AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  





Partagez
 

 [Défi - 30 baisers] Alfie 'Casanova' Hartley [03/30]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Alfie Hartley
Alfie Hartley
Préfet de Serpentard

Parchemins : 253
Âge : 18 ans
Actuellement : 7ème année


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
GALLIONS EVENT: 12


[Défi - 30 baisers] Alfie 'Casanova' Hartley [03/30] Empty
MessageSujet: [Défi - 30 baisers] Alfie 'Casanova' Hartley [03/30]   [Défi - 30 baisers] Alfie 'Casanova' Hartley [03/30] EmptyDim 5 Jan - 17:37




Alfie Hartley

1. Regarde-moi
2. Nouvelle ; lettre
3. Scandale
4. Toi et moi
5. « J’ai quelque chose à te dire… »
6. Entre le rêve et la réalité
7. Superstar
8. Jardin secret
9. Course folle
10. #10
11. Fleur
12. De bonne humeur
13. Liens
14. Musique
15. Le bleu le plus pur
16. Invincible, sans égal
17. kHz (kilohertz ; unité de mesure de fréquence)
18. « Dites ahhh… »
19. Rouge[/strike]
20. Retour à la maison
21. Violence ; pillage ; extorsion Ringo McConnell
22. Bercer Ringo McConnell
23. Bonbon
24. Bonne nuit
25. Obstacle
26. Si seulement tu étais à moi
27. Débordement
28. Médicament
29. Le bruit des vagues Peony Lloyd
30. Baiser


C O D E ©️ A L K A S E L T Z E R



Dernière édition par Alfie Hartley le Ven 15 Mai - 15:33, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas

Alfie Hartley
Alfie Hartley
Préfet de Serpentard

Parchemins : 253
Âge : 18 ans
Actuellement : 7ème année


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
GALLIONS EVENT: 12


[Défi - 30 baisers] Alfie 'Casanova' Hartley [03/30] Empty
MessageSujet: Re: [Défi - 30 baisers] Alfie 'Casanova' Hartley [03/30]   [Défi - 30 baisers] Alfie 'Casanova' Hartley [03/30] EmptyDim 5 Jan - 18:08


Titre : Au mauvais endroit au mauvais moment
Thème : #21. Violence ; pillage ; extorsion
Couple : Alfie Hartley & Ringo McConnell
Autres personnages concernés : Aucun
Contexte : L'histoire se déroule à la fin des grandes vacances. Alfie va entrer en 6e année et Ringo en 7e.
Rating : PG
Mots : 1129



Pourquoi ? Pourquoi les personnes les plus aimables étaient toujours celles qui en prenaient plein la gueule ? Qu'avait fait Alfie au Bon Dieu pour qu'il s'acharne sur lui ainsi sans raison ? Jusque là, le jeune homme avait réussi à trouver un juste milieu entre sa vie moldue et sa vie sorcière. Il menait sa barque tranquillement, sans causer de tort à personne. Certes, il courtisait nombre de demoiselles mais il était toujours honnête dans ses intentions : il ne faisait jamais espérer une fille plus qu'il ne le fallait. Il était beaucoup trop jeune et charmant pour se caser. Il était apprécié de ses ami(e)s. Il bossait sang et sueur sur ses cours pour être dans la moyenne - bon, là, c'est faux, il recopiait la plupart du temps sur ses camarades dotés d'un cerveau. Il repoussait chaque jour cette douleur qui menaçait de le ronger, cette douleur causée par l'absence de sa mère, que ce soit en se dépensant dans le sport ou dans ses moments avec ses potes. Il ne faisait du mal à personne. Alors pourquoi avait-il été la cible d'un guet-apens cette nuit-là ?

Tout cela ne serait pas arrivé s'il avait été en possession de sa baguette magique. Cette satanée baguette qui était tellement prohibée dans le monde moldu. Le pire, dans tout ça, c'est qu'il était sur le point d'être majeur. Il ne lui manquait que quatre malheureux mois avant d'atteindre cette majorité sorcière tant désirée. Dans ces moments-là, il maudissait ses parents de l'avoir fait naître en fin d'année - bien que sa naissance n'avait certainement pas été planifiée en fonction des mois de l'année. S'il avait emmené avec lui l'objet le plus précieux d'un sorcier, rien de tout ça n'aurait eu lieu. Cependant, il avait cru être en sécurité dans son quartier d'habitude si calme de Manchester.

Voilà qu'il gisait maintenant par terre dans une flaque de sang. Carambolage avec une voiture ? Si seulement. Ce soir-là, Alfie avait disputé un match de football important à domicile. La rencontre s'était soldée par une victoire grâce à un doublé d'Alfie Hartley. L'équipe avait évidemment dû fêter cela et à la fin de la soirée, le blondinet, comme à son habitude, avait pris le chemin habituel pour rentrer chez lui. Cette fois-là, il avait clairement été au mauvais endroit au mauvais moment. Alors qu'il souriait à un texto qu'il avait reçu d'une de ses amiEs - avec un grand E - il emprunta une ruelle un peu trop sombre. Il tomba alors nez à nez avec quatre bandits qui l'avaient encerclé, en profitant de son moment de distraction. Banlieue, minuit, aucun témoin, vous voyez le topo. Et tout ça, à quelques centaines de mètres de sa destination finale. Les truands le regardèrent en faisant craquer leurs phalanges ou tout simplement en agitant la clef anglaise qu'ils tenaient fermement en main, c'était au choix, et leur regard n'augurait rien de bon. Il ne fallait pas être Einstein pour comprendre leurs intentions. L'un deux prit la parole : « Vide tes poches. » Simple et efficace. Tout personne sensée aurait obéi mais Alfie avait toujours été un battant. Son père lui avait toujours appris à ne jamais se laisser faire. Même face au pire des dangers, il n'abandonnait pas si facilement. « Allez, vous êtes sérieux ? »  demanda le garçon en rigolant, tout en scrutant les alentours pour s'assurer qu'il ne s'agissait pas d'une caméra cachée et surtout pour gagner du temps afin d'analyser la situation. « On ne le répétera pas deux fois. » continua un autre des gangsters, en mettant bien en avant la lame affutée de son couteau. Ils étaient quatre contre un, tous armés et sûrement très déterminés à obtenir ce qu'ils voulaient. Bien que très téméraire, le Serpentard déglutit avec difficulté face à ces menaces. Une goutte de sueur perla sur son front. Jouer la carte du mec non-apeuré n'avait pas fonctionné et ces types-là n'avaient pas l'air de rigoler.

Sans plus attendre, Alfie lança son sac de sport sur l'un des agresseurs, repoussa un autre qui était trop près de lui et tenta de s'échapper. Mais un de leurs acolytes était tapi dans l'ombre à quelques mètres de là et il eut tout le temps de décocher une droite, en plein dans le nez du blondinet, à l'aide de son poing américain. Une douleur intense s'empara du garçon. Sonné, il tituba jusqu'à ce que les autres brigands arrivent à sa hauteur. Un coup de clef anglaise dans l'épaule, un coup de pied dans les côtes et les poches de l'apprenti sorcier furent vite vidées. Agonisant, Alfie se sentit partir. Des larmes perlèrent sur ses joues tandis que les criminels prirent congé de lui dans une vision s'assombrissant de plus en plus. Il voulait hurler de douleur mais les coups des agresseurs avaient été bien placés et il était parti pour faire un bon dodo.

Quelques heures plus tard, il se trouvait sur un brancard. Du moins, il supposait, vu les mouvements qu'il ressentait autour de lui. Luttant pour revenir à la réalité, il n'y avait qu'une image qui lui venait en tête à ce moment-là. L'image de Ringo McConnell, cette insupportable Serdaigle, se penchant vers lui, en pleurs, le suppliant de tenir le coup. Ca y est, il délirait complètement. Il dit au revoir au peu de forces qu'il lui restait et crut sentir des lèvres se poser sur les siennes dans un makeover de la belle au bois dormant - des lèvres qu'il espérait appartenir à Ringo. Décidément, se faire tabasser apportait apparemment plus d'effet que des champignons hallucinogènes.

Pourquoi elle en particulier ? Ca, il n'en avait aucune idée. Les deux étudiants passaient leur temps à se rabaisser et il y avait bien plus de potentielles demoiselles qui auraient pu prendre sa place dans cette hallucination. Comme quoi, quand on lutte entre la vie et la mort, l'esprit nous joue facilement des tours. Les sensations qui traversaient le corps du jeune Hartley étaient atroces : il ne parvenait pas à choisir l'un des deux bouts du tunnel. Son âme oscillait entre les deux. D'un côté, un tunnel avec une lumière brillante au bout, d'un autre, les ténèbres les plus terrifiants. Il fallait prendre la voie illuminée, il le fallait, pour son père, pour ses proches, même pour sa mère. Un sourire sembla atteindre ses lèvres alors qu'il repensait à cette stupide McConnell. Elle l'aurait fait chier jusqu'au bout.


Dernière édition par Alfie Hartley le Dim 5 Jan - 18:40, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

Alfie Hartley
Alfie Hartley
Préfet de Serpentard

Parchemins : 253
Âge : 18 ans
Actuellement : 7ème année


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
GALLIONS EVENT: 12


[Défi - 30 baisers] Alfie 'Casanova' Hartley [03/30] Empty
MessageSujet: Re: [Défi - 30 baisers] Alfie 'Casanova' Hartley [03/30]   [Défi - 30 baisers] Alfie 'Casanova' Hartley [03/30] EmptyDim 5 Jan - 18:35


Titre : Le cœur a ses raisons
Thème : #22. Bercer
Couple : Alfie Hartley & Ringo McConnell
Autres personnages concernés : Noé Montgomery & Léopold Lloyd
Contexte : Suite de la fic précédente.
Rating : G
Mots : 1345



Le lendemain matin

Plusieurs personnes se trouvaient au chevet d'Alfie : son père, sa belle-mère et son demi-frère. Les deux frères avaient une certaine complicité malgré leur différence d'âge et ils se disaient tout. À côté d'eux, on retrouvait Noé Montgomery et Léopold Lloyd, ses deux meilleurs amis. Ils avaient été mis au courant par le frère du blondinet. Tous étaient morts d'inquiétude. Le Serpentard était étendu sur un lit d'hôpital, le nez apparemment cassé, toujours occupé à tenter de revenir à la réalité. Il comprenait qu'il n'était pas mort, il entendait les voix de ses proches mais il ne parvenait pas à se réveiller. Son esprit était toujours embrouillé : toutes les images qui apparaissaient dans son esprit étaient celles de Ringo. Alfie mettait ça sur le compte du délire. Il avait dû prendre un sérieux coup à la tête pour penser constamment à elle en étant complètement sonné. Son père était assis juste à côté du lit de son fils et lui serrait la main. Il le suppliait de lui donner un signe de vie, quelqu'il soit.

Soudain, le cœur d'Alfie se mit à battre plus rapidement, en temoignait la machine à laquelle il était connecté. Inconsciemment, les lèvres du jeune homme se mirent à trembler. Tous se rapprochèrent de lui et se turent, espérant entendre un son. Un léger murmure sortit de la bouche du garçon : « Ringo… » Et puis, silence radio. Ses battements de cœur redevinrent plus espacés, tout en manifestant quand même qu'il restait en vie. Noé et Léopold se regardèrent, perplexes. Ils se disaient tout, aussi étaient-ils au courant qu'Alfie avait un faible pour la Serdaigle - parmi tant d'autres - mais que ce soit son nom qui soit prononcé en cet instant leur semblait louche. Seulement, c'était le seul signe de vie qu'Alfie leur avait montré jusqu'à présent. Les deux vert et argent se levèrent pour aller débattre dans le couloir de l'hôpital de ce qui venait d'arriver. Noé décida de prévenir Ringo de ce qui était arrivé et de lui demander de venir. Ils n'avaient pas d'autres pistes jusque là et leur meilleur ami leur manquait déjà horriblement.

Quelques heures plus tard, c'est une Ringo qui ne comprenait pas vraiment ce qu'elle faisait là qui entra dans la chambre d'hôpital de celui avec qui elle ne faisait que se chamailler à Poudlard. La brunette n'avait cessé de se poser des questions pendant tout le trajet. Pourquoi l'avoir appelé elle ? Elle n'était pas une de ses prétendantes à la noix ou encore une de ses anciennes conquêtes. Ils n'étaient même pas ce qu'on pouvait qualifier d''amis". La jeune fille avait quand même fait l'effort de venir au vu de la situation critique du blondinet qui semblait dormir à poings fermés emmitouflé dans un drap blanc. Elle avait envie de l'attraper par les épaules, de le secouer et de lui demander ce qui lui était passé par la tête de une, pour s'être aventuré dans une ruelle sombre tard la nuit sans sa seule arme de défense et de deux, pourquoi, parmi toutes les gourgandines qu'il fréquentait, c'était son nom qu'il avait décidé de prononcer dans un bref moment de lucidité. Elle était tiraillée par toutes ses pensées et encore plus par tous les regards posés sur elle une fois entrée dans la chambre, c'est pourquoi elle demanda aux proches présents de la laisser quelques minutes seule avec Alfie. Au point où ils en étaient, ils ne voyaient pas pourquoi ils auraient refusé. Ils quittèrent donc la pièce et Ringo observa minutieusement le visage du jeune homme allongé sur le lit.

Il l'énervait sur tous les points. Son visage fin, ses cheveux blonds décoiffés, son humour de beauf, ses vaines tentatives de drague envers elle, et j'en passe. Elle crut même apercevoir ce petit sourire aux coins des lèvres du Serpentard, sourire qu'elle assimilait toujours à une future vanne de merde. Elle s'approcha lentement de lui et s'assit sur la chaise qu'avait occupé précédemment le père d'Alfie. Désormais seule, elle rejeta ses craintes et posa sa main sur celle du blondinet. Elle entrelaça ses doigts avec les siens et attendit, avant de soupirer. Elle ne savait pas trop ce qui lui était passé par la tête, peut-être avait-elle pensé qu'à son contact, le jeune sorcier se serait réveillé comme par magie. Elle se sentait stupide d'avoir pensé ça. Aucun sentiment, aucune magie n'était suffisante pour forcer une personne dans le coma à se réveiller. Elle posa alors sa tête sur le torse du garçon et resta ainsi plusieurs minutes, cogitant à cent à l'heure. Elle était tourmentée par les sentiments contradictoires qu'elle éprouvait à l'égard de ce crétin d'Hartley, de ce Dom Juan à deux balles, de cette soi-disant star du quidditch qui ne faisait que de se pavaner partout dans le château écossais avec sa clique comme s'il était le roi. Quand elle le voyait, elle avait envie à la fois  de l'étrangler et de l'embrasser pour qu'il ferme sa bouche une bonne fois pour toutes et qu'il se rende compte qu'il n'avait pas besoin de courir après toutes les filles du château vu qu'elle était là.

Noé fut le premier à frapper à la porte, curieux de savoir où en était l'entretien entre les deux tourtereaux.

« Ringo, tout va bien ? » demanda-t-il, mettant sa fierté de côté pour avoir l'air le plus aimable possible.
McConnell était une jeune femme forte, aussi n'avait-elle pas pleuré en voyant le corps presque sans vie de celui qui occupait parfois ses pensées.
« Laisse-moi juste cinq minutes de plus et puis je m'en irai. » répondit-elle, sans laisser entrevoir sa tristesse.
Et c'est là, juste avant qu'elle parte, que l'impensable se produit. Le rythme cardiaque d'Alfie commença à revenir à la normale et il semblait reprendre ses esprits. Ses mains n'étaient plus glacées, son teint reprenait de la couleur et il commençait même à bouger ses membres. Après de longues minutes pendant lesquelles Ringo le regardait les yeux grands ouverts mais la main toujours très serré contre la sienne, Alfie entrouvrit les yeux et sourit directement. Cette foutue McConnell était vraiment là. Celle qui s'était incrustée dans ses hallucinations lorsqu'il était inconscient. Il n'en croyait pas ses yeux. Il les referma pourtant et se contenta d'appeler son interlocutrice en chuchotant.
« Ringo… »
« Oui ? » s'empressa-t-elle de répondre.
« Approche toi s'te plait… »
La brunette s'exécuta, rapprochant dangereusement son visage du garçon qui semblait être revenu à la vie. Le Serpentard libéra sa main de celle de la Serdaigle et la posa sur la joue de la jeune fille. Il attira alors le visage de McConnell vers le sien et leurs lèvres se rencontrèrent pendant un bref instant. Ringo avait été prise de court, aussi ne réagit-elle pas tout de suite. Elle finit par arrêter de lutter et savoura ce baiser. Après tout, ils étaient seuls et Hartley ne se souviendrait peut-être même pas de ce moment. Lorsque Noé frappa une nouvelle fois à la porte, la bleu et bronze mit directement fin au baiser et se leva brusquement de la chaise avant de quitter la pièce en trombe, ignorant les appels et les regards interrogateurs des proches d'Alfie. Ce dernier, quant à lui, se sentit plus apaisé que jamais, et gardait ce sourire aux lèvres, que certaines trouvaient moqueur, que d'autres trouvaient craquant et qu'une certaine personne pensait les deux à la fois. Cette fameuse personne qui cherchait maintenant à fuir le plus loin possible de ce blondinet arrogant, qui l'avait eue dans un moment de faiblesse. Elle se jura de ne plus jamais retomber dans les filets de cet abruti d'Hartley.
Revenir en haut Aller en bas

Alfie Hartley
Alfie Hartley
Préfet de Serpentard

Parchemins : 253
Âge : 18 ans
Actuellement : 7ème année


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
GALLIONS EVENT: 12


[Défi - 30 baisers] Alfie 'Casanova' Hartley [03/30] Empty
MessageSujet: Re: [Défi - 30 baisers] Alfie 'Casanova' Hartley [03/30]   [Défi - 30 baisers] Alfie 'Casanova' Hartley [03/30] EmptyVen 15 Mai - 15:32


Titre : Tout ça pour elle
Thème : #29. Le bruit des vagues
Couple : Alfie Hartley & Peony Lloyd
Autres personnages concernés (par ordre d'apparition) : Matt Stevens, Joaquín Kostas, Fiona Quincy, Graham Bishop, Jensen McGowan, Dahlia Lloyd
Contexte : Alfie est en septième année. Il a été nommé préfet pendant les grandes vacances.
Rating : R
Mots : 4488



made by black arrow

Tout ça pour elle


« Il est hors de question que je t'apprenne le sort d'invisibilité ! Allez, dehors ! »

La porte du bureau du professeur Stevens se referma devant Alfie. Ce dernier poussa un long soupir et revint vers sa salle commune, les bras ballants. Après six années à Poudlard, le Serpentard avait acquis une certaine réputation auprès du corps professoral, mais le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle n'était pas des plus positives. Le fait qu'il ait été désigné comme le nouveau préfet de la maison des vipères restait d'ailleurs un mystère. Quoi qu'il en soit, Alfie n'avait plus qu'une seule minuscule année à passer au sein du château écossais et il comptait bien l'exploiter au maximum, quitte à se faire renvoyer avant la fin du cursus scolaire. Au fond, il doutait que des Aspics lui permettent d'obtenir une place de batteur dans une équipe professionnelle de Quidditch. Dès lors, son premier objectif de l'année - et pas des moindres - était de s'octroyer du bon temps avec une jolie préfète à la chevelure de feu dans la salle de bains qui leur était réservée. Seulement, cette foutue magie empêchait deux personnes de sexe opposés de s'y trouver en même temps. Récemment, et ce grâce aux rondes obligatoires entre préfets, Peony et Alfie s'étaient beaucoup rapprochés mais ils évitaient soigneusement de s'afficher ensemble en public. L'assistant de Défense Contre les Forces du Mal qu'Alfie venait de consulter avait eu l'opportunité de prendre part à la bataille contre Magicis Sacra à Ilvermorny et était, par la suite, parvenu à maîtriser le sortilège d'invisibilité. Malheureusement, il refusait de l'enseigner à Alfie. Le septième année devait donc trouver un nouveau plan.

De retour dans l'antre des Serpentard, il traîna les pieds nonchalamment jusqu'au tableau d'affichage. Peut-être que la solution s'y trouvait ? Et c'était le cas. Il parcourut distraitement les annonces avant que l'une d'entre elles n'attire son regard. Apparemment, quelqu'un venait de lancer son propre commerce de marchandises illégales. Voici ce qu'on pouvait lire : "…Pour tout achat de Feuxfous Fuseboum, Nougats Néansang ou même Amortentia au sein du château - oui, vous avez bien lu, c'est possible ! - : rendez-vous les mardis et jeudis entre 19h et 19h30 devant la statue de Glanmore Peakes, au sixième étage. Prononcez le mot de passe "Saperlipopette !" d'un air enjoué pour vous manifester. Signé : un mec qui a besoin de fric." Au moins, la publicité avait le mérite d'être originale et honnête. Alfie arracha le bout de papier et jeta un coup d'œil à sa montre. Comme on était jeudi, s'il se dépêchait, il avait encore le temps de rencontrer ce mystérieux commerçant de l'ombre.

Il monta les marches des escaliers quatre par quatre, étudiant leur trajectoire attentivement. Six années à Poudlard lui avaient aussi permis d'analyser leurs mouvements - comme quoi, Alfie Hartley n'était pas aussi bête que certains pourraient croire - et il arriva à destination en un rien de temps. Ses rapides enjambées s'arrêtèrent finalement devant la statue de Glanmore Peakes. Le grand blond jeta un coup d'œil aux environs mais il ne semblait pas y avoir âme qui vive. Les seuls éléments présents dans ce couloir étaient une étagère remplie de divers bibelots et une armure de chevalier du moyen-âge à l'air usé. Le jeune homme leva les yeux au ciel avant de prendre une grande inspiration. Allait-il vraiment se ridiculiser en prononçant le fameux mot de passe au beau milieu d'un couloir vide ? Honnêtement, toutes ses années passées à Poudlard lui avaient fait réaliser que presque tout pouvait arriver dans le monde magique alors, pourquoi ne pas tenter ? « Saperlipopette ! » cria-t-il en prenant l'air le plus guilleret qu'il pouvait produire. Seulement, dès l'instant où ce mot sortit de sa bouche, il regretta. Sérieusement, il n'avait pas que ça à faire que de perdre son temps de cette manière. À la suite de l'énonciation de ce code, il eut l'impression qu'un vent de honte soufflait sur lui. « Ridicule. » grommela-t-il avant de revenir sur ses pas. C'est alors qu'un bruit métallique se fit entendre derrière lui. Alfie fit volte-face.

« Attends, attends, j'suis là ! » Le vert et argent eut un haut-le-cœur : la voix sembla provenir de la statue de chevalier médiéval. Qu'est-ce que c'était encore que cette sorcellerie ? Une main gantée souleva alors la visière du casque et deux yeux gris-vert apparurent : un garçon se trouvait en réalité à l'intérieur de l'armure. Il fallait l'avouer, c''était un sacré camouflage. « Alors, en premier, il faut que je vérifie si t'es pas Rusard sous polynectar ou un truc du genre. » prévint-il et, sans plus attendre, il pointa sa baguette vers Alfie. « Wooow ! » s'écria le préfet avant de sortir sa baguette à son tour. « Revelio. » murmura l'individu déguisé avant que le blondinet n'ait le temps de le contrer. Comme l'analyse ne révéla rien, le mystérieux vendeur certifia « Ok, c'est bon. » avant d'ôter son casque et d'afficher un grand sourire à son nouveau client. « Ah, c'est toi. » conclut le Serpentard en poussant un soupir de soulagement. Il connaissait seulement l'énergumène de vue, étant donné qu'il jouait au Quidditch à Poufsouffle - il avait donc déjà eu l'occasion de lui envoyer plusieurs cognards dans la tronche - mais il était surtout au courant de sa réputation et, en cet instant, il espérait qu'il pourrait lui fournir un objet plutôt difficile à se procurer. « Joaquín Kostas, pour vous servir. En quoi puis-je vous être utile aujourd'hui ? » déclara-t-il, avant de faire signe à son interlocuteur de le suivre un peu plus loin dans le couloir. Le bruits métallique qu'il produisait à chaque pas était, en revanche, peu discret. « C'est vrai que tu vends tout et n'importe quoi ? » demanda Alfie, un peu sceptique. Le gréco-argentin acquiesça avant de répondre : « Nommez un besoin, je vous l'apporte endéans les vingt-quatre heures. Satisfait ou remboursé. » se vanta-t-il d'un ton pompeux. Fort de ses années à l'école de sorcellerie, il avait enfin pu mettre en place son business. Les deux garçons s'arrêtèrent alors devant l'armoire qui contenait des dizaines de babioles. « Alors ? » demanda impatiemment le Poufsouffle qui risquait gros en se montrant ainsi à découvert. « Hum, il me faudrait du polynectar… » Quino afficha un air ravi : il venait justement d'ajouter ce produit à son catalogue. « T'as de la chance. J'en ai du tout frais - je l'ai pas encore ajouté sur l'annonce - pour seulement dix gallions la fiole. » expliqua-t-il en ouvrant la porte du meuble pour se saisir d'une petite besace noire. Alfie ouvrit de grands yeux. « Quoi ?! dix galions ? Mais c'est du vol ! » s'offusqua le préfet. Le cinquième année ricana. « Les temps sont durs mon ami… À prendre ou à laisser ! » déclara-t-il sans ciller. L'Anglais se mit alors à réfléchir. « Qu'est-ce que tu dirais de réduire le prix de moitié et que je te donne le mot de passe de la salle de bains des préfets ? » suggéra le septième année, un sourire en coin. Il était conscient que donner l'accès à cette pièce à Joaquín Kostas revenait à en autoriser sa destruction mais il devait bien mettre en avant ses nouveaux privilèges. Le jaune et noir réfléchit à son tour et, après quelques secondes d'hésitation, il tendit la main à son client. « Ok. Marché conclu. » Alfie, le sourire aux lèvres, serra la main de son fournisseur puis ce dernier ouvrit la mystérieuse sacoche et fourra son bras loin dedans. Nul doute que l'objet avait été ensorcelé à l'aide d'un sortilège d'extension. De son côté, le grand blond fouilla dans sa poche pour en sortir cinq gallions. Finalement, le gréco-argentin tira une petite fiole en argent du sac et le donna au Serpentard en échange de la monnaie sorcière. « Hep hep hep, et le mot de passe ? » rappela-t-il avant qu'Alfie ne tourne les talons. « Ah oui, c'est "Fraicheur des pains. » confia-t-il. « Parfait ! Un plaisir de faire affaire avec vous. » déclara-t-il avant de dissimuler sa besace dans l'armoire parmi les objets en tout genre. « Je ne te le fais pas dire ! » répondit son interlocuteur, ravi d'avoir acquis la potion de changement d'apparence si facilement. Quino salua son aîné puis remit sa visière et retourna à son poste. Alfie, lui, quitta les lieux, songeant déjà à quel point il allait s'amuser avec cette potion en sa possession.

Pour finaliser son plan, il ne restait plus au préfet qu'à trouver une fille qui voudrait bien lui prêter des cheveux. Ainsi, dès le lendemain, le garçon se dirigea sans hésiter vers Fiona Quincy, qui, avec le temps, était devenu sa meilleure amie. Elle ne pourrait pas lui refuser ce petit service. La jeune Serdaigle était dans la Grande Salle en train de discuter avec Graham quand Alfie surgit à côté d'elle avant de s'affaler sur le banc qu'elle occupait. « Salut les gars ! » La jolie blonde sursauta. « Oh, Alfie, tu m'as fait peur. » s'exclama-t-elle, la main sur le cœur. Alfie lui renvoya un sourire espiègle. « Eh merde, c'est pas l'effet que je préfère avoir sur toi. » le taquina-t-il, ce qui lui valut un soupir exaspéré de la part de la jeune fille. « Tu m'avais pas manqué, en fait. » affirma-t-elle en levant les yeux au ciel. Elle l'aimait beaucoup mais qu'est-ce qu'il pouvait être insupportable quand il sortait ses disquettes de dragueurs à deux balles ! « Dis pas de bêtises Fifi ! J'peux te parler en privé ? » enchaîna-t-il directement, avant d'adresser un sourire coupable au préfet de Gryffondor. Celui-ci lui assura par un geste qu'il pourrait se passer d'elle quelques minutes et Fiona répondit « J'ai déjà peur. ». Elle se leva tout de même et l'accompagna en dehors de la Grande Salle où Alfie lui sortit son plus beau sourire. « J'ai besoin de l'aide de la meilleure amie du monde ! » déclara-t-il, en bon fayot qu'il était. « Ca, j'avais compris… Allez, viens-en au fait.» Sans plus attendre, le batteur des vipères posa ses mains sur les épaules de la blondinette et plongea ses yeux couleur azur dans les siens. « J'aurais besoin de deux-trois cheveux à toi… » demanda-t-il d'une voix douce. « Je suppose que c'est pour une raison purement scolaire, n'est-ce pas ? » ironisa-t-elle, bien au courant des nombreuses manigances de son meilleur ami. « Bien sûr ! » lui affirma-t-il. « OK, mais je veux savoir pourquoi. » Après tout, Alfie n'avait rien à cacher à Fifilius Flitwick. « Oh, pour faire simple, j'veux juste passer du bon temps avec Peony dans la salle de bains des préfets mais tu sais bien qu'il y a ce foutu enchantement qui m'empêche d'y rentrer s'il y a déjà une fille dedans... » avoua-t-il sans vergogne. La bleu et bronze ne put s'empêcher de rigoler. Elle s'était attendue à une excuse pareille. « Décidément, tu t'arrêtes jamais Fifi. » Car oui, si Alfie décidait de surnommer Fiona "Fifi", le sobriquet pouvait fonctionner dans les deux sens. « T'as de la chance que je sois de bonne humeur aujourd'hui. » confia-t-elle, avant d'arracher quelques cheveux de son crâne en grimaçant. « Tu m'en dois une ! » déclara-t-elle d'un air autoritaire et le préfet la prit directement dans ses bras. « Merci ! T'es la meilleure ! » Le jeune homme n'était pas spécialement musclé mais sa grande taille lui avait permis de faire décoller son amie du sol. « Oui, je sais, maintenant tu peux me reposer par terre avant que je meurs asphyxiée. » Alfie s'exécuta et lui flanqua un bisou furtif sur la joue avant de s'éloigner, tout sourire. Fiona roula des yeux et rejoint Graham, amusée par le comportement du Dom Juan.

En réalité, la jeune fille ne savait pas dans quoi elle s'était fourrée. Dès lors, le lendemain, alors que le soleil perçait à travers les nuages, c'est avec une expression inquiète qu'elle se pointa à l'orée de la forêt interdite, là où Alfie l'attendait déjà. « Ah t'es là, parfait ! » constata-t-il avec enchantement. « Du coup, je te répète le plan. C'est simple : je me transforme en toi et t'attends ici une heure. Ca devrait être suffisant pour que la potion ait stoppé ses effets. Et t'inquiète ! » dit-il en levant un doigt devant lui avant que sa meilleure amie ne conteste ses idées. « Graham est dans le coup. Il va te rejoindre pour pas que tu sois toute seule ma petite Fifi d'amour. » expliqua-t-il en attrapant les joues de la blondinette. Elle écarta directement les doigts du Serpentard et ne fit pas d'efforts pour cacher son mécontentement. « Je peux vraiment te demander ce que je veux après ? » demanda-t-elle, pour être sûre. « Tout-ce-que-tu-veux ! » la rassura-t-il, conscient qu'elle se fourrait dans une sacrée panade pour lui. Le jeune homme se faufila ensuite derrière un arbre en compagnie de la Serdaigle puis commença à enlever son pull et son t-shirt. « Qu'est-ce que tu fais ?! » s'offusqua-t-elle, tandis que son meilleur ami se présentait devant elle, torse-nu. « Oh, ça va, fais pas la timide ! Tu m'passes le sac avec tes affaires s'te plaît ? » demanda-t-il en tendant la main. Bien que confuse, la jeune fille s'exécuta avant de tourner le dos à son ami. « Merci ! » En deux temps trois mouvements, Alfie avait enfilé les habits de sa meilleure amie, histoire de n'éveiller aucun soupçon. Il y était plutôt à l'étroit mais ça ne devait pas durer. Il fourra ses vêtements dans le sac mais avant d'y ranger son jeans, il tira son flacon de Polynectar d'une des poches et s'empressa de l'ingurgiter. Avec un haut-le-cœur de degoût, il mit son sac sur le dos et attendit que la transformation s'achève. Quelques minutes plus tard, c'était deux Fiona Quincy qui se regardaient dans les yeux, l'une les sourcils froncés, l'autre un sourire ravi aux lèvres. « Ca me fait quand même bizarre… » avoua la vraie Fiona. « T'inquiète ! Quand je serai riche, je te léguerai la moitié de ma fortune ! » dit-il d'une voix bien plus aigüe que d'habitude, avant de se mettre en route pour le château.

La veille, Alfie s'était approché de Peony dans la salle commune et lui avait chuchoté dans l'oreille  « Demain, seize heures, salle de bains des préfets. » et s'était rapidement éclipsé, avant qu'elle ne puisse objecter quoi que ce soit et surtout avant que Léopold ne lui tape une crise parce qu'il s'était approché de sa petite sœur chérie.

En revanche, ce qu'il n'avait pas prévu, c'était de croiser Jensen McGowan dans la cour de l'école, qui semblait apparemment vouloir parler à la vraie Fiona. Eh merde. Il tenta de se souvenir quelle était la nature de leur relation. Aux dernières nouvelles, le capitaine des vipères ne portait pas les nés-moldus dans son cœur, aussi Alfie, déguisé en Fiona, décida d'adopter une attitude agressive envers lui. « Salut Fiona, je… » « Tiens, tu te souviens de mon prénom maintenant, c'est une première ! » rétorqua-t-il directement, accélérant le pas pour écourter le plus possible leur rencontre. « Attends, s'il te plaît, je voulais te parler. » avoua-t-il, d'une voix douce qui ne collait pas vraiment au personnage. « J'ai pas le temps, je suis pressée. » rétorqua-t-il, en évitant le regard de Jensen. Sur ce, Alfiona se mit carrément à trottiner afin d'arriver plus rapidement dans le Hall d'entrée, laissant derrière lui un McGowan à l'air penaud.

Sur le chemin jusqu'à la salle de bains, il entendit à nouveau qu'on l'interpellait. « Hé, Fiona ! » Décidément, personne ne voulait laisser Fiona tranquille dans ce château ?! Levant les yeux au ciel, le jeune homme camouflé se retourna pour voir qui était venu l'importuner alors qu'il était si près du but. À son soulagement, ce n'était que Graham qui s'approchait de lui, un air sceptique sur le visage. « Je pensais que je te rejoignais devant la Forêt Interdite. » s'inquiéta-t-il. Son interlocuteur fit alors de grands gestes de négation avec les mains pour appuyer ses propos. « Mais non, Graham, c'est moi, Alfie. Fiona t'attend là-bas comme prévu. » le rassura-t-il. Le Gryffondor lâcha un « Ah. » dépourvu d'émotion, ce qui ne permettait pas vraiment de comprendre son état d'esprit. « Je t'en dois une à toi aussi ! » remarqua-t-il en claquant des doigts tout en pointant son index vers lui. Puis, sans plus attendre, il se remit en route vers sa destination.

Merlin merci, Alfie sous Polynectar réussit à arriver à bon port sans autres encombres. Ni une, ni deux, il prononça le mot de passe et pénétra dans la salle de bains où Peony l'attendait déjà. Hélas, elle était encore habillée. « Fiona ? Comment t'es entrée ici ? » demanda-t-elle en haussant un sourcil. À priori, la Serdaigle n'était ni préfète, ni capitaine de sa maison. « Mais non, c'est moi, Alfie ! » assura le jeune homme déguisé. La jolie rousse haussa un sourcil « Et comment je peux être sûre que c'est vrai ? » demanda-t-elle. « Peony Lloyd, chaque fois que je croise ton regard, je me noie dans tes yeux. Ton sourire me fait fondre et m'immobilise encore plus que si j'avais été frappé d'un Petrificus Totalus...  » « Ok c'est bon, je te crois ! » l'interrompit-elle, amusée. Puis, prenant compte de la situation, elle ne put s'empêcher de pouffer. « Je savais pas que t'étais prêt à faire ça juste pour avoir un moment tranquille avec moi. » Le garçon sortit son plus beau sourire séducteur. « Je ne raterais pour rien au monde une occasion de te voir en maillot de bain. » Au final, le seul obstacle qui s'était mis sur sa route pour conquérir la préfète avait été et était toujours son grand frère surprotecteur. Mais ils pouvaient désormais bénificier d'un moment en tête-à-tête, alors autant en profiter au maximum. « T'en as quand même mis du temps ! » fit-elle remarquer à double sens, malgré le sourire qui illuminait son visage maintenant que son crush était là. « Ouais, désolé, j'ai croisé ton meilleur pote dans la cour et j'ai dû le remballer. » raconta-t-il d'un air détaché. « Quoi ?! Jensen ?! » Peony semblait prendre cette déclaration au sérieux. « Euh oui… J'aurais pas dû ? » demanda-t-il, sceptique. « Oh la la, Alfie, t'es beau mais qu'est ce que t'es bête. Jensen voulait déclarer sa flamme à Fiona aujourd'hui ! » déclara-t-elle, cette fois en se retenant de rire. Qui aurait pu croire que McGowan en pinçait pour la vraie Fiona ? « Ah merde… » Forcément, quand on jouait avec la magie de cette façon, il y avait toujours des dommages collatéraux. « Bonne chance pour remettre de l'ordre dans tout ce bazar après ! » soutint-elle, et Alfie se sentit tout de suite moins confiant au sujet de son plan presque parfait. Peony, quand à elle, se diriger vers l'énorme baignoire qui se situait au centre de la salle pour en activer les robinets.

Si Alfie était curieux de savoir ce qu'il pouvait ressentir dans le corps d'une fille, il ne pensait pas que le faire en compagnie de Peony était une très bonne idée. « Tu peux déjà te baigner si tu veux, je vais juste attendre de reprendre mon apparence normale. » assura-t-il, en se regardant avec amusement dans l'un des miroirs de la pièce. « D'accord. Tu veux bien te tourner pendant que je me change ? » demanda-t-elle, un sourire aux lèvres. Elle connaissait l'asticot. « Ah oui, pardon. » répondit-il d'un air faussement gêné. Il y avait beaucoup de miroirs autour de lui et la tentation était trop grande pour ne pas y jeter un œil. Le préfet se rinça donc l'œil tandis que Peony lui tournait le dos. Il avait beau être dans un corps féminin, l'attirance qu'il ressentait pour la préfète était toujours bien présente. Un bruit d'éclaboussement signala à Alfie que la jeune fille s'était glissée dans l'eau et il se retourna donc, le sourire aux lèvres. « C'est quoi ce sourire ? » lui demanda Peony, amusée. « Rien, je suis content d'être là. » répondit-il d'un air innocent. « Tu m'as regardé quand je me déshabillais, c'est ça ? » suggéra-t-elle. « Moi, te regarder en scred ? J'oserais paaaas. » se défendit-il, ne perdant toutefois pas son éternel sourire charmeur.

Finalement, les effets de la potion s'estompèrent et Fiona redevint Alfie. « Aah, ça fait du bien ! » déclara-t-il, en se touchant les bras pour vérifier qu'il était réellement de retour sous sa vraie forme. Un coup d'œil au miroir et la sensation de se sentir à l'étroit dans ses vêtements lui confirmèrent également le résultat. « Je te préfère quand même comme ça. » avoua Peony, qui se prélassait dans l'eau pleine de mousse de la gigantesque baignoire. Pas gêné pour un sou, le jeune homme se déshabilla entièrement avant d'enfiler son maillot de bain version masculine puis il prit bien soin de planquer son sac à dos. Après tout, ils n'étaient pas les seuls préfets à avoir accès à cet endroit. « Hé, je te vois me mater, diablesse. » lança-t-il en tournant la tête vers la rouquine. Histoire de rentrer dans son jeu, elle répondit : « Moi, te regarder en scred ? J'oserais paaaas. » Les deux tourtereaux se mirent à rire puis Alfie se plaça directement au bord de l'eau, avant d'y entrer en plongeant majestueusement. Il ressortit alors de l'eau juste en face de Peony et planta ses yeux bleus dans les siens. « Toute cette mise en scène valait vraiment le coup. » affirma-t-il, avant d'attraper la jeune sorcière par la taille pour l'emporter sous l'eau. Ils s'amusèrent ainsi dans l'eau pendant un moment avant de s'asseoir côte à côte contre le bord de la baignoire.

Aucune parole ne fut nécessaire pour ce qui suivit : leurs visages dangereusement proches l'un de l'autre, il ne fallut pas bien longtemps avant que leurs lèvres se rejoignent. Le fait qu'ils soient seuls, loin de tout, à l'abri des regards et que le bruit des vagues berçait doucement leurs oreilles donnait quelque chose d'extatique à ce baiser. Malheureusement, ce plaisir ne fut que de courte durée car une intruse choisit de se pointer pile à ce moment-là. Entendant la porte s'ouvrir, Peony eut directement le réflexe d'enfoncer la tête d'Alfie sous l'eau devant elle. Dahlia fit alors son entrée dans la pièce, l'air épuisée. « Ah, t'es là ! Ca fait une demi-heure que je te cherche partout. » lâcha-t-elle avant de lâcher un grand soupir. « Lila ? Qu'-est ce qui se passe ? » demanda la rouquine, tandis que le rouge lui montait aux joues. De son côté, Alfie tentait tant bien que mal de retenir sa respiration sous l'eau. Il savait que si quiconque était au courant qu'il fricotait en secret dans la salle de bains des préfets avec la petite sœur de Léopold, il était bon pour se faire pousser de la tour d'Astronomie à la prochaine occasion, probablement par Léopold lui-même. « C'est Jensen. Il tire la gueule et ne veut voir personne d'autre que toi. Je te jure, parfois, il se comporte comme un gros bébé. » expliqua-t-elle. « À qui le dis-tu ! » Puis, le regard de la Serdaigle se posa sur l'endroit où se trouvait le préfet. Avec la mousse, il était impossible qu'elle se rende compte qu'il y avait quelqu'un mais le teint de sa sœur jumelle la laissait perplexe. « Qu'est-ce que tu caches ? » demanda-t-elle alors. N'étant pas à Serpentard pour rien, Peony sut inventer un mensonge assez crédible pour calmer les soupçons de Dahlia. « Mon ventre. J'ai pas envie que tu me dises que j'ai encore perdu du poids. » L'expression de visage de la brunette s'attendrit. « Je me fais juste du souci pour toi, c'est normal. »

Alfie avait beau se débrouiller en natation, il ne savait vraiment pas combien de temps il pourrait encore tenir en apnée. Allait-il mourir de cette façon, noyée par une jolie fille dans la salle de bains des préfets ? Etait-ce là son destin ? Puis, comme si Peony avait entendu son appel à l'aide, elle demanda à sa sœur « Tu m'attends dehors ? J'arrive. » Sa jumelle haussa un sourcil. « Pourquoi tu veux que je t'attende dehors ? » « Allez, s'il te plaît Lila ! » insista-t-elle, craignant de plus en plus que le garçon qu'elle aimait ne rende l'âme juste devant lui. « Bon ok, mais fais vite ! » Alors que la porte se refermait derrière la préfète de Serdaigle, la rouquine tapota sur la tête du grand blond et celui-ci ne se fit pas prier pour resurgir à la surface avant d'aspirer tout l'air qu'il pouvait. Une fois sa respiration redevenue correcte, il posa sa tête sur l'épaule de Peony, qui ne pouvait s'empêcher de rigoler. « J'ai bien cru que j'allais y rester. La prochaine fois, on se rejoint quelque part où y a pas d'eau ? » proposa-t-il, tandis que la jeune fille déposait un baiser sur son front avant de le repousser gentiment pour sortir de l'eau. « Ca fait plaisir de voir que tu serais prêt à mourir pour moi. » commenta la préfète d'un air guilleret. En soi, depuis le moment où Alfie avait décidé de flirter avec elle, il avait accepté l'éventualité de mourir dans d'atroces souffrances. Au moins, il aurait vécu les derniers mois de sa vie à fond, en compagnie de l'une des plus belles filles de l'école.
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé





[Défi - 30 baisers] Alfie 'Casanova' Hartley [03/30] Empty
MessageSujet: Re: [Défi - 30 baisers] Alfie 'Casanova' Hartley [03/30]   [Défi - 30 baisers] Alfie 'Casanova' Hartley [03/30] Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
[Défi - 30 baisers] Alfie 'Casanova' Hartley [03/30]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [UPTOBOX] Bons baisers de Hong-Kong [DVDRiP]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
HP-Hogwarts :: Hors-jeux :: Les galeries :: Défi - Les 30 baisers-
Sauter vers: