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 [Journal] I'll never be enough.

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Viska Spingate
Viska Spingate
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MessageSujet: [Journal] I'll never be enough.   [Journal] I'll never be enough. EmptySam 2 Jan - 17:56




Première page

lundi 7 mars 2016

C'est important, je crois, d'avoir la foi.

Erin m’a conseillée de tenir un journal parce que c’est ce qu’ils lui ont fait faire lors de sa cure l’été dernier. Quand je lui ai demandé à qui elle s’adressait quand elle écrivait, elle m’a répondu qu’elle faisait comme si elle s’adressait à son groupe de parole, mais je ne suis pas certaine qu’il existe ce genre de groupe pour les personnes enlevées par leur père sociopathe, meurtrier et incestueux. J’ose espérer que ce cumul reste rare sinon je vais définitivement perdre foi en l’humanité.

C’est important, je crois, d’avoir la foi, de penser que les choses finiront forcément par aller mieux et qu’il y a des tas de choses dans notre vie qui méritent qu’on se battent pour elles. Mais ça ne me dit toujours pas vraiment pour qui j’écris. Tout le monde ? Personne ? Disons tout le monde, ne parler à personne c’est pas du tout mon genre.

Maintenant que j’ai réglé la question du à qui, évoquons un peu le quoi. Si j’ai accepté le carnet tendu par Erin, c’est en parti pour lui faire plaisir et en parti parce que pendant que j’écris dedans, je suis occupée. Elle s’attend sûrement à ce que je m’étende sur ce que je ressens, sur mon passé, sur mes sentiments… seulement je ne sais pas si je suis très douée pour ça. Il y a bien des événements des six jours passés avec Nathan dont j’ai très peu parlé, des choses qui me hantent, des peurs que je n’avais pas avant, mais je suis Viska Spingate : je ne suis pas supposée me laisser abattre.

Je reconnais que j’étais plus crédible quand je disais ça avant d’être enlevée, parce que maintenant j’ai d’insupportables accès de faiblesse. Si ça avait du sens, je me filerais des baffes. Ce n’est pas qu’il soit inconcevable pour moi d’envisager ma situation objectivement. Je sais qu’après ce que j’ai vécu, c’est normal de ne pas aller bien. Je ne suis pas dans le déni non plus. Je crois seulement qu’aller de l’avant est une nécessité absolue et urgente actuellement.

J’étais préparée à vivre dangereusement grâce aux entraînements, pourtant face à Nathan je n’ai pas du tout assurée. Il m’a maîtrisée beaucoup trop facilement. Rien que d’y penser, je suis furieuse contre moi. À quoi ça sert de savoir se battre si on ne peut même pas se défendre le moment venu ? Je n’ai même pas été capable de résister à la torture. Il y a pris son pied ce pervers !!!!



J’ai du faire une pause dans l’écriture, Jensen me trouvait agitée et je n’étais pas sûre que ce soit une bonne idée qu’il lise ce que j’étais en train de noter. J’ai attendu de monter dans les dortoirs avec Peony pour continuer. Comme je disais, donc, je conçois la normalité de mon traumatisme et la réalité de son existence. Je n’ai pas honte d’avoir peur du moment que ça ne m’empêche pas d’avancer. Or, actuellement, je suis faible, ce qui est un luxe que je ne peux pas me permettre, encore moins avec Nathan toujours dans la nature.

J’aurais bien repris les entraînements dès cette semaine, cependant physiquement, je suis encore trop faible, sans même parler de mon état psychologique. Je n’ai aucune prise sur ma guérison et mon impatience agace les adultes qui me demandent de rester au calme… sans parler de Jensen et Alex’ qui n’ont pas l’air enchantés quand j’évoque ma reprise du sport. Ces deux-là, s’ils pouvaient m’enfermer dans un cocon jusqu’à guérison complète – ou plus -, ils le feraient. Il faudra bien que je reprenne un jour pourtant : entre ma semaine séquestrée et celle à l’infirmerie, j’ai perdu du muscle alors que ce n’était déjà pas mon point fort.

Enfin… chaque chose en son temps. Pour le moment, c’est l’heure de prendre mes potions et de dormir, je verrai si je continue d’écrire demain ou pas !

{653}
(c) DΛNDELION



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MessageSujet: Re: [Journal] I'll never be enough.   [Journal] I'll never be enough. EmptyJeu 4 Fév - 9:45




Seconde page

mardi 8 mars 2016

Je me contiens mais tout m'agace.

Je n’arrive pas à penser du bien de l’annonce du banquet de demain. Les professeurs nous ont dit fièrement qu’une délégation de mages venus de tous les pays alliés allaient réparer notre bouclier. Présenté comme ça, ça semble être une bonne chose : notre école est devenue un vrai gruyère entre les passages secrets magiques vers d’autres endroits, les taupes en tout genre, et bien sûr ma disparition. Pourtant, je n’arrive pas à m’enthousiasmer pour cette nouvelle. Jensen non plus, pour les mêmes raisons. Je n’avais pas fait mystère de mes impressions d’être épiée depuis que j’avais quitté la maison de Jensen, ils auraient du trouver ça bizarre et mener de vraies recherches. C’est un peu tard maintenant de se dire « Oups, on devrait vérifier le bouclier », et ça me paraît surtout assez maladroit de faire un banquet pour le fêter.

Maintenant, je ne me sens plus surveillée, preuve que cette impression ne venait pas de mes angoisses mais que c’était un fait bien réel. Que ce soit avant ou maintenant, je crois que je ne me sens pas vraiment écoutée par mon entourage en général et par les adultes en particulier. Personne ne m’a demandé, par exemple, quand et comment je voulais revenir en cours. On m’a imposée des modalités qui, sans être fondamentalement incongrues, ne sont pas simples pour moi. Si ce n’est pour que Jensen puisse y retourner, je n’étais pas si pressée de retourner en classe. J’ai eu l’impression qu’on me jetait en pâture aux lions, impression fortement renforcée par les murmures qui couraient dans mon sillage. Et même si je conçois qu’il ne puisse pas y avoir de dérogation aux règles du dortoir, les adultes devraient essayer de comprendre que ce soit difficile d’être séparés pour Jensen et moi. Faire comme s’il n’y avait pas de traumatisme sous prétexte de bienséance n’efface pas la réalité de son existence. Même chose pour ce banquet, ce n’est pas parce qu’on va nous demander de rester sagement à table dans nos petits uniformes pour faire bien devant les invités que tout va réellement bien.

Je me contiens, mais tout ça m’agace. Faire de belles phrases n’y change rien : je suis obligée de me faire violence pour paraître « normale » mais on m’en demande toujours plus. Si je m’écoutais, je me cacherais quelque part avec Jensen et je n’en ressortirai qu’une fois Nathan attrapé. Évidemment, ce n’est pas une solution réaliste, ça paraît même franchement lâche, donc jamais je ne dirais un truc pareil à haute voix. En plus, je sais qu’au final si je me cachais, mes amis me manqueraient et que je ne tiendrais pas si longtemps que ça loin d’eux. Je nourris néanmoins des fantasmes de repli à chaque nouvelle crise.

Parce qu’il y a les crises aussi. De la simple panique à l’évanouissement en passant par la violence, en fonction de ce qui les provoquent, elles n’ont pas toujours la même forme, mais la cause est toujours la même. J’ai peur. J’ai peur d’être de nouveau enlevée, j’ai peur de me brûler, j’ai peur des serpents, j’ai peur de la part de moi héritée de Nathan, j’ai peur d’être seule, j’ai peur de sombrer dans la folie, j’ai peur que Jensen ne m’aime jamais, j’ai peur qu’il m’en veuille à cause du Quidditch, j’ai peur quand quelqu’un me touche sans prévenir, j’ai peur de rater mes BUSES. J’ai peur en permanence et c’est épuisant.

Mais je ne peux pas dire tout ça alors j’essaie de me contrôler. J’y parviens un peu mieux que les premiers jours. L’équilibre reste fragile, je sombre encore trop souvent, et même quand je tiens, ce n’est qu’une apparence. Je voudrais bien être plus courageuse… être capable de simplement me réjouir de m’en être sortie sans être aussi craintive. Malheureusement, je n’ai aucun contrôle là-dessus, et je ne sais pas si l’écrire dans ce cahier va vraiment aider (disons qu’au pire ça ne fait pas de mal).

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MessageSujet: Re: [Journal] I'll never be enough.   [Journal] I'll never be enough. EmptyJeu 4 Fév - 15:42




Troisième page

jeudi 10 mars 2016

J’ai donc disparu alors que je me rendais en cours de divination.

Certains prétendent que ça irait mieux si j’en parlais. Est-ce réellement possible ? Depuis ma pseudo-évasion, j’ai essayé de rester factuelle. L’étendue des sévices subis ne m’apparaissait pas essentielle pour la recherche de Nathan et je me suis généralement concentrée sur le récit de mes diverses tentatives pour m’enfuir ainsi que sur les quelques bribes d’information que j’avais pu recueillir – malheureusement rien de très utile -. Comme je l’ai expliqué à Prue, ce n’est pas que je ne veuille pas en parler par peur ou par pudeur, ce qui me retient c’est l’impression que si je raconte ce qui s’est réellement passé pendant ces six jours, je n’aurais en retour que des réactions gênées et forcées. Cela mettra forcément tout le monde mal à l’aise, même si me voir m’évanouir deux à trois fois par jour n’a rien de confortable pour mon entourage. Mais ne serait-ce pas pire qu’ils aient un aperçu de ce qui se passe dans ma tête ? J’ai un peu peur que, s’ils l’apprenaient, ils ne me jugent juste bonne à être enfermée. Ou, peut-être pas jusque là, mais en tout cas qu’ils ne prêtent plus vraiment foi à mon jugement.

Mais si je l’écris, personne ne le saura ? Ce journal n’est pas vraiment caché, mais je ne pense pas que quelqu’un ait l’idée d’aller le lire.

Peut-être que je pourrais écrire…



J’ai donc disparu alors que je me rendais en cours de divination. J’étais seule à ce moment là, j’avais fait un détour par les toilettes en me disant que s’il nous fallait encore boire du thé avant d’en lire les feuilles, ma vessie ne tiendrait pas jusqu’à la pause du midi. J’avais déjà utilisé un portauloin et la sensation fut assez similaire. Un peu désorientée au départ, j’ai malheureusement assez vite compris les grandes lignes de ce qui était en train de se passer lorsque j’ai vu Nathan. Mon « père » s’est approché de moi, un sourire aux lèvres.

On imagine toujours que les gens méchants ou dangereux ont un physique qui permet de les identifier comme tel, rien n’est plus faux. Nathan est un bel homme à l’air aimable lorsqu’il n’est pas dans une de ses crises que je qualifierais de psychotiques à défaut d’en connaître le terme exact. Connaissant cependant la vérité de ses penchants, je restais figée, incapable de dire quoi que ce soit. Il passa la main sur ma joue avec une tendresse horripilante et la caressa : « Bienvenue à la maison Viska » m’a-t-il dit, et en fait de maison, il ne s’agissait que d’une cabane de pêcheurs, entièrement en bois, avec un poêle à bois dont le conduit courait le long de l’un des murs. Une table et une unique chaise était à l’opposé, la surface était couvertes de journaux et de carnets. Contre un autre des murs, près de l’entrée, se trouvait le lit en ferrailles muni d’un matelas. Des couvertures étaient pliées en quatre et posées sur le rebord. Quelques cageots dans un coin contenaient des provisions et du matériel de première nécessité. Il n’y avait pas de sanitaire. Nous buvions l’eau de bouteilles visiblement achetées dans des grandes surfaces moldues, pour le reste, nous faisions avec l’eau glacée du lac avoisinant. Autant dire que le confort était sommaire mais ce n’était pas là mon plus grave problème.

Entraînée à ça par ma tante, je luttais contre la sidération qui me donnait l’impression d’être une biche hypnotisée par les phares de la voiture qui va l’écraser. En l’absence de réponse de ma part, Nathan se pencha sur moi pour m’embrasser mais cela acheva de me sortir de ma torpeur. Je lui envoyais un direct bien placé dans l’estomac qui aurait remis à sa place n’importe lequel de mes camarades, mais Nathan n’était pas un adolescent et si mon geste le stoppa net, il le fit à peine broncher. Je devais réaliser au fil des jours suivants que la douleur n’avait quasiment aucun effet sur lui. « Ne me touche pas... » lui intimais-je néanmoins avec froideur, ayant pleinement récupérée toutes mes capacités physiques et mentales. « Voyons Viska, tu sais bien que c’est pour ça que tu es née, pour ça que je t’ai faite... », il fallait plus que mes petits poings pour le déstabiliser et il continuait à sourire, je notais cependant qu’il avait enlevé sa main de mon visage. Je compris plus tard que Nathan ne me contraindrait pas de cette façon, il avait une autre manière d’envisager ses projets. « Plutôt mourir » lui répondis-je pourtant, plus sûre de moi en apparence que ce que je ressentais vraiment. « Tu ne mourras pas ma chérie, j’ai déjà attendu seize ans, c’était très long. Mais tu finiras par être d’accord, il faut juste que je t’enlève toutes les idées stupides que McGonagall et Granger t’ont mise dans la tête, c’est tout. »

Cela ne faisait donc pas dix minutes que j’étais arrivée que je me retrouvais attachée aux chevilles et aux poignets, à même le sol glacé. Il commença alors à parler dans un monologue beaucoup trop long pour que je l’ai vraiment retenu. Il parlait beaucoup de Myrielle et de comment un certain Isaac l’avait montée contre lui. Quand je pus en placer une, et parce que je suis parfaitement incapable de me taire pendant des heures sans faire de commentaire, j’objectais que le mari de Myrielle s’appelait Alexis. Cette remarque lança Nathan sur le sujet des mésalliances et même si ma peur formait comme une boule dure au fond de mon estomac, je restais attentive. Pendant qu’il parlait, je cherchais un plan pour m’évader.

Je n’avais pas ma baguette, celle de Nathan était dans son dos, glissée entre son jean et son tee-shirt.  Myrielle m’avait appris à me défaire de mes liens mais durant toute cette première journée, je n’eus aucune ouverture. Il parlait et parlait sans discontinuer… j’en déduisis qu’il avait trop longtemps été seul sans personne pour l’écouter râler sur le monde sorcier. Je trouvais inquiétant de me reconnaître dans ce besoin compulsif de s’épancher mais sur le moment mes ressemblances avec Nathan n’étaient pas au cœur de mes préoccupations.

Il me fit manger des lentilles et du riz à la cuillère pour le dîner, comme je n’avais pas déjeuné, ayant été enlevée en fin de matinée, je pris ce repas sans faire la difficile. Il n’était pas dans mes intentions de me laisser mourir de faim et je songeais que pour m’enfuir, il me faudrait des forces. Mes bras et mes jambes commençaient à être un peu engourdis, mais je sentis néanmoins alors que la nuit tombait que les mains de Nathan allaient à des endroits desquels un homme de son âge, et à fortiori un père, ne devrait pas approcher chez une adolescente. De rage, je le mordis au premier endroit que je pus atteindre, son cou. Je n’y mis absolument aucune retenue et j’eus l’énorme satisfaction de, cette fois-ci, le faire hurler de douleur et de surprise. De frustration peut-être aussi. Il saignait et je regrettais presque d’avoir raté sa jugulaire tellement j’étais horrifiée par son comportement.

En réaction, et peut-être pour me punir, il me donna un coup de poing qui me fit presque tomber sur le côté. Le sang de Nathan et le mien se mélangèrent dans ma bouche et quand je crachais je fus prise d’un hoquet entre rire et larmes. « Pas touche j’ai dit » lançais-je en me redressant, le défiant du regard dans la pénombre. Il se leva et m’envoya cette fois un coup de pied, toujours au visage, qui m’assomma. Je perdis connaissance et ne me réveillais que plusieurs heures plus tard, mes blessures lavées et pansées. Nathan était allongé dans le lit, il dormait. Une sourde douleur au crâne m’élançais et je finis par m’endormir, allongée sur le sol et roulée dans la couverture que Nathan m’avait laissée.

Ma première journée de captivité se terminait sur un statu quo.

{1 325}
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MessageSujet: Re: [Journal] I'll never be enough.   [Journal] I'll never be enough. EmptyJeu 4 Fév - 23:34




Quatrième page

Samedi 12 mars 2016

Nathan commença à passer en revue mes « fréquentations ».

C’est un peu éprouvant d’écrire le récit de ma captivité, et pour le moment je n’y trouve pas l’effet cathartique promis. Peut-être parce que personne ne le lit ? Au final, ce n’est pas très différent que de me repasser le film de ces jours-là dans ma tête… ce que je fais beaucoup trop souvent. Mais admettons : autant aller au bout de l’expérience, qui sait, si un jour j’ai besoin de partager cette histoire avec quelqu’un, au moins n’aurais-je qu’à lui montrer ce cahier ? Ma mère, par exemple, aimerait probablement tout savoir, même si c’est horrible. Ce n’est pas son genre de fuir la difficulté. Mais lorsque j’étais à l’infirmerie, je n’ai pas pu le faire. Oralement, c’est plus difficile de ne pas perdre le fil, de ne pas se laisser déborder par l’émotion.

Le deuxième jour, donc.
Le réveil a été un peu difficile à mon niveau : j’avais été frappée à la tête et le sol n’était pas idéal pour une nuit réparatrice. J’avais un peu peur d’avoir une commotion cérébrale mais il semblait que ce ne soit pas le cas. Enfin, n’oublions pas les liens pour ajouter à mon inconfort. Je me débarrassais de ces derniers dans le courant de la matinée. Je n’étais peut-être pas très forte, mais pour ces trucs là, j’étais vraiment douée. Nathan était au lac, j’en profitais pour prendre la poudre d’escampette. J’ai couru droit devant moi pendant dix minutes avant qu’il ne me rattrape, m’attrape et me ramène à mon point de départ sous mes cris de rage. Il me colla de nouveau une rouste mais il évita le visage, peut-être ne voulait-il pas plus défigurer sa poupée ? En tout cas, j’écopais cette fois-là essentiellement de bleus. C’était la base du combat au corps à corps : savoir doser les dommages que l’on causait. J’étais plutôt fière de moi, à ce stade de ma captivité, les seuls cris que j’avais poussés étaient provoqués par la colère.

Niveau conversation, Nathan commença à passer en revue mes « fréquentations ». Il était étonnamment bien renseigné, signe qu’il m’avait espionnée. Un fait flippant parmi d’autres. « Et bien quoi papounet, mes goûts en matière de garçon te déplaisent ? » à ce stade de la conversation, je m’en étais déjà prise une ou deux de plus mais ses commentaires sur Jensen ne passaient pas. De manière assez prévisible, il le comparait à ce Isaac donc il m’avait rebattu les oreilles la veille. Au-delà du fait que rien dans la bouche de Nathan à ce sujet ne pouvait être flatteur, je n’étais pas sûre que ce soit très sympa pour Jensen. J’veux dire… ce gars là, c’est un ex de Myrielle, mais elle n’en parle jamais… donc c’est qu’il a pas du être sympa, non ?

Bref. Sans surprise, ma remarque ne lui plut pas. Il m’envoya une nouvelle gifle pour commencer. Son visage était rouge, il était très en colère. Il avait même arraché mon collier, brisant sa chaîne. « Tu n’avais pas le droit de… de fréquenter ce petit... » Je haussai les épaules ce qui me fit très mal mais déjà, seulement en jour deux, ça comptait moins que de lui rappeler que je n’étais pas à lui. « Et je ne fais pas que le fréquenter, je couche avec aussi. Ça te fume ça pas vrai ? » Visiblement, il le savait déjà, ou il s’en doutait, ça me faisait juste plaisir de le lui rappeler. « Il n’avait pas le droit de…
- C’est amusant parce que je suis presque sûre de ne jamais avoir eu besoin de ta permission pour quoi que ce soit. » Malheureusement, c’est à ce moment qu’il changea de tactique. Il arrêta de me frapper, s’accroupit pour mettre son visage à ma hauteur et j’eus bien plus peur de lui en voyant son air sûr de lui que lorsqu’il était en colère. « Il faut juste que je te rééduque. » Cette phrase me fit froid dans le dos, mais ce fut encore pire quand, quelques minutes plus tard, il revint avec un seau d’eau glacé qu’il déversa sur moi. Nous étions mi-février et, tout à fait objectivement, j’avais toujours été nul pour les entraînements sous l’eau froide. Je détestais même tellement ça que Myrielle avait renoncé à m’en faire faire.

Je grelottais alors qu’il se penchait de nouveau sur moi : « Il y a deux choses que tu dois savoir Viska, la première c’est que tu n’as été créée que pour me servir, la seconde c’est que tu n’es pas assez bien pour McGowan. Regarde-toi ma chérie, tu n’es qu’à moitié sorcière, tu n’es qu’un passe-temps pour lui. Un joli passe-temps, j’en conviens, mais le seul qui puisse aimer une chose comme toi, c’est moi. » Saisie par l’eau froide, essoufflée par l‘hypothermie, je ne pus rien répondre. Cela lui laissa tout loisir de poursuivre sur le même ton pendant un temps infiniment long durant lequel il ne posa pas un seul doigt sur moi. Il se contentait de me parler, et, de temps en temps, de me recouvrir d’eau froide qu’il venait d’aller puiser. Le sol, celui-là même sur lequel je devais dormir, était trempé. Mes hoquets de surprise à chaque nouvelle salve me faisait avaler de cette eau sale et je manquais parfois de m’étouffer avec. Nathan m’empêchait de m’endormir, autant pour m’éviter de tomber malade que pour pouvoir se faire le plaisir de continuer à descendre ma relation avec Jensen. Quand il eut fait le tour de ce côté là, il en revint à mes amis mais le résultat était assez similaire : personne ne pouvait m’aimer parce que j’étais défectueuse. Une poupée cassée, créée avec une moldue faute de mieux. Si j’avais pu parler, quelques répliques cinglantes sur son incapacité à se trouver une femme de son « rang » n’auraient pas été de trop. J’aurais voulu aussi pouvoir défendre mon entourage, les lambeaux de ma conscience me rappelant que c’était Nathan qui pensait ça, pas eux.

Le soir venu, Nathan me donna de nouveaux vêtements et une serviette. Il eut même la décence de sortir pendant que je me séchais, enlevant ce que je pus, mais obligée de garder ma chemise à cause de mes liens. Je l’épongeais maladroitement en claquant des dents et passait le pull par-dessus. Quand Nathan revint, il me donna un bol de soupe chaude, cette fois sans parler – ce qui me reposa – mais à peine l’eus-je fini qu’il me plaqua sous le nez un tissu imbibé de chloroforme. Ma deuxième journée se terminait alors que je sombrais dans un sommeil factice.

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MessageSujet: Re: [Journal] I'll never be enough.   [Journal] I'll never be enough. EmptySam 6 Fév - 16:08




Cinquième page

Dimanche 12 mars 2016


Le troisième jour marqua un nouveau tournant dans l’horreur. Bien que transie de froid, blessée et abattue moralement, Nathan constatait que ses discours n’avaient aucun effet sur ma docilité. Je tentais de m’enfuir dès qu’il fut parti chercher du bois de très bonne heure, les effets de la drogue s’étant dissipé, et même si cette fois-ci je ne fus pas très surprise qu’il me rattrape, il en était contrarié. Je savais déjà qu’il me fallait un meilleur plan et j’en avais déjà l’ébauche : ce qu’il me fallait c’était la baguette de Nathan. Mon idée était de tenter d’envoyer un patronus messager – ce que je fis d’ailleurs -, mais le fait que je ne sois jamais très bien parvenu à créer un patronus corporel ne m’apparaissait pas comme un handicap réel. J’étais encore une sorcière de premier cycle, ma magie était surveillée : si j’arrivais à l’utiliser, le Ministère aurait un indice sur l’endroit où je me trouvais. Toute utilisation de la magie le serait car j’avais fini par remarquer que Nathan l’évitait. Il faisait tout à la manière moldue, sa baguette ne paraissait être qu’un accessoire qu’il portait uniquement pour m’en empêcher l’accès.

Ma tentative de fuite m’ayant juste permis de me dégourdir les jambes, je fulminais dans un coin pendant que Nathan repartait à la tâche qu’il avait interrompue. Il avait laissé la porte de la cabane ouverte et une couleuvre entra, probablement en recherche de chaleur. Je n’ai jamais été aussi à l’aise que Jensen ou Karen avec les reptiles. Pour tout dire, je ne les aimais déjà pas beaucoup avant ça. J’ai toujours fait un effort parce que malgré tout je suis très fière de ma maison, mais je préfère porter du vert plutôt que d’accessoiriser mes tenues avec des serpents. J’ai bien conscience que Jensen est un animagus qui devient une de ces affreuses bestioles, mais même toute l’affection que je lui porte ne peut me faire oublier ma répugnance. Avant ce jour-là, toutefois, je n’aimais pas les reptiles mais je les tolérais au besoin, depuis lors, je suis carrément devenue phobique.

Nathan est entré un peu après l’arrivée de la couleuvre qui s’était un peu trop approché de moi à mon goût, aussi m’étais-je collée contre le mur. Je savais que les couleuvres n’étaient pas venimeuses, je voulais seulement qu’elle ne me touche pas. Mal m’en pris, mon manque de maîtrise me coûta cher : en constatant mon dégoût, Nathan était ressorti et au lieu de remplir son sceau d’eau froide, il y mit toutes les couleuvres qu’il put trouver. Je trouvais que, pour la saison, il en trouva vraiment beaucoup trop, à se demander s’il n’avait pas carrément été les dénicher dans leur cachette. Toujours est-il qu’il revint et me déversa tous ces serpents. Je sautillais nerveusement en tentant de leur échapper. Je me retenais de crier mais je sentis que je commençais à réellement perdre le contrôle de mes nerfs. Finalement, et parce que j’étais déjà à bout de force, je tombais à genoux sous les éclats de rire de Nathan et vomis mon petit déjeuner.

S’il nettoya les traces de ma terreur avec une certaine rapidité, il ne fit pas sortir les couleuvres qui me tinrent compagnie bien malgré moi pendant une bonne partie de la journée. Nathan en profita pour se lancer sur le récit des années à Poudlard, la forme de son patronus, sa rencontre avec Voldemort… mais contrairement à d’autres de ses monologues, je me souviens très peu de ce qu’il a raconté ce jour-là. Il n’y avait que les couleuvres qui me préoccupaient. La sensation de leurs passages sur ma peau m’étouffait et me donnait envie de me frotter, mais j’étais entravée et dans l’incapacité de le faire. Par moment je me roulais pour essayer de les faire fuir, ce qui amusait beaucoup Nathan, tant et si bien qu’il alla même en chercher de nouvelles.

Bien décidée à ne pas en supporter plus, je ne me libérais que les pieds et tentais une nouvelle fois de fuir. Nouvel échec et nouvelle punition. Alors que les serpents n’étaient toujours pas partis, il attrapa le tisonnier qui lui servait à remuer les cendres dans le poêle. J’étais trop occupée à éviter les couleuvres pour me soucier de ce qu’il était en train de faire (en plus il m’avait attaché aux barreaux du lit…), j’eus même à peine le temps d’avoir peur quand je le vis s’approcher de moi, son tisonnier chauffé à blanc à la main.

Cette fois j’ai hurlé, de douleur, de surprise, de lassitude et de frustration. Ce n’était que le troisième jour, mais je n’en pouvais déjà plus. Ces nouvelles blessures me firent tant souffrir que j’en perdis connaissance. Nathan me réveilla avec un sceau d’eau pour pouvoir me brûler une seconde fois. Ces premières marques, il les fit au niveau de mes épaules, une de chaque côté. Ce n’étaient que les premières d’une longue série. Il ne servirait à rien que je raconte les jours qui suivirent, ils furent globalement similaires aux trois premiers : multiples tentatives de déstabilisation de sa part, bavardages divers, eau glacée, serpents en visite, coups répétés et brûlures au tisonnier.

Mon état allait en se dégradant de plus en plus. Nathan pansait mes plaies mais je n’étais plus qu’une masse informe et endolorie couvertes de cloques avec des vêtements que je supportais de moins en moins tâchés de mon sang. Ils étaient pleins de trous puisque Nathan ne s’embarrassait pas de me les enlever avant de me brûler. Dormir à même le sol ne me dérangeait même plus car cela signifiait que je pouvais enfin me reposer. Comme il me droguait, je n’avais même pas mal dans ces moments là, l’inconscience restait mes instants les plus faciles à vivre…

J’avais peu le loisir de penser à mes proches une fois que Nathan eut commencé à jouer avec son tisonnier. J’essayais pourtant parfois de me rappeler des bons moments, de mes amis, de Jensen… Mais ma vie à Poudlard finissait par devenir lointaine tant je souffrais. Tout ce qui me restait de contrôle, je le mettais à continuer de lutter contre la volonté de mon tortionnaire. Et au milieu de la douleur, j’attendais mon heure… J’attendais qu’il oublie que je n’étais pas une victime, qu’il fasse une erreur. Cela prit trois jours de plus.

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    Viska Coline Spingate

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MessageSujet: Re: [Journal] I'll never be enough.   [Journal] I'll never be enough. EmptyLun 1 Mar - 14:39




Sixième page

Mardi 14 mars 2016


Je ne reviendrai pas sur les circonstances de ma libération, largement évoquées par les journaux sorciers et plusieurs fois racontées par moi-même à mes amis. Il n’y a eu aucun mystère là-dedans, aucun secret, j’ai même parlé avec Vic’ du souvenir heureux qui m’avait permis de créer mon patronus messager.

Je doute que Jensen verrait les choses ainsi, mais c’est un peu comme s’il m’avait sauvée : si je n’avais pas eu la pensée de nous deux auquel me raccrocher, je n’aurais peut-être pas été secourue. Évidemment, on peut m’objecter qu’il est aisé de faire une interprétation à posteriori des faits, il est quasiment impossible de savoir ce qui se serait passé si des pans de l’histoire avait été différente. Disons que ça me console de me dire qu’il y a au moins un truc dans ma vie que je n’ai pas totalement foiré cette année…

Non pas que mon couple soit très solide : Jensen n’a pas répondu à ma déclaration – à sa décharge, pas mon meilleur moment niveau maîtrise des nerfs, ce fut assez pitoyable – et sans aller jusqu’à donner raison à Nathan (je m’y refuse par principe), c’est un fait que je suis une sang mêlée. À une époque pas si lointaine, on se chamaillait comme des chiffonniers parce que je suis trop « pro-moldue » et rien n’a vraiment changé depuis si ce n’est Jensen lui-même.

Cela dit, j’ai pour habitude d’essayer de voir le verre à moitié plein… donc : peut-être que Jensen ne m’aime pas comme moi je l’aime mais on sort quand même ensemble et il tient à moi ! Quant au problème de niveau social, sang et compagnie, on n’est qu’en cinquième année ! Dire que je ne suis pas inquiète du tout serait un gros mensonge (auquel Peo’ ne croirait pas vu toutes les conversations que nous avons à ce sujet), mais il serait stupide de jeter le bébé avec l’eau du bain le retour des expressions que personne n’utilise plus alors que pour le moment ça se passe bien.

De toute façon, l’erreur de base vient de moi : pourquoi tomber amoureuse de Jensen McGowan ? (Question purement rhétorique, je sais pourquoi – plus même que ce que lui-même s’imagine -... ça reste ridicule.) Non seulement il n’a jamais caché que les aspects romantiques d’une relation l’ennuyaient lorsque nous n’étions encore que spectateurs des histoires des autres, mais au-delà de ce qu’a pu en dire Nathan, nous sommes effectivement différents.

Ce n’est pas pour rien que notre couple est né dans la tourmente. Les probabilités pour qu’il émerge dans nos vies d’avant étaient proches de zéro. À cette époque, j’éprouvais une vague attirance pour Jensen (personne ne dira le contraire, même quand il est super chiant, il reste très beau) que j’avais assez facilement remisée dans la catégorie des trucs qui ne pouvaient pas arriver. Certes, c’était aussi parce que je pensais que pour une raison ou une autre je n’étais pas son genre physiquement, et puis aussi, comme je l’ai expliqué à Jensen, quelques mois en arrière, je ne me voyais pas dans un couple traditionnel. Flirter avec lui n’aurait rien donné : nous étions amis, je n’avais pas plus envie que ça de le mettre mal à l’aise – sérieux, je suis pas si sans gêne que ce que tout le monde s’imagine ! -.

Mais le fait est que tout ça, sur le papier, ça paraissait raisonnable… puis est arrivé Nathan. Je ne sais pas jusqu’à quel point Jensen était perturbé cette nuit-là, de mon côté j’étais dans un sentiment d’urgence. J’avais besoin de l’embrasser (bien que, avant de passer à l’acte, j’étais persuadée de me faire jeter). Et après notre première nuit ensemble, j’étais déjà fichue ! Sauf qu’à ce moment-là je n’en avais pas vraiment conscience… Je me pensais seulement poussée par une sorte d’instinct grégaire primaire et une bonne dose d’hormones.

On ne peut pas m’enlever qu’en dépit de l’enthousiasme débordant de Victoire et Peony, j’ai plutôt bien évité de me laisser aller au sentimentalisme les premiers temps. Là encore, c’est la faute de Nathan ! Rien de tel que six jours de torture pour vous mettre face à vos émotions… Penser à mes parents pendant qu’il me faisait du mal n’invoquait généralement qu’une sorte de bile amère – j’aurais tellement voulu que mon beau-père soit mon vrai père ! -, alors quand j’étais en mesure d’invoquer des souvenirs réconfortants, je pensais à Jensen. Nathan ne s’était pas rendu compte d’à quel point, au final, son comportement me faisait aller totalement à l’inverse de ce qu’il voulait faire de moi.

Conclusion : pour le meilleur comme pour le pire, je suis amoureuse de Jensen. Et comme je suis honnête, il le sait. Malgré le côté maladroit de ma déclaration (même moi je sais qu’on n’est pas supposé se mettre à pleurer dans ces circonstances), ce n’est pas à cause d’elle que je me sens aussi stupide. Lorsque je déprime un peu, je regarde le bracelet qu’il m’a offert et en général ça suffit à me consoler – certains de mes traîtres d’amis disent de ça que c’est parce que je suis simplette (avec des amis comme eux, pas besoin d’ennemis tsss) -. Je crois que je me sens bête parce que j’ai totalement intégrée une sorte de complexe d’infériorité.

C’est bizarre, parce que je pense que je pourrais facilement concourir à un prix de la fille la plus orgueilleuse de l’école (même si j’y aurais de la concurrence), pourtant j’ai vraiment l’impression que je ne suis pas assez bien pour vivre une jolie histoire. J’étais maudite avant même de savoir que j’étais une sorcière… et même sans ça, si on divisait les filles entre celles dont on tombe amoureux et celles avec qui on couche, je serais dans cette dernière catégorie. Je suis belle, on peut même aller jusqu’à dire que j’ai un certain charisme, mais c’est tout. L’amour ce n’est pas un concours de popularité (et encore, même à ça, j’ai jamais gagné si on y songe !), c’est ridicule d’espérer y avoir droit.

*le bas de la page est illisible à cause de traces de larmes*

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    Viska Coline Spingate

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