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 [Journal] I'll never be enough.

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Viska Spingate
Viska Spingate
Serpentard

Parchemins : 2093
Âge : 17 ans (05/10/1999)
Actuellement : 6ème année


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Ξ Sujet: Re: [Journal] I'll never be enough.   [Journal] I'll never be enough. - Page 2 EmptyMer 7 Juil - 20:37




Onzième page

Lundi 5 septembre 2016


J’ai perdu beaucoup de poids. Cela n’a rien d’étonnant vu que je mange peu et me dépense énormément avec les entraînements… que ce soit parce qu’ils ne l’ont pas remarqué ou parce qu’ils n’osent pas, personne ne m’en a encore vraiment parlé. Je suis plus ou moins revenue au poids que je faisais au retour de mon enlèvement, sauf que j’ai quand même l’impression quand je me regarde dans le miroir de faire moins fragile qu’à ce moment-là. Peut-être parce que cette fois je n’ai pas perdu de muscle ?

Comme je ne me pèse pas habituellement, je ne m’en étais pas vraiment rendu compte avant de revenir à Poudlard et d’aller faire mon check up obligatoire à l’infirmerie. Myrielle m’avait refait des uniformes à ma taille sans que j’ai à passer par Mme Guipure et elle n’avait pas commenté mes mesures, quant à mes autres vêtements, j’ai bien remarqué qu’ils étaient un peu larges mais ça faisait un moment que je n’avais pas mis mes tenues d’été alors je n’y avais pas vraiment prêté attention.

Mme Pomfresh m’a posé des questions sur ce que je mangeais, en quel quantité, et elle m’a fait des analyses pour vérifier que je n’étais anémiée et que je ne fais pas de carence ou quelque chose de ce genre. Je suis presque sûre qu’elle ne trouvera rien. Je ne me sens pas malade. Si je ne mange pas beaucoup, c’est seulement parce que je n’ai pas faim… mais, en revanche, je mange régulièrement et c’est le plus important, non ? L’infirmière m’a quand même donné des barres protéinées à manger avant mes séances de sport. Je n’ai pas très envie de mâcher ce truc, ça a vraiment pas l’air très bon, mais en même temps j’ai un peu peur que ça prenne des proportions incontrôlée si l’info venait à fuiter – ce qui sera le cas vu que Myrielle va sûrement être mise au courant du problème ainsi que de la solution proposée, ma tante le dira à mon cousin, et Alex le dira à tous les autres… le circuit d’information est à la fois clair et efficace dans mon entourage… -.

Bon, j’ai essayé une barre. Finalement c’est pas si mauvais, un peu pâteux et sec en bouche, mais avec de grandes lampées d’eau, ça devrait le faire. Il faut juste que je pense à les manger avant mes séances, de préférence de manière ostensible, pour que tout le monde voit bien que je fais ce qu’on me demande et que je suis une patiente parfaitement docile.

Comme j’étais seule dans le dortoir, je me suis un peu regardée dans la glace. J’avais un peu peur qu’on voit trop mes os – je sais que chez certaines personnes c’est naturel et qu’elles n’y peuvent rien, mais j’ai toujours trouvé ça peu joli -, mais finalement je crois que j’ai surtout perdu de la poitrine, même je n’ai pas pu trop m’examiner derrière malgré mes contorsions, donc j’espère qu’on ne voit pas non plus ma colonne. Avec mes vêtements, ça doit pouvoir passer…

Je me fiche un peu de ma santé mais mon apparence est importante pour moi. On peut penser que je suis superficielle, et sûrement que oui, je le suis – mes cheveux sont une vraie priorité dans ma vie -, j’aime être regardée d’un air appréciateur : me sentir jolie me donne de l’assurance. Les kilos en moins m’indiffèrent en soi, mais je veux rester belle. Après, je sais bien qu’être mince, même trop, est toujours mieux perçu par la société que l’inverse (même si, paradoxalement, je trouve que critiquer le physique des gens est ridicule, je sais, c’est bizarre, mais même si être admirer me fait plaisir, je dois me trouver moi belle en premier, les autres ne sont qu’un bonus et si je ne leur plais pas tant pis pour eux !), je préfère quand même continuer à faire envie plutôt que pitié. Reste à espérer que ça ne se voit pas trop et que les barres énergétiques me permettront de me maintenir, j’ai sûrement fait du sport avec un peu d’excès… cela dit, il faut ce qu’il faut pour rester au top niveau !

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Viska Spingate
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Ξ Sujet: Re: [Journal] I'll never be enough.   [Journal] I'll never be enough. - Page 2 EmptyLun 9 Aoû - 8:29




Douzième page

Samedi 10 septembre 2016

Maintenant je me laisse aller avec Flynn sans plus y songer.


Je crois qu’après dix jours, on peut dire avec certitude que Jensen ne me parle plus. C’est une épidémie ou quoi ? À chaque rentrée, je me fais snober par quelqu’un ? Je savais que Jensen m’avait quitté parce qu’il ne m’aimait pas - ok je le soupçonne plus que je ne le sais mais vous avez compris - mais là j’ai carrément aussi peu d’importance pour lui qu’une tenue de Quidditch trop petite je ne suis jamais à cours de comparaison ! Vraiment, je pensais avoir touché le fond lorsqu’il avait rompu, mais il faut toujours que je m’enfonce un peu plus dans mon marasme… quand y’en a plus, y’en a encore ! Des problèmes, toujours des problèmes... C’est terrible tout de même… j’ai la sensation de m’épuiser de plus en plus, je m’oblige à me lever chaque matin de force, mais je ne sais pas combien de temps je vais tenir encore comme ça… je pensais pouvoir dépasser mon chagrin d’amour en revenant à une relation amicale avec Jensen - après tout, c’est ce que nous étions au départ, des amis - et même ce plan d’une logique simplissime s’est heurté à la réalité…

Un peu comme mon plan pour rendre Jensen jaloux au bal remarquez. C’était un peu naïf de croire que ça fonctionnerait… cela dit, ça n’a pas eu que des effets négatifs. Cela a été l’occasion pour Flynn et moi de renouer après tous ces mois de monogamie de mon côté. Il faut reconnaître qu’il n’y a qu’avec lui que j’arrive à peu près à oublier mon mal être… rien à voir avec le sexe cela dit, même si c’est toujours agréable car Flynn est un bon amant, c’est surtout que je n’ai pas vraiment la sensation d’avoir changé quand il me regarde. Il me donne l’impression d’être toujours la Viska d’avant Nathan, d’avant mon enlèvement, d’avant mon premier amour… celle qui l’avait accompagnée au bal autrement dit. Je me sens bien quand on passe du temps ensemble simplement pour chiller, même si ça finit assez régulièrement par déraper ! On est un peu pareil pour ça, on aime un peu trop jouer !

Pour en revenir à comment on en est arrivé à avoir cette relation, il faut revenir au bal et à mon premier et dernier plan pour essayer d’attirer l’attention de Jensen. Juste après la rupture, j’ai pensé qu’il y avait encore un peu d’espoir, alors j’ai cherché parmi mes amis la personne idéale pour le provoquer. Admettons-le, Flynn a ça dans le sang ! En plus, il était de notoriété publique que nous avions déjà flirté ensemble dans le passé – on l’avait fait au bal de Noël en même temps, côté discrétion on repassera -. C’était aussi le cas de V mais Jensen est très hétéronormé donc j’ai pensé qu’un garçon aurait plus de chance d’éveiller sa jalousie. L’idée était bonne sur le papier… Sur un autre mec que Jensen, ça aurait pu marcher : vu la robe que je portais (elle laissait peu de place à l’imagination) et le fait qu’avec mon cavalier on en jetait carrément... Mais, déjà à ce moment-là, mon ex ne m’a pas décroché un mot de la soirée. Je n’ai même pas croisé son regard. J’étais déçue que mon plan n’ait pas fonctionné, surtout que j’étais très perturbée d’être jetée en pâture sur la scène par le Ministère et ma tante… je n’aurais pas été contre un peu de soutien de la part de Jensen ! Mais il est resté collé à Dahlia, et moi à Flynn.

Par dépit, j’ai fini par chauffer mon ami qui, bien qu’assez intéressé, m’a arrêtée parce qu’il  trouvait le moment mal choisi. Sur l’instant, j’étais un peu frustrée mais après réflexion, il a sûrement eu raison : c’était un petit peu con d’essayer de coucher avec Flynn alors que Jensen était dans la pièce adjacente. Pire, c’était con parce qu’il se trouvait dans l’autre pièce. Et puis, niveau discrétion, là aussi, on aurait pu repasser ! Cela étant, Flynn n’était pas contre le projet dans son ensemble, on s’est donc revu pendant l’été – à la plage de la famille d’Alexis et chez ma tante principalement – et c’est dans un climat apaisé que, quelques semaines plus tard, nous avons passé le cap qui sépare les flirts des amants. Ceci, non plus pour rendre jaloux Jensen (il faut savoir renoncer face à l’échec, Nathan m’aura au moins appris ça), mais simplement parce que j’en avais envie.

J’ai toutefois été un peu déçue la première fois... pas de l’expérience en elle-même, mais parce que je n’ai pas éprouvé la sensation de paix que j’avais dans les bras de Jensen. En un sens, je la recherchais en couchant avec Flynn, mais forcément, sans les sentiments qui m’animaient pour mon ex-petit ami, le résultat était fatalement différent. J’ai ressenti un peu de tristesse quand je me suis rendue compte que, condamnée à ne jamais être aimée, je devrais aussi renoncer pour toujours à cette impression de plénitude après l’amour. J’aurais pourtant eu bien besoin d’un peu de paix… Enfin… peu importe. Comme tant d’autres paramètres, j’ai accepté rapidement celui-ci et maintenant je me laisse aller avec Flynn sans plus y songer.

Ce qui ne veut pas dire qu’il ne me laissera pas tomber à l’instar de mes autres amis… je ne pense pas, je me dis que Flynn n’est pas comme ça, mais je n’aurais jamais cru que Jensen me snoberait alors que c’était lui qui m’avait quitté non plus. À force, je deviens méfiante. Surtout avec les garçons, car je n’ai jamais eu ce genre de problème avec mes amies filles.

C’est un peu le monde à l’envers quand on y pense quand même ! J’suis pourtant pas chiante pas dans ce contexte en tout cas : au cas où il y jetterait un œil avec sa tablette, j’ai tout fait pour avoir l’air aussi radieuse et occupée que possible sur Magic Insta tout l’été ! Il n’a aucune raison valable de m’ignorer ! C’est pas comme si j’allais, je sais pas moi, lui taper un scandale par exemple ! Ce ne serait pas totalement illégitime je pense, il me semble que je méritais mieux qu’un simple c’est fini mais ce n’est pas vraiment mon genre. Je suis colérique de caractère, je ne le nie pas, je suis toutefois bien trop fatiguée désormais pour piquer une crise. Paraître normale me demande déjà toutes mes ressources, et puis dans le fond, à quoi bon ? Ce n’est pas comme si j’avais vraiment envie de récriminer – n’en déplaise à Vic qui pense qu’une bonne gueulante me mettrait du baume au coeur -.

En désespoir de cause, j’ai remis le collier qu’il m’avait offert. Je me dis qu’il le remarquera peut-être comme un genre de symbole de paix… Je ne sais pas trop… de toute façon, je suis un peu à court de plan cette fois. Je pourrais renoncer totalement à avoir une relation amicale avec lui, mais ce n’est pas dans mon caractère d’abandonner à ce point, et puis, ça ne doit pas être si compliqué de régler ce qui nous sépare… Si seulement on pouvait juste se parler pour que je sache ce qu’il me reproche ! Au moins je pourrais m’excuser !

Ça ne sert à rien de me triturer les méninges dans le vide… surtout que je finis immanquablement par me faire des films. Jensen n’est peut-être pas jaloux, mais moi par contre… je suis un peu obsédée par le spectre de ces filles pour lesquelles il m’a quittée ! Mieux vaut, par conséquent, que je m’arrête là, avant d’encore me monter des scenarii qui m’empêcheront de dormir !

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Viska Spingate
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Ξ Sujet: Re: [Journal] I'll never be enough.   [Journal] I'll never be enough. - Page 2 EmptyLun 9 Aoû - 10:13




Treizième page

Vendredi 30 septembre 2016

J’aurais presque pu entendre un genre de crack le matin où ça a commencé. C’est un peu pour ça que je saute sur toutes les occasions de m’enivrer. Un peu pour ne pas penser à Jensen aussi.


J’ai peut-être un poil abusé des distractions ces derniers jours. Entendons-nous bien, je suis hyper performante depuis la reprise des cours : je fais absolument tous mes devoirs, je maîtrise mes entraînements avec Alex et je prépare les animations pour les cours d’arts martiaux et Sterne. Mais dans le même temps, je participe à presque toutes les soirées organisées à Poudlard de façon plus ou moins clandestines. C’est souvent Aaron qui m’invite. On avait eu un flirt dans ce qui s’apparente désormais presque à une autre vie, c’était plusieurs mois avant que je sorte avec Jensen ! Mon célibat fait que pas mal de mes anciens flirts cherchent à renouer avec moi, mais en dehors de V et Flynn, qui sont aussi mes amis – et encore, finalement, il n’y a qu’avec ce dernier que ça se soit concrétisé -, je n’ai pas du tout le désir d’y revenir. Pour commencer, je n’ai pas du tout envie d’être le sujet de conversation de certains mecs bourrés de testostérone (et parfois bourrés tout court), encore moins ceux qui fréquentent le dortoir de Jensen. Je suppose qu’ils me voient tous un peu comme un joli trophée qu’il est désormais possible de rafler, mais être une femme objet ça n’a jamais été mon truc. C’était un peu pour cette raison que je n’ai jamais flirté avec les ex-dragueurs de septième année d’ailleurs : la séduction est un jeu, certes, mais où tout le monde doit sortir vainqueur.

Tout ça pour dire que j’accepte les invitations à faire la fête mais uniquement celles-ci, pour le reste, en dehors de quelques plaisanteries potaches, je reste à distance raisonnable de ces messieurs. Je laisse un peu plus les filles approcher, sachant être une des rares bisexuelle de l’école. Il m’arrive de me dire que ce serait peut-être pas plus mal que je me penche sur la question de ces demoiselles – on ne sait jamais, il y en a peut-être qui ne se sont pas encore découverts leur orientation réelle ! -, cela dit je ne crois pas que mes problèmes sentimentaux viennent de la gent masculine. J’aurais tout aussi bien pu tomber amoureuse et être quittée par une fille au final (mais est-ce qu’une fille se serait barrée sans explication? C’est plutôt un truc de mec, non?).

Très souvent, ces soirées ressemblent peu ou prou à ce que nous faisons dans la salle commune, l’alcool en plus. Il y a des parties d’action ou vérité, de cartes, parfois de sept minutes au paradis – moment où je pars car ça prend le risque de déraper -, ou de jeux de la bouteille – pareil, je passe mon tour, mais je veux bien applaudir ceux qui y jouent par contre ! -. Mes camarades me trouvent sûrement un peu trop prude comme quoi, tout arrive, et si j’étais certaine que ce serait sans risque, je ferais peut-être moins la difficile… seulement, je ne peux pas m’ajouter de nouveaux problèmes, de nouvelles mauvaises expériences. J’ai trop souffert depuis un an, je ne peux plus me le permettre. Il est même probable que je ne le supporterais pas…

Il y a une raison pour laquelle mon armée de psy ne voulaient pas que je revienne à Poudlard, et c’est la tension constante que j’y ressens. Pour peu que je sorte de mon état apathique, tout m’irrite et m’agresse. J’ai l’impression d’étouffer lentement mais sûrement. Les gentils (ou pas?) docteurs m’ont prévenu que je risquais d’atteindre un point de rupture. Je n’ose pas leur dire (mais ils le liront à la place) que je l’ai atteint y’a déjà longtemps… Quelque part au mois d’août je dirais. Ça a été comme si quelque chose s’était débloqué en moi de très noir et très sombre, j’aurais presque pu entendre un genre de crack le matin où ça a commencé.

C’est un peu pour ça que je saute sur toutes les occasions de m’enivrer. Un peu pour ne pas penser à Jensen aussi. J’ai tellement l’impression d’avoir fait tous ces efforts pour « paraître bien » devant lui en pure perte ! Pour que ça serve, encore faudrait-il qu’il me remarque. Je ne pensais pas me sentir un jour aussi transparente, encore moins en sa présence. C’est comme si j’avais totalement cessé d’exister, et qu’après que le sol se soit ouvert sous mes pieds, j’ai simplement été engloutie. Disparue. Être moi, être Viska, ça voulait dire quelque chose pourtant, je croyais être forte, je croyais être importante, je croyais être belle… Et je ne suis juste plus rien du tout. Ce morceau de moi que j’avais réussi à préserver et à ramener de mes six jours en enfer, ce petit bout de mon coeur que je sentais encore après mon enlèvement… il s’est fissuré, puis brisé, et malgré l’amour dont je suis entourée par mes parents, mon oncle et ma tante, mes cousins, mes amis… je n’arrive pas à recoller les morceaux et je m’épuise à essayer.

Alors je bois en soirée, je danse, je sautille, je joue… d’autres fois, j’essaie de me détendre dans les bras de Flynn et il me laisse parfois fumer un joint avec lui pour m’y aider. C’était facile de me sentir bien lorsque nous étions en vacances, dans des lieux magnifiques ou familiers et une tranquillité minutieusement organisée par mes tuteurs. J’y parviens avec moins de facilité au sein de l’école. Déjà le confort y est la plupart du temps spartiate – on n’est même pas dans la même maison ! -, l’intimité limitée, et je dois faire face aux souvenirs de mon enlèvement ainsi qu’à l’ignorance de Jensen. Parfois, pour éviter de faire face à son désintérêt, je me cache dans l’étreinte de mes amis, dans celle de Flynn, je m’assois contre eux, sur eux, et j’essaie de ne plus faire attention. Je compartimente. J’arrête de ressentir et de penser. J’essaie d’oublier. Encore.

Parfois ça marche. Jamais très longtemps, mais il arrive que je parvienne à me changer assez les idées pour ne plus ressentir ni douleur, ni vide. Mon « rituel » m’aide aussi, au moins à ne pas trop décrocher de la réalité, à rester connectée avec les autres, à être présente en quelque sorte. Je crois que Flynn commence à soupçonner quelque chose sans trop savoir de quoi il s’agit, juste une impression qu’un truc n’est pas normal. Quant à Peony, puisqu’elle lit ce journal même lorsqu’il est caché, je suppose qu’elle cherche ce que c’est. J’aimerais pouvoir leur dire de ne pas s’inquiéter, que c’est sans importance, que ce qui compte c’est que nous sommes à la fin du mois de septembre et j’arrive à tenir toutes mes obligations. En ce sens, ça se passe bien mieux que le deuxième semestre de l’année précédente ! Il faut toujours positiver. Ou essayer.

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