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 [Thème] Trahison ! [PV Charlotte]

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Douglas MacLeod
Douglas MacLeod
Serdaigle

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Âge : 12 ans (7/04/2003)
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MessageSujet: [Thème] Trahison ! [PV Charlotte]   [Thème] Trahison ! [PV Charlotte] EmptyLun 1 Fév - 17:53

- Oh ! On s’écarte, là, vous voyez bien que vous êtes sur mon chemin !
Le Grand Hall était bondé, en cette froide matinée de printemps, et Douglas, qui s’était jusqu’à présent efforcé à la patience, commençait à en avoir plus qu’assez d’attendre qu’un groupe, sans cesse grossissant, de donzelles décérébrées eut fini de conspirer et de ricaner sottement, pour pouvoir accéder à l’escalier qui menait au sous-sol du château. Apparemment, ces parfaites petites dindes – un mélange hétéroclite de Serdaigle de troisième et de quatrième année, d’après ce qu’il pouvait en juger – attendaient qu’un « dieu vivant » de Poufsouffle fasse son apparition. Sans doute prévoyaient-elles de battre des cils, telles des allergiques en pleine crise de rhume des foins, et de lui glousser dans les oreilles, jusqu’à ce que mort s’ensuive. Douglas avait observé leur petit manège durant quelques minutes, avec une perplexité teintée de mépris, pour celles qu’il avait d’ores et déjà placées dans la catégorie des « pauvres filles », résistant difficilement à l’envie de leur demander si, d’une part, quand elles parlaient de dieu vivant, elles pensaient plutôt aux machins indiens, avec trop de bras et des trompes à la place du nez ou aux bestioles égyptiennes, aux dents acérées et à la susceptibilité légendaire, et si, d’autre part, elles avaient conscience que baver sur un Poufsouffle, probablement mou et ennuyeux, à l’instar tous ceux de cette maison, était absolument pathétique, surtout quand elles avaient à disposition des garçons bougrement plus beaux et intéressants, comme Leith lui.

Il avait, pourtant, fini par renoncer à percer les mystères du cœur féminin ( « Franchement, ça se saurait, si les femmes étaient des créatures raisonnables… »), et décidé de jouer des coudes, quitte à passer pour le dernier des rustres. Vu le niveau intellectuel des filles qui lui faisaient face, il ne perdait, de toute façon, pas grand-chose à les vexer. Jamais il ne se serait abaissé à sortir avec l’une d’entre elles. En plus, elles avaient toutes le nez de travers, le cheveu filasse, ou l’œil globuleux. Quant aux boutons d’acné… En unissant leurs forces, elles avaient largement de quoi ouvrir une pizzeria. Sans se soucier des protestations scandalisées de ses camarades, Douglas repoussa d’autorité celles d’entre elles qui ne s’étaient pas écartées assez vite à son goût, et dévala la volée de marches censées le conduire jusqu’au couloir des Poufsouffles. Ses motivations n’avaient absolument rien à voir, toutefois, avec celles qui habitaient ses camarades enamourées : Douglas avait bien trop d’amour propre pour ce genre de niaiserie. D’ailleurs, eût-il dû, pris d’une crise de folie subite, aller se rouler aux pieds de quelqu’un, qu’il se fût dirigé vers la tour de Gryffondor, où dormait sa future femme Victoire Weasley, non vers le terrier des Blaireaux, où sa sœur cadette, l’abominable Dominique, avait été répartie. Le jeune sorcier ne pouvait s’empêcher de voir une forme d’ironie dans le fait que Victoire La Magnifique eût été envoyée dans les hauteurs du château, tandis que Domi L’Ignominie était enterrée dans les tréfonds de l’école.

Ce n’était d’ailleurs pas Domino, que Douglas cherchait, ce matin-là, mais sa grande copine, Charlotte. Le Serdaigle avait reçu, au beau milieu du petit déjeuner, une prédiction fort désagréable, dont il était persuadé qu’elle concernait sa cavalière au bal deux fois de suite, quelle veinarde et, bien qu’il eût juré ses grands dieux qu’il n’accordait aucun crédit aux élucubrations d’une vieille enseignante, dont la réputation d’alcoolique-pas-si-anonyme n’était plus à faire, un fond de superstition le poussait à vérifier la véracité de ses dires. Après tout, estimait-il, le Professeur McGonagall, qui n’était pas connue pour prendre des décisions inconsidérées, n’aurait jamais confirmé la devineresse à la chaire de divination, si elle n’avait pas eu la certitude que son troisième œil était bel et bien connecté avec les forces du destin. Le petit écossais n’avait, pour autant, pas aveuglément confiance en Minerva : il avait décidé depuis des mois qu’il ne suivrait pas l’option « arts divinatoires » à la rentrée prochaine. L’étude des runes et l’arithmancie lui faisaient l’effet de matières beaucoup moins farfelues. Et puis, si c’était pour recevoir, à chaque cours, des augures aussi désobligeants que celui qu’il tenait présentement à la main, il préférait que les voies du futur lui restent impénétrables, merci beaucoup.

Coup de chance incroyable, alors qu’il était persuadé qu’il lui faudrait poireauter des heures avant que Charlotte daigne sortir de sa salle commune (il s’était laissé dire que l’opération « ravalement de façade », à laquelle les filles se livraient quotidiennement, pouvait être d’une longueur affolante), il aperçut soudain sa camarade, qui remontait le couloir en sens inverse juste avant de fuir à toutes jambes en le reconnaissant.
- Ah, Charlotte, parfait ! l’interpella-t-il d’une voix assurée.
Il parcourut, non sans une certaine morgue, les quelques mètres qui le séparaient encore de sa proie la petite sorcière et se planta devant elle.
- Alors ? Tu as l’intention de me faire une crasse ? demanda-t-il, de but en blanc, tandis qu’il fixait Charlotte d’un œil inquisiteur, comme s’il guettait sa réaction.
Dans sa main, il serrait machinalement la feuille de parchemin sur laquelle le professeur Trelawney avait inscrit sa prédiction : « Un grand malheur plane au-dessus de votre tête : méfiez-vous de l’eau qui dort à Poufsouffle, fuyez l’innocente blondeur, redoutez le péril féminin, ou vous êtes perdu. »

[896 mots]


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Charlotte Follet
Charlotte Follet
Poufsouffle

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MessageSujet: Re: [Thème] Trahison ! [PV Charlotte]   [Thème] Trahison ! [PV Charlotte] EmptyLun 1 Fév - 19:45

«  On ne croit pas en vous : D'un proche viendra la trahison, on remet en cause votre valeur. Ne cherchez pas dans votre maison, c'est dans les tours que vit votre détracteur. »
Tout ça, parce qu'elle avait renoncé de se joindre à son groupe de Gryffondor ?!
Trop, c'était trop.
Eléonore allait trop loin.
La cousine de Charlotte avait décidément beaucoup changé depuis qu'elle avait été répartie dans la maison des rouge et or. Un peu trop d'ailleurs. Charlotte était consternée de voir combien sa cousine devenait intolérante depuis qu'elle était à Poudlard. Ce n'était pas Jaimie qui lui aurait fait un coup pareil, c'était clair !
Tout ça parce qu'elle lui avait un jour proposé – un jour, un jour, la veille en fait –  de l'accompagner elle et ses amies, au terrain de Quidditch, pour regarder les membres de l'équipe des lions s'entraîner.
Premièrement, Charlotte aurait vécu comme une trahison et Victoire aussi d'assister à l'entraînement des joueurs de Gryffondor. Deuxièmement c'était Victoire la capitaine et elle n'avait pas envie de mourir dans d'atroces souffrances, merci bien, ce jour là Dominique l'attendait patiemment dans la salle commune et elle ne pouvait pas la faire attendre. Et troisièmement, accessoirement – il était vrai – les amies d'Eléonore terrorisaient complètement Charlotte. Pouvait-elle cependant respecter qu'elle ne soit pas sociable avec personne tout le monde ?
Eléonore ne se mettait jamais à sa place : elle, rien ne lui faisait peur. Elle parlait à des 7ème années sans avoir peur du ridicule, répondait aux questions des professeurs sans la moindre gêne et surtout, n'avait pas peur de déambuler dans les couloirs sans être accompagnée la rebelle. Jaimie, en ce sens là, était beaucoup plus proche d'elle. Sans compter que son vrai cousin était aussi à Poufsouffle, une maison portée sur la tolérance : ça jouait forcément.
Et voilà que maintenant, Charlotte apprenait – par courrier interposé de surcroit – que sa cousine la détestait, la méprisait et ne supportait carrément plus ses petits caprices sans exagération. Et ben bravo la famille !
Remontée comme un coucou suisse, Charlotte avait quitté son dortoir d'un pas vif et s'était tordu la cheville : c'était décidé, elle allait voir Minerva Eléonore. Elle irait la voir, ça pour aller la voir, elle irait la voir ! Elle ne perdait rien pour attendre, tiens... La faire passer pour la chétive et fragile créature de Poufsouffle, ah oui qui n'était capable de rien : non. La lionne devait comprendre que ça l'affectait.

Même si pour ça, Charlotte ignorait encore complètement ce qu'elle allait lui dire ;
« Oui ! Je voulais te parler, Eléonore ! C'est à dire que, euh.. en fait, j'aurai bien aimé qu'on soit toutes deux, juste... Tu peux leur dire de partir s'il te plait ? » Elle ne savait pas, mais elle trouverait. Il y'en avait marre que parce qu'elle avait peur qu'on ne la remarque dans l'école, tout le monde pense qu'elle était la dernière des empotées. Elle était certes un peu discrète mouarf, mais ça ne voulait pas dire qu'elle n'était capable de rien je sais coudre, moi, madame !. Elle connaissait le nom de tout un tas de fleurs et de plantes magiques et savait de surcroit se servir d'un chevalet  et d'un pinceau. Ce qui n'était pas le cas de tout le monde, n'en déplaise à Douglas.

Parlons-en de celui-là d'ailleurs  : ce n'était pas le dernier pour la prendre pour la dernière des imbéciles, lui aussi.
Le voilà d'ailleurs  qui s'approchait dangereusement de la salle commune de Poufsouffle, à l'instant où comme par hasard elle en sortait transition de malade. Sans aucun doute pour traumatiser une pauvre créature innocente qui n'avait rien demandé ou dire à Dominique combien il la trouvait laide. Ou alors pour chanter à qui voulait l'entendre que le seul Dieu qui existait était de Serdaigle et blablabla.
Douglas McLeod, elle avait donné, merci bien.
La sorcière avança dans le couloir alors que le bleu et bronze semblait content de la voir Fort bien. Je m'en tape, c'est trop tard Douglas, deux années que tu me traumatises au bal de Noël, ça prend fin aujourd'hui : elle s'en fichait, elle n'était pas là pour lui. Et très certainement lui non plus, d'ailleurs. Elle lui prêta à peine attention quand il lui parla – fermement décidée à aller voir sa cousine dans la tour de Gryffondor – et répondit, nonchalamment :
- A  l'occasion mais pas aujourd'hui, non... Lâcha t-elle non sans manquer d'humour ou pas.
La jeune fille dépassa Douglas, bien déterminée à le planter là. Elle n'avait pas de temps à lui accorder, de toute manière : elle avait mieux à faire.
Quoique...
Attendez.
Douglas était un Serdaigle... Se pourrait-il... Se pourrait-il que la prédiction ne le concerne lui?
Ah !
La sorcière s'arrêta, dos au sorcier et resta quelques secondes comme ça. Tout concordait si bien qu'en quelques instants, tout s'était éclairci dans la tête de Charlotte. Elle avait pensé sans réfléchir à Eléonore, parce que l'histoire de la veille l'avait un peu remuée, mais au final, sans ça, à qui aurait-telle pensé en tout premier ? La réponse était si limpide qu'elle se trouva sotte de ne pas y avoir pensé plus tôt. Elle sortit de sa poche le parchemin qu'elle avait reçu, et pivota brutalement sur elle-même.
Elle s'approcha alors de McLeod d'un pas assuré et lui donna un gros coup de tête avant de se rendre dans les étages supérieurs. Qu'on ne me dérange pas ! planta le bout de papier sous le nez.
- C'est toi, ça ? Douglas était intelligent – il était le sorcier le plus intelligent de la terre, pardon de la galaxie, pardon de l'univers, pardon du multivers – il allait comprendre qu'elle ne faisait pas référence à l'auteur de la prédiction, mais bel et bien à l'objet de l'oracle.
Et il était aussi suffisamment clairvoyant pour voir que Charlotte était énervée. Elle était lasse qu'on la prenne pour la petite imbécile qui disait oui-oui sans broncher. Elle en avait marre qu'on la prenne pour la copine timide de Dominique Weasley, la cousine pas intéressante d'Eléonore Montgomery-Bones et la cavalière fadasse de Douglas McLeod.
Elle était plus que ça la Poufsouffle qui collectionne les cartes de Chocogrenouilles à 12 ans.

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