Please ensure Javascript is enabled for purposes of website accessibility


AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  




Le Deal du moment : -38%
KINDERKRAFT – Draisienne Runner Galaxy Vintage
Voir le deal
27.99 €

Partagez
 

 ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage

Chiara Montgomery
Chiara Montgomery
Serdaigle

Parchemins : 181
Âge : 12 ans {14.07.04}
Actuellement : 2ème année


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
SORTS & ARCANES:
GALLIONS EVENT: 5
FACECLAIM: Jenny Richardson/Elle Fanning


♥ Les 30 baisers de Chiara ♥   Empty
Ξ Sujet: ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥    ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥   EmptyVen 11 Déc - 14:49

Chiara Montgomery
La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Ici, nous avons réuni théorie et pratique : Rien ne fonctionne... et personne ne sait pourquoi ! - Albert Einstein


Thèmes faits

01. En fuite : #9 Course folle
02. Prisonniers : #20 Retour à la maison
03. Tentations : #24 Bonne nuit
04. Outrage : #26 si seulement tu étais à moi
05. Projets de mariage : #25 Obstacle
06. Message : #02 Nouvelle, Lettre
07. Blessée : #19 Rouge
08. Baiser coupable : #30 Baiser
09. Promesses : #15 Le bleu le plus pur
10. Rivaux : #3 Scandale
11. Même en Enfer : #5 "J'ai quelque chose à te dire"
12. Interrogatoire : #28 Médicament
13. Mon coeur : #22 Bercer
14. Emotive : #27 Débordement
15. Miss Catastrophe & moi : #13 Liens
16. Protections : #10 #10
17. Serments : #11 Fleurs
18. Au Revoir : #18 « Dites ahhh… »
19. Entourée d'ennemis : #8 Jardin secret

Thèmes restants

1. Regarde-moi
4. Toi et moi
6. Entre le rêve et la réalité
7. Superstar
12. De bonne humeur
14. Musique
16. Invincible, sans égal
17. kHz (kilohertz ; unité de mesure de fréquence)
21. Violence ; pillage ; extorsion
23. Bonbon
29. Le bruit des vagues
GASMASK


    Chiara Heaven Montgomery
    “C'est la personne humaine, libre et créatrice qui façonne le beau et le sublime, alors que les masses restent entraînées dans une ronde infernale d'imbécillité et d'abrutissement.” + aeairiel.


Dernière édition par Chiara Montgomery le Mer 18 Mai - 14:54, édité 15 fois
Revenir en haut Aller en bas

Chiara Montgomery
Chiara Montgomery
Serdaigle

Parchemins : 181
Âge : 12 ans {14.07.04}
Actuellement : 2ème année


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
SORTS & ARCANES:
GALLIONS EVENT: 5
FACECLAIM: Jenny Richardson/Elle Fanning


♥ Les 30 baisers de Chiara ♥   Empty
Ξ Sujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥    ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥   EmptyVen 11 Déc - 19:36

Tentative de fuite
"Nous devions continuer de courir comme si notre en vie en dépendait. Parce que c’était le cas, en quelque sorte."


Titre : Tentative de fuite
Couple : Chiara&Leith
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #9 Course folle
Personnages concernés : Chiara, Leith, Amy, James, Dominique, Caitlyn, Tina, Charlotte.
Cadre : Univers dystopique dans le futur, Chiara est en sixième année.
Nombre de mots : 660

***

« Putain Amy ! Est-ce que tu vas un jour réussir à marcher sans tomber ! » Malgré tout, je m’arrêtai dans ma course pour la relever avec l’aide de Leith alors que nous devions continuer de courir comme si notre en vie en dépendait. Parce que c’était le cas, en quelque sorte, pas dans le sens où nous mourions si nous étions attrapés, mais nous finirions embrigadés dans la petite armée de décérébrés de Freja Blomberg, et c’était tout comme. Nous, les grands de sixième et septième années, nous avons organisé notre fuite minutieusement de façon à ce qu’elle attire assez de nos ennemis pour que ceux plus jeunes que nous s’enfuient de leur côté. L’ennui c’est que ça avait si bien fonctionné que nous n’avions pas une minute pour respirer. Les bracelets à nos chevilles nous empêchaient de transplaner et plus généralement d’utiliser toute magie. Ne nous restaient que nos jambes et notre imagination.

« Merde, merde, merde… ils gagnent du terrain... » On commençait à les voir apparaître, transplanant de plus en plus près de nous. « Il faut faire diversion. » tranchais-je en m’arrêtant subitement, quelques pas devant moi, le groupe m’imita : « Continuez sans moi, je suis le plan ». James, Dominique, Tina, Charlotte, Amy, Caitlyn et la majorité du groupe hochèrent la tête pour signifier leur accord : nous n’avions pas le temps de débattre, nous en avions déjà parlé avant de nous enfuir, en cas de pépin, il ne fallait pas traîner et laisser ceux qui voulaient en arrière. Ils partir un à un, même si certains étaient au bord des larmes, et que d’autres hésitaient. James du pousser Tina à avancer. Il ne resta bientôt plus que moi… et Leith.

« Va-t-en Leith, je ne peux pas t’avoir dans les pattes là, c’est pas l’moment.
- Princesse…
- Non. Va-t-en. » Je sortis de ma poche une grenade à feu d’artifice que j’avais gardé pour ce type de configuration. « Il faut que je dégoupille maintenant alors pars. » Si je lançais ma grenade avant que Leith soit parti, il serait attrapé en même temps que moi. Ce n’était pas le plan. Ce n’était pas ce que nous avions décidé. « Si tu restes, je reste. » Il arborait son air buté mais je n’avais pas le temps pour une dispute. « T’es vraiment le dernier des cons. » Marmonnais-je en dégoupillant ma grenade et en la lançant le plus loin possible de nous deux. Leith me protégea les yeux de l’explosion en mettant sa main devant les miens car, je ne sais pas trop pourquoi, j’étais comme hypnotisée par ma propre opération suicide.

« Tu aurais du partir... » dis-je, n’ayant plus que le petit bout de fer dans la main alors que dans le ciel des feux d’artifice brillaient, indiquant notre position à MS. Ils ne tardèrent pas à faire leur apparition autour de nous, nous encerclant, ne nous laissant aucune possibilité de fuir de nouveau. Non que j’en ai eu l’intention : c’est ce qui était prévu depuis le début, que ce soit moi qui protège le groupe, non pas que je me sente particulièrement impliquée émotionnellement par leur survie. Mais leur fuite était nécessaire, pas pour moi, mais pour la résistance face à MS. Et j’étais la plus capable de garder la tête froide, j’étais aussi la plus imperméable au lavage de cerveau. En théorie du moins… la présence de Leith changeait légèrement la donne.

« Le plan c’était de sauver les autres, je ne vais pas te laisser seule là-bas... » Au moment où la main d’un de nos assaillants se posa sur mon épaule, Leith approcha son visage du mien et m’embrassa. « On reste ensemble... » Malheureusement, nous fûmes aussitôt séparés physiquement par des bras qui me tirèrent violemment en arrière. « Leith... » Je tendis la main vers lui mais reçus un sortilège : je m’effondrai, inconsciente, sous les cris de mon petit ami.
GASMASK


    Chiara Heaven Montgomery
    “C'est la personne humaine, libre et créatrice qui façonne le beau et le sublime, alors que les masses restent entraînées dans une ronde infernale d'imbécillité et d'abrutissement.” + aeairiel.
Revenir en haut Aller en bas

Chiara Montgomery
Chiara Montgomery
Serdaigle

Parchemins : 181
Âge : 12 ans {14.07.04}
Actuellement : 2ème année


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
SORTS & ARCANES:
GALLIONS EVENT: 5
FACECLAIM: Jenny Richardson/Elle Fanning


♥ Les 30 baisers de Chiara ♥   Empty
Ξ Sujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥    ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥   EmptyDim 13 Déc - 18:35

Prisonniers
"Au départ, j’avais évidemment cherché du regard mon petit ami, mais j’étais la seule prisonnière dans cette pièce des cachots. Depuis, je le réclamais, sans répondre aux questions débiles de Blomberg sur la fuite de mes camarades."


Titre : Prisonniers
Couple : Chiara&Leith
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #20 Retour à la maison
Personnages concernés : Chiara, Leith, Amy, James, Dominique, Caitlyn, Tina, Charlotte.
Cadre : Univers dystopique dans le futur, Chiara est en sixième année.
Nombre de mots : 999

***

« Où est Leith vieille folle ? » Demandais-je pour la dix ou douzième fois depuis que j’avais ouvert les yeux. J’étais attachée à une chaise, les mains et les pieds liés. Blomberg avait du attendre que je me réveille du sortilège qu’ils m’avaient lancé. Au départ, j’avais évidemment cherché du regard mon petit ami, mais j’étais la seule prisonnière dans cette pièce des cachots. Depuis, je le réclamais, sans répondre aux questions débiles de Blomberg sur la fuite de mes camarades. Première règle en cas d’interrogatoire : en rester à sa version initiale pour ne pas craquer. La mienne était que je ne dirai rien sans avoir vu Leith ce qui n’avait rien de surprenant me connaissant. À Poudlard, il n’y avait qu’un petit nombre de personnes réellement importantes pour moi, peu de points de pression sur lesquels appuyés. L’ennui c’est que je n’avais pas prévu que l’un d’eux fasse rater mon plan en restant avec moi. J’avais donc deux priorités : 1) retrouver mon imbécile de copain, 2) ne rien révéler sur nos plans d’évasion. MS pouvait évidemment m’inoculer de la potion de vérité, mais nous avions aussi envisager cette éventualité. Arrivé au premier check point, chaque groupe trouverait des instructions cachées par la rébellion pour aller à un autre point et ainsi de suite, or je ne connaissais pas ces instructions, ayant lâché le groupe avant pour faire diversion. Je ne pouvais pas révéler ce que j’ignorais. Ça avait parfois du bon d’être la plus maline ! J’avais dit à Opaline de suivre ce plan : idéalement, j’avais espéré pouvoir fuir avec les autres, mais nous savions tous depuis le début qu’il y avait trop de zones d’ombre pour prendre des risques.

« Allons Mademoiselle Montgomery, je puis vous assurer que votre cher ami va très bien, vous pourrez le voir dès que vous nous direz où sont les autres.
- Sans déconner, c’est ça votre plan ? Le chantage ? Ecoutez-moi bien : JE. NE. DIRAI. RIEN. Alors rendez-moi Leith, vous gagnerez votre temps. De toute façon, c’est bien simple, pas de Leith, pas de Chiara non plus : je fais la grève de la faim. » L’une des douze règles de l’art de la guerre dit que gagner c’est vaincre sans combattre, perdre c’est combattre avant de vaincre. L’important ici ce n’était pas de gagner contre MS, à moi seule, je savais que je ne pourrais pas grand-chose, mais ne pas perdre suffirait. Je connaissais bien le code de l’honneur de MS : ne pas tuer ni blesser les mineurs. C’était à la fois l’unique chose qui les sauvait dans l’opinion publique et leur plus grand point faible.

« Ahlala… ces jeunes amoureux… vous êtes si explosifs. » Se désola Blomberg avec cette exagération si caractéristique que je détestais chez elle « Vous me connaissez, vous savez que ce ne sont pas des paroles en l’air. » Assénais-je. Voilà plus d’un an que nous étions enfermés ici, à Poudlard, avec les membres de MS. C’était comme ça dans toutes les écoles du monde, et les différentes Ministères n’avaient pas été épargnés non plus. Blomberg restait souvent ici, avec nous, pour remplacer le professeur McGonagall, renvoyée chez elle avec perte et fracas quand MS avait pris le pouvoir. Autrement dit, en tant que directrice de mon école, elle savait très bien que j’avais été inflexible et parfaitement insensible aux sirènes du pouvoir. Je ne céderai pas. Plutôt mourir. « Oui, oui… bah, après tout, tant que vous avez votre petit bracelet de cheville, peu importe que vous soyez tous les deux après tout. » D’un mouvement de baguette, elle me détacha de la chaise et libéra aussi mes pieds. « Allez, suis-moi petit oiseau, je vais te montrer ta nouvelle cage. » Je haussai les épaules : tant qu’à être enfermée, autant l’être avec Leith, je maintenais cette version – pour le moment -.

J’entrai dans une nouvelle cellule, assez semblable à la précédente, et courut vers Leith, dans la même position qui avait été la mienne un peu avant. Freja traça des lignes pour renforcer magiquement notre cellule : « Mangez et reposez-vous, nous verrons ce que nous allons faire de vous demain. » On ne voyait pas le ciel depuis cette pièce mais je supposais qu’une journée entière avait passé. Et maintenant que Blomberg le disait, c’est vrai que j’avais faim, mais je m’occuperai de mon estomac après.

« Tout va bien Leith ? » Je remarquai que Freja venait de le libérer aussi de sa chaise, on avait donc les mains liés, mais pour le reste, nous pouvions désormais bouger dans notre cellule qui se découpait en deux parties cloisonnées : l’une avec des sanitaires, et l’autre où nous étions actuellement avec chaise, table et lit, tout à exemplaire unique. On allait être serrés. Je supposais que réclamer un deuxième lit serait vain après avoir fait mon caprice pour rejoindre Leith. Ce n’était pas le genre de Blomberg de nous faciliter la vie… Bref. Concentration.

« Oui, ça va, ils m’ont juste posé des questions, mais comme j’sais rien d’façon. C’était pareil pour toi ? » demanda-t-il en passant ses bras autour de moi malgré ses liens. Je m’étais assise sur ses genoux et je l’embrassai, sans trop savoir pourquoi, pour me réconforter peut-être. Même si MS ne nous ferait pas de mal, nous étions quand même leurs prisonniers… « Oui, je leur ai fait un petit chantage pour qu’ils m’amènent à toi, mais sinon c’était pareil de mon côté. » Confirmai-je ensuite en soupirant. « Nous voilà de retour à la maison… enfin, si on veut, c’est moins cosy que la salle commune. » Il n’y avait même pas l’ombre d’un livre : j’allais dépérir. « Vrai. Va falloir qu’on s’échappe. » J’acquiesçais mais je n’avais aucun plan pour le moment. « Mangeons d’abord, on réfléchira mieux le ventre plein. » Je ne me berçais pas d’illusions à ce sujet mais un peu d’optimisme ne pouvait pas nous faire de mal vu notre situation.
GASMASK


    Chiara Heaven Montgomery
    “C'est la personne humaine, libre et créatrice qui façonne le beau et le sublime, alors que les masses restent entraînées dans une ronde infernale d'imbécillité et d'abrutissement.” + aeairiel.
Revenir en haut Aller en bas

Chiara Montgomery
Chiara Montgomery
Serdaigle

Parchemins : 181
Âge : 12 ans {14.07.04}
Actuellement : 2ème année


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
SORTS & ARCANES:
GALLIONS EVENT: 5
FACECLAIM: Jenny Richardson/Elle Fanning


♥ Les 30 baisers de Chiara ♥   Empty
Ξ Sujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥    ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥   EmptyJeu 17 Déc - 20:02

Tentations
"Ce qui m’inquiétait c’était plutôt que mon petit ami se déconcentre… Non pas que je n’ai pas confiance en lui, ce n’était pas vraiment ça, mais on ne pouvait pas se permettre de perdre de vue que nous n’étions pas là pour fricoter – surtout que nous étions sûrement surveillés -. "


Titre : Tentations
Couple : Chiara&Leith
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG-13
Thème : #24 Bonne nuit
Personnages concernés : Chiara, Leith,Douglas.
Cadre : Univers dystopique dans le futur, Chiara est en sixième année.
Nombre de mots : 1 235

***

Nous mangeâmes comme nous pûmes : les mains liés ce n’était pas du tout pratique. Comme nous étions prisonniers, je suppose qu’on ne pouvait pas se permettre de faire les difficiles. Nous donner de bonnes conditions pour réfléchir n’était pas dans leur intérêt. Cela dit, un peu après, ils vinrent nous délier les mains, sûrement parce que ça ne servait à rien vu la solidité de notre prison. Pragmatique, je me satisfaisais de ce changement appréciable, pour tout dire, j’étais un peu plus inquiète concernant la suite de la soirée : Leith, moi, un seul lit… ça n’augurait rien de bon. Je restais d’ailleurs debout devant la couchette, l’air sombre, pendant que Leith était en train de se faire une toilette de chat à la vasque. « C’est bon princesse ! Tu peux y aller ! J’ai essayé de pas trop mouillé la serviette vu qu’on en a qu’une ! » Je secouai la tête, dépitée par cette annonce – MS était radin, ils auraient pu en emmener une deuxième ! -, et levai les mains pour dénouer ma queue de cheval (si serrée qu’elle avait résisté à toutes nos dernières aventures). Mes cheveux, raides et blond pâle, tombèrent alors autour de mes épaules. Je les secouai machinalement pour leur redonner du volume, mais leur apparence n’avait pas d’importance, c’était seulement que je ne voulais pas dormir avec les cheveux attachés. Leith s’approcha dans mon dos et y passa les doigts, je tournai la tête pour le regarder en me retenant de lever les yeux au ciel : il fallait toujours qu’il joue avec – si l’enfermement n’y faisait rien, j’étais à cours d’option pour l’en empêcher -, le sujet de ma coiffure habituelle était d’ailleurs récurrent. Moi je trouvais bien plus pratique de réfléchir en ayant les cheveux attachés sans une mèche qui dépassait quand Leith préférait que je les garde libres, dès qu’il le pouvait, il me les détachait, avec ou sans ma permission. Ce garçon pouvait être très pénible.

Mais c’est mon pénible à moi, alors je compose avec. Cela dit, je me détournai tout de même de son contact pour aller me laver et partiellement me déshabiller. Je comptais réellement dormir et personnellement je n’y arrivais pas en étant tout habillée. Notons au passage que je n’étais ni prude, ni pudique, donc mon dilemme vestimentaire et nocturne n’avait pas à voir avec ça. Ce qui m’inquiétait c’était plutôt que mon petit ami se déconcentre… Non pas que je n’ai pas confiance en lui, ce n’était pas vraiment ça, mais on ne pouvait pas se permettre de perdre de vue que nous n’étions pas là pour fricoter – surtout que nous étions sûrement surveillés -.

Après une toilette minimaliste, j’enlevais collant, jupe, soutien-gorge et veste. En gros, le seul vêtement qui me couvrait était ma chemise qui m’arrivait à peine en-dessous des fesses… Je n’étais pas convaincue. C’est alors que je vis celle de Leith accrochée au mur. J’enlevais donc la mienne pour mettre la sienne à la place, cette fois-ci elle tombait jusqu’à mi-cuisse et j’avais nettement plus de place dedans. « Et bah voilà, c’est bien comme ça. » Et c’est ainsi vêtue que je rejoignis Leith qui, sans surprise, était déjà couché. Il avait même laissé son pantalon en boule par terre. « Tu devrais pas laisser tes vêtements par terre, tu sais pas si ils t’en donneront d’autres. » Et comme j’étais gentille, je le lui ramassai et le pliai pour le poser sur la chaise avec soin. J’aimais quand les choses étaient rangées, ordonnées… pas le côté de ma personnalité le plus séduisant diraient certains – dont Leith -, mais soyons bien au clair sur un point : je ne fais jamais rien dans l’intention de plaire, sauf si on excepte quelques frais de toilette de temps en temps. Les mauvaises langues prétendent d’ailleurs que Leith ne sort avec moi que pour mon physique. C’est oublier que je suis aussi riche, cultivée, intelligente et fiable. Je doute que la moitié de mes détracteurs puissent en dire autant. Franchement, être gentil, en temps de guerre, c’était surfait.

« Princesse… on est en prison, tu crois que le problème ce sont les plis de mon pantalon d’uniforme ?
- La clarté de l’esprit passe par une bonne organisation de son environnement mon bon prince.
- Tu te fous de ma gueule là hein ?
- Rien qu’un peu. » Je souris et m’approche du lit. Leith attrape le bas de la chemise, sa main glissant ensuite jusqu’à ma taille pour me tirer vers lui… en soulevant le tissu évidemment, parce que ce mec n’a absolument aucune limite. « Leith ! » Mes protestations le faisant rire, je me glisse rapidement sous les couvertures. Dans l’absolu, je me fiche qu’on me voit, même nue, mais je ne suis pas exhibitionniste pour autant. Et au risque de me répéter, ce n’était pas le moment ! « C’est toi qui voulais être prisonnière avec moi Princesse. » Me souffla-t-il à l’oreille alors que j’essayais de me faire une place dans le lit minuscule. « On est plus fort ensemble que séparés, mais toi tu es beaucoup trop distrait ! » M’exclamais-je agacée alors qu’il m’embrassait dans le cou. « Je cueille le jour plutôt. Carpe diem, tout ça… et puis tu n’as qu’à pas te promener avec ma chemise aussi. T’es beaucoup trop bonne chérie. » Seigneur ! Je soufflais, peu sensible à son argument de lourdingue. « Ne te fais aucune illusion Leith, je ne coucherai pas avec toi ce soir. » Comme je m’étais allongée sur le dos, il se mit sur moi avec ce petit air narquois qu’il affichait parfois et qui me donnait envie de le baffer 50 % du temps (et de l’embrasser les 50 autres, mais là j’étais plus dans la baffe).

« Sûre de sûre ? Zéro envie ? » Me demanda-t-il en déboutonnant le haut de sa chemise pour approfondir mon décolleté. « Absolument certaine. Ils doivent sûrement nous regarder et c’est vraiment pas mon truc. » Leith rendit finalement les armes mais resta allongée sur moi, la tête sur ma poitrine. Comme il était plus sage, je le pris dans mes bras, passant la main dans ses cheveux tandis qu’il jouait avec les miens. « Quand on sortira d’ici, tu remettras cette chemise, et cette fois tu me laisseras te l’enlever. » Grommela-t-il au bout de quelques secondes. « Quand on sortira d’ici, je te promets qu’on fera tout ce que tu veux, autant que tu veux, mais pour le moment il faut dormir. » Il soupira et se glissa sur le côté, je me mis contre lui en cuillère après l’avoir tendrement embrassé sur les lèvres « Bonne nuit mon cœur. » Il me pressa un peu plus et me répondit alors que je fermai les yeux : « Bonne nuit princesse ».

Nous fûmes tirés du lit par le bruit de la porte de notre cellule ouverte en grand avec violence. Je me relevai sur un coude, éblouie par la brusque lumière d’une baguette. « Toujours avec ce looser Montgomery ? Il faut vraiment que tu redescendes sur terre et que tu sortes avec moi. J’ai toujours eu un faible pour les blondes. » Je fronçai les sourcils et retint Leith, déjà prêt à bondir du lit. Froidement, je répondis : « Bonjour Douglas ». Une nouvelle journée commençait, et pas sous les meilleures augures…
GASMASK


    Chiara Heaven Montgomery
    “C'est la personne humaine, libre et créatrice qui façonne le beau et le sublime, alors que les masses restent entraînées dans une ronde infernale d'imbécillité et d'abrutissement.” + aeairiel.
Revenir en haut Aller en bas

Chiara Montgomery
Chiara Montgomery
Serdaigle

Parchemins : 181
Âge : 12 ans {14.07.04}
Actuellement : 2ème année


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
SORTS & ARCANES:
GALLIONS EVENT: 5
FACECLAIM: Jenny Richardson/Elle Fanning


♥ Les 30 baisers de Chiara ♥   Empty
Ξ Sujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥    ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥   EmptyMar 22 Déc - 14:15

Outrage
"Je l’enlaçais brièvement en l’embrassai dans le cou pour le calmer mais c’était quelque chose de très compliqué car Leith n’était pas comme Douglas et moi, il n’était pas froid, ni calculateur. Il agissait et réfléchissait après. "


Titre : Outrage
Couple : Chiara&Douglas
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #26 Si seulement tu étais à moi
Personnages concernés : Chiara, Leith, Douglas.
Cadre : Univers dystopique dans le futur, Chiara est en sixième année.
Nombre de mots : 936

***

Douglas, peu sensible à ma froideur, s’approcha et nous prit d’un coup de baguette nos couvertures qui atterrirent dans ses bras. Un frisson me parcourut car il ne faisait pas exactement très chaud dans les cachots de l’école. Surtout à cette saison, nous étions encore en hiver. Notre camarade de maison me reluqua des pieds à la tête, s’attardant sur le décolleté plongeant que les tentatives de Leith la veille avait créé. Je refermai d’un geste vif la chemise d’une main tout en tenant toujours mon petit ami de l’autre. Douglas avait sa baguette, pas nous, lui sauter à la gorge n’aurait aucun effet en l’état actuel des choses. « Joli. » commenta Douglas sans me quitter des yeux, comme si Leith n’était pas là. « Sale fils de... » Je pressai l’épaule de mon copain avec fermeté : « Leith, ça suffit. On va s’habiller. » Je m’extirpai du lit et entraînai Leith qui continuait de fixer le Serdaigle d’un air mauvais. Dans la partie sanitaire de notre prison, malheureusement à portée d’oreille du reste de la cellule, je me serrai contre Leith et lui murmurai aussi bas que possible : « Ne réponds pas, il le fait exprès pour te provoquer. Tu sais très bien que je suis à toi. » Je l’enlaçais brièvement en l’embrassai dans le cou pour le calmer mais c’était quelque chose de très compliqué car Leith n’était pas comme Douglas et moi, il n’était pas froid, ni calculateur. Il agissait et réfléchissait après. Je n’étais pas certaine que mes tentatives pour l’amadouer suffisent à le calmer, même si je supposais qu’une fois que je ne serais plus à moitié nue devant Douglas, il serait moins facile de l’énerver. Après tout, ce n’était pas comme si notre camarade était sérieux, comme il l’avait dit, il avait juste un faible pour les blondes. Ce mec était d’une lourdeur rarement égalée, même par Leith, j’en avais fait les frais, comme la moitié des filles que Doug’ avait jugé assez bien pour lui. Ça n’avait pas plus d’importance que ça et y prêter attention était lui faire trop d’honneur.

Nos uniformes respectifs remis, nous retrouvâmes monsieur le traître en chef. « Tu devrais avoir honte de frayer avec MS Douglas, surtout quelqu’un comme toi. » Le jeune homme haussa les épaules avec nonchalance. « Parfois il faut choisir le camp de vainqueurs Montgomery. » Il s’approcha et avant que Leith ait eu le temps de l’en empêcher, le brun m’embrassa, glissant les doigts dans mes cheveux détachés. Seulement, là, c’en était trop pour mon petit ami qui le détacha de force de moi et lui donna un coup de poing au niveau du visage bien senti.

Je restai pour ma part interdite, peu habituée à ce type de situation. Bien que jolie, j’étais plutôt impopulaire – et on va pas se mentir, j’en avais strictement rien à cirer -, donc je n’avais jamais eu à gérer ce genre d’approche directe. Alors que je restais en état de sidération, figée sans pouvoir parler ou bouger, Douglas avait fini au sol et malgré sa position, il riait à gorge déployée. Leith finit d’ailleurs envoyé au loin dès que son adversaire lui envoya un sort. « Leith ! » Sortie de ma torpeur, je courus vers mon petit ami, sonné. « Leith, ça va ? Réponds-moi ! » Il mit quelques secondes à se remettre mais me prit dans ses bras pour me rassurer : « Oui… oui, ça va, t’inquiète princesse. »

Des liens invisibles m’arrachèrent cependant à lui, m’attirant dans d’autres bras : « Non ! Leith ! » Mais autant essayer de se battre contre les éléments. Douglas avait la magie de son côté et je me retrouvais totalement impuissante quand il m’emmena hors de la cellule. « Lâche-moi ! Leith ! Leith ! » La porte de la cellule se referma sur mon petit ami qui donnait de grands coups dedans. Douglas ne me relâcha que lorsque nous fûmes dans la pièce que je reconnus pour être le bureau auto-attitré de Blomberg. Seuls pour le moment, il m’attacha à une des chaises, et repassa une main dans mes cheveux : si je trouvais déjà ce geste agaçant quand c’était Leith qui le faisait, imaginez ce que je ressentais à cet instant. Mais je restais impassible : je refusais qu’il se délecte de mon dégoût, d’autant que j’étais sûre que cette opération de déstabilisation ne venait pas (uniquement) de Douglas. « Si seulement tu étais à moi Montgomery… nous pourrions faire de grandes choses tous les deux. Mais tu finiras par te faire à l’idée. » Je le regardai à peu près comme s’il était un cafard, et encore, j’avais plus d’affection pour les cafards que pour lui. Néanmoins, je restais toujours silencieuse et impassible malgré les sentiments confus qui m’animaient. Je m’inquiétais de Leith, seul dans sa cellule après le coup violent qu’il avait reçu, et aussi des paroles de Douglas. Le mieux restait toutefois de garder la tête froide.

C’est ainsi que nous trouva Blomberg, Douglas fier comme Artaban, et moi murée dans mon silence. « Mais voilà les heureux fiancés ! Très bien, nous allons pouvoir passer à la suite des opérations ! » Pardon ? J’écarquillais les yeux, ayant peur de comprendre à quoi rimait ce manège. « Voyons Douglas, tu ne lui as rien expliqué. Ce n’est pas bien, elle a le droit de savoir ! » Un peu oui… Je me gardai de tout commentaire : Freja semblait prête à cracher le morceau et il fallait que je sache quel était le plan si je voulais le contrer.
GASMASK


    Chiara Heaven Montgomery
    “C'est la personne humaine, libre et créatrice qui façonne le beau et le sublime, alors que les masses restent entraînées dans une ronde infernale d'imbécillité et d'abrutissement.” + aeairiel.
Revenir en haut Aller en bas

Chiara Montgomery
Chiara Montgomery
Serdaigle

Parchemins : 181
Âge : 12 ans {14.07.04}
Actuellement : 2ème année


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
SORTS & ARCANES:
GALLIONS EVENT: 5
FACECLAIM: Jenny Richardson/Elle Fanning


♥ Les 30 baisers de Chiara ♥   Empty
Ξ Sujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥    ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥   EmptyDim 10 Jan - 12:58

Projets de mariage
"Si j’avais suivi la rébellion, si j’avais monté ce plan avec Opaline, si je m’étais sacrifiée pour le reste du groupe… c’était uniquement pour ma famille. Et pour Leith. Je n’avais pas l’âme d’une rebelle, j’étais une individualiste, en somme je n’étais pas si différente par certains aspects de Douglas."


Titre : Projets de mariage.
Couple : Chiara&Leith
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #25 Obstacle
Personnages concernés : Chiara, Leith, Douglas, Freja.
Cadre : Univers dystopique dans le futur, Chiara est en sixième année.
Nombre de mots : 1 065

***

« Donc, Mademoiselle Montgomery, comme vous le savez sûrement, Douglas est un né-moldu. Il doit donc renforcer ses liens avec le monde magique par un mariage intéressant, avec une sang mêlée de bonne famille. Vous êtes issues de deux grandes familles de sorciers malgré votre grand-père moldu, et vous êtes aussi l’une des rares jeunes filles avec ce profil qui ne soit ni engagée ailleurs, ni en fuite. » Blomberg ponctua son explication d’un haussement d’épaule, comme si cela devait tout résoudre. « Je suis déjà engagée : je suis en couple avec Leith et vous le savez parfaitement. » Nous n’étions certes pas fiancés – on n’a seize ans ! -, mais pour notre âge on pouvait dire que nous avions une relation très sérieuse : outre le fait que je n’étais jamais sortie avec personne d’autre, nous avions une certaine pratique des relations intimes et nous connaissions chacun la famille de l’autre. Conclusion : niveau engagement, pour une fille de sixième année, je pensais avoir une longueur d’avance sur la moyenne de mes camarades. Seulement, les filles qui étaient restées à Poudlard et n’avaient pas voulu fuir étaient des petites sang pur, ou des sang mêlées avec peu de sang moldu dans les veines (comme c’est mon cas), qui obéissaient aux règles de MS, tout particulièrement concernant le mariage. Blomberg prônait le mariage d’intérêt, de façon à faire de beaux enfants sorciers, et une certaine flexibilité dans le domaine de la fidélité une fois cette « mission » accomplie. Aussi je ne fus guère surprise par la réponse qui suivit : « Mais vous n’allez pas vous marier avec Monsieur Thomson, je me trompe ? Et vous connaissez nos règles sur la question : le mariage et les sentiments sont deux choses différentes. Si vous donnez à Douglas un statut et des héritiers, vous pourrez garder Leith comme animal de compagnie. Un ou deux bâtards peuvent même être acceptables, même si je ne pense que ce chiot ait un instinct paternel très développé. » Je ne savais pas ce qui me mettait le plus en colère : être considérée comme une pouliche ou qu’elle insulte Leith comme s’il ne valait rien. Il était sorcier lui aussi que je sache !

Mais je n’étais pas naïve, ce qui était intéressant pour Douglas, sorcier sans ascendance, c’était mon nom et ma fortune. Pour lui, le papier était plus intéressant que ma personne. « Vous vous souvenez que j’ai un frère et une sœur aînés ? Ce n’est pas moi qui hériterai de la fortune de mes parents. » soulignais-je par pure forme. J’étais assez intelligente pour connaître les réponses, je trouvais seulement un peu de satisfaction à montrer que j’étais contre ce plan. « Ils font partis des rebelles, comme la majorité de votre famille. Leurs biens vont donc à la personne que je choisirai. Soyez donc heureuse Mademoiselle Montgomery, c’est une offre qui vous permettra de vivre confortablement. Vous n’aimez guère vos semblables, que vous importe que nous les fassions tous pliés ? » En effet, moi, je m’en fichais. Si j’avais suivi la rébellion, si j’avais monté ce plan avec Opaline, si je m’étais sacrifiée pour le reste du groupe… c’était uniquement pour ma famille. Et pour Leith. Je n’avais pas l’âme d’une rebelle, j’étais une individualiste, en somme je n’étais pas si différente par certains aspects de Douglas. Il y avait cependant sur cette planète des personnes à qui je devais de faire des concessions avec moi-même. Je n’étais pas une gentille, mais j’en fréquentais.  « C’est vrai. Vous ou quelqu’un d’autre, je me fiche de qui dirige la politique de ce pays. Mais coucher avec Douglas, c’est trop me demander. Sans rancune Doug’ mais t’es vraiment pas mon genre. » Mon camarade de maison haussa les épaules, son orgueil lui évitant qu’une simple remarque puisse égratigner son assurance.

« Ce n’est pas un obstacle, tu changeras d’avis.
- Je ne crois pas, mais si ça peut te faire plaisir de le penser, libre à toi.
- Tu n’as pas idée de ce contre quoi tu te dresses…
- Laisse-moi réfléchir : une organisation sur-puissante qui a envahi le monde entier ? Si, je t’assure que j’ai une vague idée de ce contre quoi je me dresse comme tu dis. » Douglas me libéra partiellement pour me reconduire à ma cellule, Blomberg n’avait pas eu l’air déstabilisée par mon refus, je supposais donc qu’elle allait me forcer la main. Comment ? C’était toute la question car les possibilités étaient vastes : filtres d’amour, imperium, menaces… Les méthodes pour me forcer à épouser Douglas étaient nombreuses, mais toutes avaient comme point commun qu’ils devraient attendre que j’ai 17 ans. En effet, tant que j’étais mineure, aucun mariage ne serait légale sans la signature de mes parents, et ils étaient en fuite avec le reste de ma famille. Pas de mariage avant plusieurs mois donc ! Ce qui expliquait probablement que je retrouve Leith malgré ces « fiançailles ».

Douglas me poussa à l’intérieur, sans un mot ce qui était assez surprenant de sa part, et je me dirigeais droit vers Leith que j’avais quitté blessé. « Leith ? Ça va ? Tu n’as rien de cassé ? 
- Non, ça va, ils sont venus me soigner pendant que tu étais partie. Qu’est-ce qu’ils t’ont dit ? Pourquoi il t’a embarqué l’autre connard ?
- Blomberg veut que je me marie avec lui.
- Quoi ? C’est mort ! Non mais elle s’est pris pour qui celle-là !
- Pour le maître du monde faut croire… J’ai dit non, évidemment, mais ils n’ont pas été très sensibles à mes arguments. » Nous étions assis sur le lit. Je soupirais. Ma vie serait plus simple si je n’aimais effectivement personne. C’était une réflexion que je me faisais souvent depuis quelques temps. « Je ne les laisserai pas faire, il faudra qu’on se barre avant. » Marmonna Leith en passant un bras autour de mes épaules. Il m’approcha de lui et m’embrassa avec fièvre : il était inquiet des derniers développements. « Oui. Il le faut. » Ma volonté n’étant pas un obstacle, il faudrait que mon absence le soit. Nous avions un peu de temps devant nous, mais des moyens limités… J’enfouissais mon visage dans le cou de Leith pour qu’il ne voit pas mon air sombre. Mieux valait ne pas ajouter à son angoisse.

GASMASK


    Chiara Heaven Montgomery
    “C'est la personne humaine, libre et créatrice qui façonne le beau et le sublime, alors que les masses restent entraînées dans une ronde infernale d'imbécillité et d'abrutissement.” + aeairiel.
Revenir en haut Aller en bas

Chiara Montgomery
Chiara Montgomery
Serdaigle

Parchemins : 181
Âge : 12 ans {14.07.04}
Actuellement : 2ème année


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
SORTS & ARCANES:
GALLIONS EVENT: 5
FACECLAIM: Jenny Richardson/Elle Fanning


♥ Les 30 baisers de Chiara ♥   Empty
Ξ Sujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥    ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥   EmptyJeu 19 Aoû - 22:37

Message
"Pourtant, il fallait que j’arrive à lire ce papier. Comment faire ? Si nous gardions toutes les lumières allumées, je pourrais peut-être le lire sous les draps, mais qu’est-ce que j’irais faire la tête là-dessous ? "


Titre : Message
Couple : Chiara&Leith
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : R
Thème : #2 : Nouvelle, lettre
Personnages concernés : Chiara, Leith, Douglas.
Cadre : Univers dystopique dans le futur, Chiara est en sixième année.
Nombre de mots : 850

***

Quelques jours passèrent dans une monotonie ennuyeuse. On nous gardait enfermés, sans magie et dans un confort spartiate, mais ensemble. Douglas était venu nous apporter des vêtements ainsi que des livres et un jeu de cartes. Je le soupçonnais d’avoir cherché à s’attirer mes bonnes grâces mais j’avais récupéré ces dons avec ma froideur ordinaire. Même si je l’avais voulu, je n’aurais pas pu me montrer plus chaleureuse avec lui devant Leith, mon petit ami bouillait de rage à chaque apparition de notre camarade de maison. Il avait fallu que je déploie des trésors de patience et une solide argumentation pour lui faire comprendre qu’essayer de boxer Douglas ne ferait que nous porter préjudice. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, j’aurais adoré voir Douglas s’en prendre une, mais Leith n’avait aucune chance face à un sorcier munie d’une baguette magique et je ne voulais pas qu’il soit blessé. Freja avait certifié que la présence de mon petit ami ne leur posait pas de problème, je tenais à ce que cela reste ainsi. On serait toujours plus forts ensemble que séparés – même si je regrettais par moments que Leith n’ait pas fui avec les autres plutôt que de me suivre dans la gueule du loup -.

Un soir, alors que nous dînions du contenu de notre plateau repas, je sentis quelque chose dans mon pain. Un tout petit bout de papier enroulé sur lui-même. Discrètement, je l’extirpais et le glissais dans le creux de ma main, continuant mon repas l’air de rien, sans même éveiller les soupçons de Leith qui râlait parce que, plutôt qu’un paquet de cartes, il aurait préféré avoir sa musique. Merlin merci, personne n’avait eu cette idée saugrenue !!! Je détestais le « son » de Leith, ce qui me prouvait à chaque fois qu’il s’obstinait à me le faire partager qu’il fallait quand même que je sois très amoureuse pour le supporter – ce qui valait pour Leith dans son ensemble somme toute - ! Toujours est-il qu’occuper à récriminer, il ne remarqua pas mon manège, ce qui m’assurait que MS non plus. Je savais qu’ils nous surveillaient, qu’ils nous regardaient et nous écoutaient… Pourtant, il fallait que j’arrive à lire ce papier. Comment faire ? Si nous gardions toutes les lumières allumées, je pourrais peut-être le lire sous les draps, mais qu’est-ce que j’irais faire la tête là-dessous ?

Mon regard se posa sur mon petit ami qui était passé des râleries à la bouderie parce que je ne l’écoutais pas assez activement à mon goût. Abandonnant mon assiette, je n’avais plus vraiment faim, je m’approchais de Leith et l’embrassait dans le cou. « Arrête de râler Leith, tu n’as pas ta musique, mais tu m’as moi, et ça peut être beaucoup beaucoup mieux. » lui susurrais-je à l’oreille avant de faire glisser mes lèvres le long de sa mâchoire pour l’embrasser passionnément. À l’intérieur de ma paume toujours fermement fermé, le papier. Leith m’en voudrait un peu quand il comprendrait mon manège mais je saurais me faire pardonner : quelque soit le message sur ce papier, il était forcément important. On ne pouvait pas complètement exclure que ce soit encore un petit jeu malsain de Blomberg mais bon… au pire ça m’aura coûté quoi d’être prudente ? Chauffer un peu Leith ? Je l’avais déjà fait pour moins que ça – avoir le silence par exemple -.

Mon petit ami se prit rapidement au jeu, répondant avec ardeur à mon baiser. Sa main glissa sous ma chemise ce qui était le signe que j’attendais pour lui murmurer : « Sous les draps plutôt, sinon ils peuvent nous voir. » Leith me souleva et m’entraîna dans le lit, je pris alors le dessus, soulevant son tee-shirt pour l’embrasser de plus en plus bas. Je remontais juste un instant pour lui souffler : « Fais comme si je continuais même quand je vais m’arrêter... » Il voulut murmurer un quoi que j’étouffais d’un nouveau baiser. Puis, je repris ma descente, passant sous les draps. Leith n’avait clairement pas envie que je cesse mes baisers mais il le changement fut imperceptible. Je souris tout l’embrassant furtivement sur la hanche pour lui montrer qu’on était sur la même longueur d’onde. Je dépliais le papier sous le drap en priant pour que la lumière filtre assez pour que j’arrive à lire. Heureusement les lettres se détachaient clairement sur le petit papier blanc : « Bientôt. O. » Je souris. C’était lacunaire mais ce message était plein d’espoir. Je remontais et glissais de nouveau vers les lèvres de Leith. Je lui soufflais le contenu du message à l’oreille alors que j’avais de moins en moins de vêtements sur moi. La prudence aurait voulu que je le stoppe dans son élan, j’étais toutefois d’humeur à ne pas être la plus gênée, et puis il y avait le drap : s’il pouvait me cacher en train de lire un message, il pouvait bien cacher ce que nous y fîmes par la suite. Au moins Leith n’était-il plus si enclin à se plaindre du manque de rap. Pour le moment.
GASMASK


    Chiara Heaven Montgomery
    “C'est la personne humaine, libre et créatrice qui façonne le beau et le sublime, alors que les masses restent entraînées dans une ronde infernale d'imbécillité et d'abrutissement.” + aeairiel.
Revenir en haut Aller en bas

Chiara Montgomery
Chiara Montgomery
Serdaigle

Parchemins : 181
Âge : 12 ans {14.07.04}
Actuellement : 2ème année


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
SORTS & ARCANES:
GALLIONS EVENT: 5
FACECLAIM: Jenny Richardson/Elle Fanning


♥ Les 30 baisers de Chiara ♥   Empty
Ξ Sujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥    ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥   EmptySam 16 Avr - 18:57

Blessée
"En général, Mason m’indifférait. Il y avait une certaine rivalité entre nous à l’époque où tout était encore normal et où le plus important était nos résultats scolaires mais, me concernant, j’étais passée à autre chose depuis que MS avait conquis le monde magique."


Titre : Blessée
Couple : Chiara&Mason
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : R
Thème : #19 : Rouge
Personnages concernés : Chiara, Mason, Leith, Douglas, Opaline, Candys, Noé, Fiona, Gabin.
Cadre : Univers dystopique dans le futur, Chiara est en sixième année.
Nombre de mots : 1 247

***

Des cris. Une explosion. Leith maintenu en arrière par sa demi-sœur, Fiona, et par Gabin Hastings, le frère de Thalia. Moi, étendue sur le sol, un voile rouge devant les yeux. « Putain ! Lâchez-moi ! Chiara ! CHIARA ! » Nos regards croisés. Un bruit comme un bouchon de champagne. De moins en moins de monde autour. Et toujours ce voile rouge. Leith disparaît, emmené par la force. Jusqu’au bout, il a crié mon prénom. Cet imbécile. Peut-être que là où il est, à l’abri, il crie encore. Il doit être si en colère contre moi. Jamais il ne me pardonnera. Je l’ai lu dans ses yeux, juste avant de tomber. Juste avant l’inquiétude. Juste avant le sang qui coulait de mon front, couvrant mon visage d’un rouge sombre et poisseux. Mon imbécile. Je ne pouvais pas le laisser se faire toucher. Je me suis interposée. Écroulée. Vaincue. Leith n’est pas le seul à m’en vouloir. Noé, Candys et Opaline étaient là aussi. Les maîtriser tous les quatre a presque été plus difficile pour le reste des résistants que d’entrer dans Poudlard. Un sur deux de sauvé, ce n’est pourtant pas si mal. 50 % de perte, à la guerre, ça peut paraître acceptable. Ils étaient venus pour moi. Nos objectifs divergeaient. Ils voulaient me faire sortir, absolument, tandis que je désirais que Leith s’échappe. Mon pauvre chéri. Il n’est pas taillé pour être prisonnier. Il a besoin de bouger, de grand air, d’action… Il va me détester. Ce n’est pas si grave, la colère devrait palier à mon absence pendant au moins quelques jours.

« Tu es réveillée ? » Groggy, je n’avais même pas réalisé que je m’étais évanouie. Ou qu’on m’avait transportée ailleurs. Je n’étais plus dans les cachots, là où la résistance avait fait son apparition, faisant exploser un bout de mur dans l’espoir de nous sauver. Prudemment, je m’examinais et observais alentour. Plusieurs choses étaient bizarres. En premier lieu, je m’étais attendue à trouver Douglas à mon chevet, mais c’était Mason qui était assis sur le rebord du lit. Ensuite, alors que je paraissais avoir été nettoyée de ma plaie à la tête, je voyais toujours comme au travers d’un filtre rouge. Et, enfin, j’étais à l’infirmerie. Bien que blessée, je trouvais suspect d’être dans un lieu aussi découvert. Je n’étais même pas attachée ! Non pas que cela eût changé grand-chose, même tourner la tête vers Mason me demandait un effort surhumain. J’ignorais la nature du sortilège que j’avais reçu mais il n’était pas anodin : je ne m’étais jamais sentie aussi mal de toute ma vie…

« Montgomery ! Réponds ! Tu es réveillée ? » s’agaça Mason pour mon plus grand plaisir. « Moins fort, tu me files mal au crâne. » Je tentais de porter la main à mon front, cela représenta trop d’effort et mon bras retomba mollement sur les draps. « Bois ça » Mon camarade de maison me mit sous le nez ce qui semblait être une potion. « Après m’avoir presque tuée, vous voulez finir le travail en m’empoisonnant ? » questionnais-je d’un ton qui se voulait plus cinglant qu’il ne l’était réellement. « Fais pas suer Montgomery. Ta petite tentative de fuite a fait assez de dégâts comme ça. Bois. » Je le fusillais du regard. En général, Mason m’indifférait. Il y avait une certaine rivalité entre nous à l’époque où tout était encore normal et que le plus important était nos résultats scolaires mais, me concernant, j’étais passée à autre chose depuis que MS avait conquis le monde magique. « Leith a pu s’enfuir ? » demandais-je en continuant à esquiver du menton la fiole que me tendait Mason.

« Bois cette potion.
- Réponds à ma question, m’obstinais-je âprement.
- Quand tu auras bu.
- Quand tu auras répondu.
- Tu commences à me courir… je sais vraiment pas comment Thomson te supporte !
- Il ne me supporte pas, c’est le secret d’une relation amoureuse réussie.
- Bois bon sang… c’est un fortifiant, dit-il ensuite en soupirant.
- Leith d’abord.
- Il est parti.
- Et bah tu vois, c’était pas si compliqué. » Suspicieuse, je reniflais la potion et décidais que je pouvais la boire sans risque. Mason pencha le flacon pour que je puisse l’avaler plus facilement. Une fois ceci fait, il resta silencieux à me regarder. Au bout d’un moment, je finis par trouver cette attitude embarrassante, sans parler de ce voile rouge qui rendait tout tellement plus inquiétant… y compris ce camarade de classe que j’avais côtoyé des années avant que le monde ne parte en vrille. « Qu’est-ce qu’il y a ? » finis-je par demander, aussi lasse de son attitude que de mes douleurs. « Pourquoi tu as fait ça ?
- Pourquoi j’ai fait quoi ?
- Te sacrifier, pour Leith.
- Pourquoi est-ce que tu es resté ici, à la botte de Blomberg ? Pour ton frère Dan, non ? Et bien, là, c’était pareil. Je me suis sacrifiée parce que c’était Leith. » Au fond, cela ne faisait-il pas de moi la pire imbécile de tous ? L’amour rend idiot, je l’ai toujours dit.

« Ne bouge pas » murmura précipitamment Mason à ma grande surprise à la place de me répondre. Ce sentiment ne fit que croître lorsqu’il se pencha sur moi pour m’embrasser délicatement. Avait-il perdu la raison ?! Peut-être avait-il pris un coup sur la tête lui aussi ? Ou alors j’étais tombée dans une faille spatio-temporelle où on avait oublié que mon sale caractère égalait la perfection de mon physique ?! Aussi farfelu soit-elle, cette théorie ne me paraissait pas beaucoup plus improbable qu’un Mason Hopkins en train de m’embrasser à pleine bouche de son plein gré. J’étais tellement choquée que j’en oubliais d’être dégoûtée !!! « Tu sais que c’est malpoli d’embrasser les fiancées des autres ? » Mason relâcha enfin son étreinte ce qui me permit de penser à respirer de nouveau. Blessure. Stress. Sang dans les yeux. Baiser volé. Cette journée était carrément pourrie si vous me permettiez l’expression ! « Ce n’est pas officiel, la cheffe me l’a confirmé tout à l’heure. Elle la donnera à celui de nous deux qui la mérite le plus.
- Elle est à moi !
- Non. Elle n’est à personne. Et elle a surtout besoin de se reposer pour l’instant. » Mason se pencha alors sur moi pour me murmurer d’une voix presque inaudible : « Je vais essayer de le tenir à distance, mais je ne peux rien te promettre... »

Il entraîna ensuite Douglas presque de force hors de l’infirmerie. J’étais de nouveau seule avec mes pensées. Freja Blomberg faisait de moi le premier prix d’une course à la dot. Mason n’y participait que pour éloigner Douglas ce qui dénotait plus de gentillesse à mon égard que notre relation n’en méritait. Il fallait croire que mon héroïsme récent l’avait adouci à mon propos, à moins que le comportement de Douglas l’exaspère encore plus que ma personne.

Je clignais des yeux. Plus de rouge. Je voyais de nouveau normalement. Mes joues étaient mouillées. Avais-je pleuré ? Je ne m’en étais pas rendu compte. Était-ce pendant ou après le baiser de Mason ? Je m’enfonçais dans les coussins en laissant de nouvelles larmes couler. Leith me manquait déjà un peu. Je me sentais seule. Le monde n’avait plus la couleur du danger plaquée sur mes rétines. Jamais il ne m’avait paru aussi hostile…
GASMASK


    Chiara Heaven Montgomery
    “C'est la personne humaine, libre et créatrice qui façonne le beau et le sublime, alors que les masses restent entraînées dans une ronde infernale d'imbécillité et d'abrutissement.” + aeairiel.
Revenir en haut Aller en bas

Chiara Montgomery
Chiara Montgomery
Serdaigle

Parchemins : 181
Âge : 12 ans {14.07.04}
Actuellement : 2ème année


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
SORTS & ARCANES:
GALLIONS EVENT: 5
FACECLAIM: Jenny Richardson/Elle Fanning


♥ Les 30 baisers de Chiara ♥   Empty
Ξ Sujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥    ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥   EmptyDim 17 Avr - 11:02

Baiser coupable
"Je voulus le repousser, mais j’étais comme paralysée, le cerveau totalement vide. Dans mes oreilles, j’entendais uniquement les battements de mon cœur qui tambourinaient. Que se passait-il ?"


Titre : Baiser coupable
Couple : Chiara&Mason
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : R
Thème : #30 : Baiser
Personnages concernés : Chiara, Mason, Freja, Leith, Douglas.
Cadre : Univers dystopique dans le futur, Chiara est en sixième année.
Nombre de mots : 1 157

***

Mon séjour à l’infirmerie fut assez long. Je me remettais bien, ma blessure à la tête et aux yeux guérissant rapidement grâce aux potions et aux fortifiants, seulement les occupants de Poudlard débattaient sur ce qu’ils allaient faire de moi par la suite : me remettre dans un cachot ? M’enfermer dans une autre pièce du château ? Me confier à la surveillance de Douglas et Mason ? Qu’ils relâchent leur vigilance et je tenterais de prendre la poudre d’escampette. J’en étais déjà à deux tentatives d’évasion. Les deux fois ils ne m’avaient gardé que parce que je m’étais sacrifiée pour d’autres. Ce n’était pas un choix que je regrettais : puisque MS en avait après ma fortune et mon nom de famille, j’étais plus en sécurité au milieu de ses membres que d’autres. Ils ne me feraient pas de mal. Pas physiquement du moins. S’il fallait être honnête, me retrouver dans la position d’un objet ou d’une pouliche reproductrice n’était pas vraiment bon pour le moral ! Sur ce point précis, je trouvais toutes ces histoires de mariage d’autant plus révoltantes que nous étions tous des adolescents. Depuis quand MS avait-elle sombré dans la barbarie ?!

« Ils ne peuvent pas prendre le risque que tu te maries avec Thomson » souligna Mason lors d’une de ses visites à mon chevet. Son ton était tranquille alors qu’il me balançait des horreurs tout en me pelant une pomme dont il me tendait ensuite les quartiers au bord des lèvres pour me forcer à les croquer. « Mais ! Je n’ai jamais eu l’intention de me marier avec Leith ! J’ai seize ans ! » Mes parents n’étaient pas beaucoup plus âgés quand ils avaient eu les jumeaux, il ne fallait pas croire que je les prisse pour modèle à ce niveau. Je ne voyais pas du tout Leith me faire une demande non plus, sauf à considérer qu’il la fasse sous le coup d’une impulsion, par jalousie peut-être, auquel cas je n’accepterais pas. Mon emprisonnement actuel était la preuve de mon amour sincère pour mon petit ami, cependant je ne croyais pas aux chaînes, ni aux convenances sociales hypocrites. Il n’y avait pas besoin d’un bout de papier pour être avec son âme sœur, encore moins avant d’avoir passé la vingtaine après il y avait les parts à déduire des impôts ! « Tu crois qu’il ne le ferait pas pour griller Douglas ?
- Je crois surtout que je l’enverrais sur les roses s’il le proposait !
- C’est ce que tu dis maintenant mais la cheffe ne veut pas prendre de risque.
- Pour que j’accepte d’épouser Doug’, il faudrait me mettre sous imperium ! Le mariage ne serait pas valide. Ça n’arrivera pas !
- Tu sais comme moi qu’ils trouveront un moyen de pression, ils captureront de nouveau Thomson, ou alors ta sœur, et tu n’auras pas d’autres choix que de faire exactement ce qu’ils attendent de toi... » Je remarquais que sa mâchoire s’était crispé, le mouvement de sa main sur la pomme s’immobilisant quelques secondes. En réaction, je tendis le bras vers le sien pour y exercer une légère pression en signe de soutien. Mason obéissait à MS parce que Dan avait cédé aux sirènes de Blomberg, servant ensuite à celle-ci d’otage pour rallier le grand frère. « ça va aller Mason, on va se sortir de là » Pourquoi est-ce que je disais ça ? Je n’en savais trop rien. Ce n’était pas mon genre de faire des promesses creuses mais j’avais eu l’intuition que mon camarade avait besoin d’un peu d’espoir.

Suite à ça, on se regarda droit dans les yeux un moment, presque frontalement, comme si nous cherchions quelque chose dans les yeux de l'autre. Le silence commençait à devenir tellement dense que je le ressentais physiquement. Ma main était toujours sur son bras. Il rapprocha son visage du mien… je voulus le repousser, mais j’étais comme paralysée, le cerveau totalement vide. Dans mes oreilles, j’entendais uniquement les battements de mon cœur qui tambourinaient. Que se passait-il ?

« Je dérange peut-être ? » Merlin merci ! Les joues rouges, je pris une profonde inspiration. Jamais je n’avais été si heureuse de voir débarquer l’Abominable Femme en Violet. Celle-ci s’approcha de nous alors que Mason se détachait un peu de moi sans précipitation mais l’air ennuyé. « Ce doit être dur Mademoiselle Montgomery d’être entourée d’autant de beaux garçons prêts à devenir votre chevalier servant. » Mes doigts se crispèrent sur le drap qui couvrait mes jambes. En dépit de ce qui venait de se produire et que je ne m’expliquais pas – les effets de l’emprisonnement, probablement, ça rendrait n’importe qui chèvre – je n’avais pas besoin d’un ou plusieurs chevaliers servants. « Vous arrêtez vraiment jamais de débiter vos conneries. » marmonnais-je avec mauvaise humeur, sans trop savoir si j’étais en colère contre Blomberg, contre Mason ou contre moi. « Mais c’est que notre malade serait un peu ronchon ? Passons ! Je venais vous annoncer que nous avions pris notre décision. Vous allez pouvoir rejoindre la tour de Serdaigle et retrouver votre chambre. Messieurs MacLeod et Hopkins se sont proposés pour vous surveiller. »

Ainsi fut fait. Retrouver la salle commune – à moitié désertée sans ceux qui avaient pris la fuite quelques semaines auparavant – avait été bizarre, comme si elle avait été privée de son âme. Au milieu de la nuit, je quittais mon lit pour aller m’asseoir devant la cheminée. Un chat apparut à mes côtés, se frottant contre ma chemise de nuit en miaulant. « Machan ? » Il s’agissait de l’animal de compagnie de Leith que nous n’avions pas trouvé au moment d’essayer de nous échapper d’ici. Je pris le chat dans mes bras, le serrant délicatement contre moi, le nez dans son pelage, mes doigts le caressant avec douceur. Il se mit à ronronner sans pour autant cesser d’émettre de petits miaulements plaintifs. « Oui, je sais, moi aussi il me manque, mais on va s’en sortir » murmurais-je en observant le feu. Être seule ne me dérangeait pas d'habitude. J’avais toujours aimé ma propre compagnie. Pourquoi, alors, ressentais-je à ce point l’absence de mon petit ami ? Être enfermée dans Poudlard, même dans un cachot, m’avait paru moins dur lorsque je pouvais me blottir contre lui. Ma blessure me lançait, douleur fantôme qui justifiait à mes yeux que je sente une boule se former dans ma gorge.

J’étouffais.

Je n’avais que seize ans... Je n’étais pas prête à me marier, mais je n’avais pas non plus été préparée pour toute cette merde…

« Tu ne dors pas ? » Mason s’assit à côté de moi, nos épaules se frôlant. Je me tournais vers lui, l’observant quelques secondes, puis je l’embrassais. Ce baiser dura plusieurs minutes au bout desquels nous nous allongeâmes devant l’âtre. « Ne te fais pas d’illusions, je me sens juste seule » lui glissais-je alors que ses lèvres glissaient dans mon cou. Sa main passa sur ma taille et il me serra plus fort. « Pareil »
GASMASK


    Chiara Heaven Montgomery
    “C'est la personne humaine, libre et créatrice qui façonne le beau et le sublime, alors que les masses restent entraînées dans une ronde infernale d'imbécillité et d'abrutissement.” + aeairiel.
Revenir en haut Aller en bas

Chiara Montgomery
Chiara Montgomery
Serdaigle

Parchemins : 181
Âge : 12 ans {14.07.04}
Actuellement : 2ème année


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
SORTS & ARCANES:
GALLIONS EVENT: 5
FACECLAIM: Jenny Richardson/Elle Fanning


♥ Les 30 baisers de Chiara ♥   Empty
Ξ Sujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥    ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥   EmptyDim 17 Avr - 20:41

Promesses
"Je me calmais à son contact, il le sentit, et plongea de nouveau son regard azuré dans le mien, aussi vert qu’une prairie estivale. Il était mon ciel, je ne savais plus respirer sans lui, je me flétrissais comme une fleur privée d’oxygène…"


Titre : Promesses
Couple : Chiara&Leith
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : R
Thème : #15 : Le bleu le plus pur.
Personnages concernés : Chiara, Leith, Mason, Douglas.
Cadre : Univers dystopique dans le futur, Chiara est en sixième année.
Nombre de mots : 2 233.

***

« Bordel, bordel, bordel » me fustigeai-je le lendemain matin en tapant du plat de la main contre le miroir en pieds de mon dortoir vide. Avec le départ des membres de la BAM, j’en étais la seule occupante comme tant d’autres pièces du château désertées et, vu mon humeur, ce n’était pas plus mal. Si on me trouvait généralement désagréable, il n’aurait pas fallu venir trop me titiller après le réveil que je venais de vivre. Agacée, je croisais mon propre regard dans mon reflet. Je n’y vis qu’un mélange de panique, d’angoisse et de culpabilité. Reprendre mon calme, voilà l’urgence ! « Leith va me tuer » gémis-je ensuite en me laissant tomber au sol, la tête dans les mains. Il était peu habituel chez moi de craindre les réactions d’autrui, encore plus celles de mon petit ami, toujours (à mon sens) disproportionnées… si ce n’était que jusqu’ici les circonstances ne me mettaient pas en défaut, Leith s’emportant le plus souvent pour des broutilles. Même lorsqu’il était jaloux, il n’y avait pas de raison ! Sauf cette fois-ci.

Je n’étais pas à proprement parler Miss Popularité : ni ma beauté, ni ma richesse, et encore moins mon intelligence – qualité trop sous-évaluée – ne parvenaient à faire oublier que j’étais aussi arrogante, égocentrique et profondément misanthrope. Leith s’imaginait de temps à autre que nos camarades masculins me mataient alors que je dirais sans me sous-estimer qu’il n’y avait peut-être guère que Douglas que j’intéressasse. Et encore, les événements récents nous avaient appris que c’était surtout mon rang dans le monde sorcier qui l’attirait, et ma blondeur naturelle aussi. Autant dire que les inquiétudes de Leith sur ma fidélité m’avaient toujours semblé absurdes ! Et pourtant… J’aimais mon petit ami ! J’avais failli mourir en prenant une attaque de plein fouet à sa place il y avait seulement dix jours ! Alors qu’est-ce que j’avais fichu avec Mason ?!

Impossible encore de définir ce qui était le pire : l’avoir embrassé puis laissé me peloter – Merlin merci, nous avions conservé nos vêtements et par conséquent un minimum de décence – ou avoir été surprise en train de dormir contre lui au petit matin par quelques uns de nos camarades. Non pas qu’ils en fussent surpris : tous ceux qui étaient encore au château étaient des partisans plus ou moins volontaires de MS, ils n’étaient donc pas de ceux qui prendraient mon parti contre cette histoire de mariage arrangé pour faire main basse sur ma fortune. Mason étant officiellement dans la course sur cette question, la plupart n’y ont vu qu’une avancée dans la bonne direction… et cela me dégoûte encore plus de moi-même. Passer pour une fille de petite vertu : pas glorieux, mais admettons (objectivement, c’était pas faux). Passer pour une traître : honteux.

Mais ma réputation n’était pas ce qui me souciait. J’avais embrassé Mason parce que Leith me manquait et que j’étais triste… je m’en retrouvais le lendemain avec un trou encore plus béant dans le cœur. « Montgomery, bouge-toi un peu ! On a cours ! » Une élève plus jeune se tenait dans l’embrasure de la porte, me jaugeant d’un air critique. Décidée à ne pas faire le plaisir à Blomberg et ses sous-fifres du spectacle de ma tristesse, je pris sur moi pour afficher une expression aussi mesurée, presque sans émotion, qu’autrefois. « J’arrive » Premièrement, se lever. Deuxièmement, passer par la salle de bain. Troisièmement, s’habiller. Une nouvelle fois, je me regardais dans le miroir : « Courage Chiara, tu peux le faire ! » me dis-je à moi-même en resserrant ma queue de cheval haute malgré ma douleur lancinante à la tête. J’avais l’air d’une élève modèle, sérieuse, pas du tout sexy : exactement l’effet recherché ! Je passais même par le tiroir de ma table de chevet pour attraper mes lunettes de lecture que je ne portais que très rarement. La parfaite petite intello aurait dit Leith !

Les deux cibles de ce look pas du tout glamour m’attendaient en bas des escaliers. Mason et Douglas se faisaient face, ce dernier paraissant de méchante humeur. Il avait dû entendre parler des événements de la nuit passée, soit par nos camarades, soit par Mason lui-même. « Montgomery, tu sais que tu es ridicule ? » pouffa Mason après m’avoir examinée des pieds à la tête. Vous voyez le souci de fréquenter quasi exclusivement des bleu et bronze, c’est qu’ils étaient tous (presque) aussi malins que moi… « Je suis une élève sérieuse Hopkins » crachai-je, un peu vexée que mes efforts pour m’enlaidir l’amusent. « Non, mais, c’est mignon d’essayer hein… » Je voyais aux commissures de ses lèvres qu’il avait envie d’éclater de rire et je ne voyais pas pourquoi. Douglas non plus :  ouf ! Je m’en sentis moins bête ! « Je me demande si je fais bien de t’épouser Chiara, passer la nuit avec toi a l’air de drastiquement faire chuter le QI.
- Je te rassure, mon carnet de bal est déjà plein et tu n’es pas dessus.
- Oh ! Princesse, tu me brises le cœur ! Douglas accompagna cette phrase d’un geste grandiloquent alors que j’avais l’impression que mon cœur volait en éclat en entendant un autre m’appeler par le surnom dont Leith m’affublait depuis notre première rencontre.
- Et moi ? Je suis dessus Miss Lunettes ? Demanda Mason dans une tentative pour changer de sujet tout en passant un bras autour de mes épaules pour m’entraîner vers la sortie, Douglas sur nos talons.
- Non plus. J’ai un copain je te rappelle. » Je me dégageai de son bras. Je ne pouvais pas échapper à leur présence puisqu’ils étaient mes mâtons mais je ne me laisserais pas avoir ni par l’insistance de l’un, ni par la complicité de l’autre. « Je suis à Leith ! » criais-je presque, leur présence à tous les deux m’oppressant, surtout celle de Mason qui me rappelait ma faute. « Il te croit morte » asséna Douglas froidement. « Mais ça va pas de lui dire ça ?
- Quoi ? C’est la vérité. Il s’est barré en la laissant pour morte, et même s’il revenait, il ne voudrait plus d’elle. Il a été toujours un mec possessif. Moi j’dis juste que je suis une meilleure option : ça m’dérange pas qu’elle se tape des bouges dans ton genre si ça l’amuse. Si c’est pas être gentil hein…
- T’es vraiment qu’une ordure, tu m’donnes envie de vomir, grimaça Mason.
- Laissez-moi.
- On peut pas.
- LAISSEZ-MOI ! » hurlai-je de toutes mes forces, la tête entre les mains. Au temps pour mon objectif de faire semblant. Je n’y arrivais pas. Faisant volte-face, je courais dans la direction opposée à celle des garçons sans me retourner. Il fallut que j’arrive aux abords du lac pour réaliser qu’ils ne m’avaient pas suivie.

Je reprenais difficilement ma respiration et me laissait tomber contre un arbre à quelques mètres de là où j’étais arrivée. Je repris mon souffle tout en me massant le front et les tempes. J’avais affreusement mal là où j’avais reçu le sortilège. Douleurs somatiques ou pas, elles me martelaient le crâne alors que les paroles de Douglas tournaient dans mon esprit. Combien de temps passa, je n’en eus aucune idée. Assez pour que je sois frigorifiée, pas suffisamment pour que je désire rentrer entre les murs de ma prison. « Chiara ? » Je levais les yeux vers la voix, craignant d’être en train d’halluciner. Je plongeais alors mes prunelles dans celle du bleu le plus pur et le plus beau que je connaisse, celui des yeux de Leith. « Leith ? » Il s’approcha un peu plus et m’attrapa aussitôt pour m’embrasser passionnément. Il ne s’arrêta que pour murmurer comme une litanie réconfortante « Tu es vivante… tu es vivante... » à laquelle je répondais « Leith… Leith… j’ai eu si peur… tu m’as tellement manqué... » Il m’embrassa de nouveau, me serrant dans ses bras comme s’il voulait se fondre en moi. « Je ne peux pas rester… je les ai fait chier jusqu’à ce qu’ils m‘laissent venir mais j’ai perdu du temps à te chercher ici malgré la carte que James m’a prêté pour te trouver » Il me désigna alors le fameux parchemin ayant appartenu à l’illustre père de Potter. « Ils m’ont attaché ce truc au poignet, ça va me faire partir une fois le temps écoulé » prévint-il en m’embrassant de nouveau sans me laisser le temps de voir l’objet magique à son poignet. Il défit au passage ma queue de cheval dans un geste familier pour passer ses doigts dans mes cheveux et inspirer mon parfum. Je m’accrochais à lui, incapable de parler. J’aurais voulu décharger ma conscience de ce qui s’était passé avec Mason mais je craignais de manquer de temps pour expliquer mon geste. La culpabilité de mon flirt avec notre camarade me piqua les yeux aussi fortement que celle de prendre conscience que j’avais vraiment cru un moment que Douglas avait raison et que Leith allait m’abandonner, me laissant pour morte ici. Comment avais-je pu douter de lui à ce point ?

« Je suis désolée Leith, tellement désolée... » articulais-je en fondant en larmes. Il m’enleva mes lunettes et essuya maladroitement mes joues de ses doigts. « Eh, Princesse… Tu es blessée ? Tu as mal quelque part ? J’te jure, j’vais les buter ces enfoirés pour c’qu’ils t’ont fait… on a cru devenir dingues quand on t’a vu tomber... » Malgré le voile de mes larmes, je perçus qu’il avait pâli. De mon côté, je réalisais que mon mal de tête avait disparu… comme quoi, les médicomages de MS avaient raison, c’était bien somatique. « Non… ça va… je… ils m’ont soignée… mais… » Que pouvais-je dire alors que mon regard captait enfin le peu de temps qu’ils nous restaient sur l’objet magique de Leith. « J’ai eu très peur… j’ai cru que j’y arriverais, parce que je me pense toujours plus maline que tout le monde, mais en fait, quand tu n’es pas avec moi, je suis morte de trouille et je fais n’importe quoi. » Il allait reprendre la parole mais je le stoppais d’un geste sur son épaule. Il fallait que je finisse. Même si je ne disais pas tout, il fallait qu’il sache que Mason était impliqué, sinon ce serait pire quand il apprendrait le reste, la partie que je n’avais pas le temps de lui dire là, ni le courage s’il fallait être franche. J’avais besoin de reprendre des forces par cette visite inespérée… parce que céder maintenant au désespoir, c’était revivre sans cesse les mêmes tourments et m’infliger les mêmes punitions. « Mason est dans la course à la dot lui aussi… Douglas et lui sont tout le temps avec moi, à me surveiller. J’étouffe... » avouais-je à demi-mots.

Leith laissa tomber mes lunettes au sol et m’embrassa, cette fois délicatement, avant de déposer d’autres baisers sur mon front et mes joues. Je me calmais à son contact, il le sentit, et plongea de nouveau son regard azuré dans le mien, aussi vert qu’une prairie estivale. Il était mon ciel, je ne savais plus respirer sans lui, je me flétrissais comme une fleur privée d’oxygène… Si j’avais été moins fière, je le lui aurais peut-être avoué, mais ce n’était pas notre genre d’être romantiques, comme le prouva Leith l’instant suivant : « Ils peuvent toujours courir, j’ai des années d’avance sur eux sur la piste de Princesse Chichiteuse » Je levais les yeux au ciel à la mention de ce nom qu’il n’avait plus utilisé depuis longtemps ce qui était sûrement le but recherché. L’objet magique bipa une fois. « Merde » Urgemment, il m’embrassa. « Je reviendrai te chercher, promis, tiens l’coup, d’accord ? » murmura-t-il avec précipitation « Promis » répondis-je alors qu’il m’enlaçait pour une dernière étreinte. Il s’éloigna ensuite d’un pas alors que son poignet bipait pour la seconde. « Oh ! Et laisse tomber le look première de la classe ! ça excite les pervers ! » Je ris et il me sourit au moment de disparaître sur un ultime bip.

Je laissais quelques minutes supplémentaires passer pour profiter de ce qui venait de se produire. Même si je n’avais pas réussi à tout avouer à Leith, je me sentais plus légère. Après une profonde inspiration, je remis un peu d’ordre dans ma tenue sans pour autant rattacher mes cheveux et ramassais mes lunettes pour retourner au château. Douglas et Mason étaient dans la salle commune, probablement à faire semblant que j’étais avec eux pour me couvrir mais plus concrètement à jouer aux échecs. Le premier me jaugea et sembla décider que je n’étais pas encore assez remise à son goût, il monta à son dortoir. « Tu veux jouer ? » me proposa Mason. Je m’installais face à lui et le dardait de mon froid regard émeraude. « Oui. Mais je pensais ce que j’ai dit ce matin, je suis à Leith » Autant qu’une personne raisonnable et intelligente puisse accepter de céder son cœur à quelqu’un en tout cas, et penser ainsi me revigora : je me sentais de nouveau moi-même ! « Je sais » me répondit laconiquement Mason avant de bouger un pion de deux cases. « à toi de jouer. » Tu ne crois pas si bien dire Mason… Vraiment pas.
GASMASK


    Chiara Heaven Montgomery
    “C'est la personne humaine, libre et créatrice qui façonne le beau et le sublime, alors que les masses restent entraînées dans une ronde infernale d'imbécillité et d'abrutissement.” + aeairiel.
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé





♥ Les 30 baisers de Chiara ♥   Empty
Ξ Sujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥    ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥   Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
♥ Les 30 baisers de Chiara ♥
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» La pire retenue de ma vie • Chiara
» C'est sympa par ici ! [Yukino & Chiara]
» [RPs] Chiara Heaven Montgomery
» Chiara H. Montgomery - Les obligations du lien social
» [Pâtisserie Warldof] Dernière part de tarte ? Branle-bas de combat ! [Chiara]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
HP-Hogwarts :: Hors-jeux :: Les galeries :: Défi - Les 30 baisers-
Sauter vers: