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  ♥ Les 30 baisers de Viska ♥

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Viska Spingate
Viska Spingate
Serpentard

Parchemins : 1533
Âge : 16 ans (05/10/1999)
Actuellement : 5ème année


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MessageSujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Viska ♥     ♥ Les 30 baisers de Viska ♥  - Page 2 EmptyVen 27 Nov - 18:47

Ce silence entre nous
"Un silence de plomb tomba sur la voiture, on ne se touchait pas, on ne se regardait pas et on ne se parlait pas."


Titre : Ce silence entre nous
Couple : Viska&Jensen
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #32 Silence absolu
Personnages concernés : Viska, Jensen, Tobias (PNJ).
Cadre : Suite des fics précédentes. Le monde magique n'existe pas, tous les élèves que vous connaissez sont scolarisés dans un internat  "so british" de Londres. Viska a 17 ans.
Nombre de mots : 1 792

***

Fin novembre, je commençais à avoir pris un rythme. Payton n’avait, à ma connaissance, pas encore vendu la mèche, sûrement plus par loyauté pour notre amitié nouvelle que par réelle conviction que je faisais ce qui était juste. Je n’arrivais pas à comprendre pourquoi personne dans mon entourage n’était d’accord avec mon choix : c’est quand même pas très vingt-et-unième siècle de compter sur un mec pour survivre. « Assez de milk-shake pour toi ma jolie, tu vas finir par nous faire une indigestion. » Me dit mon patron en me reprenant ma coupe encore à moitié pleine – ok c’était la troisième ! - pour en jeter le contenu dans l’évier. « Mais Tobias ! Je meurs de faim ! Tu voles ma pitance ! » L’homme qui m’avait engagé comme serveuse deux mois plus tôt parti d’un éclat de rire : « Tu n’es pas la première fille enceinte à bosser ici et, crois-moi, cette fringale-ci est plus émotionnelle que physique. Tu te noies dans le lait comme d’autres dans l’alcool. » Je haussai les épaules, faussement nonchalante. « J’aurais bien essayé l’alcool mais ce sera pour après le 20 mars, en attendant je me contente de shoot de sucre. » Je tendais la main vers lui et il soupira en prenant des chocolats dans la réserve pour me les donner. « Merci patron. J’avale de quoi prendre un kilo et je vais m’occuper de nettoyer les tables ! » Joyeusement, je grignotais mon chocolat et m’en allai faire mes tâches du moment. Peut-être que depuis quelques jours j’abusais du sucre. J’essayais de faire attention pour ne pas faire de diabète gestatif (vous seriez étonné de tous les trucs auquel il faut faire gaffe pendant une grossesse, moi j’ai carrément été obligée de prendre des notes !), mais en dehors des gâteaux, dans quoi est-ce que je pouvais noyer mon chagrin hein ? Je ne pouvais presque plus faire de danse ou d’arts martiaux - de toute façon j’ai super mal au dos à force de dormir dans ma pauvre chauffeuse -, je n’avais pas le droit à l’alcool malgré mon émancipation (enfin, z’avez compris quoi), et je ne pouvais même pas manger de sushis ! Encore que, remarquez, j’avais pas les moyens pour ces derniers, et si j’avais pu me bourrer la gueule, je ne serais pas dans cette situation. Payton avait essayé de faire du yoga pré-natal avec moi mais j’ai bien cru que j’allais m’endormir tellement c’était chiant.

« Coline ? » C’était presque la fin de mon service, j’étais en train de me changer quand la voix de Tobias résonna derrière la porte des vestiaires. « Oui ? » Il se racla la gorge l’air gêné. « Il y a quelqu’un pour toi. » Quelqu’un ? Payton ou Louis serait venu me chercher ? À moins que ce ne soit Cole ? Le Black&Red n’était pas dans le quartier le mieux fréquenté de Londres, mais au moins ça payait assez bien pour un boulot non qualifié. Une fois rhabillée sans mon uniforme, je sortis, curieuse, et vit que celui qui m’attendait n’était autre que Jensen. Un vent de panique souffla sur moi bien vite jugulé par des années de pratique de maîtrise apparente de mes émotions.

Il y avait à peu près une distance d’un mètre entre nous. J’étais tenté de reculer plus mais je me contins tandis qu’il me détaillait les sourcils froncés. « Alors c’était vrai. » Finit-il par dire quand il eut fini de m’examiner. « Quoi donc ? » Je me mordis la lèvre inférieure et me prit à regretter d’être en talon, je commençais à avoir une pointe affreuse dans le bas du dos. « Tu es enceinte. » Ah ça… je baissais les yeux sur mon pauvre ventre plus du tout plat, en même temps j’avais passé le cinquième mois. Sans ressembler encore à un baleineau, ça se voyait, en plus je ne le cachais pas du tout puisque je vivais maintenant au milieu d’adultes. « Comme tu vois. » Je ne levais pas les yeux au ciel. C’était pas l’envie qui manquait mais je pratiquais les colères de Jensen depuis plusieurs années maintenant et là on frôlait la zone rouge. S’il ne m’avait pas encore hurlé dessus c’est qu’il jaugeait la situation. Entre m’imaginer enceinte et le voir, après tout, il y avait une marche. Il se mettrait à crier quand il aurait digéré : je ne brûlais pas d’impatience.

« Fille ou garçon ? » J’aurais bien aimé le savoir. « J’ai pas été passer l’échographie. 
- Pourquoi ?
- J’avais pas de quoi avancer l’argent et j’ai pas de mutuelle à mon faux nom. » Explosion dans trois… deux… un… « Tu veux dire qu’en plus tu ne vois pas de médecin ?!!!! » Je me massais les tempes pour garder mon calme. Dire qu’il avait mis seulement trois mois pour me retrouver… C’était beaucoup trop tôt pour régler la situation entre nous ! « Jensen… c’est mon travail ici, baisse d’un ton. 
- Parlons-en de ton boulot, c’est quoi cet endroit ? On dirait un… un bordel!
- Eh ! C’est un cabaret, de un, et je suis serveuse, de deux.
- Et tu ne devrais pas être serveuse nom de dieu Viska ! » Hurla-t-il, n’en pouvant plus de se retenir d’exploser.

Et merde à la fin, s’il voulait crier, criions. « Et qu’est-ce que j’aurais du être hein ? Une poule vivant à tes crochets ? C’est ça que tu voulais ? Non mais t’as rêvé en couleur mon vieux ! » Je m’arrêtais prise d’une pointe de douleur qui m’obligea à me tenir au mur. Jensen allait se mettre à me répondre, s’approcha, recula, se prit la tête dans les mains tout en faisant les cent pas dans le couloir. Finalement, il sembla prendre une décision et s’approcha de moi, toujours perchée sur mes talons et accroché à mon copain le mur. Je le sentis plus que je ne le vis passer un bras autour de ma taille et de mes jambes et me soulever d’autorité. « Quoi ! Non mais lâche-moi enfin ! Où tu m’emmènes ?! Lâche-moi punaise ! Jensen ! » En passant par la sortie, je tendis les bras vers Tobias dans l’espoir qu’il intervienne mais mon patron secoua la tête l’air de dire je peux rien faire. Mais… mais… mais… c’était un enlèvement bon sang ! Je me serais bien débattue plus fermement sauf que je pensais au bébé aussi… Le chauffeur de Jensen – non mais sérieux, je bouffais des pâtes et lui il a un chauffeur, après il se demande pourquoi je me suis barrée ! - lui ouvrit la portière et il me déposa, me poussant à aller de l’autre côté tandis qu’il montait à son tour. Son employé mit aussitôt la sécurité enfant (aucun soutien entre prolétaires… j’hallucinais…) et je m’attachais en boudant.

« Où on va ? » Finis-je cependant par demander de guerre lasse. « Dans le loft londonien de mes parents, on rentrera à Lairg plus tard. » Formidable. Non seulement je me sentais détruite à l’intérieur mais maintenant j’étais aussi prisonnière. Un silence de plomb tomba sur la voiture, on ne se touchait pas, on ne se regardait pas et on ne se parlait pas. Dans les bouchons de la capitale, le temps s’étira alors que je me demandais vraiment ce que Jensen pouvait bien vouloir faire de moi. Malgré ce que je lui avais hurlé, je ne croyais pas vraiment qu’il comptait m’enfermer comme un oiseau dans une cage dorée. Cela dit, qu’est-ce que j’en savais après tout ? C’est parce qu’aucun plan possible à deux ne me convenait que j’avais décidé de partir, seule. Jensen avait tellement l’habitude qu’on lui dise oui à tout qu’il n’avait jamais du être aussi frustré de sa vie que quand j’étais partie, avec son enfant dans le ventre en plus de ça. Je frissonnais.

Une fois arrivés, je n’eus encore pas le droit de marcher mais cette fois je ne me débattis pas. Jensen m’emmena jusqu’à une chambre où il me déposa, plus délicatement que le battement d’une veine sur sa tempe l’aurait laissé présager, sur le lit. Comme il s’asseyait dans une causeuse voisine, j’enlevais mes chaussures et m’allongeais en grimaçant. Il m’observait, toujours sans rien dire. Ce silence me tapait sur les nerfs : « Tu veux pas, genre, gueuler maintenant ? » Il s’enfonça dans son espèce de fauteuil de luxe, tapotant l’accoudoir avec nervosité. « C’est vraiment ce que tu veux ? » Je haussai les épaules sans répondre, regardant le plafond en me demandant s’il y avait une bouillotte quelque part dans cet appart. Jensen se leva et se remit à bouger un peu dans tous les sens. « Tu ne te rends pas compte ‘Ska mais je t’ai cherché pendant des semaines, et quand je te retrouve, tu es en train de faire la serveuse dans ce bouge et en plus j’apprends que tu vas pas chez le médecin ? Et puis c’est quoi cette idée de partir sans rien dire ? Tu as pensé à moi ? à nous ? J’étais mort d’inquiétude, personne ne savait où tu étais ! Tu étais où d’ailleurs ? Parce que je n’ai trouvé que ton pseudo boulot là... » Je restais allongée, quasiment sans bouger, attendant qu’il ait fini – même si à mon avis on était encore loin du compte -. « J’étais chez Louis, le cousin d’Erin. » Pas la peine de continuer à faire des mystères alors qu’il m’avait bouclé là pour une durée indéterminée. « Parce que tu m’as trompé en plus ? » Cria-t-il, sous le choc. Là, je me relevais brusquement : « Quoi ? Mais non ! Je suis en colocation ! » Protestais-je en me demandant quand même si on pouvait considérer qu’on était encore en couple alors que, techniquement, je l’avais quitté. En tout cas, ça parut le rassurer. Je ne savais plus du tout quoi penser...

Il s’assit sur le bord du lit et me prit les mains. « Il faut que tu me dises pourquoi... » Un nouveau silence s’installa, je me penchais et l’embrassais. « Mes projets d’avenir ont changé avec ce bébé et ils n’ont plus rien à voir avec les tiens. » Ses mains se crispèrent sur les miennes. « Tu n’avais pas à décider ça seule. » Il se leva et prit la direction de la porte. « Un des domestiques t’apportera ce dont tu pourrais avoir besoin pour cette nuit, demain on ira chez le médecin ensemble. Bonne nuit Viska. » je croisais les bras sous ma poitrine, sans répondre, bien plus prisonnière de mon silence butée que de Jensen.

GASMASK



    Viska Coline Spingate

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MessageSujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Viska ♥     ♥ Les 30 baisers de Viska ♥  - Page 2 EmptyLun 30 Nov - 19:04

Explosion
Le peu qu’il m’avait dit la veille ne m’éclairait pas le moins du monde, alors je préférais m’abandonner à ma rage, quitte à tout mettre en pièces. Et de fait, outre le vase, je renversais les meubles, vidais l’armoire, tout ça jusqu’à être épuisée par l’effort."


Titre : Explosion
Couple : Viska&Jensen
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #12 en pièces
Personnages concernés : Viska, Jensen.
Cadre : Suite des fics précédentes. Le monde magique n'existe pas, tous les élèves que vous connaissez sont scolarisés dans un internat  "so british" de Londres. Viska a 17 ans.
Nombre de mots : 1 320

***

La nuit fut très longue. J’avais essayé de dormir, mon mal de dos passant avec une bouillotte, une position confortable et surtout un vrai lit… seulement plus le temps passait, plus l’idée d’être enfermée m’agaça.  J’avais testé, juste pour voir, si je pouvais partir, mais tout était bouclé et les domestiques me regardèrent comme si j’avais voulu marcher sur la tête. Finalement, j’étais retournée me coucher, sans pour autant trouver le sommeil.

Quand Jensen apparut le lendemain matin – relativement de bonne heure -, je lui balançais un vase à la figure, ou plus exactement je visais à côté : je voulais juste montrer mon désaccord avec son comportement, pas le blesser. L’objet se brisa en miette contre le mur, j’avais toujours très bien tiré – entre autre talent -. Il resta étonnamment stoïque face à mon geste. Etais-je donc si prévisible ? « Bonjour Viska. » Il était déjà habillé alors que moi j’étais toujours dans le pyjama qu’on m’avait apporté la veille. Je le fusillais du regard, de mauvaise humeur. « Tu m’as enfermée ! Tu m’as enlevée puis séquestrée ! Tu t’es cru où là espèce d’écossais arriéré ? C’est illégal d’enlever les gens ! Même quand le gens en question est enceinte espèce de crétin ! » Lui hurlais-je parce que j’avais ruminé ça vraiment trop longtemps. « Je sais. Mais si je n’avais pas tout bouclé pour la nuit, tu te serais encore enfuie avec notre enfant, donc entre deux maux, j’ai choisi le moindre. » Parce que, pour lui, m’enfermer c’était un moindre mal ? Sans dec ? Il avait pris quoi pendant les trois mois où j’étais partie ? Parce que là il m’avait pas l’air net hein ! Encore moins que d’habitude voulais-je dire. Je le trouvais trop calme par exemple, au moins la veille j’étais sur le terrain familier de sa colère…

« Tu pourras choisir des vêtements propres dans l’armoire, il y a un peu de toutes les tailles... » Autrement dit, il n’avait aucune idée de combien de poids j’aurais pris à cinq mois de grossesse donc il avait tablé large. C’était toujours sympa d’être prise pour une morfale (même si j’avais peut-être abusé du sucre sur les deux dernières semaines, en tout cas j’avais grossi, c’était certain). « Je t’attends pour le petit déjeuner, tu n’auras qu’à laisser les débris, je ne voudrais pas que tu te fasses mal. » Oh punaise j’allais me le faire ! Et pas comme vous pensiez, j’allais lui arracher son petit air suffisant et le lui faire bouffer !

Ce qu’il faut savoir sur moi c’est que mon premier réflexe est toujours la colère. Je trouve ce sentiment familier, rassurant et confortable. Être en colère contre Jensen, c’était bien plus facile que de me demander ce qu’il allait pouvoir faire de moi, et pire encore, du bébé. Non pas que je ne lui fasse pas confiance, il ne nous ferait aucun mal, mais je ne savais pas du tout ce qu’il pensait de moi, de nous, de notre enfant… le peu qu’il m’avait dit la veille ne m’éclairait pas le moins du monde, alors je préférais m’abandonner à ma rage, quitte à tout mettre en pièces. Et de fait, outre le vase, je renversais les meubles, vidais l’armoire, tout ça jusqu’à être épuisée par l’effort.

Ne me voyant pas descendre, ou alerté par le bruit, Jensen fit sa réapparition au bout d’une demi heure. Il resta dans l’embrasure de la porte, bras croisés sur la poitrine et l’air presque amusé de me voir au milieu des vêtements et des meubles renversés, à bout de souffle. « Tu as fini de t’amuser ? Il faut que tu manges avant le rendez-vous chez le médecin. » Je le fusillais du regard parce qu’en effet j’avais faim. « Je te déteste. » crachais-je, hors de moi. Jensen haussa les épaules, désinvolte et toujours imperméable à ma fureur. « Je ne crois pas ma chérie. Tu sais pourquoi ? » Mieux valait ne pas répondre à cette question, je sentais qu’il allait me le dire. Il entra dans la chambre et s’approcha du secrétaire, soulevant le combiné du téléphone fixe : « Si tu avais vraiment voulu partir, tu aurais pu téléphoner à quelqu’un, voire même à la police puisque tu dis que je t’ai enlevée… mais tu n’y as même pas pensé n’est-ce pas ? » J’en restais comme deux ronds de flanc. Il avait raison, je n’avais pas du tout pensé à appeler quelqu’un pour qu’on vienne m’aider. En même temps, qui utilisait encore un téléphone fixe ? C’était tellement vingtième siècle…

Il s’accroupit devant moi, toujours assise par terre. « Prépare-toi maintenant. Je suis très impatient de savoir si on va avoir une fille ou un garçon. » Je frappai le sol dans un dernier élan de frustration mais m’exécutais, cherchant dans le fouillis au sol quelque chose qui m’irait. J’avais très envie de ne ressembler à rien, juste en signe de protestation passive, mais comme il fallait s’y attendre, il n’y avait que des vêtements très chouettes. Je reconnaissais même la patte de Peony dans la présence de certains d’entre eux.

Je passais une robe pull rouge assez simple et un collant opaque noir avant de descendre dans la salle à manger et de m’asseoir sans rien dire. Jensen me jeta un œil mais retourna bien vite à la lecture de son journal, peut-être pour que je n’explose pas une nouvelle fois. « C’est louche. » Lâchais-je après avoir mangé une tartine et bu mon jus d’orange. « Quoi donc ? » Me répondit-il sans quitter son journal des yeux. « Tu étais furieux hier soir et là tu es hyper calme. J’ai loupé un truc dans la nuit ? » Ce ne serait qu’à moitié étonnant. Il plia son journal pour me regarder. « Je suis toujours en colère pour ces trois mois perdus mais je préfère mettre mon énergie à essayer de vous garder avec moi. Il y a assez de toi pour détruire la maison. » De fait, ma main me démangeait, j’avais très envie de lui balancer une assiette cette fois, mais ça allait finir par vraiment être trop immature, même pour moi.

On m’apporta des tennis comme chaussures ce qui me fit penser que je ne savais pas où avaient fini mes affaires de la veille. Ensuite, on se dirigea, toujours avec un chauffeur – j’avais envie de dire à Jensen qu’il y avait un truc qui s’appelait le métro sinon, mais bon… encore une fois, je m’abstins – chez un gynécologue. Ne croyez pas que j’avais oublié que Jensen n’aurait jamais du être là (pas à l’échographie mais dans l’absolu) vu qu’on était en pleine période scolaire. J’avais juste relégué le sujet à après les examens médicaux, car il fallait bien que je reconnaisse une chose, j’avais été un peu trop optimiste sur mes capacités à me débrouiller financièrement et, en plus, en essayant de me faire discrète. Le mieux pour le bébé, c’était effectivement d’aller faire cette échographie, mais il faudrait qu’on parle de l’école à un moment ou un autre. Surtout maintenant que j’avais à peu près retrouvée mon calme…

Du moins jusqu’à ce que le médecin annonce : « Vous attendez des jumeaux, félicitations jeunes gens. Une fille et un garçon. » J’allais bondir de la table d’examen mais Jensen m’embrassa, me clouant sur place. « Même pas besoin de savoir ce qu’on préfère ! » commenta-t-il quand il m’eut lâché. J’allais le tuer, vraiment, j’allais le tuer, en plus j’étais sûr que ça venait de SON côté cette histoire de jumeaux ! Moralement aussi détruite que le vase mis en pièces plus tôt, je me rallongeais sur la table d’examen, désespérée : il n’y avait que moi qui trouvais hallucinant d’être enceinte à dix-sept ans de jumeaux ?!

Fallait croire que oui. Moi j’allais faire une déprime pré-accouchement si ça ne dérangeait personne...
GASMASK



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MessageSujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Viska ♥     ♥ Les 30 baisers de Viska ♥  - Page 2 EmptyMar 8 Déc - 13:10

Face au mur
"Lui voyait le bon côté des choses, moi je ne percevais absolument aucun bon côté : j’étais partie pour que Jensen ait une vie normale, or on allait avoir des jumeaux, il n’y avait rien qui concordait dans ces deux faits !"


Titre : Face au mur
Couple : Viska&Jensen
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Thème : #22 le bon côté des choses
Personnages concernés : Viska, Jensen.
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Nombre de mots : 1 023

***

Je passais l’intégralité du voyage retour à ne rien dire. Jensen tenta des amorces de conversation mais réalisa bien vite que c’était totalement vain : j’étais en état de choc. J’arrivais déjà à peine à trouver de quoi payer ce qu’il fallait pour un bébé, alors pour deux ? Si ça avait été mon genre de faire ça, je crois bien que j’en aurais pleuré de dépit. Jensen était peut-être réellement heureux d’avoir une fille et un garçon, d’autant que la médecin avait assuré que nous étions tous les trois en parfaite santé – c’était bien la seule bonne nouvelle de ce rendez-vous -, mais il me semblait tout aussi clair que ce qui l’enthousiasmait surtout était l’impasse dans laquelle des jumeaux me mettait. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, Jensen n’est pas sadique et il ne se réjouissait probablement pas de me voir déprimée. Non, ce que je veux dire par là c’est qu’il était bien assez malin pour avoir compris tout aussi vite que moi que je n’avais pas un rond, et donc que ma tentative d’être indépendante venait de mourir dans l’œuf. Ce qui expliquait la différence dans nos humeurs. Lui voyait le bon côté des choses, moi je ne percevais absolument aucun bon côté : j’étais partie pour que Jensen ait une vie normale, or on allait avoir des jumeaux, il n’y avait rien qui concordait dans ces deux faits !

« ‘Ska, tu ne vas pas pouvoir rester murée dans ton silence pendant les quatre prochains mois. » Finit par dire Jensen après le déjeuner alors que j’avais été m’asseoir dans le salon. Je regardais le feu de cheminée crépiter d’un air absent. Il s’assit sur l’accoudoir et passa un bras autour de mes épaules, l’air faussement compatissant. Je l’observai quelques secondes, secouai la tête, dépitée, et m’en retournai à ma contemplation. « Allez… Viska… ça va bien se passer, tu verras, le docteur a dit que les bébés allaient bien. » Les bébés. Il ne voyait pas le problème là-dedans ? « J’avais à peine de quoi acheter ce qu’il fallait pour un seul bébé Jensen, et là il va y en avoir deux… Sans compter que ça veut dire donner deux fois plus de biberons, changer deux fois plus de couches, c’est toute une organisation… je ne vais jamais y arriver. » Admis-je d’une voix blanche, encore plus déprimée maintenant que j’avais exprimé mes craintes à voix haute. Il y avait bien sûr l’argent, mais ce n’était pas que ça : comment étais-je sensée réussir à m’occuper non pas d’un, mais de deux enfants ? Un seul aurait déjà été bien assez de responsabilité !

Jensen se leva et commença à faire les cent pas, sans nervosité cependant, il paraissait plutôt réfléchir. Je le regardais faire, un voile d’inquiétude obscurcissant l’azur de mes yeux. J’avais fait face du mieux que je pouvais ces dernières semaines, mais là c’était trop. Je n’y arrivais plus. « Tu recommences. » Finit-il par lâcher en s’arrêtant face à moi, se penchant pour mettre son visage au niveau du mien. Je détournais les yeux sans répondre. « Tu fais encore comme si tu étais toute seule, mais je suis là moi, tu ne me vois pas ou quoi ? Ce sont mes enfants à moi aussi. Les miens, tu m’entends ? » Je sentis la colère, familière, chaleureuse, se faire une place au creux de moi, et pourtant, je l’éteignis aussitôt. Je ne pouvais pas couper une fois de plus à cette conversation, il fallait qu’on l’ait, une bonne fois pour toute. « Effectivement, ce sont nos enfants. Mais qu’est-ce que tu veux faire exactement pour participer à leur éducation ? Leur payer un berceau ? Tu es un gamin pourri gâté Jensen, tu n’as jamais rien eu à faire pour obtenir ce que tu voulais. S’occuper d’un enfant, ce n’est pas comme gérer un entraînement de foot. Tu veux devenir joueur pro’, tu te souviens ? Tu crois que c’est compatible avec le fait d’être père de famille ? Courir les matchs dans tout le pays, peut-être dans le monde, pendant que je m’occupe de ta descendance ? C’est trop facile, et ce n’est pas ce que moi je veux. » Jensen s’était redressé et était plus choqué que si je lui avais mis une claque. « P… Pourquoi tu dis des trucs pareils ?
- Parce que c’est la vérité, tu crois que tu peux tout avoir, moi, les enfants, ta carrière… si c’était arrivé… je ne sais pas, plus tard, quand tu aurais déjà été lancé peut-être, ça aurait pu fonctionné… mais là… soit tu sacrifies ta carrière, soit tu nous sacrifies nous.
- Mais…
- Je sais, c’est difficile… c’est bien que ça que j’avais choisi pour toi. C’était plus facile comme ça. Si tu avais suivi mes conseils, tu aurais fini l’école, tu aurais pu commencé ta carrière, et moi j’aurais juste été la méchante Viska qui t’a abandonné. Je ne voulais pas avoir cette conversation avec toi, tu le comprends ça ? Il n’y a pas de bonne solution. » Je me levai et le contournai pour partir vers ma chambre mais il me retint par le bras et m’attira à lui pour m’embrasser longuement, me serrant contre lui, passant la main dans mes cheveux, pour finalement enfouir son visage dans mon cou.

« T’es vraiment conne. » Je restai interdite : honnêtement, je ne savais plus trop ce qui me choquait le plus du baiser ou de l’insulte. Les deux me paraissaient incongrus. « Tu penses que je suis encore un gamin, mais j’ai eu le temps de réfléchir en trois mois, et crois-moi, je vais relever le défi : je veux tout et j’aurai tout. » à mon tour de voir le bon côté des choses : au moins il ne paraissait pas inquiet, lui. Je supposais qu’il était mieux pour l’avenir qu’il y en ait un seul de nous deux qui panique après tout… même si je ne voyais vraiment pas, à cet instant, comme Jensen allait pouvoir conjurer mes funestes prédictions.
GASMASK



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MessageSujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Viska ♥     ♥ Les 30 baisers de Viska ♥  - Page 2 EmptyJeu 10 Déc - 19:29

Le meilleur des cadeaux
"Quelques temps passèrent encore et, déjà, c’était Noël."


Titre : Le meilleur des cadeaux
Couple : Viska&Jensen
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #16 Conte de Noël.
Personnages concernés : Viska, Jensen.
Cadre : Suite des fics précédentes. Le monde magique n'existe pas, tous les élèves que vous connaissez sont scolarisés dans un internat  "so british" de Londres. Viska a 17 ans.
Nombre de mots : 1 325

***

« Tu ne vas pas quitter l’école !
- Je fais ce que je veux.
- Tu as seize ans  Jensen. Seize ans. Tu es mineur !
- Tu as neuf mois de plus que moi Viska, ça ne fait pas de toi une adulte !
- Je suis émancipée, donc je suis adulte.
- Tu es une adulte qui n’arrive pas à payer ses factures, ça n’a rien de responsable.
- Mais au moins j’utilise mon argent, pas celui de mes parents.
- Et bah tiens, parlons-en de tes parents, parce que je leur ai parlé quand tu es partie, et ils n’ont signé tes fichus papiers d’émancipation que parce que tu les as menacés de ne plus jamais reparaître devant eux s’ils refusaient. Des menaces ! Alors qu’ils t’auraient aidé si tu leur avais demandé ! Mes parents aussi sont tout à fait prêt à nous aider, refuser leur argent c’est juste de la fierté mal placée.
- Mais… Mais… ce n’est pas le sujet ! Je refuse que tu abandonnes l’école ! On ne peut pas être deux à foutre nos études en l’air ! » L’accent de panique dans ma voix fit s’approcher Jensen qui vint me prendre dans ses bras. « ça va aller ‘Ska, calme-toi… » Il me tenait fermement pour que je ne m’échappe pas de son étreinte. J’étais fuyante depuis nos retrouvailles : j’aimais toujours Jensen mais je ne croyais plus en nous. Lui, en revanche, brillait d’une assurance à toute épreuve. Et pourtant, on ne s’était plus autant disputé depuis des années… On était d’accord sur rien. Mais le fait que Jensen veuille quitter, lui aussi, notre école, était notre plus gros sujet de discorde. Nous étions rentrés à Lairg le lendemain de notre rendez-vous chez le médecin, mes parents avaient fait le déplacement jusqu’à chez ceux de Jensen pour des retrouvailles compliquées. J’avais promis, dans un océan de larmes de toute ma famille, de ne plus jamais m’enfuir – pour le plus grand plaisir de mon petit ami qui rayonnait d’avoir réussi à m’extirper cette promesse avec cet odieux chantage affectif -. Nous avions aussi repris nos habitudes de vacances de faire chambre commune même nous n’étions pas redevenus aussi intimes qu’avant ma fuite : j’étais beaucoup trop tendue pour ça, ce qui préoccupait Jensen. Il me serinait du matin au soir de ne pas être aussi angoissée, que ce n’était pas bon pour les bébés, et que je n’avais aucune raison de m’en faire… seulement ça ne m’apaisait pas.

« J’ai peur… » admis-je dans un souffle alors qu’il me caressait les cheveux dans l’espoir que je me calme. « J’ai peur de ne pas y arriver, de tout foirer, j’ai peur de l’accouchement, et de mal m’occuper d’eux, j’ai peur que tu m’en veuilles parce que je vais être nulle comme mère... » Il eut le bon goût de ne pas me rire au nez, aussi l’enlaçais-je à mon tour, me reposant sur lui dans un soupir. « C’est normal d’avoir peur, mais tu ne seras pas nulle… de toute façon, on fera forcément des erreurs, mais ça ira si tu me laisses t’aider. » Je me laissais câliner quelques minutes avant de dire : « Ce qui m’aiderait vraiment, ce serait que tu n’arrêtes pas l’école. » Et s’il ne me répondit rien pour ne pas relancer la dispute, je sentis qu’il n’était pas exactement d’accord avec ça.

Quelques temps passèrent encore et, déjà, c’était Noël. Il y avait toujours un énorme bal pour cette occasion et je recevais des photos de nos camarades qui avaient fait de super frais de toilettes – en retrouvant la civilisation, j’avais aussi retrouvé mon téléphone portable -. Je verrai certains d’entre eux pendant les vacances, y compris ceux dont Jensen était le moins fan, vu qu’on devait fêter mon retour parmi les vivants pour le réveillon du nouvel an. On restait chez lui vu que chez mes parents c’était plus petit, mais j’avais quand même été passer quelques jours chez eux. C’était très drôle de voir Jensen chez moi, avec mes parents, la maison paraissait trop petite pour lui – en même temps, elle est petite, peut-être parce que personne n’excède le mètre soixante-dix chez nous ! -.

À notre retour à Lairg, il y avait eu une pièce de réaménagée en nurserie. J’avais préféré ne pas commenter ce changement : j’étais un brin blasée par la famille de Jensen qui paraissait réellement croire que l’argent et le pouvoir pouvait tout régler. En même temps, il fallait reconnaître que ma check list pré-natale avait fait un joli bon : presque tout était coché maintenant, même les choses dont j’avais besoin en double. Vous savez ce qu’on dit hein… à cheval donné, on ne regarde pas les dents.

Après un réveillon calme, où mes parents avaient été invités ce qui permit de ne pas m’obliger à choisir entre Jensen et eux pour cette occasion, je me réveillai le matin de Noël en sentant Jensen m’embrasser dans le cou puis sur les lèvres. Je m’étirais et répondis à son baiser, assez dans l’esprit des fêtes pour ne pas rechigner de si bon matin. J’étais même prête à entrer dans une phase câlin pour la première fois depuis longtemps mais Jensen ne l’entendit pas de cette oreille : « Un peu de patience ma chérie, avant j’ai un cadeau pour toi. » Il m’embrassa une dernière fois sur l’épaule et me laissa (ce qui m’arracha un gémissement de frustration : pour une fois, depuis mon retour, que j’étais partante, il fallait qu’il freine !), attrapant un paquet qu’il me mit sous le nez. « Ne t’inquiète pas, tu auras encore plus envie de me sauter dessus après avoir vu ce que je t’offre. » Je me relevai un peu pour m’asseoir tout en levant les yeux au ciel fasse à autant d’assurance : « Je ne dirais pas ça à ta place, si je te saute dessus, actuellement, je t’écrase. » Plaisantais-je en réponse, car n’oublions pas de souligner que j’étais enceinte de six mois, de jumeaux. J’exagérais, certes, beaucoup, le poids que je faisais réellement, mais on était quand même loin de mes à peine cinquante kilos toute mouillée d’origine. Et ma ligne était bien le dernier de mes soucis, ce qui tendait à prouver que je n’étais pas si superficielle que ce qu’on disait de moi à l’école !

Je repoussais une mèche folle derrière mon oreille et défit le papier cadeau, curieuse de voir ce qui justifiait un réveil aussi matinal (et un refus de câlin, j’insiste!). Je découvris un grand livre de contes de Noël, jusque là, je ne voyais pas trop, mais Jensen me fit signe de l’ouvrir. À l’intérieur, je découvris une grande enveloppe kraft, je l’ouvris et à l’intérieur il y avait deux dossiers d’inscription : un pour de l’enseignement à distance à mon nom, et un autre pour un transfert dans un lycée « normal » de Lairg à celui de Jensen. « Tu vas retourner à l’école ? » Ok, pas la nôtre, mais tant qu’il pouvait avoir son diplôme, c’était déjà pas mal ! « Dès la rentrée de janvier, et comme c’est un lycée standard, je rentrerai tous les jours, donc tu ne seras pas seule tout le temps. » Je me demandais combien de pattes son père avait graissé pour qu’un lycée accepte le futur papa de jumeaux parmi leurs élèves, même si à côté de ça le dossier de Jensen était parfait. Je souris et posai le livre et l’enveloppe sur le chevet avant de m’approcher de lui pour l’embrasser : « Tu avais raison, j’ai très envie de te sauter dessus maintenant ». Même si ça n’avait peut-être l’air de rien, je me sentais soulagée que cette question-là, si importante pour moi, soit réglée. Un poids quittait enfin mes épaules : Jensen passerait son diplôme de fin d’étude, et moi aussi apparemment !
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MessageSujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Viska ♥     ♥ Les 30 baisers de Viska ♥  - Page 2 EmptyVen 11 Déc - 22:25

Petits démons
"Comment en étions-nous arriver à cet instant précis et un Jensen vociférant en plein milieu du salon de ses parents ? Rembobinons."


Titre : Petits démons
Couple : Viska&Flynn
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #14 Enfer et Damnation.
Personnages concernés : Viska, Jensen, Flynn, Victoire, Prudence, Alan, Quino, Thiago, Peony.
Cadre : Suite des fics précédentes. Le monde magique n'existe pas, tous les élèves que vous connaissez sont scolarisés dans un internat  "so british" de Londres. Viska a 17 ans.
Nombre de mots : 728

***

« Lâchez-moi ! Je vais le tuer ! » Comment en étions-nous arriver à cet instant précis et un Jensen vociférant en plein milieu du salon de ses parents ?

Rembobinons. J’étais de bien meilleure humeur depuis que j’étais sûre et certaine que nous n’allions pas finir par offrir à mes enfants des parents sans diplôme et sans avenir. Même si je ne croyais toujours pas que Jensen arriverait réellement à tout avoir, c’était rassurant de se dire qu’on aurait un jour une chance de partir de chez ses parents. En plus, j’avais lu la brochure de ma formation à distance, et c’était plutôt chouette. Je me demandais quand même où j’allais réussir à trouver la force de réviser alors que nos deux bambins commençaient à comprendre qu’ils avaient des bras et des jambes. Je les soupçonnais de se battre là-dedans.

Bref. Le soir de la fête du réveillon de la Saint Sylvestre, j’étais plutôt joyeuse et très heureuse de voir tous mes amis – vu que c’était moi qui avais lancé les invitations avec l’aval des parents de Jensen -. Mon petit ami, lui, restait dans un coin de la pièce avec Peony pendant que je discutais avec les uns et les autres. Je laissais même Victoire et Prudence sentir les bébés bouger, privilège que je leur accordais au titre de leur rang de meilleur ami, car je trouvais en réalité ce geste assez intrusif. J’acceptais très mal que, sous prétexte d’être enceinte, mon corps soit devenu la propriété de tout le monde ! Je donnais des tapes sur les mains de ceux qui me tripotaient sans permission : ce n’était pas la foire non plus !

Alors que minuit approchait, Flynn apparut devant moi avec une branche de gui à la main : « Eh la reine de la soirée, allez, on s’embrasse ! » Et le voilà qui le fait, ce con ! Forcément, ça ne pouvait pas bien se passer vu que Jensen l’avait vu faire ! Parfois, je ne savais pas ce qui lui passait par la tête à Flynn, son désir de foutre la merde dépassait tout les plafonds connus. C'est comme s'il avait des petits démons qui lui soufflaient de mauvaises idées ! Alan, Quino et Thiago retinrent Jensen prêt à frapper, et nous voici revenus au début de cette histoire, avec mon petit ami totalement hors de contrôle. « Tout doux mec, je l’avais embrassé avant toi tu sais ! » Je me tapais le front avec le plat de la main : il n’avait pas un bouton off pour la fermer celui-ci ? J’allais, moi, avoir le droit à une fin de soirée digne de l’Enfer de Dante grâce à lui… alors merci hein ! Avec des amis pareils, pas besoin d’ennemis ! « On est chez moi là alors tu dégages ! » Il se dégagea de la prise de nos anciens camarades et prit Flynn par le col. Ce dernier avait quand même du cran, il fallait le lui reconnaître, vu qu’il ne frémit même pas.

« Jensen… laisse-le… il te provoque là. Je suis enceinte jusqu’aux yeux, si vous vouliez vous battre pour moi, fallait le faire il y a un an, là ça n’a plus aucun sens. » Je soupirais, très lasse, et allais m’asseoir : toute cette agitation finissait de me fatiguer. Jensen lâcha Flynn en le poussant sans ménagement : « Casse-toi Mulligan. Maintenant. » Normalement, les invités devaient dormir, plus ou moins entassés les uns sur les autres dans les différentes chambres d’amis, mais il paraissait évident que Flynn avait perdu ce droit. Il était bon pour rentrer en taxi ou se payer un hôtel. Ses papas allaient être ravis.

Comme il obtempérait – maintenant qu’il avait mis le bazar en même temps, sa mission était accomplie -, Jensen s’approcha de moi s’en plus s’y intéresser. Flynn s’en sortait bien que la santé des jumeaux et moi soient plus importante que de lui casser les dents. « Tout va bien ‘Ska ? Si tu es fatiguée, on peut les laisser finir la fête sans nous. » Je me laissais attendrir par son regard inquiet, posant une main sur les siennes. « Non, ça va, je suis fatiguée mais il est bientôt minuit. Je vais rester assise. » Il se mit sur l’accoudoir, visiblement bien décidé à rester près de moi. Bien, après tout, cet enfer valait peut-être le coup d’être damnée quand les démons sont aussi mignons que Jensen…
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Dernière édition par Viska Spingate le Lun 14 Déc - 21:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Viska ♥     ♥ Les 30 baisers de Viska ♥  - Page 2 EmptyDim 13 Déc - 9:23

Naissances
Dès que je le vis, je fondis en larmes : certaines femmes vivaient peut-être tout ça très bien, mais moi pas du tout. Je n’avais qu’une envie, c’était que ça se termine.


Titre : Naissances
Couple : Viska&Jensen
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #7 : Help
Personnages concernés : Viska, Jensen.
Cadre : Suite de la fic précédente. Le monde magique n'existe pas, tous les élèves que vous connaissez sont scolarisés dans un internat  "so british" de Londres. Viska a 17 ans.
Nombre de mots : 1 037

***

« Allez mes chéris, et si vous sortiez de là aujourd’hui hein ? Maman aimerait pouvoir revoir ses pieds. » Jensen me jeta un regard amusé tout en nouant la cravate de son uniforme. « Crois-moi, pour le moment, tu n’as pas envie de les voir. » En réponse à cette vanne injuste, je lui balançais un coussin à la figure (qu’il esquiva sans mal). Ce n’était pas ma faute si je ressemblais à une baleine échouée sur le rivage : maintenant ce n’était plus simplement qu’on voyait que j’étais enceinte, j’avais presque du mal à me mouvoir tellement j’avais mal au dos à cause de mon ventre. Mon expérience de danseuse ne m’avait pas préparé à ça. Au repos forcé en attendant « la délivrance », je croisais les bras sur ma poitrine, l’air renfrogné. Jensen se pencha pour m’embrasser sur le front, insensible à ma mauvaise humeur – à sa décharge, il était habituée -. ]« Je te taquine, tu es magnifique, et tu sais que le docteur a dit que c’était pour très bientôt.
- Je ne suis pas magnifique, ce que tu trouves beau c’est ce gros ventre qui est l’expression de ta virilité en action, ronchonnais-je en priant pour que ce soit effectivement aujourd’hui que j’accoucherai. Je ne comprenais pas ces femmes qui aimaient être enceinte, moi j’avais juste hâte de tenir les bébés dans mes bras.
- Il faut vraiment que tu arrêtes de parler avec Reynolds, elle te monte la tête avec tous ses trucs féministes. Passons. J’ai mon téléphone, tu m’appelles au moindre signe de contraction.
- Faut vraiment être un mec pour dire des trucs pareils... » Jensen se redressa et se dirigea vers la sortie : « Dans tous les cas, tu m’appelles ce midi. » Il s’arrêta à la porte : « Et moins de messages à Reynolds. » Insista-t-il avant de s’en aller pour de bon de la chambre.

De mon côté j’attrapais le livre sur lequel je devais faire un compte rendu : Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur. J’en étais au passage de la soirée d’Halloween, juste avant l’agression des deux enfants, quand je sentis que je perdais les eaux. « Oh merde ! C’est bien les chéris, vous avez écouté maman, maintenant faudrait me laisser le temps d’aller à l’hôpital ! » Une première contraction me prit, violente. Une fois qu’elle fut passée, j’appelai : « à l’aide !  Au secours ! » Une domestique entra brusquement – j’étais sûre de savoir son prénom mais mon état de panique ne me permit pas de m’en souvenir - « C’est le moment mademoiselle ? Je vais chercher madame ! » Que… quoi ? Mais non enfin, il fallait m’aider à descendre ces foutus escaliers, pas me laisser en plan enfin ! Je repoussais d’un geste rageur la couette et m’extirpai tant bien que mal du lit. Je passai un peignoir par dessus mon pyjama et attachai négligemment mes cheveux. J’en étais à vouloir mettre mes chaussures quand la mère de Jensen fit son apparition et prit les choses en main, chaussures incluses. Grâce à son armée de domestique, j’atteins la voiture, non sans me demander si c’était bien prudent de mettre une femme sur le point d’accoucher sur des fauteuils en cuir. On balaya mes craintes, exprimées à voix haute, d’un revers de la main et on me poussa à grimper à l’arrière, Ellasandra à côté de moi et un chauffeur à l’avant. On était parti pour l’hôpital le plus proche. Bien qu’encore espacées, j’appréhendais chaque contraction : l’accouchement me rendait très nerveuse. J’envoyais un message à Jensen pour le prévenir – bien qu’à mon avis tout le monde dans la maison l’ait sûrement fait avant moi -.

Effectivement, Jensen arriva peu de temps après que j’ai été installée dans une chambre. Dès que je le vis, je fondis en larmes : certaines femmes vivaient peut-être tout ça très bien, mais moi pas du tout. Je n’avais qu’une envie, c’était que ça se termine. Heureusement, nous étions arrivés assez vite pour que je puisse avoir une péridurale. Non pas que je sois vraiment douillette, mais souffrir pour la beauté du moment, très peu pour moi. Cette grossesse avait été une source de tension, de conflit, d’inquiétude… je voulais seulement que ça se termine pour passer à un autre chapitre de ma vie, que j’espérais plus apaisé (au moins psychologiquement).

Je broyais des mains, je respirais comme on me l’avait appris aux cours de préparation à l’accouchement, et quelques heures plus tard, alors que mes parents venaient d’arriver de Glasgow pour rejoindre le petit groupe de personnes en salle d’attente (seul Jensen ayant eu le droit de rester), ce fut enfin fini. Les jumeaux se suivirent rapidement, à peine à cinq minutes d’intervalle, Jensen coupa les cordons sans s’évanouir (big up à lui) et j’attendis anxieusement que l’examen cliniques des bébés soit terminé.

« Tout va bien mademoiselle Spingate, ils se portent à merveille tous les deux. On va vous préparer pour la première tétée. » Soit : me recouvrir le bas, découvrir le haut, me rafraîchir un peu à l’aide d’une lingette, et, enfin, prendre le premier né des jumeaux contre moi. Digne fils de son père, il atteignit sans aucune difficulté son but, je n’eus même pas vraiment besoin de l’y aider. Cette pensée me fit sourire. Je n’avais pas prononcé un mot intelligible depuis des heures (en partie par crainte d’insulter la terre entière sous le coup de l’angoisse et de la fatigue), mais maintenant je ne ressentais plus qu’un immense soulagement. « Coucou mon amour, c’est maman... » murmurais-je sans réussir à le quitter des yeux. Je ne savais pas si les jumeaux étaient vraiment plus en sécurité à l’extérieur qu’à l’intérieur, mais l’étape délicate de l’accouchement était passée. Même si on m’avait assuré que tout irait bien, que j’étais jeune et en parfaite santé, j’avais vraiment craint le pire.

On me donna ensuite ma fille pour la même opération. Ce fut plus délicat car elle s’impatientait, néanmoins sa prise une fois faite, elle était pleine d’une vigueur rassurante. Elle aussi allait bien. Jensen avait récupéré notre garçon pour du peau à peau et je lui jetais des petits coups d’œil de temps en temps. Tout se passant bien, la pièce se vida une fois qu’on nous eut montré les gestes essentiels (surtout à Jensen, moi je ne risquais pas de me lever pour le moment). Les bébés étaient dans leur berceau et je commençais à fatiguer, même si je luttais contre le sommeil. « J’ai l’impression qu’elle sera brune, non ? » Notre fille avait déjà un léger duvet noir, tandis que son frère paraissait quasiment chauve. Vu qu’ils étaient de faux jumeaux, peut-être que lui serait blond ?  Jensen jeta un coup d’oeil dans le berceau : « Oui, je crois aussi. » Mais il vint s’asseoir ensuite près de moi, me poussant à m’allonger complètement. « Ils auront vite faim de nouveau, tu devrais te reposer. » Je protestais mollement « Mais… on n’a même pas encore choisi officiellement leurs prénoms... » Jensen m’embrassa et baissa la lumière dans la pièce. « Dors. On verra ça après. » Je soupirai tandis qu’il allait dans le fauteuil, un de ses bouquins de cours déjà sorti. « Jensen ? » Sans lever les yeux, il me répondit par un oui distrait : vu que je devais dormir, il ne comptait pas me faire la conversation. Je bougeais un peu pour être plus confortablement installée dans le lit, fermai les yeux, et dis « Je t’aime tu sais ? ». Avant de m’endormir, j’eus juste le temps d’entendre sa réponse que je devinais accompagnée d’un sourire : « Je sais, moi aussi je t’aime ‘Ska. »
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MessageSujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Viska ♥     ♥ Les 30 baisers de Viska ♥  - Page 2 EmptyMer 16 Déc - 12:17

S'oublier
Je regardais mon fils finir de boire. Les filles avaient sûrement raison, ma vie avait tellement été sans dessus ni dessous que je me comportais peut-être un peu trop comme une mère poule. J'avais tellement peur d'être une mauvaise mère que je m'investissais totalement au détriment du reste, y compris moi-même...


Titre : S'oublier
Couple : Viska&Jensen
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #28 : à l'envers
Personnages concernés : Viska, Jensen, Victoire, Peony.
Cadre : Suite de la fic précédente. Le monde magique n'existe pas, tous les élèves que vous connaissez (sauf Jensen et Viska) sont scolarisés dans un internat  "so british" de Londres. Viska a 17 ans.
Nombre de mots : 1 294

***

Sachez une chose : avoir des enfants, à fortiori des jumeaux, c’est voir le monde à l’envers. Tout ce qui avait de l’importance voilà quelques temps, les fêtes, les bals, les potins… tout ça était devenu extrêmement futile à mes yeux maintenant que mes journées étaient rythmées par les tétées (et rappelons qu’ils étaient deux à se nourrir de moi, ça me prenait un temps fou), les couches, les bains, les siestes et ainsi de suite. Quand arrivèrent les vacances d’avril et avec elles la visite de Victoire et Peony, je n’avais toujours pas vraiment pris le rythme. J’espérais que le fait que Jensen soit, lui aussi, en vacances allait m’aider à avancer dans les devoirs que je devais rendre pour ma formation à distance mais il aurait lui aussi du travail à préparer, donc j’essayais de ne pas fonder trop d’espoir non plus. En plus, je ne pouvais pas trop me plaindre, même si je me chargeais des jumeaux toute la journée et une bonne partie de la nuit (c’est l’inconvénient de l’allaitement, personne ne pouvait le faire à ma place), quand j’étais avec l’un des deux, le second était pris en charge par la nourrice engagée à cet effet. Tu ne peux pas t’occuper de deux bébés toute seule avait été l’argument principal et il fallait bien convenir que j’étais déjà dépassée même avec son aide.

Pour autant, je me sentais plus en forme que pendant le dernier trimestre de la grossesse. Je reprenais des forces, je pouvais de nouveau me mouvoir librement, et être dans l’action (même si celle-ci induisait des couches sales) avait quelque chose de salutaire après sept mois compliqués émotionnellement. J’étais aussi débordante d’un amour infini pour mes bébés, mais ça, je n’en avais jamais douté, je les avais aimé dès que j’avais su qu’ils existaient – en dépit de toute l’inquiétude que cela pouvait me causer -. Je me sentais le genre de mère qui peut dire à la face du monde « Regardez mes enfants, ce sont les plus beaux de l’univers » sans même rougir. Jensen avait d’ailleurs bien du mal à me tirer de mes considérations maternelles : dans ce monde de l’autre côté du miroir, les jumeaux étaient tout ce qui importait.

« Hiiiiiii je veux voir les bébés ! Je serai la marraine duquel ? Parce que je suis la marraine on est d’accord ? Je peux avoir la fille, dites ? Je lui achèterai plein de beaux vêtements trop mignons ! » Victoire entra dans la nursery avait la délicatesse d’un mastodonte dans un magasin de porcelaine suivie par une Peony plus mesurée bien que, visiblement, ravie d’être là aussi. « Vic’ ! Peo’ ! Je suis contente de vous voir les filles ! Mais mon bébé n’est pas une poupée, il va falloir que tu te contiennes un peu Victoire... » Lançais-je en leur faisant signe d’avancer. Jensen était dans l’embrasure de la porte, bras croisés et sourcils froncés. Il avait du mal avec Victoire mais elle était ma meilleure amie et elle était aussi amie avec Peony la plupart du temps, donc il se retrouvait obligé de composer avec sa présence. « Alors, je vous présente Moïra de ce côté, et Jaimie de l’autre. Vic’ tu seras la marraine de Jaimie, désolée de te décevoir mais c’était déjà de la négociation tu sais, et Peony, tu seras celle de Moïra. Enfin… si vous êtes toujours d’accord pour ça évidemment. » Un peu qu’elles étaient d’accord ! Jensen finit par nous laisser à nos conversations sur le futur baptême qui se tiendrait l’été prochain.

« Dis-donc, Jensen avait son air renfrogné non ? Il n’est pas content de sa vie de jeune papa ? » Me demanda Peony pendant que je faisais manger Jaimie dans un calme relatif. « Si, je crois que ça va, mais c’est vrai qu’il est un peu boudeur depuis deux ou trois jours. » Mes deux amies se regardèrent puis me regardèrent, ça n’augurait rien de bon. « Tu ne penses pas que c’est parce que tu as l’air de passer ta vie… ici ? » Les filles désignèrent mes bouquins de cours qui traînaient dans un coin puis les berceaux. « Mais non enfin, je... » J’allais dire que je ne dormais pas là, mais ça paraissait être une évidence, cela dit, je passais effectivement mes journées dans la nursery. « C’est bien joli d’être une maman parfaite ‘Ska, mais il faut que tu aies une vie aussi à côté, une vie avec Jensen. Tous les magazines féminins te le diront : c’est l’envers du décor, l’écueil à éviter absolument. Sacrifier ton couple au profit de tes enfants ça n’a pas de sens. » Sauf que, est-ce que ce n’était pas ce que je faisais depuis que je savais que j’étais enceinte ? Faire passer mes enfants avant Jensen. « Mais… ils ont besoin de moi. » Peony haussa les épaules « Oui, mais pas tout le temps, tu pourrais déléguer aux domestiques, ou aux parents de Jensen, tu n’es pas tout le temps obligé d’être avec eux. Il faut couper un peu le cordon, métaphoriquement. » Je regardais mon fils finir de boire. Les filles avaient sûrement raison, ma vie avait tellement été sans dessus ni dessous que je me comportais peut-être un peu trop comme une mère poule. J'avais tellement peur d'être une mauvaise mère que je m'investissais totalement au détriment du reste, y compris moi-même...

Les filles devaient dormir à Lairg et partir chacune de leur côté le lendemain matin. Tout le monde alla se coucher tôt vu que, pour ma part, il faudrait que je me lève au moins une fois, voire deux, dans la nuit. Dans la salle de bain, après avoir pris une douche bien méritée, je m’observais d’un air critique dans le miroir. Même si je ne m’étais pas laissée aller – encore que j’en aurais tout à fait eu le droit vu comme j’étais sous l’eau -, je n’étais pas très sûre d’aimer ce que je voyais. Je passais mon pyjama en soie préféré dans lequel je rentrais enfin de nouveau (bien qu’il soit encore un peu serré à la taille) et attrapai ma trousse de toilette. Pour la première fois depuis la naissance des jumeaux un peu plus de  trois semaines auparavant, je me fis un masque rapide, passai de l’huile nourrissante à la vanille dans mes boucles indisciplinées faute de lissage et me tartinai de crème hydratante. À la fin, mon parfum habituel avait pris le dessus sur l’odeur de bébé que je traînais malgré deux douches quotidiennes.

« Tu as été longue, il y a un problème ? » me demanda Jensen sans pour autant lever le nez de son bouquin. « Non, j’ai juste pris soin de moi. » Cette assertion attira son attention, et alors que je le rejoignais sous la couette, me pressant contre son bras, une main sur son épaule. Je l’embrassai et lui souris. « Les filles m’ont fait remarquer que j’étais un peu trop en mode maman alors j’essaie de rééquilibrer, de trouver une autre forme de normalité. » Jensen répondit à mon sourire, mit son livre de côté et me prit dans ses bras avec tendresse. « Finalement, c’était peut-être une bonne idée qu’elles viennent squatter… tu commençais à me manquer. » Il déposa un baiser dans mon cou puis sur mes lèvres… nous restâmes ainsi l’un contre l’autre un moment, je ne saurais dire combien de temps exactement, mais évidemment la volonté n’était pas seule maîtresse et les jumeaux finirent par se mettre à pleurer. J’attrapai le baby phone en soupirant mais Jensen me les prit des mains. « Bouge pas, je vais les chercher. Ce sera aussi bien ici que là-bas. » Je sentis un regain d’optimisme poindre : tout n’était peut-être pas l’envers après tout, tant que nous étions tous les deux.
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MessageSujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Viska ♥     ♥ Les 30 baisers de Viska ♥  - Page 2 EmptySam 19 Déc - 20:09

Chaque jour qui passe
J’avais bien eu mon diplôme mais une fois que nous nous fûmes retrouvés dans notre propre foyer, m’occuper des jumeaux devint mon job à plein temps.


Titre : Chaque jour qui passe
Couple : Viska&Jensen
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #21 : Chaque jour qui passe
Personnages concernés : Viska, Jensen.
Cadre : Suite de la fic précédente. Le monde magique n'existe pas. Viska a 20 ans.
Nombre de mots : 861

***

« Jaimie Haven McGowan ! Repose ce crayon tout de suite, je compte jusqu’à trois : un, deux… deux et demi... » Je gémis et tapais du pied au moment où le crayon se posait sur la tapisserie en un gros trait rouge. « Trois donc. Toi mon petit bonhomme, tu es bon pour une discussion avec ton père ! » J’attrapai Jaimie et lui pris le feutre des mains malgré ses cris. « Mamaaaaaaaaan ! Nooooooon Mamaaaaaaaan ! » Direction le salon, je posai Jaimie sur le canapé à côté de Jensen. Je me penchai pour l’embrasser furtivement et lui expliquer le drame en cours : « Ton fils écrit sur les murs, c’est ton tour de jouer au méchant flic. Je vais donner son bain à Moïra. »

Les jumeaux avaient trois ans maintenant, ils entreraient à l’école en septembre. Jensen jouait chez les Glasgow Rangers depuis sa sortie du lycée, à défaut d’être le club le plus prestigieux de Royaume-Uni, c’était le meilleur d’Écosse. Je ne sais pas si on pouvait dire que nous étions devenus autonome dans la mesure où nous vivions dans un appartement payé par les parents de Jensen, surtout que je ne travaillais pas, moi. J’avais bien eu mon diplôme mais une fois que nous nous fûmes retrouvés dans notre propre foyer, m’occuper des jumeaux devint mon job à plein temps. Cette situation me pesait parce que j’aurais pouvoir être autre chose que la mère des jumeaux, seulement, à dire vrai, je ne savais pas exactement ce que je voulais être d’autre non plus. Rien ne m’empêchait, et surtout pas Jensen, de m’inscrire à l’université pour reprendre mes études, de mettre les enfants à la crèche la journée, mais ça m’aurait demandé de trouver ma voie alors pour le moment je n’en étais qu’au stade de la lecture des brochures.

« Cette assiette est propre ma chérie... même si soit dit en passant, tu aurais pu la mettre dans le lave-vaisselle. » Jensen était arrivée dans mon dos après avoir couché les enfants et m’embrassa dans le cou après avoir repoussé mes cheveux sur le côté. Je passais effectivement mes nerfs sur cette assiette : pour la colérique que je suis, je prenais beaucoup sur moi en présence des enfants. Ma technique c’était de mettre beaucoup de zèle dans le ménage et/ou d’aller courir. Mais l’avantage de la première méthode, c’est que je n’avais pas besoin que Jensen soit à la maison pour surveiller les enfants. La seconde était plus agréable mais plus compliquée à pratiquer régulièrement, surtout pendant la période des tournois où Jensen voyageait avec son équipe et où j’étais seule avec les jumeaux des semaines entières. Enfin, seule, pas totalement vu que mes parents vivaient à Glasgow et qu’au besoin je pouvais toujours aller à Lairg. Cela dit, ce n’était pas pareil, surtout que niveau autorité, mes parents étaient le niveau zéro de la sévérité : ils étaient complètement gâteux avec leurs petits enfants. Les parents de Jensen donnaient l’impression d’être plus distants mais c’était pareil, pas la peine de compter sur eux, ils laissaient faire : un vase cassé ? Pas grave, ils en rachèteraient un ! Un trou des les vêtements ? Pareil ! Tant de laxisme, ça m’affligeait.

Si je songeais à ceci, c’est parce que justement Jensen allait être absent : il partait le lendemain matin pour huit jours. « Laisse la vaisselle et regarde moi. » Il me tourna vers lui alors que je laissais effectivement tomber : il avait raison, après tout, elle était propre. « Pardon, je suis juste… je ne sais… débordée et en même temps... » Jensen prit mon visage entre ses mains et m’embrassa doucement : « Il faut que tu sortes ‘Ska. Je sais que tu veux être une bonne mère, et crois-moi, tu es une mère géniale, mais tu es en train de tourner en rond comme un poisson rouge dans son bocal. » Je me tenais au plan de travail, les yeux baissés. « Je sais… mais je ne sais pas quoi faire de ma vie, tu comprends ? 
- Je comprends, oui, mais chaque jour qui passe, tu es de plus en plus sur les nerfs, et ce sera pire quand les enfants iront à l’école. Ce n’est pas que je tienne à ce que tu travailles, trouve-toi juste un truc qui te fasse un peu sortir d’ici. Et le shopping ça ne compte pas comme une activité.
- Dommage… je me serais bien acheté une nouvelle robe, cette remarque le fit rire.
- Disons que tu te trouves une activité, tu embauches une nounou, et après tu pourras t’offrir la robe que tu veux. » Je souris, amusée par son insistance. « Ok… alors je vais m’inscrire à la fac pour le prochain semestre et en attendant qu’il commence, je trouverai bien un truc pour m’occuper. » Promis-je en sautant dans les bras de Jensen, les jambes nouées à sa taille. Jensen me portait avec assurance et m’emmena dans la chambre : son sac pour demain étant déjà prêt, on avait tout notre temps pour nous deux – surtout si les jumeaux ne se réveillaient pas -.
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MessageSujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Viska ♥     ♥ Les 30 baisers de Viska ♥  - Page 2 EmptySam 26 Déc - 19:18

Ivresse accidentelle
À un moment, Alfie vint nous apporter des verres et j’avoue avoir pris le mien sans vérifier ce qu’il contenait. Je l’avalais d’une traite : grand mal m’en pris, la terre se mit à tourner quelques minutes plus tard et je m’affalais sur Peony.


Titre : Ivresse accidentelle
Couple : Viska&Alfie
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #27 : Attention… Moteur… Ca tourne !
Personnages concernés : Viska, Jensen, Alfie, Harvey, Léopold, Peony, Vanellope.
Cadre : Suite de la fic précédente. Le monde magique n'existe pas. Viska a 20 ans.
Nombre de mots : 1 399

***

Jensen était parti depuis trois jours et moi j’étais fin soûle. Pourtant, je ne bois pas d’alcool normalement, ça m’avait tenté quelques fois, mais question hygiène de vie, je ne trouvais pas ça top. En plus, malgré mon jeune âge, j’étais mère de deux enfants, je n’avais pas vraiment le temps ou l’opportunité d’aller faire la fête comme ceux de ma génération.

Comment m’étais-je retrouvée dans cette situation alors me demanderez-vous ? Et bien, j’avais reçu un message de mes anciens camarades de classe me proposant de sortir en boîte. Vu que j’étais seule à la maison et que j’avais dans l’idée de reprendre contact avec le monde réel, j’avais trouvé que c’était une bonne idée. Je confiais les jumeaux à mes parents, me paraît d’une mini-robe noire qui avait trop peu servie ces derniers temps, et me voilà en route pour rejoindre mes amis. Sur place je retrouvais Peony, excitée comme une puce par la perspective de faire la fête.

Au début tout se passa très bien pour ce dont je me souviens… On riait, on dansait, on prenait des photos... J’en envoyais quelques unes à Jensen pendant que j’accompagnais V à l’extérieur pour une pause clope. Comme avec l’alcool, je pensais – à juste titre – le tabac mauvais pour la santé et n’en était pas consommatrice mais V avait une petite tendance à céder aux addictions diverses, et puis, ce n’était pas le soir pour avoir une conversation du genre un esprit sain dans un corps sain, je me gardai plutôt ça pour un moment plus calme et propice à la raisonner.

À un moment, Alfie vint nous apporter des verres et j’avoue avoir pris le mien sans vérifier ce qu’il contenait. Je l’avalais d’une traite : grand mal m’en pris, la terre se mit à tourner quelques minutes plus tard et je m’affalais sur Peony. La rousse essaya de me faire sortir mais les garçons, très alcoolisés tous autant qu’ils étaient, l’en empêchèrent. Léopold, Harvey et Alfie me séparèrent de mon amie et m’emmenèrent sur la piste de danse. Le sol me paraissait s’enfoncer sous mes pieds et je ne sais pas bien comment je tins debout. C’est de façon très lointaine que j’entendis l’un des gars dire : « Attention, moteur, ça tourne ! » puis je sentis des lèvres sur les miennes. Sous le choc, je décidai qu’il était temps pour moi de faire un petit somme réparateur et sombrai dans une inconscience bienvenue.

À mon réveil j’étais chez moi, Peony allongée à la place de Jensen, et les jumeaux pour ainsi dire sur moi. Moïra pesait sur mon ventre de toute la lourdeur de sa dizaine de kilos, quant à Jaimie, il avait la tête sur ma poitrine et le corps enroulé sur un de mes bras façon koala (ce qui était typiquement un truc que j’avais sûrement déjà fait à Jensen). « Peo’ ? Qu’est-ce qui s’est passé ? » Murmurais-je pour ne pas réveiller les enfants. « Comment te dire ça… les garçons avaient trop bu, ils se sont lancés un défi stupide, t’ont donné un grand verre d’alcool saupoudré d’une des substances favorites de V – qu’ils lui ont piqué – et ensuite ils t’ont filmé pendant qu’Alfie t’embrassait sur la piste de danse. Après, à cause du mélange, tu t’es évanouie. Tu as dormi pendant douze heures… j’étais super inquiète. Mais j’ai quand même été récupérer les enfants. » Je regardai le réveil sur mon chevet, il était effectivement presque quatorze heures. « Je vois… et maintenant que tout le monde a dé-soûlé ? » Peo’ se dressa sur un coude, l’air ennuyé : « Oh, ils sont tous désolés… surtout que quelqu’un a envoyé la vidéo du baiser et de ton évanouissement à Jensen. Il est en chemin pour rentrer. J’espère que mon frère ne subira pas trop sa colère, Jens’ était assez en pétard quand je l’ai eu au téléphone. » Je grimaçai sans répondre. Je connaissais bien mon petit ami et je savais qu’il pouvait être assez jaloux, il y avait peu de chance qu’il laisse passer ça, surtout que j’avais été en danger… même ivres, les garçons n’auraient pas du faire une chose pareille. L’alcool n’était pas l’excuse au n’importe quoi ! Voilà pourquoi je ne buvais pas, ça ne donnait jamais rien de bon !

Je me demandai brièvement comment Jensen avait réussi à échapper à ses obligations professionnelles. Le match était passé mais en général après il y avait plein de soirées, de réunions avec les sponsors, bref, son travail ne se limitait pas au pur sport. Si je ne pris pas la peine de m’attarder sur cette question c’est parce que je me doutais qu’il n’avait pas laissé le choix à son équipe. Obligation familiale ou quelque chose de ce genre… Je finirai bien par savoir quel prétexte il avait donné, espérant que c’était plus probant que simplement : on a drogué ma compagne pour la filmer. Après tout, j’étais encore dans le coton, et assez en colère contre Alfie et les autres, mais ils n’avaient sûrement pas pensé à mal. Ils avaient toujours été du genre à abuser dans les soirées, même quand ils n’avaient pas l’âge de boire !

Je pris le parti de continuer à me reposer un peu, au moins jusqu’au réveil des enfants, mais ce moment n’arriva pas, la porte d’entrée claquant et un Jensen en colère pénétrant dans la chambre. Peony prit bravement la fuite pour nous laisser seuls, heureusement, j’avais les enfants comme pare-colère. Il sembla parti pour dire quelque chose, se reprit et finit par me lancer avec mauvaise humeur dans un froncement de sourcils : « Tu vas bien ? » Bien, à priori, il avait au moins compris que j’étais la victime dans l’histoire (merci les longues heures de transport propices à la réfléxion!), je le rassurai donc alors que les enfants ouvraient les yeux et lui sautaient dessus. Il enleva sa veste et nous fîmes un tas sur le lit, les jumeaux ayant retrouvé la télécommande – c’était presque un don qu’ils avaient pour ça – et s’étant mis des dessins animés pendant que Jensen paraissait vouloir vérifier que j’étais bel et bien entière. À quoi ressemblait donc cette vidéo exactement ? Il allait falloir que la regarde !

« Je te jure que je vais les tuer. » Me glissa-t-il à l’oreille en m’attirant contre lui. « Ils avaient trop bu... » plaidais-je, assez mollement je dois dire, car la boisson n’excuse pas tout. « Et bien je vais leur faire passer l’envie de boire un jour à nouveau... » grogna Jensen en réponse « Et toi tu es privée de sortie : si je ne suis pas là, pas de soirée en boîte. Tu n’as qu’à aller au cinéma, là au moins il ne devrait pas y avoir de petits cons pour te droguer. » Je levai les yeux au ciel sans pour autant argumenter. Il fallait bien admettre que je ne me sentais pas très emballée à l’idée de réitérer l’expérience : quand le chat n’est pas là, les souris dansent, et je n’avais plus envie d’en faire les frais. « Tu ne vas pas vraiment les frapper ? Quel exemple ça donne aux enfants enfin ! » M’exclamais-je pourtant, tentant de recentrer la conversation sur ce qui importait vraiment. « Ils apprendront qu’on ne drogue pas leur mère impunément et que de toute façon faire boire une femme puis l’embrasser sans son consentement, c’est mal. » Il avait toujours réponse à tout, vous n’imaginez pas comme c’est dur de vivre avec quelqu’un comme ça ! « Tu pourrais très bien leur expliquer ça sans frapper Alfie et les autres. » Jensen haussa les épaules, clairement pas convaincu. « J’épargnerai peut-être les deux autres, mais Alfie, certainement pas. Tu es chasse gardée ‘Ska, ma chasse gardée. » Je soupirai : « Et c’est tellement inapproprié comme raison de frapper quelqu’un que je ne sais même pas quoi répondre à ça... » Jaimie me sauta au cou en criant : « Papa va taper les vilains ! Comme les héros ! » Il désigna les dessins animés que Moïra regardait toujours d’un air absorbé. « Papa ne va pas... » commençais-je avant de me résigner : « Papa fera bien ce qu’il veut, comme d’habitude quoi. » Et contrairement à ce qu’il avait l’air de penser, ce n’était pas un compliment que je lui faisais.
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MessageSujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Viska ♥     ♥ Les 30 baisers de Viska ♥  - Page 2 EmptyJeu 7 Jan - 21:51

Enlèvement
Moïra et moi fûmes attrapées, endormies au chloroforme et jetées dans un véhicule.


Titre : Enlèvement
Couple : Viska&Jensen
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Thème : #11 : crépuscule
Personnages concernés : Viska, Jensen, Alfie.
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Nombre de mots : 882

***

« Je n’arrive pas à croire que vous vous soyez réellement battu. C’est ridicule. » m’agaçais-je en tranchant une tomate en rondelles tandis que Jensen tenait un sachet de glace sur sa joue. Il avait été trouver Alfie et lui avait collé une droite mais notre ancien camarade d’école la lui avait retournée. Ça s’était terminé en empoignade, heureusement personne n’avait appelé la police. « C’était d’utilité publique. » Je versais d’un geste rageur les tomates dans le saladier, j’avais envie de me mettre en colère, vraiment très envie. Celui à qui cela profitait le plus dans cette maison que je m’astreigne au calme devant les enfants, c’était Jensen. Non pas qu’il soit dupe : il savait très bien que je détestais qu’il se batte, à fortiori à cause de moi. Ce n’était pas comme si c’était utile, mais l’excitation des jumeaux autour de toute cette histoire lui avait apparemment fait perdre le sens commun. Nous étions sensés être des adultes responsables ! La fissure qui apparut sur le saladier quand je le posais avec un peu trop d’énergie sur la table semblait pourtant dire le contraire…

« T’es colère ? » me demanda Moïra, me fixant de ses grands yeux bleus d’un air candide qui me calma aussitôt. « Mais non ma chérie, tout va bien. » Je lui souris pour la rassurer et je servis tout le monde, même Jensen, ce qui nous permis de passer un repas serein. Pour la soirée, ma mère m’avait demandé de lui amener Moïra parce qu’elle devait essayer le bâti d’une robe qu’elle était en train de lui coudre. Jaimie resterait avec son père jusqu’à ce que nous soyons rentrés. Normalement, il n’y en avait pas pour longtemps, mes parents vivants seulement à quelques rues d’ici. Ma colère étant passée grâce à la mignonnerie infinie de notre fille – je n’étais pas du tout gâteuse avec mes enfants, pas du tout ! -, j’embrassais Jensen avec tendresse et je devais, vu la suite des événements, m’en féliciter. J’aurais trouvé très nul de rester fâcher contre lui…

Alors qu’en sortant de chez nous, Moïra et moi fûmes attrapées, endormies au chloroforme et jetées dans un véhicule.  Lorsque je repris conscience, nous étions dans ce qui ressemblait à une cave. J’étais attachée au mur par une chaîne à la cheville. « Moïra ! » Ma fille était encore inconsciente, endormie à côté de moi. Son souffle régulier me rassura mais je la prie quand même dans mes bras, ma main passant dans ses cheveux bruns alors que je la berçais en cherchant à percer la pénombre. Un vasistas m’apprenait que je n’avais pas été assommée trop longtemps, au-dehors le crépuscule printanier commençait tout juste à tomber. « Tu es réveillée ? » Une voix d’homme, inconnue. Je ne vis qu’une silhouette au départ mais l’homme s’approcha de nous, je serrai plus fort Moïra dans mes bras qui remua légèrement, signe qu’elle ne tarderait pas à se réveiller. Je n’étais pas sûre que ce soit une très bonne chose, car dans la légère clarté persistante du dehors, je voyais enfin le visage de notre agresseur et le reconnus. « Bonsoir Viska » dit-il avec un sourire qui me crispa. « Si tu voulais nous jouer le retour du père prodigue, tu pouvais te passer des chaînes. Tu pouvais aussi te passer d’enlever ma fille. J’sais pas si t’es au courant, mais elle n’a que trois ans. » Je n’avais jamais rencontré mon père biologique, et je n’en avais aucune envie vu tout ce que ma tante m’en avait dit. « ça n’a pas été simple, tu sais, de vous attraper juste toutes les deux. Vous êtes toujours avec le garçon… et il ne m’intéresse pas. »

Je resserrai ma prise sur Moïra, si ce monstre la touchait, je le tuerais de mes mains même si ça devait être la dernière chose que je ferais. Cela dit, aux dernières nouvelles, Nathan était incestueux, pas pédophile, et surtout… « Comment est-ce possible que ta fille soit brune ? » Il approcha sa main des mèches foncées de ma fille et les tritura d’un air dégoûté. Très bien, parfait, ça me convenait parfaitement ! Même si son geste suivant fut de caresser mes boucles, augmentant ma grimace. « Ma fille a un père, c’est à lui qu’elle ressemble. » Au moins pour les cheveux, Jaimie en revanche était blond et bouclé comme moi. « D’ailleurs, quand il saura que tu nous as enlevé, il va remuer ciel et terre pour nous retrouver, et je ne donne pas cher de ta peau. » crachais-je finalement : j’avais beau avoir assidûment pratiqué les arts martiaux pendant plusieurs années, ça faisait presque quatre ans que je n’en faisais plus, et de toute façon je ne pouvais pas me défaire sans la clef de ma chaîne. « Et tu penses vraiment qu’il arrivera à faire mieux que la police de cet état depuis vingt ans ? » rétorqua-t-il, visiblement amusé par mes menaces. « Évidemment. » Jensen nous retrouverait : s’il s’était obstiné à aller cogner Alfie pour m’avoir simplement embrassé, il n’abandonnerait pas quand il se rendrait compte qu’on nous avait enlevé Moïra et moi.

Le jour tombait à l’extérieur, mais c’était sur nos vies que l’obscurité prenait une place nouvelle.
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