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 #2 La Rose et l'Armure [PV]

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Viska Spingate
Viska Spingate
Serpentard

Parchemins : 1984
Âge : 17 ans (05/10/1999)
Actuellement : 6ème année


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Ξ Sujet: #2 La Rose et l'Armure [PV]   #2 La Rose et l'Armure [PV] EmptyLun 30 Nov - 0:02

La rose et l’armureViska était plongée dans un demi-sommeil. On lui avait donné une potion pour qu’elle se repose et une autre pour atténuer la douleur, et pourtant, elle avait commencé à ravoir la sensation de ce qui se passait autour d’elle bien plus tôt que ce que les adultes avaient prévu. Elle sentait une main, chaude et douce, qui lui caressait le visage. Elle reconnut l’odeur de la crème hydratante de sa mère, un mélange de lavande avec une pointe de thym. Toujours les yeux fermés, elle sourit : si sa mère était là, c’est qu’elle était en sécurité.

Elle entendait du bruit autour d’elle, des voix, d’abord indistinctes puis plus claires à mesure qu’elle reprenait conscience. « Ma nièce a été enlevée dans vos murs professeur McGonagall ! Et regardez dans quel état elle est maintenant ! Alors arrêtez de me dire de me calmer et laissez-moi voir mon fils immédiatement ! » Sa tante était là, qui aurait pu crier ainsi sur la vénérable McGonagall à part elle ? Il semblait à Viska qu’elle était aussi présente lors de la descente du Ministère, mais les moments qui avaient suivi sa libération étaient très flous.

Viska avait été enlevée six jours plus tôt. Le bracelet qu’elle portait toujours au poignet, celui avec les armoiries des Symphonie, avait été enchanté de façon à la transporter, en temps voulu, à la planque de Nathan. Le bouclier qui encerclait Poudlard n’aurait pas du pouvoir rendre ça possible, même Viska du haut de ses seize ans le savait, mais comme tous les autres sorciers, la jeune fille connaissait quelqu’un capable de briser les règles communément admises : S.

Les premières heures avaient été horribles : malgré sa fuite pendant les vacances de Noël, Nathan croyait vraiment qu’elle était heureuse de l’avoir retrouvé ! Pourtant, tout alla de mal en pire : comme elle ne coopérait pas, il commença par l’attacher, puis, quand elle commença à essayer de s’enfuir, il entra dans une courbes ascendantes de violences. D’abord frappée, Viska n’avait rien cédé : ses entraînements avec sa tante et son cousin lui avaient appris à ne pas plier face à la douleur. Elle se contentait de le fixer, sans un mot, prenant sur elle pour retenir ses cris. Le troisième jour, elle parvint à se détacher à force de faire du jeu sur ses liens : Nathan n’utilisait pas la magie pour ne pas se faire repérer par les aurors, elle était donc simplement retenue par une corde dont la vigueur s’était émoussée avec les heures. Là encore, on lui avait appris quoi faire, elle avait frotter ses liens pour faire bouger les nœuds jusqu’à avoir les pieds libres. Elle avait couru. Il l’avait rattrapé sans mal et était passé à un nouveau degré de violence : les brûlures. Cette fois Viska ne résista pas, elle cria. Mais sa volonté de s’enfuir n’en fut que plus forte et elle continua à refuser de se plier à la volonté de son père. Il la brûla donc encore. Six jours après avoir été enlevée, elle réussit une nouvelle fois à se libérer, cette fois en approchant ses mains déjà brûlées du tison qui servait à la torturer. Elle ne tenta pas de courir, elle prit la baguette de Nathan, ferma les yeux, et mit tout ce qui lui restait de force et de volonté dans la création d’un patronus qu’elle eut juste le temps d’envoyer rejoindre Myrielle. Nathan la frappa si fort qu’elle s’évanouit.

Quand elle reprit conscience, plusieurs heures plus tard, des gens s’affairaient autour d’elle. Nathan s’était encore une fois enfui, sans sa baguette et sans sa fille. Sur le mur de la cabane de pêcheur où il s’était caché avec elle, il avait écrit : Je reviendrai. C’était la dernière chose que Viska avait vu avant de réellement sombrer pour cette fois revenir à elle à Poudlard où on lui fit avaler toutes sortes de potions.

« Myrielle, je sais que vous êtes inquiète, nous le sommes tous, mais Mademoiselle Spingate est en sécurité maintenant. » La main de Viska se crispa sur les draps et elle sentit celle de sa mère s’y poser en réaction. Est-ce qu’elle était vraiment en sécurité ici ? Finalement, elle ouvrit lentement les yeux, d’abord éblouie par la lumière qui régnait dans l’infirmerie. Elle avait l’impression qu’elle n’avait pas réellement vu le jour depuis des mois, alors qu’en fait elle n’avait été prisonnière dans ce bouge que quelques jours seulement. Elle avait mal partout mais les potions faisant leurs œuvres, la douleur était moins présente qu’avant son évanouissement. Elle regarda ses bras posés sur le drap : elle était couverte de bandages, et pas qu’aux bras, elle en avait partout. Elle porta la main à sa tête : une migraine lui vrillait le cerveau. Elle n’avait que quelques pansements sur le visage, mais pas de bandage, elle supposait qu’elle n’avait eu qu’une commotion sans gravité pour des sorciers. C’étaient les bons côtés de la magie.

« Ferme encore un peu les yeux ma chérie, je vais aller essayer de les raisonner. » Lui souffla sa mère en l’embrassant d’un simple effleurement sur la tempe. Oui, peut-être qu’il faudrait qu’elle dorme encore un peu. Elle porta la main à son cou, machinalement, son collier n’y était plus. Nathan lui avait brisé la chaîne le deuxième jour. Cassé, mais sûrement réparable, elle se dit qu’il faudrait qu’elle demande aux adultes ce qu’ils en avaient fait. Comme il ne servirait à rien pour les aurors, il y avait des chances qu’on le lui redonne. Elle n’avait plus non plus son bracelet. Lui, ils pouvaient bien le garder, vu que c’était avec ça qu’il l’avait eu. Sur cette pensée, Viska se rendormit un temps.

Quand elle se réveilla pour la seconde fois, un autre débat faisait rage entre les trois femmes. « Monsieur McGowan devrait être en cours, pas ici. » Jensen était là ? Viska ouvrit les yeux et tenta de se relever ce qui attira le regard de sa mère. « Houla, non, non, non ma chérie, reste tranquille ! » Anges s’approcha de sa fille, cala ses oreillers pour qu’elle soit un peu moins allongée et se tourna vers les deux autres femmes : « Maintenant qu’il est là, on pourrait peut-être le laisser la voir, non ? » Le ton était doux mais ferme, après tout, c’était elle la mère de Viska, donc elle pouvait bien décider qui pouvait ou non voir sa fille. « Mais Madame Spingate... » commença Minerva, rapidement interrompue par Myrielle : « Vous croyez que c’est amusant de revenir dans cette école et de ne même pas pouvoir voir ses amis ? Laissez-le donc passer, il ne va pas lui faire de mal voyons ! » Agnes chercha le regard de Viska mais vit uniquement qu’elle cherchait à voir Jensen derrière les adultes. « Maman… s’il te plaît... » Murmura-t-elle finalement en prenant les mains de celle-ci. Aussi Agnes se leva-t-elle pour rejoindre la porte : « Nous allons le laisser entrer, quant à nous, nous allons régler à l’extérieur tout ce qui concerne la sécurité et la santé de ma fille comme des personnes civilisées. En plus, Alexandre attend sûrement sa mère quelque part dans ce grand château, alors allons-y. » Elle mit chacune de ses mains dans le dos d’une des sorcières et les poussa dans le couloir. Bizarrement, aucune ne protesta. Une fois le passage dégagé, elle fit signe à Jensen d’entrer mais le retint quelques secondes par le bras pour lui dire à voix basse : « Elle ira vite mieux, mais pour le moment elle a besoin de calme, tu comprends ? » Et c’était aussi pour ça qu’il fallait que la directrice de Poudlard et la styliste aillent se disputer ailleurs. Viska avait besoin d’un minimum de silence et de sérénité. Cela dit, même si Jensen avait fait part avec une certaine fougue de son désir d’entrer dans l’infirmerie pour voir sa petite amie, Agnes se doutait qu’il serait plus calme une fois qu’il aurait obtenu cette permission.

Soudainement obsédée par ses bandages, Viska remonta le drap autant qu’elle put pour les cacher, en pure perte. Elle en avait jusque dans le cou après tout… Penser à l’apparence qu’elle devait présenter lui mit un petit coup de stress : même si on l’avait lavée et que même ses cheveux étaient propres et brossés, après la semaine qu’elle venait de passer, elle devait être tout sauf belle. Réalisant la profonde vacuité de son comportement, elle essaya de penser à autre chose, mais l’horreur vécue lui revint en pleine face et elle blêmit. Déglutissant difficilement, elle tendit une main à Jensen : « Viens t’asseoir, je… j’ai du mal à rester seule. » Sa voix sonnait faible à ses propres oreilles, en plus, elle avait la gorge sèche. Elle coula un regard vers la carafe d’eau mais elle lui paraissait excessivement loin d’elle, aussi abandonna-t-elle pour l’instant. Quand Jensen fut près d’elle, elle pressa sa main sans aucune force mais se raccrocher à quelqu’un (sa mère, Jensen, n’importe qui à dire vrai…) était la seule chose qui lui permettait de contrôler la crainte de disparaître de nouveau, emportée encore une fois on ne sait où par Nathan. Mais finalement, quand son petit ami fut près d’elle, elle sentit des larmes couler le long de ses joues. Tristesse, soulagement ? Peut-être un mélange des deux… « J’ai… j’ai cru que j’y arriverai pas… » Elle essuya ses larmes d’un revers de la main maladroit. « Mais je suis rentrée... » Et comme s’il fallait qu’elle le redise pour réaliser que c’était la vérité, elle répéta de sa voix encore si abîmée : « Je suis rentrée ».

Elle s’était battue pour fuir, avait subi toutes les tortures infligées par Nathan, mais elle avait réussi, elle était de nouveau à Poudlard, près de Jensen, de ses amis, de sa famille… alors pourquoi se sentait-elle encore si mal ? Elle aurait tellement voulu être simplement heureuse d’en être sortie, mais même si c’était le cas, elle se sentait faible, angoissée, elle avait mal absolument partout… elle aurait voulu se blottir contre Jensen pour au moins bénéficier de la sensation de réconfort que ce geste lui apportait toujours, seulement elle n’arrivait pas à bouger. Une frustration de plus à ajouter à la liste après six jours infernaux. « Tu peux me servir de l’eau s’il te plaît ? » Finit-elle par demander quand ses larmes furent totalement sous contrôle. « Je ne peux presque pas bouger... » Les potions finiraient par faire effet, en attendant, elle était aussi faible qu’un oisillon tombé du nid. Une sensation qu’elle était sûre de détester. Là encore, à part prendre son mal en patience, elle ne pouvait rien y faire. Et ça aussi, elle détestait.

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Jensen McGowan
Jensen McGowan
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Ξ Sujet: Re: #2 La Rose et l'Armure [PV]   #2 La Rose et l'Armure [PV] EmptyLun 30 Nov - 9:35

Jensen & Viska.
Ma rose, ma rose, ma rose, ma rose écoute mes murmures. Ma rose, ma rose, ma rose, ma rose tu peux être sûre que tu n'seras plus jamais seule pour franchir les murs. Il y a d'la place sur mon épaule pour une rose et son armure.
Le patronus avait fait irruption dans la salle de potions, où Jensen écoutait à peine sa sœur expliquer les propriétés et les difficultés de la potion qu’ils voyaient aujourd’hui. Depuis une semaine, il n’était plus que l’ombre de lui-même, perpétuellement en proie à une colère intarissable, à une peine immense, un manque palpable et une frustration intense. Et tout cela se rapportait à une seule et même personne, Viska Spingate, sa petite amie qui avait disparue, enlevée par son fugitif de père le jeudi précédent. Il était en colère, parce que la jeune fille aurait dû être à l’abris dans l’école de sorcellerie de Poudlard, ils se targuaient tous d’avoir une école à la pointe de la sécurité, que personne ne pouvait percer. Et Viska s’était volatilisée au nez et à la barbe de tout le corps professoral et du ministère sur l’affaire. Sa peine se mêlait à un sentiment de frustration et de manque intense, alors qu’il était coincé au château, ne pouvant pas faire quoi que ce soit pour tenter de retrouver sa petite amie. Il avait, dans une envie désespérée de tenter malgré quelque chose, été voir Victoire le jour où il avait appris l’enlèvement de la blonde. Elle lui manquait, il avait peur pour elle, peur de l’état dans lequel elle serait quand elle lui reviendrait enfin -il était hors de question pour lui de se dire qu’elle ne reviendrait peut-être jamais- et était frustré de ne pas pouvoir faire quoi que ce soit. Et ça le rendait complètement fou.

Lorsque le patronus délivra son message, Jensen se leva sans attendre son reste ni l’accord de sa sœur et quitta la salle en quatrième vitesse, laissant toutes ses affaires sur sa table. Il avait vaguement entendu sa sœur lui dire quelque chose, puis intimer aux autres élèves de ne pas bouger. Le vert et argent couru jusqu’à l’infirmerie, dans une vitesse stupéfiante, son coeur se serrant un peu plus, au fur et à mesure qu’il ne s’approchait de son but. Viska était vivante, il n’en doutait pas, il s’était persuadé qu’il l’a retrouverait en vie. Mais dans quel état ? Lorsqu’ils étaient sortis à Pré-Au-Lard à la fin janvier, et qu’ils avaient été voir Myrielle, les mots qu’elle avait employé au moment là résonnaient dans sa mémoire, en boucle depuis que la blonde avait disparue. Il dérapa à moitié en arrivant devant l’infirmerie, se retrouvant face à face avec Madame Pomfresh, l’infirmière en chef de l’école, qui tenait son aile d’une main de maître. « Je veux voir Viska, laissez moi entrer. » Son ton était dur et froid, et il toisait la responsable de son mètre quatre-vingt et des poussières. « Je suis désolée monsieur McGowan, la directrice souhaite garder miss Spingate au calme. » L’infirmière, loin d’être impressionnée par le capitaine des Serpentard, le fixait comme s’il était à moitié fou. Et peut-être l’était-il. Cela faisait une semaine qu’il ne dormait presque plus, qu’il passait ses soirées dans la salle commune, à éplucher des livres qui pourraient peut-être l’aider à retrouver Viska. Loin de croire en les capacités du Ministère et du corps professoral, Jensen perdait lentement, mais sûrement, la tête. Sa voix gronda plus fort, alors qu’il était hors de question qu’il ne reste sur le pas de la porte. « Laissez-moi rentrer ! C’est ma petite amie, c’est chez moi qu’elle est venue se réfugier, pas ici! » Le débat semblait stérile, l’infirmière en chef refusant tout simplement de le faire rentrer. La directrice de l’école vint mettre son grain de sel dans toute cette histoire. La tante de Viska, Myrielle, qui lui avait envoyé le patronus, semblait de son côté mais la vieille harpie faisait de la résistance. « J’en ai rien à foutre de ce que vous pensez. Vous avez pas été foutus de la protéger, je veux la voir ! » La colère grimpant, Jensen en perdait son calme et la vulgarité faisait son entrée dans son langage. Preuve qu’il perdait patience et qu’il ne tiendrait plus longtemps « Votre langage, monsieur McGowan », entendit-il à peine la Directrice lui dire, alors qu’il tentait d’apercevoir sa petite amie. Finalement, une femme qu’il identifia comme étant la mère de cette dernière mis fin à toute cette histoire, l’autorisant à rentrer, força les adultes présents à sortir. Alors que Jensen allait entrer, elle lui retînt le bras, et les prunelles de Jensen se posèrent sur celles d’Agnes Spingate. « Oui. Merci madame. » souffla-t-il d’une voix à peine audible.

Enfin dans l’infirmerie, Jensen posa ses yeux sur Viska, et son coeur se brisa instantanément en un millier de morceaux. Il se hâta auprès de la blonde, prenant la main qu’elle lui tendait doucement entre les siennes, la fixant de ses yeux bleus-gris. « Viska. J’ai eu tellement peur. » Sa voix se brisa à moitié sur la fin, et le Serpentard s’approcha de la blonde, déposant un baiser léger sur son front. Il ferma les yeux, laissant des larmes couler sur ses joues, sans chercher à les combattre. Il avait eu tellement peur de perdre Viska que la pression retombant soudainement, il ne pouvait pas lutter. Il avait cru ne jamais la revoir, ne plus jamais pouvoir l’embrasser, la serrer dans ses bras. Pendant une semaine, la peur l’avait ravagé à chaque seconde. Et enfin, elle était de retour. Remarquant les larmes de la blonde, Jensen serra un peu plus sa main dans les siennes, tout en restant doux. Il était hors de question qu’elle ne l’assimile, de prêt ou de loin à son crétin de père. « Oui, tu es rentrée. J’étais sûr que tu reviendrais. » Il avait même voulu aller la chercher lui-même, mais tout le château ou presque semblait s’être dressé contre lui. Une de ses mains effleura à peine la joue de sa petite amie, alors qu’il n’arrivait pas à détacher son regard de cette dernière. Il avait, malheureusement, bien remarqué les divers bandages qui couvraient le corps de cette dernière et les bouteilles de potions diverses et variées posées sur une table juste à côté de son lit.

A la demande de Viska, Jensen se redressa, et attrapa la carafe d’eau ainsi que le verre a côté, qu’il remplit à moitié, avant de le rendre à Viska. « Tu veux que je t’aide, ou ça ira? » Il reposa la carafe, posa une main sur le lit de sa petite amie, gardant la seconde proche du verre d’eau, juste au cas où. « Je suis tellement désolé Viska. Je n’ai... Je n’ai rien pu faire, ils ne m’ont pas laissé... » Son poing se serra sur le lit, avant qu’il ne se rappelle les mots de la mère de la vipère. Il tenta de se calmer, la fixant toujours avec attention. Il se fichait pas mal de quoi elle pouvait avoir l’air, après six jours sans elle, il était juste content de la retrouver, vivante. « Comment tu te sens ? Tu peux dormir si tu veux tu sais, je ne bouge pas. » Il était clair et net pour Jensen que maintenant que Viska était de retour à l’école, il resterait à l’infirmerie autant de temps que nécessaire, jour et nuit, à ses côtés. Il se fichait pas mal des cours, du Quidditch ou de n’importe quoi d’autre. Il n’y avait que Viska qui comptait.
acidbrain


• 1 209 mots •



heaven only knows when i'm in hell
And I know they're gonna hate but I don't care, I barely could wait to hit them with the snare and the bass. Square in the face, this fuckin' world better prepare to get laced because they're gonna taste my venom. (c)Candy Apple
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Ξ Sujet: Re: #2 La Rose et l'Armure [PV]   #2 La Rose et l'Armure [PV] EmptyLun 30 Nov - 10:32

La rose et l’armureSi Myrielle avait prévenu Jensen, c’était bien dans l’intention qu’il vienne. Viska lui en était d’ailleurs reconnaissante : ce n’était pas qu’elle n’avait pas pensé à son petit ami, mais elle se sentait tellement assommée à cause des potions qu’elle aurait bien été incapable de lancer un nouveau patronus. Celui qu’elle avait envoyé à sa tante avec la baguette de Nathan tenait déjà du miracle : il avait fallu toute la force de caractère de la Serpentard pour le créer.

Seulement, normalement, Jensen aurait du être en classe, ce qui expliquait les réticences de Minerva McGonagall. De plus, confusément, Viska se doutait que leur directrice avait peut-être peur qu’il soit choqué de voir sa petite amie dans l’état dans lequel elle était actuellement. Et, en même temps, ce qu’il risquait d’imaginer n’était-il pas pire ? Après tout, du peu qu’on lui avait dit à elle sur son propre état, elle allait s’en remettre. Il fallait juste un peu de temps pour laisser à toutes les potions l’occasion de faire leur effet.

De toute façon, ce fut la frêle et très moldue Agnès qui eut le dernier mot. Physiquement, Viska ressemblait beaucoup à sa mère, les différences les plus notables étaient leurs couleurs de cheveux – Agnès ayant les cheveux blonds vénitiens tirant très nettement sur le roux – et les yeux, que sa mère avait gris vert, et non pas bleus comme ceux de sa fille. Toute moldue qu’elle était, Agnès ne se laissait pas dépasser par les événements. Elle avait enfoui toute la culpabilité qu’elle pouvait ressentir à l’idée que son ancien amant aie fait du mal à leur fille, et elle était bien décidée à ce que cette semaine cauchemardesque n’arrive plus jamais. Quitte à laisser sa fille en pension chez sa tante pendant les vacances plutôt que chez eux, à Glasgow. Quand Myrielle avait hurlé sa colère à la face de Poudlard et du Ministère, Agnès était restée étrangement calme. Elle avait prié et attendu près de sa cheminée, pendant six longs jours, que sa fille revienne. Et maintenant que Viska était de retour, il fallait s’occuper de la suite. Jensen pouvait bien rester près de la jeune fille pendant ce temps-là : s’il y avait bien quelqu’un qui pouvait comprendre ce qu’avait été cette semaine pour lui, c’était Agnès.

Voir son petit ami pleurer brisa le cœur de Viska. Elle s’en voulait tellement de ne pas avoir compris le plan de Nathan ! Mais c’était toujours plus facile de se rendre compte de l’évidence après les faits. La confiance en elle qu’il montra la consola néanmoins : elle tenait vraiment à ce qu’il sache qu’elle s’était battue jusqu’au bout. Cela avait été en pure perte la majeure partie du temps, il lui avait fallu plusieurs échecs avant de comprendre qu’essayer de fuir n’était pas la solution – elle avait eu beau être entraînée par Myrielle, elle n’avait pas été préparée à ça -, mais elle n’avait pas renoncé une seconde à revenir auprès de ceux à qu’elle aimait. « Il voulait… me faire faire des choses… mais je ne voulais pas. Je n’ai pas arrêté d’essayer de m’enfuir, mais il était beaucoup trop fort pour moi. » Nathan avait reçu la même formation qu’elle en nettement plus poussé, et puis il était plus vieux, plus expérimenté, même s’il ne s’était pas attendu à ce qu’elle soit aussi dégourdie et prête à tout, il était à peine essoufflé quand il la rattrapait. Elle s’était sentie si impuissante malgré toute sa détermination. Sans baguette, les mains liées, elle n’avait pu que faire face aux crises de violence et de démence de l’ancien mangemort.

Elle finit par demander un peu d’eau. Sa gorge lui faisait mal quand elle parlait, et en même temps elle avait l’impression d’avoir encore beaucoup à dire. Jensen ne pouvait même pas imaginer à quel point elle s’était raccroché aux souvenirs des semaines précédentes – dont il était l’acteur principal – pour supporter les coups et les brûlures. « Je veux bien que tu m’aides… si je mouille mes bandages, ils vont devoir les changer et ça va faire tout un tas de dérangement... » Et elle ne voulait pas que les adultes reviennent, qu’ils la séparent de Jensen, même si elle se doutait qu’ils lui demanderait de partir bien trop tôt à son goût.

« Tu n’aurais rien pu faire, il s’est rendu indétectable. » Il ne fallait pas que Jensen se mette martel en tête, sans le patronus qu’elle avait réussi à envoyer et qui avait permis de remonter jusqu’au lieu de sa détention, jamais elle n’aurait été retrouvée. Elle y avait cru les deux premiers jours puis elle s’était rendu compte que Nathan n’utilisait pas du tout la magie pour leur faire à manger, les chauffer, ni rien. Et le sort qui l’avait amené à lui ne devait pas permettre de remonter sa trace, sinon le Ministère aurait déjà lancé une offensive. Ne lui restait plus qu’à se débrouiller : dommage qu’elle n’ait pas pensé au patronus messager avant d’être aussi mal en point. En même temps, il avait fallu plusieurs jours et qu’elle soit dans cet état pour que son geôlier relâche réellement sa vigilance.

Elle glissa sa main sur le poing fermé de Jensen. Bouger lui demandait des efforts considérables mais elle ne voulait pas qu’il se culpabilise : personne n’aurait pu prévoir que Nathan avait réussi à passer outre le bouclier qui entourait l’école. Finalement, il lui demanda comment elle se sentait. Elle hésita à lui dire la vérité… mais à quoi bon mentir alors qu’il avait l’évidence sous les yeux ? « Les potions font effet mais j’ai encore mal partout, je me sens faible aussi. Ils ont du me dire combien de temps ça prendrait pour aller mieux, seulement je ne sais plus… tout ce qui a suivi le moment où j’ai envoyé le patronus à Myrielle est très flou. Nathan était tellement furieux qu’il m’a jeté contre le mur et je me suis cognée la tête. » Elle eut le réflexe d’essayer de lever la main vers ses cheveux, à l’endroit où elle sentait sa bosse, mais son bras retomba mollement sur les draps sans atteindre son but. Elle soupira. « Ils me redonneront une potion de sommeil tout à l’heure. » Elle savait qu’elle ne se rendormirait pas sans. Jensen avait le don de l’apaiser mais tant qu’elle aurait des douleurs lancinantes dans tout le corps, ça ne suffirait pas. « Je suis contente qu’elles t’aient laissé entrer. Ça fait des heures, je crois, qu’elles se disputent à la porte. » Elle essayait de prendre un ton léger sans vraiment y parvenir. D’une part sa voix était faible et éraillée, d’autre part, au milieu de l’infirmerie et couverte de blanc de la tête aux pieds, son apparence donnait l’impression qu’elle allait s’évaporer à tout instant. Elle-même craignait d’ailleurs de disparaître de nouveau, raison pour laquelle elle avait mis toute son énergie à reprendre la main de Jensen dans la sienne pour qu’il la retienne ici et maintenant. Encore une fois, il lui servait d’ancrage dans la tempête, même si une partie de la Serpentard se désolait de tout le chagrin qu’elle causait autour d’elle.

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Jensen McGowan
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Ξ Sujet: Re: #2 La Rose et l'Armure [PV]   #2 La Rose et l'Armure [PV] EmptyLun 30 Nov - 11:01

Malgré les nombreuses heures qu’ils avaient passés dans son lit, la dernière semaine des vacances, les deux adolescents avaient également beaucoup discuté. Ils avaient parlé de Mylène, moldue que Jensen détesta presque instantanément sans pour autant ne rien laisser paraître. Elle appartenait au passé, il ne pouvait pas en vouloir à Viska pour cela. Mais ils avaient aussi parlé du père biologique de la sorcière, de ses problèmes psychologiques, de ce qu’il avait en tête, de ce qui avait pu se passer avant, avec Myrielle. Alors forcément, Jensen n’avait pas été serein du tout. Entre la peur de ne jamais retrouver Viska, celle de retrouver son corps sans vie ou celle de la retrouver dans un très sale état, l’écossais avait passé tous les scénarios dans sa tête. Par Merlin, il avait été cherché de l’espoir chez Victoire !

Ses larmes rapidement essuyées, Le jeune homme reposa son regard sur Viska. Il n’osait même pas imaginer ce qu’elle avait pu vivre pendant ces six jours. Vu son état, clairement, elle avait souffert. Il avait bien remarqué qu’elle avait tenté de cacher la misère, mais c’était bien le dernier de ses soucis. Tant qu’elle était en vie, il n’en demandait pas plus. Cela dit, ce qu’elle lui dit après lui brisa le coeur instantanément. « Il voulait... » Jensen passa au blanc, livide, sa voix se brisant, incapable de finir sa phrase. Ils avaient parlé, pendant les vacances, des véritables intentions de Nathan concernant sa fille. Et si la consanguinité avait été monnaie courante chez les Sang-Pur fut un temps, tout cela était révolu. Jensen serra un peu plus la main de sa petite amie dans la sienne, entremêlant leurs doigts. « Il t’as...? » Certes, elle lui disait qu’elle n’avait pas voulu, mais son père biologique était un sombre crétin doublé d’un fou furieux. Le regard bleu-gris du capitaine des vert et argent cherchait une réponse dans celui de la sorcière, redoutant sa réponse. Il savait qu’il ne se pardonnerait jamais l’enlèvement de Viska, même s’il n’y pouvait pas grand chose du haut de ses quinze ans. Mais si en plus, Nathan l’avait touchée, il ne répondrait probablement plus de rien et serait bon pour Azkaban. Jensen hésita encore une fois, dévasté par ce que Viska lui disait, mais finit par déposer un léger baiser sur les lèvres de la jeune femme. Il avait eu si peur de la perdre.

Lâchant la main de la jeune fille, Jensen s’attela à ne pas la laisser finir trempée alors qu’elle tentait de boire un peu. Il tenait le verre d’eau, sa main sur celle de la blonde, et avait pris une serviette dans son autre main par réflexe, juste au cas où quelques gouttes tomberaient. Jensen n’était pas habitué à s’occuper de quelqu’un d’autre de lui-même, et il se targuait toujours de ne jamais tomber malade. Mais il était hors de question qu’il laisse Viska une seule seconde, maintenant qu’elle lui était revenue. « Bois doucement. Je peux demander une paille si tu veux ? Ça serait sûrement plus simple pour toi. » Son coeur se serrait à chaque fois que la blonde bougeait ou respirait, combattant la douleur et les blessures que lui avait infligé son timbré de père. Il reposa ensuite le verre sur la petite table, les yeux toujours rivés sur l’adolescente.

Le jeune homme savait pertinemment qu’il n’aurait pas été capable de retrouver Viska. Il était peut-être plutôt doué en magie, mais il restait un adolescent, un cinquième année qui n’aurait pas tenu plus de cinq secondes face à un mangemort expérimenté et bien plus vieux que lui. Mais il n’y pouvait rien, son esprit lui martelait qu’il n’avait pas été à la hauteur. Pas assez fort, pas assez puissant, pas assez réactif, pas assez attentif. Comme lorsque Gabrielle avait été prise en otage par Magicis Sacra sur le Chemin de Traverse. Pourtant, il s’entraînait, sans relâche, mais cela semblait être encore trop peu. « Tu as été plus que courageuse, ´Ska. Mais j’aurais du... J’aurais jamais du te laisser seule. » finit-il par laisser entendre, peut-être plus pour lui-même que pour la blonde. Il s’en voulait, indéniablement. Et il était hors de question qu’il refasse la même erreur une seconde fois.

Lorsqu’il sentit la main de la blonde sur son poing crispé, Jensen se détendit. Elle était là, elle était revenue. Mal en point et probablement très secouée par tout ce qu’elle avait vécu et subit en si peu de temps, mais elle était là, avec lui. « Non ne bouge pas, reste tranquille, repose toi. » Il attrapa la main qu’elle avait tenté de lever, la ramenant sur la blonde, gardant ses mains blessées entre les siennes. Il était hors de question qu’elle fasse n’importe quoi, elle devait se reposer, pas tenter de guérir le plus vite possible. Il sentait la colère bouillonner en lui, sachant que Viska avait été maltraitée et malmenée sans qu’il ne puisse rien y faire, mais maintenant, il pouvait à nouveau tout faire pour la protéger. « Ça va aller Viska, ils vont te remettre sur pieds. » Même si cela risquait d’être long et douloureux. Mais il serait là, à ses côtés.

Jensen esquissa un faible sourire quand Viska lui dit que les sorcières se disputaient depuis des heures. Lui même n’avait pas été tendre, mais il avait le droit de la voir, non? « C’est Myrielle qui a envoyé un patronus pour me mettre au courant. J’étais en cours de potions. » Il passa sur le fait qu’il n’avait même pas demandé à sa sœur s’il pouvait sortir de cours, qu’il avait pris la liberté de courir à en perdre haleine pour la retrouver, à l’instant même où la nouvelle était tombée. Viska avait bien assez à penser avec tout ce qui lui était arrivé, pour avoir besoin de savoir que Jensen mourrait à petit feu de la savoir si loin de lui et incapable de la protéger. Tenant les mains de Viska dans les siennes, Jensen y déposa un baiser. « Je ne te laisserait pas, c’est promis. » Et McGonagall pourrait bien tenter tout ce qu’elle voulait, l’écossais était bien déterminé à ne pas quitter le chevet de la blonde une seule seconde. Il se fichait pas mal des cours, du Quidditch ou des cours que la directrice lui donnait pour parfaire son animagie. Seule Viska comptait, maintenant qu’elle était de retour.
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Ξ Sujet: Re: #2 La Rose et l'Armure [PV]   #2 La Rose et l'Armure [PV] EmptyLun 30 Nov - 11:56

La rose et l’armurePrise d’un très léger tremblement, Viska acquiesça d’un signe du menton à la question silencieuse de son petit ami. Ils savaient tous les deux ce que voulait Nathan, mais c’était trop horrible pour qu’elle arrive à le dire. La jeune fille se dépêcha cependant de rassurer Jensen sur ce qui s’était passé car, entre ce que Nathan avait voulu d’elle, et ce qu’elle lui avait effectivement donné, il y avait eu un grand écart. « Il voulait que je me donne, ce qui était… bah... mort en fait. Donc il est passé à ce qu’il appelle la rééducation, mais il ne m’a pas touché, pas comme ça. » Elle se serait plutôt jetée elle-même dans les flammes que de laisser son père biologique faire d’elle sa poupée. Même si elle était sortie blessée de tout ça, elle espérait quand même l’avoir rassuré un peu car lorsqu’ils en avaient parlé pendant les dernières vacances, ils avaient spéculé le pire. Jensen l’embrassa délicatement et elle répondit à ce baiser, regrettant de ne pas pouvoir bouger pour pouvoir le prendre dans ses bras. Encore qu’il était peut-être mieux qu’elle ne se laisse pas trop aller car elle sentait aussi que si elle avait pu se blottir contre lui, ça aurait été les grandes eaux. Calée contre ses coussins, elle ressentait une certaine distance vis à vis de sa situation : elle était rentrée, mais il était trop tôt pour se relâcher totalement.

« Non, ça ira pour l’instant. Je leur demanderai une paille tout à l’heure. » Elle craignait que si elle invitait les adultes à intervenir, ils n’essaient d’éloigner Jensen. Elle avait bien compris que la directrice n’était pas tout à fait d’accord pour qu’il vienne la voir alors elle ne voulait pas lui donner de bonnes raisons, ni à elle, ni aux infirmières qui n’étaient pas très loin d’eux, de décréter que la visite avait assez duré.

Aussi mal en point soit-elle, Viska n’avait pas envie que Jensen culpabilise. Il n’y pouvait strictement rien, personne n’avait prévu une chose pareille, personne ne pensait même que ce soit imaginable. Les professeurs pensaient qu’à Poudlard, elle était aussi en sécurité qu’elle l’avait été chez Jensen. Sauf que la magie entourant l’école n’avait rien de secret pour MS : pendant les deux mois où ils avaient occupé les lieux, ils avaient eu toute largesse d’en percer les mystères, et ils avaient toujours une longueur d’avance sur le Ministère. Ce n’était pas la faute de son petit ami si elle avait été enlevée, ce n’était même pas vraiment celle des adultes de l’école, les seuls responsables étaient Freja, sa petite bande de sorciers véreux, et Nathan évidemment. « Ce n’est pas ta faute, c’était obligé que je sois seule à ce moment là… » Elle était allée aux toilettes et ils n’étaient vraiment pas le genre de couple qui s’attendaient devant la porte. En plus, ils ne partageaient pas le cours qui suivait vu que c’était une option et qu’ils n’avaient pas la même. Jensen n’avait aucune raison d’être avec lui quand le sort s’était enclenché, l’entraînant auprès de son père biologique. « Et même si tu m’avais accompagné, il aurait pu m’enlever dans la nuit dans mon lit. C’est impossible de ne jamais être seule une seule minute et le bracelet lui servait à me surveiller. » Elle se sentait étonnamment raisonnable par rapport à tout ça. Il faut dire qu’elle avait eu six jours pour y penser… Jensen aussi, mais ils n’avaient pas la même place. Elle avait passé presque une semaine à tenter de s’enfuir et à lutter, pendant que lui devait attendre. Elle comprenait sa frustration : tous les deux détestaient subir les événements. Elle voulait juste éviter qu’il se sente coupable : elle, elle ne lui en voulait pas.

Elle essaya de bouger, juste un peu. Elle n’y parvint pas. « Je sais, mais après avoir été attachée pendant tout ce temps, j’ai la bougeotte mais j’arrive à rien… » Elle souffla – pas aussi fort qu’elle aurait voulu, même ses poumons ayant décidé de la trahir – et tenta de se concentrer sur la sensation des mains de Jensen sur les siennes plutôt que sur la douleur ou l’angoisse. Car, si elle faisait bonne figure, elle sentait quand même la peur qui ne l’avait pas quittée depuis presque deux mois lui nouer l’estomac.

« Oh mince, les cours, c’est vrai. » Elle ne céda pas à la tentation de se redresser (son instinct lui dictait que Jensen la pousserait à se rallonger aussi sec et elle n’était pas assez en forme pour discuter), mais elle écarquilla quand même les yeux en réalisant qu’elle allait devoir rattraper une semaine de cours ! Et même plus, parce qu’il lui faudrait encore plusieurs jours de convalescence avant de retourner en classe. « Mais ta sœur t’a laissé séché ? » Voilà qui la surprenait contrairement à l’intervention spontanée de Myrielle qui collait à l’image qu’elle se faisait de sa tante. Et alors qu’elle pensait à comment elle allait faire pour récupérer les cours, les comprendre, et guérir, tout ça en un temps record, elle réalisa que Jensen était sérieux dans sa promesse. Si elle en avait eu l’énergie, ça l’aurait peut-être fait rougir. Ça faisait presque deux mois qu’ils sortaient ensemble mais il était rare qu’il lui dise des trucs aussi mignons… même si la situation, elle, ne l’était pas du tout. Et elle savait que c’était le fait qu’elle soit blessée qui provoquait chez Jensen cet accès de presque romantisme, mais comme elle avait failli mourir et qu’elle avait des brûlures sur tout le corps, elle considérait qu’elle avait le droit de prendre le positif là où elle le trouvait.

« J’adorerais que tu puisses rester avec moi… » Même si elle doutait que la directrice soit d’accord, elle le pensait vraiment. Elle se sentait mieux quand Jensen était là, c’était le cas avant l’enlèvement, elle constatait que c’était toujours le cas même si son effet bénéfique était purement psychologique. C’était aussi en pensant à lui qu’elle avait réussi à faire son patronus corporel, alors que ce n’était vraiment pas sa tasse de thé comme sortilège. Plus exactement, elle avait pensé à la première fois où il l’avait embrassé. Pas concrètement leur premier baiser, vu qu’elle le lui avait volé, il n’avait pas vraiment d’intérêt… Elle ne le comptait pas comme le vrai premier. C’était le seul moment qui lui était venu quand elle avait du chercher un souvenir heureux : même si Peony et Victoire lui en rebattrait les oreilles jusqu’à la fin des temps, est-ce que ça faisait vraiment d’elle quelqu’un de bizarre c’est pas l’adjectif qu’on aurait choisi non d’avoir choisi son premier vrai baiser avec son petit ami ? Chassant cette idée parasite, elle tourna la tête vers Jensen : « Qu’est-ce qu’on t’a dit sur mon sauvetage ? » Mieux valait rester factuelle plutôt que de repenser à ce patronus, après tout, il l’avait sauvée, c’était le principal dans l’histoire !

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Ξ Sujet: Re: #2 La Rose et l'Armure [PV]   #2 La Rose et l'Armure [PV] EmptyLun 30 Nov - 18:31

Un frisson lui parcouru l’échine à la réponse de Viska, et il sentit la colère lui monter à la gorge. S’il ne l’avait pas eue, là devant lui, lui certifiant qu’elle n’avait rien fait qu’elle ne voulait pas, il aurait probablement pété un plomb. Heureusement qu’il tenait sa main dans la sienne et que cela l’apaisait. « Je suis désolé que tu ai dû endurer tout ça. Je... » Il quoi? Il était rassuré qu’il ne l’ai pas touché comme il l’avait redouté pendant six jours. Certes, ce que Viska appelait de la « rééducation » n’était pas forcément mieux, mais au moins, elle pourrait en guérir. Il n’y avait sans doute rien que les meilleurs médicomages et les potions les plus puissantes ne pourraient effacer avec le temps. Une idée fugace lui traversa l’esprit. Ne serait-ce pas plus simple pour Viska d’oublier tout cela? Gabrielle avait été oubliettée, peut-être que Viska pouvait l’être également ? Il balaya tout aussi vite cette idée de son esprit, la blonde n’était pas ce genre de personne, jamais elle n’accepterait d’oublier ce qu’elle avait vécu avec son père biologique, il était stupide d’avoir ne serait-ce qu’accorder quelques temps de pensée à cette idée. « Je n’ai jamais douté de ta force, tu sais ? » Jamais, que ce soit en première année, quand ils se hurlaient à la figure, ou plus récemment, alors qu’elle était hantée par le sentiment d’être observée. Il savait qu’elle se laissait légèrement aller à ses côtés, mais sa force, physique et de caractère l’avait toujours particulièrement impressionné. Viska n’était pas de ces filles qui pleuraient dans un coin, elle était de celle qui rendait chaque coup. Et par Merlin, grâce à ça, elle était de retour.

Que Viska tente de le rassurer alors qu’elle était celle qui avait le plus souffert dans toute cette histoire lui serra le coeur. Ce n’était pas à elle de le rassurer lui, mais à lui d’être là pour elle, à chaque seconde, chaque minute. Et il était déterminé à ne pas, cette fois ci, quitter la jeune femme des yeux. Il se retint cependant de répliquer quoi que ce soit à la blonde. La colère n’apporterait rien de bon pour le moment. Il se contenta donc de serrer un peu plus les mains de Viska dans les siennes, comme si elle était bien trop fragile et qu’elle pouvait se briser au moindre mouvement. En soit, avait-il réellement tort ? Elle était dans un sale état, il l’avait bien remarqué, même si c’était là le cadet de ses soucis. Tant qu’elle était vivante et qu’elle était à ses côtés, il se fichait pas mal des bleus et des cicatrices. Tout cela n’était absolument pas important. « Je me doute, mais tu pourras bientôt bouger. Mais il faut que tu te reposes, ta mère me l’a dit. » Peut-être serait-elle plus encline à l’écouter si l’ordre venait d’au-dessus, quand bien même Jensen pouvait se montrer particulièrement persuasif lorsqu’il le désirait.

Jensen avait abordé le sujet des cours par réflexe, pour lui dire qu’il était venu des qu’il avait su. Il serait venu en plein milieu de la nuit s’il l’avait fallu. Mais il ne s’attendait pas vraiment que Viska s’inquiète pour cela, ce n’était pas comme la situation n’était pas exceptionnelle après tout. « Je crois qu’elle m’a crié un truc en partant, mais je n’ai pas écouté. » Il haussa les épaules, ne sachant pas vraiment quoi dire de plus. « Ça fait six jours que j’attends Viska, je pouvais pas rester coincé dans une salle de cours, alors que t’étais enfin de retour. » Pour qui le prenait-elle enfin? Il avait eu tellement peur qu’il avait à peine suivi les cours, annulé l’entraînement du Quidditch du samedi après-midi et qu’il lisait tous les livres capables de l’aider dans ses recherches. Bien sûr, elle ne savait rien de tout cela, et n’en saurait sûrement rien tout court. Mais quand même. Pensait-elle vraiment qu’il allait la laisser là, toute seule dans un lit de l’infirmerie, alors qu’il s’était fait un sang d’encre pendant six jours? Par Merlin, il n’était pas sans coeur ! « Peony ou Dahlia me passeront les cours, ce n’est pas bien grave. » Il était l’un des meilleurs élèves de sa classe, il pouvait s’octroyer une pause dans tout cela. Et surtout, il était hors de question qu’il aille en cours si Viska était coincée ici. Et s’il devait se battre avec la directrice, sa sœur et son frère, il le ferait sans soucis.

« Tu ne diras plus ça dans une heure... » souffla-t-il doucement, un sourire aux lèvres, laissant un petit rire s’échapper d’entre ses lèvres. Il tentait de réchauffer un peu l’ambiance, mais lui même n’était pas convaincu de faire ce qu’il fallait. Il n’avait pas l’habitude d’être autant aux petits soins de quelqu’un. Qu’on s’entende bien, il était ravi que Viska soit de retour et il était tout simplement impensable pour lui de devoir la quitter ne serait-ce qu’une seconde alors qu’ils venaient de se retrouver, mais il n’était pas du genre à s’occuper des autres. Et pourtant, c’était ce qu’il faisait avec Viska depuis qu’elle avait débarqué chez lui avant le nouvel an. Elle savait tout à fait se débrouiller seule, il ne disait pas le contraire, mais dans sa détresse et son désespoir, Jensen avait découvert une autre facette de la jeune sorcière. Mais comme il était son petit ami, il avait le droit de se soucier d’elle plus que le commun des sorciers, non ? C’était normal... Alors qu’elle lui demandait ce qu’on lui avait dit sur son sauvetage, Jensen se rendit compte qu’il ne savait rien du tout. Il avait tellement été préoccupé et obnubilé, ne pensant qu’à la revoir, qu’il n’avait rien demandé. Tant qu’il pouvait la voir, il n’avait pas cherché à en savoir davantage... Quel idiot ! « Euh... Rien. Je n’ai pas... Je voulais te voir, c’est tout, je n’ai rien demandé... » avoua-t-il, un peu honteux. Il savait seulement comment elle avait été enlevée, que tout cela mêlait son père à Magicis Sacra et qu’enfin, six jours plus tard, elle lui était revenue... Ce n’était pas énorme. « Tu as parlé d’un patronus, pour prévenir ta tante ? C’était une très bonne idée. » Et a dire vrai, cela ne l’étonnait pas tant que ça. Après tout, elle avait été celle qui lui avait dit d’en envoyer un à Madame Pince lorsqu’elle l’avait trouvé au bord du lac, avec Ivalyana, glacée jusqu’aux os dans ses bras.  
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Ξ Sujet: Re: #2 La Rose et l'Armure [PV]   #2 La Rose et l'Armure [PV] EmptyLun 30 Nov - 21:56

La rose et l’armure« Je n’ai pas été assez forte… je n’ai pas réussi… à m’enfuir... » Ces mots là eurent du mal à sortir comme s’ils lui arrachaient la gorge : elle était en colère contre sa propre faiblesse mais incapable de ressentir l’habituelle chaleur qui accompagnait ses coups de sang. Elle était trop fatiguée, même s’énerver était hors de sa portée. Pourtant, elle aurait aimé avoir la force de se rebeller contre ce qui lui était arrivé, elle s’en serait sentie moins fragile. Jensen n’avait peut-être jamais douté d’elle, mais elle avait du faire face à sa propre faiblesse et elle n’avait pas du tout aimé ça. N’ayant pas l’énergie pour une crise d’angoisse, ni l’envie de pleurer sur son sort ce qui serait tout aussi épuisant, elle ferma les yeux quelques secondes pour reprendre son calme.

Jensen lui serra les mains et elle répondit comme elle put en essayant de presser les siennes à son tour. Elle se sentait prisonnière dans son propre corps bien qu’elle sache que cette sensation était surtout dues aux potions qu’on lui avait administrées plus tôt. « C’est vrai, ma mère est là. » Agnès Ersham épouse Spingate à Poudlard… Viska n’aurait jamais cru voir ça. « Je me demande pourquoi papa n’est pas venu aussi, tu crois qu’ils ne l’ont pas autorisé à le faire ? Parce que ce n’est pas mon vrai père ? » Elle fronça les sourcils, le regard fixé sur le plafond. Elle aurait bien aimé que celui qui l’avait élevé soit son père biologique, tout ça ne serait jamais arrivé. Sa mâchoire se crispa sous l’effet d’une vague de douleur mais elle tint bon : puisqu’elle était réveillée, c’est que plusieurs des médecines qu’on lui avait administré ne coulaient plus dans ses veines pour la soulager.

La sensation de brûlure n’avait duré que quelques secondes et elle put se laisser distraire par la suite de la conversation pour l’oublier. Viska devait bien admettre qu’elle avait peu pensé à ce que ses proches avaient pu ressentir pendant ces six jours. Elle s’était bien dit qu’ils devaient être inquiets, et pour certains d’entre eux furieux, mais elle avait été bien trop concentrée sur ses tentatives d’évasion et sa soit-disant rééducation par la douleur pour s’appesantir sur les sentiments de ses parents, petit ami et amis. Elle réalisa alors mieux vaut tard que jamais que les six derniers jours avaient du être cauchemardesques pour plus d’une personne. Elle attrapa d’une main la cravate de Jensen pour le pousser à approcher son visage d’elle, le geste était purement symbolique, c’était à Jensen de faire tout le boulot vu qu’elle n’avait absolument aucune force : « Approche. » Lui dit-elle. Quand le visage de Jensen fut assez proche du sien, elle l’embrassa avec tendresse avant de le regarder dans les yeux : « Merci de m’avoir attendue, je n’aurais jamais réussi à tenir si je n’avais pas su que toi et les autres me cherchiez. » Tous à leur niveau, sa tante sûrement plus activement que la plupart, mais ce qui comptait c’est qu’elle avait eu de bonnes raisons d’essayer de s’enfuir, elle n’avait pas souffert pour rien, parce que Jensen attendait qu’elle rentre. Et six jours, c’était déjà long.

Elle lâcha la cravate de Jensen et se cala de nouveau dans ses coussins. « Il va falloir que je demande les cours aussi, déjà que j’ai eu du mal à maintenir ma moyenne en janvier… si je continue comme ça, je vais rater mes examens. » Ses insomnies étaient responsables de sa baisse de résultat pour ce deuxième trimestre, elle dormait trop peu pour être d’une grande efficacité en classe. Elle supposait qu’au moins à ce niveau ça irait mieux, elle ferait encore des cauchemars mais elle n’aurait plus cette impression que Nathan la regardait vu que le bracelet avait été détruit. Il faudrait qu’elle mette celui que Flynn lui avait offert ou qu’elle s’en rachète un parce qu’après toutes ces années à avoir quelque chose autour du poignet, elle n’était pas sûre de réussir à s’habituer de ne rien porter.

« Oh dans une heure je pense que je dormirai… Ils m’assomment quand les potions me guérissent, ou un truc du genre. » Elle n’avait pas tout compris, elle avait juste remarqué qu’elle était complètement sonnée (et pas à cause de son coup à la tête) une fois qu’elle les avait toutes avalées. Dans tous les cas, elle n’aurait pas le temps de se lasser de Jensen – même si après ne pas l’avoir vu pendant six jours, et surtout dans ces conditions, elle ne pensait pas que ce soit possible ! -. Ils pouvaient se prendre la tête tous les deux, mais là, elle était bien trop fatiguée pour ça, et puis il avait un effet plutôt bénéfique sur son humeur. Elle espérait que ce dernier argument jouerait en faveur du Serpentard pour que la directrice et les infirmières le laisse venir lui rendre visite souvent t’inquiète chérie, il a un plan.

« Ah oui ? En même temps, c’est vrai que je t’ai juste entendu demandé à entrer. » Viska réfléchit par quel bout prendre l’histoire et commença à raconter : « Oui, j’ai envoyé un patronus. J’avais essayé de m’enfuir plusieurs fois depuis le premier jour. Me libérer de mes liens n’était pas un problème, Myrielle m’avait appris comment faire, mais j’avais à peine couru quelques centaines de mètres qu’il m’avait déjà rattrapé. Et plus j’essayais de m’enfuir, plus il était violent. » Elle frissonna et regarda ses bandages d’un air affligé. Jensen n’en avait qu’une vague idée, mais elle, elle savait ce qu’il y avait en dessous et ce n’était pas joli-joli. « Il n’utilisait jamais la magie mais j’ai fini par repérer où il mettait sa baguette à défaut de retrouver la mienne. J’ai attendu qu’il m’ait assez amoché pour croire que je ne pourrais plus bouger, j’ai brûlé mes liens contre son tisonnier de malheur pendant qu’il avait le dos tourné, balancé une chaise sur son crâne et lancé mon patronus. J’avais un peu peur de rater car je n’ai jamais été douée pour les patronus corporels, mais finalement j’ai réussi à le former et je l’ai envoyé retrouver Myrielle. Plus ou moins en même temps, Nathan a repris ses esprits et m’a balancé contre le mur. Quand je me suis réveillée, Myrielle était avec moi, il y avait des aurors partout, mais Nathan s’était enfui en laissant sa baguette. Il avait laissé un message sur le mur disant qu’il reviendrait… et on m’a transportée puis soignée ici. Il n’a du se passer que quelques heures entre mon arrivée et le moment où Myrielle t’a prévenu. » Même si elle avait souffert, elle devait admettre qu’elle n’était pas peu fière d’avoir été capable d’envoyer ce fameux patronus. Et c’était un peu grâce à Jensen qu’elle y était parvenue, mais ça, ce n’était pas forcément la peine de le préciser. Il y avait même des chances qu’elle en parle à Peony en premier : Jensen pouvait être imprévisible et elle n’avait clairement pas la force pour une discussion trop complexe actuellement.

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Ξ Sujet: Re: #2 La Rose et l'Armure [PV]   #2 La Rose et l'Armure [PV] EmptyMar 1 Déc - 12:57

A la remarque de la jeune femme, Jensen secoua vivement la tête. Bien sûr que si, elle avait été assez forte. Elle était là, de retour à l’école. « Tu t’es enfuie, tu es là. » Il embrassa une nouvelle fois ses mains, bien décidé à ne plus jamais la lâcher. Et il était également tellement content de la retrouver, qu’il était hors de question qu’il la laisse ainsi se rabaisser. Elle était sortie de ce pétrin, et même si elle avait eu besoin d’appeler à l’aide, ce n’était rien. Qui n’en n’aurait pas eu besoin, à leur âge ?

Il fut cependant très surpris par les questions de Viska concernant son beau-père/père adoptif. « Hein? Mais non enfin. Ils ont sûrement déjà du faire une grosse entorse aux règles et aux sortilèges en place pour que ta mère puisse venir, le Ministère ne voulait peut-être pas mettre l’école à risque avec deux moldus. Je suis sûr que tu lui manques énormément. » Le jeune homme n’avait jamais vu les parents de sa petite amie. Il avait rencontré Agnès Spingate il y avait seulement quelques minutes, mais il se disait que toutes les peurs de la jeune femme étaient infondées. Son beau-père ne pouvait sincèrement pas n’en n’avoir absolument rien à faire d’elle, surtout après l’épreuve qu’elle venait d’affronter. Même s’il ne savait pas du tout pourquoi ce dernier n’était pas présent, il était hors de questions que des pensées parasites viennent polluer l’esprit de Viska. « Et il faut bien garder Oscar, non? Peut-être qu’il est en contact avec le Ministère pendant que ta mère s’occupe de l’école de son côté. » Jensen, même s’il ne connaissait pas vraiment les parents de sa petite amie, doutait fortement du fait que son père adoptif

Alors que la blonde s’emparait de sa cravate, Jensen esquissa un léger sourire. Il avait tellement peur qu’elle l’assimile de près ou de loin à son taré de père biologique, qu’il se refusait un maximum les contacts physiques avec la blonde. Il l’avait embrassée à deux reprises, certes, une fois sur le front et une fois sur les lèvres, mais à part ça, il se contentait de lui tenir les mains. Hors de question qu’il ne la brusque là-dessus, elle avait bien assez souffert pendant six jours pour qu’il n’en rajoute une couche, même s’il mourrait d’envie de se coucher à ses côtés de la serrer dans ses bras, pour se rassurer lui-même sur la présence de la jeune femme à ses côtés. Il l’embrassa, doucement, tendrement, posant une main sur le crâne de sa petite amie. « On n’a pas été très décisifs dans ta libération... » Pour ne pas dire complètement mis de côté, ne servant à rien du tout. Car c’était la réalité. Bien entendu, les élèves de Poudlard n’avaient pas le niveau pour se frotter à Nathan Symphonie, mais Jensen s’en fichait complètement. Il aurait tout donné pour aller retrouver Viska lui-même et les jumeaux avaient dû se montrer particulièrement sévères, pour qu’il laisse tomber l’idée de s’échapper de l’école pour aller lui-même à la recherche de la blonde. La lettre qu’il avait reçu de sa mère, froide et stricte, l’avait également enchaîné à l’école, bien malgré lui. Mais pour autant, il n’avait pas chômé. Alex, lui, avait fui la populace, et Jensen l’avait remarqué quelques fois, seul dans le parc de Poudlard, se défoulant sur un arbre qui n’avait rien demandé. Alex et lui étaient dans le même bateau, mais ils géraient les choses différemment, peut-être parce qu’ils n’avaient pas le même âge ou le même caractère. Il l’avait cependant laissé tranquille, ne comprenant que trop bien ce qu’il pouvait ressentir. Lui-même tentait de ne pas avoir Peony, Lucrecia ou Kate sur le dos. Quant à l’équipe de Quidditch, il avait été clair: tant que Viska n’était pas de retour et qu’il ne savait pas qu’elle était saine et sauve, les entraînements seraient suspendus.

« Tu as le temps, je suis sûr que McGonagall comprendra si tu ne t’y remets pas de suite. Je demanderais aux jumelles les cours, d’accord ? Ne te soucies pas de ça. » Ou tout du moins, pas maintenant. Et puis, il était plus ou moins sûr que sa sœur avait d’ores et déjà lancé un plan d’attaque pour que la jeune vipère -et au passage, son petit frère, qui n’avait pas été des plus assidus et qui ne comptait pas lâcher la blonde d’une semelle maintenant  qu’elle était de retour- mais ce n’était pas vraiment le moment de bassiner Viska avec des théories sur les potions, un herbier ou la révolte des Gobelins. « Tu ne rateras pas tes examens, arrête de dire des bêtises plus grosses que toi Viska. » Et puis, même si cela l’ennuierait sûrement, nul doute que le corps professoral serait un peu moins exigeant avec elle. Après tout, elle avait vécu un traumatisme, ce n’était pas rien ! Mais il savait que Viska n’accepterait pas facilement qu’on lui simplifie la vie... les jours et les semaines à venir allaient être particulièrement compliquées si elle ne mettait pas sa fierté un peu de côté.

Le capitaine des vert et argent sentit ses joues s’empourprer légèrement quand Viska dit qu’elle ne l’avait entendu demander qu’à entrer. Peut-être aurait-il dû demander des informations avant... Mais sur le moment, Jensen n’avait pensé qu’à une seule chose, retrouver Viska, la voir, la sentir, la toucher. Il laissa la blonde lui raconter tout ce qu’elle avait pu endurer, ou tout du moins, une partie. Il avait bien remarqué les bandages et redoutait ce qu’elle pourrait lui dire. Autant dire que lorsqu’il su que la violence allait crescendo, un frisson lui parcouru l’échine. Heureusement, Viska avait une force de caractère que peu de jeunes filles de son âge avait. Et elle savait se défendre. Il n’osait même pas imaginer ce qui aurait bien pu se passer si elle n’avait été qu’un dixième de la personne qu’elle était. « Du coup, il a pris quelle forme ton patronus? » finit-il par demander. Il préférait éviter de lui demander à quoi slash qui elle avait pensé pour le produire. Si elle ne lui disait pas, cela voulait sûrement dire que ça ne le regardait pas. Et Jensen préférait largement que la conversation soit légère plutôt que de se mettre à flipper si Viska lui disait quelque chose qu’il ne voyait pas venir. Ce n’était ni l’endroit, ni le moment de faire une crise existentielle, pas vrai? Pour en revenir au patronus donc, le sien, sans grande surprise, avait pris la forme d’un serpent l’an passé. Un mamba noir, d’après ses recherches. Serpent qui se révélait être également la forme que son corps prenait de part l’animagie. Le professeur McGonagall lui avait expliqué que les deux formes étaient intimement liées, et qu’il était pratiquement impossible, pour un animagus, de voir son patronus changer, chose qui arrivait pourtant parfois pour le reste des sorciers, suivant un choc, un état d’esprit, ou un sentiment prenant le dessus.
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Viska Spingate
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Ξ Sujet: Re: #2 La Rose et l'Armure [PV]   #2 La Rose et l'Armure [PV] EmptyMar 1 Déc - 17:14

La rose et l’armure« Oui, mais lui aussi s’est enfui. » Répondit-elle d’un ton las en déglutissant difficilement. Nathan était encore dehors et elle ne savait pas ce qu’il avait prévu de faire. Maintenant qu’il avait pu constater de ses yeux qu’elle ne serait jamais ce qu’il attendait d’elle, allait-il abandonner ? Ou pensait-il qu’à force de rééducation elle deviendrait sa poupée obéissante ? C’était mal la connaître, du haut de ses seize ans, Viska préférerait mourir que de céder. L’orgueil était son plus gros péché : s’il l’empêchait de s’appesantir sur ce qu’elle pouvait ressentir pour le jeune homme à ses côtés, il l’avait aussi poussé à la rébellion active ces six derniers jours. Jamais elle ne serait le jouet d’un homme, jamais elle ne se laisserait chosifier. Une arme frappe ou se brise, Nathan l’avait peut-être brisé physiquement mais il n’avait pas entamé sa volonté. Elle était l’arme pas la victime.

Réalisant l’absence de son beau-père, le papa aimant qui l’avait élevée, elle s’en inquiéta. « Moi aussi, il me manque. J’aurais aimé qu’il soit là. » Bien qu’elle sache pouvoir compter sur ceux de Jensen – quand elle pourrait bouger du moins car actuellement il restait assez loin d’elle à son goût, la faute aux bandages sûrement -, elle aurait aimé pouvoir être dans les bras de son père pour se sentir en sécurité. Viska avait été une fille unique choyée et entourée d’amour, gâtée par son père, adorée par sa mère… Nul n’aurait pu préjuger quand elle était enfant que sa vie tournerait ainsi. « Il n’a peut-être pas pu quitter son travail, les moldus ne savent pas ce qui se passe ici après tout… Et c’est vrai qu’ils ne peuvent pas laisser Oscar seul, même s’il aurait pu aller chez Myrielle. Je l’emmène l’été quand je viens chez elle. » Son chien aussi lui manquait. Toutes les parties de son existence d’avant l’enlèvement lui manquait, même les cours. Même s’il ne faisait aucun doute pour elle qu’elle finirait par s’en remettre – là encore, question de fierté -, quelque chose s’était brisé en elle qui lui faisait ressentir un immense besoin d’être entourée de l’affection de ses proches. Paradoxalement, il y avait toute une partie de son entourage comme ses camarades de classe, dont elle redoutait le regard quand elle retrouverait le chemin de l’école.

Les deux adolescents ayant un réel problème de communication, ils avaient des envies semblables – Viska ne demandait pas mieux que de sentir la chaleur réconfortante de son petit ami à ses côtés -, mais ne pensaient pas à le dire. La petite blonde avait quand même poussé son petit ami à s’approcher d’elle pour qu’elle l’embrasse. Sans aller jusqu’à lui parler du souvenir heureux qui avait formé son patronus, elle voulait qu’il sache qu’elle n’aurait pas aussi bien réussi ses plans d’évasion si elle n’avait pas su que lui et les autres l’attendaient à Poudlard. « Personne n’a vraiment été décisif dans ma libération, j’ai surtout eu de la chance que mon plan bancal fonctionne. » Elle jeta un coup d’œil sur ses mains bandées : contrairement à ses autres blessures, c’était elle qui se les étaient brûlées pour détacher rapidement ses liens.

Combien de temps faudrait-il avant qu’elle puisse retenir un stylo ou une plume ? Songer à son retour en classe la perturbait et elle s’en ouvrit à Jensen. « Tu n’as pas vu mes dernières notes… Mais il reste encore du temps avant juin pour rattraper mon retard. » Même si le traumatisme de ces derniers jours l’avait un peu écorché, l’optimisme naturel de Viska refaisait surface. Elle restait cependant moins confiante que Jensen sur sa réussite aux examens : son cerveau était certes fonctionnel mais il avait montré ces dernières semaines que sa capacité à tout gérer en même temps était limité.

La Serpentard fit ensuite le récit des six derniers jours, passant sous silence le détail exact des tentatives de Nathan et des tortures infligées. Ce que Jensen savait de l’ancien mangemort et ce que l’état de sa petite amie allongée sur un lit d’infirmerie lui racontait suffisait amplement sans qu’elle s’attarde trop précisément sur ce qu’elle avait enduré. Elle lui raconta comment elle avait prévenu sa tante, grâce à un patronus permettant de la pister. Fièrement, elle répondit au sujet de la forme de celui-ci : « Un faucon pèlerin, comme Myrielle. C’est un patronus qui symbolise la force et la beauté, ça n’en a pas l’air aujourd’hui, mais sinon ça m’va bien, non ? » S’amusa-t-elle. Son apparence du jour n’était pas glorieuse, elle se voyait pas dans un miroir cependant elle se doutait de quoi elle avait l’air. Déjà, elle était propre : comparé à quand elle était arrivée à Poudlard, c’était un progrès. Ils avaient du utiliser la magie pour obtenir ce résultat parce qu’elle ne sentait aucune odeur de savon sur elle. Bientôt, elle retrouverait son apparence habituelle, pour ça comme pour le reste, il allait juste lui falloir un peu de patience.

« Tu veux bien me prendre dans tes bras ? » Finit-elle par demander timidement, se sentant soudainement très fatiguée et un peu déprimée. Elle ne pouvait pas se relever d’elle-même mais elle savait que Jensen était déjà capable de la porter en temps normal, et là elle avait perdu du poids en plus. Il n’aurait aucun mal à la bouger suffisamment. Ça ne plairait peut-être pas à l’infirmière mais Viska se moquait pas mal de ce qu’elle pouvait penser, ce qui comptait pour elle c’était uniquement de se sentir réconfortée… et elle adressait son plus joli regard de cocker triste à Jensen pour le convaincre.

Malheureusement, ce projet fut interrompu en cours d’exécution, non pas par Mademoiselle Strue, mais par le retour d’Agnès. « Non, non, non, non ! Quel qu’ait été votre idée jeunes gens, Viska doit rester allongée dans ce lit pour l’instant. » La mère de la vipère s’approcha, réinstalla sa fille de force dans le lit, replaçant les coussins pour qu’elle soit plus confortable. « Mais maman… je voulais juste… » La mère de Viska lui intima le silence d’un regard. « Je vois parfaitement ce que tu voulais ma fille, et crois-moi, je comprends ce que tu ressens. On essaiera de faire une petite place à Jensen sur le lit après que tu aies pris tes potions si tu y tiens, mais toi tu restes allongée. » Puis, quittant sa fille des yeux, elle se tourna vers Jensen et lui tendit la main en souriant : « Nous n’avons pas eu le temps de nous présenter tout à l’heure : je suis la mère de Viska, Agnès Ersham. Je n’ai pas eu l’occasion de te remercier d’avoir pris soin d’elle pendant les dernières vacances, c’était très gentil de ta part. » Machinalement, Agnès lissa les cheveux de sa fille sur l’oreiller. Physiquement, la fille ressemblait à la mère, mais on pouvait aussi remarquer qu’Agnès ressemblait à quelqu’un d’autre : Myrielle. Une preuve parmi d’autres des troubles de Nathan qui avait cherché, jusque dans sa maîtresse, l’image de sa sœur.

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Ξ Sujet: Re: #2 La Rose et l'Armure [PV]   #2 La Rose et l'Armure [PV] EmptyMer 2 Déc - 18:31

Jensen ne savait pas quoi dire pour rassurer Viska. Il savait que tout ce qu’il pourrait bien lui assurer concernant son père biologique ne pouvait être vérifié. Lui-même ne savait rien de la situation extérieure. Il s’était fait trainé dans les salles de cours, à moitié somnolant, par Peony qui refusait qu’il ne se laisse abattre. Et s’il avait lu tout ce que la Gazette pouvait bien raconter, il avait toujours la nette impression de ne rien savoir. Dans le même temps, il se demandait si ce n’était pas mieux. Le simple fait de savoir que Nathan voulait Viska comme compagne lui retournait l’estomac, lui filait la nausée et faisait grandir en lui une colère noire. Il aurait voulu pouvoir la protéger, parce qu’avant d’être sa petite amie, elle était son amie. Une amie qu’il avait depuis sa première année à Poudlard et qui l’avait accepté, malgré tous ses défauts, toutes ses pensées archaïques, qui lui laissait, presque cinq ans plus tard, toujours le bénéfice du doute, et qui pensait qu’il pouvait réellement changer, même si cela prendrait du temps.

Pour ce qui était de l’absence de son père adoptif, Jensen était sûr qu’il y avait une bonne raison. Mais laquelle, il n’en savait rien. Il ne connaissait pas assez le monde moldu pour pouvoir affirmer quoi que ce soit à Viska. La raison qu’elle lui donna était, par contre, tout à fait plausible. Si le monde moldu ignorait tout de cette histoire, il était fort probable que son père n’ai pas pu se soustraire à son emploi quelques jours. Mais en même temps, si votre fille venait à disparaître, magie ou pas magie, cela devait être suffisant non? Et le ministère était impliqué aussi, donc ils auraient bien pu trouver quelque chose... Jensen préféra éviter de trop spéculer sur toute cette histoire, ce n’était de toute façon pas sa place. « Tu pourras toujours demander à ta mère ? Il pourrait sûrement utiliser le réseau de cheminée pour te parler... » Sans pour autant passer à travers la cheminée, il pourrait au moins échanger avec sa fille... mais il faudrait qu’il soit supervisé par un sorcier, et Jensen ne savait pas trop qui était aux côtés du beau-père de Viska.

Alors qu’elle lui parlait de son patronus, la remarque qu’elle fit sur sa situation contraria le jeune homme. « Arrête tes bêtises. » souffla-t-il, peut-être un peu trop froidement, avant de se reprendre. Il refusait que la blonde se dévalorise. Elle avait subit un réel traumatisme têt avait fait preuve de plus de courage sans doute que n’importe lequel des Gryffondor du château. Se rendant bien compte qu’il avait un poil abusé, il adressa un sourire tendre à la blonde, resserrant son emprise sur ses mains. « T’es priée de pas manger le mien, quand les deux seront de sortie, hein... » dit-il, tentant une touche d’humour, les faucons mangeaient-ils les serpents ? Probablement. Et comme le patronus de Jensen en était un -bien different du celui de Nathan, merci bien- on n’était pas à l’abris que le faucon de Viska s’en prenne à lui. « C’est cool, et puis, ta tante t’as appris plein de choses, donc c’est logique aussi. » Et vraiment, il remerciait Myrielle de n’avoir pas été tendre avec sa nièce. Grâce à elle, elle avait pu élaboré un plan, tout bancal soit il, pour s’échapper. Elle avait eu la ressource nécessaire pour refuser tout ce que Nathan avait pu lui demander. Nul doute que si Jensen avait eu tous les détails, il aurait pété, pour de bon, un plomb.

Le regard de chien battu de Viska eu raison du capitaine des verts et argent. « T’es sure que c’est vraiment raisonnable? » laissa-t-il entendre, plus pour la forme que réellement convaincu qu’elle devait rester absolument allongée. Et surtout, il mourrait d’envie de la prendre réellement dans ses bras. Debout, à côté du lit, il avait à peine passé un bras autour de la jeune fille pour la décaler légèrement et s’installer à côté d’elle, que la porte s’ouvrait déjà, et qu’on les reprenait. Ils ne faisaient rien de mal, bien entendu, mais Jensen se figea presque instantanément, retirant rapidement son bras alors qu’Agnès Spingate les fusillaient tous les deux du regard. Droit comme un i, Jensens se pista au bout du lit, les mains dans les poches, ne pipant mot, offrant seulement un regard désolé à sa petite amie. Il connaissait le tempérament de Myrielle et celui de Viska, il n’avait pas vraiment envie de découvrir ce dont la mère de cette dernière était capable si jamais Jensen ne filait pas droit. Il laissa donc le soin à la blonde de tenter une explication. Lui ne s’y serait pas risqué, même s’il aurait bien voulu dire à la mère de Viska qu’il était hors de question qu’il quitte cette pièce ne serait-ce qu’une demie seconde. Lorsqu’elle se tourna vers lui, Jensen serra sa main plus instinctivement que par politesse, toujours pas vraiment convaincu de l’attitude à avoir. Cela dit, elle lui souriait et le remerciait, elle ne pouvait donc pas lui en vouloir tant que ça, juste parce qu’il avait tenté de prendre sa fille dans ses bras, n’est-ce pas? « Non ce n’est rien, c’est normal. Mon père... Avec mon père, la maison est plus que protégée. » La vipère se racla la gorge, sa phrase terminée, lâchant la main d’Agnès. Il avait sans doute l’air moins assuré qu’il ne l’aurait voulu, mais en même temps, il ne savait pas trop comment se comportement avec elle. Après tout, sa fille avait débarqué chez lui à l’improviste, fini dans son lit pendant toute une semaine avec très peu de tissu sur le dos et une innocence -toute relative- disparue... Pour autant, ce n’était pas sa faute à lui, si elle était dans ce lit, dans cet état. Encore que, Jensen s’en voulait terriblement d’avoir laissé une telle chose arriver. « Je suis désolé madame, je n’aurais pas dû la laisser seule, mais on n’a pas les mêmes options. Ça ne se reproduira pas et je changerai quand elle pourra sortir... » Parce qu’elle le pourrait, à un moment, non? Ils n’allaient pas la garder là jusqu’à la fin de l’année, pas vrai? Même si l’idée qu’elle dorme seule dans le dortoir des filles de cinquième année lui crevait le coeur. Heureusement, Peony était là aussi, il pourrait peut-être trouver quelque chose pour être un minimum serein, même s’il ne se faisait pas de film. Il ne serait serein -et encore- que lors qu’elle serait à côté de lui, qu’il pouvait sentir sa présence et son corps contre le sien, un point c’est tout.
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