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 Les 30 baisers maladroits d'Ash Lloyd [07/30]

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Ash Lloyd
Ash Lloyd
Préfet de Poufsouffle

Parchemins : 494
Âge : 14 ans (23 mai 2002)
Actuellement : 4ème année


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GALLIONS EVENT: 16
FACECLAIM: Timothée Chalamet


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Ξ Sujet: Les 30 baisers maladroits d'Ash Lloyd [07/30]   Les 30 baisers maladroits d'Ash Lloyd [07/30] EmptyVen 15 Mai - 19:24

Ash Lloyd

Lay with me 'til the sun dries up and moon gives up. Kiss me 'til we get lost in space and hold me 'til the clocks run out of time.


#1 : Double rainbow - Katy Perry
#2 : No More Sorrow - Linkin Park
#3 : Inside These Lines - Trent Dabbs
#4 : Here We Go - Mat Kearney (Lucrecia)
#5 : The Unknown - Imagine Dragons (Dominique)
#6 : Run - Matt Nathanson feat Sugarland (Dominique)
#7 : All Too Well - Taylor Swift
#8 : The Other - Lauv (Dominique)
#9 : Whenever - The Black Eyed Peas
#10 : You - James Arthur feat Travis Barker
#11 : I was wrong - Sleeperstar (Lucrecia)
#12 : Blinding - Florence & The Machine
#13 : Let It Be - The Beatles
#14 : Tant pis - Joyce Jonathan
#15 : Warrior - Beth Crowley
#16 : Shallow - Lady Gaga & Bradley Cooper
#17 : Only Hope - Mandy Moore
#18 : Brother - Kodaline
#19 : Super Trouper - Meryl Streep, Julie Walters & Christine Baranski
#20 : Try - P!nk (Estefanía)
#21 : Wings - Birdy
#22 : Highway of Fallen Kings - Civil Twilight
#23 : Prelude 12/21 - AFI (Lucrecia)
#24 : Stay - Hurts
#25 : Shotgun - George Ezra
#26 : Beside You - Marianas Trench
#27 : All I ask - Adele
#28 : Renegade - Paramore
#29 : Grow as we go - Ben Platt
#30 : Aimer est plus fort que d'être aimé - Daniel Balavoine
© GASMASK


I'm a creep, I'm a weirdo
J'suis pas tout seul à être tout seul, ça fait d'jà ça d'moins dans la tête. Et si j'comptais combien on est -beaucoup. Tout ce à quoi j'ai d'jà pensé, dire que plein d'autres y ont d'jà pensé. Mais malgré tout, je m'sens tout seul. Du coup oui, j'ai parfois eu des pensées suicidaires et j'en suis peu fier. On croit parfois que c'est la seule manière de les faire taire. Ces pensées qui me font vivre un enfer.


Dernière édition par Ash Lloyd le Sam 23 Avr - 15:57, édité 8 fois
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Ash Lloyd
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Ξ Sujet: Re: Les 30 baisers maladroits d'Ash Lloyd [07/30]   Les 30 baisers maladroits d'Ash Lloyd [07/30] EmptySam 16 Mai - 3:12

Lucrecia Castillo
"This is what I thought, I thought you need me. This is what I thought so think me naïve, I promise you a heart you'd promise to keep, kiss my eyes and lay me to sleep."


Titre : Deux mariages et beaucoup trop de complications (1)
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #23 : Prelude 12/21 - AFI
Personnages concernés : Peony, Dahlia, Alfie, Valentina, Gabriel, Estefanía (citée), Joaquín (cité), Léopold (cité), Ringo (citée), Lucas (cité), Thiago (cité), James (cité), Charlotte (citée).
Cadre : C'est le jour du mariage de Dahlia et de Quino. Ash a 24 ans, les jumelles 26, Lu 25. Ash et Lu ne se sont pas revus depuis sa sortie de Poudlard
Nombre de mots : 3 192

***

Ash faillit tomber pour la quinzième fois d’affilée de la journée dans les escaliers de la maison des Lloyd. Pourquoi l’avait-on chargé, lui, d’être le coursier de sa sœur ? Il n’en avait aucune idée. Sûrement que personne d’autre n’était disponible pour servir de larbin. Et que personne d’autre que lui n’aurait accepté, aussi Vous savez ce que c’est mon problème ? Je suis trop gentil.

« Ash enfin fais attention ! » râla Peony pour la quinzième fois de la journée (bis). Il lui adressa un regard noir. Il faisait attention. Mais sa maladresse légendaire le rattrapait toujours, semble-t-il. Mais il ne répondit rien, Peony était tendue, et ça se comprenait. Elle se marierait la semaine d’après avec Lucas. Allez comprendre pourquoi les cérémonies des jumelles ne pouvaient pas se tenir le même jour -même si en constatant la longueur de la liste d’invités du mariage Montgomery-Lloyd, il pouvait saisir le problème. En plus, Léopold s’était pointé en retard, revenant supposément de l’appartement d’une de ces conquêtes, les cheveux en pétard, l’humeur sombre, l’haleine puant l’alcool et Peony, après lui avoir passé un sacré savon, l’avait envoyé se doucher. Et comme Léo n’était toujours pas revenu dans les parages, la mauvaise humeur de la rouquine retombait évidemment sur Ash. Même si le jeune homme commençait à en avoir plus que ras le bol de subir les diverses remontrances de sa sœur aînée, d’autant qu’il était presque persuadé que Quino avait piégé toute la maison et l’extérieur avec des farces de sa fabrication –le gréco-argentin lui avait promis une "belle surprise" pour ce soir, c’était forcément ça- et qu’évidemment, il ne pourrait s’empêcher de tous les déclencher.

Heureusement dans toute cette folie, assez habituelle que ce soit dans sa famille mais encore plus multipliée depuis l’arrivée des Kostas (il avait vu bien trop de fois Valentina pleurer d’émotion "Dios Stef, jamais je n’aurais cru qu’ils arriveraient enfin à se marier ! Ça a pris tellement de temps ! Tu te souviens de cette fois où Quno t’as fait croire qu’il sortait avec Peony pour pas que tu apprennes qu’il était amoureux de Dahlia ? Ah la la…Je ne vais jamais réussir à faire mon toast !" pendant que Stef lui tapotait le dos avec une mine mi amusée mi compatissante et re mi amusée derrière et que James s’était sûrement éloigné de toutes ces effusions sentimentales, ce malin) ; une personne gardait son calme. Peut-être même un peu trop. « Mais enfin Lila tu n’as pas encore enfilé ta robe de mariée ??? Comment ça tu préférerais porter un jean et un tee-shirt ? On en a déjà parlé ! » Ash comprenait Dahlia : à côté de subir Peony, un mariage à Las Vegas avec seul un sosie d’Elvis Presley comme témoin paraissait une option tout à fait envisageable. Mais ni Dahlia ni Quino n’avaient désiré planter leur famille –Quino aimait beaucoup trop faire des farces à sa famille, même lors du jour censé être le plus important de sa vie, pour se marier sans eux. « Tu sais Peo, je commence à me dire que toute cette histoire de mariage n’était pas une bonne chose… » Ash ramena l’Oreille à rallonge qu’il avait glissée sous le seuil de l’ancienne chambre de Dahlia –et qu’on ne lui adresse aucune remarque, ça faisait partie de son rôle d’elfe de maison de service de surveiller que tout allait bien. Il n’en aurait pas besoin pour entendre les hurlements qui allaient immanquablement suivre. Même s’il décida de déguerpir : il n’avait aucune envie de rester pour écouter ça.

Après avoir chuté pour la sixième fois de la journée dans les escaliers (et changé trois fois de robe de soirée), Ash se rendit à l’extérieur. Les jumelles avaient choisi d’organiser leur mariage fin juin et le soleil réchauffait le Pays de Galles depuis plusieurs jours –même si Ash entendait les cousins grecs et argentins des Kostas râler chaque fois qu’il passait près d’eux. Il vérifia que tout était prêt. Le matin, avec leur père, Gabriel (qui n’avait pas commis l’offense de dormir ailleurs lui), le père de Quino et quelques cousins, ils avaient installé la grande tente où se dressaient des jolies petites tables. Des bougies flottaient à quelques centimètres du centre de table bleu et jaune, les couleurs des anciennes maisons des mariés. Peony avait géré toute la partie décoration, évidemment. Ash passa ensuite dans les rangs pour vérifier qu’aucun fauteuil, où s’assiérait les convives lors de la cérémonie, n’était redécouvert de poussière/de Glue Perpétuelle ou de Coussin Péteur (encore une fois, il connaissait Quino). Il préférait éviter que l’oncle Ignacio, qui l’avait confondu avec son fils ingrat Jorge, n’ s’en prenne une nouvelle fois à lui. Sans la magie, des bleus orneraient ses bras, témoins des coups de canne que lui avait infligé le vieil homme tout en lui offrant un florilège de toutes les pires insultes espagnoles.

Satisfait, Ash allait retourner à l’intérieur. Il fallait qu’il trouve Léopold, vérifier qu’il avait bien revêtu sa robe et qu’il cessait de tirer la gueule (franchement, il s’était envoyé en l’air la nuit dernière alors ne pouvait-il pas, pour une fois dans sa vie, cesser d’être ronchon ?), et aussi, accessoirement, que Dahlia ne s’était pas enfuie par la fenêtre des toilettes. Mais son instinct lui fit stopper son pas. Tous ses sens étaient en alerte. Et c’est alors qu’elle arriva. Même après toutes ces années, Ash sentit son cœur s’emballer à toute vitesse à sa vue. En dépit de tout ce qui s’était passé, il sentit son estomac se décrocher, comme lors de leur rencontre, plus de dix ans auparavant. Il était sûr qu’elle serait là. Évidemment qu’elle serait présente. C’était le mariage de son cousin chéri. Elle ne pouvait pas le manquer. Ash avait essayé de se préparer à la revoir après tout ce temps. A l’idée de se retrouver dans la même pièce de celle qu’il avait aimée plus que n’importe qui. De celle qui lui avait brisé le cœur sans sourciller et qu’il avait laissé faire. Mais dès qu’il posa les yeux sur elle, il sut qu’aucune anticipation, aussi longue qu’elle soit, n’aurait pu le préparer au choc de la revoir.

Elle portait une magnifique robe rouge qui lui seyait merveilleusement bien. Son rire s’entendait toujours à des kilomètres. Les gens se retournaient toujours sur son passage. A moins que ce soit uniquement lui ? Il n’avait jamais réussi à se montrer objectif avec elle. Son bras était enroulé autour de celui de Thiago, évidemment. Son meilleur ami n’avait pu que l’accompagner. Et puis, il connaissait les Kostas depuis des années, c’était logique. N’empêche que les voir tous les deux ensemble lui serrait le cœur. Ash avait brusquement l’impression d’être de nouveau ce petit garçon de quatrième année qui regardait la fille qu’il aimait enlacer -étouffer- un autre que lui en pleurant toutes les larmes de son corps sur le quai 9 3/4. Malheureusement, Lu finit par le repérer également et traîna Thiago avec elle pour le saluer. « Ash ! Tu es très élégant. Comment vas-tu ? » Sa voix douce, son accent chantant, les effluves de son parfum qui l’envahissait...Non, c’était trop, il ne pouvait pas. « Il se remet d’une rupture douloureuse. Sinon il va très bien, n’est-ce pas Ash ? » Ash adressa un regard agacé à Peony, qui avait cru opportun de débarquer de nulle part (ne devait-elle pas gérer la crise Dahlia avant ?) et de parler à sa place. Il ne lui avait rien demandé ! Et puis, sa rupture avec Charlotte n’avait rien eu de douloureux. Elle avait constitué la suite logique d’une relation dans laquelle l’affection n’avait que décliné avec le temps. Et Peony aurait plutôt dû le remercier d’avoir mis un terme à cette histoire avant son mariage. Il lui avait évité au moins vingt ans de discours excédé sur le ton de "Enfin Ash tu aurais quand même pu te séparer de Charlotte avant mon mariage ! J’explique comment à mes enfants qui est cette fille à côté de tonton Ash ?" Il avait fait ça pour elle. Et peut-être aussi pour s’éviter ce genre de plaintes à l’avenir. « Oh non mon pauvre ! C’est un coup dur, surtout avant un mariage...Tu n’es pas accompagné alors ? » C’était bon là ? On avait assez retourné le couteau dans la plaie ? C’était déjà pas mal qu’il croise Lucrecia, qui visiblement était en pleine forme, en compagnie de son homme de compagnie, il fallait qu’elle apprenne sa situation sentimentale. Et non, évidemment, il n’avait pas trouvé une accompagnatrice à la dernière minute, même s’il comptait bien passer du temps avec Stef. « Ça va super. J’aurais même pas eu le temps de m’occuper d’un potentiel rencard. J’suis débordé. D’ailleurs, je dois y retourner. Quelqu’un doit aller vérifier qu’Alfie ne dévalise pas déjà le bar et surtout que Quino n’a pas mis de substance suspecte dans le punch. » Sur ses mots, il se retira, dans une sortie très digne, en tout cas il trouvait. Même s’il surprit le regard rempli de pitié de Peony posé sur lui, et que très honnêtement, il avait très peur de ce qu’elle dirait a Lu une fois qu’il serait parti. Quelque chose comme "Tu sais, il ne s’est jamais vraiment remis de ton départ" il en était sûr. Et c’était vrai. Depuis que Lu l’avait planté, voilà six ans, il avait l’impression de ne pas réussir à avancer. Il construisait sa carrière sortait avec des filles mais plus pour cocher des cases d’une liste imaginaire de ce qu’il était censé réaliser. Il menait sa vie de manière automatique, un peu comme un robot, sans la vivre avec passion. Il avait assez donné, niveau passion qui ravage les cœurs, il préférait se la jouer raisonnable maintenant.

« Je vais te briser le cœur Ash Lloyd. » Elle avait prononcé ces mots d’un ton amusé, mais non moins marqué d’un certain réalisme. Et il la croyait. Mais il s’en fichait. Il se fichait bien que cette relation le détruise complètement. Il voulait juste être avec elle. Il l’aimait depuis tellement longtemps…Il n’aurait jamais cru avoir ne serait-ce que la chance de poser ses lèvres sur les siennes. Les filles comme elle ne sortaient pas avec les garçons dans son genre, il le savait bien. Peu importe. Il lui répondit : « Brise-le. Brise-le cent fois si ça te chante, fais ce que tu veux Lucrecia. » C’était durant le mois de novembre, lors de sa sixième année. Ash avait finalement trouvé le courage, après deux ans à observer Lu se rendre avec quelqu’un d’autre que lui, de l’inviter au bal. Et de lui déclarer sa flamme. Il n’avait jamais pensé avoir ses chances avec elle mais après plusieurs discussions avec ses sœurs, il avait fini par se lancer et elle ne lui avait pas ri au nez, au contraire. Elle avait souri, de ce sourire qui l’avait toujours fait craquer, et elle lui dit avait répondu : « D’accord. Mais tu sais, si on va au bal ensemble, tu vas devoir danser. » Et puis elle s’était contenté de l’embrasser. Un baiser qui avait pris de court Ash. Un baiser qu’il n’avait eu de cesse de se repasser dans ses moments les plus heureux, comme les plus sombres. Un baiser qui l’avait transporté ailleurs, soulagé pendant un moment de la pesanteur d’être lui.

Et pendant une période, leur relation avait fonctionné. Pendant de longs mois, Ash s’était autorisé à y croire. Croire qu’elle pouvait vraiment le trouver intéressant, lui, Ash, croire qu’elle pourrait se satisfaire de lui, croire qu’il lui suffirait. Croire qu’elle avait besoin de lui comme il avait besoin d’elle. Il s’était aveuglé car, au fond, il savait bien que cette relation se terminerait un jour. Il l’avait toujours su. Ça ne l’avait pas empêché de souffrir comme un chien lorsqu’elle l’avait quittée pour repartir en Argentine. Pour rejoindre son Thiago. « Je crois qu’une petit part de moi aime Thiago depuis que je suis toute petite » lui avait-elle lancé comme seule explication. Et aujourd’hui bien des années après,  elle osait s’afficher avec lui...devant lui, se moquant ouvertement de lui, lui étalant son bonheur éclatant en pleine figure. Espérait-elle qu’il s’effondre devant elle ? Voir des pleurs apparaître dans ses yeux sombres ? Non, Ash n’était plus ce jeune garçon émotif et sentimental, cette part de lui s’était envolée en même temps qu’elle.

Ash secoua la tête, déterminé à chasser ces souvenirs de son esprit. Il ne la laisserait pas l’atteindre, il se l’était promis. Par bonheur un mariage était l’évènement idéal pour rester occupé. Les invités arrivaient par groupes et Ash s’occupait de les placer. Léo avait fini par les honorer de sa présence, et en constatant la beauté des demoiselles d’honneur, il avait retrouvé son sourire. Tout était en place. Même Quino, qui ne semblait plus faire le malin désormais, alors qu’il était à deux doigts d’épouser la femme qu’il aimait. Dahlia se pointa bien, aux bras de  leur père, dans sa robe de mariée. Hormis quels bruits de pets intempestifs –comment Quino s’y était pris sans qu’il ne le voie ? Ash devait bien reconnaître le génie de son beau-frère- et le bref moment où le sorcier chargé d’administrer la cérémonie lut sa partie en verlan –mais voir les yeux clairs de Dahlia lancer des éclairs à un Quino qui se marrait, ce qui contrastait avec son sourire amusé, en valait la peine- la première partie du mariage se déroula sans trop d’incidents.

Mais cela se compliqua par la suite.

Outre les boissons qui étaient soit imbuvables, soit bien trop chargées en alcool, Léopold qui avait déjà réussi à se faire bagarrer les demoiselles d’honneur pour lui, et Quino qui s’était presque défilé pour la première danse, le moment des discours fut particulièrement divertissant. Si le toast de Stef et de Tina était très drôle –bien que ponctué de crises de larmes de la part de la benjamine de la famille "Vous vous rendez pas compte, il a tellement évolué !", celui de Gabriel un peu pompeux "Voyez-vous, c’est grâce à moi que Joaquín a commencé à sortir avec Dahlia", celui de Peony rempli de pseudos remontrances "En dépit de toutes les difficultés posés par le couple en question, ce mariage s’est tout de même tenu", ce fut au moment où Léopold saisit sa baguette sur sa gorge pour lancer Sonorus, que tout dérapa. Un Alfie assez éméché se leva à son tour et bouscula son meilleur ami pour intervenir à sa place. C’était normalement qu’Ash aurait dû agir. Mais le Whisky Pur Feu qu’il avait avalé pour survivre à une soirée passée en compagnie de Lu et du si parfait Thiago lui tournait la tête et lorsqu’il essaya de se lever de sa chaise, ses jambes firent le choix de pas lui obéir –ce qui lui évita certainement une chuté de plus. « Déjà je voulais dire chapeau à Quino, tu l’as fait mon gars, t’as eu la fille ! Dahlia, je te souhaite bon courage. » Sa petite déclaration n’annonçait rien de bon et Ash, même si l’alcool l’avait rendu un peu moins alerte, fut frustré de constater que Léopold ne faisait rien pour arrêter le blond. « Peony…ma belle Peony…Tu sais que je suis très déçu que tu te marie la semaine prochaine mais…je me suis consolé ailleurs. Et oui, mesdames et messieurs, moi Alfie Hartley, j’ai trouvé l’Amour ! » Fallait-il rappeler à cet individu que la plupart des personnes présentes ne savaient pas qui il était ? « Ringo, oh ma belle Rinrin, tu as illuminé ma vie, tu as su capturer mon cœur de Don Juan pour ne jamais me le rendre. Je voudrais pouvoir toujours rester entre tes bras alors, je t’en prie, sors avec moi ! » Tous les regards convergèrent vers une brune, assise au milieu de la salle, dont le visage écarlate se repérait à des mètres de distance. Elle croisa les bras, fusilla du regard Alfie, puis baissa la tête, pour, dans un effort vain, essayer de se cacher, sans répondre. Comme le silence s’éternisait, Léo finit par chasser Alfie, qui partit d’un pas hésitant vers le bar, mais ses yeux allaient de Ringo au saladier de punch. L’ancien Serpentard affichait un air penaud qui faisait peine à voir mais il devait s’estimer heureux que Lucas ne l’ait pas défié en duel pour ses propos sur Peony.

Après les paroles de Léo, ce devait être au tour d’Ash. Il ordonna donc à ses jambes de se relever, se cogna le genou gauche contre la table et faillit tomber en arrière en reculant trop brusquement son siège. D’une démarche lourde, un peu chaloupée, il tacha d’avança mais quelqu’un le devança. « Je vais suivre l’exemple d’Alfie, j’ai une déclaration à faire. » Ash adressa un regard surpris à Lu. Que se passait-il ? Allait-elle demander la main de Thiago lors du mariage de sa sœur ? Mais elle posa ses yeux marron, où brillait des lueurs dorées, sur lui et il se sentit frémir. « Tu m’as manqué Ash. Ne rigole pas, c’est vrai, tu m’as manqué. » Ash ne s’en était pas rendu compte mais un rictus déformait ses lèvres. Il avait l’impression que tout ceci n’était qu’un rêve, du genre de ceux qu’il ne pouvait s’empêcher d’avoir après son départ. « Ça n’a pas marché entre Thiago et moi. Mais on est resté amis. A croire que notre professeur de danse avait tort, les sentiments, ça abîme pas tout. » Elle avait tort. Les sentiments, ça abîmait tout. Ça l’avait abîmé lui. « Je regrette pas d’avoir vécu ce qu’on avait à vivre, je devais passer par là pour réaliser…Mais je regrette de t’avoir blessé, je le regrette sincèrement. » Un rire amer sortit de la gorge d’Ash. Il devait vraiment s’être évanoui à cause de l’alcool parce que jamais, ô grand jamais, Lucrecia ne pourrait lui dire ce genre de choses à lui. Lu prit une grande inspiration avant de continuer : « Je sais que je ne le mérite pas mais…je me demandais si tu pouvais me donner une autre chance. J’ai beaucoup pensé à toi ces derniers temps et je voulais savoir si tu voulais encore de moi. » Et là, ce fut comme si le temps se retrouva suspendu. Ash restait complètement figé, sous le coup des paroles de Lu, persuadé encore qu’il hallucinait, même si la chaleur qu’il ressentait à l’intérieur de lui alors qu’elle le regardait toujours était bien réelle, elle. Finalement, il réussit à bouger. Il réussit à faire demi-tour, sous les murmures de l’assemblée, pour se diriger vers la maison de ses parents. Il réussit à se faire violence pour ne pas regarder en arrière car il savait que s’il ne jetait qu’un seul regard en direction de Lu, il ne pourrait se retenir de courir vers elle pour la prendre dans ses bras et pour l’embrasser. Mais il ne pouvait pas se l’autoriser. Il n’avait plus de cœur à lui offrir pour qu’elle le brise parce qu’il ne s’était jamais réparé lorsqu'elle l'avait brisé la première fois.
GASMASK


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J'suis pas tout seul à être tout seul, ça fait d'jà ça d'moins dans la tête. Et si j'comptais combien on est -beaucoup. Tout ce à quoi j'ai d'jà pensé, dire que plein d'autres y ont d'jà pensé. Mais malgré tout, je m'sens tout seul. Du coup oui, j'ai parfois eu des pensées suicidaires et j'en suis peu fier. On croit parfois que c'est la seule manière de les faire taire. Ces pensées qui me font vivre un enfer.


Dernière édition par Ash Lloyd le Dim 17 Mai - 4:50, édité 1 fois
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Ash Lloyd
Ash Lloyd
Préfet de Poufsouffle

Parchemins : 494
Âge : 14 ans (23 mai 2002)
Actuellement : 4ème année


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Ξ Sujet: Re: Les 30 baisers maladroits d'Ash Lloyd [07/30]   Les 30 baisers maladroits d'Ash Lloyd [07/30] EmptyDim 17 Mai - 3:51

Lucrecia Castillo
"Did you close your eyes as you walked away? Did I get too close in the pouring rain? If there's one more chance for us here tonight, I'll take the long way 'round this time."


Titre : Deux mariages et beaucoup trop de complications (2)
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #4 : Here We Go - Mat Kearney
Personnages concernés : Peony, Dahlia, Alfie, Estefanía (citée), Joaquín (cité), Léopold (cité),  Lucas (cité), Noé (cité), Alexandre (cité), Jensen (cité), Graham (cité), Alan (cité), Charlotte (citée).
Cadre : Une semaine après celui de Dahlia et Quino, Peony et Lucas se marient. Peony a réservé une surprise à son frère.
Nombre de mots : 2 919

***

Ash détestait Peony. C’était dit, il assumait. Sa sœur aînée n’était qu’une traîtresse doublée d’une manipulatrice de génie. Elle manœuvrait comme au jeu d’échecs sorciers -mais avec plus de destructions encore. Il savait déjà qu’il avait commis une terrible erreur en lui racontant ce qu’il s’était passé avec Lucrecia le soir du mariage de Dahlia et de Quino. Cela ne fit que se confirmer lorsque Peony lui annonça, de manière très solennelle, qu’elle lui avait trouvé un rancard pour son mariage. Ça paraissait quand même complètement foireux. S’il ne ressentait clairement plus rien pour Charlotte, il n’était pas sûr d’être prêt pour affronter de nouveau la panique que créait toujours chez lui la rencontre avec une autre personne, spécialement durant le mariage de sa sœur. Il y avait eu assez de rebondissements comme ça au mariage de son autre sœur. Et soyons honnêtes : les Montgomery n’étaient pas mieux que les Kostas niveau intensité dramatique donc Ash se préparait à d’autres péripéties –et forcément, à des crises de Peony qui ne supporterait certainement pas que le plus beau jour de sa vie parte en vrille "Ash, franchement, j’ai déjà assez souffert lors du mariage de Lila, tu crois pas que je pourrais avoir un peu de paix ? Je le mérite !" Mais il ne pouvait pas dire non à Peony, il avait beau être têtu, il était impossible de tenir tête à l’ancienne Serpentard lorsqu’elle se montrait aussi déterminée. Même si Ash savait bien que son idée ne pouvait qu’être dangereuse pour lui. Il ne fallait pas être un génie pour deviner qui Peony avait invité, et lorsque le jeune homme vit Lucrecia arriver, seule cette fois, absolument renversante de beauté dans sa robe dorée, ses cheveux châtains bouclés virevoltant dans le vent frais de cette soirée de juin, il ne fut même pas étonné.

Dahlia, qui discutait auparavant avec lui devant la tente où se déroulerait le mariage, inventa un prétexte pour s’enfuir. « Je crois que je viens de voir Quino près du buffet, Peo va me tuer si les boissons sont aussi imbuvables que la semaine dernière ! » Ash se contenta de lui adresser un regard noir. Dahlia était forcément au courant des manigances de Peony : les jumelles ne se cachaient rien. « Bonsoir Ash. » A observer la posture de Lu, à la fois dégageant son assurance habituelle, mais aussi quelque peu hésitante, on aurait pu la croire nerveuse. Ash savait bien que ce n’était pas le cas : la nervosité, Lu lui avait toujours laissé. Ash reporta son regard sombre sur la jeune femme et sentit son cœur se serrer douloureusement. Brusquement, il se retrouva une semaine auparavant.

« Ash attends ! » L’effet du Sonorus était encore actif aussi l’interpellation résonna dans toute la tente mais Ash se força à continuer. Il savait bien que Lu ne le laisserait pas s’enfuir, il la connaissait, même s’ils n’avaient entretenu aucun contact durant six ans. « Ash Lloyd, je te prierais de bien vouloir t’arrêter tout de suite ! » Franchement, elle y allait quand même fort. Comme si toute l’attention de l’assemblée ne se portait pas déjà assez sur eux. Et si c’était une hallucination, Quino avait dû remplacer le Whisky Pur feu par un sacré mélange parce qu’il se sentait aussi fébrile que la première fois où elle lui avait avoué qu’il l’aimait. Et où, de manière totalement incroyable, totalement imprévisible, elle lui avait répondu « Moi aussi je t’aime. » Et se souvenir de ce moment si particulier, si important pour lui, en cet instant précis n’arrangeait rien.

Ash réussit, il ne savait comment, à sortir de la tente –et sans même trébucher s’il-vous plaît ! On l’applaudit bien fort. Mais le chemin vers la maison de ses parents lui semblait encore bien trop long et une minute après, Lucrecia se tenait devant lui, les mains posés sur ses hanches, les yeux brillant de colère mais aussi d’inquiétude. « Ne t’avise pas de me fuir Ash Lloyd, je bats Quino à la course. » Ash soupira, il savait qu’effectivement, il n’avait absolument aucune chance de semer Lu en étant sobre alors bourré« Qu’est-ce que tu veux Lucrecia ? » Sa voix tremblait, il n’arrivait pas même pas à la regarder dans ses yeux. Ses yeux dans lesquels il avait tellement aimer se perdre pendant si longtemps…Il ne pouvait pas reprendre cette route-là. Il avait trop souffert la première fois. « Je crois que je me suis montrée assez claire devant une centaine d’invités…Toi. Je te veux toi. » Aucune hésitation dans le ton de sa voix. Ash avait toujours admiré sa capacité à assumer aussi frontalement ses sentiments, tandis que ses déclarations à lui étaient ponctuées de rougissements intempestifs, de balbutiements, et de renversements de tasses/livres/d’objets le plus proche de lui. Il sentit tout son corps fourmillait –et pas qu’à cause de tout l’alcool qu’il avait ingurgité- alors qu’elle avançait d’un pas vers lui. Ses mains étaient moites et il avait oublié comment faire pour respirer. C’était beaucoup trop difficile. Elle était trop proche de lui, beaucoup trop proche de lui. Alors, de sa voix la plus ferme, il affirma : « C’est trop tard. » Lu haussa un sourcil, dans cette expression de défi qu’il avait toujours trouvé si craquante –la vraie question c’était quelle caractéristique chez elle ne le faisait pas craquer- et ouvrit la bouche. « Il n’est jamais trop tard, Ash. » Elle avait prononcé ces mots comme une promesse. Il finit par oser affronter son regard et toute l’affection qu’il y lut lui fit presque peur. Et comme elle s’avança de nouveau, qu’elle posa la main sur son torse et qu’il comprit qu’elle allait l’embrasser, il réussit à reprendre ses esprits suffisamment longtemps pour lui demander : « Est-ce que tu t’es seulement retourné ? » Une exclamation interrogative se peignit sur son visage. « Quand t’es partie, tu t’es pas retourné un seul instant. T’as dit que t’avais pas de regrets, et bien moi non plus. Je t’ai laissée briser mon cœur et aujourd’hui, je ne peux pas le redonner, à toi comme à personne. » Elle recula, clairement attristée. Et elle ne le retint pas, cette fois, quand il rentra de nouveau dans la tente. Il avait besoin d’un autre verre. Et puis il était hors de question qu’il laisse Lu, et surtout lui-même, l’empêcher de déguster le bon repas qu’avait concocté le traiteur.

Et maintenant, une semaine après qu’il ait accompli l’action la plus difficile –non pas difficile, carrément impossible- de sa vie pour s’éloigner d’elle, elle revenait pour mieux le confronter à tous ses regrets. Son regret de l’avoir laissé partir la première fois. Son regret de l’avoir laissé autant le détruire, alors qu’il savait très bien que cela arriverait. Son regret de ne pas l’avoir laissé l’embrasser au mariage de Dahlia car, soyons honnêtes, il en mourrait d’envie. Il en mourrait d’envie depuis six ans. Mais il s’interdisait de le faire car il savait bien ça le mènerait. Sauf qu’il perdait complètement ses moyens. Il se targuait d’avoir changé. Que son départ l’avait changé. Qu’il n’était plus cette petite chose ce petit garçon sentimental et émotif qu’elle avait connu. Qu’il était devenu un homme aussi dur, aussi impassible que Léopold. Et en une soirée, elle avait tout balayé. Tous les efforts qu’il avait dû produire pour la chasser de son esprit. Tout ce qu’il avait construit ces six dernières années pour survivre à son absence, à ce trou béant qu’elle lui avait laissé dans la poitrine. Il l’avait revu et en un clin d’œil, aussi rapidement que la première fois où il était tombé amoureux d’elle, il était sien de nouveau. Sauf qu’elle ne serait jamais sienne.

Elle se tenait devant lui, plus tentatrice que jamais, et inconsciemment, il repensa à la dernière fois où elle l’avait embrassé. C’était un jour de juin, presque exactement six ans auparavant. Il l’avait rejoint dans les cuisines de Poudlard, devenu leur repère à tous les deux. Elle lui avait préparé ses alfajores préférés, ceux au dulce de leche. Lu et Ash traînaient ensemble depuis deux ans, elle avait largement eu le temps de découvrir l’appétit gargantuesque du garçon et par chance, elle adorait lui mitonner des petits plats argentins. Cette fille pouvait-elle devenir encore plus parfaite ? En tout cas, lui se surprenait à tomber amoureux d’elle encore plus profondément chaque jour qui passait. Il s’approcha d’elle et posa ses lèvres sur les siennes. Il n’arrivait toujours pas à croire la chance phénoménale qu’il avait de la compter dans sa vie. S’il avait su ce jour-là…S’il avait su que ce serait la dernière fois qu’il l’embrasserait, il n’aurait jamais arrêté. Et même s’il ne l’avait jamais prise pour acquis, il n’avait jamais pensé que sa sixième année se terminerait aussi mal. Bêtement, il y avait cru. Il avait cru qu’il vivrait d’autres moments avec elle. Qu’il l’embrasserait d’autres fois avant qu’elle ne se rende compte qu’elle méritait bien mieux que lui. Mais elle l’avait laissé tomber du jour au lendemain, et les derniers jours avant la fin de l’année scolaire s’étaient déroulés avec une lenteur infernale. Il s’était retrouvé privé de la meilleure chose qui lui était jamais arrivé. Condamné à la regarder évoluer loin de lui, puis à partir à l’autre bout du globe pour rejoindre le type qu’elle avait toujours aimé. Le type qu’elle n’avait cessé d’aimer malgré leurs six mois de relation. « Je suis contente de te voir Ash. » La bouche du jeune homme se tordit. Lui n’était pas content de la revoir. Pas du tout. Pas une seule seconde. Et il n’avait pas repensé à sa grande déclaration à chaque minute de chaque heure. Non. Aussi il ne lui répondit que par un vague grognement : « Je vais aller trouver Peony. J’ai des choses à lui dire. » Et il déguerpit avant que Lu ne le retienne. Avant qu’il ne la laisse le retenir.

« Peony !! Tu voulais un scandale à ton mariage ou quoi ? » La rouquine, tranquillement auparavant en train d’hurler sur l’équipe de serveurs parce qu’apparemment, ils avaient mal installé le buffet de petits fours salés pour l’apéritif se retourna vers lui. Oups. Ce n’était peut-être pas le bon moment. « Tu parles de Lu ? Elle est trop belle hein ? » Pourquoi, mais pourquoi avait-il fallu qu’il aille la voir après sa discussion avec la jeune femme pour tout lui raconter (foutu Whisky Pur Feu arrangé à la sauce Quino !) ? « Ce n’est pas la question, Peony. Qu’est-ce que tu cherchais en l’invitant par Merlin ?! » Sa soeur haussa les épaules, déjà prête à retourner à d’autres problèmes –par exemple, les nappes blanches aux filaments dorés n’étaient pas disposées de manière totalement symétriques. « Je pense à ton bonheur, Ash. Parce qu’il n’y a qu’avec elle que tu as été heureux. » Elle le planta là, en râlant que "Rien, non rien, ne lui serait épargné le jour de son mariage" et Ash évita de lui répliquer que c’était elle qui avait tenu à jouer l’intendance alors qu’il aurait très bien pu s’en occuper –mais visiblement sa gestion du mariage de Dahlia et de Quino n’avait pas donné confiance à Peony et il le comprenait bien. Ash soupira avant d’apercevoir Lu apparaître dans son champ de vision, c’était le signe pour qu’il aille vérifier que la marié allait bien. Même s’il connait la réponse d’avance : Lucas ne s’était jamais départi de son calme, jamais, et pourtant, Ash l’avait vu confronté à des tas de situations qui auraient mis sur les nerfs n’importe qui : Prudence qui commettait plus d’entorses au règlement que n’importe quel élève de leur maison, Quino qui transformait le château en champ de bataille tous les deux jours, les envies de meurtre de Peony envers Léopold qui refusait catégoriquement qu’elle sorte avec un garçon (en l’occurrence avec lui), les différents péripéties amoureuses qui rythmaient la saga des Montgomery.

Visiblement, tous les hommes censés de la famille avaient eu la même idée que lui. Lucas recevait déjà la visite d’Alan, qui accompagnait Graham, le témoin de l’ancien Poufsouffle, Noé, Jensen et Alexandre (Stef devait probablement gérer le cas Quino avec Dahlia). Lucas n’avait donc besoin de rien mais il l’autorisa à rester. Peony avait probablement dû lui parler de son plan de génie pour qu’il retourne dans les bras de Lucrecia et il compatissait au sort de son beau-frère. Bien trop vite cependant, le moment de la cérémonie approcha et Ash dût sortir de cette petite bulle de tranquillité pour affronter ce qui l’attendait dehors. A savoir une Peony remontée comme jamais, dont le timbre de la voix avait atteint le stade "aigüe flippant", un Quino qui faisait la tronche, escorté de ses deux gardes du corps, et Lu, dont les yeux mouillés incita instantanément son corps à la rejoindre pour la serrer dans ses bras. Et surtout, pour ne pas la laisser partir, cette fois. Il se força à continuer de marcher et rejoint sa place dans l’assemblée.

La cérémonie fut bien moins agitée cette fois.

Au moment de la première danse, les choses se corsèrent pour Ash. Occupé à admirer Peony qui valsait, il sentit à peine que Lu s’approchait. Il tenta d’oublier sa présence, mais s’il y avait bien quelque chose dont il n’avait jamais été capable, c’était de l’ignorer, et d’ignorer les papillons qui dansaient le tango dans son ventre lorsqu'elle était près de lui. Même lorsqu’il n’était pour elle que le frère de la copine de son cousin. Même lorsqu’ils ne sortaient plus ensemble. Même lorsqu’elle ne faisait qu’apparaître dans un de ces rêves, aussi éphémère qu’une fumée mais dont l’image restait imprimé sur ses rétines pendant des jours. Lu attrapa sa main droite fermement et l’entraîna vers la piste de danse. Ash allait protester vivement mais elle n’eut qu’à dire : « Allez Ash, je sais que tu te débrouilles bien, malgré ce que tu prétends » pour qu’il soit de nouveau projeté dans son passé. Lors de la dernière –l’unique- fois où il avait dansé avec elle.

C’était le bal de sa sixième année. La première fois où il ne s’y rendait pas avec une amie. La première fois où il voulait danser, parce qu’il savait combien c’était important –vital presque- pour Lucrecia. Sauf qu’il était Ash. Gauche, maladroit et étourdi. Et qu’il ne possédait aucun sens du rythme. Il avait alors été voir Alexandre. Son ami pratiquait la danse de salon depuis tout jeune et il fut ravi de lui apprendre quelques pas de base. Si le corps d’Ash restait assez raide, il arrivait tout de même désormais à réussir toute une danse sans tomber. Et lorsqu’il aperçut la surprise illuminer les yeux de Lu elle ne le croyait pas capable de marcher sans chuter en fait, tous ses efforts furent récompensés. Pour faire sourire cette fille si particulière à son cœur, il était prêt à tout, même à accomplir tout ce qu’il avait toujours détesté à cause de sa maladresse. Dans ses bras, il se sentait plus fort. Dans ses bras, il sentait que les moqueries qui l’avait ciblé par le passé, que la panique qui l’empêchait de dormir, que l’envie qu’il ressentait envers son frère aîné, que tous ses démons, disparaissaient. Et lorsqu’il posa la main sur la taille de Lu et qu’il rapprocha son corps du sien, plus de six ans après ce bal, il retrouva cette sensation. Parce qu’il n’y avait qu’avec elle qu’il se sentait invincible. Parce qu’il y avait que son regard qui lui faisait croire qu’il pouvait dépasser ses complexes, ses doutes et ses peurs. Il ancra son regard sombre dans ses yeux marron et il sut que, finalement, il n’attachait aucune importance aux dernières années. Qu’il n’attachait aucune importance au fait qu’elle lui ait brisé le cœur, et qu’il l’ait laissé faire. Elle le comprit en même temps que lui et elle lui dit simplement, d’une voix douce comme du miel : « Il n’est jamais trop tard Ash. » Il sourit et alors qu’il ouvrait la bouche, Ash entendit un bruit sonore derrière lui. A priori, Léo et Alfie avaient attaqué le saladier de punch –et bien attaqué. « Je vais l’appeler tu vas voir ! Non mais elle se prend pour qui à me rejeter, moi, Alfie Hartley ? » Peony leur jeta un regard noir, qui s’il avait été un sortilège, aurait tué Léo sur place. Son mariage se passait merveilleusement bien, il était hors de question que ces deux idiots gâchent tout !

Une main sur sa joue le fit revenir à la réalité. A savoir qu’il dansait avec Lu, qu’elle le regardait comme s’il n’y avait que lui dans cette tente. « Je t’aime Ash. Je ne te briserai pas le cœur cette fois, c’est promis. » Un grand sourire étira les lèvres d’Ash. Il avait tellement voulu entendre ses mots sortant de sa bouche pendant si longtemps…Même lorsqu’elle lui manquait à en crever, même lorsqu’il la détestait pour l’avoir laissé tomber. Et à nouveau, il se fichait totalement de l’état dans lequel elle le laisserait. Parce qu’il valait mieux vivre une nouvelle histoire avec elle, et que ça se termine encore et encore, plutôt que de passer à côté. Alors il déclara à son tour : « Je t’aime aussi Lu. Et tu peux briser mon cœur, de toute façon, il a toujours été à toi. » Et il se pencha pour sceller ce vœu par un baiser.
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J'suis pas tout seul à être tout seul, ça fait d'jà ça d'moins dans la tête. Et si j'comptais combien on est -beaucoup. Tout ce à quoi j'ai d'jà pensé, dire que plein d'autres y ont d'jà pensé. Mais malgré tout, je m'sens tout seul. Du coup oui, j'ai parfois eu des pensées suicidaires et j'en suis peu fier. On croit parfois que c'est la seule manière de les faire taire. Ces pensées qui me font vivre un enfer.
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Ash Lloyd
Ash Lloyd
Préfet de Poufsouffle

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Âge : 14 ans (23 mai 2002)
Actuellement : 4ème année


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SORTS & ARCANES:
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FACECLAIM: Timothée Chalamet


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Ξ Sujet: Re: Les 30 baisers maladroits d'Ash Lloyd [07/30]   Les 30 baisers maladroits d'Ash Lloyd [07/30] EmptyLun 6 Juil - 1:04

Dominique Weasley
"Woman, help me, you turn my head in circles. Mama, blessed me with magnet eyes for purple. Oh, so let me show you something good."


Titre : Cinq ans après (1)
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #5 : The Unknown - Imagine Dragons
Personnages concernés : Lucrecia, Léopold (cité), Peony (citée), Dahlia (citée), Alfie (cité), Estefanía (citée), Joaquín (cité).
Cadre : Lu n’est restée à Poudlard qu’un an. Elle n’a pas revu Ash depuis sa quatrième année effectuée la bas. Dominiquea le même âge qu'Ash.
Nombre de mots : 1 970

***

Le bruit des talonnettes des chaussures cirées d’Ash résonnaient sur le marbre des couloirs du Ministère alors qu’il marchait d’un pas pressé vers son bureau. Ou plutôt vers le cagibi qu’on lui avait attribué en septembre, alors qu’il sortait de Poudlard et qu’il intégrait le département des accidents et catastrophes magiques en tant que stagiaire. Ses supérieurs et ses collègues avaient vite compris compte que la réelle catastrophe, c’était lui. D’ailleurs, il avait l’impression que ceux-ci avaient tellement peur qu’il ne finisse irrémédiablement par cramer tous les documents qu’on lui confierait, ou qu’il ne déclencherait plus de dégâts qu’il n’en arrangerait, qu’ils ne lui donnaient même plus rien à faire. Et même s’il s’assurait toujours d’arriver en l’heure à son travail, luttant contre son penchant naturel à arriver en retard comme le prouvait sa marche rapide –plus parce qu’il accumulait les bourdes sur le trajet que par une pure volonté de transgresser ses horaires, il avait la vague impression que tout le monde se fichait de lui comme du premier modèle de l’Éclair de Feu. Sa fierté en prenait un coup chaque fois qu’il s’en rendait compte mais au moins, on ne l’humiliait pas et ne se moquait pas de sa maladresse. Non, il était juste invisible et il pensait souvent que c’était mieux comme ça. Néanmoins, et comme il avait toujours possédé, en bon Poufsouffle, un petit côté travailleur, il s’ennuyait régulièrement lors de ses longues journées de travail et songeait à changer de département. Tout le problème étant qu’il n’avait aucune idée duquel lui conviendrait plus. Et même s’il aimait bien le droit, hors de question qu’il intègre le département de la justice magique où on le comparerait forcément à son incroyable grand-frère si beau et si talentueux. Mieux valait qu’il crève de lassitude dans un placard à balais plutôt que de subir de tels commentaires. Bien sûr, Ash aimait Léopold, mais mieux valait qu’ils évoluent loin l'un de l’autre.

Ash passa donc une autre journée si mortelle d’ennui qu’il faillit même s’endormir sur la toute petite table qui occupait tout l’espace de son bureau. Personne n’était venu lui demander quoique ce soit et il ne s’aventurait plus à sortir de la pièce sans ordres contradictoires depuis qu’en voulant désensorceler une tabatière qui mordait, il l’avait multipliée et qu’elle s’était attaquée à tous les sorciers qui avaient le malheur de passer dans le coin. Soupirant, il resserra les pans de sa cape sur ses épaules, éteint la lumière d’un coup de baguette et sortit du réduit après avoir fermé la porte –même s’il se demandait bien qui pourrait lui voler quoique ce soit. Il ne stockait rien de précieux. Il aurait été capable de le casser.

Ash pensait de plus en plus à changer de voie. Il voyait ses amis tous heureux du choix qu’ils avaient effectué, Dahlia parcourait le monde en tant que briseuse de sorts, Peony se formait encore chez Les Mille et une Symphonies de la Mode et s’y épanouissait complètement. Quant à Léo, Ash doutait très sincèrement que le brun ait déjà connu des incertitudes dans sa vie. Ash poussa à nouveau un soupir et se rendit compte qu’il se trouvait devant une cheminée, qu’il devait la fixer bêtement depuis de longues minutes. Heureusement, aucun sorcier n’avait commis l’impair de se mettre dans la file derrière lui. Il lui était déjà arrivé de se faire réprimander d’un ton sévère alors qu’il prenait un peu trop de temps à s’infiltrer dans l’espace réduit pour emprunter le réseau de cheminée.

Il ne sut pourquoi mais son regard fut attiré par le coin des arrivées. Une chevelure cuivrée attira son attention, comme tant d’années auparavant, et sans s'en rendre vraiment compte, ses jambes bougèrent toutes seules vers la jeune femme. Il avait du mal à croire qu’elle était , qu’elle se tenait aussi près de lui après tant de temps sans la voir. « Lucrecia ? Lucrecia Castillo ? » l’interpella-t-il lorsqu’il arriva à proximité. Parce que oui, c’était bien elle. Il l’avait tout de suite reconnu. Comment ça n’aurait pas pu être le cas ? Elle était immanquable. Elle l’avait toujours été. Elle n’avait pas changé depuis la dernière fois où il l’avait vue, lors du dernier jour de sa troisième année. Elle était toujours aussi belle, si ce n’est plus. Elle respirait toujours la bonté, l’énergie, la lumière.

Lui bien sûr avait énormément changé. Et il ne fut pas étonné de voir la confusion allumer son regard de biche. Elle l’avait connu plus petit qu’elle après tout. Aussi, il se permit de préciser tout de suite : « Ash, Ash Lloyd. » Il la vit détailler son visage, toujours un peu sceptique, cherchant les traits du petit garçon qu’elle avait connu dans le jeune adulte qu’il était devenu. Elle finit par ouvrir la bouché, et sa voix avait toujours cette musicalité dont il se souvenait parfaitement : « Ash...bien sûr. J’ai eu du mal à te reconnaître. Tu n’es pas encore tombé. » Un rire s’échappa de la bouche d’Ash. Il avait appris depuis longtemps à se moquer de sa maladresse, et avec elle ça avait toujours paru tellement naturel. Ça lui paraissait toujours naturel, même après plus de quatre ans sans se voir. « Ça ne devrait pas tarder, je n’ai pas changé pour ça. Tu devrais t’éloigner. » Lu haussa un sourcil, avec cet air de défi qu’il avait toujours trouvé irrésistible, et il se sentit de nouveau comme le petit Ash mal dans sa peau qui tombait amoureux pour la première fois de sa vie. « Je suis une danseuse, Ash, mon équilibre est parfait. » Cette arrogance si charmante...qui ne lui faisait pas oublier qu’elle avait prononcé son prénom -comme un poème- deux fois en moins de deux minutes. Et elle n’était pas réapparue dans sa vie depuis deux minutes qu’il notait déjà mentalement ce genre de choses. Quel idiot il était.  

« Qu’est-ce que tu deviens ? Tu es toujours amie avec Stef, je crois ? Et Léopold comment il va ? Dahlia est venue à Bahía Bianca cette année pour la première fois, elle t’en a parlé je pense ? »
Lu s’était toujours montrée experte pour poser des tas de questions à la suite à un rythme effréné et Ash ne cacha pas son sourire. « Je suis entré au Ministère en tant que stagiaire au département des catastrophes magiques. Je fais pas grand-chose pour le moment, j’ai renversé toutes les commandes de café qu’on m’a adressé » répondit-il d’un ton banal –et il entendit le rire chantant de Lu résonner lors de sa dernière remarque. Autant que Lucrecia sache tout de suite que seul son physique avait changé parce que de toutes manières, elle se rendrait vite compte qu’il était toujours aussi incroyablement, aussi désespérément maladroit. « Léo travaille au Magenmagot et il collectionne toujours les conquêtes. Dahlia est au Mexique en ce moment, mais tu le sais peut-être grâce à Quino, et oui, elle m'avait parlé de son séjour en Argentine. Peony travaille à Pré-au-Lard et elle sort miraculeusement avec Alfie Hartley. Quant à Stef, évidemment, on est toujours amis. On déjeune ensemble toutes les semaines. » Rien de neuf sous le soleil. Enfin presque. Mais Ash ne voulait pas s’attarder sur son cas aussi il enchaîna : « Tu es la pour une tournée ? Je te stalke sur ton compte Instagram donc je connais tous tes faits et gestes Stef m’a dit que tu bossais pour une troupe de tango argentin. » Probablement avec son Thiago/meilleur ami/amour de toujours d’ailleurs. A cette pensée, Ash sentit immanquablement un bouillon d‘amertume agiter son cœur. Ce qui était ridicule. Son amour pour Lucrecia datait de son début d’adolescence. Il avait beau être enchanté de la revoir –et assez surpris, il devait bien se l’avouer, il n’était plus amoureux d’elle depuis longtemps.

« Peony avec Alfie ? et bien, on peut vraiment dire que la persévérance paie dans son cas, observa Lu. En fait, je suis en Angleterre pour un petit moment. C’est pour ça que je devais passer au Ministère. » Alors qu’Ash se faisait la réflexion qu’elle avait gardé son délicieux accent argentin, il déduit, au vu de ses derniers mots, qu’elle était attendue. « Oh ! Tu as rendez-vous sans doute ? Désolé. Je vais pas te retenir plus longtemps alors. » Elle balaya ses excuses d’un sourire. « Ne t’inquiètes pas, il n’est que dans quelques minutes. Mais c’est vrai que je devrai y aller, j’imagine qu’il est toujours aussi difficile de s’y retrouver ici. » Ash acquiesça. Il ne comptait plus le nombre de fois où il s’était perdu durant ses premières semaines de travail. « Mais j’ai été contente de te revoir, Ash. On pourrait peut-être se prendre un café un de ces jours ? Histoire de rattraper le temps perdu. Je loge dans la chambre vingt-six au Chaudron Baveur, tu n’as qu’à m’écrire à cette adresse et on conviendra d’une date. » Avant qu’Ash ne trouve l’occasion d’en placer une, Lu se pencha vers lui et il se retrouva soudainement paralysé. La minute s’étira avant que les lèvres douces de la brune se déposent, légères comme une plume, sur sa joue imberbe. « Écris-moi. » Elle le dépassa alors qu’il murmurait : « Je le ferais. A bientôt Lucrecia. » Il la suivit des yeux alors qu’elle marchait d’un pas vif, l’allure déterminée vers l’ascenseur central. Sentant son regard, elle se retourna et lui adressa un sourire si lumineux qu’il lui réchauffa tout le corps, même à une telle distance.

Ash resta encore un moment dans le hall, même après que la silhouette de Lu ait disparue. Il secoua sa tête, et il lui sembla qu’avec ce geste, c'était comme s'il sortait d’un rêve éveillé. Il reprit la direction de la cheminée, sans s’arrêter cette fois et se retrouva, un instant après, dans son appartement de Cardiff. « Mon cœur tu es là ? » interrogea-t-il en s’époussetant de la suie qui ne manquait jamais de s’accrocher à sa robe de sorcier. Aucun son ne lui répondit mais il entendit l’eau couler. Il se décida donc à préparer le dîner en attendant que Dominique sorte de la douche. Il mit la table sur le comptoir de bar, alluma une bougie on sent le gars qui veut se faire pardonner, et lorsque sa petite-amie apparut, il l’embrassa longuement. « Comment s’est passé ta journée ? » lui demanda Dominique en s’asseyant. « Encore une journée passée à tenter de déterminer mentalement l’espace de mon bureau, je le crains » répondit Ash, omettant volontairement sa rencontre avec Lu. Pourtant, Ash ne supportait pas les mensonges. Il s’estimait plutôt honnête, et il l’avait toujours été avec Dominique. Mais elle avait été aux premières loges pour s’apercevoir du béguin immense qu’il avait nourri pour Lucrecia, et son chagrin tout aussi grand lorsqu’elle était partie, et il ne voulait pas l’inquiéter avec quelque chose qui, finalement, ne revêtait aucune importance. Même si, au fond de lui, il savait bien que le plus gros mensonge, il le commettait envers lui-même. Au fond, il se rendait déjà bien compte d’à quel point ce bref échange l’avait chamboulé. Mais c’était Dominique qu’il aimait. C’est avec elle qu’il construisait sa vie depuis un an et demi. Et c’est elle qu’il continuerait de tracer une histoire commune.

Il se résolut à ne pas écrire à Lu. C’était une mauvaise idée, cela ne pourrait que lui attirer des problèmes. Sitôt cette décision prise, Ash se sentit plus léger et c’est avec attention qu’il écouta Dominique évoquer sa dernière pièce, une œuvre qu’elle espérait bien monter en scène. Il adorait lorsque ses yeux bleus s’illuminaient de cette façon, reflétant sa passion pour le théâtre. Il l'adorait tellement qu'il en oublia définitivement Lu, son travail, tous ses doutes, pour le reste de la soirée.
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J'suis pas tout seul à être tout seul, ça fait d'jà ça d'moins dans la tête. Et si j'comptais combien on est -beaucoup. Tout ce à quoi j'ai d'jà pensé, dire que plein d'autres y ont d'jà pensé. Mais malgré tout, je m'sens tout seul. Du coup oui, j'ai parfois eu des pensées suicidaires et j'en suis peu fier. On croit parfois que c'est la seule manière de les faire taire. Ces pensées qui me font vivre un enfer.


Dernière édition par Ash Lloyd le Ven 22 Avr - 20:03, édité 1 fois
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Ξ Sujet: Re: Les 30 baisers maladroits d'Ash Lloyd [07/30]   Les 30 baisers maladroits d'Ash Lloyd [07/30] EmptyDim 13 Mar - 4:01

Lucrecia Castillo
"Last night we fell apart and broke to pieces. Our love was in a hall, all packed in boxes and I saw what it was that I had done to you."


Titre : Cinq ans après (2)
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #11 : I was wrong - Sleeperstar
Personnages concernés : Estefanía, Dominique, Peony, Flynn, Alfie (cité), Eurydice (citée), Cassandra (citée), Aoi (citée), Nathaniel (cité), Katarzyna (citée), Alexandre (cité), Thiago (cité).
Cadre : Suite de la précédente.
Nombre de mots : 2 575

***

Du temps s’était écoulé depuis qu’il avait croisé, coïncidence absolue, une Lucrecia débarquant d’Argentine dans le hall du Ministère de la Magie. Les semaines s’étaient succédées et Ash avait respecté sa promesse à lui-même : il n’avait pas cherché à contacter la jeune femme, malgré ce qui lui avait dit bref, il n’a aucune parole. Affirmer qu’il n’avait pas pensé à la danseuse aurait été un mensonge, mais il était clair dans son esprit, après tout ce qui était remonté en l’espace de quelques minutes lors d’une conversation sans ambiguïté aucune, que voir Lu ne pourrait que lui faire du mal, peu importe à quel point la revoir lui avait fait du bien. Peu importe à quel point échanger des nouvelles lui avait paru naturel, banal, comme si aucune année ne s’était passée depuis la dernière fois où ils s’étaient vus. Ash était aussi conscient que revoir la première fille dont il avait été vraiment amoureux, si ce n’est cette fille de primaire qui l’avait humilié devant toute leur école en lisant sa lettre où il lui déclarait sa flamme, dont il était tombé amoureux en l’espace d’un instant et d’un regard, n’était pas bon pour son couple. Il aimait Dominique, de cet amour profond qui liait deux amis chez qui l’amitié s’était transformée en une relation plus intense et passionnée, et il n’avait aucune envie de jouer avec le feu en retrouvant Lu dans l’auberge où elle logeait. Même si cela ne signifierait rien pour elle, vu qu’elle l’avait toujours considéré comme une sorte de petit frère empoté et que même si d’après les informations de Stef (ou devrait-il dire détective Kostas, comme la Gryffondor aimait le proclamer depuis qu’elle était entrée à l’école de police magique alors que pour le moment, elle se formait surtout à refiler des amendes à des détendeurs de tapis de voyage ou d’objets de magie noire illégaux), elle ne sortait plus avec Thiago alors qu’"ils était si beaux et adorables et mignons et charismatiques ensemble et je suis sure qu’ils s’aiment encore Ash", ça ne voulait pas dire ni qu’elle l’avait oublié, ni qu’elle ne sortait pas avec un autre bellâtre dans son genre –qui n’était pas un mètre soixante-dix-huit de peau blanche cadavérique. Lu ne devait sûrement pas s’en faire qu’il ne l’ait jamais appelé, ni écrit. Elle n’avait d’ailleurs sûrement fait cette proposition que pour être polie et devait être secrètement soulagée qu’il n’ait pas cherché à la joindre toujours plus de parano.

Ce midi-là, et comme la grande majorité des midis, Ash devait retrouver Stef à la cafétéria du Ministère de la Magi. Ash avait un instant cru que la nourriture y serait aussi infecte que dans les réfectoires moldus, ce préjugé renforcé par ce que lui disait Leopold, mais il s’avérait que les elfes de maison qui cuisinaient les repas étaient aussi doués que ceux officiant à Poudlard et que son frère avait juste voulu lui faire une blague, comme à son habitude. Stef était très occupée par sa formation pour entrer dans la police magique, tandis qu’Ash s’ennuyait à rien faire dans son placard à balais, mais au moins avaient-ils le déjeuner pour décompresser pour l’une, et pour se divertir pour l’autre. Son déjeuner quotidien avec celle qu’il considérait comme sa meilleure amie représentait clairement le pic de sa journée –même si Stef ne trouvait guère flatteur qu’il compare ce moment passé ensemble à celui où il triait tous ses stylos pour s’occuper. « Ash ! Enfin te voilà ! Il faut que tu me débarrasse d’Adam Miller, ce type est pire que de la glue perpétuelle, et notre formateur a cru bon de le coller en binôme avec moi pour une enquête –car oui, Ash Lloyd, le temps de tes moqueries méprisantes sur l’utilisation du sifflet pour régler la circulation des balais de transport et autres tâches de stagiaire est révolu ! Détective Kostas s’est vue confier une vraie affaire –même si Détective Kostas doit s’encombrer d’un relou de première incapable de lever les yeux des poitrines des suspectes comme coéquipier. Attends, pourquoi tu as les sourcils cramés ? On t’a enfin confié un truc ? » Stef avait blablaté avec son rythme habituel d’hippogriffe excité tandis qu’ils remplissaient leur plateau de victuailles avant de poser son regard chaud sur lui et de remarquer son haut fait du jour : un allume bougie moldu trafiqué s’était mis à l’attaquer lorsqu’il avait voulu ranger les objets que ses collègues avaient soi disant désensorceler –mais visiblement pas tout à fait. Après quoi, son supérieur lui avait rappelé qu’il n’était censé toucher à rien. Sa période d’essai semblait de plus en plus toucher à sa fin.

Le déjeuner se passa entre anecdotes d’Ash glanées à force d’observer ses collègues (puisqu’il n’avait que ça à faire) et plaintes de Stef (majoritairement concernant Adam Miller) mais aussi rapports détaillés sur ses contacts avec Derek Bradford, le garçon qu’elle pensait être l’amour de sa vie (il y a six mois, ce même garçon travaillait aussi au Ministère, mais se nommait Louis Hazzard) qui se limitaient apparemment à un échange de regards dans l’ascenseur alors qu’ils se rendaient tous deux au niveau du département de la Justice Magique "C’était bref, mais intense, je t’assure". Puis, il fallut qu’elle attende le moment où il reprenait son plateau en main pour lui annoncer ce qui chamboulerait sa journée –que disait-il, sa semaine- : « Oh mais je t’ai pas dit ? Quelle idiote, j’arrive pas à croire que je t’ai rien dit ! Tu sais que ma cousine Lucrecia est revenue en Angleterre ? Et bien sa compagnie de danse propose un spectacle dans le cabaret qui se situe à Traverse demain soir. Tu dois venir, Ash, ça va être top ! Grosse soirée en perspective ! » Ash s’efforça d’abord de ne pas lâcher son plateau de surprise, avant d’assurer à son amie qu’il serait là, bien sûr. Impossible de se dérober : il connaissait Stef depuis sa première année à Poudlard et si elle disait qu’il devait venir assister au spectacle, il n’avait pas d’autre choix que d’y aller, sinon, elle viendrait le chercher et le traînerait au cabaret, qu’il le veuille ou non.

Le lendemain soir, Ash se rendit donc au cabaret, tachant de se rassurer en se disant qu’il ne croiserait peut-être pas Lu, qu’elle serait sûrement accaparée par les autres danseurs et par des admirateurs, dont la plupart seraient des mecs de deux mètres aussi beaux qu’Apollon, le genre de gars faits pour elle quoi. Dominique avait une répétition avec sa troupe de théâtre, et il ne lui avait pas proposé de se joindre à lui. Il ne lui avait d’ailleurs pas vraimentt parlé du spectacle de danse, lui annonçant simplement qu’il passait la soirée avec Stef et d’autres amis sur le Chemin de Traverse. Il ne savait pas trop exactement pourquoi il ne mentionnait pas la présence de Lucrecia, car ce n’était pas comme si sa présence à lui revêtait la moindre importance. Mais Dominique pouvait se montrer aussi possessive qu’une Victoire dans ses bons jours, et il ne voulait pas l’inquiéter outre mesure, et encore moins lui ruiner sa propre soirée. Il avait aussi envoyé un message à Peony, afin qu’elle lui donne une idée de tenue, avant d’immédiatement le regretter au vu de ses messages. "Asher tu sors ? Sans ta petite amie ? Dans un endroit où il y aura des danseuses ? Je vais convoquer une réunion de famille, c’est un événement exceptionnel !" et avait désormais peur qu’elle se pointe avec Alfie au cabaret, juste histoire de vérifier qu’il était effectivement sorti. Il est vrai qu’Ash n’était pas un grand fêtard, il se sentait bien trop mal à l’aise en société pour apprécier s’engouffrer dans des bars bondés.

C’est donc vêtu d’un pantalon d’un jean, blazer noire, tee-shirt marron et baskets qu’Ash se rendit en transplanant devant le cabaret. Une Stef en robe noire le rejoignit –elle avait toujours été douée pour le repérer dans la foule des années de stalkage derrière elle aident- et ils pénétrèrent dans l’établissement déjà rempli de sorciers. Stef avait l’air de chercher quelqu’un, et Ash savait qu’elle avait invité Kate, Cassie, Aoi, mais aussi Eurydice et Nate, Alex étant le seul de leur groupe d’amis considéré comme persona non grata par la brune, lorsqu’un « Stefinou ! J’arrive pas à croire que t’es là ! », retentissant leur parvint aux oreilles. « Non, par Merlin, tout sauf lui ! », s’exclama d’une voix paniquée la dite Stefinou. Ash eut juste le temps d’apercevoir un Flynn Mulligan en tenue de serveur et Doc Martens aux pieds avant que son amie ne le tire par la main loin de son bourreau.

Mais loin de son bourreau signifiait droit dans les complications pour Ash. Il se moquait de Stef lorsqu’il se rendit compte qu’ils se trouvaient près des loges. Ash ralentit le pas mais c’était trop tard. Lucrecia, dans une robe verte de tango moulée près du corps, qui mettait en valeur ses formes, sortit de la pièce. Stef la prit aussitôt dans ses bras alors que l’air venait à manquer du côté de la petite chose qui était de temps en temps Ash Lloyd. Elle avait beau l’air ravie de voir sa cousine, ses yeux lançaient des éclairs, et il n’avait vu cette expression qu’à une seule reprise auparavant, et cela datait d’une fois où ils s’étaient disputés par rapport à ses insomnies. Autrement dit, Lu se rappelait bien de sa promesse non tenue et il était dans la mouise. « Bonsoir Ash. Contente de te revoir. J’avais fini par croire que tu étais souffrant, vu que tu ne m’as toujours écrit », lui lança-t-elle d’un ton à la fois furieux, mais aussi blessé –mais il surinterprétait très certainement car pourquoi diable Lu serait-elle blessée par son manque de nouvelles ? Stef lui jeta un regard curieux. Il lui avait dit qu’il avait croisé Lu dans le hall du Ministère, mais ne s’était pas épanché sur cette brève rencontre. « J’ai manqué de temps », répondit-il, prudent. Il vit bien qu’il ne convainquait personne. Lu allait ajouter quelque chose mais elle fut appelée par les autres danseurs. Elle devait se faire maquiller et coiffer. « C’est quoi cette histoire d’écriture ? », demanda Stef d’un regard soupçonneux (et il connaissait très bien ce regard, c’était un regard qui n’acceptait aucune réponse vague ni mensonge). Ash soupira. Il allait lui falloir un verre.

Une heure plus tard, deux verres en plus, et quatre tours du cabaret pour éviter de se trouver près de Flynn Mulligan, Ash se rappela pourquoi il ne buvait jamais plus d’un demi de bière en temps normal : il ne tenait pas l’alcool. Sans se rappeler comment, il se retrouva sans blazer, sans Stef, partie s’éclipser aux toilettes alors que Flynn s’approchait d’eux, une pinte aux trois quarts entamée devant lui, à la fin du spectacle. Les yeux plongés dans le liquide ambré, les pensées dans ce que sa vie adulte donnait pour le moment, et le bilan était pas ouf, il sentit une présence sur le siège à côté de lui. S’attendant à trouver Stef, il cligna plusieurs fois des yeux en découvrant qu’il s’agissait en réalité de Lucrecia. Elle avait toujours l'air aussi énervée contre lui, mais peut-être qu’il s’agissait d’une vision liée à l’alcool. Trois clignement d’yeux plus tard, la vision prit la parole : « Tu sais, je suis vraiment déçue. J’ai attendue pendant des jours ta lettre. J’ai failli t’envoyer un message par la tablette, contacter tes sœurs, puis je me suis dit que j’aurais l’air d’une harceleuse de Stef donc si je faisais ça. Je croyais vraiment que t’en avais envie, de ce café, avec moi. Histoire de rattraper le temps perdu. » Son ton était moins marqué par la colère, davantage par la tristesse. Ash se sentit misérable. Il n’avait pas voulu lui faire du mal, il n’avait jamais voulu lui faire du mal. Mais en s’imposant ce silence, il s’était protégé et il n’avait pas pensé aux conséquences pour elle. Il s’était dit qu’elle s’en fichait, il avait visiblement eu tort. « Justement, j’comprends pas bien en quoi ce café était aussi important pour toi. C’est pas comme si on était vraiment amis. » Sa réplique était sortie plus agressive qu’il ne l’avait prévue et il vit aussitôt que ses paroles avaient touché Lu. « Non, en effet. Mais on a été amis à une époque, Ash. J’aurais voulu retrouver cette relation tant que je suis à Londres, mais j’imagine que je suis la seule. » Elle se leva de sa chaise. Elle avait utilisé ce ton froid qu’il n’avait entendu qu’une fois auparavant et il se sentit encore plus idiot. Il ne put s’empêcher de vouloir la réconforter, même s’il aurait sûrement mieux valu qu’elle ne parte maintenant, en colère et amère. « Ecoutes, je suis désolé Lu, vraiment. J’étais content de te voir, j’t’assure mais…’fin le café ça aurait été très agréable c’est sûr mais…j’suis égoïste, j’suis vraiment désolé mais tout ça, tout…toi, ça m’fait remonter des souvenirs et…enfin tu sais que j’ai eu cet immense béguin pour toi quand t’étais à Poudlard et… » L’alcool l’avait fait balbutier plus que d’ordinaire, et sans doute trop parler aussi car Lucrecia le regardait désormais avec des yeux ronds comme des soucoupes. Son visage impassible avait désormais laissé place à la plus pure expression de surprise. « Et bien non. Non, je ne savais pas que je te plaisais à l’époque. » C’était lui, ou l’alcool, ou l’ambiance était soudainement devenu électrique entre eux deux ? Ils se fixaient, encore tous deux sous les coups des paroles d’Ash, et le silence s’éternisait. Ash cherchait quoi dire pour se sortir de cette situation lorsque Stef réapparut. La délivrance prit la forme d’une sortie en boîte avec tout leur groupe d’amis, auquel s’ajouta, il ne sut trop comment, Flynn qui fit tourner son pétard et sa vodka de lèvres en lèvres. La délivrance, peut-être, la fin des problèmes ? Plutôt le début.

Mal de crâne et nausée. Ash ouvrit péniblement un œil, puis l’autre. Dans sa bouche, le goût amer de la bière restait. L’alcool transpirait même par tous les pores de sa peau. Il referma les yeux. Des flashs de l’after en boîte de nuit lui revinrent, et ils étaient aussi douloureux que sa migraine. Il avait bu, encore et encore, tiré un peu trop sur le joint de Flynn malgré les protestations du métis, qui tenait plus l’alcool et les stupéfiants que tous les autres réunis. Il se souvenait aussi de lèvres douces contre les siennes, d’un feu dans tout son corps quand il avait passé ses mans dans des cheveux soyeux. Sauf qu’il voyait aussi du châtain dans ses visions et que Dominique avait été rousse et était désormais blonde, mais n’avait jamais été brune. « Ash ! C’est quoi ce bordel ? » Le mot vulgaire, rugi en français, suffit à le faire sursauter et à dégager le bras qui s’était accroché à lui. Face au lit où il s’était effondré deux minuscules heures auparavant, une semi Vélane en furie, les yeux bleus débordant d’eau salée. Ash savait que l’heure était grave pour que Dominique se mette à jurer comme Victoire un charretier.

Et l’heure était en effet grave car allongée à ses côtés, alors que lui était torse nu, reposait Lucrecia, la couverture cachant son corps vêtu uniquement de ses sous-vêtements.

GASMASK


I'm a creep, I'm a weirdo
J'suis pas tout seul à être tout seul, ça fait d'jà ça d'moins dans la tête. Et si j'comptais combien on est -beaucoup. Tout ce à quoi j'ai d'jà pensé, dire que plein d'autres y ont d'jà pensé. Mais malgré tout, je m'sens tout seul. Du coup oui, j'ai parfois eu des pensées suicidaires et j'en suis peu fier. On croit parfois que c'est la seule manière de les faire taire. Ces pensées qui me font vivre un enfer.
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Ash Lloyd
Ash Lloyd
Préfet de Poufsouffle

Parchemins : 494
Âge : 14 ans (23 mai 2002)
Actuellement : 4ème année


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
SORTS & ARCANES:
GALLIONS EVENT: 16
FACECLAIM: Timothée Chalamet


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Ξ Sujet: Re: Les 30 baisers maladroits d'Ash Lloyd [07/30]   Les 30 baisers maladroits d'Ash Lloyd [07/30] EmptyDim 13 Mar - 21:26

Dominique Weasley
"Back and forth now I'm feelin' guilty 'cause I just can't stop this pendulum in my head. Though I know that our time is ending, oh, I'd rather lay forever right in this bed. And I keep waiting like, you might change my mind."


Titre : Cinq ans après (3)
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #8 : The Other - Lauv
Personnages concernés : Lucrecia, Aoi, Estefanía, Flynn, Peony, Dahlia, Leopold, Valentina, Viska, Eurydice (citée), Cassandra (citée), Niels (cité), Nathaniel (cité).
Cadre : Suite de la précédente.
Nombre de mots : 2 913

***

Tremblement de terre à l’appartement d’Ash Lloyd. Il était sorti de sa chambre, suivant une Dominique en larmes vers la cuisine et avait refermé la porte pour éviter de réveiller Lucrecia. Conscient que rien dans cette situation (lui allongé aux côtés de Lu alors qu’ils étaient quasiment à poil, des bouteilles d’alcool à moitié vides un peu partout, des paquets de cigarette sur la table du salon, du verre sur le sol de la cuisine juste poussé par un balai, et une Aoi à moitié consciente allongée dans la salle de bains, à proximité des toilettes) n’allait en sa faveur). « Je t’assure, il ne s’est rien passé. Enfin rien de sexuel. On s’est effondré dans les draps et Aoi était sûrement avec nous à un moment donné avant d’aller vomir toute la tequila qu’elle s’est enfilée. » Dominique lui adressa un regard à la fois sévère, triste et dégoûté. Pire : déçu. Cela lui brisait le cœur de lui avoir tant fait de mal. « Tu te fous de moi Ash ! Tu me dis que tu sors juste avec Stef et quelques copains, et je te retrouve presque nu avec la fille de tes rêves dans notre lit ? Et tout ce que tu arrives à me sortir c’est qu’il ne s’est rien passé ? Tu ne m’as pas parlé de Lucrecia, Ash, à aucun moment. Tina m’avait bien dit qu’elle était revenue, mais je me suis dit que tu n’avais pas dû la revoir. Et je découvre quoi ? Que tu m’as menti et que tu l’as bien revue ? Félicitations, Ash, tu dois être ravi. Tu te l’es enfin tapé. » Il y avait tant d’aigreur et de rage dans ses paroles, tant de vérités aussi, qu’Ash ne sut simplement pas quoi répondre. Il était indéfendable, tout simplement. « Je vais chez Tina, je reviendrai quand tu auras décuvé pour qu’on puisse avoir une vraie conversation sans que je n’ai l’impression de parler avec un ivrogne. Je veux l’appart rangé, nettoyé, et Lucrecia en dehors de mon lit quand je reviens. » Sur ses mots, elle transplana, sans qu’Ash ne puisse protester qu’il s’agissait avant tout de son lit –et finalement tant mieux, car pinailler sur le fait que l’appartement de Cardiff était à son nom et qu’il l’hébergeait gratuitement n’allait guère dans le sens des excuses qu’il devait lui présenter.

Une fois Dominique partie, son premier geste fut de ranger d’un coup de baguette les déchets dans un grand sac noir en plastique. Ensuite, il se rendit auprès d’Aoi pour vérifier qu’elle n’était pas morte étouffée dans son propre vomi –grand soulagement : ce n’était pas le cas. Aoi se contenta de grommeler lorsqu’il l’aida à se relever. Le sol du carrelage de la salle de bain lui avait laissé une grosse marque sur la joue. Elle lui rappela qu’elle avait débarqué chez lui après avoir terminé son affaire avec une fille qu’elle avait croisé en boîte de nuit pour un after de l’after mais apparemment ils n’avaient été que trois à y participer : Aoi, Lu et lui. Après un café et une demie biscotte avalés, l’ancienne Serpentard partit direction Galway et Ash se décida à retourner auprès de Lu. Il avait peur des immanquables flashbacks qui ne manqueraient pas de lui revenir à proximité de la brune. Même s’il n’avait pas menti en affirmant à Dominique qu’ils n’avaient pas couchés ensemble, on était loin des soirées pyjamas qu’il avait passé chez Stef à dormir à côté d’elle sans que jamais rien ne se passe. A vrai dire, la seule raison qui les avait poussé à arrêter de s’embrasser et de se toucher (même si cela lui paraissait carrément irréel), était qu’il n’avait pas de préservatif chez lui rentrez couverts les enfants. Même avec Aoi dans le lit avec eux, ils n’avaient cessé de se caresser, ce qui avait poussé la jeune femme, en dehors de ses nausées, à se réfugier dans une autre pièce de l’appartement. Apparemment "vous ne vouliez pas que je participe moi aussi, c’est vraiment pas cool !"

Lu avait revêtu sa robe verte de tango et se massait les tempes, assise au bout du lit, lorsqu’il poussa la porte, et il fut soulagé de ne pas la revoir en lingerie. Lui en revanche ne portait qu’un pantalon mais ce n’était pas comme si son torse blanc cachet d’aspirine aux abdos inexistants avait quoi que ce soit d’attirant. Lu lui adressa un regard de mécontentement et Ash se demanda si toutes les personnes qu’il croiserait aujourd’hui lui en voudrait pour une raison ou une autre. Certainement. « Tu ne m’as dit que tu étais en couple. Tu n'as jamais mentionné Dominique devant moi. Tina m’avait dit que vous étiez ensemble mais j’ai été assez idiote pour croire que c’était fini, que c’était pour ça que tu étais si perturbé hier, que c’était pour ça que… » Elle s’interrompit et passa un doigt sur ses lèvres, geste que les yeux d’Ash suivirent sans qu’il ne leur ordonne. « Je suis désolé, Lu, je sais même pas pourquoi je t’en ai pas parlé, c’était idiot…J’ai l’impression de ne commettre que des erreurs à chaque fois que je te vois. » Son regard chaud se fut glacial et elle croisa les bras sur sa poitrine dans une attitude défensive. Ash se demanda ce qu’il avait pu lui dire, encore, pour qu’elle soit ainsi blessée. « Tu t’excuse beaucoup, je trouve. Mais peu importe, je vais rentrer à l’auberge, ce que j’aurais dû faire hier au lieu de venir ici. » Elle se leva et comme la veille au cabaret, Ash eut envie de la retenir alors même que ce n’était pas une bonne idée. « Attends Lu, j’suis vraiment désolé. Tu veux pas qu’on parle de ce qu’il s’est passé ? » Elle lui adressa un dernier regard triste et répondit avant de transplaner : « Tu l’as dit Ash, c’est une erreur. Et c’est à ta petite amie que tu dois parler maintenant. »

Silence.

Un silence pesant.

Et puis de nombreuses vibrations.

Ash avait allumé sa tablette et y découvrit d’innombrables messages. De sa mère qui se demandait s’il venait dîner le lendemain soir, et si Dominique serait avec lui, à Peony qui lui demandait, de manière de plus en plus agressive, des photos de sa soirée –elle avait fini par se calmer lorsqu’il lui avait envoyé une vidéo de lui en train de s’aligner des shots les uns après les autres, et des messages de plus en plus incompréhensible à mesure qu’il buvait. Les derniers textos de Peo étaient inquiets, et elle lui en avait renvoyé un ce matin "Asher tu ferais mieux de me dire si tu es bien vivant sinon je débarque chez toi, peu importe ce que tu fais avec une certaine danseuse argentine" –car il semblait qu’elle avait reçu des photos de lui en train d’embrasser Lu, sans compter les "LUUUU A HYPER DOUCE PEAU EMBRASSEEEEE HYPER QGTETUU BIEN" qu'il lui avait lui-même envoyé (il n’était pas près de reboire de l’alcool, foi de Lloyd). Dahlia aussi s’enquérait de son état "suis en Afrique du Sud pour une mission, si besoin d’extradition pour échapper à Dominique, je connais des gens", et même Leopold…Leopold aussi à sa façon "bien joué frérot ! Peo m’a informé de la nouvelle, je savais pas que t’avais ça en toi !" Valentina lui avait envoyé un long message lui réclamant une explication, tout en réussissant l’exploit de le faire se sentir encore plus coupable en gardant un ton gentil et Stef lui avait semble-t-il envoyé de nombreux SOS "J’ai fait une connerie, toi aussi". Son dernier mot réclamait qu’il vienne la chercher à Traverse sans traîner ou elle balançait tout à Dominique (sans savoir qu’elle en avait déjà vu pas mal). Sentant que la situation était urgente, Ash se contenta d’enfiler une chemise et transplana.

Il retrouva une Stef à l’air déterrée devant le cabaret où ils s’étaient rendus la veille, sans savoir comment elle y avait atterrie. Elle était toujours en robe noire, signe qu’elle n’avait pas dormi chez elle et avant de lui donner une explication, elle le poussa en direction d’un café. Sitôt les deux amis engouffrés dans l’endroit surchauffé, Ash se retourna vers Stef pour lui demander comment avait terminé sa soirée lorsque celle-ci glapit. A deux mètres devant eux, Flynn Mulligan le bras passé sur les épaules d’une blonde qui ne pouvait qu’être son ex, Viska Spingate. « Tiens, Stefinou. Bien dormi ? Tu avais disparu ce matin quand je me suis réveillé. » Flynn lui adressa un sourire malicieux tandis que Stef rougissait à vue d’œil. « Lloyd, on a retrouvé ton blazer au cabaret, tu peux venir le chercher quand tu veux. » Il partit s’installer, toujours collé à Viska. « Pas de commentaire !! », s’exclama son amie alors qu’Ash, de plus en plus en plus confus, allait lui poser des tas de questions. Après Lucrecia et lui, Aoi et sa nouvelle conquête, Cassie et Nate dont il se rappelait vaguement qu’ils étaient entrés ensemble, la Gryffondor ayant trouvé que le moyen le plus simple de faire taire l’ancien préfet, et cesser ses remontrances sur sa consommation de cigarettes, était encore de l’embrasser ; maintenant Stef et Flynn ? Il y avait-il un membre de leur groupe d’amis qui n’avait pas commis de catastrophe hier ? Eurydice, probablement. Eurydice était si raisonnable qu’elle n’’avait rien bu de la soirée, et qu’elle n’avait passé que très peu de temps en boîte de nuit, son fiancé Niels lui affrétant une voiture pour la ramener à bon port.

Stef ne fit donc aucun commentaire, mais passa les prochaines minutes à grincer des dents et à pester dans son café, lui demanda de décaler "sa grosse tête" pour qu’elle puisse espionner Flynn et Viska, sans toutefois lui dire pourquoi elle voulait tant suivre leur entrevue au point de regretter de ne pas avoir une paire d’Oreilles à rallonge sur elle. « Ils sont vachement proches quand même ! "Il n’y a plus rien entre Viska et moi", tu parles ! J’suis sure qu’ils couchent encore ensemble, mais ça doit être sa définition de rien, j’imagine ! », finit-elle par exploser sans qu’Ash ne comprenne pourquoi elle était autant énervée qu’un type qui n’avait cessé de la taquiner depuis qu’ils se connaissaient s’intéresse à une autre fille. Elle aurait plutôt dû être soulagée qu’il cesse de l’embêter, plutôt. Mais sitôt qu’Ash lui fit cette remarque, Stef le fusilla du regard. « Tu ferais mieux de te mêler de tes affaires et d’arranger l’immense merdier que tu as créé hier, Ash. » Et sur ce, elle partit d’un pas énervé, son café entamé sur la table, un Ash interloqué laissé sur son siège. Bien sûr, elle avait raison, il devait réparer les dommages causés la veille, mais qu’elle ne se montre pas expansive sur ses aventures de la veille prouvait bien qu’elle aussi avait dû se fourrer dans un sacré merdier.

Un peu plus tard, Ash se rendit au cabaret pour récupérer son blazer. Il tomba sur Flynn qui dressait les tables pour le déjeuner. Le métis lui remit sa veste, Ash le remercia. Il aurait sans doute dû partir aussitôt mais la curiosité le démangeait. « Dis-moi, il s’est passé quoi avec Stef hier ? Vous avez couché ensemble ? » Appelez le inspecteur Lloyd. Flynn pouffa. « C’est ce qu’elle t’as dit ? Je sais qu’elle en rêve depuis toujours mais nan, on a pas couché ensemble. Elle était complètement saoule, et comme je sais pas où elle habite, je l’ai ramené chez moi. J’aurais jamais profité d’elle dans cet état. Je lui ai laissé le lit et j’ai pris mon canapé, mais visiblement, ça méritait même pas un merci. » Le garçon haussa les épaules avant de tourner les talons –si seulement Ash avait son talent pour se foutre royalement de ce qui se passait dans sa vie !

Ash transplana chez lui. Il mit les roses rouges qu’il venait d’acheter dans un vase puis partit prendre une douche bien chaude, idéale pour se décrasser. Quand Dominique débarqua, il sentait bon, était bien coiffé, et avait préparé à manger (c’est-à-dire qu’il avait fait réchauffer du poulet frit au micro-ondes, tout ce qui était plus poussé dépassait sn maigre talent de cuisinier). Il espérait avoir l’air d’un nouvel homme mais devait sûrement arborer l’expression piteuse de tous ceux qui cherchaient à se faire pardonner et d’ailleurs, Dominique n’eut pas l’air impressionnée. Mais Dominique avait aussi l’air exténuée et curieusement, elle ne revint pas sur les évènements de la nuit. Elle prit place pour dîner, évoqua la pièce de théâtre sur laquelle elle travaillait, les dernières aventures de Tina au refuge magique où elle travaillait, les nouvelles de Victoire, actuellement en France pour un match contre l’équipe nationale de Quidditch et des autres Weasley. Bref, tout sauf la soirée de la veille. Etonné, Ash joua le jeu. Peut-être Dominique avait-elle réfléchi, s’était dit que tout ce qu’elle avait vu le matin même n’avait aucune réelle importance. Le dîner lui parut d’une banalité affligeante, comme si rien ne s’était passé et Ash aurait dû être rassuré, vraiment. Toute la journée, il n’avait cessé de culpabiliser à cause de ce qu’il avait fait, du mal qu’il avait infligé à celle qu’il aimait mais aussi à Lu. Il s’était traité mentalement de tous les noms, s’était préparé à de longues disputes, à des cris. Mais rien de tout cela. Et il ne savait comment réagir. Il ne savait si Dominique faisait juste semblant ou si elle l’avait pardonné d’elle-même.  

Au moment de passer au lit, Dominique se crispa. Mais Ash avait fait le nécessaire : les draps avaient été changés et une douce odeur de linge propre régnait dans la pièce. Les deux Poufsouffles se mirent au lit. Dominique s’approcha de lui tout doucement pour l’embrasser. Un baiser qui n’avait rien de ceux, timides, qu’ils s’échangeaient au début de leur relation. Un baiser presque animal. En même temps, elle le touchait, le caressait, et aurait fini par le plaquer pour se mettre en position horizontale  sans le geste d’Ash pour la stopper. Le regard clair de Dominique se fit dur. Elle se sentait rejetée et reprit une position assise dans le lit, bouillonnante de colère. « Tu penses à elle c’est ça ? », cracha-t-elle. « Dominique…Non. Mais ce matin tu étais tellement en pétards, et là tu me sautes dessus. J’ai du mal à suivre, c’est tout. » Il essaya de saisir sa main, mais elle le repoussa. « Tu devrais être plutôt content, que je passe à autre chose et que je te saute dessus. Mais c’est toujours pareil avec toi. Il t’as fallu plus d’un an pour sauter le pas avec moi, mais avec Lucrecia, par contre, pas de soucis. Direct le soir de vos retrouvailles tu couches avec elle. » Ash rougit. C’était à son tour d’être en colère. Il n’arrivait pas à croire qu’elle lui reprochait d’avoir pris son temps, alors même qu’elle savait combien il était complexé et mal à l’aise avec son propre corps. « Je n’ai pas couché avec Lu ! On s’est embrassé, c’est vrai, et c’était une erreur. Mais il n’y a rien eu de plus et c’était à cause de l’alcool », assura-t-il, agacé. Le tout, c’était de se convaincre lui-même, non ? « Vraiment ? Ce baiser n’avait pas la moindre importance pour toi ? Tu peux me le jurer ? Tu as enfin embrassé la fille qui t’obsédait quand tu étais jeune et tu n’as rien ressenti ? » Ash ouvrit la bouche. Il allait lui sortir que non, bien sûr que non, ça ne lui avait rien fait d’embrasser Lu, que tout ça, ses sentiments pour elle, c’était de l’histoire ancienne. Que c’était Dominique dont il était amoureux, Dominique avec qui il avait envie de construire sa vie. Qu’il n’y avait qu’elle avec qui il se sentait bien, la seule avec qui il acceptait son corps trop maigre et ses maladresses à répétition. Qu’il voulait rester allongé toute sa vie dans un lit avec elle. Mais il ne pouvait se résoudre à lui mentir. Et peu importe à quel point il l’aimait, à quel point il voulait que leur relation continue, il savait aussi que quelque chose s’était cassé la veille, que quelque chose entre eux s’était cassé même après l’instant où il avait revu Lu et où il avait décidé de ne pas lui en parler. Il ne pouvait pas lui cacher cela, ce n’était pas juste. « Dominique, je t’aime, je t’assure. Il n’y a que toi que j’aime. Mais…non. Ce baiser a eu de l’importance pour moi. » Parce que sinon, ça n’aurait pas été le visage de Lu qui se serait imposé dans son esprit lorsque Dominique l’avait embrassé. Elle avait raison : il pensait à la danseuse.

Silence.

Un silence pesant.

Ils étaient tous les deux étendus dans le lit qu’ils partageaient depuis leur sortie de Poudlard. Dominique ne disait rien, et il ne cherchait pas non plus à s’excuser, car il se savait impardonnable. Quelque chose s’était brisé entre eux, et c’était entièrement sa faute. Quelque chose s’était brisé entre eux et il ne cherchait plus à se rattraper, car il savait que c’était impossible. Peu importe combien de temps le silence durerait, combien de temps ils resteraient allongés sans rien dire, sans oser prononcer les mots.

Ce silence sonnait leur fin.

GASMASK


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J'suis pas tout seul à être tout seul, ça fait d'jà ça d'moins dans la tête. Et si j'comptais combien on est -beaucoup. Tout ce à quoi j'ai d'jà pensé, dire que plein d'autres y ont d'jà pensé. Mais malgré tout, je m'sens tout seul. Du coup oui, j'ai parfois eu des pensées suicidaires et j'en suis peu fier. On croit parfois que c'est la seule manière de les faire taire. Ces pensées qui me font vivre un enfer.
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Ash Lloyd
Ash Lloyd
Préfet de Poufsouffle

Parchemins : 494
Âge : 14 ans (23 mai 2002)
Actuellement : 4ème année


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SIGNE PARTICULIER:
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GALLIONS EVENT: 16
FACECLAIM: Timothée Chalamet


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Ξ Sujet: Re: Les 30 baisers maladroits d'Ash Lloyd [07/30]   Les 30 baisers maladroits d'Ash Lloyd [07/30] EmptyMar 15 Mar - 1:46

Estefanía Kostas
"Funny how the heart can be deceiving more than just a couple times. Why do we fall in love so easy? Even when it's not right."


Titre : Cinq ans après (4)
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #20 : Try - P!nk
Personnages concernés : Lucrecia, Flynn, Peony, Dahlia, Leopold, Viska, Valentina (citée), Victoire (citée), Lowell (cité), Charlotte (citée).
Cadre : Suite de la précédente.
Nombre de mots : 1 623

***

Le départ de Dominique de son appartement avait été pour le moins curieux. Il l’avait aidé à rassembler ses affaires, éparpillées dans toutes les pièces, l’avait écouté téléphoner à Tina, Charlotte, Lowell et même à Victoire (dont il entendit la douce voix hurler à travers l’appareil, lui promettant les pires misères s’il avait le malheur de la croiser un jour) tant qu’elle avait "la force de le faire", et ce qui l’aidait aussi, apparemment, à réaliser que c’était vraiment la fin entre eux. Ce n’était pas évident pour Ash non plus. Il avait toujours l’impression que ses baisers et caresses avec Lu n’étaient que le fruit de son imagination mais il savait aussi qu’il prenait la bonne décision. Il ne pouvait décemment rester avec Dominique alors qu’une autre fille occupait toutes ses pensées. C’était peut-être la pire décision de sa vie, car il savait ce qu’il perdait, une fille formidable avec qui il avait un tas de points communs, avec qui il était facile de vivre, avec qui les discussions étaient naturelles et les silences en aucun cas dérangeants. A côté d’une vie professionnelle qui menaçait de se casser la gueule et une vie familiale qui ne lui semblait pas plus facile qu’avant, Dominique était la constante de sa jeune existence, et voilà qu’il la perdait à son tour, sans être certain qu’il finirait par redevenir ami avec elle. Il ne savait pas non plus ce que donnerait cette histoire avec Lu, et si même elle accepterait de lui reparler. L’inconnu l’effrayait, très certainement, mais il ne pouvait pas rester avec Dominique parce que c’était confortable et rassurant. Elle méritait mieux que cela, et lui aussi.

Mais ce n’était pas facile, ni pour elle ni pour lui et il lâcha quelques larmes en lui disant au-revoir. C’était un au-revoir pour elle, mais aussi un adieu à leur relation, à leur un an et demi d’amour, de complicité et presque de vie commune entre la salle commune des Poufsouffles et son appartement à Cardiff. Il trouverait encore des traces d’elle chez lui dans les prochains jours, de son parfum dans la salle de bain aux fleurs fanées qu’elle aimait rassembler dans des pots-pourris. Il s’était longtemps accroché à leur amitié puis à leur relation de couple, cela lui avait donné l’impression de donner un sens à sa vie. Maintenant, il se disait qu’il devait réussir à se sentir heureux sans elle et pour quelqu’un qui avait facilement tendance à déprimer, ce n’était pas évident. Il avait eu besoin d’elle, d’abord comme cavalière pour le bal l’année où il était préfet, puis pour l’aider à se sortir Lucrecia de la tête à coups de charme de Vélane lorsqu’elle cherchait à s’entrainer. Elle lui était devenue indispensable et il avait fini par tomber amoureux d’elle. Mais peut-être qu’il avait tout fait de travers. On ne restait pas avec quelqu’un parce qu'on avait besoin de lui et qu’il nous apportait quelque chose, ce quelque chose, on devait le trouver par soi-même sinon c’était tout son équilibre qui s’effondrait lorsqu’on perdait la personne. Il ne regrettait pas, cependant, d’être sorti avec elle. Elle avait été son premier amour, sa première petite amie, et elle aurait toujours une place spéciale dans son cœur.

Mais celle qui avait toujours eu de l’emprise sur son cœur, finalement, malgré la distance et le temps qui s’était passé, c’était Lucrecia. Sinon pourquoi serait-il immédiatement tombé dans ses bras, tout en sachant très bien que ce n’était pas correct vis-à-vis de Dominique ? C’était inexplicable, totalement incompréhensible, mais il était retombé sous son charme, en l’espace d’un instant et d’un regard. Comme la première fois qu’il l’avait vue, dans le hall du Ministère.

Le dîner familial, le lendemain soir de sa rupture avec Dominique, avait été étrange. Il n’avait pas pu y échapper, bien évidemment, il n’en avait pas été question. Mais personne n’avait fait référence à la fin de son couple ni à la connerie qu'il avait commise avec Lucrecia, même pas Leopold. C’est comme si sa fratrie toute entière s’était liguée pour le protéger et même s’il n’aurait pas aimé qu’on le couvre d’allusions à ce qu’il avait fait, il aimait encore moins qu’on le traite comme un bébé. Il en avait fait part à sa famille en partant –il n’avait jamais été connu pour son très grand courage. Sa mère l’avait regardé avec compassion, Peony l’avait pris dans ses bras, Dahlia avait l’air satisfaite d’échapper à Victoire en tant que belle-sœur et Leo pensait toujours que son petit frère marchait dans ses pas et allait devenir un don juan de pacotille –plutôt mourir vieux garçon.

Ash ne pouvait même pas compter sur son travail pour le tenir occupé et éviter qu’il ne pense à Dominique, à Lucrecia, et à tout le reste. Stef était partie en stage intensif pendant une semaine, sans qu’il ne sache si elle lui faisait encore la tête ou non. Résultat, Ash passa la plus longue semaine depuis son arrivée comme stagiaire au Ministère. Une fois le week-end arrivé, il se décida à en faire une journée productive comme il les aimait : la passer entièrement au lit en pyjama à ne rien faire et à manger des cochonneries sans que personne ne le juge. C’était sans compter Stef, qui, une fois de retour en Angleterre, se décida à le chercher au Pays de Galles, visiblement de nouveau de bonne humeur. « Ash tu ne vas pas me croire ! On est parti avec le département des Aurors et j’ai été mise en binôme avec Derek Bradford ! Derek Bradford Ash, tu te rends compte ? Cette chance incroyable ! Il est tellement drôle, tu peux pas savoir ! Et intelligent, il repère tous les indices et sait résoudre hyper vite les affaires ! Vraiment ! C’est pas lui qui chercherait à me déconcentrer en me donnant des surnoms pourris et en me sortant des sous-entendus sexuels totalement lourds et débiles et malvenus et… » Stef repéra le regard entendu et le sourire moqueur d’Ash, qui avait très bien compris de qui elle parlait après sa digression sur Derek Bradford. « Habille-toi ! Tu vas pas rester chez toi comme un malheureux ! Bon, tu t’es séparé de Dominique –et tu l’as un peu cherché, ne le nie pas. Mais c’est pas la peine de vivre comme un moine maintenant ! » Son ton autoritaire ne laissait pas la place au libre arbitre : il n’avait plus qu’à se changer et à la suivre.

Stef et lui étaient de toute évidence destinés à reproduire sans cesse le même schéma. Tranquillement installés à une table d’un café à Traverse, et alors que Stef s’épanchait sur les différentes aventures qu’elle avait vécu pendant une semaine, toute sa colère envers Ash oubliée, elle s’interrompit en pleine phrase et blêmit nettement. Ash allait ouvrir la bouche pour lui demander ce qui lui arrivait mais Stef le fit taire en mettant une main dans son cou pour le tirer vers elle et en posant violemment ses lèvres sur les siennes. Elle finit par le lâcher et regarda derrière son épaule avec une lueur meurtrière dans son regard –et peu importe qui elle regardait ainsi, Ash lui conseillait de s’enfuir vite, très vite. Doigts posés dans sa nuque pour la masser (Stef avait beaucoup plus de force qu’on ne le supposait en la regardant), Ash se retourna avec la plus grande discrétion possible (c’est-à-dire aucune). Flynn Mulligan, l’air décontenancé tenait un mug de café à emporter dans la main. Il sembla reprendre ses esprits lorsque la blonde à ses côtés, qu’Ash reconnut comme étant Viska, le prit par le coude. Il lança une dernière œillade vers leur table avant de partir. Ash reprit sa position, entendit un cinglant « Pas de commentaire !! » venant de Stef –or, il avait récemment appris qu’il valait mieux ne pas faire de commentaire après un tel ordre sous peine que l’ancienne Gryffondor ne fasse la gueule pendant des jours et il ne comptait pas reproduire son erreur récente, même s’il avait beaucoup trop de questions en tête dont il aurait aimé avoir les réponses.

En sortant du café, Ash tentait toujours de ne pas prononcer le prénom de Mulligan, et ce n’était vraiment pas facile, et Stef avait l’air remonté comme le jour de sa rupture avec Alexandre, quand le garçon lui avait assuré qu’elle ne pourrait pas lui infliger de mal, même en essayant, grâce à son entraînement –quelle imprudence. « Stef ? » Ash pila net. Cette voix…Cette voix qui hantait ses jours et ses nuits depuis une semaine –et s’il était vraiment honnête avec lui-même, depuis plus longtemps en fait. Lucrecia leur apprit qu’elle sortait de son auberge et passait dans le coin, ne balade qu’elle aimait effectuer tours les matins après s’être levé et une habitude que Stef parut découvrir –Ash n’y croyait pas du tout, son amie arborait une expression qui n’avait rien d’innocent et tout de louche. Il aurait été prêt à parier qu’elle l’avait emmené dans cet établissement, à cette heure-là, pour espérer croiser sa cousine. Les manigances, c’était tout à fait le genre de Détective Kostas. « Je vais vous laisser, je dois y aller ! Je dois retrouver mon binôme Auror pour notre compte-rendu de stage. Souhaitez-moi bonne chance ! » Ash ne voyait pas pourquoi il lui souhaiterait un truc pareil alors qu’elle l’avait fourré dans un traquenard et qu’elle le plantait en plus. « Evites de ronchonner sur un rockeur et sa princesse et tout se passera bien ! », lui lança-t-il donc, ce qu’il regretta amèrement : au vu de son regard noir, Stef ne laisserait pas cet affront impuni. Mais il s’en soucierait plus tard, la discussion qu’il redoutait depuis une semaine l’attendait.
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Ash Lloyd
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Préfet de Poufsouffle

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Âge : 14 ans (23 mai 2002)
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Ξ Sujet: Re: Les 30 baisers maladroits d'Ash Lloyd [07/30]   Les 30 baisers maladroits d'Ash Lloyd [07/30] EmptySam 23 Avr - 15:46

Lucrecia Castillo
"I wanna watch you undress. I wanna watch you glow. Let your hair down all around and cover us both. You come in waves. We crash and we roll. You surround me pull me, drown me then swallow me whole"


Titre : Cinq ans après (5)
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #6 : Run - Matt Nathanson feat. Sugarland
Personnages concernés : Estefanía le vrai perso principal de cette série en vrai, Flynn, Peony, Dahlia, Leopold, Cassandra (citée), Nathaniel (cité).
Cadre : Suite de la précédente et fin de la série.
Nombre de mots : 2 376

***

Lucrecia se tenait en face de lui. A un mètre de lui, même pas, si près et pourtant intouchable. Ses cheveux bruns légèrement bouclés voletant avec la brise, ses yeux sombres où brillait une lumière si spéciale ancrée dans les siens, avaient toujours autant de pouvoir sur lui. Ils l’enchantaient, le troublaient, le rendaient muet. Elle était revenue dans sa vie et elle y avait mis un chaos épouvantable –il l’avait laissée y mettre le chaos- et il en était le plus heureux des hommes. Il la voyait pour la première fois depuis une semaine, et il avait juste envie de revivre le moment où ils s’étaient embrassés en boucle –en moins flou et en plus précis, car il avait encore du mal à se rappeler exactement comment ça s’était déroulé. Oui, il avait envie d’elle, il avait envie de l’embrasser, même s’il savait aussi qu’il avait tout fait foirer, qu’il était sans doute paumé et que ce n’était pas, quelques jours après sa rupture avec Dominique, avec laquelle il s’était sacrément projeté, idéal. Mais il ne pouvait nier qu’il en avait envie.

« Tu sais que tu me fixes depuis cinq minutes sans rien dire, la bave aux lèvres ? »

Sa voix trancha dans le silence et Ash se sentit bête, si bête. Il s’essuya rapidement la bouche du plat de la main et allait prendre la parole lorsque son rire clair retentit. Son rire…Il n’avait jamais pu en oublier le charme. « Relax, Ash, je plaisantais. Je voulais détendre l’atmosphère. » Ah. Oui. En effet. Ça aurait pu marcher, si seulement Ash était du genre capable de se détendre. Le stress l’habitait constamment, tant et si bien qu’il n’y faisait plus attention maintenant. « Tout va bien ? Tu fais vraiment une drôle de tête. » Son ton était empreint de sollicitude. Elle avait l’air sincèrement inquiète pour lui. Après ce qu’il s’était passé, elle s’inquiétait sincèrement pour lui. « Je me suis séparé de Dominique », lâcha-t-il de but en blanc, ce qui, il se rendait compte, ne répondait pas vraiment à sa question. Et en même temps, c’était la première information qu’il souhaitait lui communiquer. Lu haussa les sourcils, stupéfaite. Elle ne devait pas s’attendre à ce qu’il annonce ça à sa première prise de parole. « Et ? » Elle avait arboré son expression de défi, celle qu’il trouvait si irrésistible (oui, bon), et lui donnait encore plus envie de s’approcher d’elle. Sauf qu’elle attendait quelque chose de lui, il le sentait, et qu’il ne savait pas quoi lui dire. C’était une discussion qu’il redoutait –attendait- depuis une semaine, et il ne savait même pas quoi lui dire. C’était pathétique. Peut-être avait-il trop de trucs à lui confier, au final, tellement qu’il n’arrivait pas à faire le tri. « C’est à cause de toi. Enfin, pas à cause. Il y a pas que toi qui a joué dans la décision. Enfin, c’est quand même un peu pour toi. Enfin...après…après ce qui s’est passé entre…nous...enfin…tout ça tu vois. » Il fit un geste vague de la main, désespéré par son propre manque d’éloquence Ted Lupin style. Il avait toujours tendance à balbutier lorsqu’il n’était pas à l’aise (c’est-à-dire la grande majorité du temps) mais il aurait aimé réussir à exprimer correctement ses sentiments pour une fois. « Tu sais te montrer clair que quand tu as bu Ash ? », releva Lu, qui semblait à la fois agacée et amusée de sa tirade maladroite. « Faut croire », soupira-t-il, exaspéré de lui-même et déclenchant par ces simples mots le rire si musical et adorable de Lucrecia. Mais même ce son délicieux ne parvenait pas à le rendre à l’aise. Même elle ne parvenait pas à le mettre à l’aise. Et plus il n’arrivait pas à s’exprimer, moins il se sentait à l’aise. Lucrecia eut l’air de se rembrunir. « Qu’est-ce que t’attends de moi au juste Ash ? On se recroise, tu me donnes pas de nouvelles. On se croise, tu me dis que je te plais, on s’embrasse et après j’apprends que t’es en couple. On se voit, et tu m’annonces que c’est fini, mais t’arrives pas à dire un mot de plus. Alors qu’est-ce que t’attends de moi ? Je vais pas le comprendre toute seule tu sais. » Il le savait. Mais cette phrase ne suffit qu’à le mettre davantage sous pression. Il se sentait suer de partout  et n’arrivait pas à se décider à parler. Il avait la nette impression que peu importe ce qu’il lui dirait, ce ne serait pas assez. Il ne serait pas assez. « Je sais pas. Je sais que c’est nul de te dire ça, que ça avance à rien mais…je sais vraiment pas Lu. Je suis désolée. Je…Je réalise à peine ce qui s’est passé entre nous. » Il se sentait nul, si nul. Vraiment pas à la hauteur de la femme qu’il avait en face de lui. « Le truc c’est que c’est pas à moi de répondre à cette question pour toi, Ash. Et je veux pas…je veux pas faire un pas si c’est pour encore être blessée après. Tu viens de te séparer et t’as juste l’air…perdu. J’ai pas envie de souffrir parce que tu sais pas où tu en es. Alors…quand tu sauras, tu sais où me trouver. » Elle le planta là, sans qu’il ne puisse protester, sans qu’il ne puisse tenter (et probablement échouer) de la retenir. Il n’y avait pas à dire, elle était définitivement plus douée que lui avec les mots –ce qui n’était pas bien dur, certes.

Ash passa une bonne partie de sa matinée à se balader dans les rues du Chemin de Traverse sans but précis. Lu avait raison : il était paumé. Il s’était senti paumé une bonne partie de sa vie et il avait cru, bien naïvement que tout se résoudrait quand il deviendrait un adulte. Mais il était encore plus paumé qu’avant. Il menait une carrière qui ne lui plaisait pas, et sa vie tranquille, banale, et affreusement ennuyante avait pris un tournant beaucoup plus mouvementé quand il avait recroisé la fille qui l’avait chamboulé en un seul regard lors de leur première rencontre. Celle qui ne cessait de le chambouler. Celle qui avait capturé son cœur et qui, finalement, ne le lui avait jamais totalement rendu. Il ne savait trop comment, probablement miraculeusement, il avait eu une chance avec elle, et il avait réussi à tout gâcher. Typique de lui-même, il fallait bien l’avouer.

Ses pas le menèrent au cabaret où travaillait Flynn Mulligan, sans qu’il n’en ait réellement conscience boum Ash finit avec Flynn, fin de la fic. La voix de Stef l’interpella. N’était-elle pas censée faire les yeux doux à Derek Bradford pendant qu’ils remplissaient un rapport où il ne savait quoi ? « Chaque fois que j’te vois t’es collé à Viska ! Et tu veux me faire croire qu’il se passe rien entre vous ? J’ai deux yeux Mulligan ! » Flynn fumait tranquillement une clope et avait l’air aussi posé que Stef furieuse. « Et pourtant c’est toi que j’ai surpris en train d’embrasser ton meilleur pote. Toi qui parle h vingt-quatre de ton coéquipier, et toi qui m’a encore sorti hier (hier ? Flynn avait eu Stef au téléphone alors qu’elle était en mission ? ) que ton ex était grand et fort et pas du tout vulgaire ni faignant comme moi. Et après tu pètes des câbles parce que t’es jalouse (Ash entendit Stef protester) ?! T’es difficile à suivre Stefinou. » Ce à quoi la dite Stefinou répondit par un long monologue Victoire serait fière tachant de prouver à l’outrecuidant Flynn que non, elle n’était pas du tout jalouse, monologue que se décida à interrompre Flynn, une fois sa cigarette terminée, par un baiser, laissant Stef coite et bouleversée une fois qu’il fut rentré dans son lieu de travail (apparemment sa pause était terminée). Par il ne savait quel moyen ses talents de détective affûtée, Stef finit par le repérer. Elle lui jeta un regard meurtrier et lui balança : « Ça avance avec ma cousine ? T’as réparé ton bordel ? », auquel il répondit du tac au tac : « Ça avance moins qu’avec ton rockeur en tout cas. » Stef n’avait pas l’air ravie de cette réponse et entra à son tour dans le cabaret, visiblement déterminée à poursuivre Flynn, ses longs cheveux bruns rejetés en arrière d’un geste rageur parfaitement maîtrisé Victoire lui a tout appris. Ash la suivit, peu désireux qu’elle lui fasse de nouveau la gueule pendant encore une semaine. Du coin de l’œil, il remarqua Cassie et Nate, en pleine discussion animée, qui tentaient visiblement de rester inaperçus (raté, détective Kostas les avaient vus, et même lui les avaient aperçus) mais ces deux amis pouvaient respirer, détective Kostas était trop agacée et perturbée pour entamer leur interrogatoire (pas tout de suite en tout cas). « Mulligan ! Faut qu’on parle ! », l’interpella-t-elle de son ton autoritaire et péremptoire, le même qui faisait aussitôt obtempérer Ash, sans qu’il ne cherche à discutailler. Bien sûr, Flynn Mulligan n’étant pas Ash, il se contenta de dire : « Je bosse Stefinou. Lloyd, occupe-toi donc de ta pote s’te plaît. » Les deux anciens Gryffondors partageaient donc un point commun : la capacité de donner des ordres à tout bout de champ.

Ash attrapa donc Stef par le bras, qui, même si elle tentait de se libérer, le suivit bon gré mal gré vers une banquette. Ash promit de revenir avec de l’alcool, un truc à grignoter et sans questions sur sa relation avec le métis, et partit donc commander au bar un Mojito et une pinte de Carlsberg (non, ce n’était pas raisonnable mais oui, il en avait besoin. Flynn le servit, et après un temps d’hésitation, Ash lui demanda : « A quoi tu joues avec Stef ? Tu sais que c’est un cas bisous Stef, c’est pas juste une fille que tu peux te taper avant de passer à la suivante. » Flynn n’eut pas l’air de prendre mal son incursion dans sa vie privée (mais est-ce que ce garçon était capable de prendre mal quelque chose ? C’était une autre question) et répondit en le servant : « J’avais envie de l’embrasser, alors je l’ai fait, c’est tout. La vie est courte, Lloyd. Ça vaut pas le coup d’avoir des regrets et de se la compliquer avec des conneries. » Et pour la seconde fois en l’espace d’un mois, Ash se fit la réflexion  que Flynn Mulligan proférait des paroles bien plus sages que ce que son apparence débraillée n’aurait jamais pu le laisser supposer.

Un mois après, Ash était de retour au Ministère. De retour pour une dernière fois en tant que stagiaire. Il avait donné sa démission. Accomplissant ce geste qu’il avait tant reculer, par peur. Mais il était temps qu’il arrête de repousser, temps qu’il fasse quelque chose pour lui-même. Alors il quittait ce boulot qui n’avait rien d’épanouissant et plongeait dans l’inconnu. Il avait postulé à un stage à la Gazette du Sorcier pour apprendre les bases du journaliste. C’était un boulot qui l’avait longtemps tenté mais il n’avait pas sauté le pas après sa sortie de Poudlard, effrayé à l’idée de se planter, effrayé à l’idée de ne pas être capable. C’était de repenser à une conversation avec Lucrecia qui l’avait poussé à se lancer. Il y a bien longtemps, avant qu’elle ne parte de Poudlard, elle lui avait assuré qu’il ferait un bon journaliste. C’était fou comme elle l’inspirait à se dépasser, car c’était aussi leur discussion devant le café qui l’avait décidé à arrêter de subir sa vie, et finalement décider d’en être l’acteur. Il n’avait pas revu l’Argentine, n’ayant que des nouvelles par Stef (qui avait décidé de fuir Flynn Mulligan mais en parlait à chaque repas le midi c’est pour ça qu’il se barre en fait) se disant qu’il devait arrêter d’être paumé avant de faire un premier pas vers elle.

Mais le destin en avait décidé autrement. « Ash ? » La voix le fit sursauter, et il lâcha le carton qui contenait ses maigres possessions sur son pied. « Lu ? » Son ton était incrédule alors qu’il se penchait pour ramasser son carton –heureusement ses affaires ne s’étaient pas éparpillées partout. Le hall du Ministère était décidément leur endroit…Sur une inspiration subite, Ash laissa de nouveau son carton et fit ce dont il rêvait le plus la nuit : il embrassa Lucrecia. La jeune femme fut surprise, mais elle l’embrassa à son tour au lieu de le gifler, et Ash voyait ça comme plutôt bon signe. C’est elle qui semblait un peu perdue, et il lui dit : « On va se le boire ce café ? On a beaucoup à se dire… » Elle lui sourit, il reprit son carton, et ils partirent vers les ascenseurs main dans la main alors qu’elle lui confiait qu’il ne cessait de la surprendre. « Tu me confies tes sentiments, tu m’embrasses, c’est quoi la suite Ash ? » Il lui sourit à son tour, d’un sourire béat et niais, probablement. Il n’en avait aucune idée, mais pour la première fois de sa vie, il s’en fichait totalement.

La vie était courte, mais la vie, à l’image des sourires d’Ash et de Lucrecia, était pleine de promesses.

***

Peony à Ash(er) : Qu’est-ce que tu fous ? Maman nous attend pour le déjeuner.
Dahlia à Ash : Peo a lancé une alerte enlèvement. Suis au Maroc sur une affaire sérieuse, je peux pas m’occuper de ces bêtises. Réponds à ta sœur. PS : si besoin d’extradition je connais (toujours) des gens mais je mens pas à Peo pour toi.
Peony à Ash(er) : si j’ai pas de nouvelles d’ici deux minutes, je débarque chez toi.
Peony à Ash(er) : je suis devant chez toi, ouvre si tu veux pas que je défonce ta porte !!!!
Peony à Dahlia et Leopold : !!!!! (joint avec une photo d’Ash et de Lucrecia endormis l’un à côté de l’autre)
Leopold à Ash : bien joué p’tit frère. Attends, c’est pas la meuf de l’autre fois dont parlait Peo ? bon je suis fier quand même.

GASMASK


I'm a creep, I'm a weirdo
J'suis pas tout seul à être tout seul, ça fait d'jà ça d'moins dans la tête. Et si j'comptais combien on est -beaucoup. Tout ce à quoi j'ai d'jà pensé, dire que plein d'autres y ont d'jà pensé. Mais malgré tout, je m'sens tout seul. Du coup oui, j'ai parfois eu des pensées suicidaires et j'en suis peu fier. On croit parfois que c'est la seule manière de les faire taire. Ces pensées qui me font vivre un enfer.
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