit pour ensorceler son prochain littéralement du moins car figurativement c'est autorisé.
Alors, elle avait essayé de respecter les règles. Elle avait essayé de faire passer le message à son ami, qui appartenait - comble de malchance - à la maison Poufsouffle (une tare, certes, mais pas une raison suffisante pour mettre fin à une amitié trop charitable).
Et puis, il avait projeté un pudding à travers la Grande Salle à l'aide d'un sort.
Même McGonagall aurait compris, non ?
Elle avait coupé la poire en deux : elle l'avait désarmé grâce à ses beaux yeux plutôt que de s'attaquer lui. "C'était une zone grise M'dame" serait sa défense en cas d'inculpation.
Mieux que ça : elle l'avait même sauvé du courroux de Dubtaigh (par pure bonté d'âme, notez bien !).
Ce à quoi elle ne s'était pas préparée, c'était son regard de merlan frit, un câlin non sollicité et la promesse qu'il lui était redevable. Une promesse qui ne tombait pas dans l'oreille d'un sourd.

Dahlia avait quinze ans et elle était malade comme un chien. Version diffamatoire portée par le dictateur qu'était Bartley.
Dahlia avait quinze ans et elle était victime d'une erreur de justice - pire, d'un kidnapping. Version véridique, qu'elle emporterait jusque dans sa tombe.
Toujours était-il qu'elle avait besoin d'une extraction, et que Joaquín Kostas était extrêmement bien tombé (figurativement, heureusement). Et ce même s'il n'était pas là pour elle, à la base.
Du moins, jusqu'à ce qu'il décide de la prendre dans ses bras pour la sortir de l'infirmerie.
Elle était verte.
Littéralement et figurativement, pour le coup.
C'était humiliant.
C'était scandaleux.
C'était arrivé.
Elle ne savait même pas pour quoi elle lui en voulait le plus : le fait de la faire apparaître comme une petite chose fragile Ash, donc nécessitant assistance était-ce faux en l'occurrence ou ce contact rapproché et non sollicité. Alors qu'elle était déjà suffisamment perturbée le concernant, depuis quelques temps.
Si elle n'avait pas été au bord de l'évanouissement, elle lui aurait jeté un sort bien senti.
Un Rictusempra.
Ou un Tarantallegra.
... Son visage était excessivement proche du sien.
Ce garçon n'avait aucune notion ni respect de l'espace vital.
Mais pour une fois, il n'avait semblé être couvert d'aucune substance douteuse - tarte à la mélasse, pus de Bubobulb, tout était possible quand Quino était concerné - alors qu'il posait ses pattes - propres, a priori - sur elle. Et il l'avait effectivement sortie de l'infirmerie, dont elle ne supportait pas l'ambiance fébrile et angoissante. Événement rare : elle le remercia, et elle le pensait sincèrement (et pas uniquement pour qu'il ne l'abandonne pas seule dans un vieux couloir poussiéreux).

Dahlia avait quinze ans et elle avait accepté de laisser filer Troy-Tugdual-Thorrence parce que Quino le lui avait demandé, et parce qu'elle préférait passer le reste du trajet dans le Poudlard Express en sa compagnie, plutôt que d'entendre Terrence-Timothy-Thelonius chouiner jusqu'à ce qu'elle l'emmène au professeur Clarks.
Pire, si elle était tout à fait honnête avec elle-même, elle avait eu envie de tomber sur Quino, plutôt que Terry-Tartatin-Tom quand elle avait entendu que quelqu'un semait la zizanie dans un wagon.
Un groupe de Serpentard avait voulu passer dans le couloir étriqué dans lequel ils se trouvaient, et Dahlia s'était trouvée collée à Quino, son visage à quelques centimètres du sien, l'opportunité idéale pour mettre son plan cartésien à exécution et embrasser le gréco-argentin. Mettre fin aux agitations de ses hormones adolescentes. Aller au bout de l'expérimentation et en ressortir grandie. Cesser de trouver Quino attirant alors qu'il demeurait juste ce gringalet chevelu qu'elle avait connu à onze ans, toujours occupé à préparer des sales coups et incapable de tenir en place. Si seulement elle s'était débarrassée de Tartatin un peu plus tôt, peut-être l'aurait fait.

Dahlia avait seize ans, et elle avait un... Noé. Plus précisément, un Serpentard à la taille démesurée, qui était le meilleur ami de son frère aîné, qui était mignon, pas bête du tout, et dont elle appréciait sincèrement la compagnie.
Elle avait, en revanche, perdu un Quino, semblait-il. Plus précisément, un Poufsouffle doté d'un déficit d'attention notable, d'une prépondérance à accomplir des conneries, et dont elle appréciait - contre toute attente - sincèrement la compagnie également.
Du moins, jusqu'à ce qu'il ne commence à l'éviter. Qu'il se montre aussi avare de mots relevait du jamais vu. C'était incompréhensible, et injuste : il n'avait même pas la décence de lui expliquer pourquoi il ne voulait plus être son ami.
Elle aurait pu utiliser un sortilège d'Entrave sur lui, pour l'obliger à rester avec elle dans ce couloir, et lui exprimer le fond de sa pensée.
Elle n'allait pas le dénoncer : elle l'avait même sauvé de l'ire de Nathaniel. Et ce quand bien même il s'entêtait à éviter son regard et sa route.
A la place, elle avait essayé de l'amadouer par les mots - sa mère disait que c'était plus correct - ou par les farces - on ne pouvait pas dire qu'elle ne faisait pas d'effort. Tout ça pour qu'il se carapate à la première occasion venue en prétextant entendre la voix désincarnée de Prudence Faraday.
Sorts > Mots.

Dahlia avait seize ans, et elle était entourée par des hommes de Neandertal. Noé et Quino avaient décidé de se battre, et si elle avait vu cette situation ubuesque arriver, sans doute serait-elle intervenue par anticipation - sous quelle forme, elle n'en avait fichtrement aucune idée, mais jamais ne se serait-elle infligée pareil déballage public.
Ils étaient dans la Grande Salle, et elle sentait Léopold et Alfie prêts à intervenir en soutien de leur meilleur ami pour envoyer valser le Poufsouffle revêche dont le nez s'était mis à saigner. Faraday n'était pas en reste - elle arborait son expression féroce des grands jours (escapades dans la Forêt Interdite, Bar Mitzvah, Mariages opérations secrètes de la BAM...).
« Qu'est-ce que vous fichez ? » Ce n'était pas la vision à laquelle s'était attendue en arrivant dans la Grande Salle pour prendre son déjeuner.
Attente : monticules de nourriture, compagnie plaisante, nombre de Poufsouffle hystériques très limité.
Proposition du destin : deux énergumènes de sa connaissance, occupés à se battre comme des chiffonniers.
Elle leva sa baguette pour faire quelque chose - les séparer, les immobiliser , les transformer en verre à pied : merci McGo.
Quelqu'un la devança : à en croire les sifflements aigus provenant de sa personne, Rusard était parti chercher le professeur McGonagall en courant avec plus d'agilité qu'on n'aurait pu lui en attribuer au vu de sa condition physique apparente. Un Charme du Bouclier séparait à présent les deux garçons.
« Je veux qu'on m'explique immédiatement pourquoi je surprends deux de mes élèves en pleine démonstration de duel moldu. »
Silence.
C'était peut-être stupide, mais Dahlia était persuadée que Quino évitait volontairement son regard.
« Je n'ai peut-être pas été assez claire : immédiatement veut dire tout de suite. Montgomery. Kostas. Expliquez-vous. »
Que McGonagall accepte le semblant d'explication qui s'ensuivit comme acceptable signifiait aux yeux de Dahlia qu'elle commençait à devenir sénile s'adoucir avec l'âge.
Sauf si prétexter un coup de manche à balai daté de presque deux ans et la délation qui s'en était suivie était désormais considéré comme une raison valable pour mettre un pain à quelqu'un.

Dahlia avait seize ans, et Quino était un horrible menteur, en plus d'être le roi de l'évasion, de la lâcheté et des agressions inexpliquées c'est cadeau.
Il avait prétendu venir au bal avec Faraday, tout ça pour se pointer au bras de Victoire Weasley, gloussante et virevoltante, et accrochée à lui comme une moule à son rocher.
Est-ce qu'elle mentait, elle ?
Bien sûr que non.
Elle était droite et honnête comme la justice comment ça ça n'est pas la bonne expression.
Weasley qui, soit dit en passant, était de manière évidente amoureuse de son Lupin - quand bien même ce dernier sortait encore avec Erin Hazzard - une situation inexplicable sur laquelle Dahlia avait déjà entendu Victoire radoter à foison au cours des derniers mois.
Mais Dahlia était là avec Noé, elle n'avait pas à s'attarder sur les agissements erratiques de Joaquín  Kostas. Sauf qu'il y avait un truc qui ne collait pas, c'était évident, et quand Dahlia faisait une fixette sur quelque chose, elle avait du mal à décrocher. Malheureusement, Noé ne semblait pas du tout aussi intéressé qu'elle par cette situation - elle ne voyait pas pourquoi. A dire vrai, elle lui aurait bien faussé temporairement compagnie pour aller dire deux mots à Weasley "tu" et "pues", comment ça ça manque d'élégance ? sauf qu'un nuage de drame entourant Noé les rattrapa brutalement.
Du désordre.
Des cris.
Et surtout, surtout, on ne la laissait pas finir son verre de whisky en paix. Pire, on le lui renversait dessus à grands renforts de mouvements de coudes désordonnés et on la prenait à partie dans des débats sans queue ni tête (et que lui cachait Peony ? Elle craignait de le deviner mais sa jumelle faisait preuve d'une capacité à noyer le poisson notable).
Au loin, Quino vivait une soirée de franche rigolade avec Weasley (c'était le cirque du cours sur les sortilèges de projection mais démultiplié cette fois non elle n'exagère pas) et elle lui aurait bien renversé un petit verre de jus de citrouille dessus à l'aide d'un sort, histoire qu'il partage un peu sa situation, ce traître.

Dahlia avait seize ans, et Quino avait décidé de lui reparler, comme ça, du jour au lendemain. Pire, il envahissait son espace vital - chose qui ne s'était pas produite depuis au moins un an non ça ne lui a pas manqué -, et initiait un contact tout à fait inattendu entre eux.
Sauf que, si elle n'était pas rancunière, Dahlia n'était pas une Poufsouffle magnanime pour autant.
Elle avait essayé de régler les choses entre eux.
Elle avait essayé de lui parler.
Ce qui n'était pas une évidence, pour elle. Devoir se soucier de quelqu'un d'autre que les membres de sa famille.
De son côté, il avait choisi successivement Prudence, Victoire, Kate, et s'était systématiquement détourné d'elle. Elle lui en voulait de l'avoir obligée oui rien que ça à se soucier de lui - parce qu'ils étaient amis à la base, pour ensuite la laisser tomber comme une vieille chaussette à la première occasion venue. Les Poufsouffle n'étaient-ils pas censés être loyaux ? C'était bien la seule qualité qu'elle acceptait de leur reconnaître comme étant valide (le côté bruyant, joie de vivre, exubérance n'était pas quelque chose qu'elle admirait et oui c'est bien le Grinch).
Et bien sûr que non, elle n'était pas jalouse de Kate. Il n'allait pas s'y mettre lui aussi - Peony se montrait déjà suffisamment concernée sur le sujet.
Qu'il annonce détester Noé n'était pas surprenant. Qu'il l'utilise comme justification pour l'avoir évitée, en revanche, retînt davantage son attention.
Elle ne réfléchit même pas avant de se lancer dans une apologie de Noé, destinée à faire réagir Quino. Il s'était penché pour se rapprocher d'elle, et ses yeux passèrent brièvement sur les lèvres du brun - comme ce jour fatidique dans le train du retour. Comme souvent au cours des dernières années, elle ne savait pas quel sentiment dominait : celui la poussant à vouloir l'embrasser, ou celui l'incitant à lui jeter un sort pour se venger, lui qui l'avait écartée de sa vie sans un regard en arrière pour des raisons qui apparaissaient désormais totalement stupides. Finalement, elle ne suivit aucun des deux. Elle se contenta de l'observer alors qu'il se montrait irrité à l'évocation de Noé - un comportement qu'elle n'avait jusque là jamais vu chez lui. Pour l'instant, ça suffirait.

Dahlia avait seize ans - dix-sept dans deux mois, et elle avait traîné Jensen avec elle au bal du Ministère avec un dessein bien précis en tête, même si ça ne lui ressemblait pas. Elle aurait pu sécher cet événement facultatif - c'était ce qu'elle aurait fait, en temps normal. Mais il semblait que l'année passée lui était montée à la tête pour de bon.
Elle avait désormais pris suffisamment de recul sur les mois écoulés pour admettre que 1. elle n'avait pas apprécié voir Quino avec Weasley à Noël et 2. elle ne comptait pas le regarder se pavaner au Ministère avec Ells sans avoir un tour dans son sac une Bombabouse, donc.
Surprise des surprises, Quino n'était pas venu avec Kate.
Il était avec Ivalyana.
Elle observa son amie, que Quino était occupé à serrer dans ses bras, et se demanda quels développements elle avait réussi à louper - développements qui devaient être récents, car Peony était en temps normal toujours au courant de tout. Et elle ne se privait pas pour la tenir au courant avec minutie de tout ce qui se passait dans l'école (et ce quand bien même Dahlia faisait preuve d'une attention toute relative !)
Elle resserra sa prise sur le bras de Jensen, afficha un sourire factice qui ne lui ressemblait pas, et entraîna le capitaine de Serpentard vers ce duo inattendu.
« Tu n'es pas avec Kate ? » Trêve de politesses d'usage Madame Lloyd serait scandalisée. Elle voulait comprendre.
La réponse arriva et Dahlia songea que cette soirée n'évoluerait finalement peut-être pas de la même manière dont elle l'avait anticipée. Et qu'avait-elle anticipé, exactement ? Jusqu'où était-elle prête à aller pour tester Quino ? Pour voir s'il en avait quelque chose à faire qu'elle soit venue avec Jensen ? Car en vérité, elle n'était pas certaine de vouloir s'empêtrer dans les histoires de cœur compliquées de son ami. Viska n'allait pas bien, et elle n'était pas sans remarquer la tension existant entre Jensen et Iva'. Quino entraîna Iva' à l'écart, et Dahlia réaffirma avec obstination à Jensen : « Je n'ai pas de truc pour Kostas. »

Dahlia avait dix-huit ans, et pour la première fois de sa scolarité, elle se trouvait au stade de Quidditch à l'heure d'un match. Six longues années d'études, où elle avait savamment esquivé ces jours de frénésie et de liesse, où tout Poudlard ne parlait que de Vif d'Or et de Souafle, où les foules s’amassaient de la sortie du château jusqu'au stade, où l'ambiance se faisait intense et compétitive. Pendant six longues années d'études, elle était parvenue à se préserver de ces inepties. Et pourtant, en un jour glacial de novembre, elle avait fait son bonhomme de chemin jusqu'aux gradins, accompagnée de Peony. Elle s'était installée à une place quelque peu à l'écart, sa jumelle s'assurant de chasser le moindre élève s'aventurant un peu trop près despotisme. Dahlia n'aimait pas les foules. Elle n'aimait pas non plus l'hystérie collective qui semblait avoir saisi l'ensemble des élèves - hormis Peony. Mais on ne lui avait pas laissé le choix. Il était apparu qu'assister à un match de Quino était d'une importance suprême. Elle avait pourtant tout à fait été prête à en faire son deuil. Mais son petit-ami était insistant, et à force de se voir assener des yeux de cocker à fendre l'âme - même au roc qu'elle était habituellement -, elle avait cédé.
Et elle était donc là.
Là alors que le commentateur du match - Joseph ? Jeremiah ? Jimothy ? - clamait haut et fort les noms des joueurs de Poufsouffle puis de Gryffondor.
Là alors que Quino la repérait en plein match, suivant bon gré mal gré car elle avait toujours été une élève studieuse, et maintenant qu'elle était là, elle n'allait pas somnoler.
Là alors que ce crétin faisait une pirouette, de toute évidence pour son bénéfice, et détournait les yeux pile au moment où un Cognard était propulsé droit dans sa direction.
Là alors qu'il se prenait le Cognard en plein crâne et glissait de son balai comme un pantin.
Dans le silence d'effroi ayant gagné les gradins, elle se redressa par automatisme pour ralentir sa chute à l'aide d'un sort.
« T'as vu ça Dada ? J'suis un acrobate. » déclara-t-il en ouvrant les yeux, allongé dans l'herbe, l'air benêt et sauf.
Elle l'embrassa, plus soulagée qu'elle n'aurait été prête à l'admettre. Elle se retînt amoureusement aimablement de le traiter de crétin.



dahlia; — I was born to run, I don't belong to anyone, oh no ; I don't need to be loved by you. Fire in my lungs, can't bite the devil on my tongue, oh no. ;;
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Dahlia Lloyd
Dahlia Lloyd
Préfète-en-chef Serdy

Parchemins : 2020
Âge : 16 ans {16/09/1999}
Actuellement : 6ème année


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
SORTS & ARCANES:
GALLIONS EVENT: 13
FACECLAIM: Natalia Dyer / Marilyn Lima


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Citation :
Titre : Miss Poudlard fête ses 18 ans
Thème : 22. Bercer
Couple : Dahlia Lloyd & Noé Montgomery
Autres personnages concernés: Peony Lloyd, Victoire Weasley, Ash Lloyd, Léopold Lloyd (PNJ), Lucas Montgomery, Ted Lupin,  Prudence Faraday, Tempérance Biel (citée), Viska Spingate, Vanellope Reynolds (citée), Dominique Weasley (citée)
Contexte : Victoire Weasley organise une soirée pour ses dix-huit ans. Tout le gratin est invité. Préquel à cette fic.
Rating : G
Mots : 3106

Victoire Wsly vous invite à son événement Miss Poudlard fête ses 18 ans.
Debout dans la cuisine de la maison des Lloyd, Dahlia se pencha sur le comptoir où était posé son téléphone pour observer la notification qu'elle venait de recevoir. Elle fronça légèrement les sourcils.
« Qu'est-ce que c'est que ce... »
La remarque grossière qui lui aurait valu une réprimande immédiate de sa mère fut interrompue par le bruit retentissant de la sonnette de l'entrée. Brownie en main, la Galloise vînt ouvrir la porte et le regretta presque aussitôt.
« Je viens voir Peony ! Tu as reçu l'invitation c'est bon ? » Une tornade blonde s'était prestement engouffrée dans la brèche, téléphone dans une main, lunettes de soleil dans l'autre.
« Bonjour Victoire, je t'en prie, fais comme chez toi surtout... »
« Merci ! » lui répondit l'intéressée, sourire narquois aux lèvres.
« Malheureusement, Peo est sortie accompagner Léo faire du shopping, tu connais la sortie je présume ? »
« Dahlia, ne sois pas malpolie. Entre donc Victoire, comment vas-tu ? Dahlia, propose quelque chose à boire à ton amie. Je sors faire quelques courses, vous avez encore dévalisé le placard du goûter avec tes frères et il faut que je remplace le vase de la tante Cecil avant qu'elle ne vienne ce week-end. Ash nous avait presque rendu un service pour le coup, mais Cecil m'en a reparlé quand je l'ai eue au téléphone... » Eira Lloyd arriva dans l'entrée, affichant un sourire jovial qui semblait presque machiavélique à Dahlia. « Amusez-vous bien les filles, à tout à l'heure ! » Cette dernière boutade fut accueillie par un reniflement incrédule.
Foutue pour foutue, Dahlia désigna la cuisine à Victoire. « Tu veux un truc ? » Elle se garda de lui offrir un tranquillisant pour qu'elle se détende un peu, et son ancienne camarade de classe ayant répondu par la négative, elle l'orienta plutôt vers le salon. Victoire s'assit assez brutalement sur le canapé. « Teddy n'a toujours pas répondu... » marmonna-t-elle avec agacement.
Baissant les yeux vers son propre téléphone, Dahlia pianota rapidement un message.
Dahlia Lloyd à Gefell (Peo) : SOS
Levant la tête, elle comprit par le regard expectatif que lui adressait Victoire qu'elle attendait une réponse de sa part. Très bien. Elle vivait donc cette situation. On y était. S'asseyant à son tour, elle haussa les épaules : « T'as envoyé l'invitation il y a cinq minutes, non ? Laisse-lui le temps de répondre. »
« Il ne peut pas rater mes dix-huit ans. En plus je sais très bien qu'il est disponible, puisque c'est le week-end où ses copines partent pour leurs vacances "entre filles" et qu'il se retrouve tout seul, le pauvre... »
Dahlia fronça les sourcils. Qu'elle le veuille ou non, elle était à présent impliquée dans l'affaire de Victoire, il n'y avait plus rien à faire pour elle.
« Comment tu sais ça toi ? Tu connais ses potes de l'université ? »
Victoire prit un air très nonchalant, baissant brièvement les yeux pour observer ses ongles. « Je suis Tempérance Biel sur Insta, je n'y peux rien si son compte est public. »
« Est-ce que tu as choisi la date intentionnellement ? »
« Bien sûr que non ! » protesta Victoire bien trop vivement pour que ça soit tout à fait honnête. « C'est la date de mon anniversaire. A peu près. » Elle vérifia à nouveau son téléphone, puis poussa un soupir dramatique.
Levant les yeux au ciel, Dahlia reprit la parole : « Est-ce que Lupin regarde vraiment Facebook ? C'est pas le genre de mec "déconnecté" qui utilise encore un Blackberry ? »
Victoire afficha une moue dubitative. « C'est pas faux... »
« Tu pourrais juste l'appeler tu sais. » remarqua-t-elle en ayant cruellement l'impression de faire écho à des paroles régulièrement prononcées par son père. Elle devenait officiellement la vieille de la famille. Et pourtant, le regard de Victoire s'éclaira : « T'as raison, je vais faire ça ! » Et elle disparut de la pièce, téléphone en main en direction du jardin. Un bruit suraiguë lui apprit que Lupin avait bien décroché. Qu'on offre une médaille à ce garçon.
Ayant retrouvé un tant soit peu de calme, Dahlia termina son brownie en rouvrant Facebook pour regarder de plus près la liste des invités, où elle aperçut l'intégralité de sa fratrie. Comme d'habitude, Victoire ne faisait pas dans la simplicité.
--
Victoire réapparut en sautillant presque (une démarche qui lui était très spécifique aux yeux de Dahlia : bondissante et à la limite du maniaque) dans le salon.
« Il vient c'est bon ! Il a supprimé Facebook de son téléphone alors il ne risquait pas de voir l'invitation... »
« T'as vraiment invité toute la Terre. » fut le premier commentaire sortant de la bouche de Dahlia, un air suspicieux sur le visage. Faisant fi de toute gêne, Victoire se rassit très dignement à sa place.
« Mini a invité quelques amis, c'était l'occasion. »
« C'est Mini qui a invité Léo et Alfie aussi ? Elle en connaît du monde. » nota-t-elle d'une voix dégoulinant de sarcasme. Comme si elle allait se faire avoir par Victoire.
« Je ne voulais pas que Teddy se sente seul. » capitula-t-elle, visiblement agacée par les sous-entendus de Dahlia, qui s'empressa par ailleurs de rebondir : « Ah ! Par contre tu t'es quand même assurée qu'il n'y aurait aucune de ses potes filles. »
Victoire balaya les soupçons/accusations de Dahlia d'un geste de la main. « Mais si, tiens il y aura Prudence. »
« Qui n'est pas une rivale, du coup ? » Elle haussa un sourcil satisfait. Victoire réagit au quart de tour : « Bien sûr que non ! Elle est beaucoup trop jeune pour lui ! »
Dahlia ne songea même pas à lui faire remarquer qu'elle avait exactement le même âge que Prudence. Elle entendait déjà la réponse hautaine de Victoire dans sa tête : "ce n'est pas du tout la même chose, Teddy et moi on est des âmes sœurs, ça n'a pas d'âge, Dahlia, ne sois pas aussi cartésienne tout le temps..." Discussion qui pouvait aisément basculer en présentation PowerPoint de la vie de Ted Lupin depuis sa naissance : "donc ça c'est Teddy à deux... non, trois ? Trois ans et douze jours oui c'est ça. Regarde comme il était mimi Dahlia. Mais si, regarde ! Je ne te vois pas regarder Dahlia..." jusqu'à ce que mort s'ensuive.
--
« Nous revoilà ! »
La porte d'entrée s'ouvrit et Dahlia camoufla son soupir de soulagement derrière une toux improvisée. Elle se redressa pour apercevoir Peony et Léo.
« Oh, coucou Peo ! Il faut qu'on parle de la soirée, j'ai envoyé les invitations ! » s'exclama Victoire en se redressant avec bien plus de grâce qu'elle ne s'était assise - façon concours de beauté. La classique Weasley.
Dahlia adressa un signe de tête à son frère aîné, sacs de marque en main. « J'ai fini le brownie. » annonça-t-elle avec satisfaction alors que Peony était embarquée par Victoire. Une tête blonde réapparut dans l'embrasure de la porte. « Dahlia, tu viens ? » Léo ricana, et elle se retînt de lui faire un geste grossier. Eira était partout.
--
« Ne me laisse plus jamais seule avec elle. » déclara Dahlia en s'affalant sur le lit de Peony. Victoire était partie quelques minutes plus trop, emportée par la liesse et la frénésie organisatrice.
« Ne fais pas ta rabat-joie Lila, Victoire est ton amie aussi. » répondit Peony en farfouillant dans ses affaires. Elle en sortit un vernis à ongle de couleur noire, tandis que Dahlia feuilletait un magazine sans vraiment le regarder.
« C'est discutable. » objecta-t-elle en songeant à la soirée qui les attendait et qui promettait d'être surpeuplée. Alors que finalement, Dahlia ne comptait pas revoir grand-monde dans le tas, une fois que le lycée serait terminé. Vanellope, Jensen, Lucas, Ivalyana, et probablement Viska, de par sa proximité avec Peony et Jensen. Cinq personnes hors famille, c'était déjà beaucoup.
« Elle m'a dit que tu l'avais beaucoup aidée Lila. » reprit Peony, l'air presque émue.
Que devenait sa vie ?
--
Léopold Lloyd à Theulu : Pas d'alcool, pas de bêtises ce soir.
Léopold Lloyd à Theulu : Ne me laissez pas en "lu" ! Je veux une réponse ferme.

Dahlia Lloyd à Ash(er) : Réponds à ton frère
Dahlia Lloyd à Ash(er) : et dis-lui d'arrêter de mettre des points à la fin de chaque phrase
Dahlia Lloyd à Ash(er) : c'est perturbant

Léopold Lloyd à Theulu : C'était quoi ce bruit.
Peony Lloyd à Theulu : Dites adieu à Ash, il a cassé le (nouveau) vase de la tante Cecil
Dahlia Lloyd à Theulu : RIP Ash
Ash Lloyd à Theulu : je vous déteste
Léopold Lloyd à Theulu : OK donc tout le monde m'ignore désormais ?
--
Dahlia accompagna Peony relativement tôt à la soirée : sa jumelle avait promis d'aider Victoire dans ses derniers préparatifs. Elle trinqua avec Viska, dont la fin de scolarité avait été particulièrement mouvementée, mais garda ses commentaires sarcastiques concernant Victoire à l'intention de Vanellope - elle connaissait son public.
Quand Léopold décida finalement de leur faire l'honneur de sa présence - et ce après de multiples remarques de la part de Peony à un Ash qui finit par fuir en compagnie de Dominique et d'autres de ses amis, souhaitant sans doute éviter de se retrouver pris au milieu d'une énième dispute familiale -, Dahlia avait déjà nettement enfreint la promesse qu'elle ne lui avait volontairement pas faite. Elles étaient majeures : il était grand temps que leur frère aîné se détende.
Elle perdit rapidement de vue Alfie puis Léo, mais se retrouva à côté de Noé dans la cuisine, alors qu'elle étudiait les différentes options culinaires à disposition.
« Tu crains une disette prochaine ? » se renseigna-t-il en souriant, s'adossant contre l'un des comptoirs. Elle haussa les épaules avec désinvolture, mini pizza en main. « On n'est jamais trop prudent. » Elle grignota ses victuailles, avant de poursuivre : « Comment se passe ta nouvelle vie d'adulte ? Tu supportes toujours mon frère ? » Une information qui était toujours bonne à prendre, si jamais Léo venait à se retrouver sans amis à l'université.
« Je me sacrifie pour la bonne cause. » répondit-il solennellement, avant de se servir à manger à son tour.
--
Embrasser Noé lui était apparu comme une bonne idée. Léo était hors de son champ de vision - probablement en train de participer à un jeu d'alcool à l'extérieur de la maison (il n'était pas dit que les plans de tomate de Fleur Weasley survivraient à cette soirée). Elle était jeune, et libre, et avait bu juste suffisamment pour perdre en inhibition, sans pour autant menacer de s'effondrer sur un pot de fleurs ou vomir dans l'évier (deux éventualités qu'elle s'était assurée d'éviter à Ash, en surveillant tout verre qu'il prenait en main. Être redevable à Victoire ne figurait pas parmi ses objectifs de la soirée).
Et, elle l'avait toujours bien aimé.
Sauf qu'il y avait ce léger écart d'âge et surtout, la silhouette menaçante de Léo qui pesait toujours au-dessus de chacun de ses gestes au lycée, véritable épouvantard épouvantail vis-à-vis de tout potentiel prétendant.
Mais Léo n'était pas là.
Du moins, jusqu'à ce qu'il le soit.
« Lâche tout de suite ma sœur. » Dahlia se fit éjecter sur le côté avec la douceur d'un grizzli. Elle se redressa en même temps que Léopold forçait Noé à en faire de même.
« Détends-toi Léo, c'est pas tes affaires. » Elle cherchait à attirer l'attention de son frère, mais il était visiblement trop occupé à foudroyer Noé du regard, hésitant pourtant sur la suite des opérations.
« T'es sérieux mec ? Tu crois faire quoi là exactement ? C'est ma petite-soeur. My best friend and my sister »
« On s'est juste embrassé, j'allais t'en parler direct - »
« Direct ? Genre, juste après ? Super ambiance. »
« Dahlia ! » Elle leva les mains en signe d'apaisement alors que Noé lui faisait les gros yeux. Autour d'eux, une petite foule de gens s'était amassée pour voir si Léopold Lloyd allait réellement cogner Noé Montgomery. Dahlia remarqua du coin de l’œil que Peony manquait à l'appel. Victoire fendit en revanche la foule, Ted sur les talons.
« Si vous comptez vous battre, c'est dehors les garçons, mes parents vont me tuer si vous cassez un truc dans la maison. » Ted avait l'air prêt à s'interposer entre les deux amis - il avait toujours eu le sens du sacrifice - mais Léo finit par soupirer. Il poussa une dernière fois Noé contre le mur, secoua la tête et se dirigea vers la porte donnant sur l'extérieur pour sortir.
Quelqu'un en profita pour remonter le son des enceintes à un volume indécemment fort. Dahlia échangea un regard avec Noé, mais lui adressant un sourire d'excuse, il sortit finalement à la suite de Léo.
--
Dahlia s'en remit à l'alcool pour oublier l'affaire - il s'avérait qu'elle était meilleure au beer pong lorsque quelque peu éméchée. Et elle n'avait pas la victoire modeste : pendant un instant, elle fut à peu près certaine que Faraday allait essayer de lui enfoncer une balle de ping-pong dans la narine. A la place, l'Irlandaise insista pour une revanche. Non loin derrière, Dahlia apercevait Léopold et Noé en pleine discussion animée : elle les aurait bien attaqués à grands renforts de balles, mais c'eût été du gâchis. Elle n'allait pas sacrifier sa réputation pour se venger de son frère surprotecteur.
--
« Dahlia, je peux te parler deux minutes ? » Elle posa un regard surpris sur Lucas Montgomery, ancien camarade de classe, ancien crush et actuel ami.
Faraday lui lança un regard fanfaron.
« T'abandonnes, Bégonia ? » Elle lui adressa un regard mauvais avant de tourner les talons.
« C'est moi qui ai prévenu Léopold, tout à l'heure. » annonça-t-il de but en blanc, de son habituelle voix posée.
« Quoi ? »
« Il rentrait chercher Peony et je crois qu'elle est avec Alfie et... je me suis dit que ça serait pire pour elle. » La voix de Lucas était teintée d'amertume, et Dahlia prit le temps de méditer sur ses paroles. Elle connaissait la teneur de la relation unissant Peony à Alfie. A côté de ça, Léo la surprenant en plein baiser avec Noé avait quelque chose de quasi chaste. « Je comprends... Même si... t'aurais juste pu trouver une autre distraction qui ne m'incriminait pas non plus ? » Un truc sur Ash par exemple, même si elle n'avait pas vraiment envie de sacrifier son petit-frère sur l'autel de l'autoritarisme de Léo.
--
Dahlia contourna une Viska et un Jensen visiblement occupés à se disputer, à la recherche de sa jumelle. Ça avait été beaucoup de complications pour une seule soirée : le monde, les retrouvailles avec des gens qu'elle avait plus ou moins envie de voir, les montagnes russes du beer pong, Léo ayant failli mettre son poing dans la figure de son meilleur ami... Il se faisait tard et elle jugeait qu'elle avait mérité de dormir.
Elle tomba sur Noé lors de son pèlerinage instable à travers la maison - qu'elle connaissait un peu trop bien à son goût, pour avoir, de toute évidence été traînée trop souvent chez les Weasley. Elle blâmait Peony.
« Vous avez fini de vous faire des bisous avec mon frère ? » se renseigna-t-elle alors qu'il s'apprêtait à l'aider à se stabiliser - elle le voyait venir. Elle esquiva cependant sa tentative d'assistance.
« Je lui ai expliqué la situation. »
« Qui est ? »
« Que tu me plais vraiment, que c'est pas juste comme ça, pour m'amuser. »
Elle devait avoir bu plus qu'elle ne l'avait anticipé car cette déclaration ne lui évoqua pas le sentiment d'alerte habituel (Noé avait eu la présence d'esprit d'éviter tout terme s'approchant du mot "sentiment" : game over immédiat auprès de Dahlia).
Elle se mit sur la pointe des pieds pour l'embrasser rapidement - Léo, comme Eira, était partout (et en même temps, elle n'était pas là pour gérer les sensibilités de son frère...) mais fut cependant confrontée à une situation inattendue : quand elle s'écarta, Victoire était juste à côté d'elle. Le fait qu'elle ait sursauté n'échappa à aucun des intéressés et frustra grandement Dahlia. Cette fille était un ninja ou quoi ?
« Tu viens ? J'ai un truc à vous raconter ! » Adressant un signe de la main impuissant à Noé, qui semblait, lui, sur le départ, Dahlia fut emportée par la tornade Weasley dans la direction qu'elle connaissait être celle de sa chambre j'ai toujours su que tu craquais sur moi Victoire.

A l'intérieur, Peony, confortablement installée dans le lit de Victoire.
« Elle a un truc - »
« à nous raconter, oui, oui. »
Victoire avait disparu et revînt un instant plus tard en traînant une Viska bien plus docile que ne l'avait été Dahlia.
Elle ferma la porte et...
« Teddy m'a dit qu'il m'aimait ! »
L'ultrason était atteint. Forte de plusieurs années d'expérience au contact de Victoire, Dahlia alla s'étendre à côté de sa jumelle, bien consciente que la seule issue avait été condamnée par la blonde.
« Au début j'ai cru qu'il allait m'annoncer une mauvaise nouvelle, parce qu'il avait l'air très hésitant, comme quand j'avais quatorze ans et qu'il avait cassé mon bracelet préféré en marchant dessus sans le faire exprès et qu'il ne savait pas comment me le dire alors que bien sûr je n'allais pas lui en vouloir pour une chose pareille - »
Dahlia serra le bras de Peony, mais constata après coup que les babillages de Victoire n'étaient pas si dérangeants que ça. En fait, ils passaient pour un bruit de fond plutôt... acceptable ?
« Vous suivez toujours ? »
Elle n'avait rien suivi du tout.
« Oui oui continue ton histoire Victoire, j'te jure ça m'berce, c'est parfait. »
« Ma voix te berce ?! » fut l'expression scandalisée qui sortit de sa bouche, alors qu'elle cessait ses allers et venues dans la pièce. Elle sentit plus qu'elle ne vit Peony faire signe à Victoire de laisser couler.
« On t'écoute, Vic' ! » assura la voix de Viska avec une sincérité notable.  
Un temps de pause, et puis : « La lune se reflétait dans ses yeux couleur noisette croustillante... »
Dahlia se laissa bercer pour de bon.



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