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 Les 30 baisers maladroits d'Ash Lloyd [03/30]

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Ash Lloyd
Ash Lloyd
Préfet de Poufsouffle

Parchemins : 340
Âge : 13 ans (23 mai 2002)
Actuellement : 3ème année


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MessageSujet: Les 30 baisers maladroits d'Ash Lloyd [03/30]   Les 30 baisers maladroits d'Ash Lloyd [03/30] EmptyVen 15 Mai - 19:24

Ash Lloyd

Lay with me 'til the sun dries up and moon gives up. Kiss me 'til we get lost in space and hold me 'til the clocks run out of time.


#1 : Double rainbow - Katy Perry
#2 : No More Sorrow - Linkin Park
#3 : Inside These Lines - Trent Dabbs
#4 : Here We Go - Mat Kearney (Lucrecia)
#5 : The Unknown - Imagine Dragons (Charlotte)
#6 : Run - Matt Nathanson feat Sugarlane
#7 : All Too Well - Taylor Swift
#8 : The Other - Lauv
#9 : Whenever - The Black Eyed Peas
#10 : You - James Arthur feat Travis Barker
#11 : I was wrong - Sleeperstar
#12 : Blinding - Florence & The Machine
#13 : Let It Be - The Beatles
#14 : Tant pis - Joyce Jonathan
#15 : Warrior - Beth Crowley
#16 : Shallow - Lady Gaga & Bradley Cooper
#17 : Only Hope - Mandy Moore
#18 : Brother - Kodaline
#19 : Super Trouper - Meryl Streep, Julie Walters & Christine Baranski
#20 : Try - P!nk
#21 : Wings - Birdy
#22 : Highway of Fallen Kings - Civil Twilight
#23 : Prelude 12/21 - AFI (Lucrecia)
#24 : Stay - Hurts
#25 : Shotgun - George Ezra
#26 : Beside You - Marianas Trench
#27 : All I ask - Adele
#28 : Renegade - Paramore
#29 : Grow as we go - Ben Platt
#30 : Aimer est plus fort que d'être aimé - Daniel Balavoine
© GASMASK


Dernière édition par Ash Lloyd le Lun 6 Juil - 1:13, édité 3 fois
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Ash Lloyd
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MessageSujet: Re: Les 30 baisers maladroits d'Ash Lloyd [03/30]   Les 30 baisers maladroits d'Ash Lloyd [03/30] EmptySam 16 Mai - 3:12

Lucrecia Castillo
"This is what I thought, I thought you need me. This is what I thought so think me naïve, I promise you a heart you'd promise to keep, kiss my eyes and lay me to sleep."


Titre : Deux mariages et beaucoup trop de complications (1)
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #23 : Prelude 12/21 - AFI
Personnages concernés : Peony, Dahlia, Alfie, Valentina, Gabriel, Estefanía (citée), Joaquín (cité), Léopold (cité), Ringo (citée), Lucas (cité), Thiago (cité), James (cité), Charlotte (citée).
Cadre : C'est le jour du mariage de Dahlia et de Quino. Ash a 24 ans, les jumelles 26, Lu 25. Ash et Lu ne se sont pas revus depuis sa sortie de Poudlard
Nombre de mots : 3 192

***

Ash faillit tomber pour la quinzième fois d’affilée de la journée dans les escaliers de la maison des Lloyd. Pourquoi l’avait-on chargé, lui, d’être le coursier de sa sœur ? Il n’en avait aucune idée. Sûrement que personne d’autre n’était disponible pour servir de larbin. Et que personne d’autre que lui n’aurait accepté, aussi Vous savez ce que c’est mon problème ? Je suis trop gentil.

« Ash enfin fais attention ! » râla Peony pour la quinzième fois de la journée (bis). Il lui adressa un regard noir. Il faisait attention. Mais sa maladresse légendaire le rattrapait toujours, semble-t-il. Mais il ne répondit rien, Peony était tendue, et ça se comprenait. Elle se marierait la semaine d’après avec Lucas. Allez comprendre pourquoi les cérémonies des jumelles ne pouvaient pas se tenir le même jour -même si en constatant la longueur de la liste d’invités du mariage Montgomery-Lloyd, il pouvait saisir le problème. En plus, Léopold s’était pointé en retard, revenant supposément de l’appartement d’une de ces conquêtes, les cheveux en pétard, l’humeur sombre, l’haleine puant l’alcool et Peony, après lui avoir passé un sacré savon, l’avait envoyé se doucher. Et comme Léo n’était toujours pas revenu dans les parages, la mauvaise humeur de la rouquine retombait évidemment sur Ash. Même si le jeune homme commençait à en avoir plus que ras le bol de subir les diverses remontrances de sa sœur aînée, d’autant qu’il était presque persuadé que Quino avait piégé toute la maison et l’extérieur avec des farces de sa fabrication –le gréco-argentin lui avait promis une "belle surprise" pour ce soir, c’était forcément ça- et qu’évidemment, il ne pourrait s’empêcher de tous les déclencher.

Heureusement dans toute cette folie, assez habituelle que ce soit dans sa famille mais encore plus multipliée depuis l’arrivée des Kostas (il avait vu bien trop de fois Valentina pleurer d’émotion "Dios Stef, jamais je n’aurais cru qu’ils arriveraient enfin à se marier ! Ça a pris tellement de temps ! Tu te souviens de cette fois où Quno t’as fait croire qu’il sortait avec Peony pour pas que tu apprennes qu’il était amoureux de Dahlia ? Ah la la…Je ne vais jamais réussir à faire mon toast !" pendant que Stef lui tapotait le dos avec une mine mi amusée mi compatissante et re mi amusée derrière et que James s’était sûrement éloigné de toutes ces effusions sentimentales, ce malin) ; une personne gardait son calme. Peut-être même un peu trop. « Mais enfin Lila tu n’as pas encore enfilé ta robe de mariée ??? Comment ça tu préférerais porter un jean et un tee-shirt ? On en a déjà parlé ! » Ash comprenait Dahlia : à côté de subir Peony, un mariage à Las Vegas avec seul un sosie d’Elvis Presley comme témoin paraissait une option tout à fait envisageable. Mais ni Dahlia ni Quino n’avaient désiré planter leur famille –Quino aimait beaucoup trop faire des farces à sa famille, même lors du jour censé être le plus important de sa vie, pour se marier sans eux. « Tu sais Peo, je commence à me dire que toute cette histoire de mariage n’était pas une bonne chose… » Ash ramena l’Oreille à rallonge qu’il avait glissée sous le seuil de l’ancienne chambre de Dahlia –et qu’on ne lui adresse aucune remarque, ça faisait partie de son rôle d’elfe de maison de service de surveiller que tout allait bien. Il n’en aurait pas besoin pour entendre les hurlements qui allaient immanquablement suivre. Même s’il décida de déguerpir : il n’avait aucune envie de rester pour écouter ça.

Après avoir chuté pour la sixième fois de la journée dans les escaliers (et changé trois fois de robe de soirée), Ash se rendit à l’extérieur. Les jumelles avaient choisi d’organiser leur mariage fin juin et le soleil réchauffait le Pays de Galles depuis plusieurs jours –même si Ash entendait les cousins grecs et argentins des Kostas râler chaque fois qu’il passait près d’eux. Il vérifia que tout était prêt. Le matin, avec leur père, Gabriel (qui n’avait pas commis l’offense de dormir ailleurs lui), le père de Quino et quelques cousins, ils avaient installé la grande tente où se dressaient des jolies petites tables. Des bougies flottaient à quelques centimètres du centre de table bleu et jaune, les couleurs des anciennes maisons des mariés. Peony avait géré toute la partie décoration, évidemment. Ash passa ensuite dans les rangs pour vérifier qu’aucun fauteuil, où s’assiérait les convives lors de la cérémonie, n’était redécouvert de poussière/de Glue Perpétuelle ou de Coussin Péteur (encore une fois, il connaissait Quino). Il préférait éviter que l’oncle Ignacio, qui l’avait confondu avec son fils ingrat Jorge, n’ s’en prenne une nouvelle fois à lui. Sans la magie, des bleus orneraient ses bras, témoins des coups de canne que lui avait infligé le vieil homme tout en lui offrant un florilège de toutes les pires insultes espagnoles.

Satisfait, Ash allait retourner à l’intérieur. Il fallait qu’il trouve Léopold, vérifier qu’il avait bien revêtu sa robe et qu’il cessait de tirer la gueule (franchement, il s’était envoyé en l’air la nuit dernière alors ne pouvait-il pas, pour une fois dans sa vie, cesser d’être ronchon ?), et aussi, accessoirement, que Dahlia ne s’était pas enfuie par la fenêtre des toilettes. Mais son instinct lui fit stopper son pas. Tous ses sens étaient en alerte. Et c’est alors qu’elle arriva. Même après toutes ces années, Ash sentit son cœur s’emballer à toute vitesse à sa vue. En dépit de tout ce qui s’était passé, il sentit son estomac se décrocher, comme lors de leur rencontre, plus de dix ans auparavant. Il était sûr qu’elle serait là. Évidemment qu’elle serait présente. C’était le mariage de son cousin chéri. Elle ne pouvait pas le manquer. Ash avait essayé de se préparer à la revoir après tout ce temps. A l’idée de se retrouver dans la même pièce de celle qu’il avait aimée plus que n’importe qui. De celle qui lui avait brisé le cœur sans sourciller et qu’il avait laissé faire. Mais dès qu’il posa les yeux sur elle, il sut qu’aucune anticipation, aussi longue qu’elle soit, n’aurait pu le préparer au choc de la revoir.

Elle portait une magnifique robe rouge qui lui seyait merveilleusement bien. Son rire s’entendait toujours à des kilomètres. Les gens se retournaient toujours sur son passage. A moins que ce soit uniquement lui ? Il n’avait jamais réussi à se montrer objectif avec elle. Son bras était enroulé autour de celui de Thiago, évidemment. Son meilleur ami n’avait pu que l’accompagner. Et puis, il connaissait les Kostas depuis des années, c’était logique. N’empêche que les voir tous les deux ensemble lui serrait le cœur. Ash avait brusquement l’impression d’être de nouveau ce petit garçon de quatrième année qui regardait la fille qu’il aimait enlacer -étouffer- un autre que lui en pleurant toutes les larmes de son corps sur le quai 9 3/4. Malheureusement, Lu finit par le repérer également et traîna Thiago avec elle pour le saluer. « Ash ! Tu es très élégant. Comment vas-tu ? » Sa voix douce, son accent chantant, les effluves de son parfum qui l’envahissait...Non, c’était trop, il ne pouvait pas. « Il se remet d’une rupture douloureuse. Sinon il va très bien, n’est-ce pas Ash ? » Ash adressa un regard agacé à Peony, qui avait cru opportun de débarquer de nulle part (ne devait-elle pas gérer la crise Dahlia avant ?) et de parler à sa place. Il ne lui avait rien demandé ! Et puis, sa rupture avec Charlotte n’avait rien eu de douloureux. Elle avait constitué la suite logique d’une relation dans laquelle l’affection n’avait que décliné avec le temps. Et Peony aurait plutôt dû le remercier d’avoir mis un terme à cette histoire avant son mariage. Il lui avait évité au moins vingt ans de discours excédé sur le ton de "Enfin Ash tu aurais quand même pu te séparer de Charlotte avant mon mariage ! J’explique comment à mes enfants qui est cette fille à côté de tonton Ash ?" Il avait fait ça pour elle. Et peut-être aussi pour s’éviter ce genre de plaintes à l’avenir. « Oh non mon pauvre ! C’est un coup dur, surtout avant un mariage...Tu n’es pas accompagné alors ? » C’était bon là ? On avait assez retourné le couteau dans la plaie ? C’était déjà pas mal qu’il croise Lucrecia, qui visiblement était en pleine forme, en compagnie de son homme de compagnie, il fallait qu’elle apprenne sa situation sentimentale. Et non, évidemment, il n’avait pas trouvé une accompagnatrice à la dernière minute, même s’il comptait bien passer du temps avec Stef. « Ça va super. J’aurais même pas eu le temps de m’occuper d’un potentiel rencard. J’suis débordé. D’ailleurs, je dois y retourner. Quelqu’un doit aller vérifier qu’Alfie ne dévalise pas déjà le bar et surtout que Quino n’a pas mis de substance suspecte dans le punch. » Sur ses mots, il se retira, dans une sortie très digne, en tout cas il trouvait. Même s’il surprit le regard rempli de pitié de Peony posé sur lui, et que très honnêtement, il avait très peur de ce qu’elle dirait a Lu une fois qu’il serait parti. Quelque chose comme "Tu sais, il ne s’est jamais vraiment remis de ton départ" il en était sûr. Et c’était vrai. Depuis que Lu l’avait planté, voilà six ans, il avait l’impression de ne pas réussir à avancer. Il construisait sa carrière sortait avec des filles mais plus pour cocher des cases d’une liste imaginaire de ce qu’il était censé réaliser. Il menait sa vie de manière automatique, un peu comme un robot, sans la vivre avec passion. Il avait assez donné, niveau passion qui ravage les cœurs, il préférait se la jouer raisonnable maintenant.

« Je vais te briser le cœur Ash Lloyd. » Elle avait prononcé ces mots d’un ton amusé, mais non moins marqué d’un certain réalisme. Et il la croyait. Mais il s’en fichait. Il se fichait bien que cette relation le détruise complètement. Il voulait juste être avec elle. Il l’aimait depuis tellement longtemps…Il n’aurait jamais cru avoir ne serait-ce que la chance de poser ses lèvres sur les siennes. Les filles comme elle ne sortaient pas avec les garçons dans son genre, il le savait bien. Peu importe. Il lui répondit : « Brise-le. Brise-le cent fois si ça te chante, fais ce que tu veux Lucrecia. » C’était durant le mois de novembre, lors de sa sixième année. Ash avait finalement trouvé le courage, après deux ans à observer Lu se rendre avec quelqu’un d’autre que lui, de l’inviter au bal. Et de lui déclarer sa flamme. Il n’avait jamais pensé avoir ses chances avec elle mais après plusieurs discussions avec ses sœurs, il avait fini par se lancer et elle ne lui avait pas ri au nez, au contraire. Elle avait souri, de ce sourire qui l’avait toujours fait craquer, et elle lui dit avait répondu : « D’accord. Mais tu sais, si on va au bal ensemble, tu vas devoir danser. » Et puis elle s’était contenté de l’embrasser. Un baiser qui avait pris de court Ash. Un baiser qu’il n’avait eu de cesse de se repasser dans ses moments les plus heureux, comme les plus sombres. Un baiser qui l’avait transporté ailleurs, soulagé pendant un moment de la pesanteur d’être lui.

Et pendant une période, leur relation avait fonctionné. Pendant de longs mois, Ash s’était autorisé à y croire. Croire qu’elle pouvait vraiment le trouver intéressant, lui, Ash, croire qu’elle pourrait se satisfaire de lui, croire qu’il lui suffirait. Croire qu’elle avait besoin de lui comme il avait besoin d’elle. Il s’était aveuglé car, au fond, il savait bien que cette relation se terminerait un jour. Il l’avait toujours su. Ça ne l’avait pas empêché de souffrir comme un chien lorsqu’elle l’avait quittée pour repartir en Argentine. Pour rejoindre son Thiago. « Je crois qu’une petit part de moi aime Thiago depuis que je suis toute petite » lui avait-elle lancé comme seule explication. Et aujourd’hui bien des années après,  elle osait s’afficher avec lui...devant lui, se moquant ouvertement de lui, lui étalant son bonheur éclatant en pleine figure. Espérait-elle qu’il s’effondre devant elle ? Voir des pleurs apparaître dans ses yeux sombres ? Non, Ash n’était plus ce jeune garçon émotif et sentimental, cette part de lui s’était envolée en même temps qu’elle.

Ash secoua la tête, déterminé à chasser ces souvenirs de son esprit. Il ne la laisserait pas l’atteindre, il se l’était promis. Par bonheur un mariage était l’évènement idéal pour rester occupé. Les invités arrivaient par groupes et Ash s’occupait de les placer. Léo avait fini par les honorer de sa présence, et en constatant la beauté des demoiselles d’honneur, il avait retrouvé son sourire. Tout était en place. Même Quino, qui ne semblait plus faire le malin désormais, alors qu’il était à deux doigts d’épouser la femme qu’il aimait. Dahlia se pointa bien, aux bras de  leur père, dans sa robe de mariée. Hormis quels bruits de pets intempestifs –comment Quino s’y était pris sans qu’il ne le voie ? Ash devait bien reconnaître le génie de son beau-frère- et le bref moment où le sorcier chargé d’administrer la cérémonie lut sa partie en verlan –mais voir les yeux clairs de Dahlia lancer des éclairs à un Quino qui se marrait, ce qui contrastait avec son sourire amusé, en valait la peine- la première partie du mariage se déroula sans trop d’incidents.

Mais cela se compliqua par la suite.

Outre les boissons qui étaient soit imbuvables, soit bien trop chargées en alcool, Léopold qui avait déjà réussi à se faire bagarrer les demoiselles d’honneur pour lui, et Quino qui s’était presque défilé pour la première danse, le moment des discours fut particulièrement divertissant. Si le toast de Stef et de Tina était très drôle –bien que ponctué de crises de larmes de la part de la benjamine de la famille "Vous vous rendez pas compte, il a tellement évolué !", celui de Gabriel un peu pompeux "Voyez-vous, c’est grâce à moi que Joaquín a commencé à sortir avec Dahlia", celui de Peony rempli de pseudos remontrances "En dépit de toutes les difficultés posés par le couple en question, ce mariage s’est tout de même tenu", ce fut au moment où Léopold saisit sa baguette sur sa gorge pour lancer Sonorus, que tout dérapa. Un Alfie assez éméché se leva à son tour et bouscula son meilleur ami pour intervenir à sa place. C’était normalement qu’Ash aurait dû agir. Mais le Whisky Pur Feu qu’il avait avalé pour survivre à une soirée passée en compagnie de Lu et du si parfait Thiago lui tournait la tête et lorsqu’il essaya de se lever de sa chaise, ses jambes firent le choix de pas lui obéir –ce qui lui évita certainement une chuté de plus. « Déjà je voulais dire chapeau à Quino, tu l’as fait mon gars, t’as eu la fille ! Dahlia, je te souhaite bon courage. » Sa petite déclaration n’annonçait rien de bon et Ash, même si l’alcool l’avait rendu un peu moins alerte, fut frustré de constater que Léopold ne faisait rien pour arrêter le blond. « Peony…ma belle Peony…Tu sais que je suis très déçu que tu te marie la semaine prochaine mais…je me suis consolé ailleurs. Et oui, mesdames et messieurs, moi Alfie Hartley, j’ai trouvé l’Amour ! » Fallait-il rappeler à cet individu que la plupart des personnes présentes ne savaient pas qui il était ? « Ringo, oh ma belle Rinrin, tu as illuminé ma vie, tu as su capturer mon cœur de Don Juan pour ne jamais me le rendre. Je voudrais pouvoir toujours rester entre tes bras alors, je t’en prie, sors avec moi ! » Tous les regards convergèrent vers une brune, assise au milieu de la salle, dont le visage écarlate se repérait à des mètres de distance. Elle croisa les bras, fusilla du regard Alfie, puis baissa la tête, pour, dans un effort vain, essayer de se cacher, sans répondre. Comme le silence s’éternisait, Léo finit par chasser Alfie, qui partit d’un pas hésitant vers le bar, mais ses yeux allaient de Ringo au saladier de punch. L’ancien Serpentard affichait un air penaud qui faisait peine à voir mais il devait s’estimer heureux que Lucas ne l’ait pas défié en duel pour ses propos sur Peony.

Après les paroles de Léo, ce devait être au tour d’Ash. Il ordonna donc à ses jambes de se relever, se cogna le genou gauche contre la table et faillit tomber en arrière en reculant trop brusquement son siège. D’une démarche lourde, un peu chaloupée, il tacha d’avança mais quelqu’un le devança. « Je vais suivre l’exemple d’Alfie, j’ai une déclaration à faire. » Ash adressa un regard surpris à Lu. Que se passait-il ? Allait-elle demander la main de Thiago lors du mariage de sa sœur ? Mais elle posa ses yeux marron, où brillait des lueurs dorées, sur lui et il se sentit frémir. « Tu m’as manqué Ash. Ne rigole pas, c’est vrai, tu m’as manqué. » Ash ne s’en était pas rendu compte mais un rictus déformait ses lèvres. Il avait l’impression que tout ceci n’était qu’un rêve, du genre de ceux qu’il ne pouvait s’empêcher d’avoir après son départ. « Ça n’a pas marché entre Thiago et moi. Mais on est resté amis. A croire que notre professeur de danse avait tort, les sentiments, ça abîme pas tout. » Elle avait tort. Les sentiments, ça abîmait tout. Ça l’avait abîmé lui. « Je regrette pas d’avoir vécu ce qu’on avait à vivre, je devais passer par là pour réaliser…Mais je regrette de t’avoir blessé, je le regrette sincèrement. » Un rire amer sortit de la gorge d’Ash. Il devait vraiment s’être évanoui à cause de l’alcool parce que jamais, ô grand jamais, Lucrecia ne pourrait lui dire ce genre de choses à lui. Lu prit une grande inspiration avant de continuer : « Je sais que je ne le mérite pas mais…je me demandais si tu pouvais me donner une autre chance. J’ai beaucoup pensé à toi ces derniers temps et je voulais savoir si tu voulais encore de moi. » Et là, ce fut comme si le temps se retrouva suspendu. Ash restait complètement figé, sous le coup des paroles de Lu, persuadé encore qu’il hallucinait, même si la chaleur qu’il ressentait à l’intérieur de lui alors qu’elle le regardait toujours était bien réelle, elle. Finalement, il réussit à bouger. Il réussit à faire demi-tour, sous les murmures de l’assemblée, pour se diriger vers la maison de ses parents. Il réussit à se faire violence pour ne pas regarder en arrière car il savait que s’il ne jetait qu’un seul regard en direction de Lu, il ne pourrait se retenir de courir vers elle pour la prendre dans ses bras et pour l’embrasser. Mais il ne pouvait pas se l’autoriser. Il n’avait plus de cœur à lui offrir pour qu’elle le brise parce qu’il ne s’était jamais réparé lorsqu'elle l'avait brisé la première fois.
GASMASK


Dernière édition par Ash Lloyd le Dim 17 Mai - 4:50, édité 1 fois
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Ash Lloyd
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MessageSujet: Re: Les 30 baisers maladroits d'Ash Lloyd [03/30]   Les 30 baisers maladroits d'Ash Lloyd [03/30] EmptyDim 17 Mai - 3:51

Lucrecia Castillo
"Did you close your eyes as you walked away? Did I get too close in the pouring rain? If there's one more chance for us here tonight, I'll take the long way 'round this time."


Titre : Deux mariages et beaucoup trop de complications (2)
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #4 : Here We Go - Mat Kearney
Personnages concernés : Peony, Dahlia, Alfie, Estefanía (citée), Joaquín (cité), Léopold (cité),  Lucas (cité), Noé (cité), Alexandre (cité), Jensen (cité), Graham (cité), Alan (cité), Charlotte (citée).
Cadre : Une semaine après celui de Dahlia et Quino, Peony et Lucas se marient. Peony a réservé une surprise à son frère.
Nombre de mots : 2 919

***

Ash détestait Peony. C’était dit, il assumait. Sa sœur aînée n’était qu’une traîtresse doublée d’une manipulatrice de génie. Elle manœuvrait comme au jeu d’échecs sorciers -mais avec plus de destructions encore. Il savait déjà qu’il avait commis une terrible erreur en lui racontant ce qu’il s’était passé avec Lucrecia le soir du mariage de Dahlia et de Quino. Cela ne fit que se confirmer lorsque Peony lui annonça, de manière très solennelle, qu’elle lui avait trouvé un rancard pour son mariage. Ça paraissait quand même complètement foireux. S’il ne ressentait clairement plus rien pour Charlotte, il n’était pas sûr d’être prêt pour affronter de nouveau la panique que créait toujours chez lui la rencontre avec une autre personne, spécialement durant le mariage de sa sœur. Il y avait eu assez de rebondissements comme ça au mariage de son autre sœur. Et soyons honnêtes : les Montgomery n’étaient pas mieux que les Kostas niveau intensité dramatique donc Ash se préparait à d’autres péripéties –et forcément, à des crises de Peony qui ne supporterait certainement pas que le plus beau jour de sa vie parte en vrille "Ash, franchement, j’ai déjà assez souffert lors du mariage de Lila, tu crois pas que je pourrais avoir un peu de paix ? Je le mérite !" Mais il ne pouvait pas dire non à Peony, il avait beau être têtu, il était impossible de tenir tête à l’ancienne Serpentard lorsqu’elle se montrait aussi déterminée. Même si Ash savait bien que son idée ne pouvait qu’être dangereuse pour lui. Il ne fallait pas être un génie pour deviner qui Peony avait invité, et lorsque le jeune homme vit Lucrecia arriver, seule cette fois, absolument renversante de beauté dans sa robe dorée, ses cheveux châtains bouclés virevoltant dans le vent frais de cette soirée de juin, il ne fut même pas étonné.

Dahlia, qui discutait auparavant avec lui devant la tente où se déroulerait le mariage, inventa un prétexte pour s’enfuir. « Je crois que je viens de voir Quino près du buffet, Peo va me tuer si les boissons sont aussi imbuvables que la semaine dernière ! » Ash se contenta de lui adresser un regard noir. Dahlia était forcément au courant des manigances de Peony : les jumelles ne se cachaient rien. « Bonsoir Ash. » A observer la posture de Lu, à la fois dégageant son assurance habituelle, mais aussi quelque peu hésitante, on aurait pu la croire nerveuse. Ash savait bien que ce n’était pas le cas : la nervosité, Lu lui avait toujours laissé. Ash reporta son regard sombre sur la jeune femme et sentit son cœur se serrer douloureusement. Brusquement, il se retrouva une semaine auparavant.

« Ash attends ! » L’effet du Sonorus était encore actif aussi l’interpellation résonna dans toute la tente mais Ash se força à continuer. Il savait bien que Lu ne le laisserait pas s’enfuir, il la connaissait, même s’ils n’avaient entretenu aucun contact durant six ans. « Ash Lloyd, je te prierais de bien vouloir t’arrêter tout de suite ! » Franchement, elle y allait quand même fort. Comme si toute l’attention de l’assemblée ne se portait pas déjà assez sur eux. Et si c’était une hallucination, Quino avait dû remplacer le Whisky Pur feu par un sacré mélange parce qu’il se sentait aussi fébrile que la première fois où elle lui avait avoué qu’il l’aimait. Et où, de manière totalement incroyable, totalement imprévisible, elle lui avait répondu « Moi aussi je t’aime. » Et se souvenir de ce moment si particulier, si important pour lui, en cet instant précis n’arrangeait rien.

Ash réussit, il ne savait comment, à sortir de la tente –et sans même trébucher s’il-vous plaît ! On l’applaudit bien fort. Mais le chemin vers la maison de ses parents lui semblait encore bien trop long et une minute après, Lucrecia se tenait devant lui, les mains posés sur ses hanches, les yeux brillant de colère mais aussi d’inquiétude. « Ne t’avise pas de me fuir Ash Lloyd, je bats Quino à la course. » Ash soupira, il savait qu’effectivement, il n’avait absolument aucune chance de semer Lu en étant sobre alors bourré« Qu’est-ce que tu veux Lucrecia ? » Sa voix tremblait, il n’arrivait pas même pas à la regarder dans ses yeux. Ses yeux dans lesquels il avait tellement aimer se perdre pendant si longtemps…Il ne pouvait pas reprendre cette route-là. Il avait trop souffert la première fois. « Je crois que je me suis montrée assez claire devant une centaine d’invités…Toi. Je te veux toi. » Aucune hésitation dans le ton de sa voix. Ash avait toujours admiré sa capacité à assumer aussi frontalement ses sentiments, tandis que ses déclarations à lui étaient ponctuées de rougissements intempestifs, de balbutiements, et de renversements de tasses/livres/d’objets le plus proche de lui. Il sentit tout son corps fourmillait –et pas qu’à cause de tout l’alcool qu’il avait ingurgité- alors qu’elle avançait d’un pas vers lui. Ses mains étaient moites et il avait oublié comment faire pour respirer. C’était beaucoup trop difficile. Elle était trop proche de lui, beaucoup trop proche de lui. Alors, de sa voix la plus ferme, il affirma : « C’est trop tard. » Lu haussa un sourcil, dans cette expression de défi qu’il avait toujours trouvé si craquante –la vraie question c’était quelle caractéristique chez elle ne le faisait pas craquer- et ouvrit la bouche. « Il n’est jamais trop tard, Ash. » Elle avait prononcé ces mots comme une promesse. Il finit par oser affronter son regard et toute l’affection qu’il y lut lui fit presque peur. Et comme elle s’avança de nouveau, qu’elle posa la main sur son torse et qu’il comprit qu’elle allait l’embrasser, il réussit à reprendre ses esprits suffisamment longtemps pour lui demander : « Est-ce que tu t’es seulement retourné ? » Une exclamation interrogative se peignit sur son visage. « Quand t’es partie, tu t’es pas retourné un seul instant. T’as dit que t’avais pas de regrets, et bien moi non plus. Je t’ai laissée briser mon cœur et aujourd’hui, je ne peux pas le redonner, à toi comme à personne. » Elle recula, clairement attristée. Et elle ne le retint pas, cette fois, quand il rentra de nouveau dans la tente. Il avait besoin d’un autre verre. Et puis il était hors de question qu’il laisse Lu, et surtout lui-même, l’empêcher de déguster le bon repas qu’avait concocté le traiteur.

Et maintenant, une semaine après qu’il ait accompli l’action la plus difficile –non pas difficile, carrément impossible- de sa vie pour s’éloigner d’elle, elle revenait pour mieux le confronter à tous ses regrets. Son regret de l’avoir laissé partir la première fois. Son regret de l’avoir laissé autant le détruire, alors qu’il savait très bien que cela arriverait. Son regret de ne pas l’avoir laissé l’embrasser au mariage de Dahlia car, soyons honnêtes, il en mourrait d’envie. Il en mourrait d’envie depuis six ans. Mais il s’interdisait de le faire car il savait bien ça le mènerait. Sauf qu’il perdait complètement ses moyens. Il se targuait d’avoir changé. Que son départ l’avait changé. Qu’il n’était plus cette petite chose ce petit garçon sentimental et émotif qu’elle avait connu. Qu’il était devenu un homme aussi dur, aussi impassible que Léopold. Et en une soirée, elle avait tout balayé. Tous les efforts qu’il avait dû produire pour la chasser de son esprit. Tout ce qu’il avait construit ces six dernières années pour survivre à son absence, à ce trou béant qu’elle lui avait laissé dans la poitrine. Il l’avait revu et en un clin d’œil, aussi rapidement que la première fois où il était tombé amoureux d’elle, il était sien de nouveau. Sauf qu’elle ne serait jamais sienne.

Elle se tenait devant lui, plus tentatrice que jamais, et inconsciemment, il repensa à la dernière fois où elle l’avait embrassé. C’était un jour de juin, presque exactement six ans auparavant. Il l’avait rejoint dans les cuisines de Poudlard, devenu leur repère à tous les deux. Elle lui avait préparé ses alfajores préférés, ceux au dulce de leche. Lu et Ash traînaient ensemble depuis deux ans, elle avait largement eu le temps de découvrir l’appétit gargantuesque du garçon et par chance, elle adorait lui mitonner des petits plats argentins. Cette fille pouvait-elle devenir encore plus parfaite ? En tout cas, lui se surprenait à tomber amoureux d’elle encore plus profondément chaque jour qui passait. Il s’approcha d’elle et posa ses lèvres sur les siennes. Il n’arrivait toujours pas à croire la chance phénoménale qu’il avait de la compter dans sa vie. S’il avait su ce jour-là…S’il avait su que ce serait la dernière fois qu’il l’embrasserait, il n’aurait jamais arrêté. Et même s’il ne l’avait jamais prise pour acquis, il n’avait jamais pensé que sa sixième année se terminerait aussi mal. Bêtement, il y avait cru. Il avait cru qu’il vivrait d’autres moments avec elle. Qu’il l’embrasserait d’autres fois avant qu’elle ne se rende compte qu’elle méritait bien mieux que lui. Mais elle l’avait laissé tomber du jour au lendemain, et les derniers jours avant la fin de l’année scolaire s’étaient déroulés avec une lenteur infernale. Il s’était retrouvé privé de la meilleure chose qui lui était jamais arrivé. Condamné à la regarder évoluer loin de lui, puis à partir à l’autre bout du globe pour rejoindre le type qu’elle avait toujours aimé. Le type qu’elle n’avait cessé d’aimer malgré leurs six mois de relation. « Je suis contente de te voir Ash. » La bouche du jeune homme se tordit. Lui n’était pas content de la revoir. Pas du tout. Pas une seule seconde. Et il n’avait pas repensé à sa grande déclaration à chaque minute de chaque heure. Non. Aussi il ne lui répondit que par un vague grognement : « Je vais aller trouver Peony. J’ai des choses à lui dire. » Et il déguerpit avant que Lu ne le retienne. Avant qu’il ne la laisse le retenir.

« Peony !! Tu voulais un scandale à ton mariage ou quoi ? » La rouquine, tranquillement auparavant en train d’hurler sur l’équipe de serveurs parce qu’apparemment, ils avaient mal installé le buffet de petits fours salés pour l’apéritif se retourna vers lui. Oups. Ce n’était peut-être pas le bon moment. « Tu parles de Lu ? Elle est trop belle hein ? » Pourquoi, mais pourquoi avait-il fallu qu’il aille la voir après sa discussion avec la jeune femme pour tout lui raconter (foutu Whisky Pur Feu arrangé à la sauce Quino !) ? « Ce n’est pas la question, Peony. Qu’est-ce que tu cherchais en l’invitant par Merlin ?! » Sa soeur haussa les épaules, déjà prête à retourner à d’autres problèmes –par exemple, les nappes blanches aux filaments dorés n’étaient pas disposées de manière totalement symétriques. « Je pense à ton bonheur, Ash. Parce qu’il n’y a qu’avec elle que tu as été heureux. » Elle le planta là, en râlant que "Rien, non rien, ne lui serait épargné le jour de son mariage" et Ash évita de lui répliquer que c’était elle qui avait tenu à jouer l’intendance alors qu’il aurait très bien pu s’en occuper –mais visiblement sa gestion du mariage de Dahlia et de Quino n’avait pas donné confiance à Peony et il le comprenait bien. Ash soupira avant d’apercevoir Lu apparaître dans son champ de vision, c’était le signe pour qu’il aille vérifier que la marié allait bien. Même s’il connait la réponse d’avance : Lucas ne s’était jamais départi de son calme, jamais, et pourtant, Ash l’avait vu confronté à des tas de situations qui auraient mis sur les nerfs n’importe qui : Prudence qui commettait plus d’entorses au règlement que n’importe quel élève de leur maison, Quino qui transformait le château en champ de bataille tous les deux jours, les envies de meurtre de Peony envers Léopold qui refusait catégoriquement qu’elle sorte avec un garçon (en l’occurrence avec lui), les différents péripéties amoureuses qui rythmaient la saga des Montgomery.

Visiblement, tous les hommes censés de la famille avaient eu la même idée que lui. Lucas recevait déjà la visite d’Alan, qui accompagnait Graham, le témoin de l’ancien Poufsouffle, Noé, Jensen et Alexandre (Stef devait probablement gérer le cas Quino avec Dahlia). Lucas n’avait donc besoin de rien mais il l’autorisa à rester. Peony avait probablement dû lui parler de son plan de génie pour qu’il retourne dans les bras de Lucrecia et il compatissait au sort de son beau-frère. Bien trop vite cependant, le moment de la cérémonie approcha et Ash dût sortir de cette petite bulle de tranquillité pour affronter ce qui l’attendait dehors. A savoir une Peony remontée comme jamais, dont le timbre de la voix avait atteint le stade "aigüe flippant", un Quino qui faisait la tronche, escorté de ses deux gardes du corps, et Lu, dont les yeux mouillés incita instantanément son corps à la rejoindre pour la serrer dans ses bras. Et surtout, pour ne pas la laisser partir, cette fois. Il se força à continuer de marcher et rejoint sa place dans l’assemblée.

La cérémonie fut bien moins agitée cette fois.

Au moment de la première danse, les choses se corsèrent pour Ash. Occupé à admirer Peony qui valsait, il sentit à peine que Lu s’approchait. Il tenta d’oublier sa présence, mais s’il y avait bien quelque chose dont il n’avait jamais été capable, c’était de l’ignorer, et d’ignorer les papillons qui dansaient le tango dans son ventre lorsqu'elle était près de lui. Même lorsqu’il n’était pour elle que le frère de la copine de son cousin. Même lorsqu’ils ne sortaient plus ensemble. Même lorsqu’elle ne faisait qu’apparaître dans un de ces rêves, aussi éphémère qu’une fumée mais dont l’image restait imprimé sur ses rétines pendant des jours. Lu attrapa sa main droite fermement et l’entraîna vers la piste de danse. Ash allait protester vivement mais elle n’eut qu’à dire : « Allez Ash, je sais que tu te débrouilles bien, malgré ce que tu prétends » pour qu’il soit de nouveau projeté dans son passé. Lors de la dernière –l’unique- fois où il avait dansé avec elle.

C’était le bal de sa sixième année. La première fois où il ne s’y rendait pas avec une amie. La première fois où il voulait danser, parce qu’il savait combien c’était important –vital presque- pour Lucrecia. Sauf qu’il était Ash. Gauche, maladroit et étourdi. Et qu’il ne possédait aucun sens du rythme. Il avait alors été voir Alexandre. Son ami pratiquait la danse de salon depuis tout jeune et il fut ravi de lui apprendre quelques pas de base. Si le corps d’Ash restait assez raide, il arrivait tout de même désormais à réussir toute une danse sans tomber. Et lorsqu’il aperçut la surprise illuminer les yeux de Lu elle ne le croyait pas capable de marcher sans chuter en fait, tous ses efforts furent récompensés. Pour faire sourire cette fille si particulière à son cœur, il était prêt à tout, même à accomplir tout ce qu’il avait toujours détesté à cause de sa maladresse. Dans ses bras, il se sentait plus fort. Dans ses bras, il sentait que les moqueries qui l’avait ciblé par le passé, que la panique qui l’empêchait de dormir, que l’envie qu’il ressentait envers son frère aîné, que tous ses démons, disparaissaient. Et lorsqu’il posa la main sur la taille de Lu et qu’il rapprocha son corps du sien, plus de six ans après ce bal, il retrouva cette sensation. Parce qu’il n’y avait qu’avec elle qu’il se sentait invincible. Parce qu’il y avait que son regard qui lui faisait croire qu’il pouvait dépasser ses complexes, ses doutes et ses peurs. Il ancra son regard sombre dans ses yeux marron et il sut que, finalement, il n’attachait aucune importance aux dernières années. Qu’il n’attachait aucune importance au fait qu’elle lui ait brisé le cœur, et qu’il l’ait laissé faire. Elle le comprit en même temps que lui et elle lui dit simplement, d’une voix douce comme du miel : « Il n’est jamais trop tard Ash. » Il sourit et alors qu’il ouvrait la bouche, Ash entendit un bruit sonore derrière lui. A priori, Léo et Alfie avaient attaqué le saladier de punch –et bien attaqué. « Je vais l’appeler tu vas voir ! Non mais elle se prend pour qui à me rejeter, moi, Alfie Hartley ? » Peony leur jeta un regard noir, qui s’il avait été un sortilège, aurait tué Léo sur place. Son mariage se passait merveilleusement bien, il était hors de question que ces deux idiots gâchent tout !

Une main sur sa joue le fit revenir à la réalité. A savoir qu’il dansait avec Lu, qu’elle le regardait comme s’il n’y avait que lui dans cette tente. « Je t’aime Ash. Je ne te briserai pas le cœur cette fois, c’est promis. » Un grand sourire étira les lèvres d’Ash. Il avait tellement voulu entendre ses mots sortant de sa bouche pendant si longtemps…Même lorsqu’elle lui manquait à en crever, même lorsqu’il la détestait pour l’avoir laissé tomber. Et à nouveau, il se fichait totalement de l’état dans lequel elle le laisserait. Parce qu’il valait mieux vivre une nouvelle histoire avec elle, et que ça se termine encore et encore, plutôt que de passer à côté. Alors il déclara à son tour : « Je t’aime aussi Lu. Et tu peux briser mon cœur, de toute façon, il a toujours été à toi. » Et il se pencha pour sceller ce vœu par un baiser.
GASMASK
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Ash Lloyd
Ash Lloyd
Préfet de Poufsouffle

Parchemins : 340
Âge : 13 ans (23 mai 2002)
Actuellement : 3ème année


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
GALLIONS EVENT: 13


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MessageSujet: Re: Les 30 baisers maladroits d'Ash Lloyd [03/30]   Les 30 baisers maladroits d'Ash Lloyd [03/30] EmptyLun 6 Juil - 1:04

Charlotte Follet
"Woman, help me, you turn my head in circles. Mama, blessed me with magnet eyes for purple. Oh, so let me show you something good."


Titre : Cinq ans après (1)
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #5 : The Unknown - Imagine Dragons
Personnages concernés : Lucrecia, Léopold (cité), Peony (citée), Dahlia (citée), Alfie (cité), Estefanía (citée), Joaquín (cité).
Cadre : Lu n’est restée à Poudlard qu’un an. Elle n’a pas revu Ash depuis sa quatrième année effectuée la bas. Charlotte a le même âge qu'Ash.
Nombre de mots : 1 966

***

Le bruit des talonnettes des chaussures cirées d’Ash résonnaient sur le marbre des couloirs du Ministère alors qu’il marchait d’un pas pressé vers son bureau. Ou plutôt vers le cagibi qu’on lui avait attribué en septembre, alors qu’il sortait de Poudlard et qu’il intégrait le département des accidents et catastrophes magiques en tant que stagiaire. Ses supérieurs et ses collègues avaient vite compris compte que la réelle catastrophe, c’était lui. D’ailleurs, il avait l’impression que ceux-ci avaient tellement peur qu’il ne finisse irrémédiablement par cramer tous les documents qu’on lui confierait, ou qu’il ne déclencherait plus de dégâts qu’il n’en arrangerait, qu’ils ne lui donnaient même plus rien à faire. Et même s’il s’assurait toujours d’arriver en l’heure à son travail, luttant contre son penchant naturel à arriver en retard comme le prouvait sa marche rapide –plus parce qu’il accumulait les bourdes sur le trajet que par une pure volonté de transgresser ses horaires, il avait la vague impression que tout le monde se fichait de lui comme du premier modèle de l’Éclair de Feu. Sa fierté en prenait un coup chaque fois qu’il s’en rendait compte mais au moins, on ne l’humiliait pas et ne se moquait pas de sa maladresse. Non, il était juste invisible et il pensait souvent que c’était mieux comme ça. Néanmoins, et comme il avait toujours possédé, en bon Poufsouffle, un petit côté travailleur, il s’ennuyait régulièrement lors de ses longues journées de travail et songeait à changer de département. Tout le problème étant qu’il n’avait aucune idée duquel lui conviendrait plus. Et même s’il aimait bien le droit, hors de question qu’il intègre le département de la justice magique où on le comparerait forcément à son incroyable grand-frère si beau et si talentueux. Mieux valait qu’il crève de lassitude dans un placard à balais plutôt que de subir de tels commentaires. Bien sûr, Ash aimait Léopold, mais vieux valait qu’ils évoluent loin l'un de l’autre.

Ash passa donc une autre journée si mortelle d’ennui qu’il faillit même s’endormir sur la toute petite table qui occupait tout l’espace de son bureau. Personne n’était venu lui demander quoique ce soit et il ne s’aventurait plus à sortir de la pièce sans ordres contradictoires depuis qu’en voulant désensorceler une tabatière qui mordait, il l’avait multipliée et qu’elle s’était attaquée à tous les sorciers qui avaient le malheur de passer dans le coin. Soupirant, il resserra les pans de sa cape sur ses épaules, éteint la lumière d’un coup de baguette et sortit du réduit après avoir fermé la porte –même s’il se demandait bien qui pourrait lui voler quoique ce soit. Il ne stockait rien de précieux. Il aurait été capable de le casser.

Ash pensait de plus en plus à changer de voie. Il voyait ses amis tous heureux du choix qu’ils avaient effectué, Dahlia parcourait le monde en tant que briseuse de sorts, Peony se formait encore chez Les Mille et une Symphonies de la Mode et s’y épanouissait complètement. Quant à Léo, Ash doutait très sincèrement que le brun ait déjà connu des incertitudes dans sa vie. Ash poussa à nouveau un soupir et se rendit compte qu’il se trouvait devant une cheminée, qu’il devait la fixer bêtement depuis de longues minutes. Heureusement, aucun sorcier n’avait commis l’impair de se mettre dans la file derrière lui. Il lui était déjà arrivé de se faire réprimander d’un ton sévère alors qu’il prenait un peu trop de temps à s’infiltrer dans l’espace réduit pour emprunter le réseau de cheminée.

Il ne sut pourquoi mais son regard fut attiré par le coin des arrivées. Une chevelure cuivrée attira son attention, comme tant d’années auparavant, et s’en sans rendre vraiment compte, ses jambes bougèrent toutes seules vers la jeune femme. Il avait du mal à croire qu’elle était , qu’elle se tenait aussi près de lui après tant de temps sans la voir. « Lucrecia ? Lucrecia Castillo ? » l’interpella-t-il lorsqu’il arriva à proximité. Parce que oui, c’était bien elle. Il l’avait tout de suite reconnu. Comment ça n’aurait pas pu être le cas ? Elle était immanquable. Elle l’avait toujours été. Elle n’avait pas changé depuis la dernière fois où il l’avait vue, lors du dernier jour de sa troisième année. Elle était toujours aussi belle, si ce n’est plus. Elle respirait toujours la bonté, l’énergie, la lumière.

Lui bien sûr avait énormément changé. Et il ne fut pas étonné de voir la confusion allumer son regard de biche. Elle l’avait connu plus petit qu’elle après tout. Aussi, il se permit de préciser tout de suite : « Ash, Ash Lloyd. » Il la vit détailler son visage, toujours un peu sceptique, cherchant les traits du petit garçon qu’elle avait connu dans le jeune adulte qu’il était devenu. Elle finit par ouvrir la bouché, et sa voix avait toujours cette musicalité dont il se souvenait parfaitement : « Ash...bien sûr. J’ai eu du mal à te reconnaître. Tu n’es pas encore tombé. » Un rire s’échappa de la bouche d’Ash. Il avait appris depuis longtemps à se moquer de sa maladresse, et avec elle ça avait toujours paru tellement naturel. Ça lui paraissait toujours naturel, même après plus de quatre ans sans se voir. « Ça ne devrait pas tarder, je n’ai pas changé pour ça. Tu devrais t’éloigner. » Lu haussa un sourcil, avec cet air de défi qu’il avait toujours trouvé irrésistible, et il se sentit de nouveau comme le petit Ash mal dans sa peau qui tombait amoureux pour la première fois de sa vie. « Je suis une danseuse, Ash, mon équilibre est parfait. » Cette arrogance si charmante...qui ne lui faisait pas oublier qu’elle avait prononcé son prénom -comme un poème- deux fois en moins de deux minutes. Et elle n’était pas réapparue dans sa vie depuis deux minutes qu’il notait déjà mentalement ce genre de choses. Quel idiot il était.  

« Qu’est-ce que tu deviens ? Tu es toujours amie avec Stef, je crois ? Et Léopold comment il va ? Dahlia est venue à Bahía Bianca cette année pour la première fois, elle t’en a parlé je pense ? »
Lu s’était toujours montrée experte pour poser des tas de questions à la suite à un rythme effréné et Ash ne cacha pas son sourire. « Je suis entré au Ministère en tant que stagiaire au département des catastrophes magiques. Je fais pas grand-chose pour le moment, j’ai renversé toutes les commandes de café qu’on m’a adressé » répondit-il d’un ton banal –et il entendit le rire chantant de Lu résonner lors de sa dernière remarque. Autant que Lucrecia sache tout de suite que seul son physique avait changé parce que de toutes manières, elle se rendrait vite compte qu’il était toujours aussi incroyablement, aussi désespérément maladroit. « Léo travaille au Magenmagot et il collectionne toujours les conquêtes. Dahlia est au Mexique en ce moment, mais tu le sais peut-être grâce à Quino, et oui, elle m'avait parlé de son séjour en Argentine. Peony travaille à Pré-au-Lard et elle sort miraculeusement avec Alfie Hartley. Quant à Stef, évidemment, on est toujours amis. On déjeune ensemble toutes les semaines. » Rien de neuf sous le soleil. Enfin presque. Mais Ash ne voulait pas s’attarder sur son cas aussi il enchaîna : « Tu es la pour une tournée ? Je te stalke sur ton compte Instagram donc je connais tous tes faits et gestes Stef m’a dit que tu bossais pour une troupe de tango argentin. » Probablement avec son Thiago/meilleur ami/amour de toujours d’ailleurs. A cette pensée, Ash sentit immanquablement un bouillon d‘amertume agiter son cœur. Ce qui était ridicule. Son amour pour Lucrecia datait de son début d’adolescence. Il avait beau être enchanté de la revoir –et assez surpris, il devait bien se l’avouer, il n’était plus amoureux d’elle depuis longtemps.

« Peony avec Alfie ? et bien, on peut vraiment dire que la persévérance paie dans son cas, observa Lu. En fait, je suis en Angleterre pour un petit moment. C’est pour ça que je devais passer au Ministère. » Alors qu’Ash se faisait la réflexion qu’elle avait gardé son délicieux accent argentin, il déduit, au vu de ses derniers mots, qu’elle était attendue. « Oh ! Tu as rendez-vous sans doute ? Désolé. Je vais pas te retenir plus longtemps alors. » Elle balaya ses excuses d’un sourire. « Ne t’inquiètes pas, il n’est que dans quelques minutes. Mais c’est vrai que je devrai y aller, j’imagine qu’il est toujours aussi difficile de s’y retrouver ici. » Ash acquiesça. Il ne comptait plus le nombre de fois où il s’était perdu durant ses premières semaines de travail. « Mais j’ai été contente de te revoir, Ash. On pourrait peut-être se prendre un café un de ces jours ? Histoire de rattraper le temps perdu. Je loge dans la chambre vingt-six au Chaudron Baveur, tu n’as qu’à m’écrire à cette adresse et on conviendra d’une date. » Avant qu’Ash ne trouve l’occasion d’en placer une, Lu se pencha vers lui et il se retrouva soudainement paralysé. La minute s’étira avant que les lèvres douces de la brune se déposent, légères comme une plume, sur sa joue imberbe. « Écris-moi. » Elle le dépassa alors qu’il murmurait : « Je le ferais. A bientôt Lucrecia. » Il la suivit des yeux alors qu’elle marchait d’un pas vif, l’allure déterminée vers l’ascenseur central. Sentant son regard, elle se retourna et lui adressa un sourire si lumineux qu’il lui réchauffa tout le corps, même à une telle distance.

Ash resta encore un moment dans le hall, même après que la silhouette de Lu ait disparue. Il secoua sa tête, et il lui sembla qu’avec ce geste, c'était comme s'il sortait d’un rêve éveillé. Il reprit la direction de la cheminée, sans s’arrêter cette fois et se retrouva, un instant après, dans son appartement de Cardiff. « Chérie tu es là ? » interrogea-t-il en s’époussetant de la suie qui ne manquait jamais de s’accrocher à sa robe de sorcier. Aucun son ne lui répondit mais il entendit l’eau couler. Il se décida donc à préparer le dîner en attendant que Charlotte sorte de sa douche. Il mit la table sur le comptoir de bar, alluma une bougie on sent le gars qui veut se faire pardonner, et lorsque sa petite-amie apparut, il l’embrassa longuement. « Comment s’est passé ta journée ? » lui demanda Charlotte en s’asseyant. « Encore une journée passée à tenter de déterminer mentalement l’espace de mon bureau, je le crains » répondit Ash, omettant volontairement sa rencontre avec Lu. Pourtant, Ash ne supportait pas les mensonges. Il s’estimait plutôt honnête, et il l’avait toujours été avec Charlotte. Mais elle avait été aux premières loges pour s’apercevoir du béguin immense qu’il avait nourri pour Lucrecia, et son chagrin tout aussi grand lorsqu’elle était partie, et il ne voulait pas l’inquiéter avec quelque chose qui, finalement, ne revêtait aucune importance. Même si, au fond de lui, il savait bien que le plus gros mensonge, il le commettait envers lui-même. Au fond, il se rendait déjà bien compte d’à quel point ce bref échange l’avait chamboulé. Mais c’était Charlotte qu’il aimait. C’est avec elle qu’il construisait sa vie depuis un an et demi. Et c’est elle qu’il continuerait de tracer une histoire commune.

Il se résolut à ne pas écrire à Lu. C’était une mauvaise idée, cela ne pourrait que lui attirer des problèmes. Sitôt cette décision prise, Ash se sentit plus léger et c’est avec attention qu’il écouta Cha évoquer sa dernière peinture, une œuvre qu’elle espérait bien vendre. Il adorait lorsque ses yeux bleus s’illuminaient de cette façon, reflétant sa passion pour l'art. Il l'adorait tellement qu'il en oublia définitivement Lu, son travail, tous ses doutes, pour le reste de la soirée.
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