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 [Thème] C'est qui ceux-là ? [PV Joséphine]

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Prudence Faraday
Prudence Faraday
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MessageSujet: [Thème] C'est qui ceux-là ? [PV Joséphine]   [Thème] C'est qui ceux-là ? [PV Joséphine] EmptyLun 28 Déc - 19:57

Prudence traînait des pieds, au moment d'entrer dans la Grande Salle. Non que la jeune fille ne fût pas ravie à la perspective du banquet - s'empiffrer de tout ce que les esclaves elfes de maison avaient préparé pour l'occasion suffisait à son bonheur - seulement, elle ne comprenait pas bien pourquoi il fallait célébrer la venue des incompétents du Ministère. Après tout, ce n'était pas exactement comme s'ils s'étaient révélés très efficaces pour empêcher l'enlèvement de Viska ou, pour ce qu'elle en savait, faciliter sa libération. La Poufsouffle avait donc à peu près autant envie de lever son verre en leur honneur, que d’aller tailler la bavette avec l’insipide Dahlia ou de jouer attrapeuse au prochain match demander des cours particuliers à Heaven-miam-des-foies-de-crapauds Gibson.

Elle coula un œil noir en direction des représentants du Ministère, installés à la table des professeurs, avant de se laisser tomber sur une place laissée libre (selon ses propres standards : « Bouge tes fesses que je m’y mette… ») entre Joséphine et une minuscule fillette de deuxième année, qui s’écarta si vite, quand elle aperçut Prue, que cette dernière se demanda s’il ne s’agissait pas de l’élève à laquelle elle avait volé après intimidation confisqué tout un paquet de pétards mouillés du Docteur Flibuste, un an auparavant, exploit qui lui avait valu quelques minutes de plaisir… Et des heures de retenue en compagnie du Professeur McGonagall, laquelle n’avait, décidément, pas le moindre sens de l’humour.
- Franchement, grommela-t-elle à l’intention de son aînée, il n’y a pas de quoi se pavaner et sortir la vaisselle de fête. Qu’est-ce qu’ils ont fait, pour l’instant, à part courir sans succès après Symphonie ? Sérieux, si Viska avait dû compter sur eux pour sortir de sa prison, elle y serait encore.

Avec un soupir dédaigneux, Prudence se détourna de la table principale, et chercha Viska du regard, au milieu de la marée vert et argent des Serpentards. Elle n’avait quasiment pas croisé son amie, depuis qu’elle avait échappé aux griffes de son père : son petit-ami (une étrange créature sur laquelle l’Irlandaise ne parvenait pas à se fonder une opinion) l’entourait d’un empressement jaloux qui rendait toute approche difficile. Bien entendu, Prudence comprenait les inquiétudes de Jensen, mais elle ne pouvait s’empêcher de le surnommer, par devers elle, « le Dragon », quand elle le voyait couver Viska au point – estimait-elle – de la couper de ses amis, dont l’affection était tout aussi salvatrice que la sienne. N’étant pas parvenue à repérer la blonde chevelure de la jeune fille, parmi celles de ses camarades, Prue reporta son attention sur Joséphine trop aimable.

- S’ils sont là pour renforcer le bouclier du château, c’est qu’ils s’attendent à ce que Magicis Sacra s’en prennent de nouveau à Poudlard, non ? Tu crois que Freja prévoit sérieusement de lancer une attaque sur l’école, au risque de perdre certains de ses toutous, juste pour récupérer Viska ? Elle garda un instant le silence, et fronça les sourcils. Visiblement, quelque chose la turlupinait : Franchement, moi, j’pense que la Menace s’en bat l’œil avec une patte d’hippogriffe, de Viska. J’veux dire, si elle était importante à la réalisation de leur plan, Freja aurait pu en faire ce qu’elle voulait il y a deux ans : elle l’avait carrément sous la main ! Et j’vois mal son père débarquer comme une fleur alors que tout le monde est sur les dents. Il n’est quand même pas taré à ce point… Ajouta-t-elle, avec une naïveté charmante. Après tout, Nathan était le frère d’une baronne de la drogue connu pour ses accès de violence folle.
De nouveau, Prudence se tut, et tourna un œil morne vers la table des Professeurs. Elle aurait aimé que McGonagall se dépêche de délivrer son discours pontifiant sur les joies de la collaboration entre gens de bonne volonté, seule garante de la construction d’un avenir radieux, pour que les plats puissent se remplir. Elle avait un devoir de sortilèges à terminer avant d’aller se coucher, et ne tenait pas à passer la nuit dessus. Les larges cernes violets qui s’étalaient sous ses yeux la défiguraient déjà suffisamment, inutile d’ajouter une nouvelle nuit blanche à son déficit de sommeil actuel.

L'espace de quelques minutes, son esprit dévia sur l'insouciance qui était la sienne, un an auparavant seulement. Si on lui avait prédit qu’elle se mettrait à travailler comme une brutasse ( « Le Sinistros, ma pauvre chérie ! »), elle aurait probablement éclaté de rire. Pourtant, son bulletin désastreux de quatrième année et les convocations, tant chez le Professeur McGonagall ( « Dites-moi au nom de quoi je devrais valider votre passage en cinquième année, Miss Faraday ? Vous avez fait preuve d’un dilettantisme coupable tout au long de l’année ! ») que chez sa directrice de maison ( « C’est à se demander ce que vous faites à Poufsouffle, Prudence. Le couplet sur le travail acharné et la pugnacité sans faille vous a visiblement échappé, au moment de la répartition… ») avait réussi là où des années de remontrances maternelles avaient échoué. Sans compter que la perspective de finir par épouser une carrière lénifiante au possible ( « Vous avez toujours rêvé d’élever des verracrasses ? Ne cherchez plus, la ferme des mollusques est pour vous ! Grands espaces, contact direct avec les animaux et laitue à volonté, une vie de rêve vous tend les bras ! »), faute de BUSE suffisantes pour pouvoir prétendre aux corps de métiers susceptibles de l’intéresser, avait fini par la convaincre qu’il était grand temps de se mettre au travail.

Prudence s’efforça de faire fi des grognements de son estomac, que la vue des assiettes vides semblait gravement offenser, pour poursuivre bravement :
- Tu crois que McGo est contente, de tout ce tralala ? Je sais qu’elle s’entend bien avec la Ministre démission !, mais de là à cirer les pompes de ses subalternes… Enfin, tant qu’on ne nous oblige pas à leur faire la révérence quand on les croise dans les couloirs… La Poufsouffle eut une grimace éloquente, tandis que l’image d’une file d’élèves allant, les uns après les autres, présenter leurs hommages aux employés londoniens, lui traversait l’esprit. Je ne me vois pas du tout travailler pour le Ministère… conclut-elle, d’un ton féroce.

[1042 mots]
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Joséphine De Guise
Joséphine De Guise
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MessageSujet: Re: [Thème] C'est qui ceux-là ? [PV Joséphine]   [Thème] C'est qui ceux-là ? [PV Joséphine] EmptyMar 29 Déc - 20:34

Joséphine était si absorbée par tout un tas de problèmes qui n'avaient rien à voir avec la fugue l'enlèvement de Viska que la disparition de celle-ci avait ajouté à sa charge mentale je ne te remercie pas. En dehors du fait que l'enlèvement d'une élève dans l'enceinte de l'école était traumatisant (et elle s'y connaissait en traumatisme on l'avait agressée à la chauve-souris), il fallait ajouter à ça le fait qu'il s'agisse de Viska Spingate la nièce d'une baronne de la drogue : à savoir une amie – une copine, tout du moins – tout d'abord, qu'elle avait connu via la BAM et pour qui elle avait beaucoup d'affection, mais aussi une personne qui comptait beaucoup pour Alan et Prue, à qui elle tenait beaucoup. Leur état psychologique la touchait aussi.
Mais ce n'était pas tout : Viska était également une proche amie de Victoire, la petite-amie de Ted' et ce qui touchait à son meilleur ami la concernait également. La disparition de la Serpentard avait traumatisé toute l'école, et Joséphine comme tout un chacun priait pour que les séquelles de la belle blonde ne soient pas irrémédiables, maintenant qu'ils l'avaient récupérée grâce à l'aide du Ministère.

Ajoutez à cette disparition la gestion du club de duels et une charge de travail colossale en matière de révisions, tant en potions qu'en botanique ses matières 'fétiches' dirons certains, mais aussi dans toutes les autres matières que la Française ne comptait pas négliger hormis l'Histoire de la Magie parce que tout le monde s'en tape et vous obtiendrez un volcan au bord de l'éruption. La sorcière en venait à peiner cacher des cernes qui, plus les jours passaient, tiraient de plus en plus sur le violet : la faute à des nuits de sommeil de plus en plus courtes et aux ronflements incessants de Tempérance quand elle avait trop bu.
La Française peinait également à cacher à ses amis ses projets futurs : beaucoup étaient sceptiques sur le fait qu'elle voulait devenir une langue-de-plomb, elle qu'on avait toujours imaginée auror ou au pire Tireur de baguette magique d'élite les parents pauvre de la Justice. L'excuse du 'je veux toucher à tout' semblait faire mouche, mais les premiers retours avaient été mitigés, il était vrai. Pour les autres, trop occupés à gérer des vies aussi remplies que la sienne (entre les BUSEs et les ASPICs, le Quidditch et les agressions les flirts), ils n'avaient pas le temps de penser à ça.
Ça l'arrangeait, son serment inviolable avec Minerva lui interdisait de plus se répandre en explications : elle pouvait parler de ses motivations - bien évidemment - mais jamais ô grand jamais de ce qu'elle allait faire dans le Département des Mystères les cafés.
Ajoutez à ça que voir Noé à chaque cours commun avec Serpentard la remplissait de confusion : elle préférait ne pas y penser, mais c'était compliqué étant donné qu'ils étaient souvent amenés à se voir. La présence du vert et argent lui donnait l'impression d'être une petite gourgandine de 14 ans dont le coeur battait la chamade à la vue du beau gosse du lycée. Sa seule consolation était qu'elle ne pouvait rien faire contre les phéromones et que réussir ses ASPICs était plus important que tout le reste Noé devait donc mourir.

La jeune fille fut sortie de ses pensées par Prudence, qui venait de s'asseoir à côté d'elle mais vas-y, je t'en prie : fais comme chez toi :

- Je n'aurai pas mieux dit. Rétorqua Joséphine, absorbée par la table des Serpentard encore une : elle était loin de porter les aurors du Ministère dans son cœur. Pas qu'elle les détestait, non elle les méprisait, mais elle les trouvait juste incompétents. C'était plus facile de ne pas les trouver bons que de se figurer que la Menace était si puissance que même les Aurors d'Harry Potter ne pouvaient en venir à bout.
Elle porta son regard sur la blondinette qui venait de s'asseoir à la table des Poufsouffle : pour la première fois de leur vie, les deux jeunes filles avaient la même couleur de cheveux Attends, mais toi aussi tu utilises le shampoing McMillan Force et brillance extrême, non ? Tes pointes sont sublimes !

- Je pense comme toi que MS se fiche de Viska : ils ont aidé ce psychopathe à entrer dans l'école, mais ils s'en mordent les doigts maintenant. Jo' était convaincue que ce 'plan' n'était pas celui de Freja : c'était trop peu ambitieux, trop brouillon et ça manquait de rose trop peu fidèle à ses principes pour être signé la dame en mauve. Jo était prête à parier que Nathan avait tu ses desseins pour arriver à ses fins. Manque de bol pour lui, Viska avait été meilleure et avait réussi à s'échapper.

- J'espère sincèrement que ce nouveau bouclier sera efficace. C'était moins pour protéger les élèves de Poudlard que pour se féliciter d'avoir enfin une arme imparable contre Magicis Sacra que Joséphine disait ça : elle en avait marre de subir les attaques de MS sans que personne ne puisse rien à faire. Depuis le début, ils subissaient, impuissants : hormis la reprise d'Ilvermorny, tout avait jusqu'alors été prévu par Freja. Et ça l'énervait. Elle regarda la table des professeurs, scrutant les réactions de Minerva à l'attention des invités d'honneur de la soirée. Son professeur de Métamorphoses à mi-temps était dans une situation que la Française était loin d'envier. Depuis qu'elle était directrice, elle avait vécu des situations bien pires que ses prédécesseurs : personne n'aurait voulu être à sa place.

- Personnellement, je n'aimerai pas être à sa place. Jo lança à sa directrice en regard plein de compassion : elle l'avait toujours aimée, mais depuis la rentrée ce sentiment s'était renforcé. Je pense qu'elle fait tout pour nous protéger et qu'elle fait face du mieux qu'elle peut avec les armes qu'elle a à ce propos, la prof de sortilèges à enfin trouvé un moyen de se rendre utile ?.

Jo posa ses yeux sur l'assiette de la préfète quand celle-ci lui avoua ne jamais vouloir travailler pour le Ministère. Était-ce une critique ? Jamais Jo n'avait entendu Prudence lui donner clairement son avis sur ce qu'elle pensait de son admission au Département des Mystères, l'année prochaine. Se pourrait-il que l'Irlandaise désapprouve au plus haut point la décision de son ainée d'entrer dans les ordres au Ministère ?
Jo n'avait certes jamais été fan du travail qu'avaient fait les Aurors depuis l'apparition de le Menace, mais c'était avant tout du aux propres résultats de la BAM. Ils avaient été bons - eux, une petite bande d'ados boutonneux - et à partir de ce moment là, ils avaient jugé pitoyable le travail du Ministère. Au fond, que savaient-ils vraiment de leurs actions depuis ? Certes Julian, Erin et Payton, mais aussi Noé et elle avaient amèrement goutté au pouvoir de Magicis Sacra, mais ça ne voulait pas forcément dire que les 'gentils' avaient été mauvais.
Jo avait dans tous les cas était toujours persuadée que la bataille était loin d'être perdue d'avance, c'était d'ailleurs pour ça qu'elle avait tant hâte d'entrer au Ministère pour faire avancer les choses. Elle ne connaissait cependant pas l'avis de son amie sur le sujet : en était-elle aussi persuadée ?

(1183)
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Prudence Faraday
Prudence Faraday
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MessageSujet: Re: [Thème] C'est qui ceux-là ? [PV Joséphine]   [Thème] C'est qui ceux-là ? [PV Joséphine] EmptyMer 30 Déc - 18:21

La moue dubitative de Prudence était suffisamment éloquente, pour lui épargner d’exprimer ses sentiments, quant au renouvellement du bouclier de l’école. Jusqu’à présent, le Ministère n’avait pas paru très efficace euphémisme dans la protection des lieux : entre l’invasion du château par Magicis Sacra, lorsqu’elle était en troisième année, et l’enlèvement de Viska, Freja n’avait jamais semblé avoir eu le moindre mal à franchir les défenses dressées autour de Poudlard. Sans compter les innombrables apparitions, sous forme de projections, de différents membres de l’organisation, dont les premières années de Prue à l’école avaient été émaillées. Elles étaient, d’ailleurs, devenues si fréquentes, à une époque, que ses parents avaient alors sérieusement envisagé de la déscolariser l’inscrire dans un autre établissement, afin qu’elle fût à l’abri des frasques de la Menace heureusement, ils ne tenaient pas assez à leur fille pour passer à l’acte.

- Mouais, finit-elle par grogner, les yeux toujours rivés sur la table des Professeurs, où la délégation ministérielle continuait à prendre place, dans un brouhaha bien trop joyeux, selon Prudence, prompte à la critique, pour des gens incapables de faire leur travail correctement : quand on se plantait dans les grandes largeurs, on avait au moins la décence de raser les murs. Moi, j’ai l’impression qu’ils essaient surtout de rassurer les parents, parce qu’il y a déjà eu des désaffections après la prise d’otages, il y a deux ans, alors si maintenant on commence à nous enlever, il ne faudra pas s’étonner que l’école finisse carrément par fermer ses portes. Ma mère était dans tous ses états, quand l’information a fuité. Et je ne t’explique pas la plâtrée de reproches et de recommandations qu’elle m’a servie dans sa dernière lettre : c’est tout juste si le hibou a réussi à passer par la fenêtre, tellement elle a perdu les pédales.

La Poufsouffle esquissa une grimace ennuyée, au souvenir de la prose maternelle, reçue quelques jours plus tôt, au beau milieu du petit-déjeuner. Puis, imitant le ton autoritaire qu’Elanor savait si bien prendre, parfois, elle poursuivit : Pourquoi tu ne m’as rien dit ? Il a fallu que je l’apprenne par la voisine. La voisine, Prudence. Tes grands-parents sont morts d’inquiétude. Si tu n’es pas capable de nous tenir honnêtement au courant de ce qui se passe dans ta vie, tu rentres immédiatement à Galway, au moins, on pourra t’avoir à l’œil… L’Irlandaise roula des yeux, réflexe qu’elle avait adopté au début de son adolescence, quand elle trouvait sa mère parfaitement excessive et ridicule (ce qui se produisait environ cent cinquante fois par semaine : une belle performance, quand on songeait que Prue était en pensionnat), avant de reprendre : Bref, je te laisse imaginer le genre… Elle s’attendait à quoi ? Que je me précipite à la volière à peine Viska disparue, pour la tenir informée, minute par minute, des derniers développements de l'affaire ? Je te parie tout ce que tu veux qu’elle aurait quand même trouvé le moyen de râler… Moi qui pensais que ses fiançailles avec Bob l’auraient un peu calmée…

Elle laissa sa phrase en suspens et haussa les épaules. Bob (ou Rob, ou Cob, ou Mob… Prudence n’avait jamais jugé l’individu assez intéressant pour retenir son prénom) était entré dans la vie d’Elanor – et donc, fatalement, dans la sienne – presque trois ans auparavant, et avait vraisemblablement décidé d’y rester : leur mariage était prévu pour l’été suivant, afin que Prue pût y assister ( « Trop aimable, Mother, mais si vous comptez sur moi pour placer les invités ou j’ch’ais pas quoi, c’est no way, ok ? »). En réalité, la jeune fille n’avait rien contre son beau-père : il se montrait toujours très gentil avec elle, et l'avait même défendue deux ou trois fois, lors des prises de bec qui l’opposaient, parfois, à sa mère (ce que, Prue devait l’admettre, était plutôt suicidaire courageux de sa part). Seulement, elle avait le sentiment – stupide et infondé – que ne pas mener la vie dure au pauvre homme reviendrait à trahir son père. Non qu’elle espérât que ses parents se remissent ensemble : ils avaient divorcé quand elle était encore bébé, et elle était la première à reconnaître qu’ils étaient probablement plus heureux séparés, tant leur vie et leur caractère étaient incompatibles. A vrai dire, qu’ils se fussent plu assez longtemps pour l’engendrer relevait, à ses yeux, du mystère. Seulement, elle ne voulait pas que son parent préféré père s’imagine que Bob l’avait remplacé dans son coeur comme dans celui de sa mère. Sa loyauté envers Aloysius l’obligeait donc à être aussi renfrognée que possible avec Bob, lequel ne semblait, étonnamment, pas s’en formaliser c'est un Poufsouffle, et sa patience est proverbiale. Prudence n’était, cependant, pas inquiète : elle finirait bien par l’avoir à l’usure c'est une Poufsouffle, et son travail est acharné.

- Franchement, demanda-t-elle encore, sans transition aucune (Joséphine n’avait qu’à s’accrocher pour suivre, ça entretient le cerveau), tu ne trouves pas super bizarre, que Magicis Sacra parvienne à franchir aussi facilement les défenses du Ministère ? Je sais que cette saloperie de Freja n’est pas complétement teuteu idiote, et que ses petits copains sont calés en magie, mais les pontes du Ministère sont aussi censés l’être. ‘L’est pas la « sorcière la plus douée » de sa génération, Granger-Weasley ? Parce que jusqu’à présent, sa réputation m’a plutôt l’air salement galvaudée. Et le Potter ? Il ne se reposerait pas un peu sur ses lauriers ? Ou alors il y a des taupes chez les Aurors. Voire chez les enseignants. J’ai toujours trouvé Montgomery-Bones les jumeaux de l’Enfer Clarks-Gibson suspects, à titre personnel.
De nouveau, la Poufsouffle reporta son attention sur les professeurs présents, comme si elle cherchait à déterminer lequel – ou lesquels – parmi eux, avai(en)t une tête d’abominable félon. Son regard s’arrêta sur son professeur de potions aïe, ma cicatrice, dont le frère n’était, pour l’heure, pas encore arrivé dans la Grande Salle.
- Si ça se trouve, avança-t-elle, en triturant sa fourchette, ils ne sont même pas vraiment de la même famille. En fait, ce ne sont peut-être même pas deux personnes distinctes, s’emballa-t-elle, c’est juste Gibson qui prend l’apparence de Clarks quand elle en a besoin, pour embrouiller tout le monde ! Est-ce que quelqu’un les a déjà vus ensemble dans la même pièce ?
Perspicace.

[1047 mots]
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Joséphine De Guise
Joséphine De Guise
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MessageSujet: Re: [Thème] C'est qui ceux-là ? [PV Joséphine]   [Thème] C'est qui ceux-là ? [PV Joséphine] EmptyJeu 31 Déc - 19:55

Bien qu'il s'agisse d'une énième perturbation dans la vie scolaire normale d'un étudiant anglais tu entends Viska ? Tu es une perturbation, Joséphine faisait une vraie différence entre ce qui s'était passé avec la verte et argent, et les innombrables manières qu'avaient MS de leur pourrir la vie.
En existant, déjà, mais surtout en faisant irruption dans le château pour mettre les profs dans les cachots, par exemple, MS ne faisait que mener à bien la 'mission' qu'ils s'étaient fixés (tous s'échapper d'un hôpital psy' et se prendre pour Dieu, ndlr). Alors que là, rien n'aurait pu être plus différent. Certes, on reconnaissait leur patte dans l'infraction du château, mais le but et les méthodes utilisées étaient tout sauf signé de leur main griffue et couverte de pustules. Nathan avait enlevé sa fille – là où MS, soit disant, ménageait les enfants tu t'es sentie ménagée, Viska ? – et lui avait fait subir des choses affreuses, là où MS visiblement, ne faisait souffrir que les adultes trop aimable. Le dos de Quentin vous remercie.

- Pour le coup, je pense qu'il ne faut pas trop s'inquiéter de Magicis Sacra. Je veux dire, là, c'était le père de Viska. A priori les autres élèves ne risquent rien. Jo le pensait sincèrement : la pauvre Viska avait pris cher, mais c'était parce qu'elle était la fille de son psychopathe de père, pas parce que Magicis Sacra avait des plans pour Poudlard. Joséphine faisait une vraie différence avec ce qui s'était passé par le passé. Ça n'en restait pas moins dramatique, au final : c'était même la pire chose qu'elle ait entendu de sa vie.

La Française écouta son amie parler : au fil des années, Prudence était devenue un peu comme un animal de compagnie membre de sa famille. Une petite sœur, sur qui elle veillait, mais de qui avant tout elle était très fière. Jo avait toujours aimé la bravoure de l'Irlandaise, mais ce qu'elle aimait plus encore chez la sorcière, c'était son incroyable dévotion. L'altruisme et la loyauté de la préfète faisaient d'elle une personne à part, qu'elle s'enorgueillissait d'avoir pour amie. Un peu comme Tempérance et Ted.

- Les parents sont à cran, il faut les comprendre. Jo n'aurait jamais cru défendre les parents en général, mais force était de constater que ce devait être perturbant pour eux aussi. On tient quand même le record de bouses arrivées sur une scolarité, quand même... Le moins qu'on puisse dire, c'était que l'arrivée de la Menace avait fait du bruit. Même la génération Potter n'a pas autant morflé, j'ai l'impression...

Jo pointa du doigt Haven Clarks qui venait de rentrer dans la grande salle pour rejoindre sa sœur à la table des professeurs, quand Prudence mentionna l'éventualité (très probable) d'un complot dans la seule fratrie du corps professoral. Oui, nous. A l'instant.
Jo ne put s'empêcher de sourire à la folle théorie de Prudence : oui, les 'jumeaux' Clarks étaient bien réels et non, elle ne les croyait pas capables de jouer un tel double-jeu il faut être très intelligent pour ça. En taupe, elle aurait bien vu un professeur que tout le monde aimait, justement, comme le professeur McGonagall Montgomery-Bones, par exemple : mais pour avoir fait du baby-sitting chez elle et pour avoir prit l'apéro à de nombreuses reprises avec eux cet été c'est elle !, elle ne la pensait pas coupable une seule seconde trop aimable. Si Susan Montgomery-Bones l'empotée rousse qui finissait toujours par mordre la poussière, non pas la dealeuse de drogue l'autre rousse faisait partie de MS, la Menace méritait de gagner, à la fin et ça expliquerait beaucoup de choses, d'ailleurs !

- En revanche, que Gibson soit Hagrid expliquerait tout un tas de choses : leur passion commune pour les trucs qui vous pètent à la figure, déjà... Et surtout leurs cheveux sont exactement les mêmes leur dessein secret : qu'aucun élève ne sorte vivant de leurs cours ! Jo plaisantait, mais c'était parce que le sujet la mettait à l'aise. Elle ne pensait pas une seule seconde qu'un des professeurs de Poudlard puisse être de Magicis Sacra ils étaient beaucoup trop idiots pour faire de bons agents doubles, déjà parce qu'ils n'avaient aucun réel intérêt à rester là à l'année Ah, vous comptez voir quelle stratégie Poudlard met en place pour combattre Magicis Sacra ? Aucune. et surtout parce qu'il fallait reconnaître que personne à Poudlard n'avait réussi à freiner, ni même à handicaper les succès de la BAM bisous Karen. A ce jour, la Brigade Anti-Menace avait été la meilleure arme contre Magicis Sacra. Était-ce pour ça que Viska, la fondatrice, avait été enlevée ? Ironiquement, non c'est très ironique, oui, tu lui diras.

- En revanche, je suis persuadée qu'il y'a une ou plusieurs taupes dans le Ministère. Elle ajouta, plus bas, en se penchant vers la blondasseinette. Et je ne serai pas surprise qu'elle soit chez les aurors. Ça expliquerait d'ailleurs tout un tas de choses. Comment MS prenait toujours l'avantage sur eux, pourquoi ils tâtonnaient autant à l'aveugle, etc... Harry Potter avait combattu et vaincu le Seigneur des Ténèbres à juste 17 ans, ce n'était pas à la portée de tout le monde.
Mais Jo se doutait que 'l'élu', et même la ministre de la Magie Ernie McMillan Hermione Weasley – la sorcière la plus intelligente de sa génération, rappelons-le – avaient déjà pensé à la question. A ses yeux, il était facile de mettre tout un service sous Véritaserum, mais elle ne savait pas bien si c'était très légal de l'utiliser. La transparente Poufsouffle qui n'avait rien à cacher trouvait cette solution on ne peut plus pratique : personne ne pouvait résister à un philtre de vérité et pour le coup, contrairement à l'ère noire qui avait accompagné celui dont on ne doit pas mentionner l'handicap nasal Voldemort, Jo doutait que beaucoup d'employés du Ministère soient sous Impérium. Elle se trompait peut-être, mais elle se figurait plus MS voulant obtenir l'accord de tout le monde (à grand renfort de bourrage de crane et de doctrine) que de les forcer à coup de sortilège impardonnable.
Quoique...
Pour arriver à leur fin, Jo les imaginait prêt à tout sauf peut-être à s'habiller avec d'autres couleurs, pour Freja, visiblement...

(1020)


Dernière édition par Joséphine De Guise le Sam 2 Jan - 9:44, édité 1 fois
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Prudence Faraday
Prudence Faraday
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MessageSujet: Re: [Thème] C'est qui ceux-là ? [PV Joséphine]   [Thème] C'est qui ceux-là ? [PV Joséphine] EmptyVen 1 Jan - 21:15

Prudence, tout occupée par sa conversation avec Joséphine, continuait à jouer machinalement avec sa fourchette, qu’elle finit, dans un élan d’optimisme, par faire tourner entre son pouce et son index. Evidemment, l’ustensile ne tarda pas à lui échapper, et évidemment il atterrit – avec un léger « poc » - directement sur la tête de la malheureuse deuxième année, qui avait semblé si mal à l’aise lorsqu’elle était venue s’installer à ses côtés. La fillette laissa échapper un couinement de surprise, et parut se recroqueviller sur elle-même, comme si elle redoutait que cette attaque ne fût que le point de départ d’une agression plus sévère. Mortifiée – moins, toutefois, à cause de la réaction terrorisée de sa cadette que parce que sa propre dignité venait d’en prendre un coup - Prue se confondit en excuses ( « Vraiment désolée… C’pas du tout contre toi… Pardon, je récupère ça tout de suite… Juste… Pardon… Arrête de te tortiller, j’vais finir par t’arracher les cheveux… »), avant de récupérer son couvert, en même temps que deux ou trois cheveux dorés bon appétit.
- Un peu tarée, celle-là, non ? Commenta-t-elle, avec l’empathie d’une huître crevée, quand sa voisine, décidant probablement qu’elle avait vécu suffisamment d’émotions fortes pour la soirée, se leva d’un bond, pour aller s’asseoir, à petits pas pressés, trois mètres plus loin distanciation sociale oblige.

La préfète ( « Mais puisque je vous dis que je n’ai payé personne pour avoir le badge ! ») rejeta ses mèches châtain derrière ses épaules, d’un geste sec qui traduisait son agacement face au comportement ridicule de Machine ( « ça va, c’était une fourchette, pas une déclaration de guerre ! Les gens sont tendus, je te jure ! »), mais jugea plus sage d’en rester là : passer ses nerfs en hurlant sur une pauvre élève sans défense ferait certainement désordre, au milieu des mines austères qui l’entouraient, et alors que la directrice s’apprêtait à prononcer son discours Rusard venait d’installer les prompteurs.
- Pas trop tôt, Chuchota la jeune fille, en voyant McGonagall se lever, J’espère qu’elle ne va pas en faire des tartines : je meurs de faim !
Certes, l’heure était grave, Prudence en avait conscience, seulement elle ne croyait pas que les ensevelir sous une avalanche de phrases creuses et convenues mes chers compatriotes, l’année qui s’achève a été difficile, pendant qu’ils mouraient tous d’inanition, était de nature à améliorer la situation. N’importe quel soldat d’opérette savait qu’on ne partait pas au combat le cœur en berne et l’estomac vide.

Fort heureusement, la prise de parole de Minerva se révéla aussi sobre qu’expéditive (Prudence se promit de participer lors du prochain cours de métamorphose pour l’en remercier) et, quelques applaudissements polis plus tard, les plats apparurent sur les tables. Dans un claquement de langue appréciateur, Prudence se saisit d’un saladier de petits pois, et commença à remplir son assiette.
- Je le sais bien, répondit-elle à Joséphine, comme si la discussion n’avait jamais été interrompue, qu’on ne risque pas d’être enlevés dans nos lits, mais ma mère est complètement hystérique, avec toute cette histoire : elle ne veut rien entendre ! J’espère qu’elle ne va pas me refaire le coup du changement d’école… Ajouta-t-elle, en écrasant ses petits pois d’un air sombre.

Au fond, elle savait que la septième année avec raison. Les adultes avaient de bonnes raisons d’être anxieux : la vie à Poudlard n’avait rien d’une promenade de santé, ces derniers temps, mais Prudence, qui restait intimement convaincue que l’immense majorité des parents étaient de vieux barbons, n’aimant rien tant que pourrir la vie de leurs enfants, n’était pas prête à l’admettre ouvertement. C’est pourquoi elle se contenta de grommeler, dans un haussement d’épaules fataliste :
- Wesh Barf, ce n’est pas pire que les attaques sur le Chemin de Traverse, ou la charmante atmosphère de suspicion généralisée qui colle l’ambiance où qu’on aille. Et puis au moins, on ne s’ennuie pas. Estimant, de toute évidence, que cet ultime argument mettait un terme au débat, l’Irlandaise enfourna une cuillère de petits pois (elle avait renoncé à utiliser sa fouchette chevelue), qu’elle mâchonna avec entrain, les yeux tournés vers la table des professeurs.

Elle avait été un peu déçue de voir Haven Clarks apparaître si vite : même si elle se doutait que sa théorie du jumeau imaginaire ne survivrait pas plus de deux secondes à un examen minutieux des preuves, sa passion pour les mystères tordus et improbables trouvait agréable de faire semblant d’y croire, au moins un tout petit peu. La nouvelle hypothèse de Joséphine sur leur professeur de potions la dérida cependant :
- Hagrid ? Répéta-t-elle, la tête penchée sur le côté, Oh non, je ne crois pas. Je te rappelle que Gibson adore nous refiler des organes internes de bestioles dépecées au préalable, alors qu’Hagrid serait plutôt du genre à risquer sa vie et celle des élèves pour protéger celle des animaux. M’étonnerait qu’il soit un grand fan des potioneux. Par contre, elle pourrait très bien se transformer en Rusard à l’occasion. Parce que dans le genre casse-bonbon, celui-là, il est quand même gratiné… Tu veux des carottes ?

La jeune sorcière ne prit pas la peine d’attendre la réponse de Josie-Josette la Française : elle lui versa d’autorité une pleine louche de carottes cuites dans son assiette ( « Mange, ça donne les fesses roses c’est tout bonus pour Noé ! »), puis s’empressa d’éloigner le plat de sous son nez. Prue détestait les carottes le rapport dans le contexte ? Aucun, merci bonsoir. A l’idée qu’on ait osé leur en préparer pour ce qui était supposé être un festin elle avait envie de fouetter des elfes de maison se sentait profondément offensée.
- Ouais. J’imagine qu’un espion chez les aurors expliquerait pas mal de chose sur la gestion de tout ce pataquès. M’enfin, ils ne sont quand même pas totalement crétins, ces gens là : c’est bizarre qu’ils n’aient pas mis la main dessus encore. Si ça se trouve, tout le département est tombé aux mains de Freja-le-mauve-est-ma-passion, et là, on n’est pas dans la panade.

D’accord, il était hautement improbable que Potter fût passé, lui aussi, du côté obscur, mais rien n’empêchait ses subalternes de s’être laissés embrigader par Magicis Sacra. D’ailleurs, Prue avait vaguement entendu parler de l’histoire abracadabrantesque d’un mage noir dissimulé sous les traits d’un professeur, une vingtaine d’années auparavant : qui pouvait certifier que Potter était encore Potter ? Un pli soucieux barra le front de l’Irlandaise, quand elle reprit :
- Tu me raconteras comment c’est, au Ministère, quand tu y seras, l’an prochain ?
Ce n’était, après tout, pas parce que Prudence trouvait que Joséphine risquait de gâcher son potentiel au milieu des clampins du Ministère qu’elle ne tenait pas absolument à recevoir un compte-rendu hebdomadaire détaillé de toutes les rumeurs qui pouvaient circuler dans ses couloirs lambrissés.

[1143 mots]
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Joséphine De Guise
Joséphine De Guise
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MessageSujet: Re: [Thème] C'est qui ceux-là ? [PV Joséphine]   [Thème] C'est qui ceux-là ? [PV Joséphine] EmptySam 2 Jan - 11:31

Les yeux de Jo faillirent sortir de leur orbite quand la fourchette de Prudence s'envola de ses mains pour finir – non pas dans les yeux, comme elle le craignait, mais – dans les cheveux de sa voisine de deuxième année. Plus de peur que de mal, au final, Prudence la préfète rebelle aux multiples ennemis n'avait fait qu'effrayer la jeune fille. Jo assista impuissante à l'étalage de réactions de son amie, mais aussi de la petite Poufsouffle qui, contre toute attente, décida de changer de place, après une extraction capillaire qui dura plus longtemps qu'elle n'aurait du Prue et ses trois mains gauches. La 7ème année ne comprit pas pourquoi cette réaction était si extrême et supposa donc que les deux jeunes filles avaient un antécédant si tu savais quelconque ce n'est pas la première fois qu'on lui jette des trucs à la figure.

La Française arqua les sourcils, la mine surprise quand l'Irlandaise lui posa sa question : Assurément, oui, la petite avait un soucis. Même s'il n'était pas agréable de recevoir un objet contondant sur le visage, Jo se doutait bien que la timidité maladive de la fillette Charlotte avait fait pour beaucoup dans sa réaction.

Le discours de McGonagall commença enfin et les deux amies se turent pour l'écouter attentivement. Joséphine était toute ouïe et contrairement à Prudence, elle était persuadée que la directrice n'allait pas se laisser aller en détails inutiles. Minerva n'était pas réputée pour en faire des tonnes : elle était même rarement volubile De Guise. Devoir. Médiocre. Moins 100 points..

- Tu veux que je lui parle ? Répondit-elle du tac au tac quand le discours de la directrice fut terminé oui on t'a écoutée Minerva Après, franchement... C'est pas pour lui donner de nouvelles raisons de stresser... mais elle compte te mettre dans quelle école ? Une sur Mars ? Si Elanor comptait faire dans l'utile, autant tuer Prudence de ses mains tout de suite : c'était la seule méthode de garantir une victoire à Poufsouffle au prochain match à sa progéniture d'être l'abris du danger. Visiblement, tout le monde magique avait été pris pour cible par Magicis Sacra, et ça concernait aussi les écoles de magie. A ce jour, Beauxbâtons, Ilvermorny et Poudlard avaient déjà été pris pour cibles. Et encore, personne ne s'était renseigné sur Uagadou, Castelobruxo, etc, peut-être que toutes les autres avaient au moins déjà accueilli une S' dans leur locaux. Aucun endroit sur Terre n'était sûr sans dramatiser.
Hormis peut-être Poudlard, à présent. C'est partout pareil... Hormis ici, peut-être, si pour une fois les aurors ont bien fait leur boulot... Lança Jo à voix basse, à son amie, pour ne pas qu'on l'entende. Que c'était facile de critiquer ! Que c'était facile de critiquer quand on ne faisait rien surtout... Jo' trouvait parfaitement légitime de critiquer des gens qu'elle trouvait littéralement incompétent (et qui n'avaient de surcroit même pas la décence de raser les murs quand ils se montraient en public après de multiples contreperformances), mais elle ne savait pas vraiment ce qui l'attendrait l'an prochain, quand elle serait elle-même au Ministère. Pour sûr, ce ne serait pas la même, il serait plus facile d'en parler assis confortablement à une table entre amis, que de véritablement faire avancer les choses. Ce qui était sûr, c'est qu'elle ferait tout pour : ne serait-que pour protéger ses amis qui étudieraient encore à Poudlard l'an prochain. Ils seraient sa priorité.

Jo' arqua les sourcils dans un air exaspérée et franchement résigné quand Prudence lui fit part, qu'entre les attaques sur le Chemin de Traverse et la suspicion généralisée, au moins, ils ne s'ennuyaient pas.
Certes... mais l'ennui avait du bon, parfois.
Jo aurait donné cher pour s'ennuyer pendant que Magicis Sacra n'aurait pas eu l'audace d'exister, en fait. Quand on voyait ce qui se passait outre eux, ce qui était arrivé à Viska, ce qui était arrivé à Alan, on se disait qu'on n'avait clairement pas besoin de soucis supplémentaire pour pourrir la vie de tout un chacun.

- Oui, s'il te plait. Répondit-elle aux carottes de Prudence, tout en souriant. Pour sûr, l'imagination de la préfète était fertile, pourtant Joséphine, adepte de la théorie du complot et méfiante de nature, n'était pas du genre à classer une affaire sur de si maigres arguments. Au contraire, c'est une couverture parfaite ! Moi je reste sur Hagrid. Conclut-elle, ironique, parce qu'un bon agent double savait brouiller les pistes, justement. Ça ne résolvait pas le problème du vrai jumeau – qui ne pouvait donc pas être là par hasard – et qui avait forcément lui aussi un double-jeu, mais ce n'était pas très grave puisque tout ça n'était qu'une vaste blague Haven est Pince, je répète, Haven est Pince !

- J'imagine que ce ne doit pas être si facile que ça... Rétorqua une Joséphine inquiète, aux interrogations de Prudence : elle tourna son regard vers la table des aurors pour voir lequel avait le plus une tête de traitre Potter a cette cicatrice depuis longtemps ? C'est louche non ?. C'était à moitié dit sur le ton de l'humour, mais c'était quand même grandement inquiétant. Joséphine ne pouvait qu'angoisser à l'idée que le Ministère ait été infiltré par MS et que des gens aussi compétents (avaient-ils l'air) qu'Hermione Weasley ne puissent pas le voir. Ça entrainait tout un tas de soucis que Joséphine n'était pas en mesure de lister : mais le premier qui lui vint, égoïstement, c'était qu' au moment de la faire rentrer au Département des Mystères, ils ne doutent de sa sincérité. Elle vivrait très mal – vivait très mal à présent, d'ailleurs – qu'on doute d'elle. En particulier avec tout ce qu'elle avait vécu à cause de MS : un renvoi de Beauxbâtons, et une agression traumatisante dans Poudlard, sans parler de tout ce qui était arrivé à ses amis.
Imagine, Weasley est kidnappée depuis des mois, et c'est l'autre tarée de Blomblop qui a prit sa place depuis.... Conclut Jo', pour bien plomber définitivement l'ambiance du repas. Ah, la théorie du complot, c'était renversant !

- Bien sûr. Répondit sans une once d'hésitation Jo à son amie, en avalant une bouchée de carottes pour Noé. On fera mieux : tu pourras venir passer quelques jours à mon appart pendant les vacances, si tu veux. Jo appréhendait déjà énormément de se séparer de ses amis et elle savait de surcroit qu'au Ministère, elle serait seule. Inutile espérer croiser Sebastian dans les couloirs du Département des Mystères : le service secret qu'elle intègrerait ne lui permettrait pas de se mêler à tous les autres services du Ministère. Du moins imaginait-elle ; Alors voir ses amis régulièrement serait sa seule soupape de décompression. color=darkgoldenrod]Tiens... Il faut que je trouve un appartement, aussi... [/color] Ajouta la Française à sa liste, nonchalamment, en haussant les épaules : ça ne faisait que rajouter un énième point à sa To do list, qu'elle ne serait de toute manière pas en mesure de traiter avant des semaines. Ce n'était pas très grave, aujourd'hui encore, sa seule priorité restait de trouver la double identité de Gibson les ASPICs.

(1159)
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Prudence Faraday
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MessageSujet: Re: [Thème] C'est qui ceux-là ? [PV Joséphine]   [Thème] C'est qui ceux-là ? [PV Joséphine] EmptyDim 10 Jan - 10:37

Prudence, qui lorgnait à présent du côté des desserts ("Encore une fois, Viska, ce n'est pas parce que je prends deux parts de tarte que je ne compatis pas à ton malheur. Et maintenant, passe-moi la custard, veux-tu."), ne répondit pas immédiatement à Joséphine la grossièreté. Toute une collection de gâteaux était apparue sur les tables et Prudence, ayant vraisemblablement pardonné aux cuisines de l'école le"carottegate", dut faire appel à tout son sang-froid pour ne pas se précipiter dessus comme une vorace. Elle finit par jeter son dévolu sur un énorme brownie, dont la simple vue provoquait une crise de panique chez ses artères ("Alerte aux graisses saturées ! Je répète : alerte aux graisses saturées ! Fermez les écoutilles et abandonnez le navire !") et, faisant fi de tout sens de la diététique, s'en servit une part généreuse.

- Ouais, je sais, tarée, pas vrai ? finit-elle par déclarer sans s'apercevoir que Joséphine, de guerre lasse, avait quitté les lieux, en enfournant joyeusement une cuillérée de brownie, J'veux dire, c'est pas exactement comme si Magicis Sacra était en train d'étendre son pouvoir sur tous les continents ou j'sais pas quoi au passage, ça te dérange, si je parle la bouche pleine ?. M'enfin, je ne m'inquiète pas trop : si elle avait réellement dû m'enlever de l'école, elle l'aurait fait il y a deux ans. Au fond, elle a bien conscience qu'elle trouvera difficilement mieux que ce bon vieux Poudlard. La jeune fille se garda bien d'ajouter, toutefois, que ses désastreux bulletins de quatrième année devaient, à eux seuls, freiner les velléités d'Elanor : quelle école un tant soit peu lucide accepterait de la prendre en son sein, avec une moyenne si catastrophique ? Prue tenait Joséphine en haute estime et, bien que son amie sût qu'elle n'avait pas brillé par ses réussites scolaires l'année passée, elle ignorait probablement l'ampleur du massacre. Prudence tenait à ce que les choses restent ainsi. Elle s'efforçait, d'ailleurs, avec quelque succès, d'être plus assidue, depuis la rentrée, aussi estimait-elle parfaitement vain de revenir sur toute cette histoire.

Elle secoua la tête, et sourit bravement à Joséphine bim, les dents pleines de chocolat, avant de changer de sujet :
- Je ne dis pas que c'est facile, mais je trouve ça un peu déprimant : ce n'est pas comme si c'était la première fois que le Ministère se trouvait infiltré. Depuis le temps, on aurait pu s'attendre à ce qu'il mette en place un protocole sanitaire de vérification des identités ou quelque chose dans le genre… Il doit bien exister des contre-sorts pour lever un imperio, non ? Parce qu’évidemment, je me doute bien que si on se contente de demander aux employés un truc du style « bonjour, êtes-vous un vilain terroriste violet ? », il y a des trous dans la raquette aucune chance que quelqu’un réponde : « oh ben quelle coïncidence, il se trouve que oui. Bien joué, les gars, vous m'avez démasqué. C’est par où, Azkaban ? »

Prudence piocha de nouveau dans son brownie, puis, tout en mâchant gaiement, tapota la main de Joséphine bim, du gras partout :
- Franchement, Josette, c’est une bonne chose que tu entres au Ministère, finalement. Tu pourras surveiller ce qui s’y trame, et mettre un bon gros coup de pied dans la fourmilière si besoin. Car la jeune fille, dans sa méconnaissance totale de l’organisation et des rouages du Ministère, croyait dur comme fer qu’une stagiaire correctement cortiquée pas Wilhelmina, donc avait une vue d’ensemble sur le système, assez d’expérience pour en identifier les travers, et le pouvoir nécessaire pour les dénoncer. Et après tout, songea-t-elle soudain, qui savait si ce n’était pas exactement ce que Joséphine avait en tête : infiltrer le Ministère pour mieux en espionner les membres suspects ? A cette idée, Prue se retint de pousser un soupir de soulagement : elle tenait, désormais, une explication plausible au choix de carrière aberrant de son aînée.

- N’empêche, ajouta-t-elle encore, en se rembrunissant rapport au fait qu’elle avait fini son assiette, ça va être bizarre, Poufsouffle, sans vous tous, l’année prochaine. Tu ne veux pas redoubler ? Un peu… vide. Et Victoire va virer cinglée totale, quand elle ne pourra plus surveiller les fréquentations de Ted jour après jour. Mais je viendrai te voir pendant les vacances, tu as raison. Et on s’écrira deux fois par jour. Alors je suppose que ça ira.
Une étrange contraction vint pincer les lèvres de la jeune sorcière, tandis qu’elle éloignait son assiette du plat de la main. Elle avait, jusqu’alors, évité de trop penser au départ définitif de Ted, Tempérance et Joséphine. Elle s’efforça de repousser la vague de tristesse qui menaçait de la submerger, et proposa :
- Tu ne veux pas qu’on se barre ? Ce banquet devient carrément déprimant, et on pourrait regarder les petites annonces immobilières de la Gazette devant la cheminée de la salle commune, non ? Par contre je te préviens, je suis hyper exigeante : s’il n’y a pas de balcon, c’est mort.
Elle adressa un sourire en coin à Joséphine, se leva, et se dirigea d’un pas assuré vers le Grand Hall.

[Fin pour Prudence]
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Joséphine De Guise
Joséphine De Guise
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MessageSujet: Re: [Thème] C'est qui ceux-là ? [PV Joséphine]   [Thème] C'est qui ceux-là ? [PV Joséphine] EmptyDim 10 Jan - 20:42

Prudence semblait d'accord avec elle sur le fait que MS avait autant d'emprise sur le monde magique que Victoire sur Teddy. A quoi bon changer un adolescent d'école alors que toutes les écoles du monde étaient aussi – si ce n'était plus – dangereuses ? Très franchement, à ce jour – étrangement parce que l'école avait été la plus touchée avec Ilvermorny – Poudlard était l'école de magie qui craignait le moins.

- Bon vieux c'est le mot...

Poudlard était charmant, rustique, magique, merveilleux, envoûtant, énigmatique et fascinant, mais on ne pouvait qu'au-delà de ça, Beauxbâtons était quand même plus moderne. Et à ce jour Jo ne connaissait que ces deux écoles là mais je ne désespère pas de me faire virer d'ici la fin de l'année pour intégrer Durmstrang, si on excluait Ilvermorny qu'elle avait intégré qu'en guest-star.

Prudence sembla se faire à l'idée que l'entrée de Jo au Ministère était une bonne chose c'est pas trop tôt et se réjouit d'avance que son amie puisse surveiller ce qui s'y passe. La Française était moins persuadée que son amie d'avoir un champ d'action si grand dès ses débuts.
-  Oui, certainement. Répondit Jo en acquiesçant, il n'y avait aucun doute la dessus. Ce sera fait en deux-trois jours maxi, promis. A ses yeux, Jo avait autant de chance de faire changer les choses au Ministère que d'échapper à la corvée 'café' qui l'attendait inexorablement au Département des Mystères. Elle espérait toutefois qu'en faisant d'excellents cafés et en s'en donnant les moyens, on lui confie à court terme des tâches un peu plus importantes comme gérer le département ou prendre la place de la Ministre, par exemple..

Tout en piochant dans le brownies qui leur faisait face, Prue se lamenta du départ de ses ainés de Poudlard à la fin de l'année. Du point de vue de Jo, quitter Poudlard et laisser ses amis plus jeunes y étudier trop aimable était peut-être la pire des choses qu'elle ait vécu. Elle avait eu dur de se faire exclure de Beauxbâtons, mais force était de constater que les amitiés qu'elle avait forgé après ses 14 ans étaient plus solides que les autres mais je ne compare pas, j'aime tous mes amis Franchement, je ne sais pas quelle position est la plus enviable : la votre ou la notre. Pour moi, ça va être dur de quitter Poudlard. Elle disait ça, mais espérait sincèrement trouver le même entrain que Teddy après peu de temps hors du château : la Française se disait qu'avec le temps, la nostalgie se ferait moins pesante. Pour l'instant, ce n'était pas du tout le cas.

L'irlandaise proposa que les deux sorcières rentrent dans la salle commune pour aller consulter les petites annonces de la Gazette du Sorcier, ce qui était une très bonne chose, en fin de compte. -  C'est parti. Ça devient pesant de toute manière, ici. Rapport au fait que certains élèves semblaient comme eux trouver la présence des aurors - ces dieux vivants dont on devait célébrer l'existence – légèrement inappropriés à table. Avait-on besoin de les avoir à manger pour avoir le fruit de leur travail ? Pas vraiment, en vérité.
Joséphine se leva de sa table accompagnée de Prudence et remarqua qu'Alan s'approchait d'elle, de l'autre côté de la table. Les voyant partir, il prit place à côté de Quino, résigné à ne pas les suivre.

[Terminé pour Jo]
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