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 La pire retenue de ma vie • Chiara

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Leith Thomson
Leith Thomson
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MessageSujet: La pire retenue de ma vie • Chiara   La pire retenue de ma vie • Chiara EmptyDim 18 Oct 2020 - 17:37


La pire retenue de ma vie

J't'invite à tout refaire comme les fesses de Kylie Jenner. J'peux séparer la mer mais j'peux pas rassembler nos cœurs. Dangereux délinquant ambitieux, OG Larry Hoover. Bien sûr qu't'es sur la liste, pour toi il n'y a plus d'videur.
Leith & Chiara


A peine la rentrée de janvier était passée que Leith se retrouvait déjà en retenue. Que les choses soient bien claires : Leith se retrouvait très souvent en retenue depuis le début de l’année. Ses frasques en cours et ses diverses entorses au règlement l’avaient bien vite fait remarqué aux yeux des autorités. Sans que le garçonnet n’en ressorte véritablement traumatisé : Rusard, le vieux concierge de l’école, n’était pas aussi terrifiant que ce qu’on laissait entendre, il avait les articulations si rouillées qu’il n’arrivait pas à le poursuivre dans les couloirs et devait se reposer toutes les deux secondes pour souffler, ni même la magie de son côté. Et puis, les retenues c’était cool. Leith s’était très vite forgé une réputation de clown dans son année, mais aussi de rebelle de bas étage et il en était satisfait : autant que son image soit bonne dès le début. Ses parents n’avaient pas été très étonnés des premiers échos qu’ils avaient pu recevoir sur le comportement de leur fils –ils ne s’étaient pas attendu à autre chose, à vrai dire.

La raison pour laquelle il se retrouvait en retenue ce jour-là n’avait pourtant rien à voir avec une quelconque escapade dans les Bois Interdits ou pour avoir glissé du jus de piment dans le lait d’Hagrid pour son petit-déjeuner. Peu après les vacances de Noël, où Leith avait passé le vingt-quatre décembre à Bristol avec Claire, son père et Fiona, avant de partir pour l’Ecosse –et sa mère l’avait même pas autorisé à fêter le nouvel an avec ses copains alors qu’il avait mis son fichu costume lors du bal ! C’était trop injuste-, Leith avait donc de nouveau pris le Poudlard Express direction l’école de sorcellerie où il avait repris ses petites habitudes. Y compris se disputer avec Miss Toute ma famille est à Poudlard. C’était d’ailleurs à cause d’elle qu’il se retrouvait collé bien sûr tout est de la faute de Chiara. Le fait que la pas-si-parfaite Chiara Montgomery s’y retrouvait coincée avec lui l’amusait énormément, même si la perspective de passer deux heures avec elle dans la même pièce lui filait la Dragoncelle. Pour tout avouer, Leith ne se souvenait même plus de quoi ils discutaient avec Chiara (se criaient dessus serait plus exact) lorsque Dahlia Lloyd, préfète de son état, leur avait demandé sèchement de se calmer. Les préfets de Serdaigle étaient carrément nuls. Le garçon sortait tout droit du bouquin du Parfait Serdaigle ennuyant et insipide. Et Lloyd avait beau être méga fraîche, elle ne semblait pas apprécier ses expressions tendances et sa manie de rapper devant ses potes en pleine salle commune –était-ce sa faute si son iPod ne fonctionnait pas à Poudlard et que c’était le seul moyen de faire découvrir Drake à ses copains ? Ses petites disputes avec Chiara semblait l’agacer, et là, la meuf devait avoir ses règles parce qu’elle décréta que c’était la fois de trop. A priori, leurs hurlements avaient réveillé tout le monde –d’accord, on était un dimanche, mais il était huit heures passé ! Les aiglons étaient de vraies feignasses- alors que le lundi, une semaine de BUSEs blanc commençait –les cinquièmes années ne devraient-ils justement pas être en train de réviser ? Leith avait bien essayé de protester mais Lloyd (qui était vachement canon en colère) n’avait rien voulu savoir.

Leith se retrouvait donc collé en compagnie de Princesse Chichi en personne. Curieusement, le jour de la retenue, il arriva le premier devant la salle de cours qu’on leur avait assigné. Il ne se pria pas pour entrer. Qu’allait-on leur demander de faire aujourd’hui ? Il avait entendu dire qu’une fois, deux élèves avaient dû éviscérer des crapauds sans magie. Si ça c’était pas cool ! Il avait hâte de voir comment Miss J’me la pète s’en sortirait, et surtout, comment il pourrait lui coller un crapaud dans ses cheveux ridiculement toujours bien coiffés. « Weesh ! Ça va gros ? », demanda-t-il en entrant dans la pièce et en s’apercevant qu’un mec assez jeune s’y trouvait déjà –leur nouveau CPE ? il serait grand temps de remplacer Rusard, même si ce type avait l’air définitivement plus athlétique que le Cracmol. « Assez-vous monsieur Thomson, et si vous faisiez un peu plus attention en cours, vous sauriez que je suis l’assistant du professeur Bones. » Ah bon ? La rouquine un peu perchée avait un sous-fifre  Il n’avait jamais remarqué. Sans doute préférait-il jouer avec les plumes en chatouillant les filles de son année avec à distance. Il haussa les épaules et s’assit au fond de la classe. Il s’aperçut alors que Chiara le suivait. « Madame la Ministre a aménagé son emploi de temps pour assister à cette retenue. Que c’est honorable de ta part ! », lui lança Leith, se faisant réprimander immédiatement par le pseudo prof. Par Rowena, il n’avait pas l’air commode celui-là. « Vous allez devoir rédiger une dissertation sur l’importance du respect et de la cordialité entre camarades de classe. Ensemble. » La bouche de Leith s’ouvrit tout seul. « Wesh mais c’est nase ça comme retenue ! Elle va encore faire crari rien que pour m’faire câbler ! » L’équipe enseignante voulait que ça s’arrange entre Chiara et lui ? Ce n’était pas en les forçant à travailler ensemble que ça fonctionnerait, foi de Thomson ! « Les retenues ne sont pas faites pour que vous vous amusiez, monsieur Thomson, alors au travail ! Vous ne ressortirez pas de cette salle de classe tant que je n’aurais pas un rouleau de parchemin sur mon bureau. » "Oh mais le relou !" Leith sut qu’il avait prononcé ces mots à voix haute lorsqu’il vit le regard noir de l’assistant se poser sur lui. Mais tant pis, c’était la pire retenue de sa courte vie et il comptait bien que tout le monde soit au courant !


Bad ass bitch
J'me suis fait tout seul, j'ai taffé, j'ai jamais quémandé. J'ai roulé ma bosse, rongé mon os toute la noche sans rien demander. Ouvre-moi la porte, j'y passe un doigt, demain le poing, après demain, le bras. Et quand j'serais dedans, même pas invité, j'vais m'imposer, ils vont m'analyser. Petit coq.
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MessageSujet: Re: La pire retenue de ma vie • Chiara   La pire retenue de ma vie • Chiara EmptyDim 18 Oct 2020 - 22:49



La pire retenue de ma vie

Chiara & Leith

Janvier 2016

Reconnaissons quand même à Chiara qu’en dehors du simple fait d’exister, elle ne cherchait pas à provoquer Leith. La plupart du temps, elle ne remarquait même pas qu’il était là, sauf bien sûr s’il se mettait à rapper – vulgairement -, la dérangeant ainsi dans ses leçons. Leurs nombreuses disputes n’étaient pas donc réellement de son fait, ce qui les causait, en vérité, c’est que la petite Serdaigle répondait au jeune garçon et le faisait bruyamment si nécessaire. Elle n’allait quand même pas se laisser faire par ce gamin vulgaire simplement parce que sa tête à elle ne lui revenait pas ! Objectivement, elle ne s’en était même jamais prise à sa personne. Elle avait même été plutôt gentille quand ils s’étaient rencontrés pour la première fois à la pâtisserie de sa mère. En revanche, force était d’admettre qu’elle supportait assez mal Amy : la faute à pas de chance, la Serpentard se trouvait toujours sur son chemin, renversait toujours ses affaires (entendez par là aussi bien les siennes que celles de Chiara) et était à peine capable de tenir debout. Autrement dit, c’était une honte pour la sorcellerie toute entière ! S’il y avait bien quelqu’un à qui, éventuellement, la misanthrope Chiara cherchait effectivement des poux, c’était bien la fille Flint.

Il semblait cependant que ces deux plaies n’en fassent qu’une, ce qui occasionnaient de longues suites de mésententes et de cris. Jamais avec Amy cela dit, leur bonne éducation mutuelle rendait leurs échanges vifs mais d’un volume sonore modéré. Avec Leith par contre… Un dimanche matin, Chiara s’était réveillée de bonne heure et lisait dans la salle commune de façon à ne pas réveiller ses camarades. Leith avait fini par la rejoindre, lui avait pris son livre des mains pour en regarder le contenu – sûrement trouvait-il son pyjama offensant ou quelque chose du même genre -, elle le lui avait repris sans ménagement, et c’était parti pour un concert de cris ! Malheureusement ça n’avait pas été au goût de leurs camarades encore ensommeillés et la voilà, elle, Chiara Montgomery, collée.

Elle arriva juste après Leith. Comme à son habitude, sa mise était impeccable et ses cheveux correctement attachés en une queue de cheval haute. Cela valait d’autant mieux que certaines heures de colle avaient la réputation d’être pour le moins salissantes. « Bonjour monsieur, excusez-le, sa musique de dégénéré l’empêche de retenir les visages des gens. » Un petit sourire satisfait, elle alla s’asseoir. Quant à répondre à Leith précisément… « Les heures de colle sont obligatoires, tu te rends compte que ça fait tomber à plat ta soit disant plaisanterie n’est-ce pas ? » Elle sortit sa plume et son encrier, vu la salle, on allait sûrement leur demander une dissertation. « Mademoiselle Montgomery, silence. » Intima l’assistant de sa tante donc redescend gars, dans la chaîne alimentaire, j’suis au-dessus d’toi. Chiara se tint coite et bien droite : aucune envie d’avoir une deuxième heure de colle.

Le sujet quant à lui fit redescendre son enthousiasme. Si écrire une dissertation ne lui posait aucune difficulté, une se posait à elle : collaborer avec Leith. Le pire étant que ce petit crétin l’ouvrait encore ! *Mais faites-le taire par Merlin, faites-le taire !* Pensa-t-elle en fermant les yeux, les mains crispées sur sa plume. Quand elle les rouvrit, elle posa calmement son regard émeraude sur son camarade et siffla entre ses dents : « Maintenant ferme-la Thomson et sors ta plume. Plus vite nous finirons cette dissertation, plus vite on sortira d’ici. » Il avait intérêt à obtempérer parce que l’assistant les regardait et elle voulait que cette colle appartienne le plus vite possible au passé.
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    Chiara Heaven Montgomery
    “C'est la personne humaine, libre et créatrice qui façonne le beau et le sublime, alors que les masses restent entraînées dans une ronde infernale d'imbécillité et d'abrutissement.” + aeairiel.
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MessageSujet: Re: La pire retenue de ma vie • Chiara   La pire retenue de ma vie • Chiara EmptyMer 28 Oct 2020 - 0:29


Qu’on réponde à Leith ne l’étonnait pas forcément –heureusement qu’il n’était pas le seul avec du caractère dans l’école sinon, il se serait vite ennuyé. Néanmoins, il n’avait jamais rencontré une fille comme Chiara prends-le comme un compliment Chichi. Les fifilles à son papa dans son genre, il en avait croisé beaucoup, et il arrivait toujours à un moment donné à les faire redescendre de leur piédestal et à les faire chialer oui il se prend vraiment pour un caïd. Or, pour le moment, il n’avait pas réussi à ce que Miss Pseudo Parfaite retire son satané air méprisant de son visage. Alors peut-être qu’il l’embêtait alors qu’elle ne lui avait techniquement rien fait -mais elle était agaçante naturellement, et en plus, elle s’en prenait à Amy qui n’avait absolument rien fait pour mériter ça, à part lui avoir cassé sa plume préférée ou une autre sottise du genre. Peut-être qu’il lui avait chipé son bouquin, histoire de comprendre ce qu’elle pouvait bien trouvée d’intéressant à ces lignes pour avoir tout le temps le nez fourré dedans. Mais il fallait évidemment qu’elle le prenne de la mauvaise manière, cette relou. Franchement il n’y avait rien de mal ! A cause d’elle, Lloyd s’était rameutée et les avait collé, ce dont Leith se foutait royalement, en soit, mais il avait fallu qu’on leur refile une retenue le même jour. Au même moment. Vraiment ? On tenait à les avoir tous les deux dans une même pièce ? Qu’on ne se plaigne pas après s’il pétait un câble. Chiara était simplement insupportable.

Leith ne fournissait aucun effort lors des retenues : il se ramenait en jogging et bomber et tant pis si on lui redisait quelque chose sur sa tenue. Ne manquait plus qu’on les oblige à porter leurs uniformes ringards en colle ! Il devait déjà bien assez le porter comme ça. Encore heureux que ses potes e Bristol ne pouvaient pas le voir en robe, sinon, il aurait été la risée de tout le collège. Déjà que s’ils savaient qu’il n’arrivait pas à rabattre le claquet d’une gamine blondasse haute comme un gnome tu es à peine plus grand qu’elle mais qu’importe…Même si, en soit, ses disputes avec la Chichiteuse en Chef ne semblaient pas entacher la réputation qu’il commençait à construire au château, Merlin soit loué. Il salua le CPE au visage de bébé comme si c’était un de ses copains (bien qu’il ne l’ait pas checké) car le mec semblait à peine plus vieux que les septièmes années. Il ricana à la remarque de Chiara. Comment pouvait-on lui demander de s’écraser face à une meuf qui qualifiait la vraie musique de "musique de dégénérés" ? Ça ne l’étonna même pas qu’elle pense un truc pareil. Sûr qu’elle n’avait jamais écouté du bon rap pour oser déclarer ça. « C'est sûr que toi qu’écoutes que Wolfgang Beethoven, Phil Lennon et Keira Moldubec, ou des blaireaux du même style, les vrais poètes, ça t’parle pas trop. » Ce qu’elle pouvait être chiante, sérieux !

Evidemment, Madame J’veux toujours avoir le dernier mot ce qui n’est pas son genre à lui n’est-ce pas se sentit obligée de redire quelque chose sur sa blague. Cette zouz n’était décidément pas kiffante. « Obligatoires vraiment ? J’étais pourtant sûr qu’une fayote comme toi, qu’a la moitié de sa famille dans l’établissement pourrait s’en sortir », persifla-t-il, avant que l’autre casse-couilles de sous-fifres le reprenne. Donnez un rien de pouvoir aux imbéciles et voilà ce que ça donnait…Mais Madame Montgomery s’était fait reprendre aussi, au plus grand plaisir de Leith.

Les deux premières années s’étaient presque assis à l’opposé l’un de l’autre et le garçon attendait les instructions de l’autre qui s’y croyait trop avant de sortir quoi que ce soit de sa besace Adidas. Et quand il entendit les dites instructions, il n’eut absolument aucune envie de sortir ses parchemins et sa plume (déjà qui utilisait ce genre de matériel avec plaisir ? Il était temps que Poudlard se mette à la page tu m’entends Minerva ?) La dernière remarque de Miss J’pète plus haut que mon cul, et surtout la manière dont elle avait de lui parler, n’arrangea pas l’humeur du blondinet, bien au contraire et il ne put s’empêcher de répliquer (et balek de l’assistant) : « Oh d’jà tu redescends princesse, et tu m’parles plus gentiment, sinon tu peux toujours aller te carrer. Moi j’m’en tape des retenues. » Elle en revanche…Ça devait déjà assez la contrarier d’entacher son bulletin supposément parfait avec cette colle pour qu’elle veuille recommencer.


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MessageSujet: Re: La pire retenue de ma vie • Chiara   La pire retenue de ma vie • Chiara EmptyLun 2 Nov 2020 - 0:22



« Je n’écoute pas de musique du tout en fait : le silence, tu connais sinon ? Tu devrais essayer, ça repose un peu les oreilles. » Quant à parler de « vraie » poésie… « Et j’en sais probablement plus que toi en matière de poésie : ‘Il y a de la musique dans le soupir d’un roseau ; il y a de la musique dans le bouillonnement du ruisseau ; il y a de la musique en toute chose, si seulement les hommes pouvaient l’entendre’. » Cita-t-elle calmement car rien ne valait un peu de Byron face à une brute comme Leith.

Posant le menton sur son coude, elle fixa un point imaginaire devant elle pour ne pas perdre patience face à son camarade. Le temps avait beau passé, elle ne comprenait toujours pas ce qu’il reprochait au fait qu’elle ait de la famille dans Poudlard : qu’est-ce qu’elle y pouvait, elle, si les Montgomery étaient aussi nombreux que les feuilles sur un arbre en plein été ! Il n’avait sûrement pas digéré sa sortie l’été précédent, mais il l’avait un peu cherché, c’était lui qui était monté tout seul dans ses tours en apprenant qu’Heaven était professeur de potions. Elle, elle disait juste qu’elle aimait les potions. C’était exactement pour ça qu’elle n’aimait pas les gens, ils avaient des réactions qu’elle n’était pas en mesure de comprendre même en y mettant de la bonne volonté. Elle était bien plus tranquille toute seule, sauf que la terre entière se liguait toujours contre elle au nom de la sacro sainte sociabilité ! Tss… comme si Lloyd avait des leçons à lui donner en la matière : de qui se moquait-on ? « Tu n’es jamais content : si j’avais fait sauter ma punition en demandant à mes oncles et tantes, tu aurais crié à l’injustice, et quand je la fais comme tout le monde, tu râles aussi. J’sais pas moi, paye-toi une logique au moins avant de venir me parler. Que ma tronche te revienne pas c’est une chose, mais la mauvaise foi a ses limites : si on n’était pas dans une salle de classe, tu te mangerais une baffe là. » Chiara pouvait vaguement tolérer qu’il ne l’aime pas – c’était de bonne guerre, elle en avait autant à son égard -, mais elle n’allait pas le laisser continuer à sous-entendre qu’elle était pistonnée. Elle se comportait en élève modèle et la seule chose qu’elle obtenait plus facilement que les autres, c’étaient des livres pour réviser. Elle n’avait même pas essayé d’échapper à l’heure de colle : après tout, elle avait vraiment hurlé sur Leith et réveillé tout le monde. Si Chiara ne gagnerait jamais un prix d’amabilité, en revanche elle était bien élevée, et faire du bruit un dimanche matin était très incorrect, elle le reconnaissait. Elle avait accepté la punition car elle était, somme toute, méritée.

Cependant, si faire une dissertation au lieu de potasser ses cours ne l’aurait pas outre mesure gênée, devoir travailler avec Leith était une autre paire de manche. Surtout que celui-ci, en plus de l’agacer prodigieusement, manquait de respect à l’adulte qui les surveillait tous les deux. « Parce que tu penses que personne ne va se rendre compte que c’est toi qui ne fais rien ? Tu vas juste finir en colle tout seul à la longue. » Puisqu’il ne voulait pas participer alors que c’était la consigne, elle reposa sa plume d’un air vaguement ennuyé et reprit une position fixe à regarder dans le vide. Elle resta ainsi pendant environ cinq bonnes minutes à sciemment ignorer Leith avant que l’assistant professeur ne reprenne la parole. « Mademoiselle Montgomery, Monsieur Thompson, dois-je vous rappeler que vous êtes obligés de faire cette dissertation ? » Chiara haussa les épaules nonchalamment. « Il semblerait que le plan actuel soit qu’on reste collés jusqu’à la fin des temps, mais si vous arrivez à le persuader de passer dans le camp des êtres civilisés, j’vous en prie hein… faites donc. »  Ceci étant dit, elle reprit sa position immobile, parfaitement calme. Leith semblait encore ignoré qu’il y avait une chose que Chiara préférait à son bulletin scolaire parfait : avoir toujours raison.

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Leith Thomson
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MessageSujet: Re: La pire retenue de ma vie • Chiara   La pire retenue de ma vie • Chiara EmptyMer 27 Jan 2021 - 1:05


Que la meuf la plus chiante de tout Poudlard lui avoue qu’elle n’écoutait jamais de musique n’étonna même pas Leith. Elle était tellement rasoir ! Si quelqu’un avait l’idée saugrenue de l’incruster dans une teuf, elle resterait probablement assise sur le canapé, les bras croisés, avant d'engueuler tout le monde parce que la musique était trop forte. Leith leva les yeux au ciel. Lui avait du mal à survivre sans rap diffusé de manière constante dans ses oreilles -c’était, à ses yeux, le seul point négatif dans l’école de sorcellerie. « Me reposer les oreilles ? Pour quoi faire ? J’préfère largement écouter ma musique de dégénérés comme tu l’appelles plutôt que de rester dans le silence comme une neuneu. » Il lui jeta un regard venimeux. Au moins lui ne faisait certainement pas pitié aux autres et ne restait pas assise sur une chaise toute une partie de la soirée du bal de Noël avec un livre ennuyant alors que tout le monde s’amusait autour les drames ont éclaté après, cette fois.

Son expression resta interdite quelques secondes après que Chichi l’Encyclopédie lui lâcha une citation tout droit sortie d’un des ses bouquins poussiéreux. Puis, le coin de ses lèvres se relevèrent en un sourire amusé. « Et si je golri de tout bail ici-bas, c’est afin de ne pas en chialer. » Ok, ok, c’était une version leithéenne, donc un poil déformée et saupoudrée de son vocabulaire à lui, le vocabulaire qu’il avait choppé dans la cour de récré. Mais c’était bien du Byron, sa mère serait fière de lui, elle qui tentait de lui inculquer l’amour des classiques, alors qu’il en avait rien à cirer. Mais il avait retenu quelques trucs, malgré tout, avec tout ce lobbying, et s’il évitait généralement d’en faire l’étalage, il n’avait pas résisté, ce coup-ci, à rabattre le caquet de Miss Je Sais Tout.

Leith reconnaissait au moins une qualité à Montgomery-je-suis-aussi-intéressante-que-la-pluie : elle avait toujours réponse à tout. Bien sûr, cela énervait le garçon plus qu’autre chose, car il aurait aimé pouvoir la moucher (mais ne doutait pas de réussir un de ces jours) mais on ne pouvait pas lui retirer son sens de la répartie. D’autant qu’elle se mettait, enfin, à utiliser des termes de leurs âges. "Paye ta logique", voilà une phrase qui lui donnait enfin l’air d’avoir onze ans et pas cent-vingt balais comme la vioc de McGo ! « T’aurais quand même pu leur d’mander de pas t’retrouver avec moi », contre-attaqua-t-il alors que l’assistant au visage de bébé se raclait la gorge, apparemment pour leur rappeler qu’ils étaient censés être en retenue et pas en finale du concours de la meilleure pique. Leith l’ignora et avança d’un pas en direction de l’Emmerdeuse de l’année, des flammes brûlant  dans son regard clair. « Vas-y frappe-moi. J’l’attends ta baffe ! » Si elle voulait aller au clash, il n’était décidément pas le gars à embrouiller. Mais si elle se la jouait vraiment caillera, il espérait bien que leur crétin de surveillant la mettrait à l’affiche.

En s’asseyant, Leith était bien décidé à ne plus calculer Chichi pour le reste de la retenue, mais la nature de leur punition changeait la donne. « J’en ai rien à battre de m’r’trouver encore en retenue tant que c’est pas avec toi ! », siffla-t-il à sa remarque. De toutes façons, il était déjà habitué aux colles depuis le début de l’année scolaire alors une de plus ou de moins...il s’en fichait bien. Surtout si l’alternative signifiait qu’il devait faire un effort pour travailler avec Chichi-laisse-moi-faire-je-sais-tout-mieux-que-toi. Leith leva de nouveau les yeux au ciel à la remarque de l’assistant : le pauvre ne savait clairement pas sur qui il était tombé. Il les avait peut-être en cours depuis septembre, mais il ne s’était clairement pas encore rendu compte que les deux Serdaigles en face de lui se détestaient autant qu’ils étaient fiers. « J’me montrerai civilisé quand tu m’parleras gentiment ! J’te jure, tu cherches qu'à m’faire câbler ! », ronchonna-t-il en tripotant les bandoulières de son sac. « Monsieur Thomson ! Si vous ne vous mettez pas au travail immédiatement, je vous colle un avertissement et vous envoie voir le professeur Jones dans son bureau ! Çà vaut ausis pour vous Miss Montgomery ! » Leith grogna. Quelques mots inaudibles sortirent de sa bouche. Ce foutu assistant ne voulait pas lâcher l’affaire ! Et en même temps, il risquait quoi ? Une Beuglante de sa daronne ? Ce serait carrément la honte, mais il s’en remettrait !


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Dernière édition par Leith Thomson le Jeu 11 Mar 2021 - 20:58, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La pire retenue de ma vie • Chiara   La pire retenue de ma vie • Chiara EmptyVen 5 Fév 2021 - 10:50



Là où Leith se trompait, c’est que pendant une fête, Chiara n’engueulait personne (d’ailleurs, en fait, elle n’engueulait personne car ça demanderait de tenir une conversation, il prenait son cas particulier pour généralité mais la plupart des gens ne s’amusaient pas à lui piquer son livre). Et des fêtes, il y en avait souvent quand on était une Montgomery : entre les multiples cousins dont il fallait fêter l’anniversaire, les quelques soirées mondaines où se rendaient ses parents et celles plus remuantes organisées par Opaline… Chiara allait à des fêtes où, en général, la musique lui prenait la tête. Dans l’incapacité d’échapper à ces soirées, elle laissait tout le monde faire la fête, se glissant dans un coin pour lire. C’est ce qu’elle avait fait au bal et elle n’avait aucun regret pour ça, surtout quand on voyait comment se comportaient son frère et sa sœur. Candys avait emmené l’autre traînée blonde dans son sillage alors que cette imbécile avait brisé le cœur de Noé l’année précédente. Chiara avait fait savoir sa désapprobation le contraire eût été étonnant mais il arrivait que parler aux jumeaux soit comme parler à Leith : une perte de temps. Elle avait du se cacher dans les bras de Noé pour fuir le courroux de Candys alors même qu’elle n’était pas très câlin. Notons qu’elle avait quand même fini par se faire enguirlander pour son impolitesse mais elle avait pris le parti de rester dans un silence buté : Chiara était ce qu’elle était mais elle n’accepterait jamais qu’on fasse du mal à son frère (à sa sœur non plus notez mais Candys paraissait se débrouiller mieux que lui). En plus, l’autre gourdasse blonde avait un petit côté lunaire qui lui rappelait Flint… à se demander ce que Noé avait pu lui trouver.

Pour en revenir à Leith, Chiara resta assez imperméable à sa critique. S’il ne lui viendrait jamais à l’idée (sans provocation) d’aller critiquer les goûts de quelqu’un, elle ne voyait pas pourquoi elle se laisserait influencer par l’opinion de son camarade. « On est dans une démocratie que je sache, c’est mon droit de préférer le silence, d’ailleurs si tu mettais ta musique moins forte, elle ne me gênerait pas autant. J’sais pas si t’es au courant mais la liberté des uns s’arrêtent là où commencent celle des autres : j’oblige personne à faire silence dans les pièces communes, en échange je suis en droit d’attendre qu’on me laisse travailler. » Chiara avait conscience de se fatiguer pour rien, Leith se rendant volontairement plus bête qu’il n’était. Il savait probablement déjà tout ça, il voulait juste l’embêter.

Lorsqu’il répondit à sa citation par une autre, elle grimaça, sincèrement dégoûtée par sa manière de tordre la littérature. Sa relation avec Leith était l’exemple même d’une autre remarque de Byron : « La haine est le plus durable des plaisirs : on se presse d’aimer, on se déteste à loisir ». « Et bien moi c’est ta manière de parler qui me donnerait envie de pleurer. » soupira-t-elle sans plus argumenter à ce sujet.

« Pour que tu ailles dire partout que j’avais peur de toi ? Je préfère encore passer toute l’année en retenue plutôt que de te faire ce plaisir. En plus, on a mérité le retour du verbe maudit d’être punis. On a réveillé tout le monde un dimanche matin ! Le minimum quand on a fait une bêtise, c’est d’accepter la punition avec grâce. Tiens, pour citer ton rap là : les regrets ne riment à rien, faut pas rêver, on ne revient pas en arrière. » On ne pourrait pas lui reprocher de ne pas avoir une bonne mémoire, elle retenait beaucoup trop bien tout ce qu’elle entendait, même les cris barbares des pseudos artistes qu’écoutaient Leith on va partir du principe qu’il écoute aussi oxmo puccino. S’il ne l’écoutait pas elle, il serait peut-être sensible aux arguments de ces faux poètes ?

Elle haussa ensuite un sourcil : Leith s’excitait de plus en plus alors qu’elle, au contraire, en venait à se refroidir au fur et à mesure de la conversation. Sa résolution de ne pas céder prenait le pas sur son besoin d’obtenir un bulletin parfait car à quoi bon être la meilleure si elle devait y perdre son honneur ? Si Leith était le feu, elle était la glace, mais il n’était pas encore à sa portée de la faire fondre. « T’as un petit côté maso non ? On n’a pas idée de réclamer une baffe. Surtout que je ne te frapperai pas devant un adulte. » Là, le professeur jugea utile de prouver qu’il était là en ajoutant : « Ni en privé mademoiselle Montgomery. » ce à quoi Chiara répondit par un haussement d’épaule circonspect.

« Quel dommage alors qu’on t’impose le déplaisir de ma compagnie. Tu m’excuseras de ne pas te retourner l’insulte, je survis très bien à tes gesticulations pathétiques. » Le ton de Chiara était désormais parfaitement calme, elle restait presque figée, à regarder devant elle sans même accorder un regard à Leith. Quand il éclata à la remarque du professeur (conjuguée à la sienne, certes), elle finit néanmoins par tourner son regard émeraude sur son camarade de maison, le fixant avec mépris. « Tu m’as pris pour une poupée barbie ou quoi ? Gentille ? Je ne suis pas gentille et n’ai pas la prétention de l’être. Et même si c’était plus dans ma nature, qu’as-tu fait qui mériterait de la gentillesse de ma part ? C’est toi qui refuses de faire cette dissertation. En plus tu câbles tout seul, t’as pas l’air d’avoir besoin de moi pour ça. » Elle fronça les sourcils comme si Leith était une énorme énigme qu’elle essayait vainement de résoudre. Puis, elle renonça, et malgré les menaces du professeur, elle en revint à son immobilité : elle ne pouvait pas forcer Leith à travailler avec elle et il aimait beaucoup trop le conflit pour leur bien à tous les deux. Elle refusait de monter le volume sonore de cette conversation ou de devenir malpolie. C’était déjà parce qu’elle s’était laissée aller à entrer dans ce mécanisme qu’ils étaient punis ! Elle ne s’énerverait pas.

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MessageSujet: Re: La pire retenue de ma vie • Chiara   La pire retenue de ma vie • Chiara EmptyVen 12 Mar 2021 - 1:55


S’il y avait bien une caractéristique chez Chiara que Leith trouvait encore plus agaçante que sa condescendance, c’était bien son impassibilité. Jamais rien ne semblait la faire sortir de ses gonds ce qu’un garçon aussi susceptible que lui avait du mal à comprendre. Mais il finirait par trouver, du moins s’il comptait réellement perdre son temps à lister toutes les raisons qui pourraient rendre folle Chiara Montgomery et la réponse est oui, très certainement. « Y’a que toi qui se plaint que ma musique est trop forte. Toi, MacCraignos, et nos deux boloss de préfets. » Même Fiona finissait par s’y habituer avec le temps ! Sans nul doute était-elle contente qu’il ait trouvé d’autres cibles pour les grands moments où il se décidait à réinterpréter tous les classiques de Booba Drake mais il réserverait toujours les meilleurs couplets à sa demi-sœur, qu’elle ne s’en fasse pas trop quand même Fifi je suis désolée de t’annoncer que tu es coincée. « Et ok, t’as parfaitement le droit de préférer le silence. Genre là tu pourrais te la fermer par exemple, ça ferait pas de mal. » La voix de l’assistant résonna une nouvelle fois comme un grondement, lui demandant de montrer un peu plus de respect envers sa camarade de maison. Du respect...Voilà bien un terme que Leith avait du mal à saisir. Il lui arrivait régulièrement de lâcher des jurons, et des bien plus vulgaires que ce qu’il venait de lancer à Chieuse Woman, cela faisait autant partie de son vocabulaire que ses "wesh", autant partie de lui que son accent écossais à couper au couteau et son attitude (travaillée) de rebelle.

Un sourire mesquin releva ses lèvres lorsqu’il parvint à occasionner une réaction chez la Princesse des Glaces bisous à Carry, première du nom. Il aurait préféré une lueur de surprise, mais il supposait que c’était mieux que rien. Elle ne devait pas s’attendre à ce qu’un plouc comme lui (c’était probablement l’image qu’elle avait de lui, on allait pas se mentir) connaisse son précieux Byrons. « Tu f’rais mieux de t’y habituer princesse, parce que j’vais pas parler autrement rien qu’pour tes beaux yeuz », ricana-t-il en songeant qu’il pourrait être amusant que la blondinette chiale pour de vrai, juste pour prouver qu’elle n’était pas un robot sans cœur et sans âme, amené à Poudlard pour ridiculiser les autres en Potions et pour devenir le cauchemar de son existence rien que ça.

Leith leva les yeux au ciel lorsque cette lèche-couilles de Chichi se permis de lui affirmer qu’ils avaient mérité leur retenue. D’accord, ils s’étaient disputé un dimanche matin mais ça n’avait pas été à l’aube non plus ! Sérieusement, il semblait à Leith que la réputation de travailleurs que se coltinait Serdaigle depuis des siècles était hautement exagérée premier exemple : lui même et que parfois, les aiglons se montraient aussi flemmards que certains Gryffondors. En revanche, ce fut lui cette fois qui ne manqua pas d’être surpris lorsque Chiara se mit à réciter certaines paroles de rap qu’il affectionnait. Il fallait dire qu’il avait jugé quasi immédiatement la sorcière, et que son instinct n’avait certainement pas rendu un bon jugement, aussi ne s’attendait-il clairement pas à ce qu’elle lui cite un de ces musiciens qui ne produisaient que du son pour dégénérés selon elle et moi, fut une époque qui paraît presque lointaine maintenant. « J’savais que tu m’écoutais rapper ! prétendit-il pour ne pas perdre la face. En vrai, arrête de faire genre, tu adoooores ce genre de sons ! » Son expression s’était faite plus arrogante, plus joueuse aussi. Au fond, il hallucinait un peu, mais il était hors de question qu’il ne le montre plus que de raison.

« Oulà ! J’vais avoir peur que tu prennes ta revanche dans la pièce en commun alors ! », la railla-t-il en ignorant la remarque de l’assistant, cantonné au simple rôle du chaperon baby-sitter pour le moment. Entre deux êtres aussi obstinés que Chiara et Leith, il fallait s’accrocher. Mais ils finirent néanmoins par arrêter de se prendre le bec juste devant lui pour se lancer des piques séparés par plusieurs tables. Ni l’un ni l’autre ne renoncerait si facilement sinon ce serait pas drôle. « Ouais, ouais, toi tout te passe au dessus, tu te fous de tout le monde et tout le tralala. Miss Parfaite n’a besoin de personne. » Sa camarade se complaisait dans sa solitude, et n’aurait rien fait pour y changer. Elle faisait vraiment pitié. Elle ratait les meilleures années de sa vie à adopter ce comportement, les meilleures chances de s’éclater et de rencontrer plein de monde. Et elle s’en satisfaisait.

Leith aurait aimé pouvoir mettre pause et rire à sa comparaison avec une poupée barbie -car physiquement, on ne pouvait pas dire qu’elle avait tort- comme il aurait ri d’une bonne blague avec une amie. Sauf que la Chiciteuse en cheffe n’était pas une amie et qu’il n’allait pas lui donner le plaisir de rigoler à sa remarque. Néanmoins, elle n’avait pas tort, il n’avait pas besoin d’elle pour câbler seul dans son coin, il n’avait besoin de personne, d’ailleurs. Il soupira. Ils n’avançaient à rien du tout s’il campait dans sa colère et elle dans sa froideur. Alors il posa les paumes de ses mains sur sa table et se leva. « Écoutes, on a qu’à la faire cette putain de dissert. Sinon, ils vont nous coller jusqu’à la fin de l’année. Et pas les retenues marrantes où on peut rendre Rusard chèvre en recouvrant les trophées de peinture au lieu de les nettoyer avec une brosse à dents, mais genre ensemble à travailler ensemble sur nos devoirs. » Et ça, il en était tout simplement hors de question ! Leith n’avait rien contre les colles, mais tout leur côté marrant était retiré dû à la simple présence de la fille au Brossdur dans le cul. Et si elle faisait tout capoter, il n’aurait qu’à souligner son incroyable maturité auprès du professeur Jones !


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J'me suis fait tout seul, j'ai taffé, j'ai jamais quémandé. J'ai roulé ma bosse, rongé mon os toute la noche sans rien demander. Ouvre-moi la porte, j'y passe un doigt, demain le poing, après demain, le bras. Et quand j'serais dedans, même pas invité, j'vais m'imposer, ils vont m'analyser. Petit coq.
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MessageSujet: Re: La pire retenue de ma vie • Chiara   La pire retenue de ma vie • Chiara EmptySam 17 Avr 2021 - 14:30



« Ce qui est tout à fait le contraire de juste moi à partir du moment où il y a d’autres personnes tu remarqueras. » Elle se retint de terminer par un abruti qu’elle pensât néanmoins fugacement. En réalité, il fallait bien lui admettre qu’elle ne doutait pas de l’intelligence de Leith, après tout, il était à Serdaigle lui aussi, mais il cherchait tellement le conflit avec elle qu’il était toujours très loin en sa présence de montrer cette qualité – pourtant essentielle -, outre un manque de logique certain.

Quant à se taire, elle fixa sur lui un regard à transformer en glace le feu lui-même, puis, elle arqua un sourcil et esquissa une ombre de sourire qu’elle accompagna d’un élégant geste du poignet en direction de son camarade de maison : « Mais je t’en prie Leith, commence donc par me montrer l’exemple et je t’imiterai avec délectation ». Comme si elle allait lui laisser avoir le dernier mot : il ne savait pas encore à qui il avait à faire !

« Tu m’en vois désolée, d’autant qu’on m’a toujours dit que j’avais des yeux magnifiques. » répondit-elle ensuite calmement, les dits yeux ne regardant même pas Leith alors qu’elle tapotait de ses ongles parfaitement manucurés le bois de la table. Il ne s’agissait ici que de faire une répartie savante, un bon mot, parce qu’elle se fichait des compliments sur son apparence, qu’il s’agisse de ses yeux ou d’une autre partie. Cependant, sa mère était mannequin, et Chiara était sa version miniature : la demoiselle ne doutait jamais d’elle, mais l’eût-elle fait que cela n’aurait pas concerné son physique. Depuis l’enfance on lui vantait ses prunelles émeraudes comme exceptionnelles bien que sa mère et sa sœur les eussent en partage. Quant au reste de son physique, il n’avait en disgrâce que son appareil dentaire dont elle serait débarrassée dès l’été prochain et qu’on voyait, au demeurant, très peu : la pratique lui avait appris à ne pas montrer ses dents quand elle souriait quand elle le faisait ce qui restait rare. Tout le reste, de son visage à sa silhouette, n’était que grâce et elle le savait bien ! Notons toutefois qu’en dehors de la conscience de son privilège de petite blonde diaphane, elle ne cherchait jamais à se mettre en valeur – au grand damne du reste de sa famille ! -, preuve en était ses longues cheveux blonds qu’elle gardait en permanence attachés dans une queue de cheval sévère.

Ne relevant pas plus la question de la baffe (elle ne donnerait pas à l’assistant de sa tante une occasion supplémentaire de la punir), elle se contenta au sujet de son absence de besoin de social de commenter : « Tu vois que tu commences à comprendre ». Sa voix était froide, tel un bain glacé dans lequel elle avait très envie de plonger Leith. Plus il s’énervait et plus elle sentait le besoin de se retrancher derrière son apparent désintérêt. À partir de l’instant où elle avait décidé qu’elle ne se mettrait pas en colère, il était inévitable qu’elle s’y enfonce.

Sûrement parce qu’il finit par en avoir conscience aussi, le jeune garçon changea d’avis concernant la dissertation. Chiara se demanda fugacement s’il se rendait compte que ça voulait dire qu’elle avait gagné puisque c’était exactement ce qu’elle avait proposé de faire au départ. Décrétant qu’il était plus raisonnable d’avoir le triomphe modeste, elle garda une expression neutre en hochant la tête en un signe d’approbation des paroles de son camarade. « C’est probable en effet. » Alors que faire une dissertation ne leur prendrait pas énormément de temps s’ils s’y mettaient vraiment.

Forts de cette sage décision, ils firent leur travail dans une ambiance aussi studieuse que possible. Ils rendirent ensuite leur dissertation à l’assistant de Sortilèges. Dès qu’ils furent libérés, Chiara tourna les talons sans un mot, bien décidée à ne plus jamais être collée avec Leith ! Bon courage!

{Terminé pour Chiara}
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