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 Call me Emma Carter [PV]

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Wilhelmina Kilgarvan
Wilhelmina Kilgarvan
Ministère

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Âge : 21 ans (31/07/95)
Actuellement : Département des Mystères


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Ξ Sujet: Call me Emma Carter [PV]   Call me Emma Carter [PV] EmptyJeu 16 Avr - 13:00

- Ah, Winnifred. Parfait. Vous avez une minute ?
- Ben, c’est-à-dire que je suis en train de mettre au propre les notes sur l’expérie…
- Tant mieux. Vous allez donc pouvoir aller déposer ces vieux dossiers aux archives : nous avons besoin de place.
- Mais le compte-rendu d’exp...
- Et si vous pouviez en profiter pour revenir avec neuf sandwiches aux œufs et trois au thon, je crois que l’équipe de recherche de la salle deux commence à avoir faim.
- Oui, mais le co…
- C’est urgent, mon petit, vous ne voudriez tout de même pas que ces pauvres gens tombent d’inanition, n’est-ce pas ? Ils travaillent dur, vous savez...

Face au regard sévère de sa N+1 supérieure, qui n’était pas sans rappeler celui de Minerva McGonagall, son épouvantard personnel (« Pitié, Professeur, j’ai fait une rature en bas de la troisième feuille de parchemin de mon devoir, mais je vous jure que ce n’est pas une provocation… Tenez, je vous offre mon chat en sacrifice ! »), Wilhelmina avait fini par céder. Pourtant, le matin même, comme tous les matins depuis presque un an et demi (un an et demi, bon sang, était-elle à ce point dénuée de toute fierté ?), la jeune femme s’était juré que cette fois, cette fois, c’était terminé. Enfermée dans la salle-de-bain (pour le plus grand bonheur d’Alice, qui attendait que la place se libère depuis une bonne demi-heure), les deux mains rivées au lavabo, la Serdaigle avait plongé ses yeux dans le reflet – encore embué de la douche trop chaude – que le miroir lui renvoyait, et répété le petit discours qu’elle espérait tenir à Aurora Shairkeur, sa tortionnaire attitrée responsable directe : « Bon, Aurora, d’abord, moi, c’est Wilhelmina, Wil-hel-mi-na, pas Winnifred. Franchement, au bout de deux ans, c’est un peu vexant que tu n’aies toujours pas pris la peine de retenir mon prénom, même si c’est gentil d’avoir essayé. Ensuite, j’aimerais bien qu’on reparle de ce statut de larbin stagiaire qui, sans vouloir avoir l’air de me plaindre, devient un peu ridicule : je crois que je suis prête à accomplir des tâches plus gratifiantes que la livraison de café ou le rangement des salles d’expérimentation ».
Sans oublier – mais cela, elle n’oserait jamais le formuler à voix haute, tant la pensée lui semblait déjà mesquine – que la plupart des stagiaires qui avaient été titularisés, au cours de l'année écoulée, lui passant ainsi devant le respect est mort, ne lui paraissaient pas plus compétents qu’elle. Seulement, ils n’hésitaient pas à se mettre en avant, eux.

Hélas ! A peine Aurora était-elle venue se pencher au-dessus de la minuscule table branlante, coincée dans l’étroit cagibi qui lui tenait lieu de bureau, que la belle détermination de Mina avait disparu. Il avait suffi d’un froncement de sourcils désapprobateur et d’un pincement de lèvres un peu appuyé, pour que la Serdaigle se transforme en petite gelée tremblotante, et prête à accepter les corvées les plus ingrates : Aurora lui eût-elle demandé d’aller récurer tous les urinoirs du Ministère, à l’aide d’une vieille brosse-à-dents fatiguée, qu’elle se serait immédiatement exécutée. Et avec le sourire, en prime. Pitoyable. Parfois, Winnifred Wilhelmina se détestait. Les bras chargés de dossiers poussiéreux, dont certains dataient du début du siècle dernier (« Sérieusement, les gars, vous faites le tri tous les combiens ? Et est-ce qu’on a bien besoin de garder une note de synthèse sur le temps de gestation des strangulots en eaux tempérées ? Même Hagrid, s’en moque pas une bestiole assez dangereuse pour lui, ça, le strangulot ! »), la jeune femme oscillait entre colère (« Tu sais où tu peux te les coller, tes sandwiches au thon, Aurora ? Ah ! ») et abattement (« Bouhouhou, je suis vraiment trop nulle, je n’arriverai jamais à rien, pas étonnant que personne ne me prenne au sérieux. Je vais finir ma vie dans ce placard : « Winnifred, la plus vieille stagiaire du Ministère », qu’on m’appellera. Après ma mort, mon fantôme hantera encore le Département des Mystères. »), tandis qu’elle se dirigeait d’un pas chancelant (« Et en plus mes muscles me lâchent : je suis atteinte d’une grave maladie dégénérative, je suis foutue, c’est évident ! ») vers l’ascenseur. Puis, avec toute la dignité qui la caractérisait, elle grimaça, coinça la pile de dossiers sous son menton, afin de la stabiliser et, dans une torsion du buste qui n’avait rien de naturel, utilisa son coude pour appuyer sur le bouton d’appel.

- Pardon, désolée, bonjour, baragouina-t-elle d’une voix étouffée, alors qu’elle pénétrait en crabe dans la cabine, et réitérait son coup de coude, pour demander, cette fois, un arrêt au deuxième étage. Elle se sentait parfaitement idiote. Une chance pour elle, l’ascenseur était vide, exception faite des notes de service qui voletaient paresseusement au-dessus de sa tête, et d’une autre personne, vers laquelle Mina n’osa pas lever les yeux, de peur non seulement, de mettre à mal le fragile équilibre des dossiers, mais également de croiser le regard de l’occupant des lieux, ce qui les obligerait, l’un comme l’autre, à se lancer dans une conversation aussi gênante qu’inutile (« Beau temps pour la saison, héhéhé… Ah ? Il pleut ? Mais vous savez ce qu’on dit : pluie en Juillet, pluie en Février ! Non ? Personne ne dit ça ? Ben je vais me taire, alors, hinhinhin ! »).

L’ascenseur s’ébranla dans un grincement qui n’était pas sans rappeler un râle de rongeur asthmatique, eut un premier soubresaut, un second, avant de marquer un arrêt brutal, entre deux étages. Déstabilisée, Wilhelmina, dans un pas chassé malhabile, écrasa le pied de Maxou le gigolo son compagnon d’infortune.
- Pardon ! Pardon ! Vraiment désolée !
La jeune femme, mortifiée, se répandait encore en excuses, quand une note de parchemin plus téméraire que les autres, lui frôla le sommet du crâne. La Serdaigle, qui avait déjà les nerfs à fleur de peau, laissa échapper un couinement étranglé, et, dans un geste de défense malheureux, leva les bras au ciel… Envoyant, au passage, valser ses dossiers dans les airs.
- Je… Je… Holàlà… Holàlà… Jesuisdésoléepardonjevaisramassermondieutoutleclassementestàrefairejesuismortepardon…
Rouge de honte, la rouquine s’agenouilla, dans un murmure inintelligible, et entreprit de ramasser ses papiers épars.
* Si on me demande, songea-t-elle, paniquée, je donne une fausse identité. Emma Carter, voilà. Je suis Emma Carter. Rien à voir avec Wilhelmina Kilgarvan. Wilhelmina qui ? Connaîs pas… Ahaha… Z’êtes sûr que c’est pas Winnifred, plutôt ? Ahaha… Oh Merlin…*


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* Do what I do. Hold tight and pretend it’s a plan ! *
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Maximilien Bowman
Maximilien Bowman
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Ξ Sujet: Re: Call me Emma Carter [PV]   Call me Emma Carter [PV] EmptyJeu 16 Avr - 23:33

Call me Emma Carter
Wilhelmina & Maximilien

made by black arrow


Maximilien était de passablement mauvaise humeur. Dix jours plus tôt, l'ancien Serdaigle avait reçu une lettre de Bob, son responsable lorsqu'il travaillait encore au Ministère de la Magie. Bob, qui, par une mobilité transversale dont il s'auto-congratulait dans sa missive, l'informait qu'il avait rejoint la Ligue britannique et irlandaise de Quidditch ("tu comprends Maximilien, les alpagas de mon épouse sont devenus un vrai gouffre financier, et bien sûr, j'ai fait le serment (rien d'officiel, cela va sans dire, il s'agit plutôt d'un engagement personnel, une sorte de profession de foi, si tu me permets le terme) de dédier mes connaissances et mon savoir au Bureau des Brevets Saugrenus (B.B.S), mais la Ligue m'a fait une offre que je ne peux pas refuser. Le salaire en lui-même..."), et en profitait pour le convoquer au Ministère, illico presto. Maximilien avait observé la lettre, qui n'avait rien de ce petit quelque chose de purement impersonnel auquel l'avait habitué le Ministère, mais qui, en revanche, était couverte de petites tâches vertes d'origine non identifiée, d'un air dubitatif. Pourtant, une fois passé le paragraphe faisant l'étalage de la vie privée de Bob (dont Max' avait toujours été bien trop au courant à son propre goût), l'objet de sa convocation ne lui laissait pas beaucoup de marge de manœuvre. Il était "impératif", qu'il vienne "sur place", remplir et signer le formulaire DKJ-Y615 au plus tôt car "tu comprends bien mon garçon qu'en l'état, on ne devrait même pas te laisser participer à des matchs en tant que titulaire. C'est une question de réglementation, et comme disait ma tante Yvette : avec la loi on ne rigole pas" (cette phrase en elle-même aurait dû rendre sa convocation nulle et non avenue, de son humble point de vue).
Seulement voilà, Maximilien ne voulait pas prendre le risque d'être arrêté. Le Quidditch occupait désormais tout son temps, même et surtout, la partie libre de celui-ci. Le match contre les Pies de Montrose approchait dangereusement, et il était hors de question qu'un oubli administratif lui coûte sa titularisation. Et ce même s'il avait le sentiment irrépressible que Bob cherchait surtout à le faire venir jusqu'au Ministère pour lui demander une quelconque faveur en lien avec le Quidditch. Et ça ne le faisait pas rire du tout.

Foutu pour foutu, il avait indiqué à son entraîneur qu'il arriverait tard dans la matinée, et s'était résigné à transplaner à côté de la vieille cabine téléphonique dissimulant l'entrée des visiteurs du Ministère. Après plusieurs années de bons et loyaux services, il aurait apprécié qu'on lui déroule le tapis rouge, c'est un minimum pouvoir s'y rendre autrement qu'en entrant dans un petit habitacle dégageant une forte odeur de renfermé, en s'attirant le regard éberlué d'un gamin qui passait par là ("mais M'sieur ces machins-là ça marche pas Hibernatus c'est bien vous ?"). Il ne faisait pourtant pas le malin, et ce pour plusieurs raisons (outre le subtil chantage opéré par Bob) : d'un, il était un peu anxieux à l'idée de croiser Roy Ava, qu'il n'avait pas revue depuis leur rupture officielle il y a de cela plusieurs mois, et deux, il avait fait quelque chose d'un peu ridicule en conséquence. Il était ici in-co-gni-to se répéta-t-il pourtant en posant les pieds dans l'Atrium, lunettes de soleil sur le nez alors qu'il était en souterrain. Il avait toujours entendu dire que l'important, c'était d'y croire. Nerveux et ronchon mais pas abattu, il avait pénétré dans l'un des ascenseurs magiques, et avait appuyé sur le bouton sept en soupirant. Pas d'Ava en vue.

L'entretien avec Bob se déroula à peu près comme il s'y était attendu : une tirade interminable sur les alpagas, les difficultés de la vie conjugale ("quand j'te dis qu'elle a transformé tous nos nains de jardin en alpagas, c'est vraiment tous, gamin") et enfin, le clou du spectacle. La vraie raison de sa présence en personne au Ministère ("tout devient tellement impersonnel de nos jours ! Et tiens qu'j'te signe ça et que j'te l'envoie par courrier, où est passé le contact humain ? De mon temps, les gens adoraient se faire la bise v'nir dans nos bureaux. Bon, et sinon, tu m'signerais pas ce petit poster de Flaquemare ? C'est pour mon neveu, il est fan"). Maximilien s'était gardé de faire remarquer à Bob qu'il était enfant unique, il s'en voulait déjà trop à lui-même d'avoir gardé cette information en mémoire (et il avait surtout le sentiment que son autographe allait alimenter de malheureux alpagas pour un petit bout de temps). Agacé par cette perte de temps, il avait appelé l'ascenseur non sans une certaine hargne, et avait esquissé un sourire ravi en s'apercevant qu'il était vide. La première vraie bonne nouvelle de la journée.

Un instant plus tard, il le sentait ralentir, et son cœur se serra avec une anticipation qui ne fit que grandir lorsque les portes s'ouvrir sur une touffe de cheveux roux cachée derrière une montagne de dossiers. Son estomac fit un joyeux saut périlleux, mais son cerveau avait déjà enregistré qu'il ne s'agissait pas de la même teinte que les cheveux d'Ava. Max' suivit des yeux la seule et nouvelle arrivante de l'ascenseur. Il se racla la gorge. « Ah, oui, bonjour. » marmonna-t-il avec un temps de retard, à la fois perturbé par cette apparition soudaine, et par le fait qu'il pensait en fait reconnaître la personne derrière la montagne de dossiers.  En fait, il avait même ouvert la bouche pour formuler cette hypothèse à haute voix lorsqu'une douleur inattendue traversa brutalement son pied droit, lui faisant pousser un « Aoutch » peu viril. Il lui fallut quelques secondes de plus pour réaliser que l'ascenseur s'était immobilisé on l'appelle La Flèche. Il lâcha un soupir exaspéré. « C'est pas possible. » Était-il maudit ? Était-il comme l'un de ces sorciers à propos desquels on lisait dans les journaux que leur vieille tante acariâtre leur avait jeté un mauvais sort au berceau, pour se venger de sa petite-sœur-la-préférée-de-leurs-parents ? Comment expliquer autrement qu'après deux occurrences distinctes à plusieurs années d'intervalles où il s'était retrouvé coincé sur les maudits escaliers mouvants de Poudlard, il se retrouve bloqué dans un ascenseur-pourri-du-Ministère ? C'est ce qu'on appelle dans le jargon une coïncidence, Maximilien. Furieux contre la vie, Bob, les fabricants d'ascenseur, il finit par se concentrer sur la litanie d'excuses qui parvenait à ses oreilles et qui lui firent froncer les sourcils.

« C'est pas - » Le reste de ses paroles fut perdu dans une pluie de dossiers, un couinement proche de l'ultrason et une nouvelle litanie d'excuses. Baissant les yeux, il vit Winifried (car il lui avait bien semblé que c'était elle, cachée derrière tous ces dossiers !) à quatre pattes par terre, en train d'étaler et/ou ramasser ses papiers. Passant une main dans ses cheveux avec perplexité, Maximilien se racla une nouvelle fois la gorge, désormais dans un état de vigilance constante. A chaque fois qu'il essayait de parler, une nouvelle tuile lui tombait visiblement dessus. « Erm, Winifried ? » Il toussota, hésitant. « C'est bien Winifried, non ? Ou Willy ? Désolé j'ai un doute... On s'est croisé à Ilvermorny ? » offrit-il en observant toujours le sommet du crâne de Winifried, puis, jugeant que la situation était ridicule, il s'agenouilla à son tour, rassemblant quelques papiers avant de réaliser qu'il y avait plus simple. Sortant sa baguette pour rassembler les dossiers attention aux coupures de papier, il reprit avec curiosité : « C'est quoi tout ça ? Ça en fait des dossiers c'est toutes les inculpations de Roy Bradley non ?, coup dur pour la planète ! » Agitant sa baguette, il parvînt à réunir les dossiers en un petit tas rangé. « Je crois qu'on était à Serdaigle ensemble. » ajouta-t-il, assez sûr de lui, visiblement plus physionomiste qu'il n'était bon en prénoms. Personne n'est parfait.




maximilien; — But I have no voice if I don't speak my mind. My weakness is the source of all my pride. ;;

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Ξ Sujet: Re: Call me Emma Carter [PV]   Call me Emma Carter [PV] EmptySam 18 Avr - 14:14

Emma Wilhelmina, à quatre pattes sur le sol d’une propreté douteuse (les elfes de maison, ce n’est plus ce que c’était : Granger démission !), regroupait d’une main tremblante les papiers éparpillés de tous les côtés, non sans laisser échapper, par intermittence, des lamentations sibyllines sommes-nous dans l’au-delà et est-ce vous, Messire Dagobert ? Je crois que votre culotte est à l’envers….
- Holàlà… Oh Merlin… Le code bleu du dossier vert… Le code vert du dossier bleu… 1907 avec 1909… Et ça, c’est quoi ? 1912 ? Où est le dossier Titanic ?
Tandis qu’elle farfouillait au milieu des pochettes cartonnées, dont certaines étaient si anciennes qu’elles menaçaient de tomber en poussière, à la recherche du fichier Titanic (qu’on appelait, dans le milieu, L’Insubmersible, rapport à sa couverture étanche), ou, à défaut, de la chemise Iceberg, la jeune femme réalisa subitement qu’elle courait à l’échec. Aurora lui avait confié plus d’un siècle de données soigneusement compilées, étiquetées, classées, rangées, selon une logique bien précise, dont les normes avaient évolué au fil des ans, suivant les lubies des directeurs successifs du Département ( « Jusqu’à présent les documents roses concernaient les notes de synthèse sur les expériences temporelles. Désormais, nous les rédigerons sur des fiches violettes, elles-mêmes placées – écoutez, c’est important – dans l’armoire métallique arc-en-ciel. C’est beaucoup plus sensé. Des questions ? ») : même si elle parvenait à remettre la main sur l’ensemble des feuilles échappées – opération simple, en apparence, mais à laquelle Mina était tout-à-fait capable d’échouer lamentablement : avec sa chance légendaire, elle était prête à parier que le document vital de la pile se trouvait pris dans la grille d’aération – jamais elle ne réussirait à retrouver la place occupée, initialement, par chacune d’elles. A cette idée, un spasme d’horreur vint contracter le visage de la rouquine oui, Maxou, non seulement tu es venu au Ministère, non seulement tu as eu le pied écrasé, non seulement tu es coincé dans un ascenseur, mais en plus Winnifred fait une attaque : champion !. Elle ferma les yeux, comme abattue par cette révélation soudaine ( « Laissez-moi : j’ai failli à ma mission, je ne suis plus digne de contempler la lumière du jour… »), et lâcha, dans un long et déchirant geignement.
- Ma vie est finie…

Car, dans un éclair de lucidité, elle venait d’apercevoir son avenir, et c’était le Sinistros, mon pauvre chéri. Quelle que fût la voie qu’elle empruntait, à partir de maintenant, elle ne pouvait que la conduire à sa perte.
Essayait-elle de cacher son méfait ? Les archivistes – de sinistres personnages, dont la passion pour le silence et les vieux bouts de parchemins, faisait dire à Mina qu’ils sortaient tous du même moule que Madame Pince… Les réunions de famille devaient être fort chaleureuses, ma foi : « Passe-moi le sel… » « Chuuuuut… » « Passe-moi le sel… » « As-tu, au préalable, rempli la demande d’autorisation B339 ? » – reniflaient immédiatement la supercherie, et n’hésitaient pas à la dénoncer aux autorités (Trahison d’un agent de l’administration publique dans le cadre de l’exercice de ses fonctions : procès, prison, déchéance sociale, alcoolisme, marginalisation, mort solitaire, sous un pont, par une froide nuit d’hiver, corps gelé et dévoré par les rats bon appétit).
Allait-elle confesser son crime ? Aurora, scandalisée, l’humiliait publiquement ( « Voyez, voyez, Ô peuples incrédules, le visage de l’incompétence ! Contemplez la figure de l’impéritie ! Gravez dans vos cœurs l’image de la bêtise et tremblez, oui, tremblez de reconnaître, un jour, ses traits dans vos propres actions ! »), avant de la renvoyer, sans lettre de recommandation (chômage, loyer impayé, expulsion, pauvreté, prostitution, grossesse non-désirée, vente de ses dents et de ses cheveux pour payer une faiseuse d’anges, hémorragie, mort et fosse commune).
S’efforçait-elle de réparer sa faute ? Elle passait le reste de sa vie, jour après jour après jour après jour après jour…, à reconstituer les dossiers mélangés (nuits courtes, suppression des congés, maladie, mort prématurée, travail inachevé, blâme et retenue sur salaire, son fantôme était condamné à passer l’éternité dans le cagibi des stagiaires).
L’ascenseur mettait-il du temps à redémarrer ? Combo gagnant : elle ne remettait pas les dossiers aux archives dans le temps imparti (désertion de poste et non-respect d’un ordre hiérarchique : retenue sur salaire, mise à pied, pilori dressé dans l’Atrium), elle ne rapportait pas leur déjeuner aux Langues-de-Plomb de la salle deux (affamées, elles commençaient à s’entredévorer : perte des meilleurs éléments du Département, diminution de l’influence de l’Angleterre sur la scène internationale, à la faveur de la France, nouvelle guerre de cent ans, désespoir de la population, révolte et déstabilisation du gouvernement, décapitation de Granger, instauration de la dictature MacMillienne) et, au milieu du marasme général, personne ne pensait à venir les libérer (mort sur le lieu de travail : game over).

Puis, alors qu’elle pensait avoir touché le fond, et s’apprêtait à s’allonger, là, sur les parchemins de son désespoir, devenus son lit mortuaire, elle sentit la main du destin lui appuyer un peu plus sur la tête, juste comme ça, au cas où elle ne serait pas encore assez sous l’eau. Pardon ? Le seul, l’unique témoin de sa stupidité la connaissait ? C’était une blague ? Qu’avait-elle fait aux dieux courroucés pour mériter un tel redoublement de ses peines ? Stupéfaite, la jeune femme redressa la tête, et découvrit enfin l’identité de son bourreau co-ascenseuriste paf, mort d’un académicien. Maxou la Menace. Evidemment. Elle n’aurait pas pu se trouver coincée avec Alice ou Daryl, des êtres bienveillants et, depuis longtemps résignés quant à sa maladresse chronique. Non. Il avait fallu qu’elle tombe sur une vague relation de Serdaigle, qui, si elle résumait, l’avait déjà vue 1. rater, avec une constance admirable, tous les vifs d’or qu’elle avait pris en chasse 2. Agiter sa baguette magique en tous sens, telle une première année paniquée, lors de la bataille d’Ilvermony (n’avait-elle pas, à cette occasion, manqué de l’éborgner ?) et 3. Couiner de peur au cours de cette même bataille : était-il écrit, quelque part, que le jeune homme serait toujours le fossoyeur de sa dignité ?

Ses soupçons, concernant ce dernier point, se confirmèrent lorsque, s’agenouillant à son tour, le fourbe lui asséna le coup de grâce. Winnifred ? Winnifred ? Mais qu’est-ce qu’ils avaient tous, avec ce prénom ? Est-ce qu’elle avait une tête de gentil petit animal de la forêt, dont on aurait fait le personnage secondaire d’un livre pour enfant ? Pompon, l’ours des bois, et son amie, Winnifred la ratonne, cueillent des fraises, par exemple ? Ou bien Winnifred le putois prend un bain ? Ou sa version montagnarde : Winnifred la marmotte invite ses amis pour le thé ? Honnêtement, elle trouvait ça un peu vexant : après avoir frôlé la mort auprès d'elle (certes, parce qu’à force de mal diriger ses sortilèges, elle avait manqué de l’abattre, par erreur du moins selon la version officielle une bonne demi-douzaine de fois, mais ne nous arrêtons pas à des détails sans importance), il aurait pu avoir la décence de fouiller sa mémoire pour retrouver son nom. Ainsi, elle s’était souvenu, elle, qu’il s’appelait Maximus Broomgirl, et pourtant, elle n’était pas physionomiste (« Professeur MacGronigoule ? Je n’ai pas du tout compris le dernier cours de sortilèges… »). Dépitée et amère, la Serdaigle grommela :
- Ouais, c’est exactement ça, ouais. Moi c’est Winnifred, et toi, c’est Maximilien.
Elle espérait ainsi lui faire comprendre à quel point il était désagréable, de voir son prénom écorché, mais elle regretta aussitôt cette mesquinerie, quand Maximus, l’aida à rassembler les documents épars.
- Merci mais tu aurais pu les classer, au passage, hein !, dit-elle, gênée de ne pas avoir pensé à utiliser sa baguette elle-même. J’espère que tu n’as rien vu de confidentiel Ajouta-t-elle d’un ton austère, Ma supérieure serait capable de te mettre à mort, sinon… ça se passe comment, cette petite journée, Maxou ?
Elle ne plaisantait qu’à moitié : Aurora s’était montrée particulièrement insistante quant à la nécessité de préserver « au péril de votre vie, s’il le faut, jeunes gens » les secrets du département : que Maximilien dût changer d’identité et de continent n’était pas à exclure ( « Dorénavant, je m’appelle Maximilio-Willio Petarado, et j’élève des alpagas sur les hauts plateaux péruviens… »).

La rouquine se remit debout dans un craquement de genoux abominable : l’ascenseur s’était immobilisé pour de bon.
- J’ai l’impression qu’il n’y a pas de bouton pour alerter les secours… Constata-t-elle, après avoir étudié d’un œil éteint dubitatif le panneau de contrôle de l’appareil. Tu vois des instructions, quelque part ?
En bonne Serdaigle, Mina croyait beaucoup aux manuels d’utilisation et aux petits encarts informatifs : que le Ministère n’en ait pas prévu à l’intérieur de chaque ascenseur lui paraissait la preuve d'une négligence coupable.
- On peut transplaner, tu penses ?
Oh oui ! Voilà ce qui manquait encore, à la longue liste de ses humiliations : la désartibulation.


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Maximilien Bowman
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Ξ Sujet: Re: Call me Emma Carter [PV]   Call me Emma Carter [PV] EmptySam 18 Avr - 18:04

Maximilien avait presque oublié le chantage l'ayant amené jusqu'au Ministère, son pied endolori ou sa situation précaire dans un ascenseur étriqué et à l'arrêt, et ce pour une raison très simple : Winifried semblait être au bord des larmes. L'observant d'un air concerné, mais de loin, comme face à un animal sauvage, il craignait qu'elle ne fonde en larmes à tout instant, ce qui serait simplement terrible. Il était extrêmement mauvais pour réconforter les gens en pleurs, sa petite-sœur était bien placée pour le savoir "mais non t'as pas mal Alex', c'est dans ta tête la douleur, oui on voit l'os et alors ?" Il se voyait déjà en haut de l'affiche à devoir tapoter l'épaule de Winifried d'un air compatissant, et il en était horrifié d'avance. Avait-il seulement un mouchoir à lui offrir ? Cherchant dans ses poches pendant que Winifried époussetait généreusement le sol avec ses vêtements le cœur sur la main, l'ancien Serdaigle n'y trouva qu'une Noise. "Regarde Winifried, tu vois bien que tout n'est pas tout noir if one only remembers to turn on the light, voilà une Noise tu peux boucher une narine avec, il y a un début à tout". Il secoua la tête : ça ne ferait pas l'affaire. Il avait aussi un vieux bonbon probablement fusionné à vie avec son emballage, mais l'idée de regarder Winifried se débattre vainement avec son enveloppe plastique le dissuada de le lui donner. Il s'aperçut alors qu'un petit papier cartonné était tombé par terre lors de sa stupide quête. La carte de visite de Bob ("tiens petit, tu donnes ça à tes collègues, et tu leur dis d'passer par moi s'ils ont le moindre souci avec ces vieux schnocks du Ministère oui j'en fais partie et alors ? Je leur fais sauter l'alinéa 3 du formulaire 812-THY en un claquement de doigts moi"). Il haussa les épaules. Il supposait qu'elle pouvait se moucher là-dedans si elle le souhaitait.

S’accroupissant à son tour quitte à être coincé autant balayer t'as raison, il osa une première interrogation à l'intention de la jeune femme, tout en craignant toujours le torrent de larmes. « C'est peut-être un peu excessif ? C'est à cause des dossiers ? Ou t'es claustro et tu vas commencer à me secouer comme un prunier d'ici trois, deux, un... ? » demanda-t-il au sujet de l'écourtement annoncé de son existence toute entière. Il avait l'habitude des déclarations très dramatiques. Sa meilleure amie était actrice, et sa petite-sœur était une Bowman.

Il ne fut pas tout à fait surpris que Winifried (finalement ça n'était pas Willy, il ne savait pas pourquoi il avait pensé à ce nom-là, peut-être un sobriquet ?) connaisse son nom. Après tout, il avait acquis sa petite notoriété depuis qu'il jouait en tant que titulaire pour Flaquemare c'est pas la modestie qui l'étouffe, et il se rappelait d'ailleurs qu'ils avaient fait partie de l'équipe de Serdaigle ensemble. Il n'en avait pas un mauvais souvenir, si ce n'est qu'elle était une joueuse légèrement fébrile ? Ce qu'il comprenait moins en revanche, c'était le ton qu'elle avait employé pour prononcer son prénom accessoirement elle a mal prononcé son propre prénom, Winifried faisait-elle une crise cardiaque ? Confus, il eut un flash soudain de la bataille d'Ilvermorny, où il avait entendu la sœur d'Orwell l'appeler... « Minnie ? » Raté, essaye encore. D'aussi loin qu'il se souvienne, il n'avait jamais été capable de se retenir d'énoncer les pensées qui lui traversaient l'esprit. Et c'était loin de toutes être des pépites, il en était bien conscient. Il se racla la gorge avant de reprendre : « Ta pote t'a appelée comme ça à Ilvermorny, non ? Non mon effronterie ne connaît aucune limite, pourquoi ? » Il sentait que quelque chose n'était pas tout à fait juste, mais Winifried (ou Winnifred ? Il ne savait plus à présent) se montrait particulièrement floue dans ses réponses. Par exemple, elle ne lui avait toujours pas expliqué ce qu'étaient que tous ces dossiers. Par contre, elle lui indiqua gracieusement qu'il s'agissait d'informations confidentielles, et haussant les sourcils, l'ancien Serdaigle attrapa la première pochette du tas qu'il avait formé pour en lire le titre : « 'Schémas de migration du Veracrasse' ? » Il leva un regard dubitatif vers Winnifred, bien que réellement intrigué, ce qu'il ne souhaitait nullement exposer à haute voix. « T'as raison, on envoie les gens à Azkaban pour moins que ça... » concéda-t-il tout en ironie. Décidément, sa journée allait de mal en pis. Non seulement il finissait coincé dans un ascenseur - alors qu'il était attendu à son entraînement ! -, mais en plus, Winnifred affichait l'amabilité d'une porte de prison. C'était quoi cette manière de prononcer son prénom, d'abord ? Oui, elle l'a vexé.

« Il ne manquait vraiment plus que ça pour parachever cette fantastique matinée. Vraiment. Exceptionnel. » marmonna-t-il en secouant la tête avec exaspération, posant son postérieur par terre alors que, dans un élan de proactivité, Winnifred/Willy/Minnie se redressait en quête du manuel d'utilisation de l'ascenseur. Son côté Serdaigle se faisait nettement ressentir en cet instant, ce qui fit esquisser un léger sourire à Maximilien. Il se releva à son tour pour regarder par dessus l'épaule de W/W/M, mais tout comme elle, il n'y vit rien de plus que les boutons désignant les différents étages du Ministère. Pas de petit indicateur en forme de cloche à l'horizon. « Nope. » Pour faire bonne mesure, il appuya quand même sur le bouton de l'Atrium à nouveau, sait-on jamais. Comme on pouvait s'y attendre, l'ascenseur resta cependant parfaitement immobile. Fourrant les mains dans ses poches, il ramena le regard vers la rouquine. Contrairement à elle, il avait une certaine expérience dans ce genre de situation frustratoire au plus haut point. Il était presque prêt à accepter son destin. « Je suppose qu'on peut en théorie, les employés transplanent pour venir et partir du Ministère. Mais habituellement ils ne le font pas directement dans un ascenseur gain de temps : deux minutes. Contrepartie : moins une jambe. Ils auraient quand même tout intérêt à bloquer le transplanage là-dedans, non ? C'est un coup à se louper et ne finir qu'à moitié dedans ou dehors. »

Sortant néanmoins sa baguette de sa poche, il tourna un regard incertain vers sa camarade d'infortune. « On pourrait essayer... de le réparer ? » Deux Serdaigles sont bloqués dans un ascenseur : on aurait dit le début d'une bonne blague. Il leva soudain les yeux vers le plafond. « Ah, sinon il y a une trappe ! J'te fais la courte échelle Minnie ? » Il imagina l'ascenseur repartir pendant qu'il était debout sur la plateforme. Ses parents avaient des espoirs pour lui, autres que de finir célèbre comme Maximilien-la-Crêpe. Mais ils ne pouvaient pas non plus rester sans rien faire ! Il poussa un soupir de frustration. « Je vais être en retard à l'entraînement... » Et Winnie le respect est mort avait visiblement des choses à faire elle aussi, comme par exemple trier toutes les archives du Ministère.




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Wilhelmina Kilgarvan
Wilhelmina Kilgarvan
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Ξ Sujet: Re: Call me Emma Carter [PV]   Call me Emma Carter [PV] EmptyMar 22 Déc - 18:12

Maintenant qu'elle avait récupéré ses préciiiiiiiieuses archives, Wilhelmina les serrait contre son coeur, avec toute l'affection d'une mère possessive, préférant encore étouffer son petit plutôt que de prendre le risque de le voir lui échapper, et rejoindre le vaste monde ( « Ah, les archives, parfait. Vous pouvez les poser sur le bureau. Ben ? Kilgarvan ? Pourquoi vous pleurez ? » « Promettez-moi que vous prendrez bien soin de mes bébés ! Surtout le petit dossier rouge, là… Je sais qu’il a l’air costaud, comme ça, mais sa reliure est fragile, et il n’aime pas être brusqué… » "Kilgarvan, lâchez immédiatement ces dossiers… Sécuritéééé ! "). Néanmoins, câliner ses pochettes cartonnées n’empêcha pas Mina de lancer un coup d’œil effaré à Machin, qui, de toute évidence, était un inconscient de la pire espèce.
- Je ne crois pas non, répliqua-t-elle sèchement, cette femme est capable de tout, quand il s'agit de protéger les secrets du Ministère. Peut-être que tu devrais songer à changer de couleur de cheveux. Ou à te faire raser la tête. Juste au cas où...
Le conseil n’avait rien d’une boutade. La Serdaigle était intimement convaincue qu’Aurora n’hésiterait pas un instant à déchaîner toutes les flammes de l’Enfer sur la tête hirsute de Maxou-un-peigne-quel-peigne-je-ne-fréquente-aucun-peigne, si elle le soupçonnait d’avoir, ne serait-ce qu’aperçu, un titre de dossier. Réalisant subitement qu’elle était sans doute en train de s’adresser à – au mieux – un futur exilé coupé à jamais de ses racines, – au pire – un mort en devenir ( « Ne bouge pas, Bidule, t’as un point rouge bizarre sur le front… T’es sûr que tu ne fais pas une allergie au jambon ? »), la jeune femme se radoucit. Après tout, s’il arrivait malheur à Maxi-la-gonflette, tout serait de sa faute ( « Et voilà, les enfants, pourquoi je prends toujours les escaliers, et suis devenue la fondatrice du Club Officiel des Réticents à l’Ouverture Nigaude d’Ascenseurs. Certes, depuis, notre Nation perd du temps à grimper les étages à la force du mollet, mais question marathon, elle ne craint plus personne ! »).

- Wilhelmina, corrigea-t-elle, impressionnée, malgré tout, par le coup de chance la mémoire de Maximilien. Ses seuls souvenirs d’Ilvermony consistaient en une bouillie floue de visages déformés, de sons assourdissants, et de jets de lumière fusant dans tous les sens. Sans parler des sorciers qui disparaissaient subitement, comme aspirés par la terre elle-même. Mina en avait encore des cauchemars pauvre bichette, dont elle s’extirpait, hagarde et tremblante, étonnée, presque, d’avoir survécu. J’étais bien à Ilvermony belle soirée, magnifiques souvenirs. Sale affaire. S’il te plaît, ne dis à personne que tu as vu les schémas de migration des veracrasses… Le Département est persuadé qu’ils peuvent nous en apprendre beaucoup sur les plans de Magicis Sacra. Une histoire de bave directionnelle, et de temporalité animale, d’après ce que j’ai compris. On a remarqué que les coups de MS suivaient étrangement les déplacements de certaines familles de veracrasses. Evidemment, il y en a tellement à travers le globe, et ils migrent si lentement, que ça ne veut peut-être rien dire du tout, mais bon… Tu saisis le topo… Enfin, si tu veux mon avis, on pédale surtout dans la semoule.

Aussitôt, Wilhemina écarquilla les yeux. Ses mains eussent-elles été libres, qu’elle se les seraient plaquées sur la bouche, en une parfaite imitation d’Hagrid-l’homme-qui-parlait-trop.
- J’aurais pas dû dire ça ! S’exclama-t-elle, j’ai trahi le Ministère : je né mérite plus de vivre ! Tu n’as rien entendu, hein ? Ajouta-t-elle, presque suppliante, tandis qu’une partie de son cerveau espérait que Max j’ai failli écrire Shawn. Pourquoi ? était trop occupé à chercher une solution au problème – ô combien plus urgent – de l’ascenseur bloqué pour écouter un seul mot de ce qu’elle pouvait déblatérer. Dans le doute, cependant, elle s’empressa de renchérir :
- J’imagine que tu as raison et ça me fait beaucoup de peine de devoir le reconnaître : les ascenseurs sont toujours en mouvement sauf le nôtre, aha, alors le bon vieux Destination cher aux transplano-instructeurs doit en prendre un coup. Elle qui, dans un élan de témérité gryffondoresque absolument pas euphémisme dans sa nature, avait été sur le point de tester sa théorie, vit son enthousiasme brutalement douché, à la perspective de laisser derrière elle la moitié de son corps : c’était un coup à mettre des morceaux d’organes partout sur des archives déjà trop malmenées. Le réparer ? Tu veux dire ouvrir le panneau de contrôle et tripatouiller les fils en espérant tomber sur la bonne combinaison ? Reprit-elle, avec un scepticisme évident. On ne risque pas de finir par descendre six étages beaucoup plus vite que prévu ?

Non qu’elle ne fît pas confiance aux capacités mécaniques de son compagnon d’infortune, mais, enfin, le pauvre garçon n’avait pas l’air très malin, et elle ne tenait pas à finir en une petite flaque gluante sur le carrelage du Ministère. En désespoir de cause, elle leva les yeux vers la trappe, avant de déclarer d’un ton prudent :
- J’imagine qu’on pourrait essayer de l’ouvrir au moins pour vérifier si on est très loin de l’étage supérieur ou pas. Restait qu’elle se voyait mal remonter un des câbles jusqu’à la sortie. Surtout si, pour ce faire, elle devait laisser les archives derrière elle. C’est alors que la dernière remarque de Maximilien-le-bourreau-de-la-Vendée attira son attention.
- L’entraînement ? Quel entraînement ? Tu es avec les tireurs de baguette d’élite ? Tu fais du sport ? Tu pourrais grimper à la corde sur plusieurs mètres ?
Une autre solution, bien entendu, aurait été d’ensorceler une feuille d’archive pour l’envoyer, petit oiseau de papier, voleter à travers toute la cage d’ascenseur, à la recherche d’un secours éventuel. Mais il faudrait d’abord passer sur le corps de Mina pour y parvenir. On ne touchait pas aux dossiers.


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Maximilien Bowman
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Ξ Sujet: Re: Call me Emma Carter [PV]   Call me Emma Carter [PV] EmptyMer 23 Déc - 1:11

Maximilien cligna des yeux comme un hibou n'oubliez pas de prononcer le 'h', image de la confusion la plus totale peinture à l'huile, 2016, auteur inconnu. Mais qui était "cette femme", et que venait-elle faire dans cette affaire ? Il espéra vivement qu'il ne s'agissait pas d'une situation à la "L'Exorciste" et que Winifried n'était pas possédée par l'esprit d'un serial killer abattu par des tireurs d'élite cinquante ans plus tôt et venu hanter un ascenseur du Ministère en quête de chair fraîche - à défaut de retrouver le sorcier ayant jadis écourté ses jours. Machinalement, il porta la main à ses cheveux blonds - bénéficiant d'un charmant effet "coiffé-décoiffé" dont il était très fier -, alarmé à l'idée qu'on (ou plus précisément, la Dame Blanche, ou autre personnage glauque partageant potentiellement l'enveloppe corporelle de Winifried - le jury Maximilien n'avait pas encore statué sur ce point) puisse vouloir les raser. « Ça va pas la tête ? » Dans n'importe quelle autre situation, il aurait pu croire que Winnie blaguait, mais elle semblait sérieuse comme un pape, l'observant avec les sourcils aussi froncés que le professeur McGonagall après que Rudy Spencer ait eu l'outrecuidance d'arriver en retard puis d'embarquer trois bureaux et six chaises avec lui en voulant se faufiler jusqu'à sa place. Il ne recula pas, mais il aurait pu le faire. On ne touchait pas à sa tignasse, c'était son trésor. Il en connaissait, d'anciens camarades de classe dont le crâne promettait lentement mais sûrement de se faire apparent, et il était résolu à ne pas rencontrer ce sort. S'il y avait bien une chose que Jérémy et lui partageaient, c'était l'héritage de leur père, arborant une toison encore nettement garnie malgré son demi-siècle passé pas de quartiers. « Je ne vais pas me raser la tête, qu'est-ce que t'as contre mes cheveux ? » répliqua-t-il avec mécontentement tu n'aimes pas ma coiffure c'est ça Minnie ? Il reprit précautionneusement : « C'est qui "cette femme", d'abord ? Ta supérieure ? On peut savoir pour quel département tu travailles, exactement ? » Et travaillait-elle réellement au Ministère, d'abord ? Il n'avait pas le souvenir de l'y avoir croisée quand il était lui-même au département des Jeux et Sports Magiques. Il ne poussa néanmoins pas le vice jusqu'à lui demander son accréditation, sa tenue terne laissait plutôt entendre qu'elle était effectivement d'ici. Si elle n'avait pas menacé ses cheveux et ne le gratifiait pas actuellement d'un regard particulièrement austère, il l'aurait presque trouvée mignonne mais presque seulement faut pas déconner, c'est quoi cette tenue franchement Winnie ?

« Ahhh. » lâcha-t-il, allant à l'encontre de tout bon sens quand elle lui donna enfin son vrai prénom, qui s'avérait être - accrochez vous bien - ni Winifried, ni Winnifred la différence est subtile, et encore moins Willy ou Minnie on a couvert tous les animaux de la forêt c'est bon, mais bel et bien Wilhelmina. Il se sentit alors assez bête, sentiment par lequel il n'aimait guère passer, se revoyant insister lourdement avec son Winifried "dis t'es vraiment sûre que c'est pas Winifried ? Parce que je t'assure que tu as une tête à t'appeler Winifried ou à la rigueur, Walburga..." Chose étonnante, elle semblait déjà moins hostile qu'une minute plus tôt, alors qu'il venait tout juste de la qualifier du mauvais sobriquet - mais Minnie pour Wilhelmina, franchement, ça passait, non ? Il avait au moins des circonstances atténuantes à ce stade.

Ayant retrouvé une sobriété totale à l'évocation des événements d'Ilvermorny - incluant un moment édifiant où il avait failli finir comme victime collatérale d'un tir de Minnie (il ne trouvait pas ça si mal finalement, et nettement plus fluide à prononcer que Wilhelmina ton prénom est nul, à partir de maintenant je te baptiste Jacqueline, de rien) -, Maximilien dut cependant serrer la mâchoire comme rarement dans sa vie pour ne pas sourire aux paroles suivantes de l'ancienne Serdaigle. L'effort demandé était tel qu'il ne pouvait absolument pas se permettre d'ouvrir la bouche pour lui répondre : il était pratiquement certain qu'il éclaterait alors de rire. Les secondes qui suivirent vinrent tester sa ténacité comme rarement quiconque l'avait fait dans sa vie - et pourtant il n'était pas connu pour son self control ou son tact une perle rare. Se contentant de hocher bravement la tête, il tâcha de ne pas trop se rembobiner les paroles de Minnie, mais trop tard :  plus elle parlait, pire c'était, et il fallait forcément qu'elle se lance dans sa plus longue tirade depuis qu'ils s'étaient retrouvés tous les deux pour lui parler du schéma migratoire des Veracrasses et de son influence sur les plans de Magicis Sacra. Il sentait les larmes lui monter aux yeux quand elle arriva au mot 'semoule'. Pitié arrête de parler de Veracrasse, supplia-t-il intérieurement, fermant brièvement les yeux pour retrouver un semblant de sérieux.

La réaction de la jeune femme à son propre discours fut la goutte de trop. Les bras toujours chargés de dossiers, les yeux ronds comme des soucoupes, le sérieux tendant vers une douce nuance de désespoir... Il éclata de rire. Quelque part dans son esprit, il était conscient que Minnie semblait réellement angoissée à l'idée qu'il vende la mèche (et quelle mèche !), qu'elle s'était déjà montrée susceptible précédemment, et qu'elle ne vivrait pas forcément bien qu'il rit à gorge déployée de ses déboires, mais c'était plus  fort que lui. Jamais de sa vie il n'aurait cru entendre les mots "schémas de migration des Veracrasses" et "Magicis Sacra" dans la même phrase, à part peut-être dans une édition spéciale du Chicaneur - et encore. Ou à la limite, à la pause café, dans une phrase nettement plus banale et correctement ponctuée, du genre "tiens passe moi mon schéma de migration des Veracrasses ; je n'arrive pas à croire qu'ils n'aient toujours pas arrêté Magicis Sacra". Il leva la main en signe d'excuse : « Pardon - vraiment, j'suis désolé - » Il peinait à calmer son fou rire. « J'arrête. » promit-il, avant de repartir de plus belle, utilisant sa propre manche pour sécher les larmes apparues à ses yeux. Il souffla un grand coup, se concentrant pour ne pas repenser à nouveau aux paroles de Minnie, puis, ayant retrouvé un sérieux relatif, il fut capable de croiser le regard de Wilhelmina sans s'esclaffer. « C'est juste... Je ne m'attendais pas à ç-ça » Ne pas penser aux Veracrasses. Ne pas penser au mot Veracrasse. Ne pas se demander ce que signifie précisément bave directionnelle. Penser aux défaites au Quidditch. Au divorce de ses parents. Il déglutit. « Même si j'avais entendu quelque chose, je ne vois pas bien ce que j'irais dire à ce sujet, ni à qui. Et je doute que qui que ce soit me croie, très honnêtement. » déclara-t-il bravement. Ce qu'il trouvait surtout étonnant, c'était que des gens soient payés par le contribuable pour mener pareille analyse, ça paraissait tellement incongru que là encore, il aurait cru à une plaisanterie, si Wilhelmina, elle, n'avait pas eu l'air aussi désemparée. « Est-ce que tu fais des recherches là-dessus ? Des gens travaillent là-dessus ? Tous les jours ? » Mais son fou rire menaçait de reprendre à tout instant, aussi fit-il l'effort surhumain à son tour de se recentrer sur leur situation présente - qui n'avait, a priori, rien à faire du tout avec les Veracrasses (mais apparemment, là encore, on pouvait toujours être surpris).

« Laissons le Transplanage comme dernier recours. » approuva-t-il en hochant la tête, debout à côté de Wilhelmina et baguette en main. A son grand désespoir, les questions sur les Veracrasses continuaient à se multiplier dans son esprit - il avait toujours aimé les sujets décalés. Il essaya vainement de penser à autre chose en cherchant une solution pour redémarrer l'ascenseur je crois qu'il faut appuyer sur le bouton ON/OFF mais j'suis pas sûr. « Je pensais plutôt utiliser un sort ? » répondit-il en désignant sa baguette, et songeant qu'ils n'avaient décidément pas les mêmes réflexes coupe le fil rouge Minnie. Cependant, le raisonnement de Wilhelmina eut raison de sa bonne volonté : « OK, peut-être pas alors. » Il s'était brièvement visualisé secoué comme une poupée de chiffon alors que l'ascenseur connaissait une avarie majeure en raison de ses actions, et l'idée ne lui plaisait guère. Il y avait des limites à ce que la magie pouvait soigner.

Sa suggestion concernant la trappe connut un peu plus de succès auprès de Wilhelmina ça critique ça critique mais je t'entends rien proposer, cependant, Maximilien la regretta presque aussitôt. S'attendrait-elle à ce qu'il escalade l'ascenseur tel Rambo ? Malgré ce que son choix de métier pouvait laisser penser, il était davantage un cérébral qu'un homme d'action. Accessoirement, il tenait plutôt à sa vie. Il l'aimait bien comme elle était, sans événement traumatisant où il finissait écrasé entre un mur et un ascenseur. Foutu pour foutu car il fallait bien faire quelque chose, Maximilien pointa sa baguette vers la trappe, provoquant son ouverture à l'aide d'un sortilège d'expulsion - ils la remettraient plus tard, s'ils sortaient un jour de cet enfer. « Tu vois quelque chose ? » Il se déplaça en crabe, cherchant à apercevoir la proverbiale lumière au bout du tunnel. La question de sa camarade d'infortune détourna son attention de la cage d'ascenseur, et il ramena les yeux vers elle, secouant la tête. « Mon entraînement de Quidditch. Je joue pour le Club de Flaquemare. » dit-il, sa voix n'ayant pas tout à fait ses accents conquérants habituels, car il espérait lui faire comprendre qu'une titularisation en tant que poursuiveur ne l'habilitait nullement à grimper à la corde dans une cage fermée, au-dessus d'un ascenseur pouvant redémarrer à tout instant. « Je suppose que je pourrais dans un contexte favorable, mais pas . Imagine s'il repart pendant que je suis au-dessus ? En vérité, des gens ont bien dû remarquer qu'on était bloqué, non ? Ils vont forcément le remettre en marche. » suggéra-t-il en cherchant à faire revenir la conversation à des hypothèses plus raisonnables que celles où il se mettait à jouer les filles de l'air.




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Ξ Sujet: Re: Call me Emma Carter [PV]   Call me Emma Carter [PV] EmptySam 30 Jan - 19:45

Dans une belle symétrie de mouvement, Wilhelmina se mit, elle aussi, à cligner des yeux d’un air perplexe grand concours de battements de cils, aujourd’hui, au Ministère, venez nombreux !, lorsque Maximilien, montant sur ses grands chevaux, refusa tout net de se raser le crâne. Non mais il était complétement teuteu, celui-là, ou quoi ? Elle lui parlait kidnapping au détour d’une ruelle sombre, séquestration dans des conditions d’hygiène déplorables, torture jusqu’au bout de la nuit et, pour finir, noyade dans la Tamise, avec des poids attachés aux pieds, et lui, tout ce qui l’inquiétait, c’était sa crinière ? Que ce type fût intrinsèquement suicidaire, ou seulement d’une insouciance criminelle, il était désormais clair, dans l’esprit de la jeune fille, que son sens douteux des priorités ( « Toi aussi, tu préférais mourir plutôt qu’être exclu de l’école ? ») le classait dans la catégorie des « dangers publics » (qui regroupait un large éventail de la population sorcière, allant d'Harry Potter, Celui-qui-a-quand-même-bien-eu-de-la-chance-de-survivre, à Wanda, la petite vieille qui vendait des sucreries dans le Poudlard-Express et qui devait pourtant bien le savoir, à son âge, qu'il n'était pas raisonnable de se promener dans un train en marche, sauf si on voulait finir avec un fémur en miettes et trois côtes brisées).

Soucieuse de mettre la plus grande distance possible entre Maxi-pas-de-souci et elle, Mina, ses dossiers toujours serrés contre son cœur, tel un gros bouclier de papier, s’efforça de battre discrètement en retraite. Hélas ! Les ascenseurs du Ministère n’étant pas encore de spacieux palaces mais que faisaient les représentants syndicaux ?, elle se retrouva vite acculée contre le mur du fond. Damned ! Elle était coincée. La gorge subitement très sèche, Wilhelmina réalisa que, puisque tout espoir de fuite était vain, elle allait devoir affronter Maximilien. Un court instant, la jeune sorcière ferma les yeux, comme si elle implorait le dieu des ascenseurs, plus connu sous le pseudonyme de « Pedro el ascensor », divinité discrète et un peu méprisée, souvent représentée avec une clef à molette et un ventre bedonnant, rapport au manque d’exercice physique. Hélas ! Pedro ne semblait pas avoir mis son alarme à prières en marche, aussi Mina fut-elle bien obligée de prendre son courage à deux mains moites.
- Non mais tu as écouté ce que je t’ai dit ? Commença-t-elle, en plantant ses prunelles furibondes dans celles du crétin qui lui faisait face. T’es prêt à risquer ta vie pour sauver trois cheveux ? Enfin, s’empressa-t-elle d’enchaîner, consciente que sa dernière sortie pouvait paraître un poil agressive, quand tu y réfléchis froidement, c’est quoi, des cheveux ? Surtout à ton âge : je ne veux pas te faire de peine ni rien, mais chez les hommes, ça a tendance à tomber après la quarantaine trentaine. Tu n’en as certainement plus pour très longtemps. Moi, à ta place, je prendrais les devants, et je raserais tout.

Très contente d’être parvenue au bout de sa tirade sans, d’une part, trembloter des pieds à la tête et, d’autre part, s’évanouir dans ses urines ( « C’est rien, c’est l’émotion. »), la jeune femme inspira profondément, avant d’asséner ce qu’elle pensait être le coup fatal :
- Département des Mystères. Alors tu comprends bien que je sais de quoi je parle. J’ai déjà eu l’occasion de voir tout un tas de choses abominables, là-bas. C’est confidentiel, évidemment, mais tu peux me croire : les Langues-de-Plomb ne reculent devant rien pour protéger leurs secrets.
Wilhelmina ponctua cette dernière sortie d'un hochement de tête entendu. Certes, la seule chose franchement abominable à laquelle elle avait, jusqu’à présent, assisté, était le pot de départ à la retraite d’Ernest Finnigan, au cours duquel une partie du service avait consommé des sandwichs oignons-mayonnaise-pas-fraîche, et fini aux urgences de Sainte-Mangouste, après avoir bouché tous les cabinets de l’étage, mais ça, Maximilien n’était pas censé le savoir, et elle avait bon espoir que sa mine grave achèverait de le convaincre que son département était bourré de tueurs à gages dépourvus de tout scrupule, et que, par conséquent, il courait un grave danger. Elle s’apprêtait d’ailleurs à préciser que, si Maximilien le souhaitait, elle était prête à métamorphoser la mini-bombe de gaz lacrymogène qu’elle avait dans sa poche ( « Nous vivons dans un monde dangereux et violent : je sors toujours couverte ! ») en rasoir ( « J’ai toujours su que les cours de métamorphose n’étaient pas complétement inutiles ! »), pour que son compagnon pût opérer sans perdre une minute ( « Et si tu te rates, tu peux te retrouver avec une cicatrice comme Potter : vu comment ça lui a réussi, je ne saisis pas bien ce qui te pousse encore à hésiter ! »), mais elle fut coupée net dans son élan de bonté par le fou rire de Maximilien.

La rouquine n’avait rien vu venir, et en demeura muette de stupéfaction. Les yeux écarquillés, elle ouvrit la bouche à plusieurs reprises, dans une imitation fort louable du poisson rouge sorti de son bocal, mais la parole semblait l’avoir fuie. Incapable de savoir si elle était profondément blessée ( « C’est moi ou il est carrément en train de se payer ma tête ? ») ou seulement apeurée par l’éclat de rire de son compagnon ( « Un fou ! Je suis enfermée avec un fou ! Merlin me vienne en aide ! »), Mina plongea machinalement la main dans la poche de sa robe. Le contact familier de sa lacrymo la rassura quelque peu, et lui redonna des forces : si ce pauvre garçon tentait quelque chose, elle ne manquerait pas de lui en asperger une dose généreuse directement dans les mirettes. Ce n’était pas contre lui : elle voyait bien, désormais, qu’il n’avait pas toute sa tête, mais elle ne pouvait tout de même pas se laisser étrangler par le premier cinglé venu sous prétexte qu’il était psychologiquement instable ( « Mon client ne pensait pas à mal, votre Honneur : il a juste voulu mettre à l’épreuve la résistance de la trachée humaine. C’est un scientifique Serdaigle, vous savez. Un esprit brillant. Taré, mais brillant. »). D’ailleurs, Wilhelmina commençait à soupçonner Max d’être à l’origine de la panne de l’ascenseur. Les engins du Ministère fonctionnaient à la perfection, d’ordinaire : pour que celui-là se fût arrêté, c’était qu’il y avait eu intervention humaine. Maximilien attendait certainement une proie depuis des jours. Et évidemment, il avait fallu que ça tombe sur elle.

Soudain pétrifiée à l’idée que le moindre faux pas de sa part pût déclencher un accès de folie furieuse chez ce forcené, Wilhelmina déglutit, et sourit mécaniquement. Si elle arrivait à se montrer aimable, peut-être sortirait-elle indemne de ce traquenard.
- Pas… Pas moi personnellement…, répondit-elle d’une voix prudente, qui s’efforçait de peser chacun de ses mots. Et puis je crois que le projet a été abandonné. Maintenant, on se concentre plutôt sur les déplacements des gnous à poils longs. Mais comme ils vivent surtout aux Etats-Unis, il va falloir envoyer une équipe sur place. Expliqua-t-elle, sans cesser de battre frénétiquement des yeux, pour chasser les petites mouches d’angoisse qui venaient obstruer sa vision. Mais personne n’a dit que c’était une science exacte. Concéda-t-elle, avec une grimace crispée. Elle espérait sincèrement que le jeune homme n’allait pas se remettre à rire. Jamais elle n’avait rencontré quelqu’un qui eût un rire plus effrayant que le sien. Il se situait quelque part entre l’hilarité du psychopathe déchaîné et le croassement du corbeau prêt à crever des yeux. Elle ne voulait plus jamais l’entendre.

Ce ne fut pas le rire du Serdaigle, pourtant, qui manqua de la faire mourir de peur, un instant plus tard, mais la baguette qu’il pointa d’autorité devant lui ( « ça va, on le sait, que tu as bloqué l’ascenseur, alors ne fais pas semblant de chercher une solution, Maxou ! »). Le cœur de Mina manqua un battement : durant une poignée de secondes, elle crut qu’il allait l’attaquer, et elle ne put s’empêcher de laisser échapper un petit couinement de terreur, qu’elle chercha à faire passer pour une quinte de toux Mina, patient zéro en Angleterre ; l’ascenseur du Ministère, premier cluster identifié, quand elle réalisa son erreur. S’efforçant de dissimuler sa gêne derrière une hyperactivité soudaine, la malheureuse se contorsionna dans tous les sens sous la trappe. Elle finit même - preuve ultime de la gravité de la situation - par déposer soigneusement ses archives sur le sol et, tirant sa propre baguette de sa poche, éclaira la noirceur du tunnel qui se trouvait au-dessus de leurs têtes ( « T’as vu cette maîtrise habile du lumos maxima ? Impressionnant, hein ? »).
- Je ne vois rien, finit-elle par lâcher, en évitant soigneusement de croiser le regard de Maximilien, des fois qu’il aurait remarqué sa bêtise. Elle éteignit le bout de sa baguette et baissa le bras, découragée.

- Ah. J’imagine que tu as plus l’habitude des grands espaces que de l’exiguïté d’une cage d’ascenseur... Répondit-elle encore, circonspecte. Elle n’était toujours pas persuadée que Maximilien n’était pas un criminel en puissance, mais acceptait de lui laisser sa chance. Après tout, elle était toujours en vie. Qu’est-ce que tu fais au Ministère, alors ? Demanda-t-elle toutefois, car ce n’était pas parce qu’elle voulait bien donner le bénéfice du doute au jeune homme qu’elle n’avait pas l’intention de vérifier sa couverture ( « Alors comme ça, on est joueur de Quidditch ? Allez hop, réflexe, je lance cette page d’archive roulée en boule et on voit si tu la rattrapes ! »). Mina avait joué dans l’équipe de sa maison Gryffondor, au cours de sa scolarité, surtout parce que son directeur avait estimé que se mêler aux autres ne lui ferait pas de mal. Elle avait fini par apprécier l’expérience (du moins une fois qu’elle eut arrêté de vomir d’angoisse avant chaque match), mais elle n’avait jamais pensé qu’on pût souhaiter passer sa vie les fesses sur un balai. Quel poste ? Voulut-elle savoir pour les besoins de l’enquête, tandis que son regard était attiré, une fois de plus, par la trappe béante. Un petit rire nerveux vint mourir au fond de sa gorge. Franchement, reconnais que ce n’est pas de chance : si tu avais ton balai avec toi, on pourrait remonter jusqu’à l’atrium… Remarque, je peux aussi essayer de te faire léviter doucement jusqu’en haut.
Bien entendu, c’était un coup à heurter les murs tout du long de l’ascension, mais Maximilien semblait solide, et il devait avoir l’habitude des cognards : les coups ne lui faisaient probablement pas peur. De toute façon, c’était pour la bonne cause.


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Maximilien Bowman
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Ξ Sujet: Re: Call me Emma Carter [PV]   Call me Emma Carter [PV] EmptyVen 12 Fév - 20:02

Minnie avait totalement vrillé, ce à quoi Maximilien n'était pas du tout préparé. Elle avait l'air innocente comme ça : un regard un peu maniaque, certes, mais c'était entendable si elle était stressée de se retrouver coincée dans un ascenseur pouvant lâcher à tout instant la faible ; une tenue pas éblouissante mais relativement standard Maximilien est critique de mode, on ne vous avait pas dit ? et des cheveux roux à l'air soyeux. Mais venons-en aux cheveux justement matez moi cette transition sans couture. Elle avait l'air de prendre relativement soin des siens c'est du feuillage que je vois dans tes cheveux Winnie ? Petit tête à tête avec des fougères arborescentes avant le boulot ?, alors pourquoi se montrait-elle aussi insistante à se débarrasser de ceux de Maximilien ? Il l'observa, sourcils haussés, son visage un masque d'incompréhension, tandis que Minnie reculait de manière visible, son prodigieux tas de dossiers serré contre elle. Elle pouvait être sûre qu'il allait faire son enquête : il avait des contacts au Ministère, et il était de plus en plus sceptique concernant l'appartenance de cette personne fébrile et injustement biaisée contre les cheveux, à ses rangs Ernie MacMillan va en entendre parler oui madame. Il était prêt à faire un portrait robot de la suspecte à Jade, s'il le fallait "Ses yeux sont verts comme un crapaud frais du matin" ah non pardon, mauvais poème.

Parce qu'il avait toujours aimé jouer avec les folles le feu, Max' fit un pas en avant, alors que Minnie se mettait sauvagement à l'agresser verbalement ne lésinons pas sur les mots. Il n'aurait jamais pensé qu'une personne à l'air aussi réservé puisse se montrer aussi intense sur un sujet qui avait, précédemment, semblé si trivial. « Quoi ? » lâcha-t-il, époustouflé par tant d'impudence. C'était qu'elle y tenait, à sa nouvelle coupe, à croire qu'elle était convaincue dur comme fer par son histoire de données confidentielles qu'il aurait soi-disant lues, et qui, d'après ce qu'il en savait, concernaient des sujets aussi édifiants que le schéma migratoire des Veracrasses et dieu savait quelle autre information primordiale sur laquelle reposait le sort de l'Etat. « Je te ferai savoir que mon père a encore plein de cheveux, donc je ne me fais pas trop de soucis de ce côté-là. » répliqua-t-il dignement. Et toc. Pour un peu, il aurait été prêt à lui sortir une photo de son paternel et la lui mettre sous le nez pour étayer sa déclaration, mais il se disait qu'une personne aux yeux fous dans un petit espace fermé, ça suffisait. Accessoirement, il n'avait pas de photo sur lui. « T'as craqué ou quoi ? Je ne vais pas me raser les cheveux ! J'ai rien vu du tout, et même si j'avais vu quelque chose, je vais pas me faire tuer pour tes Veracrasses. Donc si sauf t'as les codes de l'arme nucléaire cachés dans tes pochettes, je pense que je suis tranquille. » déclara-t-il avec assurance, la défiant clairement de prétendre le contraire. « Et en plus, qu'est-ce que ça peut te faire si on me tue. » Sa vie, ses choix, ses cheveux, non ? Il aurait pu croire qu'elle plaisantait, mais il n'y avait rien d’humoristique dans l'expression ou la voix de Minnie.

La jeune femme continua en lui apprenant qu'elle travaillait (jusqu'à preuve du contraire) pour le Département des Mystères, ce à quoi Maximilien répondit par pur réflexe et classe : « Ah, chez les Toqués ! » Parler sans réfléchir : une technique Bowman. Ses yeux s'écarquillèrent, et il s'empressa d'ajouter : « Pardon, c'est comme ça que mon boss les appelait quand j'étais au Département des Jeux et Sports Magiques. Il s'appelle Bob. Pas très... fin, mais plutôt sympa quand on le connaît. » précisa-t-il histoire de donner un peu de poids à ses paroles. « T'as vu des trucs abominables ? » ajouta-t-il, peinant à cacher son incrédulité. « Quelqu'un s'est coupé sur un de tes rapports ? » proposa-t-il en désignant le bouclier de Mina du doigt. Ce n'était pas faute d'essayer de la prendre au sérieux, mais la jeune femme rendait ça extrêmement difficile, et lui n'avait jamais été connu pour son tact. D'autant plus que pour couronner le tout, non contente d'avoir : étalé des dossiers absolument partout dans une sorte de ballet de polycopiés, menacé de lui raser la tête de manière gratuite et s'être collée au mur de l'ascenseur comme si elle avait peur qu'il l'agresse à tout instant, elle partit alors dans une tirade totalement délirante sur la bave directionnelle des Veracrasses. Autant dire que pour quelqu'un qui avait aussi peu de filtre que Maximilien, ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Armé d'intentions louables, il tâcha tant bien que mal de ne pas rire, mais c'était comme lutter contre la gravité : elle eut raison de lui. Riant sans pouvoir s'arrêter, la panique (compréhensible) de Mina lui échappa complètement.

Il souffla plusieurs fois pour se reprendre, essayant vainement de se concentrer sur autre chose. Mais à chaque fois qu'il levait la tête vers Mina, il repensait à ses paroles, et il se sentait prêt à rire à nouveau. Puisant dans des forces mentales qu'il ne se connaissait pas, il parvînt à l'interroger de manière quasi normale sur ses déclarations, et obtînt pour toute récompense une réponse qui menaça de le faire plonger à nouveau. « Non mais c'est pas possible ! » se plaignit-il en riant - avec plus de retenue cette fois. Scrutant le visage si sérieux - et, remarqua-t-il, vaguement alarmé - de la jeune femme, il ne put - encore une fois - que conclure qu'il ne s'agissait pas d'une plaisanterie (ou bien c'était la blague la plus élaborée du monde pour un rendement qui lui semblait quand même minime !)  « Tu m'étonnes. » convînt-il après s'être raclé la gorge pour se donner un soupçon de contenance.

Pour ne pas risquer d'offenser sa camarade d'infortune, Maximilien voulut se focaliser sur leur situation, et surtout, sa résolution. Encore une fois, tout se passa très vite : il dégaina sa baguette, et Mina produisit un son mêlant le glapissement et la toux carabinée le coude Winifred bon sang. Baguette tendue, il se tourna vers Mina avec circonspection. « Tout va bien ? C'est toi qui as fait ce bruit de chèvre ? Ça va ? » L'idée qu'elle ait eu peur de lui ne lui traversa pas l'esprit, tant il lui avait paru évident qu'il ne sortait sa baguette que pour essayer de les tirer de leur malheur. Il se demanda en revanche si elle ne souffrait pas d'une quelconque allergie, ou pire, si elle ne couvait pas une sorte de grippe. Tandis qu'elle gesticulait sous la trappe, Max' fit un petit pas en arrière, débattant le pour et le contre d'interroger Mina sur d'éventuels symptômes au risque de la vexer ("Ah tu as toujours la morve au nez comme ça ? Pardon je n'aurais pas dû présumer.") Par automatisme, il avait retenu sa respiration quand elle avait commencé à tousser à proximité de lui, mais dut se rendre à l'évidence : il n'allait pas tenir longtemps en apnée, et un Têtenbulle la froisserait sans l'ombre d'un doute "C'est pas toi c'est tes microbes".

Relâchant discrètement sa respiration, Maximilien répondit à Mina concernant le Quidditch. C'était lui ou elle avait l'air sceptique ? Pensait-elle qu'il mentait pour dissimuler une occupation bien moins glorieuse ? Concierge de Poudlard. « On peut dire ça oui. » convînt-il sans trop savoir où elle voulait en venir. N'était-ce pas le cas de globalement tout le monde, sauf peut-être les réparateurs d'ascenseur et les locataires d'un studio à Paris ? Décelant définitivement de la méfiance dans la voix de Mina, Max' se sentit un brin froissé. C'était elle qui était louche, et c'était à lui qu'on demandait des comptes ? Décidé à lui montrer que sa présence à lui était tout à fait justifiée et justifiable, il lui rétorqua aussitôt : « Bob - mon ancien boss dont je te parlais - m'a envoyé une lettre pour m'informer que je n'avais pas signé un certain formulaire DKJ-Y615 quand j'ai rempli ma licence de Quidditch, et qu'en l'état, on pourrait m'interdire de jouer au prochain match contre les Pies de Montrose. Évidemment, c'était du flan, il m'a juste fait venir jusqu'ici pour que je signe un poster pour son neveu. De l'abus total si tu veux mon avis. » Il secoua la tête, agacé. Maintenant qu'il y réfléchissait, tout ça était entièrement la faute de Bob. S'il ne l'avait pas forcé à venir au Ministère, il n'aurait pas pris cet ascenseur, et ne se serait jamais retrouvé coincé dedans avec une fille jolie, certes, mais également timbrée. Il n'avait pas encore déterminé si la beauté de Minnie compensait pour les menaces capillaires précédemment formulées à son égard. « Poursuiveur. » ajouta-t-il sans ciller, car il avait la curieuse impression qu'elle le testait. Pensait-elle vraiment qu'il mentait ? Et surtout, qu'il allait s'effondrer sous la pression de son interrogatoire "musclé" ?

« Heum. » dit-il platement, ne s'étant pas attendu à ce qu'elle en revienne à la recherche de solution, et encore moins qu'elle lui propose de le faire léviter jusqu'en haut. « Je décèle la même faille que pour ta proposition précédente. Admettons : je lévite dans les airs comme une sorte de ballon de baudruche humain. L'ascenseur démarre d'un coup. Et paf, avant que tu n'aies pu me faire redescendre, je finis aussi raplapla que ton dossier Titanic. » lui fit-il observer en haussant les sourcils. Si elle tenait à ce qu'il meure, il y avait des solutions nettement plus simples que celle-là ! « Ils ont des balais au siège de la Ligue au septième, mais j'ai un peur peur qu'on dégomme des gens au passage si on essaye d'en faire venir un. » songea-t-il avec incertitude. Il supposait que ça se tentait, histoire, accessoirement, d'émuler les prouesses d'Harry Potter lors du Tournoi des Quatre Trois Sorciers, mais à quel prix pour autrui ?




maximilien; — But I have no voice if I don't speak my mind. My weakness is the source of all my pride. ;;

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Ξ Sujet: Re: Call me Emma Carter [PV]   Call me Emma Carter [PV] EmptyMer 24 Fév - 18:17

L’argument génétique laissa Wilhelmina de marbre. Ses yeux remontèrent jusqu’à la tignasse de Maximilien, qu’elle fixa dix bonnes secondes de trop pour que la situation ne devienne pas franchement gênante.
- La calvitie, ça saute souvent une génération, tu sais… finit-elle par lâcher, avec toute la compassion de la mouette affamée un jour d’éclosion d’œufs de tortue. Elle aurait pu enchaîner sur la sombre histoire de Pépé Willy, son grand-père paternel, qui, à presque quatre-vingts ans, arborait une chevelure d’une opulence insolente, ses boucles blanches formant comme une aigrette autour de sa tête, alors que ses deux fils, eux, étaient chauves depuis plus de dix ans. Elle dut néanmoins estimer que Maximilien n’était pas digne de se voir confier cette part de son histoire familiale, car elle n’ajouta rien de plus. A la place, elle préféra se représenter le jeune homme avec, tour à tour, la boule à zéro, la mèche rabattue sur son front dégarni et une tonsure monacale.

Cette dernière image lui arracha un sourire, que les vitupérations de Monsieur « gnagnagna, ma moumoute, c’est la plus garnie de toutes les moumoutes, gnagnagna, ma moumoute est éternelle et le temps n’a pas de prise sur elle » effacèrent aussitôt. Pardon ? Ce mufle osait lui reprocher de l’avertir d’un danger imminent ? Pire : il semblait douter de la réalité de la menace qui planait sur sa précieuse chevelure. Mina avait peine à en croire ses oreilles. Tremblante d’indignation, elle se redressa de toute sa hauteur :
- Ce n’est pas parce que les veracrasses sont de pauvres petites choses visqueuses qu’ils ne sont pas importants ! Et je ne dis pas ça parce que je m’identifie, ok ! asséna-t-elle, d’une voix vibrante de conviction.
En réalité, et jusqu’à cet instant précis, Mina se moquait pas mal des veracrasses. Même, elle était plutôt d’accord avec Maximilien : dépenser les fonds publics pour étudier une éventuelle corrélation entre leur migration et les plans de Magicis Sacra aurait mérité la démission de Granger était franchement farfelu, et relevait plus de la tentative désespérée pour reprendre le contrôle de la situation, face à une Menace de plus en plus puissante, que du choix politique réfléchi. La désinvolture du jeune homme, cependant, la conduisait à défendre bec et ongles cet improbable projet. Qu’il la pousse encore un peu dans ses retranchements, et elle fondait le Club Officiel des Veracrasses Injustement Déconsidérés. Une association très sélective, dont le badge représenterait une seringue vaccinale feuille de laitue prémâchée.

- Mais si tu ne veux rien entendre, renchérit-elle, mélodramatique à souhaits, vas-y, je t’en prie, garde des cheveux et perds la vie. Par contre, promets-moi d’abord que ton fantôme ne reviendra pas me hanter, merci beaucoup. Après tout, Maximilien paraissait suffisamment tordu pour lui reprocher, petit ectoplasme rancunier, sa mort tragique « Mina m’a tué, argle ! ». Elle marqua une pause, le temps de le jauger d’un œil ouvertement ascendant-descendant-condescendant, avant d’asséner ce qu’elle espérait être le coup fatal. En tout cas, tu as une drôle de conception de la solidarité, si tu t’étonnes que je tienne à te prévenir que tu es en danger. J’imagine qu’avec une mentalité pareille, tu ne dois pas avoir beaucoup d’amis. Enfin, ça te laisse du temps libre pour te brosser les cheveux. C’est toujours ça de pris.
Wilhelmina était rarement blessante : elle avait beaucoup trop peur que son interlocuteur se transforme en un monstre d’agressivité, fermement décidé à lui faire avaler toutes ses dents, pour se risquer à être sarcastique. Maximilien était donc un cas exceptionnel et il en est certainement honoré. Mais, d’une part il venait de la traiter de toquée, ce qui n’était pas, à proprement parler, poli, et d’autre part il ne cessait de remettre en question toutes ses assertions, comme s’il connaissait mieux qu’elle les dossiers ultra-sensibles sur lesquels les Langues-de-Plomb travaillaient (la recherche sur le « processus de digestion des larves de pipaillons, de 1296 à nos jours. », par exemple, si elle aboutissait, allait révolutionner le monde de la nutrition !). Un comble, maintenant qu’elle savait qu’il avait travaillé pour le Département des Jeux et Sports Magiques, plus connu sous le nom de « Département des Eteints du Bulbe Irrécupérables, Lents Et Stupides », où être en état de mort cérébral était un prérequis pour les candidats à l’embauche. Fonce, Goyle, tu as tes chances.

Elle regretta presque immédiatement sa sortie, cependant. Maximilien, maintenant, qu’elle y pensait, ne paraissait pas dans son état normal : rire nerveux, propos incohérents, respiration saccadée, paumes moites, la jeune femme était prête à parier sa collection de gel hydroalcoolique bombes lacrymogènes que son compagnon était à deux doigts de succomber à une crise d’angoisse. Elle-même y était trop souvent sujette pour ne pas reconnaître les signes quand ils se manifestaient chez les autres. Le pauvre malheureux devait être claustrophobe. Oui, songea-t-elle, traversée par un éclair de lucidité, c’était forcément ça, et la démission de Maximilien du Ministère pour exercer une profession au grand air venait confirmer son hypothèse. Travailler dans un endroit clos et souterrain, emprunter les ascenseurs jour après jour, circuler à travers d’interminables couloirs labyrinthiques… Il avait dû sentir que ses nerfs étaient sur le point de le lâcher. Soucieuse, désormais, d’épargner à Maximilien, la honte d’être vu en train de pleurer sa mère pour qu’on vienne le délivrer, ou de hurler qu’il sentait les murs se rapprocher, avant de s’évanouir dans ses urines, Mina hocha doucement la tête, comme elle l'eût fait à l’égard d’une petite créature duveteuse effrayée, juste avant de susurrer « Là, là, tout va bien se passer… » ou de lui tapoter la tête.

Bien entendu, aucune de ces deux options n’étaient présentement envisageables, (« Ce sont de fort belles bouclettes que tu as là, Maximax, et elles ont l’air rudement soyeuses : ça t’ennuie, si je passe la main dedans en chantonnant ? ») aussi choisit-elle d’emprunter une troisième voie.
- ça va. Le rassura-t-elle d’un ton soudain redevenu parfaitement amical.
Projeter son malaise sur les autres pour tenter de calmer sa propre agitation ? Typique, analysa-t-elle, confortée dans sa théorie. Lui demander comme elle allait, elle, n’était qu’une tentative désespérée de détourner son attention de la vague de terreur qui menaçait de le submerger. Mina esquissa un sourire : elle connaissait cette technique par cœur (« Ahahahahaha, ce n’est pas moi qui vais mal, c’est toi qui vas mal… Hiiiiii ! ») et savait que le mieux à faire était encore de faire parler le jeune sorcier pour le distraire. Elle se lança donc bravement.
- Un homme charmant, ton Bob, à ce que je vois, commenta-t-elle toujours abonder dans le sens du patient avant de lui faire avaler ses petites pilules, ce ne serait pas ce type un peu transpirant, qui se promène souvent avec une tasse de thé serrée autour de ses doigts boudinés ? Demanda-t-elle encore, en se raccrochant aux quelques souvenirs qu’elle avait du Département des Sports. A l’instar de tous les nouveaux employés, elle avait eu droit à un tour complet du Ministère, lors de sa première semaine de stage. Elle se rappelait vaguement avoir trouvé que l’étage dévolu au Sport sentait un mélange de vieilles chaussettes sales et de déodorant, sans qu’elle pût affirmer avec certitude qu’il ne s’agissait pas du fruit de son imagination. De toute façon, elle avait passé la majeure partie de la visite à essayer de ne pas perdre le reste du groupe : elle n’avait donc pas été très attentive à la présentation des différents départements, et confondait peut-être avec les Aurors. Heureusement qu'il n'y avait pas eu de contrôle surprise à la fin de la visite.

La rouquine plissa le nez, et avança, à moitié sérieuse :
- Tu penses qu’il serait capable de saboter notre ascenseur ? Il compte peut-être monnayer ta libération contre des dizaines d’autographes qu’il pourra revendre au marché noir, histoire d’arrondir ses fins de mois… Si c’est ça, je suis condamnée à moisir ici : mon autographe à moi ne vaut rien du tout. Par contre il pourrait s’emparer des archives… Elle gratifia Maximilien d’un sourire furtif, avant de reporter son attention sur la trappe, d’où la figure rougeaude de Bob le Maléfique ne tarderait plus à surgir. Elle demeura pensive une minute.
- Mouais. On n’a aucun moyen de se tirer d’affaire seuls, donc. Si seulement il existait un moyen d’alerter le monde ext… Oh, Merlin !
La fin de la phrase de Mina se perdit dans une exclamation de joie. Evidemment ! La solution était si simple qu’elle en aurait presque pleuré de ne pas y avoir pensé plus tôt ! Et dire qu’elle avait failli envoyer Maximilien se faire aplatir comme une crêpe quelle terrible perte pour les salons de coiffure !

Rayonnante, Wilhelmina fit jaillir son patronus de sa baguette « Combo maîtrise des sortilèges informulés et patronus corporel… T’es impressionné, ou bien ? ». Le gros chinchilla « T’es impressionné, j’te dis ! » tourna ses grands yeux humides vers la jeune femme.
- Préviens Alice que je suis bloquée. Vite.
L’apparition fronça son petit museau, agita ses moustaches d’un air entendu, et fila à travers la cage de l’ascenseur, laissant une traînée argentée dans son sillage.
- C’est ma collègue. Expliqua Wilhelmina. Je préfère que ce soit elle qui nous trouve. Aurora serait capable de me reprocher de traîner. Alice saura quoi faire.
Elle avait une foi absolue en sa colocataire : leur délivrance ne tarderait plus.


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Ξ Sujet: Re: Call me Emma Carter [PV]   Call me Emma Carter [PV] EmptySam 13 Mar - 16:38

Depuis que l'intégrité physique de ses cheveux avait été menacée par Minnie, Maximilien était aux aguets vigilance constante. Ce qui avait commencé comme une interaction plutôt banale mais amusante - une pluie de dossiers et une rouquine s'excusant au bas mot six fois d'affilée sous son regard éberlué - se transformait en véritable tragédie grecque toujours dans la mesure. Mal à l'aise pendant que Minnie le fixait d'un air critique je suis un être humain Minnie, pas un objet, il fronça les sourcils en entendant son commentaire manquant cruellement de délicatesse à son goût pas même un compliment sur ce bel effet coiffé-décoiffé ou la brillance de ma crinière ? Choqué et déçu. Il eut un réflexe enfantin le poussant à vouloir répliquer quelque chose d'assez immature : "et les cheveux ça se coiffe, tu sais" (mais ça serait injuste à part les branchages les ornant, la chevelure de la jeune fille semblant se trouver dans un état tout à fait correct correct mais pas éblouissant, Minnie) ou "gnagnagna" accompagné d'une moue tout sauf virile. Sauvant sa dignité, il opta finalement pour : « T'es spécialiste capillaire maintenant, en plus d'être responsable officielle des archives poussiéreuses du Ministère ? » Le tout avec une condescendance qui n'était pas sans rappeler ses heures de gloire à Serdaigle. Il était attaqué : il contre-attaquait, ça avait toujours fonctionné comme ça chez lui. Par chance, il avait quand même gagné en maîtrise de soi depuis la belle époque où il se prenait des roustes de son frère aîné après la remarque insolente de trop. Il aurait pu se montrer très désobligeant, mais il s'était gardé de le faire - surtout dans cet espace très restreint, avec une fille qui lui paraissait de plus en plus imprévisible.

Preuve en était : c'était sa réponse sur les Veracrasses qui lui attira le summum de véhémence de la part de la rouquine. Seulement, les mots que choisit alors de prononcer Minnie l'ébranlèrent. Il s'était attendu à encore un peu plus de propos délirants - "ce sont les Veracrasses, qui détiennent les codes de l'arme nucléaire Maximilien ! Ils sont tous diplômés de physique nucléaire et s'essaient parfois à la mécanique quantique et à la biochimie, quand le temps le leur permet..." -, pas à une défense sincère et fervente de la veuve et de l'orphelin. Froissé d'être considéré comme aussi impitoyable, il répondit aussitôt : « J'ai jamais dit le contraire ! J'adore les Veracrasses, d'ailleurs je me déguise en Veracrasse le week-end et les jours fériés ! Je ne dis pas qu'ils ne sont pas importants même si bon... ce point reste discutable, je dis juste qu'on ne va pas me tuer à cause de ça. » rectifia-t-il vivement. Il avait toujours aimé les histoires improbables, les anecdotes insolites du monde sorcier, et il trouvait sincèrement les déclarations de Minnie intéressantes, quand bien même certaines dépassaient quelque peu l'entendement. Mais il ne comptait pas quitter le pays sous prétexte qu'il avait lu le titre de l'une de ses pochettes cartonnées. Il ne fallait pas déconner.

Il en était à se demander si ce n'était pas sur Minnie qu'ils avaient fait des expériences, au département des Mystères. Après tout, ça n'était pas pour rien que Bob les appelait les Toqués, même en prenant en compte que son ancien boss avait lui-même ses propres fêlures. Il soupçonnait surtout la rouquine de se montrer déraisonnable juste pour le provoquer, ce qui le rendait d'autant plus mesquin à son tour. Adressant un sourire faussement désolé à sa camarade d'infortune, il répliqua tout en sarcasme : « Je ne peux pas te faire ce genre de promesse, navré. Qu'est-ce qui me prouve que c'est pas toi qui serais responsable de ma mort ? » Qu'elle ne s'y trompe pas : à ce jeu-là ils pouvaient être deux, et il n'avait pas pour habitude de se débiner. Il avait été un petit-frère très effronté, et il était devenu un grand gaillard pas moins buté.

La dernière tirade de Mina le prit de court. Pour faire dans la métaphore sportive - qui lui était chère -, il s'était attendu à un crochet du droit, et finissait avec un uppercut savamment administré. Encore une fois, les répliques immatures plurent dans son esprit ("Moi au moins je sais me coiffer" et autres "J'ai pleins d'amis d'abord, tu veux que je te fasse la liste ? Vas-y prends un stylo j'te dis, je vais te dicter leurs noms"), mais à la place, il opta - à nouveau - pour l'attaque plutôt que la défense - recours de celui qui finit par capituler on vous laisse imaginer comment se terminaient les parties de Risk chez les Bowman. « Alors que toi, j'suis sûr que ton hostilité latente et ta passion pour les Veracrasses doivent te rendre hyper fun en soirée. D'ailleurs j'suis étonné qu'on t'ait pas élue Miss Poudlard, les gens normaux adorent qu'on essaye de leur raser la tête sans prévenir pourtant. » conclut-il d'un ton dégoulinant d'ironie, les bras croisés sur sa poitrine, un air de premier de la classe sur le visage. D'accord, ce n'était pas la facette la plus séduisante de sa personnalité, mais il n'y pouvait rien si elle le cherchait ! Il voulait bien que reprendre le terme employé par Bob ait été maladroit, mais ça ne justifiait pas du tout de l'attaquer sur ses amitiés.

Ignorant tout des déductions internes à Mina, Maximilien fit taire son hilarité, sécha les larmes étant apparue à ses yeux et retrouva son calme suffisamment longtemps pour essayer de trouver une issue à leur problématique. Baguette en main pour éclairer l'extérieur, il sursauta en entendant Mina glapir de manière inopinée. Perplexe, il l'écouta lui assurer qu'elle allait bien d'une voix ayant tout perdu de son hostilité précédente. Elle semblait presque... amicale ? Après l'ascenseur émotionnel qu'ils avaient vécu jusqu'alors c'est le cas de le dire, l'ancien Serdaigle jugea qu'il serait bon de se montrer prudent. Juste parce que Mina avait cessé de vouloir lui couper les cheveux, ça ne signifiait pas qu'elle avait lâché l'affaire ou qu'elle avait retrouvé la raison. Pour ne pas raviver la flamme de la discorde, cependant, il évita de lui demander si elle avait contracté la peste bubonique qu'est-ce qu'on pense d'une petite saignée Winnie ?, et préféra se concentrer sur une défense pleine de dignité des raisons de sa présence en ces hauts-lieux - quand bien même il jugeait qu'il n'aurait pas dû avoir à se justifier. C'était elle qui était louche, pas lui.

Son visage s'éclaira. « Mais oui c'est lui ! Il porte souvent des vestons en alpaga, tu ne peux pas l'avoir manqué. » Amusé qu'ils aient au moins cette référence-là en commun, son sourire s'élargit en écoutant la théorie du complot exprimée par Mina. « Franchement, je doute que mes autographes aient autant de valeur à l'heure actuelle. Ou bien il fait vraiment un pari d'avenir, et ça serait presque touchant si ça ne relevait pas du kidnapping et du chantage. » Quand elle ne l'agressait pas au sujet des Veracrasses, elle n'était vraiment pas si désagréable que ça. « J'suis sûr que je pourrai négocier avec lui, t'inquiètes. » ajouta-t-il, grand prince, avant que Mina ne pousse une exclamation soudaine de joie. Espérant qu'elle n'allait pas câbler à nouveau - elle se disait qu'ils s'entendaient un peu trop bien et elle ne voulait pas qu'il s'habitue ? -, il la regarda brandir sa baguette pour faire apparaître... un gros chinchilla bleuté je sais qu'on ne choisit pas son Patronus mais quand même Mina, un petit effort. Mais surtout : un Patronus ! « Mais bien sûr ! » Cela semblait si évident qu'il s'en voulut de ne pas y avoir pensé plus tôt. La libération semblait si proche qu'il la sentait presque. Pour un peu, il en aurait serré Mina dans ses bras de joie, mais il retînt son geste car d'une part, il n'était pas très tactile, et de l'autre, ça aurait été totalement déplacé : elle tenait encore sa baguette en main, et elle aurait été capable de la lui enfoncer dans l’œil pour le repousser.

« Oh Alice Orwell ? » déduisit-il en visualisant les deux femmes sur le champ de bataille d'Ilvermorny. « Je connais bien sa sœur, Nasira. » expliqua-t-il, histoire de ne pas passer pour un vieux mec un peu bizarre. « Brillante idée en vrai, on aurait dû y penser plus tôt ! » poursuivit-il presque timidement, s'approchant autant d'un compliment qu'il en était capable en cet instant. Il méditait à la meilleure façon de le formuler plus explicitement quand l'ascenseur se mit à s'ébranler. Échangeant un regard surpris avec Mina, il sentit l'espoir le saisir - ainsi qu'une vague appréhension à l'idée que tout finisse par lâcher. « On bouge ! » Enfoncer une porte ouverte : fait.

Quelques secondes plus tard, les portes de l'ascenseur s'ouvraient justement enfin sur l'Atrium animé du Ministère de la Magie. Une jeune femme blonde - Alice, donc - et un sorcier d'une quarantaine d'années que Maximilien identifia comme un employé de la maintenance, les attendaient dehors. Faisant taire le besoin irrépressible qui le poussait à vouloir bondir hors de l'ascenseur sans demander son reste le dernier sorti est une poule mouillée, Max' laissa Wilhelmina quitter leur geôle la première. « Merci beaucoup » souffla-t-il avec soulagement quand il eut enfin mis les pieds sur la terre ferme et non mobile, adressant un dernier regard teinté de haine à l'encontre de la boîte métallique qui les avait retenus prisonniers. Puis, il se tourna avec hésitation vers Mina : comment disait-on au revoir à la sorcière un peu barjo avec qui on avait passé les dernières minutes enfermé dans un ascenseur ? « Bon... ben... bien joué avec le Patronus ! » Il était trop fier pour imaginer que s'il s'était retrouvé tout seul, il n'aurait pas fini par y penser à son tour. Il se racla la gorge. « On m'attend à l'entraînement, je devrais me dépêcher... Merci encore d'être venu nous chercher. » dit-il à l'intention des trois sorciers présents. Puis : « Bon ben... Salut. Bonne chance avec ta responsable, j'espère qu'elle ne te tiendra pas trop rigueur de tout ça... » Fuir, fuir, fuir avant que le malaise ne se prolonge. Adressant un signe de la main hésitant à Mina, il tourna les talons, bien décidé à mettre le plus d'espace entre le Ministère, Bob, les ascenseurs, et lui.

[ Terminé pour Maximilien ! ]




maximilien; — But I have no voice if I don't speak my mind. My weakness is the source of all my pride. ;;

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