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  ♥ Les 30 baisers de Viska ♥

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Viska Spingate
Viska Spingate
Serpentard

Parchemins : 1317
Âge : 16 ans (05/10/1999)
Actuellement : 6ème année


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Ξ Sujet: ♥ Les 30 baisers de Viska ♥     ♥ Les 30 baisers de Viska ♥  EmptyMar 28 Avr - 12:05

Viska Spingate
Gardez bien en vous ce trésor, la gentillesse. Sachez donner sans retenue, perdre sans regret, acquérir sans mesquinerie. - George Sand

Déjà postés :
01 * Plan A : #8 : Embrasse-moi
02 * Une porte de sortie : #1 : Où est la sortie s’il vous plait ?
03 * La pomme de discorde : #17 : Adieu
04 * Bal et plans : #2 : Bal masqué
05 * Reviens-moi : #31 : Reviens-moi
06 * La preuve par l'exemple : #6 : Drapeau blanc
07 * Notre bonheur passé : #29 : Euphorie
08 * Départ : #13 : La pire erreur de ma vie
09 * Colocataires : #23 : Colocation
10 * Ce silence entre nous : #32 : Silence absolu
11 * Explosion : #12 : En pièces
12 * Face au mur : #22 : Le bon côté des choses
13 * Le meilleur des cadeaux : #16 : Conte de Noël
14 * Petits démons : #14 : Enfer et damnation
15 * Naissances : #7 : Help
16 * S'oublier : #28 : A l’envers
17 * Chaque jour qui passe : #21 : Chaque jour qui passe
18 * Ivresse accidentelle : #27 : Attention… Moteur… Ca tourne !
19 * Enlèvement : #11 : Crépuscule
20 * Brisée : #4 : Cauchemar
21 * Vide : #26 : Pacte avec le diable
22 * Le manque : #25 : Si seulement je pouvais lui manquer
23 * Comme une princesse : #5 : Grimm, Perrault
24 * L'impatiente : #24 : Echecs
25 * Fou rire : #18 : La cerise sur le gâteau
26 * Fiançailles : #9 : Noir et Blanc
27 * Pécheurs impénitents : #10 : Les sept pêchés capitaux
28 * Ensemble dans la même direction : #19 : Double jeu
29 * Gage : #3 : Le baiser qui n’en est pas vraiment un
30 * Il était une fois : #20 : Il était une fois

GASMASK



    Viska Coline Spingate



Dernière édition par Viska Spingate le Mer 9 Juin - 11:05, édité 32 fois
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Ξ Sujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Viska ♥     ♥ Les 30 baisers de Viska ♥  EmptyMer 29 Avr - 14:40

Le plan "A"
"Je savais que je pouvais compter sur lui, nous étions amis depuis toujours, et rien ne pouvait se mettre entre nous."


Titre : Le Plan "A"
Couple : Viska&Alan
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #8 : Embasse-moi
Personnages concernés : Viska, Alan, Jensen, Quino, Dahlia, Victoire, Ted (cité), Noé (cité).
Cadre : Le monde magique n'existe pas, tous les élèves que vous connaissez sont scolarisés dans un internat  "so british" de Londres. Viska a 15 ans.
Nombre de mots : 1 008

***

« J’ai chaud. » Vraiment. Je dégoulinais ! Victoire avait tenu à ce que nous allions à la piscine avec quelques autres de nos camarades (dont son cher ami Teddy). Je supporte mal la chaleur, par des températures trop élevées, impossibles de faire du sport, et que suis-je, dites-moi, si je ne peux pratiquer aucune de mes activités ? « Toujours à te plaindre. » Grommela ma soi-disant amie alors que c’était vraiment l’hôpital qui se foutait de la charité : Victoire était la fille qui adorait le plus s’écouter parler – quitte à se plaindre – que je connaisse, la seule peut-être qui avait encore plus besoin que moi de se faire entendre. Mais la moiteur environnante m’empêchait de lui répondre de la manière adéquate : ça attendrait que je sois plus en forme. « Reste-là à cramer si tu veux, moi je vais dans l’eau. » Vic’ repoussa ses lunettes de soleil sur le bout de son nez pour m’observer quelques secondes avant de conclure sur un simple : « OK. » Tout ça pour ça.

Je me débarrassais de ma tunique de plage d’un mouvement d’épaules, dévoilant mon maillot deux pièces. Une fois dans l’eau, je retrouvais Quino et Alan qui jouaient dans le petit bain à l’aqua volley. Si Alan faisait à peu près attention aux autres personnes présentes, Quino était trop pris par la partie pour ça, il éclaboussait tout le monde à trois mètres à la ronde. Autour de mes deux amis, il y avait donc un périmètre assez confortable sans inconnu. « Quino, je crois que j’ai entendu Dahlia demander si quelqu’un pouvait lui étaler de la crème solaire, tu devrais y aller avant que Montgomery se propose. » Dahlia n’avait jamais dit ça : c’était une simple ruse car je ne tenais pas à être éclaboussée. J’avais ondulé mes cheveux avant de venir et ce type de coiffure supportait assez mal l’humidité. Pour en terminer de me protéger, je remontai l’ensemble de ma chevelure à l’aide d’une barrette, et m’adossai à la paroi de la piscine, jambes pliées, l’eau m’arrivant ainsi jusqu’aux épaules.

Alan, privé de camarade de jeu, vint à côté de moi. « Il n’y a pas de crème solaire pas vrai ? » Je lui souris, il me connaissait trop bien. « Non, mais le temps que Quino comprenne, on a de la marge : il y a fort à parier que leur conversation se transforme en un formidable dialogue de sourd. Et qui sait ? Peut-être qu’il finira quand même par pouvoir tartiner Dahlia de crème. Je serais contente pour lui que ses fantasmes se réalisent. » Je penchai la tête en arrière pour profiter du soleil. Alan était tout proche, un peu comme si nous étions en train de nous dire des secrets. Remarquez, c’était presque ça : chacun était très préoccupé par ses histoires d’amour depuis la fin de l’année scolaire. J’aurais bien aimé en faire autant, mais pour vivre ce genre de choses, il fallait être deux…

« Et toi alors ? Ça en est où ? » Je rouvris les yeux, ramenée brusquement à une réalité que j’essayais d’oublier. « Nul part. Tu sais qu’on s’est disputé la veille des vacances ? » Je me mouillai les bras pour m’occuper, légèrement mal à l’aise. Il n’était pas là, et franchement c’était mieux. Remarquez, ils se disputaient tout le temps, mais cette fois-ci ça avait été très différent. Je ne comprenais même pas comment on en était arrivé à ce point de non retour. Nous nous étions dit des horreurs. Je le haïssais. Voilà.

« Oh non ! » Mes pupilles s’écarquillèrent d’un air affolé. « Quoi ? » Je déglutis. « Il est là ! Mais qu’est-ce qu’il fout là ? » Mon regard passa brièvement sur mes amis… « Victoire… sale petite... » Je ne finis pas ma phrase, retenue par l’air culpabilisant d’Alan. Paniquée malgré tout, je cherchai une solution pour donner le change. Je ne le laisserai prendre l’ascendant sur moi ! Jamais ! « Embrasse-moi ! » demanda-t-elle  à Alan très vite. « Hein ? Mais que... » Je posai la main sur sa nuque, cachant mon visage aux regards du nouvel arrivant. « Je te promets que je ferai tout ce que tu veux après, mais je t’en prie, sauve-moi ! » Alan protesta : « Je ne suis pas ce genre de... » Encore une fois, je ne le laissais pas finir : « Alan, s’il te plaît, embrasse-moi. Il ne le sait pas lui que je n’suis pas ton genre ! » J’avais mal entendu la phrase d’Alan, ce qui finalement n’avait pas tant d’importance, puisque je lui fis assez pitié pour qu’il m’enlace et m’embrasse. Il avait attrapé ma barrette et détaché mes cheveux qui formèrent un rideau autour de nous. Si le baiser fut des plus chastes, nos lèvres s’effleurant à peine, sa main dans mes cheveux pouvait faire croire bien autre chose. J’entendis quelques exclamations : Alan pouvait voir ce qui se passait, mais pas moi, je faisais dos à tous nos amis. Je fermais les yeux très forts en comptant les secondes. « C’est bon, il est parti. » Dit Alan en me lâchant. J’expirais profondément : apparemment j’avais retenu ma respiration sans m’en rendre compte.

Alan m’observait, l’air critique. Je savais que je pouvais compter sur lui, nous étions amis depuis toujours, et rien ne pouvait se mettre entre nous. Même pas mes bêtises. « Merci, merci vraiment beaucoup. » Il haussa un sourcil. « Je sais… je sais... » Il étendit les bras le long du rebord de la piscine, laissant un silence entre nous. « Tu ne pourras pas le pousser à s’en aller à chaque fois. Et c’est la dernière fois que je fais ça Viska ! Je n’ai aucune envie de me battre avec lui ou je n’sais quoi ! » J’hochais la tête timidement. « Pardon… je suis désolée... Je trouverais une solution pour Jensen. » Même si je ne voyais plus comment les choses pouvaient s’arranger entre nous.
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    Viska Coline Spingate



Dernière édition par Viska Spingate le Mer 29 Avr - 23:18, édité 1 fois
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Ξ Sujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Viska ♥     ♥ Les 30 baisers de Viska ♥  EmptyMer 29 Avr - 22:39

Une porte de sortie
"Tu ne peux pas me faire ça. Toi et ta foutu fierté, vous avez tout gâché. Je te déteste."


Titre : Une porte de sortie
Couple : Viska&Jensen
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #1 : Où est la sortie s’il vous plait ?
Personnages concernés : Viska, Jensen, Victoire, Prudence.
Cadre : Suite de la fic précédente. Le monde magique n'existe pas, tous les élèves que vous connaissez sont scolarisés dans un internat  "so british" de Londres. Viska a 15 ans.
Nombre de mots : 1 227

***

J’avais foncé sur Victoire avec plus de férocité que n’importe quel animal sauvage. Sans Alan, j’aurais couru droit à la catastrophe. Depuis le début des vacances, je n’avais pas rappelé Jensen. Je me disais qu’après presque deux mois sans se voir, j’arriverais mieux à faire bonne figure devant lui. « Tu n’avais pas le droit de faire ça ! » Vic’ s’était levé, un peu comme si elle avait craint que je ne m’assois sur elle pour l’étouffer (et, ma foi, ce n’était pas si ridicule comme pensée). « Ne sois pas ridicule Viska ! Tu te mêles toujours des affaires des autres, toi ! » Je bouillais de rage, elle se moquait de moi ou quoi ? « Oh, Vic’, je crois que tu ne sais pas ce que c’est quand je me mêle d’autre chose que de mes oignons. Tu vas me le payer. » J’attrapais toutes mes affaires et me dirigeais vers la sortie en essayant de cacher mes larmes. De quel droit cette petite dinde de Victoire s’était-elle permise d’inviter Jensen ? Elle ne l’appréciait même pas !  Sur mon chemin, je n’entendis même pas les voix de tous mes amis qui m’appelaient et me demandaient de rester. Le sang battait mes oreilles, le soleil me donnait mal à la tête, je voulais seulement rentrer chez moi et me cacher sous la couette.

Il fallut attendre trois jours pour que j’accepte de prendre quelques appels et de revoir certains de mes camarades de l’internat. Prudence devait passer dans le coin et ça tombait très bien car j’avais besoin de l’oreille de ma meilleure amie – même si elle avait déjà eu les grandes lignes de l’incident, Alan n’avait pas du manquer de la mettre au courant -. Après quelques salutations, j’entrai directement dans le vif du sujet : « Qu’est-ce qui a pris à Vic’ ? Maintenant j’suis encore plus dans la merde que le jour de la sortie… Mais qu’est-ce qui lui a pris... » Si l’envie d’assassiner ma camarade m’était passé (je suis plus colérique que rancunière), je restais désespérée d’avoir été obligée de me cacher derrière Alan pour ne pas voir Jensen. Surtout que, maintenant, il devait croire que je sortais avec Alan… L’illusion ne durerait que jusqu’à ce que les deux garçons se croisent, je pense que ça fera parti des trois premiers trucs qu’Alan lui dira après « bonjour » et « ça va », ne serait-ce que pour garder de bons rapports avec Jensen. Les garçons n’étaient pas en surnombre dans notre année, alors ils essayaient de bien s’entendre entre eux. Nous, les filles, on se foutait sur la gueule de manière fréquente : trop de forts caractères au mètre carré. « Les hormones ? » proposa Prudence, bien plus occupée par sa glace que par mes histoires. J’allais finir par m’arracher les cheveux… « Me laisse pas tomber Prue… il faut que tu m’aides à sortir de là. J’ai besoin d’une porte de sortie, vraiment, sinon autant changer d’école. » Prudence, visiblement plus touchée par l’idée que je puisse quitter notre internat que par mes problèmes, se mit à réfléchir intensément. Finalement, elle lécha sa cuillère avant de la pointer vers moi. « Si le problème c’est plus Jensen que Victoire, pourquoi est-ce que tu ne cherches pas plutôt comment régler ta dispute avec lui ? » Ma première réaction fut de lever les yeux au ciel tant cette proposition me paraissait peu adaptée… puis, après quelques secondes de réflexion, je soupesais les mots de Prudence. « Ok. J’y vais, mais tu viens avec moi ! » Mon amie fit tinter sa cuillère sur sa coupe glacée :  « D’abord la glace, ensuite l’action. »

Il fallut donc attendre que Prudence ait terminé sa glace pour partir direction chez Jensen. Je sonnai, on m’ouvrit mais ce n’était pas lui, c’était un domestique – sale petit fils de bourge va ! -. « Je voudrais voir Jensen s’il vous plaît. » J’entendis la voix de mon ancien ami crier du fond de la maison : « Dites que je ne suis pas là ! » Rage ! « Je suis pas sourde espèce d’imbécile ! » lui criais-je du pas de la porte. Puis, me tournant vers ma compagne dans tous les mauvais coups depuis ma première année : « Prudence... » Elle me fit un petit signe du menton : « Roger ! »  Et Prudence attrapa par la taille le domestique, le retenant de tout son poids plume, pendant que je courais dans la direction de la voix de Jensen.

« Te voilà ! » M’exclamais-je, triomphante, avant de pâlir en me rendant compte que je me trouvais pile en face du garçon que j’avais évité pendant un mois. « T’es plus en train de bécoter Carmichael ? » Me demanda-t-il acerbe. « Je suis sûre qu’au fond de toi, tu sais que c’était du pipeau. » Je m’étonnais : j’étais presque calme. « Du pipeau ? Sérieux Viska ? Je vous ai vu » Plus têtu que Victoire et moi ? Je vous présente Jensen McGowan ! Monsieur tête de pioche option tête à claques ! Je sentais déjà qu’on ne parlerait même pas de notre dispute de la fin de l’année et que tout allait tourner autour de mon plan foireux avec Alan mais tout était de la faute de Victoire. « On faisait semblant Jensen ! Ça n’avait rien de romantique ! » Et puis, de quel droit lui demandait-il des comptes au fait ? Ils s’éloignaient complètement du sujet là ! Il fallait absolument que je recentre la conversation sous peine d’avoir pris mon courage à deux mains pour rien… « Mais pourquoi ?! » Il était exaspéré. Moi aussi. Ça me rappelait de mauvais souvenirs. « Parce que je n’avais aucune envie de te voir au milieu de tous les autres après ce qui s’est passé à la fin de l’année ! » Jensen fronça les sourcils. Ohoh...

C’est alors qu’il s’approcha de moi pour m’embrasser. J’en fus tellement surprise que je ne réagis même pas. Mais dès que son visage s’éloigna du mien, je portai les mains à mon visage, sidérée. « Mais non… Tu ne peux pas faire ça...
- Alan peut, et pas moi ? » Aucun rapport, vraiment. Seulement je n’ai plus la force de protester. « Tu sais pourquoi… tu sais... » Je m’étouffais dans un sanglot. Prudence arriva derrière nous, elle me prit par les épaules et me tira vers elle, à quelques pas de distance de Jensen.

« Tu ne peux pas me faire ça. Toi et ta foutu fierté, vous avez tout gâché. Je te déteste. » Murmurais-je. « Je voulais essayer de trouver un compromis… » Dis-je, plus fort, plantant mon regard dans le sien. « Mais tu n’écoutes pas ce que je te dis, ni sur Alan, ni... » Les mots ne sortaient pas. Je ne pouvais pas parler de notre pomme de discorde devant Prudence. Je pris une inspiration : « J’étais venue te dire qu’il faut qu’on passe à autre chose. Moi c’est ce que je vais faire. Tu devrais y penser aussi. » J’essuyai mes larmes et attrapai la main de Prudence. « On s’en va. Ne t’en fais pas pour nous, on a compris où était la sortie. » Même si ce n’était pas celle que j’avais espéré.

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Ξ Sujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Viska ♥     ♥ Les 30 baisers de Viska ♥  EmptyJeu 30 Avr - 11:56

La pomme de discorde
J’avais bien compris que ma question innocente mettait au jour quelque chose que je n’avais pas anticipé.


Titre : La pomme de discorde
Couple : Viska&Jensen
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #17 : Adieu
Personnages concernés : Viska, Jensen, Peony, Myrielle, Psychée (citée) .
Cadre : Suite de la fic précédente. Le monde magique n'existe pas, tous les élèves que vous connaissez sont scolarisés dans un internat  "so british" de Londres. Viska a 15 ans.
Nombre de mots : 1 037

***

Le mois d’août était passé à une vitesse folle. J’avais bloqué le numéro de Jensen au bout du dixième appel. Au début, j’écoutais ses messages. Je me disais que, peut-être, il avait compris les raisons de notre dispute du dernier jour de cours, qu’il s’excusait, que les choses allaient aller en s’améliorant. Malheureusement, à chaque message, il nous faisais du pur Jensen : à aucun moment il n’abordait ce fameux jour, si ce n’était pour dire que c’était ma faute, que j’étais partie en plein milieu de la conversation.

C’est vrai, j’étais effectivement partie. Pendant les six derniers mois de notre quatrième année, j’avais cru qu’il se passait quelque chose avec Jensen. Sans aller jusqu’à parler d’amour avec un grand A, à minima, je pensais que je lui plaisais. Fricoter dans les coins sombres me paraissait normal vu qu’il était interdit de le faire ouvertement au sein de notre établissement, plutôt strict. Le dernier jour de cours, les règles s’assouplissaient, vacances obligent, et Psychée devait organiser une grande fête chez elle pour célébrer la fin d’une nouvelle année passée tous ensemble.

« On y va tous les deux ? » Avais-je demandé alors à Jensen après un baiser assez long pour justifier une petite pause. J’étais persuadée qu’il me dirait oui. Ce que j’ai pu être bête… Si sa réponse avait été « positive », elle n’avait rien à voir avec celle que j’imaginais. « Et bien, oui, puisque j’y vais et toi aussi.
- Non, je veux dire, on y va tous les deux, ensemble ? J’insistais sur ce dernier mot, sans penser qu’il me dirait non.
- Bah, pas ensemble, ensemble, voyons Viska, tu sais que c’est impossible. Je le repoussais un peu car pendant que nous parlions, nous étions restés collés l’un à l’autre.
- Non… Non… je ne sais pas… Pourquoi exactement ? Il tenta de me reprendre par la taille alors que je le poussais de nouveau contre le mur, à un pas de moi environ. J’avais bien compris que ma question innocente mettait au jour quelque chose que je n’avais pas anticipé.
- Nous deux… Viska… tu croyais pas qu’on pouvait se montrer en public quand même ? Je suis un McGowan et toi tu es… juste Viska. » La gifle avait fusé avant que je puisse réellement y réfléchir. Ma réponse fut comme un grondement. « Alors je suis bien pour du pelotage dans les coins, mais pas pour une vraie relation ? C’est bien ça que tu essaies de me dire ? » Je n’osais pas croire que c’était ça, je devais me tromper, mal comprendre ! Et, en effet, il y avait un point que je n’avais effectivement pas bien saisi dans ses paroles. « Non… non… c’est pas ça... » Il se massait sa joue endolorie, l’air très contrarié, mais assez conscient de la situation pour ne pas monter directement dans ses tours comme il pouvait le faire parfois sous le coup de la colère (pour ça, nous sommes pareil, très sanguins tous les deux). « Je t’aime vraiment bien ‘Ska, c’est juste que nous deux, ça doit rester secret. Si ça se savait, ce serait... » Il n’osa pas terminer sa phrase, je le fis pour lui : « … la honte. Tu as honte d’être avec moi ? Sérieux ? Oh mon dieu… mais tu te rends compte de ce que tu dis ? » Je l’aurais volontiers giflé une seconde fois, mais j’étais trop sonnée pour joindre le geste à la pensée.

Je ne pouvais pas croire que Jensen, mon ami, que je fréquentais plus ou moins depuis des semaines de façon intime, avait honte de mon statut social ! Il était vrai que j’étais de classe moyenne. Ma tante avait quelques argents, mais pas moi, car mon vrai père était un criminel notoire. Si je n’étais pas spécialement fière de mes origines, surtout biologiques, je n’en faisais pas non plus un mystère.

Au demeurant, je n’étais pas du tout sûre que ce soit mon géniteur le problème, je n’avais pas demandé de précisions ce jour-là, car j’étais complètement sidérée, incapable de réfléchir posément, mais plus tard, j’avais repensé à cette conversation, et j’en avais conclus que c’était plutôt que, contrairement aux Montgomery, aux Foster et, évidemment, à la famille de Jensen, la mienne était d’une banalité affligeante. J’étais dans cette école parce que ma tante payait mes frais de scolarité, si ça n’avait tenu qu’à mes parents, j’aurais été dans le collège public du quartier. Mais mes parents m’aimaient, et en tant que fille unique, j’étais aussi gâtée et choyée que possible. Ma tante étant styliste, mes vêtements soutenaient la comparaison avec toutes les fashionistas de l’école… Je n’avais jamais souffert de mes origines sociales, pas avant que Jensen me les balance à la figure.

« Adieu Jensen. » j’avais terminé notre dispute ainsi, tournant les talons et quittant l’école. Je n’avais pas été à la fête le soir, on m’avait dit plus tard que Jensen m’avait cherché. Dire qu’il avait osé me faire une scène à propos d’Alan (ce qui était ridicule à plus d’un titre, mais passons) alors que c’était lui qui n’avait pas voulu sortir avec moi ! Certes, j’avais su en demandant à Alan de m’embrasser qu’il réagirait ainsi. J’avais parfaitement entendu ce qu’il m’avait dit ce jour-là, qu’il m’aime bien, et je le connaissais, il s’emportait très vite. J’avais agi à dessein. Cela ne lui donnait aucun droit sur moi. Si je n’étais pas assez bien pour nous montrer à une fête ensemble (alors être en couple, n’en parlons même pas), alors il ne m’aurait plus jamais.

« Viska ! Tu as du courrier ! » M’appela ma mère, me sortant de mes rêveries tandis que dans un accès d’auto-flagellation, je réécoutais un message de Jensen. Je descendis pour lire la carte que je venais de recevoir. J’étais invitée à un bal masqué organisé par le comité des fêtes de l’école la veille de la rentrée… Je tapotais le carton sur mes lèvres, pensive. Jensen serait à cette soirée. Il me fallait un plan… Je pris mon téléphone et scrollait jusqu’au numéro voulu : « Allo ? Peony ? C’est Viska. Je vais avoir besoin de ton aide. »
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Ξ Sujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Viska ♥     ♥ Les 30 baisers de Viska ♥  EmptyJeu 29 Oct - 23:04

Bal et Plans
Notre objectif affiché était de provoquer nos cibles, de les mettre en colère..


Titre : Bal et Plans
Couple : Viska&Peony
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #2 : Bal Masqué
Personnages concernés : Viska, Jensen, Peony et Fiona.
Cadre : Suite de la fic précédente. Le monde magique n'existe pas, tous les élèves que vous connaissez sont scolarisés dans un internat  "so british" de Londres. Viska a 15 ans.
Nombre de mots : 1 167

***

Tout était en place : j’avais ma robe et une cavalière. Peony n’avait pas eu trop de mal à accepter. Certes, elle était la meilleure amie de Jensen, mais elle n’était pas aveugle à ses défauts. Puis, on était dans la même chambre à l’internat donc on était quand même assez copines l’une et l’autre. De son côté, elle avait un coup de cœur pour Alfie, sauf que c’est le meilleur ami de son grand frère et que du coup ça coinçait. Le seul avantage était pour moi : elle était libre pour le bal masqué et avait aussi sa petite revanche à prendre.

Nous arrivâmes fièrement au bras l’une de l’autre, moi en rouge, Peony en vert, mais toutes les deux sexy au diable. Tous les regards se tournèrent vers nous dès que nous passâmes les portes, mais les seuls qui nous intéressaient étaient Jensen et Léopold, le frère de Peony. À cet effet, nous devions ouvrir la soirée avec les autres responsables des élèves : c’était le rôle de mon amie au sein de l’école. Contrairement au bal de Noël, il n’était pas question de valse traditionnelle, mais juste que tous les responsables se retrouvent avec leur cavalier/cavalière pour annoncer le début de la soirée.

J’accompagnais donc Peony et nous décidâmes de faire la première danse pour passer directement à la suite du plan. Notre objectif affiché était de provoquer nos cibles, de les mettre en colère. Parfois, le seul moyen de communiquer était d’aller au clash, et me concernant je voulais vraiment me venger des insinuations de Jensen. Je ne comptais pour lui que quand ça l’arrangeait et ça me mettait hors de moi. Cette année, les choses se passeraient autrement : je ne le laisserai pas me faire plus de peine !

En plus, je l’avais vu arriver du coin de l’œil : il s’était pointé avec une gourdasse blonde d’un an plus âgée que nous pardon Fifi. « Ne te déconcentre pas. » Me murmura Peony à l’oreille. Je quittai donc Jensen du regard – avec du mal, il fallait l’admettre – et me concentrai sur ma cavalière. C’était presque dommage que je sois à ce point obsédée par un crétin, parce qu’une fille comme Peony serait tout à fait mon genre : belle, intelligente, responsable… Enfin, vous savez ce qu’on dit : le cœur a ses raisons etc.

« Prête ? » lui demandais-je en même temps que j’enlevais mon masque. Elle me fit signe que oui, aussi je la pris par la taille et l’embrassait en plein milieu de la piste de danse sous le regard éberlué de tous nos camarades. Et attention, hein, c’était pas du petit bisou qu’on avait mis en scène, ni un baiser de cinéma, on y mettait vraiment beaucoup d’ardeur : il fallait au moins ça pour attirer nos proies respectives dans nos filets.

Celle de Peony ne tarda pas. Son grand frère, furieux de cette mise en lumière de sa précieuse petite sœur, vint la séparer de moi de force et l’entraîna dans un coin, sûrement pour l’engueuler. Je haussai les épaules et me dirigeai fièrement vers le buffet. Pour ce qui concernait ma prise, elle était  un poil plus difficile à ferrer vu qu’il était venu accompagné, mais bon, j’avais tout mon temps : je lui donnai environ quinze minutes avant d’exploser comme un ballon de baudruche.

Et, effectivement, j’en étais seulement à mon troisième petit four quand je vis Jensen débouler à côté moi parfaitement furibard. J’avais très envie de rire mais je me retins parce que, dans le fond, ce n’était pas si drôle que ça : comme prévu, Jensen supportait mal qu’on touche à ses jouets. « Je peux savoir à quoi tu joues ? » Avalant ma bouchée, je me frottais les mains pour en enlever les miettes. « à quel propos ? » Autant jouer l’idiote jusqu’au bout quand bien même il ne soit pas dupe. « Peony et toi, là, sur la piste, c’était quoi encore ces conneries ?! » Voilà qui sonnait moins comme une question que comme un ordre mais admettons. « Et bien, je passe à autre chose. Toi aussi d’ailleurs à ce que j’ai vu, quand je pense que tu trouvais que je n’étais pas à ton niveau... » Je ne pus m’empêcher de retenir une grimace, mais en même temps, si ma famille n’était pas assez bien pour celle de Jensen, que dire de celle de cette pauvre fille qui n’était dans leur école qu’à cause d'une bourse ! Moi, au moins, c’était ma tante qui payait ! « C’est complètement différent, c’est juste… oh puis merde, change pas de sujet. » Deux gros mots en deux phrases, Jensen était en grande forme dites-donc, car ce n’était pas son genre d’en dire, sauf quand il était en colère évidemment.

« Ok, alors vas-y, dis-moi ce que c’est le sujet selon toi ? » Je le fixais de mes yeux clairs dans l’attente de sa réponse. « Peony, Alan, tu comptes embrasser encore combien de personnes dans cette école hein ? » En même temps, à qui la faute si j’embrassais tout le monde, je vous le demande ! « Tu devrais être content, c’est toi qui ne voulais pas t’afficher avec moi, Peony au moins ça ne la gêne pas, elle ! » Je fis mine de m’en aller mais il me contourna pour me barrer le chemin. « Non ! » Je tentais de le pousser pour passer mais objectivement, il me manquait des centimètres et quelques kilos pour espérer gagner à ce petit jeu-là. « Laisse-moi passer bon sang, il faut que je rejoigne ma cavalière ! » Jensen me prit les poignets pour m’empêcher de bouger : « Jensen ! Arrête de te donner en spectacle, ça ne te va pas du tout ! » Râlais-je de la colère plein les yeux. Il avait voulu que ça se passe comme ça, je n’avais fait que lui mettre le nez dans la merde, il n’y avait aucune raison pour qu’il me retienne maintenant. « Pas tant que tu ne m’écouteras pas. »

Je tapa du pieds, énervée de mon impuissance. « Y’a un problème ? Jensen, lâcha-la voyons, c’est ridicule. » Peony nous avait rejoint. « Non, cette fois je ne la lâcherai pas tant qu’elle ne m’aura pas laissé m’expliquer. » Il esquiva une nouvelle tentative de ma part de lui écraser les pieds. « D’accord, d’accord, mais est-ce que tu veux vraiment que vous fassiez ça en plein milieu du bal ? Tu n’as qu’à sortir dans le jardin et je te l’amène dans cinq minutes. » Jensen parut soupeser la proposition mais finalement il me libéra enfin : « Cinq minutes, pas une seconde de plus ». Je jetai alors un regard interloqué à ma cavalière : « Mais c’était pas ça le plan enfin ! » Peony posa la tête sur mon épaule pour me regarder par en dessous : « Rectification : ce n’était pas ton plan. »

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Ξ Sujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Viska ♥     ♥ Les 30 baisers de Viska ♥  EmptyLun 9 Nov - 18:58

Reviens-moi
Bouche bée, je restais interdite face à ces deux mots qui sonnaient comme un ordre alors même que le ton qu’il employait était, pour une fois, assez mesurée, encore une fois, presque dans la supplication.


Titre : Reviens-moi
Couple : Viska&Jensen
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #31 : Reviens-moi
Personnages concernés : Viska, Jensen, Peony.
Cadre : Suite de la fic précédente. Le monde magique n'existe pas, tous les élèves que vous connaissez sont scolarisés dans un internat  "so british" de Londres. Viska a 15 ans.
Nombre de mots : 1 071

***

« N’essaie même pas de fuir, ça le rendrait encore plus nerveux lorsqu’on va retourner à l’école. » je serrai les poings et m’ébrouai pour faire passer mon agacement. Après tout, je n’avais absolument rien à me reprocher donc je pouvais bien supporter une confrontation avec Jensen. Ce qui me laissait dubitative là-dedans c’était que je ne voyais pas où voulait en venir Peony : si une conversation suffisait à me réconcilier avec notre camarade, ça se saurait. La suivant, plutôt docilement, dans le jardin de la maison de Psychée et Lucas, je retrouvais Jensen près du point d’eau. Notre amie nous laissa seuls et je la suivis du regard avec une pointe d’anxiété : qu’avait Jensen à me dire de si important ? Je doutais qu’il ne s’agisse que du baiser que j’avais échangé avec Peony, il avait beau être possessif, il n’était pas crétin au point de ne pas avoir compris que j’avais fait tout ça uniquement dans le but de l’énerver.

Le silence s’éternisa entre nous. J’avais croisé les bras sous ma poitrine, regardant le paysage plutôt que Jensen. Lui me fixait et le poids de son regard m’étouffait. Au bout de plusieurs minutes seulement, il s’approcha et voulu poser sa main sur mon bras. Je me dégageais et reculais d’un pas, évitant toujours de le regarder. « Non… ne me touche pas. » Je considérais qu’il avait perdu ce droit voilà des semaines. « Viska, s’il te plaît, écoute-moi... » Soulevant le bas de ma robe pour le triturer nerveusement, je m’éloignais encore de lui mais le regardai maintenant car j’étais surprise malgré moi de son ton calme, presque suppliant. Jensen n’était pas de ceux qui demandent des faveurs, il exigeait plutôt, et nous autres étions sensés nous plier à ses désirs – même si je n’avais jamais été très douée pour obéir, ce qui n’avait pas été sans houle entre nous -.

« Je suis là, je t’écoute, mais ça n’a pas à impliquer un contact physique. » je redressai la tête, pointant fièrement le menton vers lui comme si je le mettais au défi de me contredire. Quelque part, c’était exactement ce que je cherchais : n’avais-je pas monté tout ce plan avec Peony simplement pour le rendre furieux ? Jensen ne releva pas le gant que je lui lançais, il paraissait soudain très maître de lui-même et une partie de moi se disait que ce n’était pas bon signe pour moi. Plus Jensen est calme, pire c’est si j’en croyais ma longue expérience dans ce domaine (sans me vanter, j’ai un don pour l’énerver). « Reviens-moi. » Pardon ? Bouche bée, je restais interdite face à ces deux mots qui sonnaient comme un ordre alors même que le ton qu’il employait était, pour une fois, assez mesurée, encore une fois, presque dans la supplication. « Quoi ? » Je sais, je sais, la politesse aurait voulu que je dise plutôt comment? pour signifier mon incompréhension, mais mes manières n’étaient carrément pas le problème, là, tout de suite. « J’ai essayé de te le dire tout l’été mais tu ne m’écoutes jamais, tu embrasses n’importe qui, tu bloques mon numéro… » J’allais lui couper la parole mais il dut le sentir car il traversa la distance entre nous pour m’attraper par la taille et m’embrasser. Je me ficherais des tartes par moment car au lieu de le repousser, je me laissais aller à ce baiser. Il ne contenait pas la colère de celui qui avait suivi l’épisode avec Alan. C’était un de ces baisers qui m’avaient fait croire en nous deux…

Quand il se rompit, je ne m’éloignais pas mais le fixait froidement, attendant la suite. Après tout, j’avais déjà été la dupe de tels baisers, on ne m’y reprendrait pas. « Je suis désolé ‘Ska, je ne voulais pas te faire de peine et je ne voulais pas non plus que ça se finisse entre nous. Ça m’a rendu dingue de te voir avec Alan à la piscine, je ne veux pas que tu ailles avec un autre que moi. Tu veux bien me pardonner et qu’on oublie tout ça ? » Dire que ça ne me faisait pas plaisir, pire que ça ne me faisait pas fondre aurait été un énorme mensonge. Moi, j’étais amoureuse de lui, et j’en avais bien conscience, sauf que ce n’était pas parce que nos sentiments étaient partagés que nos problèmes s’arrangeaient. J’étais toujours une élève de classe moyenne et lui un fils de bourge. Rien n’avait concrètement changé depuis le mois de juin. « Je peux te pardonner je crois… mais je ne suis pas sûre de pouvoir oublier. Tu as honte de moi Jensen, tu te rends compte de ce que ça me fait ? » Bizarrement, peut-être parce qu’il avait eu deux mois pour y réfléchir, ou parce que son désir de me voir revenir était sincère, il semblait que oui. Je pouvais le lire dans ses yeux. « Ce n’est plus vrai, j’ai bien vu que faire ça... » Il ne finit pas sa phrase, il ne savait peut-être pas quoi dire après qui ne soit pas une nouvelle fois offensant pour moi. « Je ne serai jamais à toi si c’est pour être la maîtresse que tu caches dans un placard. » Conclus-je simplement.

« Ce sera différent cette fois, je te le promets, on peut aller dans cette salle de bal et le leur dire à tous dès maintenant si tu veux. » Souriant tristement, je l’enlaçais brièvement et déposai un nouveau baiser, rapide, sur ses lèvres. « Je t’aime Jensen, et je pense que tu m’aimes aussi, mais pour l’instant, je ne sais pas si ce sera assez pour que ça marche entre nous. » Abandonnant la chaleur de ses bras que je repoussais d’autour de ma taille, je décidai qu’il était temps de partir. « Je vais y réfléchir. On en reparlera une fois à l’école. » Il fit le geste de me retenir : « Non… vraiment… Pas ce soir. Tu m’as brisé le cœur une fois déjà, tu ne peux pas me demander une réponse dans la seconde. » Je tournais les talons et m’en allai aussi vite que me le permettait ma robe longue et mes talons dans l’herbe fraîche. Jensen n’était pas du genre à abandonner, si je voulais du temps pour penser à nous, le seul moyen de l’avoir serait de le prendre sans son assentiment.

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Ξ Sujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Viska ♥     ♥ Les 30 baisers de Viska ♥  EmptyMar 24 Nov - 12:31

La preuve par l'exemple
"V s’approcha de moi et tenta de m’embrasser mais instinctivement je reculais et elle n’insista pas."


Titre : La preuve par l'exemple
Couple : Viska&Jensen
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #6 : Drapeau Blanc
Personnages concernés : Viska, Jensen, Peony, Prudence, Victoire, Vanellope.
Cadre : Le monde magique n'existe pas, tous les élèves que vous connaissez sont scolarisés dans un internat  "so british" de Londres. Viska a 15 ans.
Nombre de mots : 1 244

***

Après la soirée – que j’avais quitté bien avant que la nuit tombe -, j’étais restée longtemps allongée dans mon lit à regarder le plafond en caressant machinalement Oscar entre les oreilles. Mon téléphone était coupé, caché sous mes coussins, et je n’avais pas pris la peine d’enlever ma belle robe. Finalement, je tournais la tête vers mon animal de compagnie pour lui demander : « Qu’est-ce que je suis sensée faire, hein ? » Sans surprise, mon chien ne me répondit pas et je finis par m’endormir, écrasée de fatigue.

Le lundi suivant, je reprenais le chemin de l’internat. Je retrouvais ma bande de potes aux casiers. « Salut bande de traitresses.  Franchement, je me demande si je dois encore vous parler alors que vous êtes clairement du côté de Jensen. » ces quelques mots, je les adressais d’une part à Peony, et d’autre part à Victoire, même si Prudence et Vanellope étaient aussi présentes. « Du rififi au Paradis ? Je pensais que ça s’était arrangé avec McGowan quand vous vous êtes éclipsés au bal. Pas cool pour Fio’ d’ailleurs ‘Ska. » Me lança la plus petite d’entre nous, aux cheveux d’un rose pétant normalement interdit par la règlement – mais V ne faisait que ce qu’elle voulait -. « On essaie de t’aider Viska, continuer à faire la gueule à McGowan c’est juste très immature. » De la part de Victoire, c’était l’hôpital qui se fout de la charité ! Je levais les yeux au ciel sans répondre, ce fut donc Peony qui reprit la parole, Prudence quant à elle était très concentrée sur son téléphone. « La question qu’on se pose toutes maintenant c’est : est-ce que vous sortez ensemble ou non ? » Ces filles aimaient beaucoup trop les potins pour leur propre bien. « Si vraiment avec Jensen c’est mort, moi je suis toujours open sinon ! » Glissa V avec un petit sourire taquin. J’étais vaguement sortie avec elle sur une courte période l’année dernière, avant que tout ne commence avec Jensen. Elle n’avait pas trop mal pris que je la laisse tomber pour lui mais elle ne s’était retrouvé personne pour le moment. Jensen n’avait jamais beaucoup aimé qu’on continue à se parler, mais on avait été copines avec V avant de flirter ensemble, je ne pouvais pas l’évincer de mon groupe de potes, surtout pour un mec qui ne voulait pas se montrer en public avec moi. « Merci V, toi au moins, je ne te fais pas honte. Et pour te répondre Peo’, non, on ne sort pas ensemble. Je réfléchis. Ton BFF prétend avoir changé mais je me méfie maintenant. » Je claquais la porte de mon casier et me rendit sans plus parler de Jensen au réfectoire pour le discours de rentrée.

Habile dans l’esquive, j’évitais Jensen avec un certain talent, ne le voyant qu’en cours – on est dans la même classe, j’allais quand même pas sécher hein ! -. Le soir, je mettais de l’ordre dans la salle de mon club de danse pour les premières répétitions qui auraient lieu plus tard dans la semaine quand V vint me rejoindre. « ‘Ska ? Je peux te parler ? » J’acquiesçais tout en continuant à m’affairer. V s’adossa à une des barres. « Tu sais que je ne suis pas la plus grande fan de McGowan, pas vrai ? » Je relevais la tête de mon carton plein de costumes pour la regarder. « Oui, je sais. Il n’aime pas trop les boursiers, c’est trop middle class à son goût. » Grimaçais-je. V approuva d’un signe de tête et s’approcha de moi, me prenant la main. « Pourtant, on en a parlé avec les filles, et je pense que tu devrais reconsidérer la situation. Tu es malheureuse sans lui ‘Ska… » Sans la repousser, je fis un grand signe de dénégation. « Non ! Pas du tout ! J’ai été triste c’est vrai, mais c’est passé ! Je vais bien maintenant ! » V s’approcha de moi et tenta de m’embrasser mais instinctivement je reculais et elle n’insista pas. Elle m’observa seulement quelques secondes, un voile de tristesse dans les yeux. « Si c’était vrai ‘Ska, tu ne me repousserais pas comme ça. Lui, tu l’aurais laissé t’embrasser. Réfléchis-y. » Elle déposa un baiser sur mon poignet et me lâcha, quittant la pièce et me laissant seule, interdite.

Je reculais jusqu’à sentir le mur dans mon dos et me glissai au sol en pleurant. Quand mes sanglots se tarirent, j’envoyai un message à Jensen avec mon portable : Dans dix minutes, au gymnase. Sois là. Je fis un détour par les toilettes pour me laver le visage. Jensen arriva à l’heure, il secouait un mouchoir blanc avec un sourire : « Je viens en paix ! » clama-t-il. Assise sur les gradins, je le laissais approcher sans réagir. Il vint s’asseoir à côté de moi et mon sérieux parut l’inquiéter. « Est-ce que je dois avoir peur ? Tu n’as pas l’air bien… c’est mauvais signe ? » Je pris le mouchoir de ses mains et le secouai à mon tour, sans sourire toutefois. « Je viens en paix aussi. » Je mis la tête dans mes mains, ne sachant pas par quoi commencer. Puis, repoussant mes cheveux en arrière, je coulai un regard vers Jensen qui attendait. Il était nerveux mais essayait de se contrôler, de ne pas me presser de questions, craignant sûrement que pour la quatrième fois en deux mois je ne le plante là s’il disait un truc de travers. C’est bien, au moins il apprenait un peu de ses erreurs. « V a essayé de m’embrasser tout à l’heure. » Finis-je par lâcher ce qui eut pour effet chez lui de le crisper, mais cette réaction m’adoucit à son égard et je posais une main sur son poing fermé. « Elle n’a pas réussi. Je crois que ça n’avait pas vocation à aboutir en fait… c’était plutôt un genre de démonstration par l’exemple. » Expliquais-je confusément. Jensen ne comprenait rien, je le lisais dans ses yeux, tant pis… il verrait bien où tout ça menait. « C’est avec toi que je veux être Jensen... » Lâchais-je cherchant son regard « Mais j’ai si peur que ça ne marche pas… » Il me prit les mains, se rapprochant de moi. Un vent de panique soufflait entre nous mais il affectait surtout Jensen qui interprétait mal mes paroles. « Si ! Si ! Ça peut marcher… je sais que j’ai merdé mais tu dois pas rester là-dessus. J’y ai repensé cet été et si j’avais juste accepté qu’on aille ensemble à cette fête, on n’aurait pas eu à passer des vacances pourries… tu me manques ‘Ska… je ferai tout mon possible pour que ça fonctionne cette fois-ci… il faut que tu me croies… » Je pense qu’il aurait pu continuer encore un moment à ce rythme, mais je ne le laissais pas terminer, l’embrassant pour le faire taire. Une de ses mains quitta les miennes pour remonter le long de mon bras jusqu’à mon visage. Il se passa plusieurs minutes où on ne parla pas, échangeant des baisers le souffle court. Quand notre ardeur s’apaisa un peu, je me détachai de lui et lui murmurai : « Je veux qu’on sorte ensemble. Pour de vrai cette fois. » Jensen m’embrassa de nouveau avant de me dire ces simples mots qu’il n’avait pas eu deux mois plus tôt : « D’accord. »
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Ξ Sujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Viska ♥     ♥ Les 30 baisers de Viska ♥  EmptyMer 25 Nov - 12:20

Notre Bonheur Passé
"Le problème de la perfection, c’est qu’elle émousse l’attention..."


Titre : Notre Bonheur Passé
Couple : Viska&Jensen
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #29 : Euphorie
Personnages concernés : Viska, Jensen, Victoire.
Cadre : Suite des fics précédentes. Le monde magique n'existe pas, tous les élèves que vous connaissez sont scolarisés dans un internat  "so british" de Londres. Viska a 16 ans et demi.
Nombre de mots : 881

***

Une période d’euphorie suivit le moment où nous nous mîmes officiellement ensemble. Nous étions ce genre de couple que tout le monde regardait avec envie mais qui ne s’occupait pas tellement de ce qu’on pensait d’eux. C’était absolument parfait.

Le problème de la perfection, c’est qu’elle émousse l’attention… Mais je brûle les étapes. Reprenons. Comme nous mettre ensemble n’avait pas été facile et que nous étions en internat, les premiers mois furent assez sages. Je n’avais pas envie de me précipiter alors que ma confiance en Jensen était émoussée par les événements de l’année précédente. Bien entendu, j’avais envie de lui, et j’étais amoureuse, mais je craignais les déconvenues. J’avais tord de m’en faire, Jensen ne se montra ni pressant, ni impatient. Il s’arrêtait à chaque fois que je le lui demandais comme un vrai gentlemen. Au fil des semaines puis des mois, je me détendis, reprenant confiance en nous et profitant des moments que nous passions ensemble.

Arrivés aux vacances de Noël, comme nous avions du temps chez nous, j’allais passer quelques jours chez lui. Cette fois-ci, j’étais parfaitement prête. Notre première fois fut idyllique, comme toute cette période. J’adorais passer du temps blottie dans ses bras à parler de choses et d’autres. Il n’y avait pas de secret entre nous… nous étions juste bien.

Du temps passa encore jusqu’à son anniversaire, au mois de juin. Je voulais que cette nuit soit mémorable, parfaite en tout point. J’avais invité Jensen chez moi pour le week-end, avec la maison pour nous seuls. Ce n’était pas aussi chic que chez lui, c’est sûr, mais au moins nous étions sûrs d’avoir toute l’intimité que nous désirions sur les deux jours. J’avais passé une superbe robe vert foncé, moulante et droite. « Bon anniversaire mon chéri ! » M’exclamais-je quand il arriva chez moi, pile à l’heure. Je l’embrassais, me serrant contre lui avec volupté. Notre affreuse dispute avait eu lieu voilà presque un an auparavant : nous en avions fait du chemin depuis ! Je n’aurais jamais imaginé à ce moment-là que nous pourrions fêter les seize ans de Jensen ensemble, en tête à tête, savourant simplement le bonheur d’être tous les deux.

Seulement, comme je vous le disais plus tôt, le problème d’un trop plein de bonheur, c’est qu’à un moment il faut redescendre et la chute peut être brutale quand on passe de l’euphorie au chagrin. Cette nuit fut à la fois magique et décisive. Au moment où j’écris ces lignes, je nous revois encore, allongés l’un contre l’autre, nos mains et nos corps enlacés. Ces instants me manquent tellement…

Ce n’est que deux mois plus tard, fin août, que je me rendis compte qu’il y avait un problème… Notre année de bonheur se terminait prématurément. « Qu’est-ce que tu vas faire ? » Me demanda Victoire avec un plis soucieux au front. Je n’en parlais qu’à elle pour le moment, le temps de réfléchir à ce que je pouvais faire, même si ma décision était déjà prise quelque part : je ne pouvais pas avorter, et je ne pouvais pas non plus imposer ça à Jensen. En plus, je n’étais pas certaine d’avoir envie de voir sa famille se mêler de l’éducation de mon futur enfant. « Je vais partir. » Déclarais-je à ma meilleure amie après avoir pris une profonde respiration pour calmer mon angoisse. « Partir ? Mais où ? Chez ta tante ? » Je secouais la tête : « Non. Jensen irait me chercher chez elle en premier, il faut que j’aille chez quelqu’un à qui il ne pensera pas. Je vais bientôt avoir dix-sept ans et je serai émancipée à la naissance du bébé, je trouverai un travail et après je verrai si je ne peux pas passer mon diplôme en candidat libre. » Mon plan n’était pas parfait mais il avait le mérite d’exister.

« Je ne te dirai pas où je serai les premiers temps, Jensen va forcément t’interroger et moins tu en sauras, moins tu vendras la mèche. » Vic’ fronça le nez, l’air peu convaincu. « Tu es sûre que c’est le mieux à faire ? Il a quand même le droit de décider... » Je croisais les bras sous ma poitrine, l’air fermé. « Il doit finir l’école, puis aller à l’université, je ne ferai que l’embarrasser. Et puis je dois penser au bébé, il aura besoin de toute mon attention… imagine que Jensen ne l’aime pas ? Je préfère partir plutôt que de vivre ça. » Victoire me prit dans ses bras, compatissante. « Tu fuis en fait. » Oui, je fuyais. C’était plus simple pour tout le monde. Jensen m’oublierait… « Mais tu sais que je vais lui dire que tu es enceinte ? » Me demanda Victoire quand elle me lâcha. « Oui, je sais, mais je vais lui laisser une lettre de toute façon. C’est pas parce que j’ai décidé de faire ça toute seule qu’il ne doit pas savoir qu’il a un enfant quelque part. » Et partir sans qu’il sache pourquoi je le faisais était au-dessus de mes forces. Je ne voulais pas qu’il s’imagine que je ne l’aimais plus… au contraire, je préférais partir parce qu’être un frein à ses ambitions m’était insupportable. J’espérais seulement qu’il arriverait à me pardonner avec le temps…
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Ξ Sujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Viska ♥     ♥ Les 30 baisers de Viska ♥  EmptyJeu 26 Nov - 12:54

Départ
"Partir est peut-être la pire erreur de ma vie parce que tu ne me le pardonneras sans doute jamais. Ne doute pas, cependant, que si je l’ai fait, c’est parce que je vous aime, le bébé et toi."


Titre : Départ
Couple : Viska&Jensen
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #13 La pire erreur de ma vie
Personnages concernés : Viska, Jensen, Victoire, Cole, Louis.
Cadre : Suite des fics précédentes. Le monde magique n'existe pas, tous les élèves que vous connaissez sont scolarisés dans un internat  "so british" de Londres. Viska a 16 ans et demi.
Nombre de mots : 1 001

***

Après ma conversation avec Victoire, tout alla très vite. Je préparais trois lettres : une pour mes parents, une pour ma tante et une pour Jensen. Le jour de la rentrée, je pris le chemin de l’école comme si tout était normal et que je devais faire cette sixième année avec eux tous. Seule Victoire savait que je partirais dans la nuit, fuguant pour ne plus jamais revenir – même si on me retrouvait, notre école ne m’autoriserait pas à reprendre des études dans mon état -. J’attendis que le jour tombe et que tout le monde soit endormi, furtivement, grâce aux enseignements de ma tante, je parvins à me faufiler dans le dortoir des garçons pour déposer ma lettre d’adieu sur le chevet de Jensen, à côté d’une photo de nous deux prise au dernier bal. Il dormait profondément, ses camarades aussi, je perdais quelques minutes à le regarder. Après tout, c’était peut-être la dernière fois que nous allions nous voir. Lentement, avec délicatesse, je me penchais vers lui et l’embrassait en retenant mes larmes « Je suis désolée… » et je disparus, mon sac sur l’épaule, non par la porte par laquelle j’étais entrée mais par la fenêtre. Nous étions au premier étage mais j’étais agile et habituée aux acrobaties. Je laissais tomber mes affaires sans ménagement (ce qui était fragile était dans mes poches), et les suivis en amortissant la hauteur par un passage dans l’arbre voisin. Vic’ m’avait fait remarqué que pour une femme enceinte, je prenais des risques, mais si on devait se rendre compte de ma disparition, on me chercherait par les sorties traditionnelles. J’arrivais au mur d’enceinte quand j’aperçus de la lumière à la fenêtre que je venais de quitter. Je reconnus la silhouette de Jensen : il allait trouver ma lettre et la lire.

Voici ce que je lui avais écrit : « Jensen, quand tu liras ces mots, je serais normalement déjà partie. Tu aurais sûrement préféré que nous ayons cette conversation en face à face, mais nous savons tous les deux que tu aurais essayé de m’empêcher de partir.

Je quitte l’école. Vous me manquerez tous énormément mais c’est la seule solution. Je n’ai dit à personne où j’allais, pas même à mes parents, alors ne me cherche pas. À cause de la raison qui m’a poussée à partir, tu en auras peut-être envie, tu te rebelleras contre ma décision, mais si je pars, c’est pour que tes projets d’avenir ne soient pas compromis. Tu dis assez que tu viens d’une famille importante, avec des responsabilités, et que tu veux compter toi aussi à ta façon. Tu te donnes beaucoup de mal depuis que je te connais pour atteindre tes objectifs. Si je t’en avais parlé, tu aurais sûrement pris tes responsabilités. Ce n’est pas par manque de confiance en toi que je m’en vais. Mais je serais devenu un obstacle entre le but que tu t’es fixé et toi. Même en admettant que tu me choisisses de bonne grâce, ce n’est pas ce que je veux, ni pour toi, ni pour moi. Aujourd’hui, tu voudrais peut-être de moi, de nous, d’un avenir sans tes rêves de grandeur, mais rien ne dit que ce sera le cas dans cinq, dix, quinze, vingt ans… et je ne pourrais pas vivre avec ça.

Nous allons avoir un bébé. Je suis enceinte d’un peu plus de deux mois. Le médecin que j’ai vu dit que je suis une jeune femme en pleine santé et qu’il n’y a pas de raison de s’inquiéter. Je ne sais pas encore si ce sera une fille ou un garçon, je ne l’apprendrai qu’à l’échographie des quatre mois (je crois?), mais il naîtra aux alentours du vingt mars de l’an prochain. Je n’ai pas beaucoup d’argent d’avance, pour autant, ne t’inquiète pas, je serai émancipée bientôt et je trouverai un travail. Le bébé ne manquera de rien, je te le promets.

Partir est peut-être la pire erreur de ma vie parce que tu ne me le pardonneras sans doute jamais. Ne doute pas, cependant, que si je l’ai fait, c’est parce que je vous aime, le bébé et toi.

Je suis désolée,
Viska. »


Je n’étais pas naïve au point de croire que Jensen ne chercherait jamais la trace de son enfant. Il avait reçu une éducation traditionnelle et la filiation voulait dire quelque chose dans son milieu. Et même s’il n’avait jamais été de ces garçons qui vous couvrent de mots doux, je ne doutais pas de ses sentiments pour moi non plus. Il était donc très probable qu’il me retrouve dans un avenir plus ou moins proche. Je comptais brouiller un maximum les pistes car mon refus qu’il arrête ses études pour le bébé était sincère, et je ne me voyais pas non plus l’attendre comme une potiche dans je ne sais quel endroit choisi par sa famille. Dans les deux cas, notre relation en pâtirait. Je tâchais donc de gagner du temps, du temps qu’il passerait sans moi à avoir son diplôme.

Sans plus un regard en arrière, j’escaladais le mur qui entourait l’école et rejoignait de l’autre côté la voiture qui m’attendais. Cole conduisait, Louis était à côté. « Mission accomplie les gars. » Lançais-je à mes deux anciens camarades. L’un et l’autre avaient quitté l’école depuis un peu plus d’un an. J’avais surtout été proche de Cole, mais c’est justement pour ça que c’était chez Louis qu’il me conduisait. Nous nous connaissions, je suppose aussi que nous nous apprécions – je suis très amie avec sa cousine, Erin -, mais ce n’était pas chez lui qu’on irait me chercher en premier. « Tu es vraiment certaine que c’est ce que tu veux ? » me demanda Cole en jetant un coup d’oeil dans le rétroviseur. J’essuyais une larme qui m’avait échappée et qui roulait sur ma joue, avant de regarder droit devant moi d’un air assuré. « C’est peut-être une erreur, mais oui, c’est ce que je veux. »
GASMASK



    Viska Coline Spingate

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Viska Spingate
Viska Spingate
Serpentard

Parchemins : 1317
Âge : 16 ans (05/10/1999)
Actuellement : 6ème année


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
GALLIONS EVENT: 8


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Ξ Sujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Viska ♥     ♥ Les 30 baisers de Viska ♥  EmptyJeu 26 Nov - 23:34

Colocataires
"La preuve de mon orgueil : je payais un loyer à Louis, je n’étais pas son invitée, j’étais sa colocataire."


Titre : Colocataires
Couple : Viska&Louis
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #23 Colocation
Personnages concernés : Viska, Louis, Payton, Jensen.
Cadre : Suite des fics précédentes. Le monde magique n'existe pas, tous les élèves que vous connaissez sont scolarisés dans un internat  "so british" de Londres. Viska a 17 ans.
Nombre de mots : 1 055

***

Louis était un autre de ces fils de bourge qui peuplait notre école, il avait donc son propre appartement en plein cœur de Londres. Je dormais dans une chauffeuse installée dans le bureau et pendant la journée j’épluchais les petites annonces tout en remplissant les papiers administratifs pour mon émancipation. « Coline Symphonie ? Ton plan pour que ton mec te retrouve pas c’est d’utiliser ton second prénom et le nom de famille de ta tante ? » Me demanda Louis un soir qu’il rentrait du travail en regardant par dessus mon épaule. « Légalement j’ai le droit d’utiliser le nom de mon père comme nom d’usage, pareil pour mon second prénom, c’est beaucoup moins compliqué que de créer une identité à partir de rien. » Louis s’assit à côté de moi et regarda mon CV. « Tu vas les envoyer où ? » Il attrapa une pomme dans la corbeille de fruit et croqua dedans tandis que je poursuivais l’agrafage de mes photos. « J’ai pas de référence, pas de diplôme, je suis mineure, et le père de mon enfant doit sûrement me chercher, alors mes perspectives professionnelles sont pas ouf. Serveuse ça pourrait être pas mal… Il faut bien commencer quelque part. » J’avais postulé au Black&Red, un cabaret pas trop trop regardant. J’espérais qu’une fois que j’aurais accouché, je pourrais rejoindre les rangs des danseuses, après tout j’étais présidente du club de danse moderne dans notre ancienne école ! Soupirant à cette pensée, je me pris la tête dans les mains : « J’ai fugué et pourtant j’entends quand même la voix de Jensen me faisant la morale quand je planifie des trucs… ça tourne pas rond chez moi. » Car oui, j’entendais déjà d’ici Jensen s’offusquer à l’idée que je danse à moitié nue en public (même si c’était pour nourrir notre bébé que je le faisais!). Enfin, j’étais encore enceinte, et après il y aura toute une période où je devrais me remettre de l’accouchement, donc j’étais pas prête de monter sur une scène. La voix de Jensen dans ma tête pouvait donc se rassurer pour le moment même si je n’avais rien acheté encore pour le bébé.

Rangeant la pile de mes papiers ailleurs, j’allais préparer le dîner. « Payton mange avec nous ? » demandais-je simplement. « Non, pas ce soir, elle a du travail. » Ok, repas pour deux donc ! Pendant que je m’affairais en cuisine, Louis continuait à fouiller dans mon travail du jour et avait attrapé la liste de tous les trucs dont j’allais avoir besoin avant la naissance. J’avais noté les prix aussi, c’est fou ce que donner la vie pouvait coûter cher ! J’hésitais même à zapper certains soins pour pouvoir tout payer… « Tu te compliques vraiment l’existence. Ta tante ou les parents de Jensen pourraient t’offrir tout ça sans même que ça égratigne leur paye du mois. » Je remuais mon ragoût en fronçant le nez. « Je refuse de vivre de la charité de ma famille… ou de celle de Jensen. » La preuve de mon orgueil : je payais un loyer à Louis, je n’étais pas son invitée, j’étais sa colocataire. Une colocataire pauvre qui faisait un ragoût avec des ingrédients payés en gros – j’allais en manger tous les midis pendant des jours après ça -, mais depuis un mois que j’étais là, je participais de mon mieux. « Tu me déranges pas hein… mais je suis toujours pas convaincu. Si Payton était enceinte, je ne voudrais pas qu’elle se balade dans la nature sans un sou. » On avait déjà eu cette conversation, on l’avait presque tous les jours… Louis refusait de comprendre que ça n’avait rien à voir : avec Payton ils respiraient la mignonnerie, Jensen et moi on n’était pas mignons. On était sexy, sulfureux, chiants peut-être aussi… et je suppose qu’on avait nos bons moments… mais on n’avait pas les mêmes ambitions, les mêmes projets. Quand on nous regardait tous les deux, on ne nous imaginait pas dans une petite maison avec un jardin et une balançoire. Et maintenant que j’étais enceinte, c’était ça que je voulais : un endroit tranquille pour le bébé et moi.

« Mais si Payton était enceinte, tu n’aurais pas à abandonner toute ta vie pour elle. » Répondis-je d’un ton las ce qui termina la conversation. Plus tard dans la soirée, je m’endormis sur l’épaule de Louis au moment où Payton rentra enfin pour passer la nuit à l’appartement. « Elle dort déjà ? » remarqua-t-elle en passant la main sur mon front pour vérifier que je n’avais pas de température – j’avais fait quelques poussées de fièvre depuis mon départ de l’école -. « Oui, elle voulait t’attendre mais le film a eu un effet soporifique sur elle. » Les deux jeunes gens finirent de regarder le film puis Louis me porta jusqu’au bureau, ils avaient décidé de ne pas me réveiller. Bouger me sortit pourtant plus ou moins de son sommeil « Jensen ? » demandai-je d’une voix ensommeillée alors que j’avais les bras passés autour du cou de Louis. Machinalement, je l’embrassai, le prenant dans mon sommeil pour celui que j’avais laissé quatre semaines plus tôt. Louis se figea, jeta un coup d’oeil désemparé à une Payton derrière lui qui paraissait ne pas trop savoir quoi en penser, et finalement, il me posa dans la chauffeuse pour ensuite me couvrir d’une couverture.

« Elle ne va jamais tenir. » Conclut-il prudemment une fois sorti du bureau. « Il suffirait qu’on le prévienne... » J’entendais leur voix sans pour autant réussir à me sortir de mon sommeil. J’avais envie de protester mais rien ne vint. « Mais si elle fuit ailleurs ? Dans des conditions encore pire ? Au moins, avec nous, elle est en sécurité… » Un silence s’installa, me laissant croire que, peut-être, ils avaient été plus loin, dans leur chambre peut-être, mais j’entendis de nouveau la voix de Payton : « On essaie encore de la raisonner un temps, et si ça échoue, j’irai moi-même prévenir McGowan. » Je remuais dans ma chauffeuse et finit par en tomber ce qui acheva de me réveiller. Je restais allongée sur le sol à regarder le plafond : je leur souhaitais bien du courage pour me raisonner vu que je n’avais aucun endroit où rentrer.

GASMASK



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