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  ♥ Les 30 baisers de Viska ♥

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Viska Spingate
Viska Spingate
Serpentard

Parchemins : 1533
Âge : 16 ans (05/10/1999)
Actuellement : 5ème année


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MessageSujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Viska ♥     ♥ Les 30 baisers de Viska ♥  - Page 3 EmptySam 9 Jan - 12:28

Brisée
Les viols, les bleus, les coupures et les brûlures n’avaient en cet instant pas de prise, je voulais juste savoir où était ma fille que j’avais obligée à courir seule dans les rues.


Titre : Brisée
Couple : Viska&Jensen
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #4 : Cauchemar
Personnages concernés : Viska, Jensen.
Cadre : Suite de la fic précédente. Le monde magique n'existe pas. Viska a 20 ans.
Nombre de mots : 1 204

***

C’était un véritable cauchemar. Cela faisait des jours que nous étions enfermées avec ce sociopathe Moïra et moi, et pour protéger ma fille, je devais lui obéir. Dans les pires moments, j’ordonnais à Moïra de se tourner vers le mur, de fermer les yeux et de se boucher les oreilles. Mon martyre ne paraissait pas devoir avoir de fin, pourtant je continuais à espérer que Jensen nous retrouve. Ou, en tout cas, je ne doutais pas qu’il nous cherche. Quand Nathan sortait pour vaquer à ses occupations de hors la loi (je ne savais pas trop ce qu’il faisait, mais je préférais largement quand il n’était pas là), je rassurais ma fille et, surtout, je l’entraînais pour le plan de son évasion. Peu importait au final ce qui pouvait m’arriver, mais il fallait que je mette de la distance entre Moïra et Nathan.

Nous en étions à notre cinquième jour de captivité quand je la pensais prête à passer à l’action. « Répète moi ce que tu dois faire Moïra. » lui ordonnais-je calmement, ses mains minuscules dans les miennes. « Je passe par le vasistas, je cours aussi vite que je peux, j’arrête le premier adulte que je croise et je lui dis que je suis perdue, que je veux qu’il m’emmène au poste de police. Après je dis à la police le nom de papa. » Je l’embrassais sur le front. « C’est parfait mon amour, tu es parfaite. Souviens-toi, tu dois courir le plus vite possible et trouver un adulte. Ne te retourne surtout pas. » Lui intimais-je, mon coeur battant trop fort sous l’effet de la peur et du stress. C’était la seule idée que j’avais eu : faire passer Moïra par le vasistas et rester ici. De toute façon, Nathan me voulait moi surtout… preuve en était qu’il n’avait même pas attaché ma fille (même si je doutais qu’il soit facile de trouver des chaînes assez fines pour lier une enfant de trois ans, pas dans le commerce normal en tout cas). « Allez ma chérie. Sois courageuse d’accord ? Papa me trouvera grâce à toi. » Je ne savais pas réellement si Moïra saurait expliquer où je me trouvais, mais ça avait peu d’importance du moment qu’elle le croyait. L’éloigner de ce monstre était la seule chose qui importait à mes yeux, de toute façon, pour moi, c’était déjà trop tard…

Je fis rapidement une pile de cageots que je poussais contre le mur pour que Moïra l’escalade. Je la regardais monter ce fragile échafaudage avec angoisse mais elle parvint sans peine à rejoindre l’ouverture et à l’ouvrir en grand comme je le lui avais expliqué et comme je le lui expliquais encore en l’encourageant à continuer. Elle me regarda, hésitante. « Il faut que tu le fasses, que tu retrouves Jaimie et papa. Ils viendront me chercher. » La poussais-je pour qu’elle continue. Elle paraissait sur le point de pleurer, mais elle rampa dans l’ouverture puis, comme je lui avais dit, elle se mit à courir.

Je m’effondrai à genoux et en larmes, priant tous les dieux et tous les saints de l’univers pour qu’elle trouve quelqu’un de gentil qui l’emmènerait bel et bien à un poste de police. La demi-heure suivante fut des plus stressantes car Nathan n’était pas encore revenu et je craignais qu’il ne soit tombé sur Moïra. Mais quand il rentra et qu’il me balança une bouteille au visage, furieux de découvrir la disparition de ma fille, je me sentais respirer de nouveau. Il commença à préparer un sac pour que nous changions d’endroit, je le regardais faire d’un air absent. Si Moïra était en sécurité, le reste n’avait aucune importance.

Le soir même, il était en train de me pousser dans la voiture - et de mon côté j’étais toujours sans réaction – quand le pavillon fut encerclé par la police, une ambulance et d’autres véhicules… Je restais sans réaction. Plusieurs agents vinrent me parler mais je ne réagis qu’en entendant la voix familière de Jensen. « Laissez-moi passer, c’est ma femme ! » Je tournais la tête en direction de ce son mais ne parvins pas à le voir. « Alors montrez nous vos papiers.
- Mais on n’est pas mariés… on vit en concubinage, c’est pareil ! Poussez-vous ou je vous jure que je vous cogne !
- Je comprends votre inquiétude mais elle est en état de choc, et me frapper n’arrangerait rien à vos affaires. » Je me détachais péniblement de la voiture malgré les protestations du secouriste qui nettoyait mes plaies au visage. Pourtant, il me laissa passer, sûrement parce que c’était mon premier signe de vie depuis qu’ils avaient tous déboulés ici. Je contournais aussi l’agent qui faisait barrage à Jensen et me jetai dans les bras de ce dernier en proie à une question urgente : « Moïra ? Où est Moïra ? » Les viols, les bleus, les coupures et les brûlures n’avaient en cet instant pas de prise, je voulais juste savoir où était ma fille que j’avais obligée à courir seule dans les rues. « Viska... » Jensen me serra dans ses bras dans une étreinte presque convulsive. « Moïra va bien, elle est avec Jaimie, mes parents, et une armée de gens pour s’occuper d’elle. » Il avait à peine prononcé ces mots qu’il dut me retenir car je tombais, inconsciente, dans ses bras.

Je me réveillais à l’hôpital, dans une chambre individuelle, avec un jumeau de chaque côté, leurs petits bras me serrant. Ils dormaient. Jensen était assis sur une chaise, du côté où se trouvait Moïra, ma main dans les siennes. « Tu es réveillée ? Tu veux que j’appelle une infirmière ? » me demanda-t-il d’un air soucieux. Mon regard balaya la pièce : c’était l’hôpital version grand luxe, ce qui sentait l’intervention du père de Jensen, mais ce n’était pas le jour pour mes protestations de prolétaires. « Non, ça va… j’ai juste… mal à la tête. Tu as vu un médecin ? Et Moïra ? » Jensen se souleva légèrement, repoussa une mèche de mes cheveux et m’embrassa avec délicatesse, comme s’il avait peur que je me brise. Peur pas totalement injustifiée, je n’étais pas très sûre d’aller bien. Plutôt que soulagée, je me sentais surtout vide. « Oui, pour Moïra, elle n’avait quasiment rien physiquement, mais ils m’ont conseillé de lui faire voir un pédopsychiatre pour un bilan et un suivi. Jaimie ira sûrement aussi. » Sans vouloir paraître cynique, je pense que nous étions tous bons pour quelques séances de thérapie. « Et pour toi… ils t’ont examiné et... » Jensen ne parvint pas à finir cette phrase. Je savais ce qu’ils avaient trouvé. Il déglutit. « Mais ils t'ont fait des analyses de sang, et mise sous perfusion, et physiquement, tu vas guérir. » Bien, pas de conséquences qui auraient entraîné d’autres traumatismes. « Viska… tu es sûre que ça va ? » Les jumeaux remuèrent dans leur sommeil, machinalement, je leur caressai les cheveux à tous les deux dans un parfait ensemble avant de reporter le regard sur Jensen. J’avais peut-être l’air un peu absente, cependant je répondis : « Oui, oui, ça va ». Autant que faire se pouvait en tout cas.
GASMASK



    Viska Coline Spingate

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MessageSujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Viska ♥     ♥ Les 30 baisers de Viska ♥  - Page 3 EmptyMar 12 Jan - 12:06

Vide
"Bien que de façon lointaine, presque détachée, sa détresse me peina. Intellectuellement, je comprenais dans quelle position toute cette histoire le mettait : sa fille et sa compagne avaient été enlevées, et pour protéger la première, la seconde avait du sacrifier quelque chose. Nous savions tous les deux qu’il était normal que j’ai agi ainsi, la sécurité des enfants étant notre priorité, mais nous devions vivre avec les conséquences."


Titre : Vide
Couple : Viska&Jensen
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #26 : Pacte avec le diable
Personnages concernés : Viska, Jensen, Victoire, Vanellope, Alexandre.
Cadre : Suite de la fic précédente. Viska a 20 ans.
Nombre de mots : 1 476

***

« Mes amours ! » J’ouvrais les bras et me baissais, les jumeaux accoururent. « Eh doucement ! Ne bousculez pas votre maman ! » Les gronda avec douceur Jensen. J’étais prête depuis une heure : après une semaine d’hospitalisation, je sortais enfin de là ! Cependant, nous n’allions pas retourner à notre appartement, Jensen avait insisté pour que nous allions à Lairg pour que je puisse me reposer.  Ça avait l’air de lui tenir à cœur et comme je n’étais pas certaine de comment j’allais vivre le retour à la réalité, j’avais fini par me dire que ce n’était pas une si mauvaise idée. D’ailleurs, si j’étais restée si longtemps à l’hôpital, ce n’était pas pour des raisons purement physiques. Aucune de mes blessures ne nécessitait que je reste hospitalisée – ayant obtenu ce qu’il voulait de moi en menaçant ma fille, Nathan m’avait finalement peu brutalisé -, mais j’avais bien compris que mon bilan psy’ n’avait pas convaincu. Nous n’allions pas seulement à Lairg pour que je n’ai pas de tâches domestiques à faire, nous nous y rendions pour multiplier le nombre de personnes qui me surveillerait. Absolument pas dupe de cet état de fait, je n’arrivais cependant pas à m’en émouvoir. J’étais totalement anesthésiée. J’agissais presque mécaniquement, sans ressentir quoi que ce soit de particulier. Je répondais aux sollicitations ou quand on me parlait, mais le reste du temps, je restais dans un silence contemplatif. Je n’en sortais de moi-même que pour les enfants, les derniers événements ayant renforcé à la fois leur lien gémellaire et leur besoin de nous coller.

« Tu es prête ? » me demanda Jensen en attrapant mon sac alors que je me relevais, un jumeau dans chaque main. « Oui, j’ai déjà signé tous les papiers. » répondis-je d’une voix atone, il parut tenter de dire quelque chose puis secoua la tête d’un air résigné et me fit signe de passer devant. Il voulait nous garder à porter d’yeux, ce qui me paraissait compréhensible, même si Nathan était actuellement en prison dans l’attente de son jugement. À priori, nous ne risquions plus rien, mais aucune de nos peurs n’était tout à fait rationnelle.

Comme d’habitude, nous avions le droit à la voiture avec chauffeur. Nous passâmes l’essentiel du voyage à occuper les jumeaux dont la phrase préférée était pour l’instant c’est quand qu’on arrive directement suivie de sa variante c’est encore loin. Une fois à Lairg, il y eut les salutations aux parents de Jensen, les embrassades des jumeaux, puis l’installation dans nos anciennes chambres. Celle des jumeaux avait encore eu le droit à une nouvelle décoration et je notais la présence d’un certain nombre de personnel de sécurité qui n’était pas là avant. Sinon, tout était plus ou moins comme avant, en même temps nous n’avions déménagé à Glasgow seulement deux ans auparavant. Nous étions revenus sporadiquement depuis puisque j’essayais de nous rendre indépendants. On aurait pu croire que je vivrais ce séjour comme un retour en arrière, mais ça aurait supposé que je ressente quelque chose.

Le soir, après un court dîner et une fois les enfants bordés, je me passai de la pommade aux endroits encore blessés quand Jensen vint s’asseoir à côté de moi. « ‘Ska ? » commença-t-il d’une voix étranglée. Je tournai mon visage vers lui, interrompant mon geste. J’attendais qu’il continue mais comme son silence s’éternisait, je finis par dire : « Oui ? » Il hésita et me prit mon tube de crème des mains, le refermant, pour pouvoir entrelacer nos doigts. Je me laissais docilement faire. Pour tout dire, je n’avais jamais été aussi obéissante et facile à vivre de toute mon existence. « Tu sais que… que tu… enfin… tu… tu n’es pas vraiment dans ton état normal. On… On s’inquiète pour toi. » Cet aveu parut lui coûter alors qu’il ne faisait qu’énoncer une évidence : je voyais bien que mon absence de réaction n’était pas jugée normale par lui comme par le reste de mon entourage. N’ayant rien à dire, je restais silencieuse, mes yeux dans les siens. « Je m’inquiète pour toi… et pour Moïra… Viska je suis tellement… désolé… je… » Bien que de façon lointaine, presque détachée, sa détresse me peina. Intellectuellement, je comprenais dans quelle position toute cette histoire le mettait : sa fille et sa compagne avaient été enlevées, et pour protéger la première, la seconde avait du sacrifier quelque chose. Nous savions tous les deux qu’il était normal que j’ai agi ainsi, la sécurité des enfants étant notre priorité, mais nous devions vivre avec les conséquences.

« Tu n’y es pour rien. C’est arrivé, c’est tout. » Je me sentais comme plongée dans un bain d’eau glacé alors que j’essayais de me reconnecter à mes émotions pour rassurer Jensen. Cette sensation me donna envie de me replier dans le confort de mon indifférence, toutefois, il n’était pas dans mes habitudes de fuir. Je me rapprochai de Jensen et me blottit dans ses bras et même si je sentis qu’il ne savait pas où poser ses mains, il finit par m’enlacer et me presser délicatement dans ses bras. J’aurais préféré qu’il soit plus franc dans son contact, car je sentais déjà s’évaporer ce court moment de lucidité, mais je comprenais qu’il ait peur de me faire mal. « C’est juste plus facile de ne rien ressentir du tout que de repenser à ce qui est arrivé. Mais ce n’est pas ta faute. Et ça finira par aller mieux. » Certifiais-je, forte de mon optimisme qui était, semble-t-il, à toute épreuve. « J’sais que ça ne t’aide pas, mais j’ai peur ‘Ska, j’ai peur de ne pas réussir à t’aider, qu’il t’arrive de nouveau quelque chose, ou alors aux enfants… je n’y serais pas arrivé si je vous avais perdu toutes les deux. » Il enfouit son visage dans mes cheveux, respirant mon parfum. « On est revenues... » murmurais-je, ne sachant quoi lui dire pour le réconforter. Je n’étais même pas sûre qu’il veuille que je le rassure : il s’en voulait avant tout à lui-même, même si c’était ridicule.

Suivant un cheminement de pensée qui lui était propre, Jensen me répondit avec une colère contenue : « S’il n’était pas en prison, je le tuerais pour ce qu’il vous a fait ». Ces quelques mots me renvoyant à mes cauchemars, je repris une certaine distance avec moi-même, comme si je me regardais agir : « Je sais… mais c’est toi qui irais en prison, et on a besoin de toi ». Sentant peut-être à mon ton que je retombais dans mon apathie, Jensen se détacha de moi et m’embrassa sur le front. « C’est vrai, tu as raison. Mais on ferait mieux de dormir, tu dois être fatiguée ». Il se leva pour aller me chercher mes médicaments. Je les avalais sans discuter et m’allongeais, Jensen à mes côtés. Il me prit dans ses bras une nouvelle fois : c’était la première fois que nous dormions ensemble depuis ma libération. Fugacement, je ressentis la sécurité et la chaleur que j’éprouvais toujours à m’endormir contre lui. Plus que tout le reste, cela me donna réellement le sentiment d’être vraiment revenue… quand bien même cette impression fut fragile et vacillante.

Je m’éveillais le lendemain avec la surprise de retrouver les jumeaux dans le lit avec nous. Jensen était déjà réveillé, il nous regardait tous les trois : « Ils se sont mis à pleurer vers le milieu de la nuit, la nourrice m’a demandé ce que je voulais faire, je lui ai dit qu’ils pouvaient rester avec nous. Ils se sont rendormis quasi instantanément ». Je savais que les enfants avaient déjà dormi avec Jensen pendant que j’étais à l’hôpital. Cela devenait un peu préoccupant mais mieux valait laisser ça de côté pour le moment. Jaimie et Moïra étaient à côté de moi, dans les bras l’un de l’autre, et ce spectacle adorable me réchauffa le cœur.

Le portable de Jensen sonna annonçant un message. Il l’attrapa et soupira : « Bien, on dirait que la bande des terribles est sur le point d’arriver.
- La bande des terribles ? Je fronçai les sourcils sans comprendre.
- Alex, Vanellope et Victoire sont en chemin.
- V et Vic ?! Mais tu les détestes ! » Vrai de vrai, elles lui tapaient sur le système depuis nos onze ans. Qu’elles soient mes amies les lui rendaient à peine supportables. Se penchant sur moi, il m’embrassa avec douceur et me sourit : que nous soyons tous les quatre dans ce lit, loin du tumulte extérieur avait un effet apaisant sur nos angoisses respectives. « Je pactise avec le diable pour que tu ailles mieux, j’espère que tu apprécies l’effort » je répondis à son sourire, évidemment que j’appréciais, même si je ne voyais pas ce que ces trois-là allaient pouvoir faire…

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MessageSujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Viska ♥     ♥ Les 30 baisers de Viska ♥  - Page 3 EmptyMer 20 Jan - 16:51

Le manque
"Le fait était que j’étais sortie de la pièce et que je m’étais retrouvé dans le jardin sans même me souvenir du trajet qui m’y avait conduit. Je m’assis sur un banc avant de me prendre la tête entre les mains. Pourquoi est-ce que faire du mieux qu’on peut n’est jamais suffisant ?"


Titre : Le Manque
Couple : Viska&Jensen
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #25 : Si seulement je pouvais lui manquer.
Personnages concernés : Viska, Jensen, Victoire, Vanellope, Alexandre.
Cadre : Suite de la fic précédente. Viska a 20 ans.
Nombre de mots : 1 918

***

« Eeeeeeeeh ! Je suis tellement contente que tu sois sortie de l’hôpital ! On était morts d’inquiétude tu sais ? Tous les trois on t’a préparé un super programme de remise en forme, tu vas adorer ! » Victoire était, comme d’habitude, en pleine forme, tandis que V se glissa près de moi et me murmura : « On était justement en train de se dire si seulement je pouvais lui manquer, mais avoue que tu regrettes déjà qu’on soit là. » ce n’était pas vrai, j’étais ravie de voir mon cousin et mes deux amies, seulement je ne voyais pas bien ce qu’ils entendaient par programme de remise en forme…

Plus tard dans la journée, je m’effondrai sur le dos dans le lit avec un gros soupir de soulagement : j’avais bien cru ne pas survivre à cette journée. Jensen avait raison, mes amis pouvaient être épuisants quand ça les prenait. Je fermai les yeux quelques secondes pour reprendre des forces et quand je les rouvris je croisai ceux de Jensen. Je me relevai sur les coudes pour mieux le voir : « Tout va bien Jens’, je suis juste fatiguée parce que j’ai fait une heure de spa avec Victoire, une de yoga avec V et deux d’entraînement avec Alex. Tu n’as aucune raison de t’inquiéter. » résumais-je en espérant faire disparaître cette lueur inquiète dans son regard. Il m’avait fixé toute la journée comme s’il craignait que je ne m’évapore dans la nature : heureusement que les jumeaux l’obligeaient à me quitter des yeux de temps en temps, même si en fait il était presque aussi inquiet pour eux. Mais ce n’était pas pareil : en tant que parent, c’était normal qu’il s’inquiète, moi en revanche je suis une femme adulte avec des responsabilités, je suis capable de prendre sur moi.

« Il y a un moment ‘Ska où il va falloir que tu comprennes que j’ai le droit de m’inquiéter pour toi. C’était déjà comme ça quand on a eu les jumeaux, tu essaies toujours de tout gérer en me mettant à l’écart parce que tu ne me fais pas confiance. » Nous allions donc nous engueuler, magnifique, j’avais bien besoin de ça. Je me relevais complètement, m’asseyant sur le lit, Jensen suivit le même mouvement et nous nous faisions face. « Ce n’est pas une question de confiance, c’est juste que tu ne peux rien y faire. » répondis-je plus froidement que ce que j’avais anticipé. Mes amis avaient essayé toute la journée de me « reconnecter à mes émotions », l’ennui c’est que ce n’était pas une tâche aisée, et que je n’étais pas sûre de vouloir ressentir quoi que ce soit. « Et tu crois que je ne le sais pas ? Je ne peux pas… effacer… ce qui s’est passé, mais tu pourrais me laisser être là pour toi. » Je n’avais pas l’impression de l’en empêcher, son reproche sonnait donc assez vide à mes oreilles. « Mais je te laisse être là ! On a fait absolument tout ce que tu voulais ! » C’est vrai quoi, mince à la fin, j’avais dit oui à tout ce qu’il avait proposé. J’étais bien plus chiante d’habitude ! Sous le coup de l’énervement, je me levais pour de bon. Jensen m’imita une nouvelle fois, poings serrés. « Ce n’est pas une question de faire, c’est une question de… ah ! Mais est-ce que tu te rends compte que tu m’as à peine parlé aujourd’hui ? 
- Pardon ? Mais c’est toi qui as invité les autres !
- Justement ! Je les ai fait venir précisément parce que j’espérais que tu ailles mieux… pourquoi est-ce que tu ne me parles pas ?
- Te parler pour te dire quoi ? Qu’est-ce que tu veux que je te dise à la fin ? Que j’ai eu peur ? Que j’ai eu mal ? Que j’me sens sale ? Voilà, j’l’ai dit ! Et tu sais quoi ? Ça ne m’aide pas du tout ! » Des larmes commencèrent à rouler sur mes joues, je les essuyais d’un geste râleur. Je détestais pleurer. Jensen voulut me prendre dans ses bras, je reculais en mettant mes bras devant moi pour l’en empêcher.

« Non… je… j’ai besoin de prendre l’air. » murmurais-je sans trop savoir si c’était bien ça que j’avais voulu dire. Le fait était que j’étais sortie de la pièce et que je m’étais retrouvé dans le jardin sans même me souvenir du trajet qui m’y avait conduit. Je m’assis sur un banc avant de me prendre la tête entre les mains. Pourquoi est-ce que faire du mieux qu’on peut n’est jamais suffisant ? Je sentis une présence à côté de moi et je tournai la tête en imaginant que c’était Jensen, mais c’était en réalité Alex’ qui m’avait rejointe. Il ne parla pas mais me mit sa veste sur les épaules : j’étais sortie en débardeur alors que les températures nocturnes étaient encore très fraîches. Nous n’étions qu’au début du printemps, et en Écosse qui plus est. « Tu as vu Jensen ? » finis-je par demander, une pointe d’incertitude dans la voix. « En quelque sorte. Lève le nez. » Suivant la direction pointée par mon cousin, j’aperçus mon petit ami qui nous regardait par la fenêtre. Il était trop loin pour que je puisse voir son expression mais c’était sûrement mieux. Je me doutais que je l’avais blessé et je m’en voulais… cela dit ce n’était jamais qu’une chose qui s’ajoutait à tous les trucs pour lesquels je culpabilisais. Vu que tout en haut de la liste se trouvait « se laisser violer », je pouvais y rajouter « faire une crise de nerf », au point où j’en étais…

Alors que je regardais la silhouette de Jensen se découper dans la lumière de notre chambre, Alex’ me prit par le menton pour attirer mon attention. « Qu’est-ce qu’il y a ‘Ska ? Vous vous êtes disputé ? » Mon cousin était l’une des personnes les plus douces que je connaisse, il était très difficile de résister à son ton calme, modéré et plein de compassion. Je me mordis la lèvre avant de finir par cracher le morceau : « Oui… en quelque sorte… je ne sais pas pourquoi… il m’a reproché de ne pas lui faire confiance… mais c’est pas ça du tout…
- Ce n’est facile pour personne, ni pour Jensen, ni pour toi, ni pour les enfants… Je ne crois pas qu’il voulait te faire un reproche, il essayait juste de communiquer sur un sujet compliqué… en tout cas, je suppose.
- ça sonnait comme un reproche en tout cas. Il a même remis ma grossesse sur le tapis. On aurait pu croire qu’il serait passé à autre chose après tout ce temps, mais visiblement il m’en voudra jusqu’à la fin de nos jours d’être partie.
- Le rapport c’est peut-être juste que c’est la deuxième fois qu’il croit te perdre. À l’époque, avant qu’il te retrouve, il n’allait vraiment pas bien. Et cette fois-ci, il n’a tenu les apparences que pour Jaimie. » Alex’ repoussa une de mes boucles derrière mon oreille dans un geste délicat. Je mis ma tête sur son épaule : « Tu sais, ça m’avait manqué que tu m’entraînes. » Aucun rapport avec Jensen, mais en même temps, que dire d’autre ? Ce n’était pas à Alex’ que je devais parler, mais au principal intéressé.

Nous restâmes un moment dehors sans rien dire, jusqu’à ce que mon cousin, jugeant que j’étais plus calme, m’oblige à rentrer avec lui. Il me raccompagna jusque devant ma chambre, toujours allumée, probablement pour m’empêcher de m’exiler dans un des salons pour la nuit. C’est qu’Alex’ me connaissait bien ! J’entrais donc timidement dans la chambre, Jensen avait quitté la fenêtre, il était assis dans un des fauteuils mais il se leva à mon entrée. Nous nous regardâmes en chien de faïence pendant un temps qui me sembla une éternité mais qui ne dura probablement qu’une poignée de secondes. « Je suis désolée, je ne voulais pas m’énerver tout à l’heure » étant celle des deux qui supportait le moins bien le silence, je le brisais la première. Il parut hésiter mais finit par s’approcher, me prenant les mains. « Tu es gelée, tu n’aurais pas du rester dehors par ce temps. » Je haussais les épaules : « J’avais besoin de me refroidir un peu justement ». Comme je n'enlevais pas mes mains, il s’approcha un peu plus et me serra contre lui en disant, fort à propos : « Ne me repousse plus ‘Ska… je ne peux qu’imaginer ce que tu ressens mais je ne supporte pas de te sentir t’éloigner. Physiquement, tu es là, mais pour le reste… » Ses mains se crispèrent dans mon dos. Je pensais que nous avions déjà évoqué tout ceci hier, que dire de plus ?

N’ayant pas les mots, je l’embrassais. Il répondit à mon baiser et nous demeurâmes silencieux dans les bras l’un de l’autre quelques instants. « Notre vie d’avant me manque, je ne me rendais pas compte à quel point nous étions heureux à ce moment-là… » commençais-je dans un murmure « Je m’ennuyais un peu parfois, mais c’était bien ». Jensen m’embrassa à son tour alors que je sentais les larmes affleurer de nouveau et s’échapper de mes cils. Il les fit disparaître du bout de ses pouces et déposer un nouveau baiser, cette fois sur mon front. « Moi aussi j’aimais notre vie, mais rien n’est terminé. Tu n’es plus aux prises avec ce malade, tu es avec nous, et tu n’es pas sale du tout… il ne te touchera plus, d’ailleurs plus personne d’autre que moi ne te touchera. » Par simple esprit de contradiction j’allais objecter mais il m’en empêcha de ses lèvres sur les miennes. Je sentis, bien que timidement, la flamme habituelle de notre passion éclore, bien vite éteinte par de petits bruits de pas et une porte qui s’ouvrait sur deux visages poupins et gloussants. « Hou les amoureux ! » lança Jaimie en riant et en courant dans nos jambes, bientôt imité par sa sœur, plus timorée. « Tu pleures maman ? » remarqua cette dernière ce qui me gêna plus que le reste de leur apparition – somme toute prévisible, ils refusaient de dormir seuls -. Même s’ils nous avaient interrompus, je doutais que cela aurait donné quoi que ce soit pour ce soir, c’était encore trop tôt, donc ce n’était pas bien grave, mais il fallait quand même que je les rassure. « Oui, un peu, mais ce n’est rien, je suis juste fatiguée. Je vais dormir et demain j’irai parfaitement bien. » Jensen leva les yeux au ciel sans même s’en cacher mais je n’allais quand même pas pleurer devant les enfants !!!

Je m’esquivais dans la salle de bain pour mettre mon pyjama, Jensen vint m’y rejoindre pour faire de même. « Ils se sont déjà endormis. Il va falloir qu’on les oblige à dormir dans leur lit… mais je me disais que ça pouvait attendre qu’on ait vu le pédo-psychiatre pour qu’il nous conseille. » Nous étions revenus sur le terrain familier des tâches parentales, pourtant, je retins Jensen à la porte pour l’embrasser de nouveau avant de rejoindre directement le lit. Les jumeaux s’étaient mis en plein milieu, Moïra de mon côté. Jensen se mit du sien et nous joignîmes nos mains, les entourant de nos bras. Pour ce soir, ça suffirait.

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MessageSujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Viska ♥     ♥ Les 30 baisers de Viska ♥  - Page 3 EmptyDim 14 Fév - 9:22

Comme une princesse
Victoire montrait une page des livres de conte des enfants mais mon angle de vu ne permettait pas que je vois de quoi il s’agissait. Je reconnaissais juste le recueil, c’était celui des contes de Grimm – en version épurée car les contes pouvaient vraiment être très cruels ! -.


Titre : Comme une princesse
Couple : Viska&Jensen
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #5 : Grimm, Perrault.
Personnages concernés : Viska, Jensen, Victoire, Vanellope, Alexandre.
Cadre : Suite de la fic précédente. Viska a 20 ans.
Nombre de mots : 1 617

***

« Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants. Fin ! Au lit maintenant mes chéris ! » Victoire, Vanellope et Alexandre étaient là depuis quelques jours mais ils se faisaient étonnamment discrets à certains moments de la journée. Avec Jensen, nous avions tourné dans tous les sens le problème des nuits de Moïra et Jaimie. Le pédopsychiatre nous avait expliqué qu’il était parfaitement normal que les enfants aient un comportement un peu régressif après le traumatisme subi, surtout chez Moïra. Pour qu’ils dorment de nouveau dans leur lit, nous devions instaurer un climat de confiance autour des moments qui précédaient leur couché. Il fallait qu’ils ferment les yeux en ayant l’absolu certitude que je serai toujours là le lendemain. Vu mes tendances à l’apathie et celles à l’angoisse de Jensen, ce n’était pas une mince affaire, j’avais donc laissé traîner le moment de la lecture, lisant tour à tour un conte de Grimm puis un de Perrault. J’étais pour cela assise dans la causeuse, la même que celle où j’allaitais les premiers mois de leur vie. Cette époque me paraissait déjà remontée à très loin… Et pourtant, comme alors, les jumeaux se serraient contre moi, seules leurs poignes avait changé. Jensen était avec nous, comme pour toutes les nuits qui avaient suivi ma sortie de l’hôpital, nous formions une sorte de masse compacte, collés les uns aux autres. Nous avions des airs de meutes, nos petits restant dans notre sillage pour se protéger des dangers de l’extérieur. « Allez mes amours, on se lève et chacun va dans son lit. Papa et maman aussi vont aller dans le leur. » J’essayais de mettre autant de conviction dans ma voix que possible mais il m’était très difficile de maintenir une position ferme alors que Jaimie s’accrochait à ma taille d’un air perdu et que Moïra se recroquevillait dans les bras de son père, lui adressant un regard suppliant. Je sentais d’ailleurs Jensen flancher autant que moi et je lui attrapais la main pour que nous nous donnions l’un l’autre du courage. Que nous ne dormions plus tous les quatre était obligatoire pour notre guérison à tous et plus spécifiquement celle des enfants.

« Moïra, tu as entendu maman ? Il faut aller dans ton lit. » dit Jensen d’une voix douce à notre fille tout en passant la main dans ses longues mèches brunes. Alors que Jaimie refusait toujours de me lâcher, sa courageuse jumelle descendit de la causeuse en silence et tendit la main à son frère. « Jaimie, viens, on va dodo », après quelques secondes d’hésitation, Jaimie me lâcha et prit la main de sa sœur. Ils allèrent chacun dans leur lit et je me levai pour les border, imitée en cela par Jensen. « Quand j’me réveille, j’peux venir te voir ? » me demanda Jaimie d’une toute petite voix. Je l’embrassai sur le front et lui désignai la fenêtre : « Si dehors il fait jour, tu peux venir me voir, mais pas avant. Si vous avez besoin de quelque chose dans la nuit, c’est nounou qui s’en occupera.
- Mais papa reste avec toi ?
- Oui, papa reste avec moi. Je ne risque rien avec lui, c’est un super-héros, tu te souviens ? » Jaimie hoche vigoureusement la tête pour montrer son accord tout en serrant malgré tout assez nerveusement son doudou contre lui. « Ferme les yeux mon ange. Je reste encore un peu. » J’embrasse ses petits doigts et j’échange avec Jensen pour aller border Moïra. Je chantonne une berceuse tout en lissant les plis (inexistants) de sa couverture. Quand je sens que les jumeaux commencent un peu à se détendre et s’endormir, je me dirige lentement vers la sortie de la chambre. Jensen me suit et ferme délicatement la porte. Nous restons un moment dans le couloir à écouter à travers la porte avant d’être enfin rassurés par l’absence de bruit.

« Ils vont réussir à dormir tu crois ? » murmurai-je sur le chemin conduisant à notre propre chambre. « Je pense… on les a bien préparé, non ? » La voix de Jensen reste incertaine. Nous avons tout fait exactement comme nous l’ont dit les spécialistes que nous avons consultés, mais c’était dans des moments comme ceux-là qu’on se souvenait que nous n’avions que vingt ans. Par la force des choses, nous étions assez matures, néanmoins nous manquions d’expérience et n’avions pas vraiment d’autres jeunes parents avec qui discuter de nos inquiétudes concernant les jumeaux. C’était précisément pour ça que nos amis nous laissaient gérer tranquillement tout ce qui touchait à l’éducation même si c’était aussi pour cette raison que je me sentais un peu seule parfois. J’avais hâte que Victoire se décide à faire des mini-Ted, histoire de ne pas être la seule à m’enthousiasmer sur des dessins de soleil ou la parution du dernier livre de conte illustré.

Les jumeaux ne nous rejoignirent pas cette nuit-là mais nous dormîmes mal. Peut-être avions-nous plus besoin d’eux que eux de nous ? Cette pensée au petit matin me déprima. C’était ridicule vu que mes enfants n’avaient que trois ans, j’avais quand même encore le temps avant de les voir partir pour Poudlard, être indépendants, et m’abandonner rien que ça ! Après le petit déjeuner, j’allais me préparer pour ma séance de yoga avec V et Vic’, fin prête je partis à la recherche et je les trouvais avec Jensen dans la nursery. Alexandre était là aussi qui jouait avec les enfants. J’allais entrer mais je compris qu’ils parlaient de moi et la curiosité me poussa à rester derrière la porte entrebâillée pour les écouter.

« Vos idées sont pourries, Viska ne peut pas vouloir ça râlait Jensen sans que je sache ce qu’étaient les idées en question.
- Ehoh, doucement McGowan. Si t’es pas content de nos services, tu peux toujours aller demander à tes potes à toi. J’suis étonnée que tu l’aies pas fait d’ailleurs.
- Pour commencer, ils ne sont pas là, et j’ai évidemment demandé à Peony mais elle était tellement surexcitée que j’ai du raccrocher. Vous êtes pénibles, vous les filles, à réagir comme ça.
- Molo sur les commentaires sexistes, tu vas finir par te prendre une baffe.
- Parce que tu crois que tu me fais peur Reynolds ?
- Tu devrais McCré...
- Houla ! Doucement ! Tout le monde se calme ! Et c’était Victoire qui disait ça, on aura tout vu. Je vous rappelle que le sujet c’était ça, et Viska ne va pas tarder à arriver. » Victoire montrait une page des livres de conte des enfants mais mon angle de vu ne permettait pas que je vois de quoi il s’agissait. Je reconnaissais juste le recueil, c’était celui des contes de Grimm – en version épurée car les contes pouvaient vraiment être très cruels ! -.

Jensen souffla, visiblement énervé. « Ok. Recentrons le débat alors. Viska n’est pas comme ça, elle s’en fiche de vos trucs de filles là.
- C’est vrai, en règle général, elle s’en fiche mais tu as dit toi-même que tu voulais que ta demande lui fasse de l’effet, tu n’y arriveras pas si elle est au rabais. Dans son état actuel, si tu n’y mets pas le paquet, elle est même capable de dire non. » Depuis ma cachette, je fronçais les sourcils. J’avais peur de comprendre de quoi il était question et j’étais un peu vexée que Victoire puisse croire que je dirais non – même si on ne pouvait pas exclure qu’elle dise ça juste pour contrarier Jensen -. « Vic’ a raison, si ton but c’est pas juste de lui faire signer un papier parce que tu es frustré d’avoir été refoulé de partout pendant et après son enlèvement, il va falloir que tu fasses vibrer le côté princesse de ‘Ska. Tu nous as dit que tu voulais qu’elle soit heureuse de ta demande et pour ça, il va falloir un peu moins de sens pratique, et un peu plus de romantisme. » Je décidais que j’en avais assez entendu : il était grand temps d’aller sauver Jensen des griffes de mes amies.

« Je suis prête ! » dis-je en entrant avec assurance dans la pièce, faisant volontairement du bruit pour qu’ils s’interrompent. Je m’approchais de Jensen et l’embrassais doucement avant d’en revenir au yoga pour lequel les jumeaux et Alex’ nous rejoignirent. Au final, je ne savais pas ce que Jensen déciderait, mais ça me faisait déjà un peu plaisir qu’il ait essayé de demander conseil à mes amies. Même si j’avais été (et était encore un peu) préoccupée par tout autre chose à ce moment-là, j’avais bien remarqué que notre absence de lien civil l’avait agacé : il avait fallu que mes parents certifient son identité pour qu’il ait accès à ma chambre d’hôpital (qu’il payait en plus maintenant que j’y pensais, mais on nous n’en étions pas à une absurdité administrative près), les enquêteurs ne lui donnaient aucune information, les médecins non plus, je devais tout signer moi-même. « Seule la famille est autorisée » avait été la phrase de la semaine, cependant j’avais été d’accord avec Jensen : c’était ridicule de lui répondre ça alors que nous vivions maritalement, on pouvait même le prouver, on a des enfants ! Je n’avais pas songé, cependant, que ça l’ait assez énervé pour qu’il y remédie. Si cette pensée m’avait effleurée, j’aurais probablement sauté à la conclusion que nous irions simplement à la mairie un de ces quatre. Qu’il veuille faire un effort me réchauffait le coeur et me laissa penser que mes amies avaient raison : dans le fond, je ne valais pas beaucoup mieux que les princesses des contes de Grimm ou de Perrault.

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MessageSujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Viska ♥     ♥ Les 30 baisers de Viska ♥  - Page 3 EmptyLun 15 Fév - 19:13

L'impatiente
J’avais encore l’impression d’être écrasée par le poids de la culpabilité mais au moins je sentais quelque chose. Mes sourires étaient aussi plus naturels. Tout allait plutôt mieux… sauf sur un point.


Titre : L'impatiente
Couple : Viska&Jensen
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #24 : échecs
Personnages concernés : Viska, Jensen, Victoire, Vanellope.
Cadre : Suite de la fic précédente. Viska a 20 ans.
Nombre de mots : 2 131

***

Je n’en pouvais plus du yoga… certains pensent que c’est bien de méditer, d’être en pleine conscience ou je ne sais quel autre niaiserie du même genre, mais moi, le seul truc que je trouvais fun, c’était de voir les jumeaux faire les positions tout en m’appelant pour que je constate comme ils étaient souples. Vanellope continuait pourtant d’essayer de me persuader que je devais en faire, chose confirmé par d’autres de mes amis quand j’eus l’heur de me plaindre à eux. En revanche, les entraînements avec Alex’ me faisaient beaucoup de bien. Malheureusement, mon cousin fut le premier à partir de chez les parents de Jensen et je me retrouvai à faire mes kata toute seule ce qui était bien moins satisfaisant que de me battre… « V… on peut pas arrêter là ? » soupirai-je tout en me redressant. « Si tu veux, mais tu es encore complètement nouée. Un massage ?
- Reynolds, si tu la touches, j’te frappe.
- Oh ça va… tu vas m’en vouloir encore pendant combien d’années d’avoir flirté avec elle ? Vous n’étiez même pas ensemble encore en plus ! » Jensen parut réfléchir tout en pelant sa pomme avec application : « Mais je ne t’en veux pas, je refuse seulement que tu la touches par principe de précaution. On sait bien que tu sautes sur tout ce qui bouge. » V esquissa une moue peu convaincue. « Je ne saute que sur des personnes consentantes mon lapin, faudrait vraiment que tu travailles ta confiance en toi. » Jensen haussa les épaules sans se laisser démonter. « T’inquiète pas pour moi, je gère. » Il me tendit un morceau de pomme alors que je m’approchais pour m’asseoir sur ses genoux, je le croquais avant de dire : « Et si je veux un massage, du coup, on fait comment ?
- Tu n’as qu’à aller au SPA comme tout le monde. » Tsss… Aucun romantisme ce mec. « Moi maman ! J’peux le faire ! » Intervint Jaimie tout sourire tel un ange blond adorable et compatissant – tout mon portrait donc -. Je passais la main dans ses boucles en riant : « ça ira mon coeur, maman va se débrouiller. Si on allait plutôt rejoindre tatie Victoire pour le goûter ? »

Quittant les bras de Jensen, je tendis les mains aux jumeaux qui s’y accrochèrent avec enthousiasme (le mot « goûter » a toujours cet effet). « Eh ! Et moi alors ? » protesta Jensen en nous rattrapant. Cela fit rire V qui rangeait les tapis de sol. En chemin, je songeais que nous n’allions pas pouvoir indéfiniment nous cacher chez les parents de Jensen. Je me sentais plutôt rassurée dans ma bulle hors du temps et hors du monde, mais mon petit ami avait aussi une vie en dehors de nous, un travail, des liens sociaux… si moi je pouvais rester à Lairg aussi longtemps que je le voulais, lui devrait retourner s’entraîner. Je n’étais pas assez naïve pour m’imaginer qu’il accepterait de partir sans nous ce qui signifiait que nous devrions tous reprendre le chemin de Glasgow. Et je n’avais aucune envie d’y retourner. Je sentais que j’allais mieux que les premiers jours car je ressentais de nouveau les choses, il était probable aussi que le traitement que m’avait donné le psychiatre de l’hôpital commençait à faire effet. J’avais encore l’impression d’être écrasée par le poids de la culpabilité mais au moins je sentais quelque chose. Mes sourires étaient aussi plus naturels. Tout allait plutôt mieux… sauf sur un point.

En apparence, je suppose que ma vie de couple paraissait normale, si ce n’était que Jensen ne me touchait plus. Il m’embrassait, me prenait dans ses bras, mais c’était tout. Cela n’avait absolument rien d’habituel. Du fait de mon apathie, je n’y avais pas vraiment prêté attention au début, c’était seulement la veille, en prenant ma pilule, que je réalisais que nous ne l’avions pas fait depuis avant mon enlèvement. Ce qui voulait aussi dire que le dernier à m’avoir touché était Nathan, ce que je trouvais parfaitement débectant. Jensen était peut-être occupé par la meilleure façon de me demander ma main – visiblement, il ramait, mais je ne pouvais pas vraiment l’aider puisque je n’étais pas sensée être au courant -, moi je me devais surtout de régler la question du sexe. La psy que je voyais tous les deux jours (parce qu’on m’y forçait) m’avait exhortée au tact et à la délicatesse. J’étais capable d’en avoir j’vous ai vu tousser, là en revanche, je ne savais pas trop si c’était ce qu’il fallait. Au vu des circonstances, Jensen n’avait sûrement pas envie de réveiller mes traumatismes, on ne pouvait pas exclure non plus qu’il n’ait pas envie tout court. Vexant mais compréhensible. Il était évident que je ne l’avais pas trompé, cela dit, un autre homme m’avait touché quand même. Mon père biologique en plus. Vraiment, rien que d’y penser, j’ai la nausée. Heureusement je suis excessivement douée pour compartimenter. Ça faisait plus d’un mois que j’avais été libérée. Il était temps de passer outre cette situation affligeante.

« Lequel de ces deux ensembles exprime le mieux le message je ne suis pas traumatisée chéri ? Il faut absolument que je le mette échec et mat en un coup ! » demandais-je à mes deux amies dans ma chambre, profitant que Jensen était en ville avec les jumeaux pour leur propre suivi psychologique. « Le rouge ? Même si à mon avis tu lui feras jamais gober que tu n’es pas traumatisée quelque soit ta lingerie.
- Ce manque de foi en moi Vic’, ça me déçoit. En plus, tu choisis toujours le rouge pour moi, c’est de la triche. V ?
- Le rose te donnerait l’air virginal mais sans vouloir t’offenser, je doute qu’il y croit beaucoup.
- En même temps, j’étais vierge à une autre époque. Qui me paraît datée d’une éternité. J’ai que vingt ans bon sang, pourquoi est-ce que je me sens si vieille ?
- Le côté mère au foyer ? Tu ne devais pas te trouver un métier d’ailleurs ?
- Si… ça avance… j’ai peut-être trouvé une idée, mais comme je doute qu’elle plaise à Jensen, je vais attendre d’être sûre que c’est ce que je veux faire avant de lui en parler.
- Si tu repars sur le plan danseuse de cabaret, je t’en supplie, attends que je sois là pour voir sa tête avant de lui en parler ! » Je lui balançais ma lingerie à la figure et nous partîmes sur d’autres sujets.

Le soir, finalement, je portais un ensemble vert foncé. Changer d’avis sur ma tenue au dernier moment, c’était tout moi. « ‘Ska ? Ça va ? Qu’est-ce que tu fabriques ? » me demanda Jensen à travers la porte de la salle de bain. Je me regardais une dernière fois dans la glace : même si j’avais perdu un peu de poids, mon déshabillé en transparence m’allait parfaitement bien. J’étais canon ce qui ne m’empêchait pas d’être un peu nerveuse. Malgré mon assurance affichée devant les filles, je savais bien que mon physique n’était pas le nœud du problème. À trop hésiter, Jensen perdit patience et entra, il resta cependant un moment figé en me voyant me jauger en tenue suggestive devant la glace. Je tournais la tête vers lui, lui adressant un sourire timide. Il paraissait ne pas savoir ce qu’il était supposé faire ou dire et restait dans l’embrasure de la porte. « Tu n’aimes pas ? » demandais-je finalement pour l’encourager à parler car, à force de tergiverser, le silence s’éternisait. Il passa la main dans ses cheveux avec nervosité avant de s’approcher en soupirant. Il repoussa une mèche de mes cheveux derrière mon oreille et m’embrassa avec délicatesse mais sans passion. « Si, tu sais parfaitement que tu es très belle, mais on ne fera pas ce que tu as en tête. » Du bout des doigts, il jouait avec quelques boucles dans mon dos. De son autre main, il me tenait par la taille assez fermement ce qui était intelligent connaissant ma propension à m’enflammer et à quitter les pièces avec perte et fracas – être à moitié nue n’était pas le genre de détail qui m’arrêtait -. Ma contrariété se passant de paroles, je me contentais de le fixer d’un air buté en attendant de plus amples explications.

« Je te promets que ça n’a rien à voir avec toi, physiquement j’en ai très envie… mais j’ai besoin de plus de temps. » Une lueur de colère passa dans mes yeux qui ne lui échappa pas, seulement je n’étais plus une adolescente, je savais me contrôler (enfin… presque disons). « Et ce dont moi j’ai besoin ? Tu crois que je vis comment que tu me repousses parce que j’ai été violée ? » Vu sa tête, il n’avait pas envisagé la situation sous cet angle. Mes mots, crus, le heurtaient. Je n’étais pas totalement stupide et je comprenais qu’il souffrait, mais je ne pouvais pas retourner à Glasgow alors que nous n’avions en vérité rien réglé du tout. L’échec n’était pas une option, jamais. Profitant de son moment de désarroi, je me dégageai et j’allais dans le lit, me couvrant avec la couette d’un geste rageur, dos à la salle de bain. Jensen ne vint pas tout de suite, je me demandais bien ce qu’il pouvait ficher mais je refusais obstinément de me tourner pour regarder, bien décidée à bouder. Ce n’était pas la réaction la plus mature à ma disposition – ma psy dirait que ça manquait de tact justement -, mais c’était la plus appropriée vu comment je me sentais, c’est à dire rejetée et avec une estime de moi frôlant le zéro absolu. Au bout de quelques minutes, je sentis que Jensen venait se coucher. Il me pressa contre lui et m’embrassa sur l’épaule puis dans le cou.

« Regarde-moi ‘Ska » me demanda-t-il à l’oreille du ton doucereux qui me faisait toujours céder. De mauvaise grâce malgré tout, j’obéis et me mis sur le dos, obstinée dans mon silence. Il soupira mais m’attira néanmoins à lui pour m’embrasser, cette fois avec plus de chaleur même si je décelais encore une pointe de réticence qui laissait poindre un mais. Je n’avais pas gagné la partie, c’était tout au plus si je l’avais mis en échec. Encore une fois, je me lamentais intérieurement sur le fait que rien ne pouvait jamais être simple, fait confirmé par les paroles de Jensen. « Je ne veux pas que tu aies l’impression que je te repousse et te voir tenir à ce point à ce qu’on le fasse me donne très envie de te céder… » Voilà l’endroit où allait se pointer la partie qui n’allait pas me plaire. « Mais... » Vous voyez ? Qu’est-ce que je disais ! Et pourtant, il avait l’air sûr de lui, ce qui habituellement m’aurait rassuré – quand il était certain de me faire plier, c’est qu’il avait effectivement un coup d’avance sur moi car je pouvais être assez bornée… -. « Mais… » Non mais c’est pas la peine d’insister sur la conjonction de coordination non plus, j’allais finir par m’impatienter ! « J’avais une idée assez précise de où, comment et surtout quand nous le ferions, alors si je te fais la promesse que ce ne sera plus très long… tu veux bien me faire confiance et attendre ? » Je pinçais les lèvres. Forcément, formulé comme ça, je ne pouvais pas dire non. « Combien de temps ? » marmonnais-je finalement. « Quelques jours, une semaine au plus. Ça gâche un peu la surprise, mais ça ne te console pas un peu de savoir que j’y avais pensé tout seul ? » Je me retins de lui répondre que ce qui me consolerait vraiment c’est qu’il n’essaie pas de toujours tout contrôler dans les moindres détails parce que ça aurait été un peu de mauvaise foi : très souvent, ça me reposait qu’il gère les aspects pratiques pendant que je me démenais avec l’émotionnel. « Si, un peu, mais vraiment juste un tout petit peu. J’avais vraiment envie de le faire ce soir... » Jensen sourit avec une expression assez craquante et m’embrassa tout en laissant ses mains s’égarer sur mes courbes. « Tu es toujours beaucoup trop impatiente, parfois, faire les choses bien, c’est prendre son temps... » Ce qui visiblement, selon lui, revenait à nous faire repartir de l’époque où on ne faisait que se peloter en gardant nos vêtements. Y’avait quand même des fois où je le comprenais pas… mais je décidais de laisser ça de côté vu que, de toute façon, j’avais perdu cette partie depuis le baiser à l’épaule. Au temps pour ma stratégie…

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MessageSujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Viska ♥     ♥ Les 30 baisers de Viska ♥  - Page 3 EmptyMar 23 Fév - 17:25

Fou rire
"Plus tard, alors que nous étions enlacés sous ma couette préférée dans notre lit, deux points qui me donnaient une sensation de familiarité et de bien-être, Jensen s’écarta un peu de moi pour attraper quelque chose dans sa poche."


Titre : Fou rire
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Thème : #18 : La cerise sur le gâteau.
Personnages concernés : Viska, Jensen.
Cadre : Suite de la fic précédente. Viska a vingt ans.
Nombre de mots : 1 545

***

« Tu ne crois pas que tu devrais passer ton permis ? » soulignais-je à peu près au bout d’une heure de route. Comme à chaque fois que nous allions quelque part avec une autre voiture que la nôtre, nous avions un chauffeur. J’avais passé mon permis assez rapidement pour être autonome pendant les absences de Jensen – et parce que les taxis étaient toujours réticents à prendre deux sièges bébés dans leur voiture ! -, lui continuait à se faire conduire (mais rarement par moi). Notons que j’aurais tout aussi bien pu prendre le volant, mais cela aurait induit que Jensen me dise où nous allions or il était inhabituellement mystérieux. « Pour quoi faire ? J’en ai pas besoin ! » Je secouais un peu la tête sans plus insister au risque d’entrer dans un énième débat fille du peuple vs fils de riche.

Il m’apparaissait de toute façon assez évident que ce n’était pas le jour pour une dispute autour de ce thème. J’ignorais ce qu’il avait exactement en tête mais il paraissait content de lui ce qui était sa norme tout compte fait, un peu d’enthousiasme ne pouvait pas faire de mal. Il était même probable que nous allions enfin arrêter de nous comporter comme des ado pré-pubères c’est le bon moment pour rappeler que j’ai vingt ans vous pensez ? et ça c’était moi que ça enthousiasmait. Je ne doutais pas qu’au milieu de ses idées noires, Jensen devait trouver très amusant ma frustration – ça faisait dix ans que me faire tourner chèvre était un de ses loisirs mais je le lui rendais bien -, seulement la température devait bien commencer à monter de son côté aussi. Au demeurant, je ne comprenais toujours pas à quoi avait servi cette période d’abstinence. Mon tempérament impatient mis à part, je restais avec la sensation d’avoir été salie par Nathan et une petite part de moi espérait oublier ça dans les bras de l’homme que j’aimais. Je ne me leurrais pas, je ne pouvais pas effacer ce qui s’était passé, Jensen non plus, mais je n’étais pas femme à me lamenter sur ce qui n’était pas en mon pouvoir de changer. De toute façon j’avais fait ce que j’avais fait pour protéger ma fille et rien ne me ferait jamais penser que j’avais pris la mauvaise décision : dans un monde idéal, j’aurais seulement voulu ne pas avoir à faire ce choix.

« On est arrivé. » me signifia Jensen alors que la voiture s’arrêtait. Il sortit et alla m’ouvrir la portière. Je pris sa main tendue et m’extirpais à mon tour du véhicule. Jensen ne m’ayant donné aucune consigne vestimentaire ce qui m’étonnait, j’avais opté pour une robe patineuse beige aux manches mi-longues et des escarpins noirs. À part s’il fallait marcher dans l’herbe, c’était le genre de tenue qui passait partout – ni trop habillée, ni pas assez -. Cela dit, je ne voyais pas bien où nous étions, le paysage m’indiquant seulement que nous étions dans un quartier résidentiel quelconque. Jensen sortit des clefs de sa poche et me les mit sous le nez : « Prête pour voir notre nouvelle maison ? » Je fronçais les sourcils : quel besoin avions-nous d’une nouvelle résidence alors que nous avions un super appartement dans le centre-ville de Glasgow ? La réponse à cette question se passa de paroles : non seulement le quartier paraissait plutôt tranquille mais en plus la maison paraissait équipée de divers système de sécurité – Jensen faisait preuve d’un optimisme peu ordinaire s’il pensait que j’arriverais à retenir tous ces codes -. Cependant, malgré les réticences que je sentais poindre dans un coin de mon cerveau, je me disais qu’il fallait que je laisse à Jensen la chance de me vendre cette maison comme étant une bonne idée.

« Je ne suis pas totalement sûre de comprendre… pourquoi a-t-on besoin d’une nouvelle maison exactement ? » Jensen me fit entrer et je constatais que toutes nos affaires étaient déjà là, rangées ou simplement posées mais clairement déménagées. « Trois raisons : premièrement, un changement de décor ne peut pas nous faire de mal, à attendre près du téléphone pendant des jours, je n’en pouvais plus de notre salon. » Je grimaçais mais ne fit aucun commentaire, il était difficile d’opposer un quelconque argument à ça. Moi c’était les caves que je ne supporterais plus jamais. « Deuxièmement, les jumeaux grandissent et il n’y avait qu’une seule chambre pour eux à l’appartement. » Sur ce point là, je hochais la tête. Pour moi, ils étaient encore petits et pouvaient encore rester quelques années ensemble, mais effectivement à un moment ça aurait posé difficulté qu’ils n’aient pas chacun un espace. Cela étant, cette maison devait faire deux fois notre ancien logement au bas mot, Jensen avait du oublier d’apprendre le sens de la mesure quand il était plus jeune… « Et enfin, troisièmement, une maison c’est beaucoup mieux qu’un appart. » Je ris face à ce faux argument totalement bidon, en réponse il m’attrapa la taille et m’embrassa. « De toute façon, tu n’as pas le choix, j’ai déjà signé. » Je levais les yeux au ciel ostensiblement mais le suivit néanmoins pour la visite des lieux. Il fallait reconnaître que c’était une très jolie maison, confortable, avec même un garage à fermeture automatique pour ma voiture – elle était déjà dedans -. Il aurait fallu être difficile pour y trouver quelque chose à critiquer, j’aurais seulement voulu qu’il me consulte avant d’acheter.

Dans la chambre qui serait la nôtre trônait notre lit et je m’assis dessus en soupirant : « J’y crois pas que tu aies déjà tout aménagé… mais ça fait un peu vide, non ? » Forcément, nous n’avions pas assez de meubles pour remplir autant d’espace. « Je suis sûr que tu sauras la remplir va. » Jensen vint à mes côtés, je lui donnais une petite tape sur l’épaule. « Roh arrête, on dirait que tu me prends pour une desperate housewife ! » Je me tournais vers lui en me disant que c’était la transition parfaite pour parler de mon futur emploi – car non, être mère au foyer n’était pas mon ambition -, mais les lèvres de Jensen se posèrent à nouveau sur les miennes tandis que sa main remontait sur ma cuisse soulevant le tissu de ma robe. Cela me fit instantanément oublier ce que je voulais dire… c’est que j’ai le sens des priorités et il était hors de question d’interrompre ce moment alors que j’attendais depuis une semaine ! Ce n’était pas comme si je comptais m’enrôler dès le lendemain de toute façon !

Plus tard, alors que nous étions enlacés sous ma couette préférée dans notre lit, deux points qui me donnaient une sensation de familiarité et de bien-être, Jensen s’écarta un peu de moi pour attraper quelque chose dans sa poche. Il revint près de moi et ouvrit l’écrin qui contenait une bague de fiançailles. « Pour bien finir la journée, tu accepterais de m’épouser ? » Je pouffais dans un rire incontrôlable qui le surprit. « Eh ! Mais... » commença-t-il avant que je l’interrompe en posant un doigt sur ses lèvres. « Pardon… c’est juste que… en fait je t’avais entendu demander à V et Vic des conseils alors je m’attendais à ce que tu me le demandes ailleurs qu’au lit ! » Sur quoi je m’écroulais encore de rire. Je supposais que pour lui ce devait être la cerise sur le gâteaux de cette journée, mais moi je trouvais ça juste très comique. Et pas du tout romantique soit dit en passant. Il me fallut quelques secondes supplémentaires pour que mon fou rire se calme. Je m’assis le dos contre les coussins, la couette collée contre moi, essuyant quelques larmes joviales avec un coin de tissu. Jensen paraissait se demander ce qui était si drôle, peut-être même qu’il s’inquiétait pour ma santé psychologique. « C’est bon, c’est passé... » le rassurais-je avec un sourire en coin persistant. « C’est nul que tu aies été au courant, ça gâche totalement la surprise. » grommela-t-il en me fourrant l’écrin dans la main. « Boude pas, va, sinon je pourrais changer d’avis.. » le taquinais-je en sortant la bague de sa boîte. « Manquerait plus que ça... » râla-t-il encore une fois, allongé sur le dos, bras croisés.

Je me penchais sur lui et l’embrassais avec douceur avant de plonger mes yeux dans les siens. « Tu ne veux pas me reposer la question plutôt ? Promis, cette fois je ne ris pas. » Ou, en tout cas, je me promis d’essayer. Il soupira et me prit la bague, la mettant sous mon nez : « Viska, amour casse pieds de ma vie, veux-tu m’épouser ? » Je lui donnai ma main pour qu’il y glisse la bague – parfaitement à ma taille, de ce côté là, on ne pouvait pas dire qu’il manquait de préparation – et répondis avec autant de sérieux que j’en étais capable : « Oui Jensen, même si je sais que ça veut dire que tu voudras encore plus tout contrôler, j’accepte quand même de t’épouser ». Il se satisfit de cette réponse, nous fûmes de toute façon de nouveau rapidement trop occupés pour continuer à nous charrier !

GASMASK



    Viska Coline Spingate

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Viska Spingate
Viska Spingate
Serpentard

Parchemins : 1533
Âge : 16 ans (05/10/1999)
Actuellement : 5ème année


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
GALLIONS EVENT: 8


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MessageSujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Viska ♥     ♥ Les 30 baisers de Viska ♥  - Page 3 EmptyMer 10 Mar - 23:07

Fiançailles
"Une fois les photos prises, nous fîmes notre entrée devant ceux de nos amis et de notre famille que nous avions conviés pour l’occasion."


Titre : Fiançailles
Couple : Viska&Jensen
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #9 : Noir et blanc.
Personnages concernés : Viska, Jensen, Victoire, Peony, Prudence, Alan, Vanellope, Alexandre, Karen, Heaven, Haven.
Cadre : Suite de la fic précédente. Viska a vingt ans.
Nombre de mots : 696

***

Comme il se devait dans le milieu de Jensen, nous organisâmes une soirée pour nos fiançailles. Peu enclins à nous en occuper, nous acceptâmes le premier thème suggéré par notre entourage : une soirée noir et blanc. Le jour J, le jardin de notre nouvelle maison était savamment décoré – nous faisions du deux en un, fiançailles et pendaison de crémaillère -, quant à moi j’étais moulée dans une robe sirène noire, Jensen portait un costume blanc. Sans fausse modestie, nous étions époustouflants, mais nous l’étions toujours. Les jumeaux étaient quant à eux adorables, nous avions inversé les couleurs pour eux et Moïra avait l’air d’un petit ange, tandis que son frère faisait son fier tout en jouant nerveusement avec son nœud papillon. Pendant que nous posions pour une photo de famille (ce qui était plus difficile qu’il n’y paraissait avec deux enfants de trois ans), je me faisais la réflexion que nous renvoyons une image de famille parfaite, très éloignée des affres dans lesquels nous avions été plongés seulement quelques mois auparavant.

Je n’étais pas encore très habituée à tous les changements, entre l’inscription à l’école maternelle pour les jumeaux, la maison, les préparatifs du mariage… mais cela me donnait de quoi m’occuper en attendant d’être prête pour me lancer dans ma future carrière. Jensen n’avait pas à proprement parlé accueilli la nouvelle de mon futur métier avec beaucoup d’entrain, il avait même essayé de m’en dissuader sans vraiment se cacher de ses motivations protectrices. Je n’avais aucun doute sur le fait que nous nous disputerions encore sur ce sujet, mais pas en ce jour de fête. Nous avions décidé de remettre le sujet de ma vie professionnel à plus tard, le concours d’entrée n’étant pas pour tout de suite. Je supposais que Jensen cherchait une méthode infaillible pour me faire changer d’avis, un peu comme pour ses études pendant ma grossesse, seulement cette fois-ci c’était très différent : je serai policière, qu’il le veuille ou non.

Une fois les photos prises, nous fîmes notre entrée devant ceux de nos amis et de notre famille que nous avions conviés pour l’occasion. Cela faisait déjà pas mal de monde, même en se restreignant : Peony et Victoire étaient les marraines de nos enfants, il allait donc de soi qu’elles devaient être là, Prudence était aussi présente avec Alan, ainsi que Vanellope, et du côté de Jensen, il y avait en plus Karen, son amie d’enfance, et ensuite venait nos parents, oncles, tantes, frères et sœur de mon fiancé, etc. Il y aurait encore plus de monde au mariage en lui-même, nous avions tant d’amis de l’époque où nous étions à l’école, et de mon côté il y avait aussi les soutiens que j’avais reçu pendant ma fugue comme Louis et Payton ou mon ancien patron Tobias. Autant de gens qui n’étaient pas là ce soir mais que je comptais bien inviter pour la vraie fête.

« C’est bizarre mais ça me stresse un peu d’être l’objet de tous les regards, j’ai perdu l’habitude je crois. » Murmurais-je pendant que nous nous avancions pour saluer chacun de nos invités et ouvrir le buffet. « Ce doit être ça parce que je me rappelle d’une soirée où tu avais tout fait pour qu’on ne voit que Peony et toi. » Je souris, amusée à ce souvenir. Nous n’imaginions pas, à cette époque, que nous vivrions tant de choses en seulement quelques années : les difficultés que nous avions rencontré pour nous mettre ensemble paraissaient peu de choses à côté de la naissance des jumeaux puis de l’enlèvement.

Prenant une coupe de champagne – que je ne boirais pas mais c’était symbolique -, je levais mon verre pour porter un toast : « Merci à tous d’être venus célébrer avec nous nos fiançailles, nous espérons que vous passerez une bonne soirée dans notre nouvelle maison – si elle ne vous plaît pas, plaignez-vous à Jensen, c’est lui qui l’a choisie ! » plaisantais-je tout en reposant le champagne et en embrassant mon fiancé pour faire passer cette petite blague. Il répondit à mon baiser mais nous fûmes ensuite rapidement amenés à nous mêler aux autres : la soirée ne faisait que commencer.
GASMASK



    Viska Coline Spingate

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