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 Amie ou évanouie ? [PV]

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Viska Spingate
Viska Spingate
Serpentard

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MessageSujet: Amie ou évanouie ? [PV]   Amie ou évanouie ? [PV] EmptySam 20 Mar - 13:12

Amie ou évanouie ?La fin du mois de mai se profilait et Viska n’aurait pas su dire si elle allait vraiment mieux. Elle sortait de l’infirmerie pour son rendez-vous hebdomadaire avec un médicomage mais, sans aller jusqu’à dire qu’il se désintéressait de son état mental, il se préoccupait surtout de sa santé physique. De ce côté-ci, tout était plutôt bon : vu que son entourage la forçait à prendre trois repas par jour minimum, elle reprenait petit à petit le poids qu’elle avait perdu. Ses cheveux avaient un tout petit peu repoussé, arrivant maintenant légèrement en dessous de ses épaules – quand ils étaient lissés du moins, car Viska n’avait pas les cheveux raides en naturel -, et elle n’avait plus de cernes sous les yeux pour l’instant en tout cas. Pour qui ne ferait pas attention à ses expressions, Viska avait l’air beaucoup plus en forme, surtout comparativement aux semaines qui avaient suivi son retour après l’enlèvement. Même ses évanouissements s’étaient espacés car elle avait découvert qu’elle parvenait à garder conscience si elle avait mal et qu’en général s’enfoncer les ongles dans la paume suffisait à la sortir de son engourdissement, de plus elle évitait la plupart des stimulus induisant une crise de panique : se tenir à distance du lac, des flammes et des serpents étaient une bonne base pour rester consciente même si des serpents il y en avait plein sa salle commune, merci Salazar!

Elle allait prendre le chemin de sa salle commune pour rejoindre Jensen et Peony qui devaient l’attendre pour aller déjeuner lorsqu’elle se retrouva face à Alan. Viska resta un instant interdite car il était seul, sans Prudence ou Quino. Ils ne s’étaient plus retrouvés ainsi seuls – en plus le couloir paraissait s’être vidé de toute présence comme par un tour du destin – depuis le mois de janvier dernier. La blonde avait été contente qu’ensuite les choses s’arrangent pour le Poufsouffle et que ses tortionnaires aient été exclus, néanmoins elle n’avait vécu tout ceci que de loin car Nathan était alors après elle, et ensuite elle avait été enlevée ce qui l’avait rendue assez sauvage. Elle ne s’était remise à parler qu’à une dizaine de personnes en dehors des binômes que ses professeurs lui imposaient et qui l’obligeaient parfois à varier de partenaire parmi les cinquièmes années. Par cette dizaine, il n’y avait pas Alan. Pourtant, à une époque, elle le considérait comme son meilleur ami parmi les garçons (car ses meilleures amies étaient Victoire et Prudence, elle avait toujours été du genre à fréquenter plus de filles), mais cette année avait été horrible pour tout le monde et elle n’avait pas réussi à passer outre l’éloignement d’Alan pendant l’été puis les premiers mois.

Elle n’avait jamais caché avoir mal vécu les vacances entre Poufsouffle – car comment l’aurait pris Prudence si Viska avait invité toutes les Serpentards de son entourage, mais pas sa meilleure amie, hein ?! -, mais là où la situation avait fini par s’aplanir avec Prudence, Alan s’était ensuite isolé à cause de ses persécuteurs, et Viska l’avait pris comme une fin de non recevoir concernant leur amitié. Quand elle avait découvert la vérité, c’était déjà trop tard, émotionnellement prise dans ses propres problèmes avec Nathan, elle avait accepté ce qui s’était passé sans jamais réussir à renouer avec ce qu’elle ressentait autrefois pour Alan. Il l’avait blessée, sans le vouloir elle le comprenait depuis que la vérité avait éclaté, mais elle n’était pas de ceux qui s’accrochaient à qui ne voulaient plus d’elle.

Une fois revenue de son enlèvement, tout ceci avait fini par lui paraître un peu futile. Néanmoins, elle ne s’était pas sentie le courage vu sa fragilité nerveuse de mettre les choses à plat avec le blond. Et elle n’avait depuis lors communiquée avec lui qu’en présence de Prudence et Jensen ou via la tablette magique qu’ils possédaient tous les deux. « Salut, ça va ? » finit-elle par lancer car elle ne pouvait pas se permettre de rester plantée plus longtemps dans le couloir sans savoir quoi faire. Et ce serait vraiment trop immature, même pour elle, que de s’enfuir. Jensen et Alex n’étaient pas là, il fallait donc espérer qu’elle arriverait à ne pas s’évanouir… au demeurant, elle réalisa qu’elle se sentait capable de parler à Alan maintenant, contrairement à quelques semaines auparavant. Finalement, c’était peut-être le signe qu’elle allait mieux ? Après tout, elle n’allait pas encore tourner de l’œil !
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Alan Carmichael
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MessageSujet: Re: Amie ou évanouie ? [PV]   Amie ou évanouie ? [PV] EmptyMer 7 Avr - 20:15

Loin de penser à Viska, Alan Carmichael, Poufsouffle de 5ème année je le rappelle parce que ça fait longtemps préparait sagement ses parchemins, plumes et livres en tout genre afin de partir travailler à la bibliothèque. Il fallait dire que travailler à la bibliothèque faisait un peu partie de son quotidien depuis 5 ans ah bon ?!. Elle était l'un des rares endroits à assurer un calme parfait et avait surtout l'avantage – c'était surtout l'intérêt du lieu, en fait – de mettre à disposition des élèves une foultitude d'ouvrages en tout genre. Alan, Serdaigle qui s'ignore.
Au grand damn de ses amis, le sorcier passait plus de temps là bas – aux côtés de l'abominable femme des livres, Mme Pince – qu'avec ses amis que dans la salle d'études : un endroit qui ne convenait pas au Poufsouffle un endroit où ses amis pouvaient copier sur lui, et c'est non. Il trouvait la salle trop remplie, un poil trop bruyante je deviens plus pénible que Mme Pince, god et avec nettement moins de moyens, surtout le budget table est à chier, il faut le dire.
La salle d'étude avait ceci d'avantageux, cependant, qu'elle était proche des dortoirs des Poufsouffle. Le seul reproche qu'Alan pouvait faire à la bibliothèque, donc, outre le fait que les nouvelles tables en acajou étaient vraiment trop salissantes était bien entendu sa localisation : il trouvait un peu laborieux et éreintant de faire des allers-retours quotidiens afin de réviser ses BUSEs reste là-bas.
Travailler ses BUSEs faisait aussi partie de son quotidien depuis un an.
L'année n'avait pas été de tout repos, c'était le moins que l'on puisse dire, mais malgré des débuts tumultueux, on ne pouvait pas enlever à Alan qu'il avait toujours travaillé sans faillir. Avec trois agresseurs aux fesses, un passage à tabac dans les règles de l'art et un harcèlement moral des plus assidu, le sorcier n'avait pas démérité. Dans sa ligne de conduite : se confier, non, travailler, oui.

Cette période de trouble intense terminée, Alan sentait qu'il allait mieux. Le spectre d'Evan précautionneusement démembré par Prudence planait toujours au dessus de lui, et bien qu'il ne se passa pas un jour sans que, seul dans un couloir, il ne se retourne brusquement pour vérifier qu'on ne le suivît pas, il le faisait cependant moins.
Beaucoup moins même, à présent plus adepte, en toutes circonstances, de l'agrippage de baguette – celle-ci finement cachée dans sa poche, pas bête Berthe – que de frénétiquement jeter des regards apeurés de tous les côtés. Il pouvait d'ailleurs se targuer, depuis, d'avoir considérablement amélioré son ouïe : à présent, il entendait une adolescente pleurer à plus de deux couloirs alentours Perrine, ça va bien un moment, lâche le morceau. Tu n'auras PAS Graham.

Le renvoi d'Evan et de ses amis harceleurs avait été une étape importante dans la vie d'Alan : l'Irlandais leur avait fait face, et réussi à confier à la directrice ce qui s'était passé – à ses yeux, la partie la plus courageuse de son plan – ce qui avait entrainé leur exclusion.
Dans les faits, c'était cool. Mais en théorie seulement.
Déjà, les dommages psychologiques laissés par Evan le poursuivraient toute sa vie, il le savait : les cauchemars récurrents d'Alan – pas forcément liés à son agression, d'ailleurs – le prouvaient. Ensuite, bien qu'ils soient renvoyés et a priori loin de lui, Alan ne pouvait pas s'empêcher de penser à des représailles de ses agresseurs. Il voyait les trois adolescents, cachés dans un recoin de couloir sombre de Durmstrang, amers, concocter un plan aux petits oignons pour se venger de celui qui leur avait fait ça. L'imagination fertile du blond n'avait certes pas de borne, mais elle prouvait surtout que ses cicatrices étaient loin d'être fermées.

Songeant que l'échéance des BUSEs était pour bientôt, Alan n'avait en tête que son oral de sortilèges : il aurait vécu comme un échec personnel ne manquerait plus qu'il le croit collectif tiens de rater cette épreuve. Joséphine aussi, d'ailleurs, sûrement. Depuis qu'il avait confié à ses amis ce qui s'était passé à la rentrée, il avait plus encore suivi assidument les séances du club de duels avec la rouquine. Il aimait ça, depuis toujours, mais maintenant, il comptait en faire son métier. Ou presque. Par 'se servir convenablement d'une baguette' il entendait aussi 'apprendre à ne pas se la faire subtiliser', ce qui avait quand même était l'objet de son trouble face à ses trois agresseurs. S'il avait été plus vif et plus adroit, il n'aurait eu aucun mal à les neutraliser, eux, qui n'avaient pas pensé à sortir la leur phrase à ne pas sortir de son contexte. Ça n'avait pas été le cas et maintenant, il pouvait ajouter 'peur de se faire tabasser pour homophobie' à la longue liste de ses névroses.

Puis soudain, il vit Viska Infarctus, bim, Game Over.
Elle était tout proche de lui, seule, pour une fois et bêtement, Alan s'arrêta. Elle fit de même.
La situation n'aurait pas pu être plus saugrenue : il y' avait encore un an de ça, les deux sorciers se serraient approchés l'un de l'autre et auraient entamés un foxtrot endiablé – certainement réunis par un rendez-vous fixé à l'avance – et auraient continué leur discussion sur l'énième défaite de Poufsouffle contre Gryffondor commencée trois heures auparavant comme quoi bien des choses changent !. Sauf que là, rien n'était plus comme avant.
Alan était loin d'imaginer que la semaine de vacances où Prue et lui avaient invité quelques amis jaune et noir à Galway, l'année passée on a dit que c'était une idée de Quino, à la base ou pas ?, avait mis le feu au poudre. Comment aurait-il pu l'imaginer, en fait ? Viska n'avait jamais été d'un naturel jalouse sanguinaire oui, mais pas jalouse – elle savait de surcroit que le duo de Galway passait quasiment tout leur temps libre avec elle et pas avec Maureen Gabble, par exemple. Et surtout, dans l'année, Viska n'avait pas tenu rigueur le moins du monde à Prudence : juste à Alan, comme s'il avait été l'investigateur d'un vaste complot contre elle viens, l'an prochain on fait en sorte que Serpentard perde tous ses matchs. P'tin, je suis sûr qu'on va réussir !. Comme si voir des amis pendant l'été signifiait forcément, qu'on ne désintéressait des autres on ne voulait pas te le dire, Viska, mais Tempérance ne peut pas te voir : à sa place, Alan aurait été ravi que Viska se trouve enfin d'autres amis à voir pendant ses vacances même si c'était des serpents, ce n'est pas grave ! et il savait que le bonheur de la vipère importait aussi beaucoup à Prudence.
Était-ce pour cela qu'elle lui avait reproché d'avoir pris ses distances avec elle pendant son harcèlement ?
Alan ne savait pas, mais aurait trouvé ça parfaitement injuste. A aucun moment il n'avait été infidèle à Viska et qu'on insinue le contraire aurait été la pire des insultes à son égard ça et le non-entretien de sa coupe de cheveux. L'amitié chez lui, c'était sacré Maureen le sait bien.

- Salut. Lança t-il stoïquement. Jamais il n'avait eu à être gêné en présence de son amie : depuis son agression – son agression à elle, hein, pas à lui. Oui, je sais, on est farcis – hélas, quand il la croisait accompagnée de sa meute de Rottweilers enragés, il ressentait d'avantage un sentiment d'agressivité flotter dans l'air, qu'un doux et vaporeux malaise, il n'avait (encore une fois) pas eu cette chance. Avant l'été dernier souviens-toi l'été dernier, oui, souviens t'en !, il n'y avait cependant eu que des éclats de rires et des exclamations franches et sincères.

Etant aussi éloigné de la partie de franche rigolade qu'un ours polaire du Sahara, Alan ne savait pas s'il devait ou non partir. La fuir ? La laisser seule ? Ne pas la contrarier et garder cette distance de sécurité qu'elle avait mis entre eux ? Ou alors profiter qu'il n'y ait aucun de ses bodyguards pour enfin lui adresser la parole et poser la question qui le taraudait tant ?

- Comment tu vas ? Son choix avait été vite fait.

C'était, depuis des mois, la seule question qu'il voulait lui poser.
Dans quel but ? Il l'ignorait un peu : « mieux » lui aurait plu, mais il savait hélas qu'aucune réponse positive ne pouvait honnêtement passer les lèvres de la verte et argent, tant ce qu'elle avait vécu était horrible.

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Le plus tourmenté 2020

Alan Carmichael


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Viska Spingate
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MessageSujet: Re: Amie ou évanouie ? [PV]   Amie ou évanouie ? [PV] EmptyVen 9 Avr - 12:07

Amie ou évanouie ?Alan ne s’en était peut-être jamais rendu compte mais en réalité Viska avait toujours été une fille possessive. Certes, elle n’enviait pas les autres car elle était trop orgueilleuse pour ça, mais elle détestait partager ses amis. Fille unique, elle avait eu l’habitude dans l’enfance d’être le centre de toutes les attentions sans jamais avoir eu à céder celle de ses parents, même pas à des cousins puisqu’elle n’en avait pas du côté de sa famille moldue. Elle ne se faisait pas une gloire de ce trait de caractère et le modérait avec bien plus de facilité que ses pénibles crises de colère, il arrivait cependant qu’il la contrarie vis à vis de ses amis : elle n’avait jamais pardonné à Dita d’avoir quitté Poudlard pour aller en Inde et avait coupé les ponts avec elle le fait que la joueuse soit partie a influé, certes, et maintenant il y avait cette histoire avec les Poufsouffle. Rien qu’une bonne conversation n’aurait su résoudre, mais de conversation, par un enchaînement malheureux d’événements des deux côtés, il n’y en avait pas eu d’autre que celle concernant les harceleurs d’Alan en janvier.

Même si elle avait appris cette fois-là qu’il s’agissait d’un énorme malentendu, elle avait réellement cru qu’Alan ne voulait plus d’elle. La plupart de ses autres amis, que ce soit Jensen, Peony, Vic’ ou Flynn (et même Dahlia!) avaient pensé la même chose : sans connaître l’histoire avec Evan, c’était ce dont ça avait eu l’air après tout… Viska n’étant pas dans la même maison que le trio Prudence/Quino/Alan, elle ne faisait que le croiser en cours, il se plongeait ensuite dans ses révisions ou dans dieu sait quoi d’autre. Les semaines avaient fini par devenir des mois et quand leur face à face en janvier était arrivé, il avait été tendu. Viska avait sincèrement essayé de l’aider, elle s’était même proposé de se charger elle-même du cas de cette bande de trouduc homophobes Jensen aurait détesté mais elle l’aurait fait quand même parce qu’elle adore se battre en vrai, et elle avait évidemment été soulagée d’apprendre, après son enlèvement, qu’ils avaient été virés de Poudlard.

Ça ne l’avait pas empêchée d’être aux prises avec ses propres démons. Comme si sentir le poids de la malédiction pesé sur ses épaules depuis qu’elle avait pris la marque l’été dernier n’était pas suffisant, l’année avait été difficile. Si le pauvre type qui avait essayé de la peloter n’avait pas fait long feu face à elle, ses six jours avec Nathan avaient été eux destructeurs. Elle avait été confrontée à sa propre faiblesse : face à un homme adulte ayant reçu la même formation qu’elle et avec des dizaines d’années d’expérience en plus, elle n’avait pas eu beaucoup plus d’efficacité qu’un chaton. Si elle s’en était sortie, c’était uniquement parce qu’il la voulait vivante et parce que les chiens ne faisant pas des chats, il était encore plus orgueilleux qu’elle.

Tout le monde, même Blomberg, l’avait armée pour le cas où elle se retrouverait de nouveau dans la même situation. Viska doutait beaucoup qu’avoir une baguette impossible à désarmer qui la suivait partout (elle était dans sa besace d’ailleurs, mais la blonde refusait de l’utiliser) ou un poignard accroché à sa cuisse la rende réellement plus efficace en situation réelle. Cela dit, depuis son enlèvement, elle était devenue particulièrement docile : n’ayant pas (ou rarement) l’énergie pour des débats stériles, elle laissait plus ou moins tout le monde décider à sa place de la marche à suivre. Notons qu’au demeurant on lui demandait rarement son avis ! Même Alex’ lui paraissait un peu autoritaire par moment… alors que pourtant il était normalement un ange de patience surtout selon l’échelle familiale.

Face à face avec Alan, Viska ne savait donc pas quoi lui dire précisément pour entamer la conversation : sa vie n’était pas exactement fun depuis le mois de juillet dernier. D’ailleurs, Alan ne répondit pas à sa question et préféra la lui retourner d’emblée. Elle jeta un vague coup d’oeil dans la direction d’où elle venait, à savoir l’infirmerie, comme si cela pouvait répondre au moins partiellement à ce que le Poufsouffle lui demandait.

Finalement, elle reposa ses yeux clairs sur le jeune homme se demandant s’il était capable d’y lire le vide béant qui s’y trouvait. Jensen n’étant pas là, elle était simplement la Viska brisée qui s’était échappée de l’emprise de son père incestueux. Comme Peony pouvait le constater chaque jour dans l’intimité de leur dortoir, la blonde faisait nettement moins bien semblant lorsque son petit ami n’était pas là ce qui promet de grands moments prochainement. « Vu les circonstances, ça peut aller... » commença-t-elle avant de se mordre la lèvre inférieure et de baisser les yeux une fraction de seconde avant de les relever dans un éclair de panique tout en se sentant prise de vertige. Elle trébucha et par réflexe se raccrocha à la manche d’Alan. Elle était peut-être capable d’avoir une conversation mais visiblement il serait plus sage de l’avoir assise. « Enfin à part les évanouissements, ça va... » grommela-t-elle presque plus pour elle-même que pour le Poufsouffle. « Il vaut mieux que je m’assois. » admit-elle ensuite en lâchant sa manche pour lui faire signe de la suivre jusqu’au banc qui longeait le couloir le plus proche d’eux.

Une fois assise, elle se sentit plus stable physiquement. Elle était un peu plus autonome qu’au tout début, à son retour, mais il fallait reconnaître que son esprit avait encore tendance à vouloir se faire la malle pour tout et rien. « J’ai voulu faire ma brave et aller à l’infirmerie toute seule, le trajet pour y aller ça a été, mais devoir encore et toujours répéter les mêmes choses au médicomage… chaque semaine c’est pareil... » Pourquoi disait-elle ça Alan ? Peut-être parce qu’il était là, qu’ils étaient seuls, et que malgré tout, il y avait une forme de familiarité dans leur relation qui affleurait pour remonter ponctuellement à la surface. De toute façon, si elle n’avait pas été seule, elle l’aurait probablement salué mais ne se serait pas arrêtée.

Si elle ne savait pas comment retrouver leur complicité d’autrefois, elle trouvait l’exercice encore plus difficile auprès de ses autres amis. Ses différents cercles se côtoyaient sans vraiment se mélanger depuis sa première année, il était d’ailleurs amusant de remarquer qu’ils se formaient par maison : il y avait eu Alan, Prudence et Quino avec qui, jusqu’à cette année, elle passait le plus de son temps libre, puis Peony, Jensen, Lu’, Thiago et tous les autres Serpentards qui étaient de sa maison et donc qu’elle avait toujours beaucoup côtoyés, venaient ensuite les Gryffondor avec le trio Victoire, Vanellope et Flynn qui s’entendaient assez bien avec les Poufsouffle mais ne supportaient pas Jensen, et il y avait ensuite les connaissances diverses qu’elle fréquentait à Serdaigle, avec dans les plus proches d’elle Dahlia et Ivalyana. Cette dernière était même sûrement celle dont elle se sentait la plus liée puisqu’elles étaient toutes les deux maudites, dans le château il n’y avait personne qui soit plus apte à la comprendre qu’Iva. Viska avait évolué d’un groupe à l’autre, et depuis son enlèvement celui des lions et des serpents s’était fondu, faisant bloc autour d’elle. Un basculement imprévu que personne n’aurait pu prévoir un an en arrière.

« Enfin bon… ça n’a pas d’importance. » En dépit des apparences données par son entourage, Viska pensait réellement que ça n’en avait pas. Après tout, elle avait été brisée par Nathan… ce qui la rendait moins importante encore : pourquoi se soucier d’un objet endommagé ? « Tu ne m’as pas répondu, toi ça va ? » Les problèmes d’Alan avaient, après tout, été au cœur de leur dernière vraie conversation.

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Alan Carmichael
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MessageSujet: Re: Amie ou évanouie ? [PV]   Amie ou évanouie ? [PV] EmptyDim 11 Avr - 11:55

Se retrouver en présence de Viska, estimait Alan, excluait tout un tas de choses que la vipère devait ignorer. S'inquiéter de l'état de santé de toutes les personnes qui n'étaient pas la Serpentard, par exemple : quand on avait été enlevée et torturée par un psychopathe, la santé des autres passait logiquement, rationnellement et inévitablement après. Qu'est-ce qu'on en avait à faire, de savoir que le pudding du midi avait légèrement – mais quand même significativement, il aurait pu se raisonner - ballonné Alan pour le reste de la journée ? Rien ! On s'en battait la race, comme aimait dire vulgairement l'Irlandais insidieusement influencé par Prudence et son langage de charretier parce qu'à ses yeux, dans l'école, rien ne comptait plus que la santé – tant physique que morale d'ailleurs, voire même plus la morale que l'autre – de Viska. Franchement, des trucs pareils, on en vivait un part scolarité, un par vie même et si l'école toute entière avait du envoyer un câlin symbolique de réconfort à quelqu'un, Alan aimait croire qu'ils l'auraient tous adressé à la sorcière. C'était peut-être naïf, mais il se persuadait de ça.
Ils avaient beau ne plus se parler depuis des mois, il n'empêchait, que pas un jour ne passait sans que le Poufsouffle ne pense à son amie et à la distance instaurée entre eux, et la regrette.
Seule ombre au tableau d'ailleurs, de la toute nouvelle phase de joie et d'amour dans laquelle il entrait progressivement depuis la fin de son calvaire.

Les deux amis avaient beau avoir passé une année où tout avait été fait pour les séparer – et ça avait bien marché d'ailleurs, à croire que l'Univers avait mis le paquet pour décapiter à jamais la relation solide des deux amis – il n'en restait pas moins qu'Alan connaissait Viska par cœur. Il connaissait la Viska âgée de la 1ère et à 4ème année, du moins. Parce que la sorcière qui se laissait étouffer par un petit-ami qui n'écoutait en rien ses besoins, même s'il croyait le faire (Alan n'avait toujours pas digéré que Jensen l'éloigne de Prudence, aussi) et celle qui acceptait que ses amis deviennent des persécuteurs en puissance – qu'ils estiment être dans leur droit ne les différenciait pas des autres harceleurs, donc – n'était pas celle qu'il avait connu. Celle qui avait été brisée – plusieurs fois et de façon abominable – par son père, non plus d'ailleurs : et il s'en voudrait toute sa vie de ne pas avoir pu être là pendant sa reconstruction.
Même s'il se doutait bien que sa reconstruction hélas, prendrait du temps.

En clair, il ne connaissait pas véritablement la jeune fille en face de lui, mais il la connaissait cependant suffisamment pour savoir lire de la détresse dans ses yeux. Il n'arrivait pas toujours à aider les gens qu'il ne connaissait pas, bien qu'il en eut envie, mais le Poufsouffle pouvait se targuer de connaître plutôt intimement chacun de ses amis même si certaines surprises, comme la jalousie par exemple, s'étaient cachées jusqu'alors.
Quand il lut dans ses iris, un léger frisson parcourut Alan : ce qu'il y vit, il ne l'oublierait pas avant longtemps.
Elle ne faisait pas semblant, elle le voyait véritablement pour la première fois et surtout, elle était seule, elle n'avait donc personne à rassurer – et pas un étranger qui avait jadis était son ami, se disait-il – ce qui rendait plus sincère encore ce qu'il avait vu sans ses yeux. Voilà des mois qu'elle avait été agressée, des mois qu'elle se rendait à fréquence régulière à l'infirmerie (Alan avait des espions partout. Merci V et P !) et voir ce qu'il y lut le scotcha littéralement. Non, Viska n'allait pas mieux, elle vivait chacune de ses entrevues avec l'infirmière comme un calvaire.
La reconstruction était donc loin d'être terminée.

Elle lui répondit que ça pouvait aller, mais manqua quelques secondes plus tard de perdre l'équilibre crédibilité, moins quarante. Complètement sur le qui-vive depuis qu'il l'avait vue, Alan était tendu comme jamais. Il redoutait que la jeune fille ne s'effondre, parte en courant, vocifère qu'elle ne voulait pas le voir, ou pire, l'ignore sans même lui parler. Et ce qu'il redouta faillit d'ailleurs se passer : il la vit perte d'équilibre et dans la foulée malaise et ça, ça lui faisait plus peur que le reste. Il savait l'infirmerie à côté, pourtant, l'Irlandais redoutait atrocement les réactions des proches de la vipère s'ils savaient qu'il avait osé l'approcher.

En une seconde, tel un attrapeur éclairé au hasard, Joaquin Kostas se ruant sur son vif, Alan fondit sur son amie pour lui attraper les bras. Il était prêt à tout instant à la réceptionner si elle s'évanouissait, chose qu'il aurait détesté faire, cependant. Qu'elle reste conscience, par pitié, qu'elle reste consciente, lui criait son ego !
Il n'aurait pas supporté que sa vue lui soit insupportable.

- Ça va ?! Lança t-il angoissé, toujours cramponné à elle et elle, à lui.
Le Poufsouffle tourna la tête avec rapidité pour trouver un banc à la jeune fille : il en vit un un peu plus loin dans le couloir et aida la verte et argent à s'en approcher, précautionneusement. A tout moment, il s'attendait à l'arrivée surprise de Jensen, venu rejoindre sa douce, le menaçant alors tant verbalement qu'oculairement de ne plus jamais l'approcher. Ça c'était parce que Viska serait là, sinon, il aurait aussi eu droit aux menaces verbales ; Pourtant, personne n'approcha ah si, Victoire avec un troupeau de Chauve-Souris !, alors le sorcier décida de souffler un peu et de profiter du répit qu'on lui offrait : Viska était bien seule et lui, il était là.

Quand la sorcière lui confia être venue à l'infirmerie non accompagnée, une foultitude de questions parcourut Alan, mais il dut se faire violence pour ne pas toutes les lui vomir : est-ce que quelqu'un va venir te chercher ? Est-ce que tu veux que je te ramène à la salle commune ? Est-ce que tu veux, avant, t'asseoir un peu pour te reposer ? Ou que j'aille chercher un morceau de sucre ou de chocolat à Mme Pomfresh ? Est-ce que tu préfères que je te laisse seule et que j'aille chercher quelqu'un pour t'aider ? Et est-ce que tu veux que je me taise, surtout ?
Bref, du grand Alan Carmichael.

Au lieu de ça, il lança  juste :
- Tu devrais peut-être demander à Victoire ou Jensen de t'accompagner, la prochaine fois. Ce sera plus sûr. Chaque mot était une torture à sortir : jadis, c'était Prue ou lui qui auraient eu ce rôle. Mais il s'était fait une raison et respectait assez Viska pour ne pas lui faire de crise de jalousie à son tour. Elle n'avait pas besoin de ça.

Alan était littéralement pris entre deux feux :
D'un côté il avait une envie furieuse de demander à Viska en quoi consistait vraiment ses soi-disant rendez-vous à l'infirmerie. Il voulait savoir si les questions étaient pertinentes, si on se souciait autant du traumatisme psychologique que des dommages physiques (étonnement, la vue de Viska en sang l'aurait rendu malade, mais pour l'avoir expérimenté, il trouvait les problèmes psychologiques bien plus insidieux et longs à traiter), si elle voyait une amélioration, si elle se sentait écoutée, comprise, en confiance. Bref, il voulait savoir si elle avait un jour une chance de sortir indemne de cette sordide épreuve.
D'un autre, il avait cette pudeur, cette honte qu'il avait commencé à créer le jour où Viska lui avait reproché son éloignement. Alan avait bien conscience qu'il ne faisait plus partie des amis de la vipère – de par son choix à elle, et uniquement par son choix – et donc par respect, il se refusait à être indiscret. Et l'indiscrétion était précisément ce qui l'empêchait de lui poser des questions personnelles. Comme à une étrangère.
Et ça lui coutait !

- C'est de revivre chaque semaine ce qui s'est passé, qui est dur ? Ou d'avoir la sensation de ne pas avancer avec le Médicomage ? Tant pis, il n'y tenait plus : il voulait comprendre, en ayant assez de solliciter Prudence pour obtenir d'avantage d'informations. Loin de lui l'idée de replonger Viska dans les affres des souvenirs traumatisants qu'elle avait, alors il usait de doigté pour tourner ses questions intelligemment, espérait-il du moins : il voulait comprendre, s'intéresser, mais sans la replonger elle dans les souvenirs. Manifestement, elle n'avait pas besoin de ça.
Même s'il ignorait en fait si en parler lui faisait du bien ou pas : il savait que pour lui, exorciser devant ses amis médusés et choqués devant pareil actes de violence quand il leur avait tout raconté, lui avait fait beaucoup de bien. Il n'avait plus été seul dans ces toilettes, ainsi.

- Ça n'a pas d'importance ? T'es sérieuse ? Ne put s'empêcher de répondre Alan, les larmes aux yeux.
Il avait du mal comprendre : Non, Viska n'était pas en train d'insinuer que ce qu'elle avait vécu ne comptait pas. Pourtant, le visage de la Serpentard, libéré de son habituel sourire rayonnant et solaire, donnait envie de mourir, ni plus ni moins, à Alan. Peut-être qu'elle disait aller bien, peut-être qu'elle le croyait, mais rien n'aurait su dire plus la vérité que son visage. Voilà longtemps qu'il ne l'avait pas vu et certes, en la comparant à l'épave qu'elle était à son retour à Poudlard, elle était mieux. Mais comparé à ce qu'elle était avant : nul doute subsistait. Elle était l'ombre d'elle-même.
Voir Viska brisée lui donnait envie d'hurler. Plus encore que devant ses agresseurs, c'était voir une Viska passive qui le rendait malade : elle était la force née, le courage personnifié. Elle était solaire. Et là, elle n'était plus.
Il la fixait dans les yeux, espérant y lire une réponse. Cependant, déjà qu'il supportait à peine son visage éteint, il n'aurait pas pu supporter ses larmes, alors il pria pour qu'elle se retienne. Cet aveux de faiblesse de la part de la solide adolescente aurait sûrement raison de lui : il n'avait pas eu, comme l'entourage de Viska, le temps de se faire à cette nouvelle version d'elle-même. Tout ça lui arrivait en pleine tête de manière soudaine, et c'était violent.

- Moi ? Ne put il s'empêcher de répondre, surpris. Mais on s'en foutait de lui, purée ! Euh oui, autant que faire se peux. Il pensait à Warren, il pensait à Lowell aussi et à ses amis. Il pensait à Viska aussi, naturellement, qui faisait ombre à son tableau. Il ne pouvait pas dire que tout allait bien : elle ne faisait plus partie de sa vie et tant que le malaise ne serait pas dissipé, il se refusait à dire qu'il allait bien. Ç'aurait été mentir.

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MessageSujet: Re: Amie ou évanouie ? [PV]   Amie ou évanouie ? [PV] EmptyDim 11 Avr - 17:33

Amie ou évanouie ?Il n’y avait aucune raison que la jeune fille vocifère après Alan, si elle n’était pas très à l’aise en sa présence, ne sachant pas comment agir avec lui, elle n’éprouvait ni colère, ni rancœur à son égard. Au demeurant, il était utile de préciser que depuis son enlèvement, Viska n’éprouvait plus grand-chose tout court : en dehors de ce qu’elle éprouvait pour Jensen la beauté du premier amour, elle était la plupart du temps sujette à une forme d’anesthésie émotionnelle. Pour limiter les flash-back, elle se protégeait inconsciemment de tout ce qui pourrait la ramener à un état de stress induisant une crise. Elle n’avait aucun contrôle là-dessus, et cela se remarquait assez peu au quotidien puisqu’elle restait collée à Jensen autant que faire se pouvait. Elle faisait aussi de réels efforts pour cacher son état à son entourage… après tout, ce n’était la faute de personne si elle souffrait, n’est-ce pas ?

Néanmoins, elle avait beau faire de nombreux efforts – conscients ou non -, elle restait sujette aux évanouissements. Elle flancha assez rapidement, ce qui n’avait rien à voir avec Alan, c’était seulement parce qu’elle sortait tout juste de son entretien avec le médicomage… « Oui, oui, ça va… ça m’arrive tout le temps... » soupira-t-elle tout en se tenant à Alan pour ne pas rencontrer le sol une fois de plus. Elle savait à quel risque elle s’exposait en venant seule à l’infirmerie mais après presque trois mois à faire la sangsue après de ses amis, elle considérait qu’il fallait qu’elle commence à se débrouiller pour deux ou trois trucs. En plus, ce n’était pas très crédible de venir voir le médicomage en s’accrochant au bras d’une tierce personne : son discours tout prêt sur le mode je vais bien, tout va parfaitement bien, si, si, j’vous jure n’étant pas très compatible avec ses allures de demoiselles en détresse.

Une fois assise, cependant, elle sentit que le monde redevenait à peu près stable autour d’elle. « J’essaie de travailler mon autonomie… je ne peux pas vampiriser mon entourage éternellement, tu comprends ? » répondit-elle à sa suggestion qu’elle se fasse raccompagner à l’avenir. Les volontaires pour l’aider ne manquaient pas – il serait très ingrat de sa part de prétendre le contraire -, cependant elle désirait s’en tenir à sa mascarade. Jensen et elle avaient convenu le jour où ils avaient reçu toutes les prédictions étranges de Trelawney qu’ils reprendraient leurs activités extra-scolaires après les grandes vacances, cela signifiait que Viska devait d’ors et déjà s’entraîner à se débrouiller. Son petit ami devrait se concentrer sur le Quidditch, elle reprendrait les entraînements de Sterne et d’arts martiaux… et il y avait la BAM aussi. La Brigade attendait que Prue et elle se remettent en selle pour de nouvelles aventures. Il fallait qu’elle se bouge un peu, de gré ou de force. Elle appréciait toute l’attention qu’on lui accordait – surtout celle de Jensen -, mais elle détestait être un poids pour ses proches.

La question suivante d’Alan la prit de court, surtout parce qu’elle n’avait pas de réponse toute prête à lui donner. Elle resta quelques secondes silencieuse, le visage fermé en une expression d’une parfaite neutralité, le regard totalement vide. « Un peu des deux je crois… Au tout début, je faisais des progrès chaque semaine : il y avait mes brûlures à traiter, on cherchait ce qui provoquait mes crises… depuis quelques temps, mon état stagne que ce soit physiquement… ou psychologiquement… » Elle déglutit et se redressa un peu sur le banc, mal à l’aise. Elle avait le caractère trop franc pour ne pas répondre aux questions qu’on lui posait… mais ce n’était pas un sujet facile. « Et il y a les flash-back aussi… » ajouta-t-elle à mi-voix en fermant les yeux, le haut de son crâne touchant le mur derrière elle.

Bien vite, cependant, elle se désintéressa de son propre état. C’était tout le nœud du problème : elle se sentait morte à l’intérieur et rien n’avait vraiment d’importance, rien qui la concernât du moins. En effet, elle ne comprit pas que les larmes montent aux yeux du Poufsouffle et écarquilla les siens, perturbée par cette réaction : « Quoi ? Et bien... » balbutia-t-elle d’abord en réponse, incapable de formuler une phrase correcte tant elle ne comprenait pas ce qui n’allait pas dans ce qu’elle avait répondu à Alan. Finalement, elle sentit l’anesthésie familière parcourir ses veines, calmant son instant de panique en même temps qu’une ombre voilait son regard, la rendant presque inaccessible.

Pour autant, elle ne trouvait pas de bonne réponse à donner au capitaine de Poufsouffle. « Je ne comprends pas ce que j’ai dit de choquant… ça n’a vraiment pas d’importance… » Rien n’en avait la concernant, sauf peut-être Jensen et plus généralement le bien-être de ses proches. C’était pour eux tous qu’elle se forçait à se lever le matin et à continuer à vivre, sourire, faire semblant… elle avait, certes, la certitude que personne n’était dupe car elle n’était pas une très bonne dissimulatrice. Elle était trop franche pour ça. Pourtant, tout le monde jouait le jeu, parce que ce qui était arrivé était grave et qu’aucun adolescent n’était réellement préparé à en gérer les conséquences. Entre les attouchements incestueux et les diverses tortures, que Viska ne soit pas bien ne troublait pas ses amis et qu’elle essaie de les mettre le plus à l’aise possible n’était pas surprenant la connaissant. Viska avait de nombreux défauts mais elle n’était pas égoïste, essayer de rendre la situation plus facile pour tout le monde lui était naturel, même si cela lui demandait de gros efforts.

C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle insista pour savoir comment allait Alan, après tout, même si elle avait de ses nouvelles indirectement depuis, la dernière fois qu’ils avaient parlé, il n’était pas réellement en forme… « Oui… je comprends. Même s’ils ont été renvoyés, ce ne doit pas être facile pour toi. » répondit-elle alors, très peu consciente d’être la préoccupation principale d’Alan en cet instant. Comme en janvier, elle pensait bien plus à ses problèmes à lui qu’aux siens… Mais il fallait plus généralement admettre que son propre cas avait perdu de son intérêt après être passée entre les mains de Nathan. Elle se sentait brisée, comme si son père biologique avait volé une partie d’elle et qu’elle ne l’avait jamais récupérée depuis. Elle avait dit à Victoire que c’était son insouciance, mais c’était peut-être encore plus que ça, comme un morceau de son âme qui manquerait et qu’elle peinait à compenser.

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MessageSujet: Re: Amie ou évanouie ? [PV]   Amie ou évanouie ? [PV] EmptyDim 11 Avr - 22:23

Que les évanouissements arrivent tout le temps à Viska n'avait rien de très rassurant : elle semblait les avoir intégré dans sa routine normal, pourtant Alan s'en inquiétait grandement ; A partir de quel moment, alors que son corps était a priori réparé, la sorcière s'amusait à flancher – littéralement - quotidiennement ? Que faisait le Médicomage, nom d'un Strangulot ? Si elle ne pouvait pas tenir seule sur ses jambes, il était hors de question de la faire sortir de l'infirmerie, non ?

Une fois assise, Viska lui expliqua qu'elle voulait éviter de vampiriser ses proches et qu'elle essayait autant que faire se peut de se débrouiller par elle-même. Certes, mais, s'évanouir, quand même, ça n'était pas un truc normal, si ? De mémoire d'homme, Alan ne s'était évanoui que deux fois dans sa vie : quand il avait reçu son premier Effort Exceptionnel durant son premier match de Quidditch, alors qu'un cognard l'avait complètement mis KO, et quand on l'avait presque laissé pour mort après un passage à tabac dans les toilettes des garçons, à la rentrée. Dans les deux cas, il n'en gardait pas un très bon souvenir.

- Je comprend, mais... Qu'est-ce qu'en dit le Médicomage ? Spontanément et un peu naïvement, il fallait le dire, Alan était persuadé que Viska était d'une transparence folle avec son soignant. Comment pouvait-il la guérir efficacement si elle ne lui disait pas toute la vérité ? A ses yeux, l'adolescente avait fauté : ou bien elle avait pour consigne de se faire accompagner et ne le faisait pas, ou alors, elle n'avait carrément rien dit de son tourment à son médecin (ce qui était hors des pensées d'Alan en cet instant là) et dans ce cas là c'était bien plus grave qu'il ne l'imaginait.

- Tu imagines... tu tombes et tu t'ouvres la tête sur le sol et on te retrouve une heure plus tard ? Ou... pire, va savoir ! Le regard perdu tout autour de Viska, Alan se laissait à son activité favorite : angoisser. Il était très bon pour ça, en particulier pour anticiper les scénarios catastrophes. Même si pour Viska et lui, pour le coup il fallait bien l'avouer, il n'avait rien vu venir.
Mais là, on ne rigolait pas : il était très sérieux et n'aurait pas plaisanté avec le fait que la Serpentard cache des informations importantes à ses soignants. Si c'était vrai, elle n'était pas prête d'aller mieux, c'était clair !

Quand la sorcière répondit à sa question, Alan baissa la tête, inquiet de cette confession. Qu'elle ne voit aucune amélioration n'était pas bon signe : il était loin d'être psychologue, mais il était en tout cas sûr d'une chose, que son état psychologique stagne après si peu de temps de soins, ce n'était pas bon signe, surtout vu la marge de travail à tomber. Je... Ce que tu as vécu est atroce et à aucun moment je n'ai envie de le comparer à ce que j'ai vécu, mais... Ses yeux fixaient ses genoux, incapable de regarder la jeune fille tellement il avait honte de comparer son tourment au sien. Pourtant, il estimait que c'était nécessaire, sinon il ne l'aurait pas fait. Et en plus, elle l'écoutait, ce qui n'était pas arrivé depuis longtemps. Depuis mon agression, j'ai sans arrêt des flashs de ce qui s'est passé, et pour être tout à franc, dans un couloir, seul, je fais pas encore mon malin. Il sourit, un peu gêné de confier ce manque de virilité et de courage, à ses yeux. Cependant, même s'il avait peur, il n'avait jamais demandé à personne de l'accompagner lui, préférant, tout comme Viska d'ailleurs, protéger ses amis. Il estimait de surcroit que c'était un travail personnel à faire et une bonne dose de courage à développer. Mais aujourd'hui ça va mieux : pas parce qu'Evan et ses potes ont été renvoyés, contre toute attente, ça a changé quand j'ai commencé à en parler. Il se doutait bien que la vipère en avait déjà parlé, et n'avait d'ailleurs pas trop envie d'entendre que tous ses vrais amis savaient déjà tout et pas lui. Ça tombait bien, au fond, puisqu'il savait qu'il n'avait pas la force d'entendre. Sous tes conseils d'ailleurs. Rajouta t-il en rigolant brièvement, se rappelant de leur échange musclé dans le couloir des toilettes.

- Quand j'ai dit qu'on m'avait rué de coups de pieds, de coups de poing, qu'on m'avait insulté comme jamais, qu'on m'avait fait voler à travers la pièce et brisé les os de la main, crois-moi que j'ai eu droit à des silences gênés. Il regarda alors Viska : maintenant, il pouvait en parler facilement, ce qui n'avait pas toujours été le cas. Et je sais que si j'avais gardé des trucs pour moi, je n'aurai pas pu cicatriser complètement... Il haussa les épaules, persuadé d'avoir effectivement complètement guéri de ses blessures psychologiques : il aimait croire que c'était en parler qui l'avait sauvé, il était surtout d'accord pour dire que sans le soutien de ses amis, jamais il n'aurait eu la force de faire face à ses agresseurs. En tout cas, c'était certains, il allait mieux. Et dans ce long travail de confiance et de communication, sa mère avait joué un grand rôle.

Il reprit alors ses esprits et secoua la tête, comme si ce qu'il venait de dire était la dernière des calamités et qu'il regrettait déjà de l'avoir dit. J'ai honte de comparer ça à ce que tu as vécu. Franchement, je suis très mal placé pour te donner des conseils, je pense. Surtout vu l'ami que j'ai été...

Il n'oublierait jamais ce qu'elle lui avait dit avant d'être enlevée : il n'avait vu que son mal-être pendant ces 6 mois d'harcèlement et n'avait pas pensé une seconde au malaise de ses amis. Jamais il n'aurait soupçonné que Viska puisse croire une seule seconde qu'il ne la voulait plus dans sa vie.
Et pourtant, on allait de surprise en surprise : la sorcière ne comprenait à présent pas pourquoi il était choquant de dire que son état était sans importance. Elle réalisait le nombre de gens qui tenaient à elle, ou pas ? Prudence, lui, certainement Victoire, Jensen et les autres, alors comment pouvait-elle dire ça ?

- Ton état compte pour beaucoup de gens, au cas où tu ne l'auras pas remarqué. Ce n'est pas sans importance, non. Maintenant, Alan était agacé. Ses retrouvailles avec son amie étaient riches en émotion, en tout cas : rien de surprenant en substance, lui si sensible parlait enfin à Viska après des mois de silence, des mois sans l'approcher, d'un sujet de surcroit pour le moins épineux ou lourd de sentiments. Il y'avait de quoi être perturbé, déjà en prenant séparément ce qu'ils avaient vécu cette année et surtout en ajoutant ce qu'ils avaient vécu ensemble.

- En ce moment, pour être honnête, ce n'est pas vraiment Evan que j'ai en tête. Il ne voulait pas le dire, il avait honte. Il ne voulait pas dire qu'en ce moment dans sa vie TOUT allait bien, hormis l'ombre au tableau qu'était leur nouvelle relation avec elle. Il baissa la tête, penaud. Il n'avait pas la force de se confier, n'avait pas la force d'affronter les sujets qui fâchent, leur amitié, n'avait pas la force de lui dire qu'elle lui manquait. Une voix, dans sa tête, lui criait 'c'est ta faute !' alors que ça n'aurait pas du l'être. Je suis inquiet pour toi et franchement, ce que tu viens de me dire ne me rassure pas des masses. Il était familier avec elle parce qu'il ne parlait pas à l'inconnue de cette dernière année, mais avec l'amie qu'il avait depuis la première année, celle qui l'avait accompagné au bal de Noël, celle avec qui il avait partagé tant de choses et qui pouvait toujours compter sur lui. A ses yeux, pour ça, elle restait la même.

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MessageSujet: Re: Amie ou évanouie ? [PV]   Amie ou évanouie ? [PV] EmptyMer 14 Avr - 14:00

Amie ou évanouie ?Alan avait raison de penser que le médicomage était au courant des évanouissements de Viska puisque c’était le cas. Eût-elle voulu le cacher (fait probable) qu’elle n’aurait pas pu : elle perdait connaissance plusieurs fois par jour, y compris en présence des adultes, ce n’était donc pas assez discret pour qu’elle en fasse l’impasse. Viska flirtait avec le mensonge plutôt sur le reste de ses symptômes, plus discrets, qui ne se voyaient par ailleurs que ponctuellement car la présence de Jensen les atténuait, voire les faisait disparaître l’avantage d’être une midinette amoureuse. « Pas grand-chose… c’est un symptôme de mon syndrome de stress post-traumatique, une stratégie d’évitement adoptée par mon cerveau pour éviter de revivre ce qui s’est passé… il coupe l’image et le son pour fuir ce qu’il considère comme un danger avec pour conséquence que je m’évanouis... mais la magie ne peut rien pour ça. Il faut… attendre. » La jeune fille haussa les épaules avec détachement – ce comportement étant un autre des symptômes de son SPT -. Elle n’avait jamais été réputée pour sa patience, au contraire, mais depuis plusieurs mois Viska vivait tout avec une certaine fatalité puisqu’on lui présentait tout comme étant inévitable. Elle considérait quelque part que la distance qu’elle ressentait était une bénédiction car les rares fois où elle en était sortie, elle avait tout simplement eu envie de tout casser autour d’elle.

L’inquiétude d’Alan ne trouva guère d’écho, elle ne voyait même pas trop quel était le problème puisque, de fait, elle avait un peu perdu l’équilibre mais elle n’était même pas vraiment tombé… et il restait rare qu’elle se balade toute seule ! « Je ne pense pas que ça puisse être aussi… catastrophique. » avança-t-elle prudemment bien qu’étrangement, elle se dit que si elle venait à s’effondrer dans un couloir, il était probable que son cousin et son petit ami ne la laisse plus jamais traîner toute seule. Ce devait être un truc de mec que d’imaginer systématiquement le pire – comme si le pire n’était pas déjà arrivé -. « Et ça reste assez rare que je sois seule, disons qu’aujourd’hui c’était un essai, parce qu’il faut bien avancer... » Il ne fallait pas croire que ses proches la laissaient toute seule fréquemment, ça avait été une lutte rien que pour ce petit tour à l’infirmerie : visiblement Alan n’était pas le seul adepte des scénarios où Viska se fracassait le crâne (alors qu’elle-même n’y pensait jamais remarquez).

La blonde ne fut guère surprise par la suite de la conversation puisqu’elle était celle qui avait conseillé à Alan de parler de ses problèmes. Cela étant, Viska avait l’impression qu’elle, elle ne faisait que ça d’en parler, et que si ça avait aidé au début, ça ne réglait plus rien depuis bien longtemps. Mais sa situation était différente de celle d’Alan, le seul point commun entre ces deux histoires était qu’ils en étaient tous les deux sortis traumatisés, mais les causes n’avaient rien en commun en dehors de leur légitimité. Quand Viska se regardait dans un miroir, elle voyait dans ses yeux ceux de son agresseur et elle voyait surtout qu’elle avait été forgée par Nathan pour être ce qu’elle était. Pour qu’elle ait ce physique angélique parfait, le sang pur (pourtant mangemort) avait préféré faire un enfant à une moldue qui ressemblait à sa sœur plutôt que de prendre le risque d’avoir une fille qui ne serait pas exactement à l’image qu’il désirait ! « C’est bien si j’ai pu t’aider, ça me fait plaisir. » Ou en tout cas, elle était sûre que ça lui en ferait si elle était capable de ressentir quelque chose en cet instant. Pour une fois, elle se sentit un peu contrariée par son apathie et chercha en elle une petite flamme de sentiment, elle finit cependant par renoncer car tout ce qu’elle trouva était la boule d’angoisse qui l’étranglait depuis des semaines.

« Ce n’est pas parce que j’ai vécu certaines choses que cela invalide ton propre vécu, tu as tout à fait le droit de m’en parler si tu en as envie, ça ne me dérange pas. » à dire vrai, elle aimait peut-être autant qu’Alan lui parle de son agression à lui que de devoir raconter encore une fois où Nathan avait été mettre les mains. Quant à ce qu’était devenu leurs rapports, elle le fixa quelques secondes en silence avant de répondre : « Rien n’a été simple à gérer cette année, pour personne. Déjà l’été dernier, tout partait n’importe comment… je me dis parfois qu’à partir du moment où j’étais marquée du sceau de la malédiction en juillet, ça ne pouvait inévitablement qu’aller de plus en plus mal. Si ça peut te rassurer, je ne pense pas redevenir un jour cette fille immature qui boudait au stage… c’est une partie de moi qui est morte désormais. » était-ce une bonne chose ? Car, dans le fond, elle regrettait un peu quand le plus gros problème de sa vie d’adolescente était que ses meilleurs amis ne l’aient pas invité en même temps que Quino et les autres… même si, déjà à ce moment, elle avait réagi de façon épidermique parce qu’elle venait d’être marquée – du tatouage qui appellerait la malédiction sur elle – et qu’elle était de ce fait très susceptible. Elle se souvenait parfaitement en avoir parlé à Jensen le premier jour du stage, et il l’avait consolée du mieux qu’il avait pu, mais cela faisait typiquement parti des éléments inéluctables de son existence… toute la bonne volonté du monde n’y ferait rien, et elle était fatiguée de subir sans arrêt le destin. Une partie d’elle avait envie de sombrer, de se cacher sous sa couette et de ne plus du tout avoir à faire au monde extérieur, trop brutal et violent avec elle. Contrairement à ce que son entourage avait l’air de croire, elle ne pensait pas avoir les épaules assez large pour se relever systématiquement… Les problèmes d’ado lui manquaient parce qu’elle en avait désormais de bien trop gros pour elle.

« Si, j’ai remarqué... » difficile de faire abstraction du regard inquiet de Jensen ou du voile de culpabilité dans les prunelles d’Alex, et ils n’étaient pas les seuls. Elle n’était pas aveugle, si elle se levait le matin et faisait de son mieux pour donner le change, c’était justement pour eux. Ça ne la rendait pas plus importante pour autant, c’était eux qui l’étaient. Ils étaient juste tous bien trop gentils pour s’en rendre compte. « Mais être importante pour eux ne veut pas dire que je le sois réellement. Il faut bien que le monde continue de tourner malgré ce qui s’est passé, pas vrai ? » Il arrivait qu’elle se dise qu’il serait tout aussi simple qu’il tourne sans elle, mais elle avait trop lutté pour sa survie pendant ses six jours avec Nathan pour se laisser trop franchement tentée par ce type de pensée. À la place, elle essayait simplement que chacun retrouve sa vie d’avant même si, elle, elle n’était pas vraiment revenu de son séjour en enfer. Son esprit était resté dans cette cabane.

Dans cette logique, elle s’enquit de comment allait Alan, peu désireuse de s’attarder sur son propre cas. Comme il avait déjà évoqué Evan et ses potes, elle pensait qu’il aurait plus de choses à en dire, mais il semblait qu’elle s’était trompée et que ce qui le préoccupait sur l’instant la concernait elle. « Je ne comprends pas… je te l’ai dit, ça va… j’ai encore quelques pertes de conscience, mais beaucoup moins qu’avant. » déjà parce qu’elle avait compris que si elle se faisait suffisamment mal, elle parvenait à rester consciente. Pas un recours à utiliser trop souvent vu le protectionnisme de Jensen – qui n’était pas au courant de ce mécanisme -, mais ça restait une solution pour les cas désespérés. Elle avait envie de rassurer Alan, le problème c’est qu’elle ne voyait sincèrement pas ce qu’elle avait dit qui suscitât cette inquiétude.
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