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 Les fantômes du passé [Terminé]

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Alan Carmichael
Alan Carmichael
Capitaine de Poufsouffle

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Ξ Sujet: Les fantômes du passé [Terminé]   Les fantômes du passé [Terminé] EmptyLun 2 Nov - 0:35

Alan avait beaucoup changé depuis la fin de l'année dernière : en très peu de temps, il avait embrassé un garçon (volé un baiser, plutôt), dit à ses amis qu'il aimait Graham, perdu toute son innocence dans les toilettes des garçons en début d'année et finit par ne plus parler – ou presque – à aucun de ses amis. C'était exagéré certes, mais depuis son agression dans les toilettes des garçons par trois sorciers plus âgé que lui, Alan avait perdu le goût de vivre. Il était passé en mode survie : sa crise d'adolescence ne pouvant pas tomber à plus mauvais moment, l'Irlandais voyait en plus d'une vie noire parfois teintée de gris, son corps changer à toute allure. Sa voix avait mué en quelques mois à peine et malgré ses très peu gracieux changements soudain de tonalités, il voyait la différence. Ce n'était pas beau. Il n'était pas beau de toute manière : ça tombait bien, il n'avait pas envie qu'on le voit. Alors il avait laissé pousser ses cheveux et avait même réussi à accélérer leur pousse avec un sort. Les sorts, il aimait ça. Et ses cheveux longs aussi d'ailleurs : ça lui donnait un genre – un mauvais genre, mais un genre tout de même – et surtout ça le cachait du regard des autres. Il aimait ça : ne pas voir quand on le regardait. Il savait que dans l'esprit des gens, il était différent, du moins il le supposait. Parce que de son côté, il en était persuadé.
Il était différent : le Alan Carmichael gentil, naïf, un brin serviable et persuadé que tout le monde avait un bon fond, avait laissé place à un sorcier plus dur, plus froid, plus secret et surtout plus seul. Alan n'était entouré de personne, pas par dépit, mais par choix. C'était ce qu'il voulait. Il avait tellement souffert qu'il ne voulait pas qu'on souffre à cause de lui. Il était un poids pour ses amis, il devait les éviter, les fuir le plus loin possible, pour les protéger. Ils ne se rendaient pas compte. Ils ne pouvaient pas comprendre. Et puis au fond, ils trouveraient certainement mieux que lui : ils se mettaient d'ailleurs tous en couple un à un : ils finiraient par l'oublier. Tant qu'ils étaient heureux, c'était le principal.

Alan s'arrêta brusquement. Le sorcier se rendait – pour changer – à la bibliothèque. Son cœur manqua un battement : il venait d'apercevoir le sorcier aux yeux clairs. Il le reconnaissait à présent entre milles : s'il avait presque oublié depuis septembre le visage de ses deux autres agresseurs, celui d'Evan Law – c'était son nom – était gravé sur ses pupilles. Il le reconnaissait depuis le bal de Noël : d'ailleurs, depuis, il ne faisait que le croiser. Ce n'était pas compliqué, Alan le trouvait à chaque angle de couloir. A croire qu'il le suivait. Ou à croire qu'il s'était réveillé le soir du bal de Noël, il y'a 15 jours.. Alan n'aurait pu être plus mal ce soir là : il avait ressentit une profonde terreur quand il avait accompagné de Vanellope. Pas la peur de souffrir ou d'être humilié, non, Alan avait eu peur de lui. De sa réaction, démesurée, qu'il avait eut quand Evan s'était approché de lui.
Jamais il ne se serait cru capable de ne serait-ce que penser utiliser un couteau sur quelqu'un.

- Et bien Carmichael, t'as vu un fantôme ? Cria Evan dans sa direction, en s'approchant de lui. Il l'avait vu : rien de surprenant à ça, Alan était pétrifié en plein milieu du couloir Evan, le nouveau basilic.
- Qu'est-ce que tu veux ? Lança Alan, n'écoutant que son courage. Sa bravoure le surpris lui-même, c'était la première fois qu'il arrivait à lui répondre depuis les vacances.
- Oh là ! Tout doux mon mignon. Ce n'était pas la première fois qu'il venait lui parler, il semblait même y prendre beaucoup de plaisir. Evan approcha sa main du visage d'Alan et mima de lui caresser la joue : Alan le repoussa et lui lança un regard noir : il pensait à Prudence. La peur avait laissé place à la colère.
- Alors, tu sors avec Reynolds ? C'est bien. C'est très bien même. Il s'approcha alors de lui et lui susurra à l'oreille, discrètement, afin que personne ne l'entende. Suis bien mon conseil : trouve-toi une fille potable, Reynolds, une autre, y'en a plein. Reste bien dans le droit chemin. Je t'ai à l'oeil.

Alan ne bougea pas, et continua de lancer un regard noir au Gryffondor quand celui-ci recula pour se retrouver face à lui. Alan avait machinalement rapproché sa main de sa baguette, il s'en empara. Le Poufsouffle ne la sortit pas, cependant : la dernière fois, Evan la lui avait brisé en deux. Il avait perdu la baguette qui l'avait choisie et accompagnée pendant 4 ans, il ne voulait pas réitérer l'erreur.
Alan n'oubliait pas cependant, il n'oublierait pas.
Le Gryffondor partit quand il vit une fille arriver dans leur direction. Alan ne bougea pas : il était fier de lui. Il avait réussi à lui répondre, réussit à lui tenir tête : réussir à ne pas montrer sa peur.
Evan maintenant parti, Alan retrouva un peu ses esprits : il était fier d'avoir montré à Evan qu'il ne le craignait pas. Ça avait été un véritable exploit, parce que jamais, ô grand jamais, Evan ne devait savoir à quel point il le terrifiait.
Tout chez lui le tétanisait : son assurance, sa confiance en lui, sa taille, son regard glaçant, ce qu'il était arrivé à faire avec seulement deux amis, tout. Alan réalisa à cet instant là que tant qu'Evan serait à Poudlard, il ne pourrait pas vivre sereinement.

Le sorcier resta parfaitement immobile : la tête baissée vers le sol, Alan réalisa qu'il était planté au beau milieu du couloir de la bibliothèque depuis plusieurs minutes. Il passa ses cheveux derrière l'oreille et sursauta quand il entendit des bruits de pas tout proche de sa droite. Il essuya subrepticement ses yeux et tourna les talons en direction de la bibliothèque : la personne qui arrivait devait bien se demander ce qu'il faisait là. Il devait bien avoir l'air fin tiens : au fond, il s'en fichait. Ce que pensait les autres élèves de l'école le laissait indifférent. Du moins, il essayait tous les jours de s'en persuader.

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Alan
CARMICHAEL
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Viska Spingate
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Ξ Sujet: Re: Les fantômes du passé [Terminé]   Les fantômes du passé [Terminé] EmptyLun 2 Nov - 19:51

Les fantômes du passéViska sortait d’une salle vide avec Jensen. Elle remettait de l’ordre dans tenue (ou, plutôt, vérifiait que tout était correctement remis), et tenait la main de son petit ami. Ils s’échangeaient quelques murmures, ayant du mal à revenir à la civilisation, comme à chaque fois qu’ils prenaient le temps de s’isoler tous les deux. Mais ils devaient rejoindre Peony dans la salle commune et, surtout, c’était le moment de la journée où Viska se permettait de faire une sieste.

Depuis que son père était entré dans sa chambre pendant les vacances avec la ferme intention qu’elle le suive, Viska ne dormait plus. Son état nerveux avait déjà été mis à mal lorsque, début décembre, elle avait été agressée par un pervers. L’incident avait été sans gravité car la jeune fille pratiquait l’auto défense et les arts martiaux depuis un moment maintenant, cependant, elle était devenue plus méfiante à l’encontre de ses pairs. Et puis, aussi, elle se faisait du souci pour ses amies qui n’avaient pas son savoir faire !

Mais depuis Nathan, c’était bien pire. Elle ne parvenait plus à dormir la nuit sans se réveiller en plein milieu d’un cauchemar violent dans lequel Nathan la tuait elle, ou (et ce n’était pas mieux) tous ses proches. Si elle s’était sentie en relative sécurité chez Jensen, depuis leur retour à Poudlard, elle avait l’impression que son père biologique l’épiait. Intellectuellement, elle se rendait compte que c’était à minima improbable, voire carrément impossible. Il fallait croire que même les filles aux caractères bien trempés pouvaient avoir des angoisses irrationnelles !

Le couple repartait en direction de la salle commune des vipères quand deux garçons plus âgés les croisèrent. Toujours très attentive à son environnement, Viska prêta attention à la conversation qui paraissait amuser les jeunes hommes. « Carmichael va prendre cher, Evan est en train de lui apprendre la vie à ce dégénéré. » Carmichael ? Alan ? Viska fit volte face brusquement, ayant bien l’intention de prendre par la gorge l’un des deux pour avoir une explication (et leur faire ravaler leurs paroles insultantes!). Cependant, Jensen tenait sa main et il l’attira vers lui pour la stopper : « Mais... ! » protesta-t-elle avant de se résoudre à voir filer les deux compères. « Il faut que j’aille vérifier comment va Alan. Tu peux rentrer à la salle commune pour prévenir Peony ? S’il y a quoi que ce soit, je vous préviens depuis ma tablette sur la sienne. » Elle attendit que son petit ami donne son accord - ce qu’il fit même si elle le sentit très réticent - et fila, après l’avoir embrassé, dans la direction d’où venaient les deux élèves.

Elle trouva assez rapidement Alan et vit quelqu’un qu’elle reconnut comme étant Evan Low. Elle ne le connaissait pas beaucoup plus que par son nom, maison et année différentes obligent. Elle sentit de nouvelles pulsions violentes la prendre mais elle n’avait pas ses armes, était forcément moins douée en magie pure qu’un élève plus âgé, et puis ça ne plairait ni à Jensen, ni à Peony, si elle revenait avec des blessures tout ça parce qu’elle avait été chercher la bagarre. Pourtant, elle était presque sûre de pouvoir gagner si elle le prenait par surprise, mais bon, il y avait plus urgent puisqu’Alan était planté au milieu de rien l’air hagard.

« Alan ? » Demanda-t-elle en s’approchant, se baissant pour essayer d’accrocher son regard au sien qui était baissé vers le sol. Elle n’avait plus l’impression qu’ils étaient encore amis tous les deux, mais il n’était pas dans la nature de la jeune fille de laisser quelqu’un dans une situation difficile sans rien faire. Cela dit, si elle ne pouvait pas taper ceux qui disaient du mal de lui, elle ne voyait pas bien quoi faire : ce n’était pas exactement comme s’il donnait l’impression de vouloir se confier. À part réviser, elle ne l’avait rien vu faire ces derniers mois. Enfin, si, il était venu au bal, mais elle se doutait que c’était plutôt une idée de V. « Tu veux que j’aille chercher Prudence ? » Finit-elle par demander, car sa meilleure amie semblait toujours plus indiquée qu’elle pour consoler Alan s’il avait un problème. Déjà qu’avant les vacances, ils échangeaient à peine, mais depuis la rentrée, elle passait la majorité de son temps avec Jensen donc son temps avec le Poufsouffle s’était encore réduit à peau de chagrin. Ce n’était pas qu’elle ne voulait pas l’aider, c’était plutôt qu’elle croyait que lui ne voulait pas qu’elle l’aide. La nuance, même si assez importante, n’avait guère d’intérêt pour les deux anciens amis : le brusque colère de Viska retombée, elle ne savait plus très bien pourquoi elle n’était pas rentrée avec Jensen. Elle était tellement fatiguée en plus… si elle n’avait pas eu peur d’effaroucher encore plus Alan, elle en aurait baillé. Mais même quelqu’un d’aussi naturel qu’elle savait que, non, là, ce n’était pas le moment : elle devait rester éveillée et en alerte !

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Alan Carmichael
Alan Carmichael
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Ξ Sujet: Re: Les fantômes du passé [Terminé]   Les fantômes du passé [Terminé] EmptyLun 2 Nov - 20:50

La personne qui venait d'arriver vers Alan n'était en aucun cas une inconnue : c'était Viska McGowan. Alan le comprit bien vite en attendant sa voix : ça ne pouvait pas plus mal tomber, en fait. Le sorcier comprit qu'à la réflexion, la présence de la jeune fille auprès de lui n'était pas une coïncidence : un inconnu l'aurait contourné et aurait continué son chemin, là, on aurait dit que la verte et argent avait fondu sur lui. Alan était depuis de longs mois plus à l'aise avec les gens qui ne le connaissaient pas et l'ignoraient : à eux, il n'avait pas à mentir.
L'Irlandais se tourna brusquement vers la sorcière, il espérait qu'elle n'avait rien vu de son échange avec Evan :

- Salut Viska.

Lança t-il avec une voix érayée : flûte, il aurait voulu éviter de montrer son émotion parfaitement lisible dans ses yeux mais sa gorge en avait décidé autrement pour lui. Il se la racla pour tenter de retrouver une voix claire, mais n'allait pas être facile, il avait encore la gorge nouée d'émotions : il avait eut très peur. Il baissa une nouvelle fois la tête : pour de multiples raisons, la seconde était qu'il ne se trouvait pas beau, la première était qu'il voulait éviter qu'elle lise en lui, elle était très forte pour ça.

- Tu vas bien ?

Essaya t-il de demander d'un air léger : ça ne trompait personne, il se savait très mauvais acteur. Hélas, il n'avait pas le choix, il avait pour devoir de faire comme si tout allait bien. Viska plus que quiconque se ferait un devoir d'interférer dans son histoire si elle la connaissait et il voulait à tous prix éviter ça.
Il connaissait bien son amie de toujours : si Prudence était dangereuse énervée, Viska elle, l'était tout le temps dangereuse pas énervée. Alan ne voulait pas la mêler à ça.

Ses yeux brillaient encore de reste de larmes, alors il regarda devant lui, direction la bibliothèque : il avait la hantise de vexer Viska en n'entamant pas une vraie conversation avec elle – alors qu'ils avaient tant de choses à se dire -, ça faisait des semaines qu'ils ne s'étaient pas parlés, mais avait également l'angoisse qu'elle en apprenne plus. C'était mission réussie depuis le début de l'année, la jeune fille ne lui parlait plus depuis le stage du Ministère et Alan avait été soulagé de voir qu'elle s'était rapprochée de ses amis vert et argent. Il était à 50 années lumières de penser qu'elle ne le considérait plus comme un ami. Il était aussi à 50 années lumières de savoir qu'elle sortait avec son copain Jensen : le sorcier ne faisait plus attention à personne, hormis à ceux qui lui voulaient du mal.

- Pourquoi faire ?

Essaya t-il de lancer, avec un air faussement surpris.
Il fallait dire que Viska était l'exception qui confirmait la règle : de tous ses amis, c'était elle plus que quiconque qui avait de quoi se sentir rejetée par Alan (à tord, seulement). Elle était pour ainsi dire la seule vraie amie qu'il avait en dehors de Poufsouffle depuis des années – Vanellope, Graham et Jensen ne comptant pas – et c'était donc la seule qu'il ne croisait pas tous les jours. Si le comportement d'Alan depuis la rentrée n'avait pas choqué le moins du monde Quino, Prue, Ted, Temp et Jo', parce qu'il prétextait de travailler quand il les croisait (ce qui encore une fois, était tout à fait crédible), pour la vipère c'était différent : elle passait du temps avec Prudence en dehors des cours, temps qu'Alan passait seul. Il ne la voyait donc plus. Ils étaient parfois ensemble en classe, mais studieux, l'Irlandais ne discutait que des cours, pas d'autres choses. Ce qui au fond n'était pas si différent de d'habitude !
Son déni était allé jusqu'au point où sa fuite se confondait parfaitement avec sa réalité : aurait-il vraiment été différent une année normale de BUSEs ? Il essayait de se convaincre que non.

En réalité, la question de la sorcière soulevait plusieurs problèmes : déjà, elle avait comprit que tout ne tournait pas rond chez lui Bingo !. C'était évident, sinon Viska n'aurait pas mentionné Prudence.
Second problème : Alan avait mis du temps à comprendre la question. Que voulait-elle dire  ? Alan avait tourné et retourné la question de la sorcière dans tous les sens avant de répondre : voyait-elle qu'il y'avait un problème que seule Prue pouvait résoudre ? Ou alors voyait-elle un problème qu'elle estimait ne pas être sien ? Alan pencha pour cette dernière théorie : il comprit qu'à cet instant précis, Alan parlait à une étrangère.
Viska n'était pas Viska, mais une fille lambda qui avait assisté à une petite altercation : elle voulait s'assurer qu'il allait bien. 'Il' n'étant plus un ami, mais un camarade de classe.
Viska jugeait qu'Alan Carmichael n'était plus son ami.

Une fois qu'il eut répondu, la panique prit possession de lui, il s'arrêta et le regarda. Il vit dans ses yeux qu'elle ne l'avait pas cru : tout son cinéma avait été vain. Dans le meilleur de cas elle serait partie, convaincue que son ancien ami la prenait pour une saucisse.
Hélas, dans ce 'meilleur cas', Alan était persuadé qu'au détour d'une conversation, elle mentionnerait à Prudence combien Alan l'inquiétait un peu. Viska restait une sorcière altruiste qui se souciait des autres et même s'ils s'étaient éloignés, elle ne le laisserait jamais vraiment tomber. Sa présence en était la preuve.

- Attends. Ne dis rien à Prue, s'il te plait.

A la seconde où la phrase sortit, Alan s'en voulu : il s'était trahi, il venait de se griller. Le capitaine des Poufsouffle venait d'avouer que quelque chose clochait chez lui et maintenant, Viska allait vouloir en savoir plus ou pas ! Fin du rp.. Qu'elle en parle ou pas à Prudence n'avait plus d'importance, il allait devoir trouver maintenant une excuse en béton.

Qu'avait-elle vu exactement ? S'il lui demandait, il était sûr qu'il aurait l'air encore plus louche.
Il se dit alors que concrètement, personne n'avait entendu Evan lui parler, personne ne pouvait donc deviner ce qu'il lui avait dit.
Que pouvait-il prétexter, alors ?
Quelque chose de crédible, quelque chose de plausible.
Oui, il l'avait ! L'excuse parfaite : le Quidditch. Evan était un gros lourd de Gryffondor qui l'embêtait par rapport au Quidditch : leur dernier match les opposait à Gryffondor, il voulait l'intimider, c'était l'excuse parfaite. Et Alan ne voulait pas que Viska en parle à Prue pour ne pas lui mettre d'avantage de pression elle qui serait sûrement attrapeur, oui c'est cadeau.

L'excuse était toute trouvée, il ne restait plus maintenant qu'à être crédible en la disant. Et face à un détecteur de mensonges comme Viska, ça n'allait pas être simple.
Plutôt – mourir – que – de – dire – la - vérité.

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Alan
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Dernière édition par Alan Carmichael le Mar 3 Nov - 21:47, édité 1 fois
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Viska Spingate
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Ξ Sujet: Re: Les fantômes du passé [Terminé]   Les fantômes du passé [Terminé] EmptyMar 3 Nov - 11:46

Les fantômes du passéViska fronça les sourcils à la réponse somme toute assez convenue que lui fit Alan dans un premier temps. Est-ce qu’il pensait vraiment qu’elle allait entamer une conversation, comme ça, l’air de rien, alors que la seconde d’avant il avait l’air d’un lapin pris dans les phares d’une voiture ? Néanmoins, comme il fallait bien commencer quelque part, elle prit le parti de répondre d’un ton prudent : « Oui, moi ça va, j’étais avec Jensen à l’instant, on... » Là, elle s’arrêta. Il était loin le temps où elle aurait pu dire à Alan, un de ses meilleurs amis, tous les détails de sa relation avec Jensen. Pas les détails trop privés évidemment, mais un récit étoffé des événements. Et ils n’étaient plus, non plus, assez proche pour qu’elle plaisante. Aussi choisit-elle une réponse à la fois sobre et claire : « On faisait des trucs de couple. » Alan mettrait ce qu’il voulait dans la catégorie trucs, de toute façon, elle doutait que l’imagination du Poufsouffle en la matière soit à la hauteur de ce qu’elle faisait réellement avec Jensen pas plus tard qu’une demi-heure auparavant. « Je passais plutôt un bon moment jusqu’à ce que je croise deux élèves qui parlaient de toi, ça m’a inquiété alors je suis venue te rejoindre. Je leur aurais bien cassé la gueule en préventif, mais Jensen m’en a empêché. Je crois qu’il avait peur que je perde… à moins qu’il ait eu peur que je gagne au contraire. » Une lueur carnassière apparut dans les prunelles claires de la jeune fille. Si le monde se divisait entre proies et chasseurs, elle était clairement de la seconde catégorie. Si Jensen ne l’avait pas retenue du geste, elle aurait appris à ces deux sales types le sens du mot dégénéré. Son père biologique pouvait se voir attribuer cet adjectif, mais certainement pas Alan.

Viska se rendait compte que, contrairement à elle, Alan était passé – quand, où, comment, pourquoi, elle l’ignorait – du côté des proies. Prenant petit à petit la mesure de la situation, la Serpentard considérait toutefois ne pas être la plus apte à aider le jeune homme. Après tout, s’il avait voulu lui en parler, il l’aurait fait. Viska ne s’était pas éloignée d’Alan, c’était l’inverse qui s’était produit. Elle, elle s’était juste contenter de vivre sa vie de son côté en conséquence. Dire que ça ne lui avait pas fait de peine serait mentir, elle était passée par tous les stades allant de la colère à la résignation, un deuil difficile mais nécessaire puisqu’elle était devenue de trop dans la vie du Poufsouffle. Car que penser d’autre d’un ami qui ne venait pas la voir quand le visage de son père biologique était affiché dans tous les journaux depuis trois semaines ? Qui ne venait pas la voir quand un pervers se faisait mettre à pied de l’école pour avoir essayer de la peloter ? Et encore, elle ignorait (pour le moment toujours) qu’Alan avait même loupé l’info’ concernant Jensen – avec qui elle s’affichait ouvertement en couple depuis leur retour dans l’école -, il devait sûrement être le seul dans Poudlard vu que Victoire s’en faisait le témoin bruyant presque chaque matin quand le couple arrivait dans la grande salle main dans la main.

Au demeurant, peu importait, puisqu’ils n’étaient plus amis. Raison pour laquelle elle proposa d’aller chercher Prudence, qui restait leur amie commune, de façon à ce qu’elle prenne le relai auprès d’Alan. Celui-ci refusa pourtant, Viska notant même une pointe de panique dans cette objection.

Toujours plantée devant le jeune homme – qui, malgré leurs différences de capacité était nettement plus grand qu’elle -, elle le toisait. L’écossaise était têtue et elle n’avait pas l’intention de laisser toute cette histoire pourrir. Qu’il n’ait plus voulu d’elle comme amie était une chose – après tout, on ne pouvait pas forcer les gens à nous aimer ! -, mais jamais elle ne laisserait quelqu’un s’enfoncer dans un marasme tel qu’il en devenait de vrais sables mouvants. « Qu’est-ce que je ne dois pas dire à Prue ? Que j’ai entendu deux gars t’insulter ou qu’Evan a l’air de te flanquer la frousse ? Parce que, tu vois, moi je considère que c’est tout à fait un truc qu’elle devrait savoir. Que tu ne veuilles pas de mon aide, ça s’entend, mais Prudence est ta meilleure amie, si tu ne lui dis pas à elle, à qui est-ce que tu vas le faire ? »

Elle se doutait vu son air aussi abattu que coupable qu’il avait prévu de ne le dire à personne ce qui énerva profondément la jolie blonde. Hors il ne faisait jamais bon l’énerver. « Je ne vais sûrement pas pouvoir faire ma sieste avec Jensen aujourd’hui et il s’agit bien de dormir ici parce que je suis venue te rejoindre parce que je m’inquiétais pour toi. Tu sais combien d’autre fille laisserait leur petit ami pour venir sauver les miches d’un mec qui leur parle plus depuis six mois ? Zéro. Donc tu vas t’asseoir et tout me raconter, et depuis le début, parce que sinon je leur envoie tous un coup de pieds dans les parties demain matin et j’expliquerai aux professeurs uniquement ce que moi j’ai vu, ce qui est très largement suffisant à mon sens pour les frapper. » Viska était quelqu’un de très colérique. Instable par nature, la faute à son père biologique qui lui en avait donné le gêne, elle avait été éduquée par des parents doux, compréhensifs, et gentils, ce qui tempérait beaucoup ses tendances au quotidien. Mais là, Viska était en colère : en colère contre Evan et ses potes pour ce qu’elle soupçonnait, en colère contre Alan pour ne rien vouloir dire vraiment, en colère contre Prudence qui était tout le temps avec lui et qui n’avait rien vu, en colère contre Jensen, même, de l’avoir retenue quand elle avait voulu attraper les deux moins que rien.

Elle contenait encore à peu près cette colère, mais elle se dégageait d’elle par la crispation de ses poings, le pincement de ses lèvres et le froncement de ses sourcils. Elle était même tellement furieuse qu’elle ne ressentait plus la fatigue, spectre qui la harcelait pourtant depuis des jours, l’énergie courant dans ses veines sans avoir réellement de cible contre laquelle se décharger. Car évidemment, elle ne frapperait jamais Alan lui faire une clef de bras pour l’empêcher de s’enfuir par contre..., ce qui ne voulait pas dire que la menace qu’elle venait de lui énoncer de ne pas être aussi magnanime avec Evan et ses consorts n’était pas sérieuse. Au contraire, sans trop savoir ce qu’ils disaient/faisaient à Alan, elle savait déjà que ce serait mérité et que ça vaudrait bien d’être punie. De toute façon, avec la menace d’enlèvement qui pesait sur elle, jamais on ne la renverrait de Poudlard, alors elle pouvait bien laisser exploser sa rage si nécessaire, non ?

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Ξ Sujet: Re: Les fantômes du passé [Terminé]   Les fantômes du passé [Terminé] EmptyMer 4 Nov - 0:04

Si Alan s'était sentit impuissant en début d'année, il était très surpris de le redevenir aujourd'hui, mais en
présence de Viska la boucle est bouclée. Voilà pourquoi il voulait éviter des Quino, des Prudence, des Joséphine et des Viska ! C'était précisément pour éviter ça. Les gens trop bruyants passionnés lui faisaient peur, lui qui ne voulait justement pas faire de vague sur cette affaire. Il ne voulait pas leur parler, de peur de se trahir et de peur d'arriver à ça. Des réactions extrêmes qui leur porteraient préjudice. Parce que oui, ils avaient l'air forts comme ça, mais même une Prudence, une Viska, ou une Joséphine avaient leurs points faibles. Ils n'étaient pas imbattables Viska peut-être. Pourquoi avait-il fallut qu'elle s'en mêle ? Contre Evan et sa bande, même Viska ne faisait pas l'affaire et il voulait à tout prix éviter qu'on s'en prenne à elle.

- Vous êtes en coup... Lança l'Irlandais complètement abasourdi, mais il fut coupé avant de pouvoir finir sa phrase Je PEUX en placer une ?.

La nouvelle avait de quoi lui faire un choc : combien de temps était passé depuis le début de l'année ? 6 mois ? 6 ans ? Alan regarda Viska dans les yeux comme s'il voyait une étrangère : qui était-ce ?
Y'avait-il d'autres choses qu'il avait raté, qu'elle ne lui avait pas dit, depuis son agression Je suis enceinte Alan. De mon deuxième enfant.?
Depuis quand ses amis sortaient ensemble ? Comment avait-il pu rater ça ?
Alan ne voyait pour ainsi plus personne en dehors des cours : il passait du temps dans son dortoir, parfois avec Quino, mais son ami avait pour consigne de ne le déranger que pour des questions de travail bonne ambiance dans la chambre, il mangeait à présent dans les cuisines, loin de tout le monde, ne se rendant dans la Grande Salle que quand il y était obligé. Alan était tellement focalisé sur les révisions qu'il écrivait à peine à ses parents, à ses cousins, à sa famille. Il n'avait pas parlé à un seul première année du semestre, ne lisait plus le journal, ne participait plus aux réunions de la BAM il n'y en a pas, relax et sa présence en club de duels se faisait rare. Ses nouveaux amis ? Hippogriffes et Sombrals. Bref : la seule excursion que s'était permise Alan en public, c'était lors du bal de Noël. Et ça avait été une très mauvaise idée merci Vanellope.

- Qu'est-ce qu'ils ont dit ?

Réussit à lancer au vol le sorcier, mais sa question resta en suspens : Viska était énervée tous aux abris, elle ne l'écoutait plus. De toute manière, il vit bien que ce n'était pas à la sorcière de donner des réponses : il était foutu, maintenant, c'était elle[i] qui posait les questions. Complètement paniqué, Alan regarda à gauche, puis à droite, espérant trouver un renfort tombé du ciel Fumseck, c'est le moment de te manifester. Il ne donnait pas cher de son corps s'il plantait Viska là, de toute façon ce n'était pas dans son intérêt : la sorcière avait juré à demi-mot se mêler [i]sérieusement du problème Carmichael en en parlant à Prue, à la directrice et allant régler leur compte aux copains d'Evan.
Génial : il ne pouvait pas y avoir pire cas de figure.

- A personne !

Cria t-il presque, enragé, quand elle lui demanda à qui il comptait en parler. Il l'attrapa par le bras et reçu un coup de poing dans le nez et la tira vers une armure, près du mur. Si elle continuait de crier comme ça, autant lancer une Beuglante dans la Grande Salle, ça irait plus vite.

La panique, puis la colère commençaient à prendre possession d'Alan : le sorcier perdait pied. Il ne savait plus quoi faire, la situation lui échappait complètement.  Quelques minutes plus tôt il était fier d'avoir semi-tenu tête à Evan, maintenant tous les démons de l'enfer s'abattaient sur lui. Qu'allait – il – pouvoir – faire ?

- Tu ne peux, Viska ! Tu ne peux pas en parler !

Les larmes montèrent aux yeux d'Alan : il voulait lui faire comprendre que tout irait bien s'il se taisait, mais la perspective de voir qu'elle ne l'écouterait pas le tétanisait.

- Il faut que tu me promettes de n'en parler à personne !

La propre panique du sorcier jouait contre lui : il aurait voulu rester calme, maître de lui, dans le contrôle, comme il l'était depuis six mois, pour tenter de rassurer Viska. Hélas il voyait bien qu'il n'y arrivait pas. Inconsciemment, que Viska s'intéresse à lui lui redonna cependant du courage : elle était forte, elle ne craignait personne. Au fond, peut-être qu'elle était la seule qui pouvait l'aider ?

Non, il ne devait pas la mêler à ça. Qui sait ce qui pourrait lui arriver ? Et puis, il n'avait surtout pas envie que cette histoire s'ébruite : ça lui faisait tellement honte. Il ne se sentait pas le moins du monde victime dans cette histoire, tellement il était coupable.
Tout ça arrivait parce qu'il était ce qu'il était.
Viska n'était pas le genre à l'aider en l'écoutant et en l'accompagnant gentiment, si ça avait été le cas ça ne l'était plus : elle était du genre à défoncer des murs et en l'occurrence, des tronches. Et c'était bien la dernière chose qu'il voulait.
La vipère poursuivit sur la même lancée : elle le somma de lui expliquer toute la situation, sous peine de s'en prendre physiquement à eux et pire, d'en parler à des professeurs. Exposer toute la situation à des professeurs était la pire angoisse d'Alan autant voir ses amis tabassés ça passe, mais ça non : une fois qu'ils apprendraient la vérité, l'histoire prendrait des proportions dantesques et se répandrait dans Poudlard comme une traînée de poudre. Et il voulait éviter : tout le monde à Poudlard n'avait pas à savoir ce qu'il était et ce qu'il avait fait.
Viska ne voyait très certainement que le côté injuste de la situation, elle n'avait pas le moins du monde pensé qu'en l'exposant au tout Poudlard, sa vie serait un véritable enfer. Plus encore, si c'était possible, que maintenant.

- A la fin de l'année dernière, j'ai fait une chose incroyablement stupide. J'ai embrassé Graham dans le Poudlard Express. J'avais fait attention à tout, pour que personne ne nous voit, j'avais tout prévu. Sauf que quelqu'un nous a vu... C'était la pire erreur de ma vie : j'ai embarqué Graham dans cette histoire alors qu'il n'avait rien demandé. L'air grave, il baissa la voix, bien qu'il puisse voir extrêmement loin dans le couloir : il était vide. S'ouvrir à Viska et tout raconter lui demandait un effort considérable, tellement il était seul depuis longtemps. Il ne l'aurait pas fait s'il avait cru la vipère incapable de garder le secret. C'est là que je lui ai avoué être amoureux de lui. Pour tout te dire, lui, ne m'aime pas... du tout. Il baissa la tête, navré. Je n'aurai jamais du faire ça. Jamais. Il repensa au jour où tout avait changé : le jour où il avait volé un baiser à Graham contre sa volonté et où sa vie avait basculé. Une erreur avait précipité tout le reste.

- C'est à la rentrée scolaire que j'ai su qu'on m'avait vu. Evan et ses copains me sont tombés dessus dans les toilettes des garçons. Alan hésita : il ne pouvait pas tout raconter à Viska, le faire revenait à signer leur arrêt de mort. Il ne pouvait pas non plus mentir, ceci dit : Viska était un détecteur de mensonges humain :  il fallait donc nuancer et édulcorer un peu la réalité. Ils m'ont... ils m'ont fait du mal et c'est là qu'ils ont cassé ma baguette. J'ai inventé l'histoire du cognard fou pour expliquer mes blessures. Même si Alan et Viska ne se parlaient déjà plus depuis le stage du Ministère, la sorcière n'était pas sans savoir par Prudence que le capitaine des Poufsouffle avait fait un cours passage par l'infirmerie dès la première semaine. Un cognard fou avait été libéré par accident dans la tente des capitaines et c'était ce jour là qu'Alan avait perdu sa baguette magique. C'était la version officielle.

Alan avait passé sous silence les vrais traumatismes de cet incident : la violence des coups avait été forte, mais bien qu'il ne l'oublierait jamais, son corps ne portait plus aujourd'hui aucune trace. Sa baguette magique – à qui il tenait comme la prunelle de ses yeux – avait été brisée, mais il avait pu en racheter une nouvelle, une qui l'avait aussi choisi.
Ce qui restait, en revanche, c'était les mots. Les mots avec la peur, resteraient en lui à jamais : ils le hantaient nuit et jour et avaient fait des dommages considérables. Si Alan avait un jour cru – grâce à la bienveillance de ses amis – que son homosexualité était normale et serait acceptée par tous, Evan lui avait incrusté dans le crâne que ce ne serait jamais le cas.

- Il faut que tu me promettes de n'en parler à personne. Jure-le Viska.

Parce que pour raison principale, il y'avait que ce n'était pas son combat à elle. Mais le sien.

(1493)


Alan
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Ξ Sujet: Re: Les fantômes du passé [Terminé]   Les fantômes du passé [Terminé] EmptyMer 4 Nov - 14:00

Les fantômes du passéAlan aurait moins pu se rassurer sur une chose s’il avait eu l’occasion de parler avec Viska plus tôt dans l’année : elle ne risquait pas grand-chose des caïds des années supérieurs. Certes, elle ne gagnerait jamais un duel de magie contre eux, mais Myrielle lui avait appris à empêcher un sorcier d’attraper sa baguette pour pouvoir ensuite le frapper. Elle n’avait pas la musculature de sa tante ou de son cousin Alex’, mais parmi les élèves de Poudlard, elle n’était pas de ceux à qui il fallait se frotter. C’était même pour ça que le pervers qui s’en était pris à elle au mois de décembre n’avait obtenu au final des bosses et des bleus : et encore, il l’avait eu par surprise, elle était bien plus efficace en attaque qu’en défense ! La Viska qu’avait connu Alan en première année, qui ne savait pas encore que son père était Nathan Symphonie et qui n’avait pas à subir les affres d’une malédiction ancestrale, n’était pas si différente de l’actuelle en terme de caractère, en revanche ses compétences avaient bien évoluées pour se caler sur celles de sa famille sorcière. Après tout, elle n’avait pas vraiment le choix, puisqu’à cause de son père biologique, elle allait sûrement finir maudite pour le restant de ses jours à devoir obéir à une famille de sang pur qui lui inspirait moyennement confiance les mangemorts, quand on a des parents moldus, c’est pas vraiment le top des personnes fréquentables. Depuis trois ans, Viska s’entraînait quasi quotidiennement avec Alex’ dans le parc : si elle éprouvait beaucoup de craintes pour son avenir (immédiat comme lointain), elle débordait de confiance en elle. C’était même ce qui la faisait tenir, la plupart du temps.

Alan sembla surpris qu’elle dise qu’elle était en couple avec Jensen mais franchement c’était pas spécialement le plus choquant dans sa vie dernièrement, seulement ils avaient un peu d’autres trucs à gérer là, tout de suite, que ses affaires de cœur à elle. Qui en plus n’étaient peut-être pas des affaires de cœur. Et puis qu’est-ce qu’elle en savait de toute façon. Bref. Jensen n’était pas le sujet pour une fois, parce que sinon elle est quand même assez focus sur lui quand même et en plus elle se voyait pas parler de ses histoires privées avec un mec qui faisait le mort depuis six mois.

Parce que Viska avait aussi beaucoup souffert durant ce laps de temps, elle n’était pas prête pour essayer de réparer sa relation avec Alan. À sa décharge, elle ne voyait pas pourquoi elle le ferait vu qu’il ne paraissait pas du tout le vouloir lui. Mais il avait des problèmes, et elle n’était pas fille à laisser les gens souffrir sous ses yeux sans réagir. L’inaction n’était vraiment pas sa tasse de thé, c’était même ce qui avait motivé la création de la BAM avec Prudence.

Elle esquiva de façon parfaitement volontaire la question des termes utilisés par les crétins qu’elle avait croisé un peu plus tôt. Alan devait bien en avoir une vague idée, et elle refusait de prononcer de telles paroles. C’était bas, vulgaire et méchant. Elle les détestait de les avoir prononcé à l’encontre de son ancien ami, on ne devrait jamais traiter rien, ni personne, avec autant de malveillance.

Quand Alan lui cria sa réponse, à savoir que, comme elle s’en doutait, il ne comptait en parler à personne, elle lui lança un regard glacial. Qu’il ne commence pas à lui crier dessus parce qu’elle n’était pour rien dans la situation dans laquelle il se trouvait et ils pouvaient être deux au petit jeu de la colère, or elle avait plus d’expérience que lui dans ce domaine. La colère c’était son rayon. Elle était née en colère, toujours à deux doigts de basculer dans une rage aveugle. Son père biologique était comme ça, sa tante l’était aussi, Ayelet peut-être encore plus… finalement, le seul Symphonie à paraître épargné par cette colère permanente, sourde et prête à débordée, c’était Alexandre. Son cousin était un modèle d’humeur égal. Viska aurait aimé être comme lui, ou comme sa mère, car Agnes Spingate était une femme douce et gentille qui avait été plus d’une fois déstabilisée le caractère étrange de sa propre fille.

« J’aimerais bien te voir essayer de m’en empêcher. » répliqua-t-elle froidement quand il lui dit qu’elle ne pouvait pas en parler. Qui était-il pour lui donner des ordres ? Ni professeur, ni préfet, même plus un ami. Quand on demandait un service à quelqu’un, on y mettait les formes et on motivait sa demande. Et au-delà de ça, Viska était bien trop furieuse contre tout le monde et personne en même temps pour bien prendre la colère, tout aussi légitime mais tout aussi mal dirigée, d’Alan.

Notons qu’à la décharge de Viska, elle ne pouvait pas se mettre à la place d’Alan puisque, elle, ses problèmes étaient étalés dans tous les journaux sorciers depuis quinze jours. Et plus généralement, le regard des autres n’avait pas une grande importance pour la Serpentard : elle avait cette assurance qui la rendait imperméable à la critique. Cela ne voulait pas dire qu’elle ne se remettait jamais en cause, mais pour qu’elle le fasse il fallait lui présenter de vrais arguments, fondés, avec des exemples, ce qui était rarement le cas dans les ragots qui pouvaient courir sur elle ou sur les autres.

Comme elle le menaçait de tout déballer dans un coup d’éclat assez violent (mais spectaculaire, du pur Viska!), il finit par lui raconter toute l’histoire. Le temps qu’il parla, elle se tut, contenant son mauvais caractère pour faire preuve d’écoute et d’empathie (autant que faire se pouvait du moins). Quand il eut terminé, elle laissa de côté la question de la promesse qu’il lui demandait et qu’elle ne comptait pas faire tant que plusieurs points ne seraient pas éclaircis. Cependant, elle prit une profonde inspiration avant de parler pour se calmer. À défaut d’être d’accord avec les choix d’Alan sur la gestion de cette crise, elle voyait un peu mieux dans quoi il était empêtré. « Reprenons depuis le début. Graham d’abord. Il a l’air de s’en être plutôt bien remis, tu l’as juste embrassé hein ! Normalement il faut demander avant mais des fois pris dans l’émotion du moment, tu sais… ça arrive à d’autres. » à elle pour commencer, elle n’avait pas vraiment demandé à Jensen avant de l’embrasser, d’ailleurs elle s’était attendue à ce qu’il la repousse et l’engueule, c’est dire… « Qu’il ne réponde pas à tes sentiments peut être un autre problème, mais bon… disons que pour l’heure, ça n’a pas vraiment l’air d’être ce qui pose le plus de souci. » Elle essayait d’être méthodique, claire, et surtout aussi calme que possible alors qu’en réalité elle avait toujours très envie de taper dans quelqu’un ou quelque chose.

« Si je comprends bien, les trois raclures là – sont-ils trois ou plus d’ailleurs ? - sont des homophobes et des harceleurs. Ce n’est pas le baiser que tu as donné à Graham le fond du truc, mais leur caractère pourri. En plus, ça m’étonnerait qu’ils en aient tant que ça dans le pantalon parce que j’ai pas l’impression qu’ils emmerdent Vanellope alors qu’elle drague ouvertement et indistinctement filles et garçons, et Graham, ont-ils l’air de lui faire du mal ? » Si elle connaissait bien V, elle n’était pas du tout dans les mêmes cercles que son collègue masculin, alors ça paraissait dur à savoir là, à froid. Mais vu le profil type du harceleur, elle en doutait, ils avaient choisi Alan parce qu’il n’était pas préfet et que c’était un élève sérieux, soucieux de sa réputation. Des types de cet acabit n’auraient aucune prise sur une fille comme V, et Graham avait le pouvoir de les coller à l’année si nécessaire. « Tu ne peux pas les laisser continuer Alan ! Et encore moins en croyant que tout ça arrive parce que tu aurais commis je ne sais quel péché capital. C’est bon quoi, un baiser c’est un baiser, le seul qui devrait avoir à t’en reparler c’est Graham ! » Elle avait envie d’attraper Alan par les épaules pour le secouer mais elle savait que, concrètement, ça ne lui remettrait pas les idées en place.

« Moi je ne peux rien te promettre si ton plan de riposte c’est de courber la tête et de ne rien faire. J’ai vraiment envie de leur casser la gueule, donc il va falloir que tu trouves mieux à me proposer, sinon c’est l’option que j’vais choisir. En plus, en ce moment j’ai l’immunité, on peut pas me virer de l’école, alors c’est le moment ou jamais pour les rétamer. » Elle ne disait pas complètement non pour ce qui était de ne rien dire, mais il allait falloir qu’Alan lui propose des solutions à son problème à lui, car elle ne le laisserait pas juste là, comme ça, retourner à son marasme et son harcèlement. Il fallait qu’il se bouge, c’était même carrément urgent si ça traînait depuis la rentrée ! En plus ils lui avaient fait du mal, tout ça par pur homophobie. Ceux à éradiquer c’étaient eux, aux yeux de Viska, ça ne faisait pas un pli.

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Ξ Sujet: Re: Les fantômes du passé [Terminé]   Les fantômes du passé [Terminé] EmptyJeu 5 Nov - 1:01

Viska avait toujours eu le chic pour recentrer les débats en deux–deux : la sorcière résuma la situation en quelques phrases, et à la fin de celle-ci, Alan vit la lumière au bout du tunnel. Oui, la lumière. Comment allait-il pouvoir l'atteindre avant que Viska ne s'interpose ? Car oui, manifestement, la vipère était là pour lui éviter une mort rapide et indolore en l'amenant sur directement l'échafaud où l'attendait une fin atroce. Il n'y avait pas d'autres explications ! Alan ne voyait pas bien ce qu'elle voulait, mais a priori pas du bien, puisqu'il comprit là qu'ils n'étaient plus du tout amis. Elle se fichait d'avoir son avis et refusait de comprendre : elle refusait de se mettre à sa place et de voir combien leur seule échappatoire était la pondération et la discrétion. Ce n'était pas en allant attaquer Evan et ses copains que la situation allait s'arranger, bien au contraire. Alan était déjà mortifié à l'idée de lire dans les yeux d'Evan qu'il avait parlé à quelqu'un de cette histoire, alors il n'osait imaginer le reste.

- Oh crois-moi, ils en ont. Ils sont tous les trois très dangereux.

Alan ne pouvait pas être plus clair : Evan et ses deux copains avaient les moyens. Il s'était senti démuni, seul et en danger dans ces toilettes : les trois garçons avaient une force de frappe hors du commun, jamais Alan n'avait vu quelqu'un d'aussi fort et surtout d'aussi violent. Ils l'avaient bloqué, l'avaient immobilisé et avaient même profité de son infériorité numérique pour le frapper très violemment. Il avait essayé de se défendre, mais il avait été aussi efficace qu'une souris affrontant un ours. Il n'était pas prêt de vouloir réitérer l'expérience, tellement elle avait été traumatisante.

Viska poursuivit en lui disant qu'il ne pouvait pas les laisser continuer : elle avait quoi, en tête, au juste ? Tout seul, il était une brindille sous un semi-remorque, il avait déjà donné, merci bien. Il voyait encore son visage dans le miroir de l'infirmerie : tuméfié et couvert de sang, l'arcade sourcilière ouverte. Jamais il ne l'oublierait.

- Ils s'en fichent du baiser, c'est moi le problème. Et qu'est-ce que tu veux que je fasse ?

Loin d'entendre les opinions de Viska, Alan était persuadé d'être le problème : sinon Evan et ses copains seraient déjà allés voir Graham, non ? Non, le problème n'était pas ce qu'il avait fait, mais qui il était : Evan avait été très clair là dessus de nombreuses fois.
Alan vit bien que son comportement passé volait à des années-lumière au dessus de Viska : la sorcière ne semblait pas comprendre ses motivations, elle ne semblait pas comprendre combien il avait été seul, démuni et totalement impuissant. Au delà de ça, Alan avait été effrayé surtout, complètement tétanisé, anxieux au possible d'imaginer qu'on pouvait s'en prendre une nouvelle fois à quelqu'un d'autre que lui. Il s'était levé tous les matins depuis ce jour-là la boule au ventre et elle ne l'avait jamais quitté.
Imaginer Prudence avec ses propres blessures au visage le rendait malade.

- Tu ne comprends pas, si je ne dis rien c'est pour justement éviter qu'ils s'en prennent à Graham ! Il n'a rien fait dans l'histoire, lui ! Et vous non plus, d'ailleurs. Ils ont menacés de s'en prendre à mes amis si je m'avisai d'en parler, aussi. Ça veut dire Prue, Quino et toi.

Car oui, Alan mettait toujours Viska dans son top 3, devant Ted et Tempérance : elle était son amie depuis longtemps et ils avaient surtout le même âge. La maison ne comptait en rien pour lui, à ses yeux, depuis la rentrée, rien n'avait changé.

Le sorcier réfléchit alors, il fallait qu'il trouve une parade à l'hypothétique attaque de Viska au plus vite tu as trente seconde: qu'elle soit immunisée ou pas n'y changeait rien, il ne voulait pas qu'elle se batte pour lui. Il ne voulait pas qu'elle se batte tout court d'ailleurs : il détestait la violence et même si elle était très forte, elle prenait un jour le risque de tomber sur plus fort qu'elle. Alan avait vu comment des inconnus pouvaient vous tomber dessus sans qu'on leur ait rien fait, alors autant éviter de tenter le diable.

Le sorcier passa en revue tous les cas de figures possibles : il n'avait pas prévu du tout de mettre quelqu'un dans la confidence Viska n'a pas du tout l'intention de garder le secret hein, il n'avait pas prévu de faire quoique ce soit, en fait.
Hélas, maintenant tout venait de se précipiter !
Il allait falloir emprunter au mode 'révisions' son cerveau pour le focaliser au mode 'défense'. Il n'était plus temps de se cacher, mais d'agir. Et dans tous les cas, Alan se le dit, il devait mettre Viska et ses amis en dehors du danger en premier lieu. C'était à lui d'agir : s'il devait faire face à Evan, ce serait seul.
Au pire des cas, sa mort serait la seule et l'histoire prendrait fin là.

- Laisse-moi réfléchir...

Lança t-il ému : il était démuni, complètement dos au mur et toutes ses certitudes des derniers mois venaient de voler en éclat. Totalement paniqué, la tête baissée, Alan essayait de trouver une solution avant que la sorcière ne le quitte pour aller frapper Evan et ses copains.
Viska avait tout cassé, il allait maintenant être obligé de faire quelque chose. Mais quoi ?
En parler à d'autres personnes revenait à l'afficher aux yeux de tout Poudlard : il avait dit à ses amis qu'il aimait les garçons, mais personne d'autre ne le savait et il ne voulait d'ailleurs pas que ça se sache. Ils n'avaient pas à savoir. Alan n'aurait pas la force de revivre d'autres agressions comme celle qu'il avait vécu.
Hélas, ou le secret demeurait dans l'ombre ou bien tout le monde le découvrait : il n'y avait pas de demi-mesure. Il ne pouvait pas dénoncer le comportement d'Evan et ses sbires sans dire ce qui s'était réellement passé. C'était tout, ou rien.

- Je... Je vais m'en occuper.

Alan ne pensa pas une seconde que cette phrase pourrait convaincre ou pas Viska, et pourtant, sa décision était prise. Ça n'avait pas été facile, mais il préférait cette solution là à toute autre. De toute manière, même s'il n'était pas fier, qu'une fille le défende le vexait un peu : toute sa vie il avait eu une Prudence avec plus de courage que lui, il ne voulait pas éternellement vivre dans les jupes de ses amies.
C'était maintenant ou jamais le moment de montrer ce qu'il avait dans le ventre rien.

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Ξ Sujet: Re: Les fantômes du passé [Terminé]   Les fantômes du passé [Terminé] EmptyJeu 5 Nov - 17:57

Les fantômes du passéParce qu’il croyait qu’elle était quoi, elle ? Un chaton ? Viska avait l’impression qu’Alan, tout à la fois, la sous-estimait et sur-estimait ses harceleurs. Ça se remarquait qu’il ne l’avait pas vu s’entraîner depuis des lustres. Et puis, la base face à un homme, c’était de le frapper dans l’entre jambe, même pas besoin d’être aussi forte qu’elle pour y arriver. Sûrement qu’Alan avait trop d’empathie ou qu’il ne venait pas d’une famille d’assassins pour leur infliger ça, Viska n’avait pas autant de scrupule.

« Non mais tu t’entends parler ?! » S’exclama-t-elle quand il lui dit que c’était lui le problème. Remarquez, c’était pas faux, à force de s’enliser dans cette histoire, effectivement, il le devajit, mais de base non c’était pas le cas. Le seul responsable de tout ça, c’était Evan (et ses copains). Son homophobie puante perçait à des kilomètres dans ce récit, c’était juste tomber sur Alan parce qu’ils n’avaient pas le cran de s’en prendre à des personnes plus aptes à se défendre comme des préfets.

Elle grimaça quand Alan dit qu’elle était de ses amis. Comme si c’était encore possible après autant de temps et un désintérêt aussi complet pour sa vie à elle. « Quino, Prue et moi sommes parfaitement capables de nous défendre. Déjà, moi, ils me touchent, soit j’arrive à les défoncer, soit je les dénonce parce que j’ai perdu. À mon avis c’est pareil pour Graham, il est préfet quand même, il pourrait les coller à l’année, voire provoquer leur renvoi. Ils t’ont juste dit ça pour te faire peur. » Et le pire c’est que ça avait fonctionné ! C’était vraiment terrible à quel point le harcèlement d’une bande d’idiots pouvait avoir un effet aussi important et effroyable !

Elle le laissa réfléchir en silence, ce qui lui demanda pas mal d’effort vu qu’elle n’était pas du genre à se taire. Lorsqu’il finit par dire qu’il allait s’en occuper, elle lui tendit pour qu’il la serre : « Ok, alors on a un deal, si tu t’en occupes, je n’en parle pas, mais si je vois que tu n’agis pas, au bout d’un certain temps, je déballe tout. » Ceci réglé, elle ajouta dans un haussement d’épaule : « Je regrette un peu de pas leur mettre une lame sous la gorge mais bon, objectivement c’est plus facile à dire qu’à faire, McGo’ peut pas me virer, mais elle m’a confisqué toutes mes armes. » Et elle n’avait pas le niveau pour se servir de n’importe quel couteau chipé dans la grande salle, si ce n’était pas une lame parfaitement équilibrée, elle avait tendance à louper sa cible ou à ne pas avoir la bonne allonge. Comme, justement, avec Alex’ ils ne s’entraînaient pas armés Non Spingate, vous n’utiliserez pas de poignards dans le parc, et ce n’est pas parce que votre tante le faisait que vous, vous pouvez!, elle ne progressait pas assez à son goût de ce côté mais bon… elle verrait bien ce que sa tante lui apprendrait l’été prochain ! En attendant, elle se concentrait sur les arts martiaux, c’était déjà pas mal !

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Ξ Sujet: Re: Les fantômes du passé [Terminé]   Les fantômes du passé [Terminé] EmptyJeu 5 Nov - 23:25

Qu'on se le dise : non, Alan ne s'entendait pas parler. Bien évidemment le sorcier, anesthésié par de longs mois de solitude physique et morale, ne parvenait plus à penser correctement. Tous ses gestes étaient guidés par la peur et dans chacun des cas de figure qu'il imaginait – assez intelligemment par ailleurs il y'avait quelques mois – il ne voyait que le pire. Lui d'ordinaire si cartésien, logique, raisonnable et plutôt tactique, se laissait maintenant carrément guider par ses émotions, comme le faisait à l'accoutumée Prue et Quino, ses amis aux caractères opposés au sien.
Viska lui assenait qu'elle pouvait se défendre, or Alan aurait aimé voir ça qu'elle n'ait pas à le faire. Elle se disait prête à leur botter les fesses ou à s'en plaindre aux autorités si elle n'y arrivait pas, mais c'était plus facile à dire qu'à faire : il venait à l'instant de la prévenir, elle s'attendait donc à ça, elle était préparée. Mais dans un cas où comme lui, le danger arriverait de nulle part, il n'était pas sûr que Viska soit aussi vive et alerte qu'elle le disait bon en fait on te l'a pas dit mais si. Et dans tous les cas, si la jeune fille l'était, il fallait surtout recontextualiser : Viska était destinée à devenir une assassin, elle travaillait à ça, elle s'y préparait depuis toute petite : c'était loin d'être le cas de Quino, Prue, et Graham. Si ces deux derniers étaient préfets et avaient l'autorité de leur côté, la peur et le danger pouvaient toujours l'emporter, et de loin, il savait de quoi il parlait. Alan était le meilleur ami de Prue, il s'était toujours senti en sécurité avec elle, ce n'était pas pour autant qu'il avait fait ce qu'il fallait pour dénoncer le comportement de ses agresseurs c'est bien le problème. A 15 ans, on n'était pas prêt à affronter ça.

- C'est facile à dire.

Répliqua un Alan irrité, énormément vexé de voir que Viska elle, avait eu la solution à son problème en deux deux. Ce n'était même pas un problème, à l'écouter, on aurait dit qu'il ne s'agissait que de bon sens et d'intelligence, que le premier crétin venu aurait compris que les menaces étaient en l'air et qu'il aurait juste fallut en parler ! Alan avait vécu dans la peur pendant des mois, il était au moins persuadé d'une chose  - quitte à avoir tort  - c'était que l'issue idéale était loin d'être aussi simple.

- Tu ne sais pas ce qu'ils m'ont fait. Rétorqua t-il, dans une torpeur inconsciente.

L'Irlandais ne se considérait pas comme extrêmement courageux, mais il avait toujours plus ou moins réussi à faire ça. Il n'était pas Prudence certes, mais quand même. Là, ça dépassait tout ce qu'il avait connu.
Si Viska débordait de confiance en elle, ce n'était pas le cas d'Alan et ce n'était peut être pas le cas non plus de Graham et des autres. Qui pouvait savoir comment ils auraient réagi ? Alan était certains d'être incapable de le deviner et il n'aurait pas pris le risque de le vérifier : jamais il n'aurait mis l'un de ses amis en danger. Et si pour les protéger il fallait devenir vaguement invisible quelque temps et prendre sur soi, il le ferait. Et il l'avait fait.

Quand il fut dos au mur et quand il comprit que Viska ne laisserait pas cette histoire impunie ce qu'il ne manquera pas d'apprécier dans le futur, merci d'avance, le sorcier réfléchit à toute allure : il n'avait maintenant plus cinquante échappatoires. Soit il laissait lâchement Viska œuvrer pour lui façon Malefoy, soit il prenait les choses en main.
Sa décision ne fut pas longue à arriver : il ne savait pas où, quand et surtout comment, mais il était clair que ce serait à lui d'agir. Et à personne d'autres. C'était son combat.

Il tendit la main à la jeune fille et la lui serra. Ce geste lui parut bizarre, inapproprié, mais au font, même si cette promesse était avant tout une menace de Viska d'outrepasser ses devoirs à lui, il le vit plus comme une forme de soutien. S'il ne voulait pas faire avancer les choses, Viska serait là pour le faire pour lui. C'était maladroit, c'était tout ce qu'il ne voulait pas, mais au fond il se sentait soutenu. Il n'était plus seul.

- Pourquoi elle ne peut pas te virer ? Lança t-il en parlant de la vioc McGonagall. Puis, oubliant ses angoisses qu'il sentait déjà revenir Qu'est-ce que je vais faire ? Est-ce que Evan va vouloir que je l'affronte en duel ? Et est-ce que je pourrai gagner, le cas échéant ?, Alan repensa aux derniers mots de Viska. Il n'était jusqu'alors obnubilé que par les conséquences de son agression par les trois adolescents et n'avait écouté la jeune fille qu'à moitié. Il était bien trop inquiet de la réaction de la Serpentard pour penser à autre chose. Et attend, c'est quoi ces histoires d'immunité ? Oui, ça il s'en rappelait bien, elle avait parlé d'immunité quand elle avait proposé trop aimable de donner une bonne leçon à ses agresseurs Alan vit au XIXème siècle. Parce que c'est du sérieux, cette histoire d'immunité ? Vraiment, vraiment? Genre si tu les tabasses, il t'arrive rien. C'est ça ? Genre au pire tu te sers de ton arme, tu as le dessus sur les trois, ils meurent et même là tu crains rien ? Vrai ? Fonce. .

Alan était bien conscient d'avoir raté plusieurs choses ces derniers mois deux trois éléments sans importance : Prudence est mariée à Vanellope, Quino et Victoire se sont enfin déclaré leur amour et ont quitté l'école, McGonagall a rendu son tablier et c'est Rusard, au pied levé qui a été nommé directeur, et le tournoi des trois sorciers a été annoncé pour l'an prochain, mais avec de nouvelles règles. A priori toutes les écoles seront en compétition et il sera plus question de Hunger Games que de véritable tournoi, en fait. A la fin il n'en restera qu'un. Oh et Victoire attend des jumeaux, aussi., mais il ignorait totalement l'ampleur de son ignorance. Comment l'aurait-il pu ? Il ne prenait plus part à aucune discussion depuis des mois, fuyait la Grande Salle comme la peste - lieux de tous les potins et de tous les ragots - et était de toute manière hermétique à tout ce qu'on lui disait qui n'avait pas attrait aux BUSEs bonjour l'angoisse le gosse. Il avait enclenché le mode "survie" en même temps que celui de "révisions" : résultat des courses, même un adolescent apprenant à domicile aurait été mieux informé que lui.

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Alan
CARMICHAEL
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Dernière édition par Alan Carmichael le Jeu 12 Nov - 11:17, édité 1 fois
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Viska Spingate
Viska Spingate
Serpentard

Parchemins : 1933
Âge : 17 ans (05/10/1999)
Actuellement : 6ème année


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
SORTS & ARCANES:
GALLIONS EVENT: 8
FACECLAIM: Emily Alyn Lind & Jenny Boyd


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Ξ Sujet: Re: Les fantômes du passé [Terminé]   Les fantômes du passé [Terminé] EmptyVen 6 Nov - 11:16

Les fantômes du passéDe fait, Viska ayant été agressée un mois et demi auparavant au détour d’un couloir, elle savait parfaitement qu’elle était capable de se défendre. Contre trois assaillants à la fois, elle s’en sortirait forcément avec moins de facilité, de grâce et d’honneur, mais ses entraînements lui permettaient de ne pas être soumise au phénomène de sidération qui avait tendance à paralyser la plupart des gens en cas d’attaque – réaction parfaitement normale du cerveau à une attaque au demeurant, ça n’avait rien de honteux -. Myrielle lui avait aussi appris à supporter la douleur pour pouvoir répliquer sans être décontenancée par elle. Rien de tout ça n’était facile ou agréable, mais c’était son quotidien à elle depuis trois ans : une arme frappe ou se brise, la devise de la famille Symphonie était devenue aussi la sienne. Ce qui tombait bien, à défaut de lui mener la vie facile, c’est qu’elle avait toujours eu caractère emportée et prompte à chercher la bagarre -même si encore une fois, elle avait été éduquée par des parents au tempérament bien plus doux que le sien, ce qui modérait ses tendances colériques -. Perdre non plus n’était pas une fatalité selon elle, mais ça, c’était son côté Serpentard : si jamais elle ne pouvait pas vaincre loyalement, elle pourrait toujours préparer un meilleur plan pour la revanche.

Mais au-delà de ça, Viska pensait Quino, Prue et une majorité des élèves qu’elle côtoyait au quotidien capables de se défendre contre des petites frappes, aussi grandes et musclées soient-elles. Parce que ce qui faisait la force du harceleur, c’était la pression psychologique, hors aucun des amis d’Alan n’était très sensible à celle-ci. Prudence leur marcherait plus rapidement sur les pieds qu’elle ne les collerait en retenue, mais ça restait efficace, quant à Quino, il aurait bien une farce dans son sac à leur balancer à la figure. Alan s’était fait du soucis pour rien, l’ennui c’est qu’il ne l’avait pas réalisé avant.

« Je te rappelle que j’ai étalé un pervers de sixième année le mois dernier parce qu’il a essayé de me serrer dans un couloir. Et non seulement je lui ai collé une raclée mais après j’ai été le dénoncer, donc je pense quand même avoir une vague idée de ce que je raconte. » Viska ne pouvait pas savoir qu’Alan avait même loupé le renvoi temporaire du garçon en question vu que tout Poudlard savait ce qui s’était passé. La jeune fille avait même été aidée par une Poufsouffle, Louna, pour chercher des adultes après cette mésaventure. Elle avait été choquée d’avoir été agressée – parce qu’elle avait plus ou moins pensé qu’à Poudlard ça n’arrivait pas -, mais ça ne l’avait pas empêché d’agir. Elle voulait bien croire que chacun réagissait différemment et qu’Alan n’était pas comme elle, mais ce n’était pas en faisant comme s’il était la seule personne de l’école à avoir des problèmes que ça allait s’arranger. C’est lui qui avait décidé de faire régner la loi du silence autour de lui, s’il n’avait pas détruit leur quatre ans d’amitié pour ce qu’elle supposait être une peur irrationnelle de ses agresseurs, elle l’aurait aidé à régler tout ça bien avant. Il avait choisi de se taire. Elle ne pouvait pas être tenue responsable pour ça, même si ce qu’elle disait à son ancien ami ne lui plaisait pas. Ce ne serait pas lui rendre service de toute façon, car il fallait le secouer un peu pour l’extirper de la merde dans laquelle il s’était retrouvé.

« Bah non, je sais pas. Tu ne me parles plus, tu te souviens ? » Lâcha-t-elle, hargneuse, et encore loin de se douter que c’était pire que tout ce qu’elle imaginait et qu’Alan n’avait juste aucune idée de sa merde à elle, alors qu’elle n’avait rien d’un secret puisqu’elle s’affichait depuis deux semaines dans les journaux sorciers.

Vu qu’ils avaient conclu un pacte, elle se calma cependant, prenant un air un peu plus doux et moins colérique que quelques minutes auparavant. À sa question sur l’immunité et compagnie, elle haussa un sourcil, désormais plus perplexe qu’autre chose : « Bah, tu sais que mes parents sont moldus, si on me vire de Poudlard, Nathan pourra m’enlever, or le Ministère ne veut pas que ça arrive. Ils sont plutôt bons à rien mais quand même, même leur incompétence a ses limites. » Ce n’est qu’en disant ça qu’elle réalisa que quelque chose clochait : Alan se fichait-il à ce point de sa personne qu’il ne savait pas pour Nathan ? Mais sa photo était partout ! Et, en tant qu’ancien ami proche, il savait très bien qui était son père biologique ! Il l’avait même aidé en deuxième année à chercher qui il était avec Prue ! Et elle lui avait raconté pour le reste, quand le professeur Montgomery-Bones lui avait tout déballé, puis ensuite ses entraînements et tout ce qui s’en suivait… comment pouvait-il ne pas avoir faire le lien entre « la Serpentard de seize ans qui avait failli être enlevée par l’ancien mangemort recherché pour meurtre et crimes de haine » et elle ?! « C’est moi la fille qui a failli être enlevée par un assassin pendant les vacances, tu avais pas compris en voyant ça étalé dans la Gazette depuis quinze jours ? Tu sais pourtant que je suis une Symphonie ! » Parce que si son nom à elle n’avait pas été donné – ce qui ne lui conférait qu’un anonymat très relatif car beaucoup faisaient le lien vu que celui qu’elle avait avec Alexandre était connu -, celui de Nathan Symphonie avait été clairement marqué partout. Elle voulait bien qu’Alan ne lui parlait plus depuis des mois si ce n’est pour de vagues salutations quand ils se retrouvaient face à face, mais là c’était dans la Gazette. On ne pouvait pas parler d’un truc discret qu’elle aurait pu ne dire qu’à un petit nombre…

Viska ne menait, de toute façon, pas une vie des plus secrètes. Elle avait appris à composer avec vu que pour être le leader qu’elle entendait être pour la BAM, en dehors de longues heures de recherche dans le château avec ses amis, il fallait être aussi repérable. Quant à son père biologique, il était recherché depuis dix-sept ans (si ce n’était plus) et il était normal qu’avec son retour la Gazette lance des appels à témoin. Si Viska esquivait le sujet la plupart du temps – et que sa relation avec Jensen était une très bonne diversion auprès d’ado’ friands d’histoires d’amour -, elle savait que tout ceux qui la connaissaient étaient au courant. Et peu importait. Mais qu’Alan n’ait pas fait le lien lui paraissait hyper suspect, car il en savait largement plus sur elle que la moyenne sur ses origines -pas autant que Jensen ou Victoire, mais plus que Quino et Peony-, du moins, c’est ce qu’elle croyait jusqu’ici, car elle était prise d’un doute qui la plongeait dans une nouvelle perplexité.

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