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 ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥

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Chiara Montgomery
Chiara Montgomery
Serdaigle

Parchemins : 181
Âge : 12 ans {14.07.04}
Actuellement : 2ème année


Informations supplémentaires
SIGNE PARTICULIER:
RELATIONS:
SORTS & ARCANES:
GALLIONS EVENT: 5
FACECLAIM: Jenny Richardson/Elle Fanning


♥ Les 30 baisers de Chiara ♥   - Page 2 Empty
Ξ Sujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥    ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥   - Page 2 EmptyLun 18 Avr - 10:27

Rivaux
"Nous étions tellement occupés par ces événements que nous n’avions pas entendu le bruit venu de l’intérieur du château, aussi fûmes nous pris de court quand Leith fit son apparition, échevelé, baguette à la main."


Titre : Rivaux
Couple : Chiara&Douglas
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : R
Thème : #3 : Scandale.
Personnages concernés : Chiara, Leith, Mason, Douglas.
Cadre : Univers dystopique dans le futur, Chiara est en sixième année.
Nombre de mots : 1 622.

***

Qui eut pensé que toute cette histoire avec Mason causerait un tel scandale ? Poudlard se passionnait pour cette rumeur de quadrilatère amoureux depuis mon retour en classe et je devais bien reconnaître à mes deux gardiens qu’ils n’en paraissaient pas plus enchantés que moi. Douglas trouvait vexant qu’on le présente comme l’outsider tandis que Mason n’aimait juste pas qu’on parle de lui. Il aurait dû y penser avant de s’endormir dans la salle commune en ma compagnie si vous vouliez mon avis ! Leith était absent physiquement mais bel et bien présent sur les lèvres de nos camarades. Pour tout le monde à Poudlard, il avait été vite évident – en tout cas plus vite pour eux que pour nous – que nous étions liés Leith et moi d’une manière indescriptible. Il n’y avait pas plus différents que nous deux, pourtant nous étions sans cesse attirés l’un vers l’autre, souvent malgré nous. J’avais à peine onze ans lorsque je l’ai rencontré pour la première fois. Bien qu’actuellement folle amoureuse de ce crétin, on ne peut pas dire que notre relation commença sous les meilleurs auspices : il me détesta presque instantanément, en réponse je fus bien décidé à ne surtout pas lui céder d’un iota dans ce domaine.

Mais vous savez ce qu’on dit, le contraire de l’amour, ce n’est pas haine, c’est l’indifférence. Alors on s’est haï. On a même été collé une fois, à cause d’une dispute trop bruyante un dimanche matin. Lui vitupérait à chaque fois, essayant avec énergie de me faire réagir. De mon côté, je me drapais dans ma dignité et ma froideur, comprenant à peine pourquoi il s’obstinait à chercher la bagarre. Nous n’arrivions jamais à nous éviter, nous croisant même en dehors de Poudlard. Puis, nous avons grandi, notre relation a évolué, ce qui ne nous empêche pas de nous disputer encore, d’être diamétralement opposés sur le papier… Qu’on commence à sortir ensemble avait soulagé notre entourage qui n’en pouvait plus de nos scènes. Toute l’école avait compris bien avant nous que nous étions destinés l’un à l’autre malgré nos différences. À cause d’elles.

Parce que j’étais liée à Leith dans l’esprit de nos camarades, personne n’avait jamais essayé de m’imaginer avec quelqu’un d’autre avant que nous soyons séparés par les événements. Pourtant, je côtoyais déjà Douglas et Mason avant l’invasion de MS. J’étais plutôt amie avec le premier – tout paraissait plus facile avant qu’il ne pactise avec le diable – quant au second, nous nous battions en permanence pour la première place du classement de notre promotion. Tous les deux avaient bien plus de points communs avec moi que n’en auraient jamais Leith. Avec le recul, c’était cette impression illusoire de familiarité, de connivence, qui m’avait faite tomber dans les bras de Mason… contrairement à Doug’, nous étions tous les deux prisonniers de MS, lui volontairement, moi contrainte. Nous aimions le silence, le calme, le travail bien exécuté. Nous voulions être les meilleurs mais comment l’être dans un monde qui partait à la dérive ?

Pour fuir les murmures qui ne cessaient de nous suivre sur notre passage, nous décidâmes tous les trois d’aller manger dans la cour du château malgré le froid. Plusieurs jours avaient passé depuis la visite de Leith. Mon sentiment de culpabilité s’était atténué, simplement parce qu’il n’était pas la priorité, et je tenais ma promesse de tenir le coup malgré l’absence du seul soutien que je désirasse à mes côtés. J’esquivais aussi toutes les tentatives de flirt de Douglas. Mason m’y aidait tout en se comportant en parfait gentlemen. Peut-être que lui aussi avait des remords par rapport à Leith ? Il ne l’avait jamais beaucoup aimé, de là à embrasser sa copine une partie de la nuit, il avait peut-être jugé qu’il y avait un fossé ?

Leith m’aurait prévenue que j’étais trop naïve, ma méfiance s’endormant au fil des jours, une sorte de train-train quotidien s’installant avec mes deux mâtons. Je ne réalisais mon erreur que lorsqu’à la fin du repas, Douglas m’essuya une trace de yaourt sur la lèvre inférieur avec sa serviette avant de se pencher sur moi pour m’embrasser. Sidérée, je restais immobile quelques secondes les yeux écarquillés. Mason réagit plus vite que moi, poussant Douglas en arrière pour qu’il me lâche, l’air furieux. « Je t’ai déjà dit d’arrêter de faire ça ! Ragea Mason en se mettant entre notre camarade et moi.
- Parce que tu penses être le seul à avoir le droit de l’embrasser ?
- Je pense que tu devrais lui demander avant de le faire !
- Et moi qu’il faut être pro-actif quand on veut quelque chose. » Nous étions tellement occupés par ces événements que nous n’avions pas entendu le bruit venu de l’intérieur du château, aussi fûmes nous pris de court quand Leith fit son apparition, échevelé, baguette à la main. « Eh ! Les connards ! Vous êtes en train de vous fritter pour savoir qui a le droit d’embrasser ma copine ou j’ai des hallu ? » Retrouvant l’usage de mes sens, je posais mon repas sur le banc et courais à Leith, dépassant ses deux rivaux auto-proclamés. Il me prit aussitôt dans ses bras mais restait concentrés sur les deux garçons face à lui qui avaient oublié d’arrêter leur empoignade. Hébétés l’un et l’autre, ils regardaient cette apparition sans savoir comment réagir. Douglas fut le premier à reprendre une contenance. « Je te rappelle que je suis son fiancé, j’ai tous les droits de l’embrasser. » Cette remarque fit lever les yeux au ciel à Mason qui croisa les bras sur sa poitrine, le visage fermé, la mâchoire crispée. Il restait maître de lui en apparence mais je devinais qu’il se contenait. « La cheffe n’a pas encore choisi son promis MacLeod. »

Le regard sévère de Mason passa de Douglas à Leith. J’eus l’impression de deviner l’ombre d’une grimace alors que ses yeux se baissaient dans ma direction. Il était possible que je ne fusse pas vraiment à mon avantage serrée contre mon petit ami à la limite de m’étouffer… « Elle a déjà failli mourir le mois dernier, tu veux finir le travail ou bien elle peut respirer ? » C’était plus cinglant que ce à quoi Mason m’avait habitué ces derniers temps. S’être adouci à mon égard n’avait visiblement pas changé son opinion sur Leith… Et j’avais l’impression que quelque chose m’échappait dans la dynamique des trois garçons sauf que je n’arrivais pas à m’expliquer quoi. Cela m’agaça au plus haut point : je détestais les mystères irrésolus ! « Vous causez en toute détente de vous taper ma meuf et j’devrais écouter tes conseils ? Sérieux j’vais t’éclater ! » Leith voulut se détacher de moi pour foncer sur Mason, je resserrais ma prise sur lui pour l’empêcher d’avancer. « Non, non, non, non ! Vous pouvez pas vous battre ! Il faut qu’on s’enfuit ! » C’était bien pour ça que Leith était venu à Poudlard et que ça semblait être la cohue à l’intérieur de l’école, pas vrai ? Mon petit ami parut sincèrement hésiter provoquant une vague d’agacement en moi comme je n’en avais pas eu depuis longtemps… « Chiara, tu sais bien qu’il préfère te laisser prendre les coups à sa place. Tu as besoin d’un homme véritable, ce type n’est qu’un gamin capricieux » Douglas bomba le torse et lissa un pli sur sa veste. Mason le regarda faire sans cacher son exaspération. Leith paraissait sur le point d’exploser… Je jetais des regards inquiets en direction du château. Mon angoisse inhabituellement visible parut l’aider à se contenir même si j’entendais son cœur s’emballer contre mon oreille. Il me fixa pendant une ou deux secondes qui me parurent trop longues avant de lâcher « Ils t’ont touchée ? » Visiblement, il avait loupé le début de l’épisode… je décidais qu’il ne servait à rien de mentir. « Oui.
- Tous les deux ?
- Oui…
- Où ? La question était bizarre, mais je savais ce qu’il demandait sans être capable de le formuler correctement. Leith serrait les dents pour se retenir, ça lui était visiblement difficile… je choisis encore une fois de demeurer factuelle.
- Juste embrassée. Lèvres et cou. Un peu… explorée… aussi… mais j’avais mes vêtements » Je n’avais pas réussi à utiliser le mot « caressée » qui me paraissait avoir une connotation romantique que je n’associais pas à ce qui s’était passé avec Mason. Le silence s’éternisa, seulement troublé par des bruits de pétards venus des salles adjacentes. Finalement, Leith me caressa la joue. « Dès qu’j’ai l’dos tourné les sales gars arrivent pour profiter, j’aurais jamais dû t’laisser seule. Là y’a pas l’temps mais j’les tuerai pour ça, ils te toucheront plus » Des membres du cercle extérieur de MS commençaient à arriver, confirmant que ce n’était pas le moment pour une bagarre pour mon honneur (qui n’en valait pas la peine en outre). Leith passa le doigt son le bracelet à son poignet, assez semblable à l’objet qu’il avait utilisé quelques jours plus tôt pour venir et repartir du parc de l’école. « Accroche-toi bien, ça secoue un peu » me prévint-il. J’eus juste le temps de voir des sortilèges fuser, Douglas courir vers nous, puis plus rien le temps d’un éclair blanc. Nous atterrîmes lourdement sur un sol dur, carrelé de noir. J’étais écrasée par un poids, je ne compris pas immédiatement d’où cela venait jusqu’à ce que Leith hurle : « Bordel mais qu’est-ce qu’ils foutent là eux ? Comment vous nous avez suivi ? » Mason se releva le premier avec précipitation. Douglas me jeta un regard goguenard avant de l’imiter… Nous avions ramené au sein de la Résistance des passagers clandestins. Un nouveau sacré scandale à gérer…
GASMASK


    Chiara Heaven Montgomery
    “C'est la personne humaine, libre et créatrice qui façonne le beau et le sublime, alors que les masses restent entraînées dans une ronde infernale d'imbécillité et d'abrutissement.” + aeairiel.
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Ξ Sujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥    ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥   - Page 2 EmptyLun 18 Avr - 18:51

Même en Enfer
"Les traits de mon petit ami se durcirent, cependant il garda le silence. Tous les deux, on se connaissait par cœur. Il serra les poings, prêt à encaisser en boxeur qu’il était. Je pris une inspiration et je me lançais, attendre plus longtemps ne rendrait pas mon aveu plus simple."


Titre : Même en Enfer
Couple : Chiara&Leith
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG-13
Thème : #5 : "J'ai quelque chose à te dire".
Personnages concernés : Chiara, Leith, Candys, Noé, Opaline, James, Mason, Douglas.
Cadre : Univers dystopique dans le futur, Chiara est en sixième année.
Nombre de mots : 2 549.

***

Notre arrivée à tous les quatre causa un grand chambardement.

Pour commencer, Opaline me sauta dessus, me faisant tomber à la renverse. « MA P’TITE PUCE ! Oh ma chérie, j’étais si, si, si, si inquiète ! Tu vas bien ? Rien de cassé ? Et ta tête ? Tout ce sang, Merlin, Merlin… Je sais que c’est la guerre, mais tout de même, te faire ça à toi... » Comme souvent avec ma soeur-tante, impossible d’en placer une, j’attendais donc patiemment qu’elle termine pour la rassurer.

Ensuite vint le tour des jumeaux, un peu plus pondérés qu’Opaline même si je crus qu’à force de me serrer entre eux deux j’allais perdre la respiration. Quand se souviendraient-ils tous que je suis une brindille fragile qui ne fait aucun sport ? « Ne me fais plus de frayeur pareille » me souffla mon grand frère, un pli soucieux lui barrant le front. Candys et lui avaient de grosses cernes sous les yeux… J’aurais aimé pouvoir leur promettre que cela ne se reproduirait plus, seulement nous étions toujours au milieu d’une guerre contre MS, et la sécurité de Leith primerait toujours sur la mienne. Je n’aimais pas grand monde sur cette terre, mais on ne pourrait pas m’enlever que lorsque je le faisais, c’était entièrement, passionnément. « Papa et maman ? » demandais-je à mes aînés. « Ils sont en mission à l’étranger, on ne leur a pas dit pour ta… blessure… ils pensaient juste que tu étais toujours prisonnière. » Candys avait du mal à me lâcher, elle agrippait mon bras comme si elle craignait que je ne m’envole. Line, de son côté, m’avait enlacée par la taille, la tête posée sur mon dos. Noé était physiquement en retrait mais ne nous quittait pas des yeux toutes les trois. Pendant quelques instants, j’oubliais presque le problème le plus pressant : Mason et Douglas. Et Leith que James avait dû conduire dans une autre pièce avant qu’il ne les frappe pour de bon.

« Il faut que j’aille voir Leith avant qu’il ne fasse une bêtise » soupirais-je en quittant ma famille presque à regret. Ils durent le sentir car Noé me demanda « Tu veux que je vienne avec toi ? 
- Non, ça va aller, je peux le gérer. » Ce que je considérais comme étant l’exacte vérité. J’aurais préféré que nous ayons cette conversation en étant à des centaines de kilomètres de mes gardiens de prison, mais je n’avais pas peur de Leith, j’avais peur pour lui. Il s’était tempéré tant qu’il devait me conduire en lieu sûr : il avait explosé dès qu’il s’était relevé de notre atterrissage. Comme l’avait malheureusement prophétisé Douglas, Leith était possessif à l’excès. Que d’autres garçons m’aient touché le rendait fou, et encore, il ne savait pas le pire.

James faisait le guet devant la porte de la pièce dans laquelle il avait enfermé son meilleur ami. Je me plantais face à lui, l’air assuré. « Tu veux vraiment rentrer là-dedans ? Il a déjà jeté une bonne partie du mobilier contre la porte.
- Mieux vaut la porte que les deux autres gugus. Tu sais qu’il ne me fera rien.
- Et bien… il n’est pas très content… ils t’ont suivie Montgomery. Avoue que c’est louche… Leith peut être un peu parano d’habitude mais là… Et il arrête pas de dire qu’ils t’ont touchée. Il est en boucle là-dessus depuis dix minutes.
- Ouvre la porte Potter.
- Ne viens pas dire après que j’t’avais pas prévenue… » Il débloqua la porte avec sa baguette, me fit entrer rapidement et referma derrière moi. Je jetai un coup d’oeil dubitatif sur cette méthode : Leith avait beau être furieux, il n’était quand même pas si dangereux ! En plus, est-ce qu’on se souciait vraiment de la sécurité de deux hurluberlus venus se jeter tout droit dans la gueule du loup ? Personne ne les avait obligés à nous suivre !

« Princesse ? » Leith était un peu essoufflé et débraillé : sa lutte contre le mobilier probablement. Je m’approchais d’un pas, il me laissa faire. Pour l’instant, il n’était pas en colère contre moi, pas encore. « Leith, j’ai quelque chose à te dire. » Mon visage était parfaitement inexpressif. Le dos bien droit, je gardais les mains croisées devant moi pour qu’elles ne tremblent pas. Je n’étais plus à Poudlard, nous avions du temps… je ne pouvais pas fuir indéfiniment une situation dans laquelle je m’étais embourbée toute seule. Les traits de mon petit ami se durcirent, cependant il garda le silence. Tous les deux, on se connaissait par cœur. Il serra les poings, prêt à encaisser en boxeur qu’il était. Je pris une inspiration et je me lançais, attendre plus longtemps ne rendrait pas mon aveu plus simple. « Majoritairement, ils m’ont embrassée contre mon gré » Je tenais quand même à le souligner, surtout que sur les deux garçons débarqués avec nous, je n’en avais embrassé qu’un seul volontairement ! « Il y a eu une fois, un soir, où j’ai embrassé Mason. Je me suis endormie à côté de lui ensuite, nous étions dans la salle commune. Mais il ne s’est rien passé de plus que ce que je t’ai déjà dit » J’attendis l’explosion… une minute entière passa. Rien. Pas du genre à me dégonfler, je restais exactement immobile, dans l’attente, sans éviter son regard. Ce petite manège dura une minute de plus.

« Vous êtes toujours vivants ? » demanda James à travers la porte de la chambre. « Oui ! » répondis-je, sans changer de position pour autant. Leith déplia les poings et balança un coup de pied dans un vase qui alla se briser contre un mur, loin de moi. Je ne tremblai même pas un peu. Je n’avais pas menti en disant que je n’avais pas peur de Leith : impulsif comme il l’était, je ne pouvais pas totalement anticiper ses gestes, mais il était tout à fait conscient que s’il levait la main sur moi, outre que je lui en retournerai une aussi sec, il risquait de me perdre pour de bon. Or, s’il était aussi possessif, c’était parce que c’était une de ses peurs. On s’était déjà quitté dans le passé, sous le coup d’une dispute, d’une colère du moment, ça n’avait jamais duré plus de 24h. Même s’il décidait de me quitter à cause de Mason, jamais il ne rendrait un retour en arrière impossible. Nous étions accro l’un à l’autre, et je dois dire que, quand je me sentais moins coupable qu’en cet instant, j’en étais plutôt fière ! Pour une fille comme moi, ça restait assez extraordinaire d’avoir trouvé Leith ! Mes parents passent même sur son langage wesh juste parce qu’ils sont contents qu’il me supporte! Une sorte de miracle qui arrivait à me faire croire que le monde n’était pas toujours si pourri que ça…

Il resta encore exactement 28 secondes à fixer les débris du vase. L’horloge murale était bien utile, elle m’aidait à passer le temps. « Je m’en doutais » lâcha finalement Leith d’une voix blanche. Pour ma part, je maintenais une attitude distante. « Vraiment ?
- Tu étais complètement… désemparée… quand on s’est vu dans le parc. Et tu t’es excusée. Tu ne t’excuses jamais.
- Mes excuses n’étaient pas précisément pour ce qui s’est passé avec Mason.
- Pourquoi, alors ? » Même si je faisais de mon mieux pour garder la tête froide, rien qu’entendre Leith parler normalement me troublait. Il était à seulement quelques pas de moi mais j’avais la sensation glaciale qu’il aurait tout aussi bien pu être à des centaines de mètres. Je m’en voulais de nous infliger ça, ma conduite avait été si bête… je continuais pourtant de croire aux vertus de la communication. D’autant qu’avec Mason et Douglas sur place, qui sait ce qui sortirait ? Je préférais encore que Leith apprenne tout de moi plutôt que de l’un d’eux. On notera que je jugeais aussi que c’était l’option la moins dangereuse pour eux tous ! « Ma blessure était grave… tu l’as vue, pas vrai ? » Il fit un petit signe du menton pour répondre par la positive et je vis qu’il fermait de nouveau les poings. « Quand je me suis réveillée après ça, j’ai voulu croire que j’arriverais à m’enfuir, mais ça a fini par me paraître impossible. Et je ne sais pas trop à quel moment, sûrement quand je suis sortie de l’infirmerie, j’ai commencé à me dire que vous deviez me croire morte, que mon destin était scellé » Leith commença à faire les cent pas nerveusement, je ne savais pas trop quoi penser de ce revirement d’attitude mais je choisis de terminer : « C’est pour ça que je m’excusais, pour avoir cru que... » Je n’eus pas à le dire : « Que je ne viendrais pas te chercher ? » Cette fois, ce fut à moi de répondre silencieusement d’un léger mouvement de tête. « Donc l’autre connard là, il a profité de toi avant qu’on s’voit ?
- Il n’a…
- Réponds Chiara, comme c’était très rare qu’il m’appelle par mon prénom, je n’insistais pas.
- Oui. » Cette affirmation parut le faire réfléchir, il continua de bouger dans la pièce, et j’avoue que j’aurais bien aimé être legilimens pour savoir ce qui lui passait par la tête à cet instant.

Lorsqu’il eut terminé cette introspection, il s’approcha de moi et me souleva pour m’emmener sur le lit. Il m’y allongea et m’observa quelques instants, ses doigts parcourant la ligne de ma joue jusqu’à mon cou, ma clavicule, pour rejoindre les boutons de ma chemise qu’il commença à défaire un à un sans me quitter des yeux. Il enleva son sweat et son tee-shirt qu’il jeta au loin avant de poursuivre son entreprise de déshabillage, enlevant morceau par morceau chaque élément de mon uniforme jusqu’à ce que je n’ai plus rien sur le dos. Ma nudité m’indifférait – outre que nécessité fisse loi, Leith m’avait vue sans vêtement plus d’une fois – mais je ne comprenais pas bien ce qu’il faisait. J’avais essayé de parler à un moment, il m’avait intimé le silence du geste. Il devait lire mes questions dans mon regard mais les ignora sciemment. D’un geste expert, ma queue de cheval disparut. Il arrangea mes cheveux sur les draps, ce n’est qu’ensuite qu’il termina à son tour d’enlever ses vêtements. Me couvrant de son corps, il m’embrassa longuement. Après ce geste seulement, il se décida à parler (si on m’avait dit il y a quelques années qu’il y aurait un jour où je serais à ce point soulagée qu’il arrête de se taire, je ne l’aurais pas cru !) : « Parfois t’es stupide Princesse. Même s’il avait fallu aller t’chercher en Enfer, j’serai venu. J’ai pas passé pires jours que ceux où j’savais pas si t’avais survécu… » Il ne me laissa pas l’occasion de répondre aussitôt, ses baisers se faisant plus pressants…

Et ce ne fut que bien après, alors que nous avions migré sous les couvertures pour un repos mérité, que je pus lui demander : « Tu me pardonnes alors ? » Certains diraient que les gestes parlaient d’eux-mêmes, je n’étais pas de cet avis. Ne pas me quitter ne voulait pas nécessairement dire me pardonner. « Hum… mouais… s’pa à toi qu’j’en veux d’façon. ‘Fin… pas trop. T’étais paumée, mais j’voudrais bien que s’il y’a une prochaine fois, t’attendes un peu avant d’penser que j’t’ai enterrée » Leith déposa un baiser sur mon front, me calant dans une position confortable contre son épaule. « Et bien sûr, je te rappellerai cet épisode jusqu’à la fin de tes jours, à chaque dispute, c’est important qu’tu le saches » Si cette idée n’avait rien de plaisante, j’avais pour l’instant trop envie de dormir pour m’y attarder… « C’est de bonne guerre… » marmonnais-je en fermant les yeux.

La suite, je l’appris par James le lendemain car je dormis comme une souche presque un tour entier de cadran et n’en fus donc pas témoin. J’aurais essayé de l’empêcher si j’avais été éveillée… Leith, redevenu calme en apparence, tapa à la porte pour qu’on lui ouvre. James vint le libérer, le chambrant à mi-voix au passage en voyant ma tête dépasser des draps. Leith lui sourit en lui disant que tout était arrangé et l’aînée des Potter n’avait aucune raison de douter de lui. Ils allèrent manger un peu ensemble, mon petit ami afficha une normalité qui rassura tout le monde. Pourtant, dès qu’on ne fit plus attention à lui, il prit la direction de la cellule dans laquelle on avait parqué Mason et Douglas en attendant de décider quoi faire d’eux. Il ignora Douglas, allant directement à Mason, et lui colla une droite parfaite qui fit même tomber le jeune homme de sa chaise. James était arrivé à ce moment-là, il s’était élancé pour empoigner Leith, mais ce ne fut pas nécessaire. Il n’essayait pas de frapper plus, comme ayant pris exemple sur mes colères froides. L’explication arriva dans les paroles que mon petit ami adressa à mon ancien geôlier : « Si j’t’écrase, ma Princesse va croire que c’est d’sa faute, alors j’vais m’contenter d’un simple avertissement, et il vaut pour vous deux : essayez encore une fois de lui monter la tête pour me la piquer, j’vous pète les dents une par une. Chiara est à moi ! C’est ma meuf. Vous les blaireaux, vous la regardez même pas.
- On finira par le savoir, cracha Mason qui saignait du nez et était donc, d’après James, plutôt mécontent (on l’serait à moins!).
- Qu’est-ce qu’il a l’intello encore ? Un truc à ajouter ? Je peux te faire l’autre côté s’tu veux que ce soit symétrique ! (Mon chéri, toujours si bêtement violent!)
- Grandi un peu Thomson. Au lieu de me frapper, tu ferais mieux de te demander pourquoi elle a eu besoin de moi alors qu’elle-même nous a seriné qu’elle était à toi. (James m’avait répété ça d’un air soupçonneux, comme si je pouvais expliquer les paroles de Mason, croyez bien que ce n’était pas le cas. Je ne savais même pas ce qui lui avait pris de nous suivre ici alors que Dan était encore à Poudlard!)
- Peut-être, et vraiment, là, juste je propose, mais peut-être qu’elle avait besoin d’un adulte plutôt que d’un gamin sans aucun style. (est-il encore utile de commenter les paroles de Douglas ?)
- Laisse tomber Leith, on ferait mieux d’y aller avant que quelqu’un arrive et que tu te fasses engueuler. Puis, tu veux vraiment que Chiara se réveille et qu’elle te trouve là, avec ces deux abrutis ? » Ensuite, James m’a dit qu’ils étaient repartis, qu’il avait raccompagné Leith jusqu’à la chambre. Il avait dû se recoucher avec moi à ce moment-là car je le trouvais à mes côtés le lendemain matin, mais je n’avais aucune idée de s’il s’était endormi aussitôt ou pas… et quand James me raconta les événements de la soirée, je choisis de ne pas revenir dessus. Nous avions plus urgent à régler… avec mon retour, la Résistance était au complet. Il allait être temps de trouver un vrai plan pour récupérer Poudlard, et nous avions justement deux sbires de Blomberg au frais pour nous rencarder…
GASMASK


    Chiara Heaven Montgomery
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Ξ Sujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥    ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥   - Page 2 EmptyMar 19 Avr - 21:31

Interrogatoire
"Mécaniquement, je fis un peu tourner l’anneau autour de mon doigt pendant que Mason me répondait sans savoir où poser les yeux sur moi. Je m’étais un peu penchée et il avait une vue plongeante sur ma poitrine, Leith aussi d’ailleurs, depuis l’autre côté, c’est un peu pour ça qu’il fut assez distrait pour ne pas interrompre encore une fois la conversation."


Titre : Interrogatoire
Couple : Chiara&Leith
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #28 : Médicament.
Personnages concernés : Chiara, Leith, Candys, Noé, Opaline, Mason, Douglas.
Cadre : Univers dystopique dans le futur, Chiara est en sixième année.
Nombre de mots : 1 862.

***

« ça te fait mal ? » demandais-je à Mason dont le visage portait encore la trace du coup de poing de Leith. Je trouvais que quelqu’un aurait pu le soigner par magie… Je voulus approcher la main pour mieux voir mais une voix menaçante dans mon dos m’en empêcha « Princesse... » Je repris ma place sur la chaise, à une distance que Leith avait jugé raisonnable entre nos deux camarades de maison et moi. Douglas était adossé au mur, toujours aussi à l’aise que s’il était le propriétaire des lieux et non pas un prisonnier en temps de guerre. Mason paraissait plus conscient du danger, étant – si c’était possible – encore plus taciturne que d’ordinaire.

Leith avait été contre l’idée que j’aille leur parler. Pour des raisons évidentes, s’il avait pu mettre un océan entre Mason, Douglas et moi, il l’eut fait. Seulement ce n’était pas lui qui décidait sur cette base d’opération mais ma tante, Opaline, et tout ce qu’il avait obtenu, c’était d’être présent pendant cet entretien. « Leith, mon cœur, est-ce que tu pourrais essayer de me laisser leur parler sans intervenir s’il te plaît ?
- T’as embrassé celui-ci, et j’ai zéro confiance dans l’autre là, alors t’auras beau m’donner du « mon coeur », j’t’empêcherai d’le toucher.
- C’est un peu décevant venant de toi Montgomery. » On se serait attendu à ce que cette percée soit de Douglas, mais pas du tout, c’était bien Mason qui nous regardait Leith et moi avec une mine dégoûtée. J’étais plus orgueilleuse que susceptible, aussi demandais-je calmement : « Ah oui ? Et tu saurais me préciser en quoi ? » J’étais venue pour découvrir ce qu’ils faisaient là et s’ils pourraient nous apporter des informations utiles pour la reconquête de Poudlard. Pour une raison que je comprenais mal, Opaline paraissait croire qu’au moins un des deux serait assez sensible à mon charme pour tout déballer. Leith était au moins d’accord sur la deuxième partie de cette assertion, mais il n’était pas très crédible, à l’entendre je plaisais à tous les garçons !

Mon petit ami étant ma seule référence en matière de réactions masculines, je m’étais habillée selon ses goûts à lui. Il m’avait presque ordonné d’aller me rhabiller mais encore une fois les autres lui avaient rappelé que c’était juste un plan. J’avais mis un pantalon plutôt long, fluide et noir dont la ceinture tombait en dessous de mon nombril. L’autre partie de la tenue était moins sage, composé uniquement d’une bande pour couvrir ma poitrine par-dessus laquelle j’avais mis une veste de taille. Candys m’avait aidé à me maquiller, soulignant le vert si spécial de mes yeux, mais j’avais attaché mes cheveux comme je le faisais toujours. Exceptionnellement, l’ensemble était complété par des anneaux fins et larges aux oreilles ainsi qu’un fin collier et de plusieurs bagues, dont ma bague de claddagh que j’avais remis à l’annulaire de ma main gauche, le cœur vers l’intérieur. Leith portait aussi la sienne. Il avait trouvé que c’était un cadeau à la limite du gênant trop romantique pour lui quand je la lui avais donnée l’année précédente, mais dans le fond j’étais sûre qu’il était content qu’on les ait, là, devant ceux qui s’étaient posés comme ses rivaux. Avant d’être des bijoux utilisés par des adolescents pour déclarer ses sentiments, c’étaient des bagues de fiançailles qui disaient au reste du monde nous sommes pris, pas touche, exactement le message que nous voulions faire passer malgré ma tenue provocante... Et puis, j’étais la fille, j’avais le droit à mes moments fleurs bleues moi aussi !

Mécaniquement, je fis un peu tourner l’anneau autour de mon doigt pendant que Mason me répondait sans savoir où poser les yeux sur moi. Je m’étais un peu penchée et il avait une vue plongeante sur ma poitrine, Leith aussi d’ailleurs, depuis l’autre côté, c’est un peu pour ça qu’il fut assez distrait pour ne pas interrompre encore une fois la conversation. « Je trouve décevant que tu laisses ton imbécile de copain te dicter ta conduite » Mon regard s’assombrit, non pour la critique à mon égard, mais parce que j’étais la seule qui avait le droit de traiter Leith d’imbécile. « Leith, tu trouves que tu me dictes ma conduite toi ?
- Carrément pas ! T’as vu comment t’es sapé ? T’as pas voulu t’changer ! Genre tu m’écoutes, l’est deguin l’autre !
- On est d’accord. Tu vois Mason, tu te fais des idées. » Douglas restait silencieux, je cherchais son regard dans la pénombre du coin de la cellule dans lequel il s’était réfugié. Il soutint mon regard, un sourire provoquant sur les lèvres. Il savait ce que j’étais en train de faire, et il ne jouerait pas. Je lui adressais un petit signe du menton pour lui signifier que ça n’avait pas d’importance tant qu’il restait en dehors de mon entreprise auprès de Mason. Il ne sembla pas s’y opposer. « Tu parles, il te fait tellement confiance qu’il fait le pied de grue… » Je toussotais, un peu gênée. En temps normal, j’aurais été d’accord avec Mason, seulement force était de reconnaître que je n’avais pas été très digne de confiance dernièrement. J’avais mes raisons ! Il demeurait cependant que je pouvais difficilement faire valoir à Leith qu’il n’avait aucun sujet d’être inquiet… Même si de mon côté, tout était plus clair, nos deux prisonniers, eux… et bien ils étaient là pour commencer ! Et on ne savait toujours pas pourquoi !

« Mason… pourquoi est-ce que tu es venu ici ? » Le plus simple était peut-être de poser la question. Notre camarade de Serdaigle nous fixa Leith et moi d’un air sombre. « Je ne peux pas te le dire, pas avec ces deux-là dans la pièce » C’était le risque… « Tant pis, je repasserai vous voir plus tard. On devrait pouvoir vous trouver chacun une cellule dans la soirée, il faut juste que les sortilèges soient renforcés avant qu’on bouge l’un de vous » Je sortais un médicament de ma poche de veste, une potion qui ferait disparaître les bleus. « Je t’ai fabriqué ça en vitesse, essaie de la boire » Puis je me dirigeais vers la sortie, Leith sur mon sillage.

Nous tînmes une réunion de crise dans l’heure qui suivit. L’attention de mon petit ami fut très difficile à maintenir, il se penchait vers moi, sa main caressant mon ventre nu pour enserrer ma taille alors qu’il m’embrassait dans le cou. « Leith… on n’est pas tout seuls » lui rappelais-je sans me dégager, mais sans l’inciter non plus à continuer. « Ouais, Thomson, si tu pouvais lâcher ma sœur un peu… commença Noé avec raideur.
- C’est qu’on aimerait bien commencer la réunion tu comprends » enchaîna Candys, plus douce mais tout aussi ferme. Leith soupira mais se redressa, passant son autre bras autour de mes épaules à la place. Il était un peu plus collant que d’habitude. N’étant revenue que depuis moins de 24h, je ne m’en inquiétais pas outre mesure. Moi aussi j’aurais préféré qu’on puisse s’enfermer dans une chambre pendant plusieurs jours pour rattraper le temps perdu, j’étais seulement plus réaliste sur ce qu’exigeais de nous la situation. « Bon, on la fait vo’t réunion d’mes deux ? » Line arriva à ce moment-là et fit tomber une série de dossiers qu’elle nous distribua, ils contenaient des plans, des informations… tout ce qu’on avait pour le moment. Et sans trop m’avancer, ça ne me parut pas assez. Nous abordâmes quelques considérations techniques ainsi qu’un point sur ceux qui étaient en mission à l’extérieur, dont mes parents, puis on en vint à notre projet de reprendre Poudlard. « On ne peut pas se permettre que certains d’entre nous soient de nouveaux entre les mains de MS, alors il va falloir qu’on soit prudents. La guerre coûte cher et ils ont besoin d’argent pour renflouer leurs caisses. Ils ont essayé de contraindre Chiara pour accéder à celui des Montgomery par son entremise mais ce n’est sûrement pas leur unique option » Il paraissait en effet risqué de compter sur moi, surtout que je n’avais pas encore dix-sept ans. Ils avaient forcément d’autres plans… Douglas devaient en connaître certains… il n’avait malheureusement pas paru plus enclin que Mason à parler.

Après la réunion, apprenant que nos deux compères avaient chacun une cellule, je demandais à Leith qu’on aille revoir Mason mais que lui reste à la porte. Je comprenais qu’il veuille nous surveiller, mais il fallait que notre camarade m’explique ce qu’il faisait là… Je savais qu’il n’était pas vraiment du côté de Blomberg, alors il devait bien avoir une bonne raison de nous avoir suivis, non ? Au moins aussi bonne que celle qui l’avait fait rester à Poudlard au départ ! « J’te préviens Princesse, un seul contact physique, même juste il t’effleure, et j’casse tout là-dedans. Compris ? » Je fis signe que oui et j’entrais en laissant la porte entr’ouverte pour Leith. Un charme empêchait Mason de sortir, ça ne représentait aucun risque.

« Tu as pris ton médicament ? » demandais-je en entrant. « Oui, merci d’ailleurs » Son visage avait repris son aspect normal : c’était toujours ça de gagné ! Même si nous étions dans deux camps opposés, je m’en voulais un peu qu’il se soit fait taper dessus, c’était quand même surtout de ma faute au départ… « Tu veux bien me parler maintenant ? » Je m’assis sur l’unique chaise, Mason resta sur le lit, les mains croisés, fixant le sol. « Je ne crois pas que ce soit une bonne idée…
- Pourquoi ? Il faut qu’on comprenne ce que tu fais là Mason… tu n’aurais pas dû venir. Pas juste parce que mon copain veut te défigurer mais parce que tu as laissé Dan ! Je croyais que sa sécurité était ce qui importait le plus ?
- Moi aussi c’était ce que je croyais…
- Alors pourquoi tu as fait ça ? C’est… C’est Blomberg qui vous l’a demandé ?
- Non ! Comment tu peux croire ça ?! Enfin… Douglas, je ne sais pas… mais moi non !
- Alors pourquoi bon sang !
- Pour toi ! Merde ! Voilà, t’es contente ? Tu crois que ça m’amuse ? Et puis ton mec là… » Mason s’était levé et faisait les cent pas devant moi nerveusement. Moi je restais muette de stupéfaction. J’en avais perdu ma langue.

Leith entra silencieusement dans la pièce. « Son mec va la ramener dans leur chambre, ça va aller pour aujourd’hui » Il me prit la main, me relevant presque avec douceur. Je le regardai d’abord sans comprendre « Allez Princesse, viens » Là, Leith m’embrassa longuement sous l’air dégoûté de Mason. Moi je restais un peu trop vide pour réagir, mais après coup j’en voulus à mon petit ami d’avoir joué au con. Est-ce que c’était nécessaire de narguer Mason ainsi ? « T’aurais pas dû v’nir ici Hopkins, crois-moi, tu vas juste l’regretter » Leith porta ma main à ses lèvres déposant un baiser sur ma bague, la sienne bien visible aussi. « Je le regrette déjà »
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    Chiara Heaven Montgomery
    “C'est la personne humaine, libre et créatrice qui façonne le beau et le sublime, alors que les masses restent entraînées dans une ronde infernale d'imbécillité et d'abrutissement.” + aeairiel.
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Chiara Montgomery
Chiara Montgomery
Serdaigle

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Âge : 12 ans {14.07.04}
Actuellement : 2ème année


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Ξ Sujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥    ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥   - Page 2 EmptyMer 20 Avr - 14:46

Mon coeur
"Leith était, sans surprise, dans la salle d’entraînement. Il tapait dans un des sacs de frappe et il ne m’entendit pas entrer, ne réalisant ma présence que lorsqu’il s’arrêta quelques secondes pour reprendre son souffle."


Titre : Mon coeur
Couple : Chiara&Leith
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #22 : Bercer.
Personnages concernés : Chiara, Leith, Amy.
Cadre : Univers dystopique dans le futur, Chiara est en sixième année.
Nombre de mots : 1 883.

***

Du pouce, je faisais tourner ma bague de claddagh autour de mon annulaire tout en fixant le mur face à moi. Depuis le choc de ma conversation avec Mason, je n’avais pas prononcé un seul mot, pour la plus grande frustration de Leith qui s’agitait autour de moi dans l’espoir d’obtenir une quelconque réaction de ma part. Une part de lui devait savoir que ses tentatives resteraient vaines. Quand je me murais derrière ma carapace pour réfléchir, rien ne m’atteignait, seulement c’était plus fort que lui, il fallait qu’il essaie ! Une fois dans sa chambre, que nous partagions depuis mon évasion, je m’étais déshabillée, démaquillée et avait enlevé tous mes accessoires à l’exception de la bague. J’avais enfilé un des tee-shirt de Leith en guide de chemise de nuit, et peut-être de support émotionnel, puis je m’étais allongée sous les couvertures.

Mason ne m’avait pas à proprement parler fait une déclaration, mais puisqu’il était venu ici pour moi en laissant son frère derrière lui, la personne la plus importante à ses yeux, je supposais que cela revenait au même et qu’il fallait que j’arrête un peu de voir la situation par le petit bout de la lorgnette juste parce que ça me dérangeait. Je n’aurais pas su très bien expliquer pourquoi ça m’embêtait à ce point. Je supposais que c’était surtout parce que je le respectais, voire l’appréciais, et que je n’avais pas envie de lui causer des ennuis ou de la peine. À côté de moi, Leith finit par se lasser, ou par se fatiguer, et il s’endormit en me serrant dans ses bras ce que je le laissais faire.

Au petit matin, je le secouais. Je m’étais redressé sur le lit et mon visage portait les traces de ma nuit de réflexion. « Qu’est-ce qu’il y a ? L’est quelle heure ? » grommela mon petit ami en se frottant les yeux avant de se blottir contre mes cuisses comme un chaton en mal d’affection. Je passais la main dans ses cheveux, disciplinant d’un geste tendre ses mèches rebelles. L’anticipation de sa réaction à venir me faisait reculer de quelques minutes le moment de lui dire ce que j’avais prévu. « Leith... » l’appelais-je sans cesser mes caresses. « Il faut qu’on sauve Dan » annonçais-je d’un ton neutre. Lui ouvrit les yeux et se redressa : « Quoi ? C’t’à cause de c’qu’il t’a dit ? Chichi, non… tu vas pas encore t’mettre en danger pour cet enfoiré ? » Je n’avais jamais été en danger à cause de Mason, mais ce n’était pas sur ce terrain que je comptais batailler. « Il est parti de Poudlard pour moi, on ne peut pas juste faire comme si ça n’avait aucune importance alors que son frère est l’otage de Blomberg !
- Tu commences à m’faire ierch avec ce type ! C’est non Princesse. S’il s’inquiétait tant qu’ça pour son frangin, l’avait qu’à pas s’pointer ici.
- Alors ça c’est la meilleure ! Tu me reproches sans arrêt mon égoïsme et là tu laisserais un innocent entre les mains de l’ennemi juste parce que tu es jaloux ?
- Va pas m’dire que j’ai pas d’bonnes raisons d’l’être !
- Je ne dis pas ça, mais Leith…
- Non. C’est mort Chiara. J’te laisserais pas remettre les pieds là-bas. ‘core moins pour l’autre con. » Sur ces mots il quitta le lit et passa des fringues au hasard – encore un de ces joggings très laid qu’il affectionnait tant -, quand je le vis s’approcher de la porte, je l’arrêtais de la voix : « Où tu vas, on n’a pas fini !
- Prendre l’air, tu m’soûles. » Dont acte. Et en claquant la porte par-dessus le marché !

Frustrée de ne pas avoir obtenue ce que je voulais – sachez que c’était très rare, y compris avec Leith -, je restais un moment dans le lit à pester intérieurement contre mon imbécile de copain trop jaloux. Rapidement lasse de ma propre compagnie en raison de ces ruminations, je sortais à mon tour de la chambre sans prendre la peine de me changer. J’allais dans la cuisine commune de la base et fut soulagée d’y trouver du café chaud. Mon bonheur simple fut de courte durée quand je vis que l’autre personne présente était la meilleure amie de Leith, Amy, que j’avais toujours un mal de chien à supporter ! Je me servis quand même une tasse et comme il aurait été bizarre que je m’installe à l’autre bout de la pièce – je l’aurais fait à une époque mais j’avais grandi – je tirai une chaise en face de l’empotée de service quoique, y’avait Biel quelque part dans cette base aussi. « J’ai croisé Leith » annonça la brunette de but en blanc. Je la fixais d’abord sans répondre avant de lâcher un prudent « Ah oui ? » Qu’est-ce qu’il avait été lui dire celui-ci ? « Tu sais… ça a été très dur pour lui quand il est arrivé ici. Il était bouleversé.
- Je sais… Bon. D’accord. Je m’en doutais plus que je n’en avais la certitude, mais je me doutais que me trouver vivante dans le parc de Poudlard avait été un soulagement.
- Non, tu ne sais pas Chiara… me dit doucement Amy avec un sourire compatissant en tendant la main vers la mienne pour la presser.
- Bien sûr que si ! Répondis-je, piquée : je détestais quand elle faisait comme si elle connaissait mieux mon petit ami que moi !
- Il était… inconsolable. C’est pour ça qu’ils l’ont laissé partir vérifier alors que nous étions loin d’être prêts pour venir te chercher.
- Même dans ce cas, ça n’a rien à voir avec notre dispute de ce matin, je fronçais les sourcils, avalant une gorgée de café brûlant pour me donner le courage de supporter cette conversation.
- Pourquoi tu penses qu’il est fâché ?
- Parce que j’ai parlé d’aider Mason et qu’après tout ce qui s’est passé avec lui, il le déteste.
- Il y a de ça, mais non…
- Alors quoi Amy ? Tu vas la lâcher ton info ou tu veux me faire mariner jusqu’à ce qu’on soit à court de café et moi de patience ?
- Il a peur que tu sois blessée de nouveau, il ne veut plus revivre ça, et tu ne peux pas lui en vouloir, c’est encore tout frais… en plus, quand il t’a retrouvé, c’était avec deux prétendants sur les bras. Comprends-le un peu aussi ! Amy affichait son petit air de Bisounours réprobateur. Merlin que je détestais cette fille !
- Donc… selon toi, je devrais ne pas aider Dan pour… préserver Leith ?
- Non, je suis d’accord avec toi, ça vaut pour tous les otages d’ailleurs, il faudrait les libérer, mais il faudrait peut-être que tu sois un peu moins… frontale ? Que tu le rassures... tu vois ? Puis, tu n’es pas toute seule ici, tu n’es pas obligée de tout prendre sur toi. » Je terminais mon café en silence, tâchant d’aborder la question de Dan sous un autre angle et de trouver aussi un moyen de me réconcilier avec Leith. Après une telle période de séparation, je n’avais pas envie qu’on continue à passer notre temps à nous disputer ! Ma réflexion et ma tasse terminées, j’allais nettoyer cette dernière dans l’évier puis je m’avançais vers la sortie, non sans gratifier Amy d’un : « Je te déteste, tu sais ça hein ?
- De rien Chichi » Et elle souriait cette bécasse !

Leith était, sans surprise, dans la salle d’entraînement. Il tapait dans un des sacs de frappe et il ne m’entendit pas entrer, ne réalisant ma présence que lorsqu’il s’arrêta quelques secondes pour reprendre son souffle. Il s’essuya le front avec son tee-shirt – une habitude déplorable si vous vouliez mon avis, ma famille finançait cette base, on avait acheté des serviettes… - puis recommença à frapper dans son sac. Je croisais les bras sous ma poitrine, affichant ouvertement mon agacement : de toute façon il détestait bien plus quand j’étais inexpressive ! « Tu vas vraiment juste m’ignorer ?
- Ouaip !
- Leith… » Il s’arrêta de frapper après un dernier grand coup et se tourna vers moi visiblement furieux. « Non ! Tu vas encore essayer de m’amadouer mais pas cette fois Princesse !
- Il ne va rien m’arriver, je vais bien mon cœur… » Je m’approchais avec lenteur et lui enlevais son gant avec des mouvements mesurés pour placer sa paume sur ma poitrine. Il ne sut pas comment réagir à ce geste étonnant et resta à me fixer quelques instants avant de faire remonter sa main à mon visage pour ensuite m’embrasser. Ensuite, il nicha sa tête dans mon cou pour cacher une sorte de sanglot silencieux. « J’ai cru qu’ils t’avaient tuée Princesse… j’ai cru... » il ne put pas terminer, je l’enlaçais, la main sur sa nuque, lui murmurant « Je sais mon cœur… pardonne-moi de n’avoir pas compris avant » Sous le poids de Leith, je flanchais, et nous finîmes au sol, à genoux. Ces derniers jours, j’avais cru qu’il agissait comme il le faisait uniquement à cause de l’histoire avec Mason, parce qu’il était possessif, jaloux, et qu’il ne supportait pas qu’un autre me tourne autour. J’avais totalement occulté l’effet qu’avait pu avoir sur lui le combat durant lequel j’avais été blessée, notre séparation, l’incertitude… Même si j’avais ressenti son soulagement lors de notre entrevue au parc, j’étais si obnubilée par ma culpabilité que je m’étais laissée leurrer par ses airs de petit coq sûr de lui. Alors que je savais très bien combien nous nous aimions et combien ma perte l’affecterait. Il avait peut-être été aussi trop difficile pour moi de me confronter frontalement au fait que j’avais frôlé la mort… Les conséquences, avec Mason et tout le reste, n’étaient pas agréables, elles demeuraient plus simples à gérer émotionnellement. Je n’avais jamais été douée avec les sentiments, n’importe qui vous le dirait, y compris cette incapable d’Amy !

Avec douceur, je berçais Leith jusqu’à ce qu’il retrouve son calme. J’étais étonnée que personne n’arrive pour nous déranger mais je savais que c’était pour le mieux, mon petit ami étant très fier. Il devait s’en vouloir de s’être laissé aller… sur le long terme, je considérais que ce serait quand même pour le mieux. Il ne pouvait pas vivre avec l’obsession de me perdre plus que d’habitude s’entend. « Je n’irai pas chercher Dan moi-même, je demanderai à Line de faire quelque chose pour les otages, mais je ne m’en mêlerai pas » dis-je enfin alors que Leith sortait enfin le nez de mon tee-shirt sur lequel il s’était copieusement essuyé pour sauver ce qu’il pensait être sa dignité. Bon. C’était le sien de toute façon donc tant pis ! Il m’adressa un sourire, content que pour une fois ce soit moi qui cède. « Merci Princesse » Il m’embrassa puis je pris son visage en coupe pour le regarder dans les yeux « C’est juste pour cette fois Leith, tu ne peux pas me mettre sous cloche, tu comprends ça, pas vrai ? » Je ne le lâchai que lorsqu’il eut timidement acquiescé, une ombre dans le regard. Clairement… c’était pas gagné…
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Chiara Montgomery
Chiara Montgomery
Serdaigle

Parchemins : 181
Âge : 12 ans {14.07.04}
Actuellement : 2ème année


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Ξ Sujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥    ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥   - Page 2 EmptyVen 22 Avr - 23:42

Emotive
"Mon deuxième paquet de romans était prêt. Amy se chargea de la commission avec sa légendaire (et insupportable) amabilité. Je restais près de la porte ouverte de la cellule, de telle façon que Mason ne puisse me voir."


Titre : Emotive
Couple : Chiara&Leith
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #27 : Débordement.
Personnages concernés : Chiara, Leith, Amy, Douglas, Mason.
Cadre : Univers dystopique dans le futur, Chiara est en sixième année.
Nombre de mots : 1 860.

***

Il y avait de l’électricité dans l’air et, pour une fois, ce n’était pas à cause de moi. L’unique responsable se trouvait être Douglas, muré dans la forteresse de son arrogance, qui tenait tête à ma tante avec obstination. Line était furieuse… qu’elle s’inquiète pour le sort de l’équipe détachée au sauvetage des otages détenus à Poudlard n’aidait pas son humeur. Pour la soulager, je décidais de me charger moi-même de mon « prétendant », prévenant en amont Leith pour qu’il ne me cherche pas. James et lui devaient se rendre à l’extérieur pour venir en aide à des réfugiés. Il n’était pas très à l’aise avec le fait que j’interroge Douglas mais m’interdire de parler à Mason était le maximum qu’il puisse s’arroger, ce qui ne l’empêcha pas de demander à Amy de garder un œil sur moi le temps qu’il ne serait pas sur la base. Bonjour la confiance !

« Tu es venu me rendre visite, c’est trop mignon » Je claquais la langue sur mon palais, agacé « J’en ai marre que vous me disiez que je suis mignonne Mason et toi, ça me donne l’impression d’être un chaton !
- Un chaton grognon alors.
- Si tu veux, soupirais-je avant de lui désigner la pile de romans que je lui amenais. J’ai pensé que tu aurais besoin d’un peu de lecture, pour t’occuper pendant ta séquestration.
- Trop aimable Montgomery. Ton chien de garde n’est pas là ?
- Il est sorti.
- Ah oui ? Voilà qui est intéressant.
- Doug’… je t’en prie… arrête. On était amis avant la guerre, pas vrai ?
- On pouvait voir ça ainsi. Nous aurions pu être plus si tu ne t’étais pas entichée de ton homme de Cro-Magnon.
- Tu n’es pas mon genre Doug’, et je suis à peine sûre d’être le tien, exception faite de mon physique.
- Dois-je en déduire que ton genre est un petit prétentieux qui pense que le summum de la classe est de se vêtir d’un jogging criard ? Chiara, si nous sommes vraiment amis, permets moi de te signaler que vous n’êtes pas du tout assortis.
- J’admets que je ne suis pas très fan des joggings non plus... J’étais autrement plus fan d’une version de mon petit ami sans vêtement du tout, je jugeais toutefois que ce serait poussé un peu loin les confidences. J’étais amie avec Douglas, mais pas à ce point là... Reste que c’est un critère un peu réducteur. Je n’allais pas sortir avec toi juste parce que tu savais nouer une cravate!
- Tu es un joyau Chiara, il t’empêche de briller.
- Je n’ai jamais éprouvé le besoin de briller Doug’… on se ressemble beaucoup toi et moi, mais c’est ça notre différence majeure : je ne noue pas des relations pour m’élever au-dessus des autres » Je considérai que cela suffisait pour aujourd’hui. Je n’avais pas obtenu d’information au sens strict mais j’avais au moins obtenu une confirmation… Douglas était là pour moi lui aussi. Parce qu’il en voulait à mon statut, à ce fantasme de nous deux qu’il avait nourri, mais il ne semblait pas être là pour nous espionner… encore qu’il fallait rester prudent, le garder enfermé était le plus sage.

Mon deuxième paquet de romans était prêt. Amy se chargea de la commission avec sa légendaire (et insupportable) amabilité. Je restais près de la porte ouverte de la cellule, de telle façon que Mason ne puisse me voir. « Chiara m’a demandé de t’apporter ça » Elle posa la lourde pile de livres sur l’unique table dans un bruit sourd. J’entendis même l’un d’eux glisser au sol… mes pauvres livres ! Maltraités par cette brute ! « Elle aurait pu me les apporter elle-même… » Savait-il que j’étais toute proche ? Je me raidis. « Leith est au dehors, elle ne peut pas venir te voir sans lui. Ça fait parti de leur arrangement suite à tu sais quoi ! » Un silence s’installa, je devinais qu’Amy s’asseyait près de lui… « Mason… tu es mon ami, tu le sais hein… mais Chiara Montgomery ? Vraiment ? Elle est…
- Avec ton meilleur ami. Ça va, je connais la chanson, refrain et couplet inclus !
- Non… enfin oui, aussi, mais c’est pas ce que je voulais dire ! Je trouve que c’est un peu… étonnant ? Leith a besoin qu’on lui tienne tête alors je vois bien ce qui a pu lui plaire chez elle, mais toi, je sais pas… ça me paraît un peu…
- Bête ? Proposa-t-il d’un ton las.
- Partons sur « inquiétant » ?
- Si ça te fait plaisir…
- Tu es sûr sûr d’avoir des sentiments pour elle ? T’as pas juste mal digéré un truc ? J’allais la tuer un jour. Je ne savais pas quand, je ne savais pas comment, mais je le ferai !
- Oui, Amy, je suis tombé amoureux de Chiara si c’est ce que tu voulais entendre.
- Oh, moi, tu sais… j’en avais pas besoin… Mais elle pensait que moi, si, la garce ! Et donc ? Tu penses faire quoi ? Si ton plan c’est de la piquer à Leith, je suis désolée, mais je vais devoir m’y opposer fermement. Ça vaut autant pour lui que pour ta sécurité !
- Tu crois qu’il me fait peur ? Mais je te rassure, j’ai aucun projet ou je sais pas quoi… j’ai seulement été… incapable de l’abandonner.
- Elle en a de la chance cette princesse de vous avoir tous… Même si j’ai toujours du mal à voir ce que tu lui trouves.
- Elle m’a compris, par rapport à Dan, aux choix que j’ai fait, et je suppose que quand je la voyais parler de Leith, j’étais pris par l’envie qu’elle éprouve autant de cette passion pour moi.
- C’est sûr que y’a qu’avec lui qu’elle est gentille ! Eh ! Bon, d’accord, je ne suis pas quelqu’un de très sympa mais je ne suis pas méchante non plus, je veux juste qu’on me parle pas !
- Un peu trop non ?
- Oui ! Elle lui cède tout ! Elle va en faire un enfant gâté ! » Ces paroles seront déformées, amplifiées et répétées, non mais ! Ils échangèrent encore un moment puis Amy sortit, nous allions partir toutes les deux une fois qu’elle allait fermer la porte derrière elle mais Mason était dans l’embrasure : « Chiara? Tu es là pas vrai ? » Amy me jeta un coup d’œil, je lui faisais signe que je ne pouvais pas, qu’il fallait que je reste cachée, mais elle me tira vers le morceau du couloir visible par l’intérieur de la cellule avec toute la force dont elle était capable. « Mais non Amy ! » protestais-je une fois à découvert. « Je le dirai à Leith ! » Oui. Je sais. Cette phrase était ridicule. Je l’ai regrettée aussitôt après l’avoir dite ! Les joues rouges, je fis volte face vers un Mason amusé par mes airs effarouchés. « Je ne peux pas aller plus loin, je ne vais pas te toucher…
- C’est pas du tout le problème !
- Ah oui ? Parce que c’est mignon ce rouge aux joues… Rah ! M’énerve tous les deux ! Je sentais mon agacement déborder, mon masque de froideur ayant beaucoup de mal à reprendre sa place.
- Oui ! Figure-toi que je sais pas quoi te dire alors je m’en vais. Et Amy aussi !
- D’accord, viens me voir quand même pour que je te rende les livres !
- Je vais avec elle hein ? Bonne lecture ! » lança Amy en refermant la porte devant lui, me courant après.

Il savait que j’étais là. Que j’entendais tout.  Je ne devais pas me laisser atteindre par ses déclarations. Douglas, Mason… qu’ils aillent tous les deux se faire cuire un œuf ! Je partis, drapée dans ma dignité, pour m’enfermer jusqu’au retour de Leith.

Sa mission s’étant bien passée, mon petit ami fit son retour en fin de journée. Il vérifia que tout s’était bien passé auprès d’Amy puis me retrouva pour se mettre directement à son bureau : en dépit de l’ennui que cette tâche lui inspirait, il devait faire un compte rendu écrit, ordre de Line. Pendant ce temps, je bouquinais sur le lit tout en lui jetant de temps à autre des coups d’œil furtifs. N’y tenant plus, je fermais mon livre et lui lançais : « Leith, tu m’aimes pas vrai ? » Il resta le stylo au-dessus de sa feuille, hésitant, avant de se tourner vers moi : « C’est quoi c’tte question pourrave encore ?
- Oh rien… si c’est pour que tu le prennes comme ça… laisse tomber » Il me rejoignit sur le lit, trop heureux d’abandonner la rédaction de son rapport. Je restais impassible, les yeux fixés sur le plafond. « Princesse… il s’est passé un truc pendant qu’j’étais dehors ?
- Non… Enfin… si… j’ai apporté des livres à Douglas, et Flint a déposé ceux pour Mason.
- J’ai comme l’impression qu’la suite va pas m’plaire…
- Mais non… c’est rien… c’est juste qu’il a dit à Amy qu’il m’aimait…
- L’enfoiré…
- … ça ne m’a pas fait plaisir de l’entendre de quelqu’un d’autre… j’ai trouvé que c’était bizarre.
- Manquerait plus qu’ça que ça t’plaise qu’d’autres gars te draguent, oh ! » ragea-t-il un instant avant de m’enlacer, sa main remontant de mon ventre jusqu’à ma joue malgré un léger ralentissement sur le chemin de mon décolleté. « Dis-le la première Princesse... » murmura-t-il à mon oreille avant de m’embrasser. Quand nous reprîmes notre souffle, je répondis « Convins-moi » Il me serra contre lui, faisant appel à ce qui était notre langage amoureux, des baisers passionnés. Pour autant, je sentais toujours cette angoisse qui débordait et que je ne m’expliquais pas… J’avais toujours détesté les relations sociales, trop ambigus voire hypocrites : les deux gêneurs en cellule n’allaient pas m’aider à changer d’avis ! Leith finit par interrompre ses caresses, glissant ses doigts dans mes cheveux et se relevant sur un coude pour mieux me regarder. « T’es pas avec moi là Chichi…
- Si… c’est juste que je me sens… débordée… par tous ces trucs qui nous arrivent… les missions, Mason, même Doug’ en fait…
- Hou mais c’est que le magicien d’Oz a donné un cœur à ma petite Chichi, plaisanta Leith en m’embrassant sur le front. T’es mignonne quand tu t’prends la tête Princesse! Croyez-le ou non, ça m’énervait beaucoup moins quand c’était Leith qui le disait !
- Te moque pas… je déteste me sentir émotive.
- Crois-moi Princesse, jamais personne te connaissant un minimum n’irait prétendre que tu es trop émotive. C’qui serait bizarre, ce serait que ça t’fasse rien !
- Oui, peut-être…
- Et si on reprenait là où nous en étions... » Je notais que je n’avais toujours pas eu ma déclaration… J’aurais pu céder, lui dire en premier juste pour qu’il me réponde, mais je ne me sentais pas débordée par mes émotions à ce point !
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    Chiara Heaven Montgomery
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Ξ Sujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥    ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥   - Page 2 EmptyDim 24 Avr - 0:24

Miss Catastrophe & Moi
"Trop tard, elle s’était étalée de tout son long. Leith allait se lever pour l’aider à se relever, je le retenais par le bras..."


Titre : Miss Catastrophe & Moi
Couple : Chiara&Amy
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #13 : liens.
Personnages concernés : Chiara, Leith, Amy, Mason, Dan, Opaline.
Cadre : Univers dystopique dans le futur, Chiara est en sixième année.
Nombre de mots : 1 389.

***

« Ils sont revenus ! Chichi ! Ils sont là ! » Amy était entrée à la volée dans notre chambre et se figea dans un rougissement balbutiant « Oups, pardon ! » Elle se mit une main sur ses yeux fermés avant de lever un index de l’autre « Attendez, je rentre, je ferme la porte et j’me tourne ! » J’eus à peine le temps de penser que ça paraissait un peu technique pour une telle maladroite qu’elle vacilla « Ames att... » Trop tard, elle s’était étalée de tout son long. Leith allait se lever pour l’aider à se relever, je le retenais par le bras « Des vêtements peut-être ? » Mes yeux baissés sur son corps, que je m’étais attachée à déshabiller juste avant, sembla lui rappeler son absence de tissu. « Ah oui, c’est vrai ! Dis moi pas qu’t’as peur qu’Amy voit comme j’suis trop canon et qu’elle craque pour moi ?
- Non mais Leith, vraiment, habille-toi hein… j’ai assez de traumatismes d’enfance comme ça sans ajouter ce genre de vision !
- Deux contre un, allez mon cœur, abdique !
- Roh ça va, j’plaisantais ! Mais dans dec’ j’crois que j’préfère quand vous vous frittez ! » Il passa un pantalon de jogging et un tee-shirt avant de me jeter un coup d’oeil : « Bah alors, qu’est-ce que tu glandes ? 
- Moi c’est moins grave, je suis une fille !
- Ah ouais, mais nan, sape-toi spèce d’exhibitionniste !
- C’est marrant ça me rappelle Poudlard, quand tu venais me hurler dessus pour que je me couvre dans la salle commune ! Nous n’étions pas encore ensemble à ce moment-là, ça me rendait un peu nostalgique d’y repenser.
- Dites… vous pouvez pas vous dépêcher un peu ? Le sol est moyennement confortable !
- Tu devrais y être habituée pourtant » lui dis-je en passant le tee-shirt et le peignoir que Leith me tendait. J’enlevais mes cheveux de sous le col, passant les doigts dedans pour les démêler. J’avais très envie de me les attacher mais je ne trouvais pas mon chouchou. Il y avait des jours où je soupçonnais Leith de les planquer quand je ne regardais pas, simplement parce qu’il détestait mes sempiternelles queues de cheval. « C’est bon, tu peux te relever » indiquais-je à Amy qui souffla et se releva. « Vous devriez mettre un truc sur votre porte, je sais pas moi, une casquette ?
- Parce que tu fais ça toi ? Demandais-je, plus curieuse que critique.
- Eh ! Bien sûr que non ! Je suis pas comme vous moi ! Bande d’obsédés ! Et j’ai ma propre chambre moi pour commencer !
- Pourquoi avoir ma propre chambre alors que je sais que je passerais toutes mes nuits dans celle-ci ? » En plus je rangeais au fur et à mesure, cela me semblait moins pénible que de mettre de l’ordre parce que je ne supportais plus des parchemins éparses et des vêtements froissés ! « Tu n’avais pas un truc à nous dire ? Comme tu l’as souligné, on était occupé » Quand nous étions encore à l’école, je réfrénais nos pulsions. Depuis mon arrivée à la base, je n’en voyais plus l’intérêt, même si j’étais bien consciente que passer tout notre temps libre au lit était une manière pour Leith de m’empêcher de rendre visite à Mason et Douglas. Trois jours que je n’avais pas pu descendre aux cellules… Je me consolais en me disant qu’ils ne devaient pas encore avoir terminé de lire tous les romans que je leur avais prêtés ! « Ah ! Oui ! C’est vrai ! Chiara ! La mission est revenue, ils ont réussi à ramener des otages !
- Combien ?
- Trois il me semble…
- Dan ?
- Parmi les trois !
- Ouf ! Merlin merci !
- Cool, ta dette est réglée, on peut arrêter de parler de l’aut’ con !
- Leith ! Nous exclamions-nous en chœur avec Amy.
- Je maintiens : z’êtes un peu trop raccord toutes les deux, ça m’fait flipper ! »

Laissant Leith discuter avec Amy, je passais dans notre salle d’eau – les vraies salles de bain étaient ailleurs – et me lavais un peu au lavabo avant de passer un jean. Je trouvais enfin un chouchou mais me contentait d’un chignon un peu flou. Pour le haut, je nouais le tee-shirt précédemment mis au-dessus de mon ventre, faisant l’impasse sur un soutien gorge qui chez moi était toujours plus symbolique que réellement utile. Leith prit ma place dans la salle d’eau mais fut moins long que moi, nous étions prêt pour aller voir les otages retrouvés. Repérant Dan, j’allais directement vers lui. Je savais qu’il était mal entendant, je fis attention à ce qu’il me remarque puis j’articulais : « Salut Dan, je suis Chiara, une amie de ton frère, tu me reconnais ?
- Oui… où est Mason ?
- Dans une pièce, en bas. Tu vas bien ?
- Plus ou moins. Je peux voir mon frère ?
- Oui, je vais t’accompagner. » Je vis qu’Amy et Leith étaient restés dans mon dos, rejoins par Côme et quelques autres curieux. « Eux aussi je crois » Dan ne perçut pas mon agacement, pas plus qu’il n’était au courant que je ne pouvais pas me rendre seule jusqu’à Mason.

Un peu gauches par moment, les deux frères étaient malgré tout très heureux de se revoir. Étant moi-même très proche de mes aînés, de ma famille en général, je comprenais ce qu’ils ressentaient… ainsi que le soulagement ressenti après une séparation. Tout en détestant l’humanité, je ne pouvais que remarquer l’importance des liens… ils rendaient tout plus beau. Émue, j’avais attrapé la main de mon petit ami, la tête sur son épaule.

Ensuite, il y eut un petit moment de flottement suivi d’une brusque agitation. Côme demanda quelque chose à Leith qui s’éloigna de quelques pas, lâchant ma main. Simultanément, Mason s’approcha, se penchant dans ma direction. Je reculais un peu, rencontrant le mur dans mon dos, et Amy se retrouva devant moi, puis dans son élan, Mason dut la pousser, ou alors elle perdit encore une fois l’équilibre, mais le fait est que les lèvres de la brune rencontrèrent les miennes en un smack bruyant ! « Amy ! » « Chichi ! » s’exclamèrent, surpris, les garçons près de nous. Je les foudroyais du regard par principe : ils n’y étaient pour rien mais j’étais subitement de mauvaise humeur ! « Pardon ! J’ai voulu m’interposer et ça a raté ! » s’excusa-t-elle, plus à l’intention de Leith (hilare) que de moi. « Tu vois qu’j’ai bien fait d’pas t’laisser la voir à poil ! » Je levais les yeux au ciel. Mason avait opéré un repli stratégique près de son lit. S’il y en avait bien une qui me collait depuis des années et avec qui me serais bien passée d’avoir des liens, c’était Miss Catastrophe, cependant si ça permettait de faire oublier à Leith que Mason avait tenté de m’approcher, je voulais bien lui reconnaître une vague utilité…

Line fit son apparition à peu près au moment où je songeais ainsi : « Ah ! Vous êtes tous là, parfait !  J’avais une importante nouvelle à vous annoncer : Amy, Côme, James, Leith et Chiara, vous allez accueillir au sein de votre équipe #10 un nouvel élément, Mason ! Nous avons décidé que maintenant que son frère était libre, les risques qu’il retourne auprès de MS étaient écartés !
- Hein ? D’la merde ouais ! Il veut pécho ma meuf Line !!! T’peux pas m’faire ça ! Sans déc’ !
- Justement Thomson, s’il y en a bien un qui ne laissera passer aucun signe éventuel de trahison, c’est toi ! Bon, j’vous laisse à votre petite réunion d’anciens élèves ! Créer des liens, c’est important dans une équipe ! Bisous bisous ! » Quel chef de guerre partait en disant bisous sérieux ? Je regardais les autres membres de mon équipe – Mason n’était pas le seul ajout puisqu’en réalité je n’avais pas mis un pied hors de la base depuis mon sauvetage -, vu les tensions dans la pièce, ça promettait… Quelqu’un pour me rappeler pourquoi j’avais quitté ma chambre déjà ?
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Ξ Sujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥    ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥   - Page 2 EmptySam 7 Mai - 12:45

Protections
"Leith était impulsif mais intelligent, il savait prendre les bonnes décisions. Sa propre combinaison n’était pas aussi bien fermé que la mienne, vu comme il avait toujours du mal à nouer sa cravate, ce n’était pas une grande surprise."


Titre : Protections
Couple : Chiara&Leith
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG-13
Thème : #10 : #10.
Personnages concernés : Chiara, Leith, Mason, Amy, Côme, Opaline, Niels, Eurydice, Douglas.
Cadre : Univers dystopique dans le futur, Chiara est en sixième année.
Nombre de mots : 1 882.

***

Leith bouillonnait. Notre premier ordre de mission commune était tombé. Il était furieux. Le self-control avait toujours été hors de son champ de compétence, aussi son énervement débordait-il par tous les pores de sa peau. Un livre ouvert sur les genoux, assise sur le lit, je le regardais de temps en temps faire les cent pas dans notre chambre sans y prêter grande attention, ce qui ne faisait qu’augmenter sa frustration (et peut-être que je le faisais exprès, mais ça il ne pourrait pas le prouver!). « Je t’interdis de v’nir Princesse, tu m’entends ?! » Difficile de ne pas l’entendre, c’était à peine s’il ne criait pas. « Essaie donc de m’en empêcher, qu’on rigole » répondis-je d’un ton distrait en finissant de lire ma page en diagonale. Je sentais venir le moment où mon précieux roman allait voltiger et je détestais m’arrêter au beau milieu d’un paragraphe ! « Il t’veut, putain Chiara, tu réagirais comment à ma place ?
- J’ai déjà été à ta place, Leith : les greluches, tu te souviens ? » Toutes ces filles bas de plafond qui avaient essayer d’accaparer son attention, alors que Leith m’appartenait et qu’aucune d’entre elles ne m’arrivaient à la cheville que ce soit au niveau de l’intelligence, de la classe ou de la beauté la gentillesse, là par contre… j’étais battue. Il semblait l’avoir oublié mais, à cette époque – où nous ne sortions pas encore ensemble, fait qui ne m’empêchait déjà pas d’être jalouse : pas mon trait de personnalité préféré mais quand j’aime, je tombe dans l’excès -, j’avais donné de ma personne pour attiser son amour son obsession pour moi. Jamais je n’avais fait de scènes en public ! Toute la base était au courant que Leith n’était pas content ! La honte quoi ! Mince alors ! « Rien à voir ! Elles ne comptaient pas !
- Mason non plus !
- Si ! Tu l’aimes bien ! Pourquoi tu l’aimes bien hein ? Bordel ! T’aimes personne d’habitude !
- Faux. Je t’aime toi. Et crois-moi c’est déjà du boulot.
- Tu vois ? Tu changes de sujet !
- Parce que c’est ridicule Leith ! Je veux bien t’accorder que j’apprécie Mason mais ça ne veut pas dire que je vais te tromper avec !
- Tu l’as fait pourtant » Plus la syntaxe de Leith s’améliorait, plus la situation devenait critique. Je ne pouvais pas dire que je ne comprenais pas, mon flirt avec Mason pendant ma captivité était à elle seule une excellente raison de douter de lui, voire de moi, et cela me semblait néanmoins des plus ridicules. Oui, sur le papier, Mason aurait pu me plaire : nous avions tant en commun ! Mais ce n’était pas une raison suffisante pour en tomber amoureuse. De plus, mon obsession pour mon imbécile jaloux et vociférant tendait à prouver qu’être avec quelqu’un comme moi, ce n’était pas ce qui m’attirait. Ça me paraissait évident. Pas pour Leith visiblement. Calmement, je repris en l’ayant d’abord embrassé pour faire baisser d’un cran la tension sur ses épaules : « Je l’ai fait parce que tu me manquais, à aucun moment je n’ai pensé à lui, même ce soir-là… alors, sois raisonnable. On ne peut pas se permettre d’être divisés : on doit récupérer Poudlard ».

Plus par contrainte que parce qu’il s’était subitement plié à la raison, Leith cessa ses récriminations et alla se préparer pendant que je finissais mon chapitre – mon livre avait survécu à la crise, n’était-ce pas l’essentiel ? -, ensuite ce fut à mon tour de passer notre uniforme. Je n’avais jamais mis le mien en dehors des essayages. Lui et tous les autres modèles de la base avaient été fabriqués par la cousine par alliance de mon père, Myrielle. La combinaison ressemblait bien plus à une tenue d’un film d’espionnage qu’à une tenue de sorcier mais, quoi qu’on en dise, les capes n’avaient jamais été   super pratiques pour se faufiler : combien de fois celle de mon uniforme s’était-elle prise dans les ronces de la forêt interdite ?! Je remontais la fermeture éclair sur l’avant jusqu’en haut et quand je retrouvai Leith, je sentis qu’il était partagé entre l’envie de la descendre pour me donner une allure moins stricte et celle de ne pas exposer ma gorge aux regards des autres jeunes hommes de la base, à commencer par Mason. Histoire de l’aider un peu, je lui dis avec un petit sourire malin : « Je n’ai pas mis de soutien-gorge ». Comme prévu, il soupesa cette information, et en déduisit qu’il valait mieux que j’ai l’air de la parfaite petite combattante plutôt que de prendre le risque qu’on puisse admirer plus que ma clavicule. Leith était impulsif mais intelligent, il savait prendre les bonnes décisions. Sa propre combinaison n’était pas aussi bien fermé que la mienne, vu comme il avait toujours du mal à nouer sa cravate, ce n’était pas une grande surprise. Il avait tout de même suivi les indications pour le reste de la tenue, j’espérais simplement qu’en cas de combat, personne ne viserait sa gorge.

« Équipe 10, vous êtes prêts ? » Nous nous étions alignés, Mason à un bout, moi à l’autre, Leith ayant persuadé Amy de le soutenir. Je me serais attendue à ce que Côme, lui, se montre raisonnable, cela dit je pouvais difficilement lui reprocher de ne pas vouloir discuter avec ces deux-là : quand ils étaient ensemble, ils étaient une source d’épuisement considérable. « Amy, tu peux m’expliquer pourquoi ta tenue est rouge ? » La combinaison de la brune était strictement identique à la mienne, si ce n’est qu’elle était d’un rouge voyant. « Tout le monde sait que je suis totalement incapable d’être discrète, alors je sers de diversion.
- Et moi je couvre les arrières de ma Lady, ponctua Côme qui portait très bien sa tenue noire je dois dire, et lui au moins l’avait fermée !
- Entre la Lady et la Princesse, vous avez un truc avec les surnoms dans cette équipe non ? » L’intervention de Mason causa un blanc, les deux autres garçons, pour des raisons différentes, ne sachant quoi y répondre. Je le fis pour eux : « En même temps, Amy et moi étions le fleuron de la bonne société avant que le monde sorcier ne devienne un grand n’importe quoi.
- Ouais, enfin moi j’étais plutôt le fleuron de la maladresse.
- C’est Lady Bug qu’on aurait dû t’appeler » dis-je sans animosité, simplement pour rebondir et alléger l’ambiance. « Bon, les chatons, quand vous aurez fini de papoter, on pourrait peut-être passer aux choses sérieuses ? » Je hochai la tête pour signifier à ma tante que nous l’écoutions. Elle nous présenta le plan : nous devions aller dans une des planques de MS pour récupérer une des orbes qui servait de batterie à leur magie. Tout le challenge étant moins d’entrer là-dedans que d’en sortir, nous nous en rendions tous compte. « Surtout, n’oubliez pas. Même si vous croisez certains de vos anciens camarades, s’ils sont là-bas, c’est qu’ils sont du mauvais côté » Nous le savions. Malheureusement, même dans notre famille, tout le monde n’avait pas choisi le bon camp… Sans parler de Douglas, toujours enfermé dans le sous-sol de la base.

Tout se passa très bien au départ. Nous avions réussi à rentrer, Mason, Leith et moi, pendant qu’Amy et Côme avaient attiré les gardes à l’extérieur. Miss Catastrophe était étonnamment agile quand elle se battait, comme si elle oubliait de tomber dans le feu de l’action. Nous perdîmes le contrôle de la situation quand, une fois devant l’orbe, nous tombâmes nez à nez avec Koning. « Tiens, tiens, des rats se sont faufilés dans le navire ? » il nous lança une rune d’air qui nous projeta contre le mur, j’en eu la respiration momentanément coupée aussi chuter durement sur le sol fut presque un soulagement car je me sentis moins oppressée. Avec ma baguette, je lui lançais un sortilège, Leith et Mason firent la même chose. Nous étions trois, il était seul, la surprise de son apparition passée, nous dominions le combat… jusqu’à ce que des entraves végétales nous lient au sol. D’où venait ce sort ? Je cherchai le nouvel ennemi des yeux alors que je m’attaquais avec des flammèches aux lianes pour les couper. Mason et Leith furent à cet égard plus rapides que moi et étaient en train de m’aider à me détacher, soudainement beaucoup moins préoccupés par leur rivalité. Si notre position n’avait pas été aussi critique, j’aurais trouvé ça touchant.

La silhouette devint visible à la lueur de l’orbe. « Eurydice... » murmurais-je sombrement en reconnaissant mon ancienne camarade de maison qui, comme Amy et moi, avait grandi dans les salons mondains. Vêtue d’une robe d’un mauve très foncé qui moulait sa silhouette tout en renforçant la pâleur de sa peau, elle nous fixait de ses yeux clairs. Je crus y lire un peu de tristesse alors qu’elle gardait sa baguette pointée sur nous. Elle tendit sa main libre à Niels qui la prit comme s’il allait l’accompagner sur une piste de danse plutôt qu’en plein affrontement. Mason attaqua, elle repoussa sa tentative sans effort apparent. L’effet de sa magie nous sépara tous les trois chacun à un endroit de la pièce puis elle tourna sa baguette vers moi. « Non ! » Leith courut dans ma direction en même temps que Mason. Pourquoi faire ? Eurydice me fixait et je vis ses lèvres muettes former le mot silencieux « désolé » alors que sa magie emplissait la pièce et fonçait droit sur moi. Comme un animal pris dans les phares d’une voiture, je ne parvenais ni à fuir, ni à riposter. Des larmes me montèrent aux yeux alors que je me souvenais que j’avais promis à Leith que ça irait. Je fermais les paupières, me préparant à l’impact inévitable.

Rien. Je rouvris précipitamment les yeux : Leith était au sol, le torse et la gorge brûlée. « LEITH ! » hurlai-je en me jetant sur lui comme pour le protéger. Mason m’attrapa le bras : « On dégage, laisse-moi le porter » avec autorité, il me poussa tout en nous protégeant d’un nouveau sort, plus inoffensif que l’attaque d’Eurydice, de la part de Niels. Celle-ci avait d’ailleurs posé la main sur l’épaule de son camarade. L’intimait-elle de cesser les hostilités parce qu’ils avaient gagné ? Je m’en fichais. Je ne pensais qu’à Leith. Il n’était pas sensé s’interposer. C’était moi qui faisais ce genre de chose, pas lui. Mason assura notre retraite et quand nous retrouvâmes Amy et Côme, ceux-ci comprirent sans que nous ayons besoin de leur expliquer qu’il s’était passé quelque chose de grave.

Nous rejoignîmes le portauloin prévu pour notre fuite et atterrirent dans la base. « Une équipe médicale ! Vite ! » appela Mason alors qu’Amy, sous le choc de l’état de son meilleur ami, restait assise par terre à sangloter. « C’est ma faute... » murmurais-je avant de me lever et de fuir le reste de mon équipe. Mason me rattrapa et me prit dans ses bras avec force. « Ils s’occupent de lui, ça va aller… » S’il disait la vérité, pourquoi sa voix tremblait-elle ?
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Ξ Sujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥    ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥   - Page 2 EmptyDim 8 Mai - 11:10

Serments
"Le troisième jour, Leith commençait à montrer des signes de faiblesse inquiétants. L’angoisse me rongeait, pourtant je restais toujours aussi fixement immobile, inactive… Je ne savais pas ce qui sortirait si j’ouvrais les digues, aussi préférais-je me taire. Mason fut le dernier à venir me voir."


Titre : Serments
Couple : Chiara&Mason
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG
Thème : #11 : Fleurs.
Personnages concernés : Chiara, Leith, Mason, Douglas + Opaline, Amy, Candys et Noé cités.
Cadre : Univers dystopique dans le futur, Chiara est en sixième année.
Nombre de mots : 1 244.

***

Après quelques heures durant laquelle on m’interdit d’entrer dans l’infirmerie, le diagnostique tomba : si les dommages physiques apparents étaient faciles à soigner, le sortilège d’Eurydice agissait comme un poison qui laissait Leith plongé dans le coma. Personne ne savait en contrer l’effet. J’encaissais la nouvelle, mais je l’encaissais mal. Je restai assise sur le rebord du lit sur lequel mon petit ami inconscient était étendu. Ma main serrait la sienne, le regardant sans le voir vraiment, prostrée dans une douleur qui n’avait plus de larmes.

Le troisième jour, Leith commençait à montrer des signes de faiblesse inquiétants. L’angoisse me rongeait, pourtant je restais toujours aussi fixement immobile, inactive… Les jumeaux, Opaline, tout le monde, même Amy, vinrent essayer de me faire quitter son chevet ou, à défaut, de me faire parler. En vain. Je ne savais pas ce qui sortirait si j’ouvrais les digues, aussi préférais-je me taire. Mason fut le dernier à venir me voir. Il avait été acheter des fleurs chez les moldus, ce que je trouvai après coup être idiot : nous ne devions pas sortir n’importe quand, n’importe comment ! Sur le moment, cependant, je m’en moquai. Seul Leith m’importait : après nous le Déluge…

Mason posa le bouquet sur le chevet après en avoir extraite une qu’il me tendit. Une violette. « Je t’aime en secret » dans le langage des fleurs. Sûrement qu’en temps normal, je lui aurais dit qu’à ce stade on ne pouvait plus parler de secret, mais je n’étais pas d’humeur pour un débat. C’est bien simple, je ne réagis pas du tout, c’est à peine si je regardai la fleur, mes yeux revenant sans arrêt au visage crispé de fatigue de Leith. Si au moins, il ne dépérissait pas…

Face à mon absence de réaction, mon ancien camarade de classe se pencha sur moi, la violette toujours à la main, et m’embrassa. Là encore, je n’eus pas même un mouvement de surprise. Il chercha à capter mon regard, prenant mon visage dans ses mains. « Réagis Chiara ! Ce n’est pas en restant là, à ne rien faire, que tu vas le sauver ! » Il disait vrai, mon comportement actuel ne menait à rien, ma propre impuissance me rendait malade… « Je te promets que si je savais comment aider Leith, même si j’le déteste, je le ferai… mais je n’ai jamais appris cette magie... » Mason cherchait à combler le silence, il ne croyait plus que je lui répondrai, aussi fut-il surpris quand il sentit que je posais ma main sur la sienne, mon regard ayant retrouvé un éclat d’intelligence : « Tu n’as pas appris cette magie ? ». Je voyais qu’il pensait que j’étais en train de devenir folle, car comment expliquer autrement l’excitation dans ma voix ? « N...non. Il n’y avait que les préférés de Blomberg, ceux en qui elle avait confiance, qui pouvaient apprendre tous ces trucs. J’suis désolé Chiara, moi je… » Cette fois je bondis du lit sur mes deux pieds, frappée par l’évidence : « Toi non ! Mais on connaît quelqu’un qui correspond à cette description ! ». Mason comprenait enfin où je voulais en venir, sa pâleur subite ne laissait aucun doute à ce sujet. « Non non non ! Chiara, il ne t’aidera pas ! Ou alors il te demandera de le libérer !
- Alors il sera libre. Je suis prête à sauver Leith à n’importe quel prix.
- Ils ne te laisseront pas faire un truc pareil…
- Ils n’auront pas leur mot à dire » Je me dirigeais vers la sortie, ne me retournant vers Mason qu’au dernier moment : « Bon, tu viens avec moi ou pas ? » Il me rejoignit en soupirant : « Tu vas me rendre dingue, tu le sais ça, hein ? » Je lui accordai mon premier sourire depuis des jours bien qu’il se teinta de tristesse lorsque mon regard passa sur mon amoureux au bois dormant. « Leith te dirait que c’est ce qui me rend spéciale » Elle l’avait mis hors de lui dès la première rencontre. Vu qu’ils avaient à peine onze ans à ce moment-là, elle n’était pas certaine qu’il ait fallu y voir les prémices d’un grand amour, en revanche, dès cet instant, ils ne purent plus s’éviter. Ce souvenir lui serra le cœur, elle accéléra le pas pour faire passer la sensation.

Quand j’entrai dans la cellule de Douglas, ce fut avec une énergie qui ne me ressemblait pas. Comme lors de mon emprisonnement, je perdais le contrôle de mes nerfs. Je n’étais pas sans voir le point commun entre les deux situations : le risque de ne plus jamais revoir mon petit ami sain et sauf. « Tu peux le sauver ? » commençais-je sans préambule. « Montgomery… je savais que tu finirais par venir me voir.
- Réponds Doug’, est-ce que tu peux guérir Leith ?
- Possible, mais pourquoi l’aiderais-je ?
- Si tu le soignes, je te rendrais ta liberté, tu as ma promesse.
- Hum… laisse-moi réfléchir… ah, voilà, c’est ça : non.
- Quoi ? Mais pourquoi ? Doug’ !
- Je me suis constitué prisonnier pour être au même endroit que toi Montgomery, partir en te rendant ton copain n’a aucun intérêt dans mes plans.
- Donc ce que tu veux, c’est…
- Chiara ! Tu ne vas pas faire ça ? Douglas, arrête ça et aide-la, merde !
- Hors de question. Je ne suis pas un prince charmant, je ne sauve pas les princesses en détresse comme toi Mason, moi je me donne les moyens de ma réussite. Chiara, si tu veux que je soigne Thomson, tu sais ce que j’attends de toi… » Un silence plana dans la pièce, Mason cherchait comment me persuader de refuser, Douglas me fixait avec décontraction, quant à moi je serrai les poings. Si Leith ne se réveillait pas bientôt, le sortilège le tuerait. Le monde entier pouvait s’écrouler que ça ne me ferait pas céder à un chantage, mais là, il s’agissait de Leith… même s’il devait me détester après ça, je ne pouvais pas le laisser mourir. C’était la seule fin que je ne pouvais pas tolérer. « Très bien. Je partirai avec toi et je t’épouserai, mais avant tu dois soigner Leith. Tu dois le jurer par serment inviolable. Mason, tu saurais être l’enchaîneur ? » Notre camarade déglutit mais me fit signe que oui.

Je pris la main de Douglas, Mason posa sa baguette et prononça la formule. J’attendis que mon « fiancé » parle le premier : « Je jure de soigner Leith Thomson de façon à ce qu’il guérisse complètement du sort lancé par MS ». La chaîne magique s’enroula autour de son poignet, c’était à mon tour de parler : « Je jure de me marier avec toi le jour de mes 17 ans en échange de la vie de Leith ». Prise d’une inspiration subite, je demandais à Douglas d’ajouter une clause, sa chaîne s’agrandit quand il accepta : « Je jure de ne jamais blesser Leith Thomson, même sous la provocation ». Le risque que Leith tente de me récupérer par la force existait, je refusais qu’il soit de nouveau blessé, surtout par Douglas avec qui j’allais être obligée de rester, aussi me donnais-je des garanties. Mason valida le serment dans une gerbe d’étincelles rouges.

Mon destin était scellé… mais pour la vie de Leith, ça en valait la peine.
GASMASK


    Chiara Heaven Montgomery
    “C'est la personne humaine, libre et créatrice qui façonne le beau et le sublime, alors que les masses restent entraînées dans une ronde infernale d'imbécillité et d'abrutissement.” + aeairiel.
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Chiara Montgomery
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Serdaigle

Parchemins : 181
Âge : 12 ans {14.07.04}
Actuellement : 2ème année


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Ξ Sujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥    ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥   - Page 2 EmptyLun 9 Mai - 8:53

Au Revoir
"Comme ils me connaissaient mal… Si j’avais facilité la fuite d’Amy et les autres la première fois, c’était en pensant sauver Leith au passage. Je n’avais rien d’une héroïne, j’étais juste amoureuse."


Titre : Au Revoir
Couple : Chiara&Leith
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : PG-13
Thème : #18 : "dites ahhh".
Personnages concernés : Chiara, Leith, Mason, Douglas.
Cadre : Univers dystopique dans le futur, Chiara est en sixième année.
Nombre de mots : 797.

***

« Dites ahhh ! » Le médicomage auscultait Leith sans comprendre par quel miracle il avait pu guérir. J’ai menti éhontément en disant que c’était moi, qu’à force de recherche, j’avais trouvé un contre-sort. Bien qu’incrédule, personne ne remit ma parole en cause : pourquoi l’auraient-ils fait ? J’étais la nièce de notre commandante, la sœur des jumeaux, éminents membres de la Résistance, et j’avais permis la fuite d’une bonne partie de nos alliés de Poudlard en me sacrifiant quelques mois auparavant. J’étais une héroïne pour eux, pas une traître en puissance. Comme ils me connaissaient mal… Si j’avais facilité la fuite d’Amy et les autres la première fois, c’était en pensant sauver Leith au passage. Je n’avais rien d’une héroïne, j’étais juste amoureuse.

« Ah ! J’vais bien ! Foutez moi la paix un peu ! » protesta Leith en gesticulant sans force. Il était sauvé, mais il lui faudrait plusieurs jours pour se remettre. Au moins ne risquait-il pas de se lancer à ma poursuite, pas tout de suite. « Laissez-nous je vous prie, il a besoin de dormir » intimais-je avec toute l’autorité que mon arrogance me conférait. Intérieurement, pourtant, j’étais bien loin de ressentir la sérénité que j’affichais. Mason avait emmené Douglas à l’extérieur, je devais les rejoindre dès que Leith s’endormirait, ces quelques heures m’ayant été accordée une fois l’ouvrage de Douglas accompli pour me permettre de dire au revoir.

Lorsque je fus seule avec mon petit ami, je m’assis près de lui et l’embrassais longuement, tendrement… j’aurais voulu que ce baiser dure à jamais. « Princesse ? » Le bleu des yeux de Leith cherchait l’émeraude des miens. Je craignais qu’il n’y lise mon trouble, je ne le fuyais pas cependant : je serai contrainte de le faire bien trop vite à mon goût. « Ce n’est rien mon cœur, je suis juste… soulagée. Tu m’as inquiétée… ne me fais plus jamais une peur pareille, d’accord ? » Leith m’attira contre lui. Il n’avait pas encore la force de le faire vraiment mais je suivis son mouvement, me blottissant contre son torse, m’allongeant à ses côtés tout en me retenant de pleurer. Il déposa un baiser sur mes cheveux : « S’il l’fallait, je l’referai Chichi. On s’protège l’un l’autre, pas vrai ? » Mes yeux me piquaient de plus en plus. « Oui, on se protège. Mais tu devrais te reposer maintenant, tu en as besoin » Il ne me restait plus qu’à attendre qu’il s’assoupisse.

Lorsque son souffle fut lent et régulier, je me dégageai, sortant du lit, et je sortis de ma poche la lettre que je lui avais écrite. Celle où je lui expliquais ce que j’avais dû faire pour le sauver. Parce qu’on se protégeait l’un l’autre, il l’avait dit lui-même. Je posais l’enveloppe près de sa joue, l’embrassais une dernière fois, et je transplanais.

La lettre disait :
« Leith,
quand tu liras ces mots, je serai partie.

Je n’ai pas trouvé de contre-sort.

Tu risquais de mourir alors j’ai passé un marché avec le seul ici qui puisse te sauver : Douglas. En échange de ta vie, j’ai juré par serment inviolable de l’épouser.

Je n’ai pas d’autres choix que de tenir parole, sinon c’est moi qui mourrais.

Tu m’as dit que, s’il y avait une prochaine fois, je devais croire que tu viendrais me chercher. Tiens ta parole toi aussi : ta mission sera d’enlever la mariée ! Je suis obligée d’épouser Douglas, mais je n’ai rien promis pour ce qui était de la vie maritale !

Essaie de t’en souvenir lorsque tu seras en colère contre moi.
Ou alors dis-toi que je suis simplement trop égoïste pour accepter un monde dans lequel tu n’existerais plus.

D’ici à nos retrouvailles, je vais tâcher de supporter Douglas.
Pense bien à moi et à tous ces soliloques ennuyeux que je vais devoir supporter !

Je t’aime plus que tout.

Ta Princesse,
Chiara Heaven Montgomery »


Je n’avais pas trop insisté sur les aspects dangereux de ce mariage. Leith aurait tout loisir de les envisager lui-même aussi avais-je préféré concentrer son attention sur mon plan : me marier comme promis puis me faire la malle. Plus facile à dire qu’à faire, surtout que Douglas devait s’y préparer, mais d’ici mon anniversaire, je trouverais bien une stratégie. Ou Leith en trouvera une. Ne pas perdre espoir me paraissait essentiel. Et puisque nous étions tous les deux en vie, il était encore permis.

« Chiara, tu es prête ? » J’acquiesçais et prit la main de Douglas, non sans avoir glissé à Mason en passant : « Prends soin de lui pour moi.
- Compte sur moi ». Et voilà : il était l’heure de me jeter dans la gueule du loup !
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Ξ Sujet: Re: ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥    ♥ Les 30 baisers de Chiara ♥   - Page 2 EmptyHier à 14:51

Entourée d'ennemis
"C’était ça, mon vrai jardin secret, tous les plans que j’allais mettre en branle pour rester en vie tout en conservant mon honneur. Ici, il n’y aurait personne à qui me confier. J’étais totalement seule."


Titre : Entourée d'ennemis
Couple : Chiara&Douglas
Rating (G, PG, PG-13, R, NC-17) : R
Thème : #8 : Jardin Secret.
Personnages concernés : Chiara, Douglas, Niels, Eurydice, Sean (cité), Leith (cité).
Cadre : Univers dystopique dans le futur, Chiara est en sixième année.
Nombre de mots : 1 138.

***

« Ta chambre te plaît ? » Comme par une sorte d’ironie du sort, Douglas m’avait ramenée, non pas à Poudlard ainsi que je l’eusse cru, mais au manoir dans lequel nous étions entrés par effraction quelques jours auparavant avec mon équipe, entraînant la blessure de Leith et ma présence actuelle. Le destin a un drôle de sens de l’humour… « La bibliothèque paraît bien fournie, c’est un bon point » répondis-je avec un sourire distant. Je n’avais pas l’intention de m’en prendre à Douglas, d’être désagréable avec lui alors que nous avions un marché. Contrairement à ma période seule à Poudlard, je n’étais pas prisonnière. Il n’y avait aucune barrière magique, aucune entrave d’aucune sorte, si ce n’est le serment que j’avais fait. À quoi bon essayer de m’échapper alors que je devrais de toute façon revenir pour le mariage ? Aucun intérêt. J’allais avoir dix-sept ans six semaines plus tard, autant de jours que je devrais passer en compagnie de Douglas et de certains membres de MS. Je pouvais y arriver : Leith et ma famille me manquerait, évidemment, mais avec tous les derniers événements j’avais des tonnes de lecture en retard, j’allais juste avoir l’occasion de le rattraper ! « Allez Montgomery, fais comme chez toi, personne ne viendra t’embêter ici, ce sera ton jardin secret.
- Personne, personne, ou juste toi ?
- Je viendrai te rendre visite si nous ne nous croisons pas dans le reste du manoir mais je suis un gentlemen, je frapperai à la porte avant d’entrer » Un vrai gentlemen n’aurait pas mis en balance la vie d’une personne pour en épouser une autre mais je ne jugeais pas utile d’aller sur ce terrain-là. « Apporte-moi des fleurs à chaque visite alors, pour le côté jardin, et demande aux employés de Murphy de me faire parvenir quelques croquis pour la robe de mariée. Je veux quelque chose de classique, et de l’ivoire plutôt que du blanc, cela conviendra mieux à mon teint. Tu dois aussi te charger de nous trouver des alliances. Pas d’église et pas de prêtre ou de pasteur, je suis athée, mais tu peux organiser une cérémonie laïque si ça t’amuse. Des questions ? » Je fixais mon fiancé d’un air indifférent mais sans hostilité. Il s’agissait d’un contrat dont j’allais remplir ma part aussi sérieusement que possible, mais avec quelques limites. En réalité, si je refusais que nous nous marions à l’église, ce n’était pas uniquement par absence de croyance religieuse. Les mariages religieux n’autorisaient pas le divorce, et une annulation pour non consommation reviendrait à nier mon serment, or je comptais bien me débarrasser de Douglas après toute cette mise en scène, donc rien d’irrémédiable ne devait être accompli. Mon ancien ami ne parut pas suivre ce chemin de mes pensées, trop satisfait que j’organise déjà nos noces pour voir le piège tendu au-delà de celui-ci.

C’était ça, mon vrai jardin secret, tous les plans que j’allais mettre en branle pour rester en vie tout en conservant mon honneur. Ici, il n’y aurait personne à qui me confier. J’étais totalement seule. Et tomber sur Eurydice le lendemain de mon arrivée alors qu’elle était la cause directe de tous mes problèmes ne fit qu’ajouter à mon impression d’être entourée par mes ennemis. Une part non négligeable de moi avait très envie de lui sauter à la gorge et de griffer son petit visage de sainte, mais celle qui l’emporta fut ma part raisonnable. Pourtant, j’avais beaucoup de mal à cacher mon hostilité : cette fille avait failli tuer Leith ! C’est même la première chose dont elle me parla via son écritoire lorsque nous nous retrouvâmes face à face. « Si tu es ici, c’est que Leith va bien ? » Elle paraissait compatissante, pourquoi ? Tout était de sa faute ! « Oui, Douglas l’a sauvé » Pas par bonté, certes, mais c’était toujours mieux que rien ! « Tu as dû être déçue de m’avoir ratée » dis-je froidement. « En fait, c’est vrai. Si tu avais pris le sortilège, comme je l’avais prévu, Douglas t’aurait soigné sans contrepartie » Je fronçais les sourcils « Tu es dans quel camp exactement ? »

Eurydice était sur le point de faire apparaître sa réponse sur son écritoire mais elle stoppa son geste quand Niels apparut. Elle signa quelque chose à son intention, le danois lui répondit dans la même langue, m’excluant de leur échange – je devrais peut-être me mettre à apprendre la langue des signes pour survivre à ces six semaines -, avant de se tourner vers moi : « Ne pose pas de questions stupides Montgomery, Eurydice est dans le camp de son père, et dans le mien ». Je notais que la première concernée levait discrètement les yeux au ciel. On disait beaucoup que Leith et moi étions bizarres, mais ces deux-là étaient pires, je n’étais même pas capable de dire s’ils étaient ensemble ou non ! Peu sensible à notre agacement à toutes les deux, Niels enchaîna : « Vous auriez dû saisir l’opportunité que vous laissez Eurydice, mais vous êtes bien trop impulsifs » ce qui ne sonnait pas comme un compliment. Remarquez, je n’étais pas loin d’être d’accord avec lui, chez les résistants on avait plus tendance à agir sous le coup de l’impulsion que d’un vrai plan. « Laisse-la tranquille Koning.
- Mais qui voilà ? Douglas revenu parmi nous, j’entendais une note d’agressivité dans sa voix. Le chouchou de Freja s’entendait-il mal avec le petit prince de celle-ci ? Intéressant !
-  Toujours un plaisir pour moi aussi. Maintenant, si tu le permets, je vais ramener ma fiancée à sa chambre » Il prit mon bras, je le laissais faire car je préférais m’éloigner de Niels, sûrement le plus dangereux des personnes présentes dans cette maison avec sa comparse Karen.

Une fois de retour dans mon antre, je le lâchais. Il se pencha sur moi pour m’embrasser lorsque nous eûmes franchi la porte, je ne répondis pas à son baiser mais n’eus pas le temps de l’esquiver. Tant pis. Il se tourna ensuite pour me montrer qu’il avait emmené quelques plantes en pot. « Pour égayer ton jardin secret, comme tu me l’avais demandé » je lui donnais congé après quelques remerciements d’usage et, une fois seule, je m’occupais des fleurs, leur cherchant une place idéale, tout en faisant marcher mon cerveau au maximum de ses capacités : vu de l’extérieur, MS semblait être un groupe homogène, mais la scène à laquelle je venais d’assister prouvait que tout était bien plus complexe… Ainsi occupée, je ne pensais presque pas à Douglas, ni à Leith, mais quand vint l’heure de dormir, j’effleurai mes lèvres du bout des doigts en ravalant mes larmes. Je n’avais pas envie de vivre ça pendant six semaines… seulement je n’avais pas d’autres choix.
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