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 PV • Con un beso, mátame.

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Lucrecia Castillo
Lucrecia Castillo
Serpentard

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Ξ Sujet: PV • Con un beso, mátame.   PV • Con un beso, mátame. EmptyLun 30 Nov - 15:43

Lucrecia y Thiago.
'Cause I remember every sunset, I remember every word you said and we were never gonna say goodbye. I remember when we first kissed and how I didn't want to leave your lips and how I never, ever felt so high. So tell me how to get back to, back to summer paradise with you and I'll be there in a heartbeat.

14 février 2016
Cela faisait déjà deux semaines, quinze jours, presque trois cent soixante heures que Lu était la plus heureuse élève de l’école. Pour une raison des plus simples et des plus idiotes, clairement, mais quand même. Thiago, son Thiago, était arrivé à Poudlard le dimanche trente-et-un janvier, la surprenant plus que jamais. Elle s’était résignée, à la rentrée de janvier, se disant que vu les vacances d’hiver qui venaient de passer et la froideur du jeune homme, elle ne risquait pas de le voir à l’école de sorcellerie du Royaume-subi de sitôt. Pire encore, elle s’était sincèrement demandé si elle supporterait de vivre une seconde année loin de lui, alors que l’opportunité se présentait pourtant sur un plateau d’argent. Convoquée sur la fin du mois de janvier dans le bureau de sa directrice de Maison et maître des potions, la professeure Gibson, la jeune fille avait été mise face aux deux options qui allaient s’offrir à elle d’ici la fin de l’année. Elle pouvait, si elle le souhaitait, retourner dans son école de sorcellerie, dans la forêt amazonienne au Brésil, retrouver sa famille et ses amis, et Thiago. Sinon, elle pouvait aussi, si le coeur lui en disait, rester à Poudlard une année de plus, pour continuer à en apprendre plus sur les enseignements qui y étaient dispensés, restant avec ses cousins et les nouveaux amis qu’elle s’était fait, faisant, ainsi, toujours partie de Magic Mix. Incapable de se décider sur l’instant, le professeur Gibson lui assura qu’elle n’avait rien à craindre et qu’elle pouvait prendre tout le temps qu’il lui fallait pour réfléchir. Puis son meilleur ami et partenaire de danse de toujours était arrivé, et toutes ces questions s’étaient envolées de son esprit. Lu’ avait passé les quinze derniers pratiquement accrochée à Thiago du matin au soir, le laissant difficilement prendre son envol, sa jalousie revenant au galop et lui serrant le cœur comme jamais.  Elle ne trompait personne, pas même elle-même sur les sentiments qu’elle ressentait pour l’argentin. Ce dernier par contre, y semblait totalement imperméable, ce qui avait le don d’énerver la brune, qui passait ses nerfs dans la salle de danse de Sterne, répétant seule quand Thiago n’était pas disponible, soit pour le compte de la troupe de danse, soit pour Magic Mix, tentant d’évacuer ses idées noires avec la danse, comme à son habitude.

Puis Kate l’avait embarqué dans quelque chose qu’elle n’avait jamais fait encore. Ou du moins, pas aussi sérieusement que la petite blonde le voulait. Se retrouvant le samedi treize février au soir dans la cuisine, en compagnie de l’anglo-japonaise, Lucrecia confectionnait des chocolats. Kate avait tout prévu, de façon à célébrer la Saint Valentin de la même façon qu’au Japon. Là bas, la blonde lui avait expliqué qu’il était normal pour les filles d’offrir des chocolats à toutes les personnes auxquelles elles tenaient particulièrement, mais aussi, et plus particulièrement, aux garçons qui faisait battre leurs cœurs. Lu avait senti ses joues devenir rouge pivoine, la chaleur grimpant jusqu’à la pointe de ses cheveux. Kate mettait un point d’honneur, depuis l’arrivée de Thiago, à lui faire cracher le morceau. Oui, elle aimait son meilleur ami, mais clairement, lui ne l’aimait pas. Ou à minima, ne l’aimait plus. La fièvre d’août avait disparu aussi vite qu’elle était venue, laissant Lu’ bien penaude. Mais la voilà donc qui était en train de faire des chocolats maison pour Thiago Piazzolla, alors que Kate en faisait presque une armée, pour au moins dix personnes différentes. La blonde était bien trop excessive, du point de vue de l’argentine. « Tu sais déjà ce que vous allez faire demain? » lui demanda Kate, le regard pétillant de curiosité. Fronçant les sourcils, Lu secoua négativement la tête. Ils n’avaient rien prévu car ils n’étaient pas un couple. Peut-être pourrait-elle se l’accaparer quelques heures l’après-midi, mais elle n’avait pas encore pu y réfléchir. « Tu devrais lui dire, ça te mine plus qu’autre chose, même Stef le dit... » Lu releva les yeux, fixant la blonde du regard. « Et toi avec Quino? Vous faites quoi? » Noyer le poisson? Tout à fait ! Sauf qu’elle ne s’attendait pas à ce que la blonde explose de rire. « Il est collé jusqu’à la fin février, je pense que je lui donnerais juste les chocolats au petit-déjeuner ou au déjeuner. » Kate haussa les épaules, visiblement pas plus troublée que cela par les frasques de son petit ami. Lu avait encore un peu de mal à se dire que son amie sortait avec son cousin, surtout qu’ils n’étaient pas du genre Jensen et Viska... Pas du tout, loin de là même. Elle les voyait s’embrasser de temps à autre et passer un peu plus de temps ensemble qu’avant, mais rien de complètement différent d’avant. « Je verrais bien demain. Si ça se trouve, il a une copine à Castelobruxo et il ne m’a rien dit. » Sa remarque eu le don de faire glapir Kate, qui enchaîna alors des dizaines de noms d’oiseaux en japonais que Lucrecia ne comprit absolument pas.

Une fois les chocolats terminés, emballés dans une jolie boîte blanche veloutée et surmontée d’un flot vert menthe, Lucrecia et Kate quittèrent les cuisines, retournant, enfin, à leur salle commune. Lucrecia dormit très mal cette nuit là, et finit par se lever très -trop?- tôt, s’enfermant dans la salle de bain de son dortoir pour prendre une longue douche, brûlante. Si la danse ne suffisait pas à lui faire oublier les cent milles questions qu’elle se posait par rapport à Thiago, l’eau y arriverait peut-être. Quand elle finit par se rendre compte que cela était peine perdue, elle sortie de la salle de bain, s’habilla rapidement et fila dans la salle commune, où quelques élèves matinaux se trouvaient déjà, avant de se lover dans un fauteuil, un livre sur les genoux. La matinée se passa relativement normalement. Le petit-déjeuner fut rythmé par les lettres roses bonbons ou rouge passion voletant dans tous les sens, les gnomes ailés poussant des cris insupportables, tentant de restituer les poèmes que de pauvres âmes avaient décidé de leur confier, et par les chocolats de Kate, qu’elle avait distribué à ses amis. Lucrecia en avait reçu un petit paquet, accompagné d’un clin d’œil après un regard vers l’argentin à ses côtés. Elle s’était ensuite rendue à la table des poufsouffle, pour donner ceux qu’elle avait fait pour Itachi et Quino. Le second eut également droit à un baiser qui fit crier la table des jaunes et noirs, alors que la blonde affichait un magnifique sourire. Kate était insupportable quand elle s’y mettait.

Après le déjeuner, Lucrecia décida de prendre, finalement, son courage à deux mains. De retour dans la salle commune, elle monta rapidement dans son dortoir récupérer, discrètement, les chocolats pour Thiago, non sans une appréhension. Et s’il lui disait qu’il avait une petite amie au Brésil? Pire, qu’il s’agissait de Daiana ? Lu ne le supporterait. Prenant une grande insipration, elle redescendit, et alla droit vers son meilleur ami. « Thia’, tu peux venir avec moi, s’il te plaît? Je voudrais te montrer un enchaînement. » La danse, leur passion commune, ce qui les avaient fait se rencontrer et se rapprocher. Clairement, il ne pouvait pas dire non à une telle demande, si ? En plus, Lu savait très bien que la salle de danse de Sterne et de Magic Mix était libre tout l’après-midi...
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Thiago Piazzolla
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Ξ Sujet: Re: PV • Con un beso, mátame.   PV • Con un beso, mátame. EmptyMar 1 Déc - 9:34

Depuis une semaine, on n’entendait parler que d’une seule chose dans toute l’école de magie, la St-Valentin, et ça filait presque la nausée à Thiago. Pas parce qu’il détestait cette fête, mais parce qu’il se retrouvait anxieux rien qu’à l’idée d’y penser. Plusieurs personnes étaient venus le voir en lui demandant s’il comptait faire quelque chose ce jour-là avec Lucrecia, et quand il annonçait qu’ils n’étaient pas ensemble, ils disaient tous la même chose : « mais vous formez un si beau couple ! ». Alors c’était l’angoisse. Pourquoi ? Il ne savait même pas vraiment lui-même. Il avait essayé ces derniers temps d’être moins proche de son amie, d’éviter qu’ils soient collés l’un à l’autre, d’être plus distant, sans pour autant éveiller les soupçons. Mais rien à faire. Puis, au fond de lui, il adorait ça. Ce qui le rendait d’autant plus mal, parce que ce n’était pas bien. Alors ça lui prenait la tête, tout le temps, jour et nuit. Comment faire pour oublier tout ce qu’il ressent ? Bah peine perdue, il n’y avait aucune solution miracles. Puis alors il n’avait pas envie de se lancer un sort d’amnésie, c’était un combat intérieur qu’il était en train de mener.

Il aurait bien demandé conseil à Quino, mais il était le cousin de la concernée et qu’est-ce qui lui prouvait qu’il n’irait rien lui répéter ? A part le fait qu’il n’ait pas le temps, il était tout le temps collé. Il en aurait bien parlé à Stef, mais c’était même plus dangereux que de se confier à son frère, et Tina était tellement persuadée qu’ils étaient fait pour être ensemble qu’elle serait ravie d’entendre ça, lui retournerai le cerveau et le crierai sur tout les toits. Mauvaise idée. Puis, il y avait bien Kate, mais Thiago l’évitait aussi souvent que possible. La blonde était un peu trop curieuse à son goût et même s’il ne la détestait pas, il n’aimait pas qu’on se mêle de ses affaires. Puis alors vu le sac de nœud que c’était, il n’avait besoin de personne d’autre, ça n’allait que rajouter des problèmes à l’affaire. Oh et puis merde !

Ce matin-là, c’était encore pire. Dans la grande salle, décoré légèrement (quelques ballons sans plus), les adolescents se faisaient des déclarations d’amours. Entre ceux qui étaient en couple et qui s’affichaient devant tout le monde et ceux qui décidaient d’avouer leurs sentiments, Thiago était servi. Des gnomes ailés pour l’occasion distribuait des cartes, des petits cadeaux, pâtisserie et chocolat, passant de tables en tables. Et il avouait quand même guetter si Lucrecia recevait oui ou non quelque chose. Jaloux ? Totalement, mais il ne fallait pas le dire. Au moins, elle ne semblait pas vouloir traîner avec quelqu’un d’autre que lui et ça lui réchauffait le cœur. Une fois toute cette mascarade terminée, ils retournèrent dans leurs salles communes respectives. Il s’était installé autour de la table mise à disposition et commençait à travailler son cours de défenses contre les forces du mal quand il fut interrompu par la brune qui lui demanda s’il pouvait venir avec elle, voir un enchaînement. « D’accord, je range juste mes affaires. » Il ferma son livre, rangea tout rapidement dans son sac et attrapa discrètement le petit ballots de chocolat qu’il avait acheté pour la jeune femme. Il l’avait fait. Il s’était finalement décidé à lui offrir quelque chose, aussi infime le cadeau soit-il. S’ils étaient que tout les deux, il pourrait bien lui offrir non ?

Thiago avait repris la danse il y a peu, mais faisait toujours en sorte de ne pas faire des mouvements trop physique. Pour le moment, il avait réussit à cacher sa blessure à Lu’ et il comptait bien continuer ainsi jusqu’à la fin de ces jours. Elle ne devait rien savoir. Là, l’argentin croisait les doigts pour qu’elle ne lui demande pas de revoir un porté, il en était incapable. Sa jambe lui faisait encore trop mal pour qu’il y mette tout son poids et celui de sa partenaire dessus. Ils entrèrent dans la salle de danse qui était entièrement vide et sourit malgré lui, c’était bon de danser quand même. « Alors, quel est cet enchaînement que tu veux me montrer ? »

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Lucrecia Castillo
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Ξ Sujet: Re: PV • Con un beso, mátame.   PV • Con un beso, mátame. EmptyMar 1 Déc - 18:35

Lucrecia avait déjà offert des cadeaux à Thiago lors de la Saint Valentin. Généralement, elle lui offrait ses chocolats au lait préféré, pour renflouer son stock, sans vraiment avoir d’arrière-pensées, juste pour lui offrir quelque chose. Elle avait cependant toujours fait attention aux chocolats et autres cartes ou cadeaux qu’il pouvait recevoir d’autres demoiselles. Elle savait que Thiago était beau et qu’il plaisait, elle n’était pas idiote, et clairement pas assez naïve pour penser que sa simple présence pouvait éloigner les demoiselles ayant un coup de coeur pour le garçon. Certaines bien sûr, avaient bien compris qu’il valait mieux, pour la santé de tout le monde, qu’elles évitent de trop tourner autour de l’argentin, mais pour d’autres… Cela dit, Lucrecia n’avait jamais été jusque’à offrir des chocolats en forme de coeur, dans une boite en forme de coeur ou avec des cartes en forme de coeur ou du rouge et du rose partout. Il ne fallait pas abuser non plus. Preuve en était encore cette année, la boite était carrée, blanche et vert menthe.

Mais cette année, cette Saint Valentin avait une saveur particulière. Elle avait cru qu’elle la passerait seule, éventuellement en compagnie de Stef en train de se gaver de chocolat dans la cuisine, sous les regards en coin des elfes de maison. Mais Thiago était arrivé entre temps, et tout son monde avait été bousculé. Une nouvelle fois. Alors qu’elle demandait justement à son meilleur ami s’il avait quelques minutes à lui accorder, Lucrecia se gifla mentalement. Il s’agissait de Thiago, par Merlin, par de n’importe quel garçon ! Elle pouvait lui demander directement de passer du temps avec elle, sans avoir besoin de trouver une excuse aussi bidon qu’un enchainement ! Heureusement pour elle, Thiago accepta, rangea ses affaires et la suivie hors de la salle commune et à travers les couloirs du château.

Arrivés dans la salle de Sterne, Lucrecia esquissa un sourire en illuminant la pièce d’un simple Lumos. Être dans une salle de danse avait le don de l’apaiser presque instantanément, c’était son univers, ce dont elle avait le plus l’habitude. Alors que Thiago lui demandait quel enchaînement elle souhaite lui montrer, la brune toucha de nouveau le sol, un poil brutalement. « Hein? Ah oui... » Lucrecia se mordit la lèvre, ses appuis passant d’une jambe à l’autre. Elle hésitait entre plusieurs options. Lui sauter au cou et l’embrasser; faire comme si de rien n’était et lui offrir bêtement les chocolats, espérant qu’il ne la fusillerait pas du regard; ou laisser tomber tout simplement, et faire un enchaînement juste pour que le tout soit moins bizarre. Finalement, elle reprit la parole, préférant l’espagnol à l’anglais, une fois de plus. Elle avait bien plus de facilité à s’exprimer dans sa langue natale, même si les mots qu’elle allait prononcer resteraient durs, peu importe le langage utilisé. « J’ai menti. » Elle leva ses yeux noisettes et fixa ceux, vert-brun de son meilleur ami. « Il n’y a pas d’enchaînement. Je... Je voulais qu’on soit juste tous les deux. » Elle poussa un soupira et posa son sac à terre, avant de se tourner vers le miroir qui courait le long du mur. Elle vit le reflet de son meilleur ami la fixer, alors qu’une atmosphère étrangement lourde et particulièrement tendue prenait place. « Je n’ai pas oublié, tu sais. Ce qu’il y a eu en août. » Ou ce qu’il n’y avait pas eu? Elle ne savait pas trop comment tourner la chose, car au final, il y avait eu à la fois beaucoup trop et en même temps, pas assez, elle en était bien consciente. Saisissant la barre fixe de ses deux mains, elle posa son regard sur l’argentin à travers le miroir. Elle ne savait pas, ne savait plus quoi lui dire. Elle l’aimait, par Merlin, plus que sa propre vie c’était sûr, mais elle n’arrivait plus à lire en lui. Elle en avait pourtant tellement l’habitude, avant. Elle le connaissait par coeur, dans ses moindres petites mimiques, dans les gestes et les tics qu’il avait quand il était nerveux, les lueurs qui brillaient dans ses yeux. Et finalement, six mois après avoir été séparée de lui si longtemps pour la première fois, elle avait l’impression d’être avec un étranger. Son meilleur ami et partenaire de danse s’était refermé comme une huître, et elle était là, comme une idiote, à se demander si elle arriverait jamais à le récupérer.
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Thiago Piazzolla
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Ξ Sujet: Re: PV • Con un beso, mátame.   PV • Con un beso, mátame. EmptyMer 2 Déc - 16:54

Thiago se tourna alors vers son amie qui tout d’un coup semblait hésitante. Qu’est-ce qu’il se passait ? Elle n’avait jamais été comme ça avant, surtout quand on parlait de danse. L’argentin regarda Lu’, déplaçant le poids de son corps d’une jambe à l’autre, se mordillant la lèvre, presque comme si elle avait peur de quelque chose, de faire quelque chose ou alors de dire quelque chose. Il se déplaça dans la salle, profitant de la sensation du parquet sous ses pieds, écoutant attentivement le bruit que cela faisait, lui rappelant toutes ses années où ils s’entraînaient tout deux si dur pour les compétitions internationales. Le brun avait l’impression que c’était il y a maintenant tellement longtemps, que c’était si loin. Ça lui manquait. Il donnerait beaucoup pour retourner sur les scènes, dans la compétition, sur le parquet et avec Lucrecia. La jeune femme s’adressait maintenant à lui en espagnol. Qu’est-ce qu’elle racontait ? Tout en posant sa robe de sorcier dans un coin avec le ballot de chocolat à l’intérieur, il planta ses prunelles dans celles de sa partenaire, faisant un pas de plus vers elle. Il sourit quand elle lui annonça qu’il n’y avait pas d’enchaînement, que c’était juste un prétexte pour qu’ils soient que tout deux, seuls, avec personne d’autres. Thiago ne le dira jamais, mais son cour rata un battement à ce moment-là. Et lui-même ne savait pas expliquer pourquoi. « Tu aurais pu tout simplement me le dire, sans inventer une excuse bidon. Je serai toujours là pour toi, tu le sais ça ? » La jeune femme posa son sac au sol et s’approcha du miroir qui tapissait tout le mur, encore plus loin de lui maintenant. Il la regardait se déplacer dans la pièce, mais incapable de bouger plus finalement. Est-ce qu’il était le seul à ressentir la tension dans cette pièce ? Est-ce qu’il s’imaginait des choses ? Pourtant, ils avaient été ensemble un paquet de fois, il n’y avait jamais eu cette ambiance entre eux. Sauf peut-être la soirée de la fin des vacances d’été. Lu’ le fixait maintenant à travers le miroir, et il en fit de même. Et quand elle lui annonça qu’elle n’avait pas oublié, il sentit un long frisson lui parcourir le corps. Oh merde.

Tout un tas de sentiment le traversèrent à cet instant-là. Il se rappelait lui aussi de tout. De sa peau contre la sienne, de leurs lèvres ensemble, de leurs souffles qui s’entremêlaient, de à quel point il était heureux à ce moment-là mais aussi si triste de savoir qu’elle allait partir à des milliers de kilomètres de lui. Ce soir-là, il avait essayé de faire passer tous ses sentiments à travers le langage corporel. Il avait voulu lui montrer à quel point il l’aimait, qu’il n’y avait que elle, et qu’il n’y aurait que elle. Mais elle avait tout arrêté et il s’était senti comme un con. Thiago avait eu l’impression qu’il n’y avait que lui au final qui ressentait ça et avait décidé de ne plus reparler de ça. Il avait été tellement frustré, puis s’était senti tellement con. Et là, elle venait de lui balancer ça à la figure. Il déglutit. Il ne savait pas vraiment quoi répondre. Pourtant il ne pouvait détourner son regard de la jeune femme, il s’empêchait même là d’avancer dans sa direction, de faire encore une connerie, comme la fois où il s’était fait violence durant les vacances d’hiver pour ne rien montrer, ne rien dire, ne rien faire et ne pas répondre. C’était le bordel dans sa tête. Thiago passa ses mains sur son visage, puis les posa dans sa nuque, soufflant un grand coup. « Merde. » échappa-t-il à mi-voix. Il prit encore quelques secondes pour réfléchir à ce qu’il devait dire ou faire et décida finalement de s’approcher d’elle, gardant toujours ses yeux fixés sur le reflet de sa meilleure amie, ou pas d’ailleurs, on ne ressentait pas ça pour sa meilleure amie. « Je n’ai pas oublié non plus... » dit-il dans un souffle quand il fut assez près d’elle, presque à la toucher. La tension dans la pièce augmenta d’un cran, la tension dans son corps aussi. « Je… J’ai… Je ne comprends pas pourquoi tu me parles de ça là maintenant. » Pourquoi lui parler de ça maintenant ? Surtout un tel jour ! Enfin, elle aurait pu choisir un autre jour que la St-Valentin quand même.

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Ξ Sujet: Re: PV • Con un beso, mátame.   PV • Con un beso, mátame. EmptyMer 2 Déc - 20:14

Lucrecia savait bien qu’elle aurait juste pu demander son attention à Thiago, qu’il lui aurait sans doute offert toute l’attention dont elle avait eu envie si elle lui avait simplement demandé. Mais vraiment, elle ne se voyait pas lui dire tout ce qu’elle avait sur le coeur en plein milieu de la salle commune, sous le nez de Kate, de Tina, et d’elle ne savait qui d’autre. « Je sais. Et je serais toujours là pour toi aussi. » Elle esquissa un léger sourire, pensant sincèrement ce qu’elle disait. Elle n’imaginait pas sa vie sans le brun, quoi qu’il puisse se passer. Il était la moitié d’elle-même, un bout de son âme, de son coeur et le prolongement naturel de son corps. La danse les avaient rapprochés bien plus qu’elle ne l’avait cru au tout début, elle devait bien l’avouer. Finalement, les yeux perdus dans le miroir, elle se demanda combien de fois cela était arrivé avant. Des dizaines, des centaines, des milliers de fois probablement. Après tout, les salles de danse étaient leurs quotidien, et ils répétaient souvent face à un miroir. Mais maintenant, tout semblait tellement différent. Elle l’entendit jurer, ce qui n’était pas bon signe. Elle soutint pourtant son regard, sans faillir, alors que tout son corps lui criait de partir. Puis il bougea, et Lucrecia se figea presque instinctivement. Elle sentit son souffle sur sa peau quand il lui assura qu’il n’avait rien oublié non plus. Son coeur chavira, une nouvelle fois, une fois de trop peut-être.

Elle sentait son torse, bien trop près de son dos. Il aurait suffit qu’elle ne fasse qu’un demi-pas en arrière pour lui tomber dans les bras. Et elle en mourrait d’envie. Mais elle devait tout d’abord lui dire tout ce qu’elle avait sur le coeur. Sinon, les chocolats auraient sans doute l’air insipide, ressemblant en tout point à ceux des années précédentes. « Parce que j’ai envie d’être avec toi, tout le temps. Parce que… » Elle se rapprocha de la barre, laissant l’écart entre leurs deux corps s’agrandir. « J’ai eu peur. Je n’aurais jamais pu partir si on avait été au bout… Et je voulais vraiment venir ici, mais te savoir là-bas, juste après ça… Je ne pouvais pas. » Elle finit par se retourner, posant ses prunelles noisettes sur l’argentin. Il faisait une dizaine de centimètres de plus qu’elle, la toisait facilement, et pourtant, elle n’avait jamais voulu autant des bras. Ni un corps tout entier, en réalité. « J’ai cru que, si je t’embrassais, moi, tout reviendrait, mais… T’as pas eu l’air très réceptif. Alors je me suis dit que c’était fichu, que j’avais tout foutu en l’air, et que tu ne voudrais plus jamais de moi, n’importe comment. » Et finalement, il était venu. Il l’avait rejointe à Poudlard, et depuis, son coeur chavirait à chacun de ses sourires, à chacun de ses « je t’aime » pourtant si innocents. Combien de fois s’étaient-ils dit ces mots, sans qu’ils ne valent plus que cela ? Ils en avait tellement l’habitude, que Lu’ n’y avait même pas cherché un semblant de réponse. « Je ne peux pas continuer comme ça, Thia’. Je sais que l’entraineur à dit que c’était la pire chose qui puisse arriver, mais j’en ai marre. Je te veux, toi, tout entier, j’en ai rien à faire de la danse. » Parce que si elle devait avoir le coeur brisé à cause de tout cela, au final, c’était de la faute de la danse. Et de leur entraineur, qui avait martelé, à chacune de leurs répétitions, qu’ils ne devaient surtout rien ressentir l’un pour l’autre. Que leur alchimie était bien trop parfaite pour s’y risquer. Mais maintenant, est-ce que tout cela comptait encore ? Cessant de réfléchir, Lucrecia passa ses bras autour de Thiago, plaquant ses mains dans son dos, et elle enfouie sa tête dans le creux de son cou. Elle ne voulait plus le lâcher, plus le quitter, mais la dernière fois qu’elle s’était risqué au baiser, rien n’avait été comme elle le voulait. Alors elle avait opté pour la deuxième meilleure solution. Se lover contre ce corps qu’elle connaissait par coeur, qui épousait le sien dans les moindres courbes, depuis le temps qu’ils dansaient ensemble. Et advienne que pourra. Et si jamais il la repoussait, encore, elle pourrait toujours lui jeter les chocolats au visage en hurlant.
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Thiago Piazzolla
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Ξ Sujet: Re: PV • Con un beso, mátame.   PV • Con un beso, mátame. EmptyJeu 3 Déc - 15:40

Ça lui réchauffait le coeur de savoir que Lucrecia, elle aussi, comptait être toujours là pour lui. Depuis quelques temps, une peur lui prenait les tripes, quelque chose qu’il n’avait jamais connu avant, et ça lui retournait presque l’estomac quand il y pensait trop. La peur de la perdre. La première fois qu’il avait ressenti ça, c’est quand elle lui avait annoncé qu’elle voulait partir à Poudlard et qu’elle avait demandé le dossier de transfert. Il se souvient encore de comment il s’était figé à l’annonce, ne comprenant pas pourquoi elle voulait partir. Elle ne se sentait pas bien avec lui à Castelobruxo ? Lui pourtant n’avait jamais eu besoin de plus que ce qu’il avait déjà. Thiago ne l’avait jamais dit à personne, mais il était effrayé rien qu’à l’idée de s’imaginer qu’elle pouvait rencontrer quelqu’un de bien mieux que Thiago, quelqu’un qui l’aimerait et lui offrirait ce que l’argentin ne peut lui offrir. Ça aurait pu être le cas, et il ne serait resté que le meilleur ami, le partenaire de danse avec qui elle ne dansait plus sauf pour s’amuser. Il y en avait en plus des garçons à Poudlard qui pourrait lui plaire, qui sont faciles à vivre, bien plus facile à comprendre que lui en tout cas. Et il avait remarqué le regard de certains sur la brune. Il ne pouvait pas la cacher de tout le monde, l’enfermer dans un placard et la garder que pour lui.

Le cœur de Thiago menaçait d’exploser à tout moment. Il se faisait violence pour rester à une certaine distance d’elle, même trop proche par rapport aux aveux qu’elle faisait, trop proche et c’était de plus en plus difficile pour lui de rester à sa place, de ne pas bouger, de ne pas la toucher. Il continuait de la regarder à travers ce miroir, croiser son regard indirectement et voir tout ce qu’elle essayait de lui dire silencieusement, où alors ce que lui avait envie de comprendre ? Quand elle avança vers la barre, Thiago avait sentit le froid l’envahir. S’il ne reculait pas rapidement, il ne savait pas s’il pourrait se retenir. Ça faisait trop mal de ressentir autant de chose. Parfois il aimerait hurler tout ce qu’il a sur le coeur, ou alors de l’arracher, de le balancer au loin. Il aimerait oublier, tout effacer, tout ce qui s’était passé entre eux. Qu’est-ce qu’ils gagnaient finalement ? Et si effectivement ce soir là, ils avaient couché ensemble, comment ce serait entre eux maintenant ? Et s’il n’avait pas cédé à ses pulsions ce soir-là, est-ce qu’ils seraient dans le même bourbier ? Quand Lu’ se retourna vers lui, planta ses pupilles noisettes dans les siennes, il ne put s’empêcher de regarder ses lèvres, de vouloir les embrasser et d’avoir la jeune femme que pour lui. Il se mordit la lèvre et finit par arriver à détourner les yeux, rencontrant de nouveau son regard. « T’as tellement tout faux. » Mais il comprenait ce qu’elle avait pu ressentir. Il avait préféré ce jour-là ne pas réagir, ne pas lui répondre. Il n’aurait pas pu la laisser partir une seconde fois de toute façon. Thiago avait eu du mal déjà en la voyant pleurer dans ses bras à la fin des vacances, s’il s’était passé autre chose, ça aurait été impossible. Et pour l’avoir dit, effectivement, leur entraîneur leur avait même répété des milliers de fois. Est-ce qu’il se doutait de ce qu’il se passait dans la tête de Thiago à l’époque ? Où est-ce qu’il savait ce qui allait arriver ? Lucrecia l’entoura de ses bras et se colla à lui. L’argentin eut soudain l’impression que toute l’air qui lui manquait venait de retrouver la route jusqu’à ses poumons, qu’il redécouvrait les couleurs et tout le reste. Il serra la jeune femme contre lui, encore plus fort, comme s’il voulait lui faire entendre les battements de son coeur, parce que c’était trop compliqué pour lui de parler, qu’il aimerai bien qu’elle devine tout ce qu’il voulait lui dire. Mais si elle en avait eu le courage, il devait le prendre lui aussi. Thiago posa ses mains de part et d’autres du visage de Lucrecia et il mit son front contre le sien. Ils étaient si proche à ce moment-là, qu’il lui suffirait juste de combler ces quelques centimètres entre eux pour mener à ce qu’il redoutait le plus, à ce qu’il attendait aussi depuis si longtemps. « Si je t’avais embrassé en retour, je ne t’aurai jamais laissé repartir… » Thiago approcha un peu plus son visage, frôla ses lèvres et recula encore. Il était si près et en même temps si loin. Son corps et son coeur lui hurlaient de foncer, alors que sa raison lui répétait que tout ça n’était qu’une mauvaise idée. « Je… Je ne sais pas Lu’… Je ne sais pas si c’est une bonne idée. » Il s’écarte d’elle, creusant de plus en plus l’écart entre eux, il devait s’éloigner avant de faire une grosse connerie. Thiago passa une main sur son visage, chose qu’il faisait quand il réfléchissit. Puis il posa son regard de nouveau sur la jeune femme. « Et si on perdait tout finalement ? Imagines qu’on essaye et que ça ne marche pas et u’on finisse par se détester ? Est-ce que tu veux vraiment prendre ce risque ? » Parce que lui-même ne savait pas s’il voulait le prendre. Il ne voyait pas sa vie sans elle, mais en même temps, ne pas être avec elle, c’était aussi une torture. Qu’est-ce qu’il allait advenir d’eux ?

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Ξ Sujet: Re: PV • Con un beso, mátame.   PV • Con un beso, mátame. EmptyVen 4 Déc - 19:21

Thiago restait étrangement silencieux. Lucrecia le fixait à travers le miroir, sans vraiment savoir à quoi s’attendre. Elle lui disait tout ce qu’elle avait sur le coeur, et s’il soutenait son regard, il ne disait cependant absolument rien. Muet comme une carpe, l’argentin l’écoutait parler. C’était au moins ça, elle devait bien l’avouer. Elle préférait qu’il se taise plutôt qu’il ne lui explose à la figure, même si elle n’était pas sûre de ce qu’il allait faire après. Une fois que nouveau face à lui, elle le vit se mordre la lèvre. Sérieusement ? Et comment était-elle censée s’en sortir quand il agissait ainsi ?! Quand il lui dit qu’elle avait tout faux, Lu haussa un sourcil, perplexe. « Et comment je peux le savoir ? Tu n’as rien dit, on en a jamais parlé jusqu’à maintenant. » Après tout, ce n’était pas comme si lui, avait tenté d’aborder le sujet. Force était de constater que si Lu n’avait pas finit par ouvrir la bouche, ils seraient sûrement toujours en train de s’aveugler tous les deux sur les sentiments de l’autre. A un moment, il fallait grandir non?

Son front contre celui de son meilleur ami, Lu’ ferma les yeux, transporter par la chaleur de ses mains, la proximité de son corps et le souffle chaud qu’elle sentait sur sa peau. Elle, avait le souffle court, le stress ayant pris pleinement possession de son corps. Elle ne se laissait pas facilement aller à de telles déclarations, encore moins à autant de stress. C’était presque pire qu’avant une compétition qu’elle ne voulait absolument pas perdre. Les mots de l’argentin lui firent ouvrir grand les yeux, n’en croyant pas ses oreilles. Elle avait eu tellement de mal à le quitter début janvier, et voilà qu’il lui disait qu’il ne l’aurait pas laissée repartir s’il s’était laissé aller. Des sentiments contradictoires firent surface avant d’être complètement balayé par les lèvres de Thiago, frôlant les siennes. Il aurait suffit qu’elle ne s’avance qu’un peu, qu’elle ne bouge que d’un centimètre pour l’embrasser. Mais avant qu’elle ne puisse s’y résoudre, Thiago s’éloigna laissant un vide glacial au creux de ses bras. Il ne savait pas. Elle non plus, pour tout dire, mais elle savait que ce qu’elle ressentait pour l’argentin était réel, qu’il le veuille ou non.

Les paroles de son meilleur ami lui firent froncer les sourcils. Il s’était éloigné d’elle, semblait réfléchir, en proie à un dilemme intérieur. Elle savait qu’il avait toujours mis un point d’honneur à respecter tout ce que leur entraîneur leur avait dit. Preuve en était, lorsqu’elle l’avait embrassé pour la première fois, juste pour voir ce que cela faisait d’embrasser quelqu’un, il lui avait hurlé dessus. Elle n’avait plus recommencé jusqu’à la soirée d’août où ils étaient tous les deux bien trop échauffés pour réfléchir, puis en décembre. « Je ne pourrais jamais te détester Thiago. T’es l’autre partie de moi. Je suis rien sans toi. » Mais elle comprenait ce qu’il voulait dire. Et même si elle ne voulait pas l’avouer, la simple idée de le perdre pour une stupide histoire de sentiments lui rongeait le cœur et l’esprit depuis quelques années. Elle avait repassé toutes les options dans sa tête, et aucune n’avait que des points positifs, malheureusement. Mais ce qui était sûr, c’est qu’elle refusait de le laisser à une autre. manque plus qu’elle reçoive une beuglante de Maria tient. « Je ne sais pas, je me suis dit que... On se connaît par coeur, ça ne peut pas... » Quoi? Mal finir? Malheureusement elle savait bien que si. Thiago l’avait quittée passablement énervé en août, et cela se comprenait, elle avait tout arrêté en plein milieu, la frustration s’était sentie. Elle l’avait sentie. Aussi bien chez son meilleur ami que chez elle. Son corps lui hurlait de le rattraper et de finir ce qu’ils avaient commencé, sa tête elle, lui disait que c’était pour le mieux. Elle reposa les mains sur la barre fixe dans son dos, regardant l’argentin s’éloigner d’elle, de plus en plus. Avait-elle déjà tout gâché ? Il n’était là que depuis quinze jours, et elle perdait déjà pieds…
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Ξ Sujet: Re: PV • Con un beso, mátame.   PV • Con un beso, mátame. EmptyDim 20 Déc - 19:28

La pièce lui semblait maintenant bien trop exiguë pour l’argentin, et en même temps il avait l’impression d’être si loin de Lu’ qu’il finit par se rapprocher d’elle, lentement, mais sûrement. Quand elle se retourna envers lui, il eut l’impression que son coeur allait exploser, que ses poumons n’arrivaient plus à prendre tout l’air dont il avait besoin. Mais finalement, il réussit à lui dire qu’elle avait faux, mais elle le lui reprocha alors de ne pas lui avoir dit quelque chose, de ne pas en avoir parlé. « Je sais, Lu’. Mais quand est-ce qu’on aurait pu en parler ? Tu étais ici, et j’étais au Brésil. » Brésil ou d’ailleurs il avait eu une copine et elle avait pas eu l’air d’en avoir vent. Thiago s’était d’ailleurs gardé d’en parler, il s’en voulait énormément par rapport à elle, comme s’il l’avait trompé alors que pas du tout au final puisqu’ils n’étaient pas ensemble, qu’ils ne le sont toujours pas et que Thiago ne savait même pas s’il voulait l’être. D’un côté si, mais de l’autre ?

L’argentin aurait pu se laisser porter à ce moment-là parce ce que lui dictait son coeur et son corps, l’embrasser, céder à toutes ses pulsions comme il avait pu le faire à la fin de l’été. Finalement, après lui avoir dit que s’il l’avait embrassé, il ne l’aurait pas laissé retourner à Poudlard, l’avoir presque embrassé, il s’était résigné et avait fini par s’écarter, laissant de plus en plus de distance s’installer entre eux deux. « Lu’… C’est... » Mais encore une fois, il fit machine arrière et ne dit rien. Dans quoi il s’était encore fourré encore ? Surtout un jour pareil ? La St-Valentin, c’était bien un jour pour parlait de sentiments tiens ! Ça rendait tellement la chose encore plus formel qu’elle ne l’était.

« Qu’est-ce que t’en sais justement ? Tu n’en sais strictement rien, Lu’ ! » Et ça le mettait en colère au final. Ce serait tellement plus simple si rien ne s’était passé, si il n’y avait pas tout ça entre eux. Ils pourraient juste être amis, sans rien d’autres, sans jamais se poser de questions. Et si ? Et s’ils étaient fait pour ensemble ? Et si, justement, rien ne devrait se passer ? Il fit le tour de la pièce, s’arrêta encore, réfléchissant encore et toujours sur ce qu’il devait faire à ce moment-là. C’était Thiago, il était toujours comme ça, en train de cogiter sur un peu tout et rien. Finalement, il finit par faire demi-tour, revenant alors vers Lu’, attrapant son bras. Il fit glisser ses doigts le long de son bras, ne pouvant pas vraiment contrôler tout ce qu’il voulait. C’était même trop dur parfois de garder ses distances avec elle alors qu’il la voulait pour lui tout seul, ne jamais la quitter. Mais ? « Je ne peux pas vivre sans toi. J’ai essayé, mais ça n’a pas marché. C’est pour ça que j’ai finalement demandé mon transfert. J’ai même d’abord essayé d’oublier ce qu’il s’était passé, de même essayer de passer à autre chose. Je ne sais pas si tu saisis tout ce que j’essaie de te dire. » Qu’il était totalement perdu lui aussi, mais qu’une chose était sûre, elle était bien trop importante pour qu’il se jette tête baissée dans une relation, bien que ça fasse si longtemps qu’ils se connaissent, sans vraiment tout prendre en compte. Sans vraiment être sûr de leurs sentiments.


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Ξ Sujet: Re: PV • Con un beso, mátame.   PV • Con un beso, mátame. EmptyLun 28 Déc - 0:02

Lucrecia était plutôt contente de parler de tout cela en espagnol et non pas en anglais. Même s’il était fort peu probable que quelqu’un ne surgisse d’un seul coup, parler de ce qu’il avait pu se passer ou non les dernières fois où ils avaient été seuls était plus simple et plus rassurant dans leur langue natale. Parce qu’à part ses cousins, personne ne les comprendrait. Ils auraient juste l’air de se prendre la tête, et pourraient blâmer, si nécessaire, un enchaînement de danse. « Je sais, merci. » ronchonna-t-elle à la remarque de Thiago sur leur séparation par des milliers de kilomètres, dont un océan. Mais pourtant, elle estimait qu’ils auraient pu en parler, s’ils l’avaient vraiment voulu. Mais c’était encore autre chose. Ils étaient jeunes, fougueux, désespérés aussi peut-être, par un départ qui allait les séparer pour la première en presque dix ans à être tout le temps collés ensemble. Ce n’était pas rien. Et en parler par échange de lettres n’était sûrement pas l’idée du siècle. Après tout, on ne savait jamais qui pouvait intercepter les missives, le danger était donc grand. Car si ici, l’espagnol les épargnait des oreilles indiscrètes, à Castelobruxo, même si le portugais était de mise, beaucoup parlaient l’espagnol également. Et ils n’avaient jamais eu l’habitude de parler en anglais entre eux... Ce n’était pas pour rien que Lucrecia revenait toujours à sa langue natale.

Elle fronça les sourcils quand il lui répondit, la colère perçant dans sa voix. « Ce n’est pas la peine de t’énerver contre moi, tu crois que je contrôle ce que je ressens ? » Si tel était le cas, la réponse était non, bien entendu. Sa voix s’était faite un peu plus dure, plus froide, Lu se mettant automatiquement sur la défensive. Ils se disputaient parfois, mais jamais bien sévèrement. « Non je n’en sais rien. Mais moi au moins, j’admets que j’ai eu tort de ne pas vouloir continuer cet été. Et de vouloir recommencer. Ou commencer tout court, j’en sais rien. » Parce que malgré tout, elle en avait envie. Envie de lui, de son corps, de sa présence. Et maintenant qu’il était enfin à Poudlard, elle s’était dit que peut-être, c’était le moment dont ils avaient besoin pour se laisser aller, à mille lieux du Brésil, de l’Argentine ou de leur entraîneur. Lucrecia baissa les yeux cependant, fixant le bout de ses chaussures. Elle sentait la colère bouillonner dans ses veines, remplaçant doucement les miettes de désir qu’elle avait pour le garçon. Mais c’était sans compter le fait qu’il se rapproche d’elle à nouveau. Elle frémit à son contact, relevant la tête, croisant son regard, l’écoutant parler, s’ouvrir.

Lu et Thiago se connaissaient par coeur. Ou presque, à peu de choses près. Elle savait donc qu’il ne servait à rien de le couper alors qu’il lui parlait enfin de ce qu’il avait pu ressentir, ou de ce qu’il ressentait toujours. Elle sentit son coeur faire un saut périlleux dans sa poitrine lorsqu’il lui dit ne pas pouvoir vivre sans elle, avant de froncer les sourcils sur la suite de ses paroles. « De passer à autre chose ? » Elle avait peur de savoir quelle autre chose. Une autre fille ? Une autre partenaire de danse ? Est-ce que Thiago avait eu quelqu’un alors qu’elle était là à errer comme une âme en peine dans un château étranger ? Est-ce qu’ils avaient... L’idée seule fit frissonner Lucrecia. Mais il s’agissait de Thiago, et même si elle brûlait de jalousie à la moindre fille qui l’approchait, elle savait qu’il plaisait. Il était beau, elle ne l’avait jamais ignoré, elle lui avait toujours dit. « Thia... » Elle mourrait d’envie de lui dire qu’elle l’aimait, de l’embrasser. Et pourtant, elle savait que tout cela ne rimerait à rien. Ça n’aurait pas été la première fois, pour l’un comme pour l’autre, elle ne comptait plus les fois où elle lui avait dit qu’elle l’aimait, le pensant réellement, et en même temps, en se voilant la face. Mais là... Elle savait que si elle le lui disait maintenant, tout partirait à vaux l’eau. « Je ne veux pas te perdre. Je ne peux pas vivre sans toi non plus... Ni te laisser à une autre... » Elle en était incapable, il fallait bien qu’il le comprenne. Elle plongea son regard dans celui de son ami de toujours, esquissant bien difficilement un sourire, déposant un baiser sur sa joue. « On prendra le temps qu’il faut... » Son coeur se serra, alors qu’elle prononçait ces mots. Le temps... En avaient-ils assez ? Elle n’en savait absolument rien. Qu’est-ce qui lui disait que Thiago ne se ferait pas alpaguer par la première midinette anglaise à peine sorti de cette salle ? Rien du tout. Elle secoua la tête, pour se sortir de ces idées noires. Elle l’avait cherché de toute manière. Thiago ne voulait pas d’elle, elle allait bien devoir s’en faire une raison. Peut-être qu’au final, tout cela n’était qu’une poussée d’hormones après tout. L’adolescence jouait parfois de drôles de tours. Peut-être finiraient-ils par se rendre compte qu’il n’y avait rien entre eux que de l’amitié, voire un sentiment fraternel intense. Ou peut-être qu’un jour...

Stop, elle devait arrêter d’y croire comme une idiote. « Je t’ai fait des chocolats, au lait bien sûr, je sais que tu ne manges pas de chocolat noir, tu me diras s’ils sont bons ? C’est la première fois que je faisais ça moi-même. Kate m’a dit que c’était une tradition au Japon, c’est pour ça qu’elle m’en a offert aussi. Là-bas, ils en offrent à leurs amis pour les remercier. » Détourner le sujet comme si de rien n’était, voilà qui était une idée excellente. Lucrecia se dégagea de l’étreinte de Thiago, se dirigeant vers son sac, d’où elle sortie la boîte de chocolats. Elle eu un nouveau pincement au coeur, qu’elle chassa rapidement, fermant les yeux, dos à Thiago, et soupirant silencieusement. Quand elle se retourna vers l’argentin, elle avait un sourire presque radieux, et lui tendit la boîte. « Pour toujours et à jamais, quoi qu’il arrive. » Mais pour combien de temps encore, telle était la question. Nul doute que son regard en disait long sur ce qu’elle ressentait à l’égard de l’argentin, mais elle ne pouvait pas le perdre pour une histoire de sentiments, elle ne se le pardonnerait jamais.
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Ξ Sujet: Re: PV • Con un beso, mátame.   PV • Con un beso, mátame. EmptyMar 29 Déc - 1:17

Dans quel bourbier il venait de se mettre encore ? Il n’en pouvait plus. Parler de tout ça avec elle, c’était jouer avec la limite à ne pas franchir. Il avait juste une envie c’était de lui hurler tout ce qu’il avait envie de lui dire, à quel point il l’aimait et que ça lui faisait mal parce que son cerveau lui disait que c’était une très mauvaise idée. Déjà qu’il s’en était voulu à mort d’avoir perdu le contrôle durant l’été. C’était la seule fois où il s’était laissé aller autant. Et il ne s’était jamais senti aussi bien sur le moment de toute sa vie. Ce soir-là, il avait eu l’impression que Lucrecia avait compris tout ce qu’il ressentait mais qu’il ne pouvait pas lui dire à voix haute. Sauf qu’elle était partie et l’avait laissé, lui et son envie, sa frustration et sa conscience qui lui hurlait qu’il avait fait une énorme connerie et que ça allait devenir bizarre avec son amie de toujours. Mais il avait eu de la chance. Le lendemain, aucun des deux n’avaient fait mine de vouloir en parler et ils avaient fait semblant que rien ne s’était passé. Ça l’avait blessé en parti, son égo en avait pris un sacré coup. Mais de l’autre, c’était un mal pour un bien.

Alors que la colère montait en lui, parce qu’il ne contrôlait pas tout ce qu’il ressentait, et il détestait ça. Thiago aimait avoir tout sous contrôle, même ses propres sentiments, et il avait juste l’impression que la situation lui échappait et que tout pouvait déraper aux moindres faux pas. Mais Lu’ aussi se mettait en colère à son tour. Il le sentit à sa voix qui devenait plus froide et aux reproches qu’elle venait de lui faire. « Tu veux que je te dise quoi ? Que j’ai eu tord de te laisser partir ? Que j’aurai du te retenir ? Ouai, j’ai eu tord. Mais au final, je suis venue. Et pour toi Lucrecia. » Et ça, il n’y avait pas plus vrai. S’il avait fait sa demande de transfert ce n’était rien que pour elle, et pas pour la météo qu’avait à lui offrir l’Ecosse. Sinon, ça aurait fait longtemps qu’il aurait fait demi-tour.

Thiago la sentit frémir sous son touché, et ça, c’est le genre de choses qui pourraient lui faire péter les plombs et ne plus écouter sa conscience. Mais il tenait encore bon. « Ouai… Je… » Il se mordit la lèvre et baissa les yeux. Il ne pouvait pas la regarder dans les yeux tout en lui avouant qu’il avait fricoté avec une autre nana quand elle était à Poudlard et lui toujours à Castelobruxo. « Je suis sortie avec Maria. J’ai essayé d’oublier ce qu’il s’était passé entre nous. Ça me prenait la tête. Mais ça n’a pas marché visiblement parce que je suis là. » Il émit un rire gêné. Non, ça n’avait asbolument pas marché avec Maria. Parce que lorsque durant les vacances de Noël, elle l’avait embrasse, le lendemain, il rompait avec la jeune sorcière.

Il frissonna quand elle prononça son surnom. Il brûlait d’envie de l’embrasser, de la garder pour toujours et à jamais que pour lui et personne d’autres. Mais ce n’était pas possible. Après quelques secondes, elle termina qu’elle ne voulait pas le perdre, ni non plus le laisser à une autre et ça le fit sourire. Il déposa ses lèvres sur son front, à la naissance de ses cheveux. Il l’aimait tellement que ça lui faisait mal au final. Elle était absolument tout pour lui mais il avait tellement peur… Ses parents auraient pu le prévenir que l’amour ça faisait ça. Il aurait fait plus attention. « Moi, non plus, je ne veux pas te laisser à un autre. » Et il hocha la tête quand elle lui dit qu’ils prendraient le temps qu’il faut. Mais est-ce qu’ils en avaient ? Qu’est-ce qu’il lui disait qu’un autre garçon lui offrirait tout ce qu’il ne pouvait pas lui donner ? Kate l’avait prévenu d’ailleurs que Lucrecia plaisait un certains sorciers dans l’école. Mais qui ?

Lucrecia s’éloigna de Thiago tout en lui expliquant qu’elle lui avait fait des chocolats. Il la prit en la remerciant. Comme quoi, ils avaient eu la même idée. « Moi aussi. » Il alla jusqu’à sa cape avec le signe de sa maison et en sortit la boite qu’il donna à sa partenaire de danse, répondant en écho à ce qu’elle venait de lui dire. « Pour toujours et à jamais. » Il ne pouvait de toute façon pas vivre sans elle.

TERMINE
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