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 Les Soeurs du Destin [PV]

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Viska Spingate
Viska Spingate
Serpentard

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Ξ Sujet: Re: Les Soeurs du Destin [PV]   Les Soeurs du Destin [PV] - Page 2 EmptyLun 6 Sep - 8:34

Les sœurs du Destin« Ce n’est pas ta faute, c’est la faute de personne… c’est juste… comme ça. » murmura, exceptionnellement défaitiste, Viska alors qu’elle était encore en larmes. Elle savait que ses amis, du nombre desquels elle comptait Ivalyana, étaient sincèrement désolés pour elle. Ils auraient voulu l’aider à faire passer cette douleur qui menaçait de l’engloutir totalement… mais Viska avait le sentiment que personne ne pouvait plus la sauver, que personne ne devait même essayer de le faire. Ce fardeau était le sien et elle ne pouvait plus le confier à quelqu’un d’autre. Qui, d’ailleurs, en voudrait ? Il était bien trop lourd pour être partagé. Viska regrettait de ne pas avoir compris ça plus tôt et de s’être reposé sur Jensen comme elle l’avait fait car cela lui donnait l’impression d’avoir précipité la fin de leur histoire alors qu’elle était la seule chose qui lui donnait envie de se lever le matin.

Et la blonde s’en voulait terriblement de penser ainsi – comme si un autre sentiment de culpabilité était nécessaire dans une liste déjà très lourdement négative -, même si cela restait purement factuel, elle se sentait idiote de s’être laissée aller à ce point dans un amour sans avenir. Viska se targuait d’être une fille forte et moderne, elle avait dû se faire violence pour accepter que ce qu’elle ressentait pour Jensen était réel, ceci d’autant plus qu’elle était absolument certaine que lui ne l’aimait pas. Sa dépendance à son ex-petit ami la rendait encore plus en colère contre elle-même : elle se sentait déjà responsable à la fois des désirs malsains de Nathan à son égard et de sa rupture avec Jensen, et elle avait fini par s’en vouloir aussi d’être amoureuse de son ex. Elle éprouvait tant de haine contre elle-même et se sentait si peu digne d’amour qu’il n’était pas très surprenant qu’elle retourne son arme contre elle…

Les larmes se calmaient cependant petit à petit au fil des mots. Viska ne trouvait pourtant pas toujours quoi dire, elle ne répondit donc rien au fait qu’Ivalyana n’accepte pas qu’elle se fasse du mal. Cela semblait assez logique : intellectuellement, la vipère blonde savait parfaitement qu’elle était sincèrement aimée par ses proches. Il était cependant regrettable que cette compréhension cérébrale n’atteigne pas son cœur, trop occupé qu’il était à souffrir pour profiter du réconfort offert au-delà de l’instant T. Viska se sentait en confiance dans les bras d’Ivalyana, elle ressentait son amitié, mais cette chaleur disparaîtrait dès l’instant où elles se sépareraient et l’angoisse referait de nouveau son nid à la place actuellement occupée par la Serdaigle dans les pensées de son amie.

Pour le moment, elle se sentait toutefois réellement en sécurité avec Iva’, aussi répondit-elle avec une désarmante simplicité aux protestations de la brune : « Mais… moi je l’aime. C’est normal que je me soucie de lui, non ? » La certitude de ses sentiments éclaircit un instant ses prunelles azures plongées dans celles d’Ivalyana. Viska avait une conception extrêmement simple de l’amour qui nourrit certains quiproquo avec des gens plus compliqués qu’elle : que ce soit d’amour ou d’amitié, lorsqu’on aimait quelqu’un sincèrement, on ne cherchait que son bien et on ne lui faisait aucun mal. C’était pour cette raison qu’alors qu’elle aurait pu physiquement contraindre Jensen à un face à face parce qu’elle était bien plus puissante que ce que son gabarit laissait croire, jamais elle ne pourrait user d’un tel stratagème. À froid, elle était incapable de lui faire du mal – elle n’irait pas jusqu’à le jurer sous le coup de la colère car elle avait un tempérament sanguin et elle le savait, mais même dans ces circonstances, elle doutait fort d’en être capable -. D’après Viska, tout serait beaucoup plus facile si elle ne l’aimait plus, elle souffrirait moins de l’absence de Jensen et de son indifférence si c’était le cas… et elle arriverait peut-être plus à profiter de l’attention des autres personnes du château, y compris de celle de Flynn – même si son ami n’était pas du genre à prendre ombrage d’un ex un peu trop présent dans les pensées de son amante -. Seulement, elle n’était pas encore parvenu à oublier son ex petit ami, elle espérait bien y arriver à un moment parce que dans le fond, Viska est une vraie optimiste, mais il fallait que son cœur était comme tout le reste de sa personne : un peu trop têtu.

Le sujet de son ex finit par se tarir car la blonde fut prise d’une sorte de vertige, assaillie brusquement par des images qui lui firent tourner la tête et douter de son propre esprit. Lorsqu’Ivalyana lui assura qu’elle n’était pas folle, elle la regarda d’abord sans comprendre. De quoi lui parlait-elle donc ?! Rapidement, pourtant, Viska reprit le contrôle, faisant appel à son sens logique depuis longtemps habitué aux bizarreries de la magie et autres malédictions. Depuis qu’elle avait appris qu’elle était une sorcière, elle avait déjà eu d’autres nouvelles chocs et être la réincarnation de la sœur d’un Basilic alors qu’elle détestait les serpents n’entrait même pas dans le top 3 des pires trucs qu’on lui ait appris.

« C’est pas super pratique d’appeler son frère comme soi-même. Cela semble même carrément narcissique. Je suis pas bien certaine d’aimer ce que ça dit de mon âme. » commenta calmement Viska avec un petit sourire qu’elle voulut rassurant. Elle aurait dû être plus surprise mais elle avait trop de fois remarqué se sentir excessivement proche d’Ivalyana, alors même qu’elle était presque une inconnue seulement quelques mois auparavant, pour jouer les étonnées. « Il ne le prend pas trop mal que j’ai peur des reptiles d’ailleurs ? Cette phobie finit par devenir encombrante en plus d’être ridicule. » continua-t-elle sur le même ton faussement léger qu’elle adoptait pour qu’Iva’ se rassure. Viska se sentait un peu troublée par cette nouvelle, évidemment, mais elle ne voulait pas que la Serdaigle se sente mal à l’aise alors qu’au final elle avait juste eu une pauvre vision sortie de nulle part. Ce n’était même pas un souvenir désagréable ! En fait, il était même plutôt apaisant : le cerveau de Viska recelait des images autrement moins agréables qu’une blonde souriant à une silhouette inconnue !

Malgré ses efforts pour prendre la chose avec philosophie, Ivalyana paraissait toute désolée ce qui serra le cœur de Viska qui ne voulait pas qu’elle s’inquiète plus pour elle qu’elle ne le faisait déjà en apprenant pour ses scarifications. Elle reprit alors Iva’ dans ses bras et lui caressa les cheveux avec douceur. « Ne sois pas désolée ma puce, ce n’est pas ta faute. Si autrefois mon âme avait un rapport avec Cily, tu n’y es absolument pour rien, c’est une simple conjoncture d’événements contre lesquels nous ne pouvons rien, ni toi, ni moi. Avec la malédiction des Symphonie, j’ai appris depuis un moment à faire la part des choses sur ce point. Et puis, en un sens, puisque tu abrites Cily, c’est comme si nous étions sœurs toutes les deux, et ça c’est plutôt chouette non ? » Son désir de soulager Ivalyana faisait ressurgir la Viska normale, celle qui était solaire, positive, prête à déplacer des montagnes pour ses amis. Dans le fond, la blonde savait que si Ivalyana réagissait ainsi c’est qu’être la réincarnation de Cily ne devait pas englober que des choses agréables, et elle soupçonnait qu’être aux prises avec les souvenirs de quelqu’un d’autre pourrait être gênant à la longue… mais quoi qu’il en soit, Ivalyana n’y était pour rien, de ça elle était absolument certaine.

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Ivalyana Van Cress
Ivalyana Van Cress
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Ξ Sujet: Re: Les Soeurs du Destin [PV]   Les Soeurs du Destin [PV] - Page 2 EmptyLun 6 Sep - 14:02

Soeurs du destinViska L'étouffement silencieux qui ne cessait de me tourmenter provenait de la peine de mon amie. Je pouvais m'excuser, encore et toujours, mais peu importait mes mots, le mal avait été fait. Bien que je me sentais responsable, d'une brève joie et d'un espoir diabolique, je m'en voulais d'autant plus de l'avoir poussée à me parler. Certes, il me suffit d'une question pour savoir l'évidence, mais je l'avais posée et même si je m'en voulais de l'avoir fait, je savais que c'était important. Que durant quelques secondes éphémères, que Viska s'appuie un peu sur quelqu'un, et même égoïstement: sur moi.

Son murmure était une voix déchirées et emplies de chagrins. Quelques mots ne pouvaient l'apaiser, et son réalisme défaitiste, faisait mal à entendre. J'aurai souhaité tant, espéré tant, mais réalisé si peu et compris si mal. Je le voyais, sa souffrance, je ne pouvais que la ressentir et non la prendre, la faire mienne pour la noyer. Ce n'était pas aussi simple, aussi évident. "J'aurai dû être plus présente pour toi. Même si je n'osais pas, même si je t'enviais, j'aurai dû venir vers toi plutôt..." Aurais-je seulement pû le faire? Mon renvois avait été la circonstance d'un choix idiot, d'un désir irrésistible qui n'était pas que de mon fait. Ce mois de Février, aussi noir avait-il était pour Viska, qu'il le fut pour moi, si loin de tout, si perdue et ignorante de mon propre sort. Cil avait été là pour moi, il m'avait plongé dans mes limbes, m'arrachant à ce que je traversais. Au fond, je n'avais que des souvenirs éparses, des sensations vagabondes qui parcouraient ma chair sans parvenir à me révolter, à me briser comme Viska. Bénis soit celui qui ne sait point. L'étais-je probablement, non certainement.

Quand bien même je prononçais ses mots que je pensais sincèrement, je m'étonnais de souhaiter les entendre un jour. Ce n'était probablement pas un hasard, si d'aussi loin que je me souvienne, personne n'avait dit vouloir refuser le mal qu'il m'était fait. Peut-être parce que le seul qui se jugeait responsable de celui-ci s'efforçait de trouver une solution, même si cela voulait dire être au bout du monde. Mon oncle ne m'avait toujours donner aucun signe de vie, je n'y pensais pas, je ne m'y attardais pas. Cil tâchait d'agir plus que de parler, lui aussi. Hors, malgré tout, je me sentais perdue, étrangère à moi-même autant que l'était probablement Viska. Son étreinte silencieuse me le faisait comprendre. Pendant cette parenthèse hors du temps, nous étions ensemble, toutes deux et rien de plus. Je craignais de la laisser partir, de peur qu'elle redevienne ce fantôme qui se force à sourire. Ce n'était pas juste, ce n'était pas normal, mais que pouvais-je faire de plus que de lui dire que j'étais là pour elle? Que je voulais l'aider, lui offrir des bras où se réfugier, une épaule pour pleurer.

A mon appel de la raison, de la logique et du bon sens même, je fus médusée par la douceur qu'elle dévoila. Un part de moi grondait, furieusement, je maudissais tous ceux qui l'avaient un jour traité comme une arme, comme un objet. J'avais envie d'arracher cette malédiction sur sa peau, de trainer ce garçon jusqu'à ses pieds. Je voulais mettre à feu et à sang ce château entier. Comme une personne aussi pure avait-elle pu être traité de la sorte? Peut-être était-ce d'autant plus naïf de ma part de croire que je pouvais la venger. "Ho Viska... Murmurais-je en admirant ses yeux azures de mes iris sombres. tu mérites tout l'amour du monde..." L'affirmation, douce et touchante, m'échappa alors que je lui souriais. Je pouvais en vouloir à la Terre entière, son regard seul me faisait chavirer. Des romans que j'avais dévorer, des contes que j'avais entendu, je retrouvais les attraits parfait de la princesse qui était pourtant traitée étrangement. De l'histoire de la tour d'ivoire dans laquelle j'avais grandit, à l'héroïne qui était au bord du mur face à l'océan, je me sentais impuissante et faible, mais face à cette main tendue, je ne pouvais que la prendre.  Mes bras serrèrent cette héroïne qui avait perdu son chevalier. Pauvre princesse, ignorante d'avoir convoité et envié son amie, se retrouvait a espérer que celle-ci se relève et devienne plus forte. Ce n'était pas un dragon que avait assombrit l'histoire, mais la stupidité naïve d'un jeune homme. Je pouvais lui en vouloir, je pouvais pester sur Jensen, mais au fond, je comprenais son choix, tout en regrettant le résultat.

Si la force me manquait pour formuler les paroles nécessaires à changer l'histoire, je pouvais néanmoins serrer de mes bras et apporter mon soutient. De la même manière que Cil m'apportait le sien en silence. Enfin presque, puisque je ne pouvais que ralentir l'inévitable. Le murmure de la voix du mon prisonnier me confirmait ce que je sentais. Je ne pouvais que dire à la vérité, contrairement à d'autre cas où je mentais comme un arracheur de dents, à Viska. Surprise d'entendre qu'elle n'était pas folle, j'avais moi aussi du mal à croire que je ne l'étais pas par moment, son regard me dévisagea un instant. Au moins, elle ne paniquait pas et ne hurlait pas au loup en me repoussant. Comme si cela m'avait traversé l'esprit... bien sûr que oui!

Le sourire et la remarque, me firent sourire. "Je n'aais jamais vu les choses sous cet angle." Avouais-je pour le côté narcissique de nommer ainsi quelqu'un avec son propre prénom. En même temps, la Cily que j'avais vue dans les souvenirs du basilic, n'était en rien narcissique ou prétentieuse. C'était même le parfait exemple de la pure dame qui se voue au bien. Si on omettait quelques légers détails. "Pas vraiment... puisqu'il y a eut pas mal d'accidents quand les Cilys se sont retrouver. De ce que je sais, c'était même une chance qu'on ne se soit jamais touché avant ma baignade dans l'eau glacée. Ca aurait pu très mal se passer en fait..." J'essayais d'être rassurante, ce qui était pas gagné. Cil avait, plus d'une fois, retrouvé sa forme reptilienne au contact de CIly, de manière explosive comme ça pouvait l'être. Autant dire qu'entre un Basilic et un mortel à moins de quelques pas, cela finissaient mal. Ce n'était pas pour rien que j'avais eu une panique monstrueuse quand Jensen m'avait un peu trop secouée dans le couloir l'année passée. Même si je lui avais dit que j'avais peur de le blesser en me transformant dans un endroit confiné comme pouvait l'être un couloir de l'école, il n'avait pas prit le problème au sérieux. Je me demandais même si Viska prenait les choses aux sérieux, hors son ton léger ne me convient que quelques secondes.  Au moins, je n'avais pas parlé du fait que cette "malédiction" provenait de Cil, de ce que Cil avait fait.

Hors, malgré la logique, je savais que j'étais responsable du problème qui se posait. Je ne pouvais dire à voix haute la raison, la savoir me terrifiait suffisamment. Cil avait essayé de me le cacher, de garder cela aussi enfuit que possible, tout comme AA avait gardé sous silence ce fait. "Ska... ce n'est pas si simple. C'est ce que je suis qui pose problème. Cil n'a rien à voir avec ça... mais... à cause de ça... à  cause de moi... la magie de Cil s'échappe et t'impacte. Elle fait écho en toi et le rend plus fort." Ce n'était pas une bonne chose, il n'y avait rien de chouette là dedans. Du moins, pas alors que nos situations étaient si troubles. Viska avait besoin de soutient, pas de nouveaux problèmes. "Je suis désolée... tu as déjà bien trop à gérer." Trop, même si Viska semblait plus elle-même en parlant d'autre chose, cela ne voulait pas dire que c'était bien pour autant. Au fond de moi, je craignais de ne pas avoir la force nécessaire pour supporter au fils du temps le pesant poids qu'était un basilic. Tout comme Cil, il craignait de me briser à nouveau, tout en s'efforçant de rassembler assez de force pour quitter mon corps sans me tuer. Cela semblait irréalisable, et il savait que seul, que sans sa soeur, c'était impossible.
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Viska Spingate
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Ξ Sujet: Re: Les Soeurs du Destin [PV]   Les Soeurs du Destin [PV] - Page 2 EmptyJeu 9 Sep - 15:24

Les sœurs du DestinJamais Viska ne comprendrait ce qu’Ivalyana lui enviait. Quand elle était encore avec Jensen, encore, elle pouvait l’envisager… on pouvait lui envier son petit ami, sa relation qui avait paru stable et épanouissante à une période… mais maintenant qu’elle était seule et pleine d’un désespoir qui la prenait à la gorge, elle ne trouvait rien à envier chez elle. Ce n’était pas de la fausse modestie : évidemment qu’elle savait être belle et populaire, mais elle était loin d’être la seule dans ce cas ! Rien que dans son entourage proche, Victoire était tout aussi - voire plus - de ces deux adjectifs qu’elle ! Et Viska savait ce que lui coûtait au quotidien ce vernis de perfection. Même si maîtriser son apparence la rassurait et était un aspect constitutif de son caractère, cela lui grignotait son énergie même lorsqu’elle n’en avait que très peu à disposition. Et depuis son enlèvement, voire depuis simplement le retour de Nathan dans sa vie, l’angoisse la consumait, parasite gourmand que plus rien ne parvenait à apaiser.

« Mais non… » protesta faiblement Viska, incapable dans un premier temps de trouver quoi que ce soit à rétorquer aux phrases d’Ivalyana tant elles lui paraissaient en dehors des réalités. Finalement, elle ferma les yeux un bref instant pour reprendre assez de contrôle sur ses larmes et ses émotions confuses de façon à répondre : « Tu n’as pas à t’en vouloir, personne ne peut rien pour moi, ni l’an dernier, ni cette année. » Elle avait essayé de laisser ses proches l’aider, et elle reconnaissait avoir cette chance de ne pas manquer d’amis pour l’entourer d’attention, mais quand Jensen avait rompu avec elle, elle avait réalisé qu’elle s’était trop reposé sur eux. Pour tout dire, elle pensait même que c’était la cause de leur rupture et les raisons qui poussaient son ex à ne même plus lui adresser la parole. Depuis, elle craignait plus profondément que tout le monde ne l’imite et ne l’abandonne, c’était la seule raison qui la poussait encore à maintenir un semblant de normalité. Si Victoire et les autres la laissaient à leur tour, que lui resterait-il ? Habitée par cette crainte, elle avait redoublé d’effort pour se créer une façade solide qui l’avait cependant conduite vers d’autres précipices, ceux d’une auto-destruction graduelle dont la fin était programmée : personne ne pouvait sortir tout à fait indemne des dommages que Viska faisait subir à son corps depuis quelques temps.

« Et puis, tu as tes propres problèmes à gérer. Il ne me viendrait jamais à l’esprit de te le reprocher. » Ni à personne d’autre. Viska avait certes un côté très princesse, assez superficielle et un peu vaniteuse, mais son ego tolérait parfaitement celui des autres. À ce titre elle parvenait tout à fait à envisager que ses amis aient autre chose à faire que de l’aider à gérer sa vie à elle. Iva’ encore plus que les autres peut-être puisqu’elle était tout aussi maudite qu’elle !

Lorsqu’elle admit, toute pleine de candeur, trop aimer Jensen pour ignorer son bien être simplette le retour, elle sentit une nouvelle fois cette connexion se faire entre Ivalyana et elle. Leurs regards s’accrochant l’un à l’autre pendant quelques secondes qui parurent durer un instant d’éternité. C’est pourtant tristement que Viska finit par baisser les yeux lorsque son amie lui dit qu’elle méritait de l’amour, car la Serpentard pensait l’exact inverse. Depuis sa rencontre avec son père biologique, elle entendait sa voix lui murmurer sans cesse à l’oreille que personne ne pouvait l’aimer, nourrissant un vide grandissant qui grignotait sa confiance en elle… car pour une fille aussi sentimentale – à défaut d’être particulièrement romantique – que l’était Viska, la perspective d’une vie sans amour était tout bonnement cauchemardesque. « Ce n’est pas l’impression que j’ai... » murmura-t-elle dans le cou d’Iva qui la serrait dans ses bras. « Ces derniers mois me font plutôt croire que tout ce à quoi je suis destinée c’est une vie de souffrance sans aucun amour... » Cet aveu lui serra douloureusement la gorge même si ce n’était pas la première fois qu’elle le confiait à quelqu’un. Elle n’avait jamais caché penser ainsi et n’avait sincèrement demandé qu’à être détrompée, mais Viska ne croyait que les faits, pas les paroles, et ils allaient plutôt dans son sens. Certes, sa vie sombrait objectivement moins dans le dramatique à partir du moment où elle ne retombait pas entre les griffes de Nathan, mais on ne pouvait pas dire qu’elle soit à la fête pour autant. Chaque journée lui paraissait même de plus en plus difficile… même si elle n’y voyait pas de raison – bien que se sachant malade entre son SPT et la dépression, elle ne parvenait pas à l’accepter, les maladies psychologiques étant bien trop abstraites pour une fille vivant dans le concret comme Viska -.

Et puisqu’elles en étaient à tout ce qu’elle ne contrôlait pas dans sa vie, la révélation des origines de son lien avec Ivalyana en était une. Viska le prit pourtant étonnamment bien, forte d’une certaine habitude des révélations chocs en tout genre, et surtout habitée par les sentiments tendres qu’elle avait à l’égard de la brune Serdaigle. Rien ne pouvait lui faire penser du mal de son amie si même son tempérament jaloux et possessif ne l’avait pas fait quand elle avait découvert les sentiments d’Iva’ pour Jensen suite à la lettre que la brune avait adressé à son ex petit ami un peu avant son enlèvement. L’instinct de Viska la poussait à vouloir aimer et protéger Ivalyana, peut-être à cause du lien des âmes, ou peut-être par le tour d’une autre force du destin. Cela n’avait guère d’importance, seul le résultat comptait après tout, non ? « On s’en fiche de comment ça s’est passé pour les autres, nous concernant, ça n’a pas été si catastrophique que ça. En tout cas, moi je ne l’ai pas mal vécu. » Passant les mains dans le rideau de cheveux bruns d’Ivalyana, elle lui sourit avec douceur. « Tu ne me veux pas de mal, n’est-ce pas ? Et l’autre Cily non plus, pas vrai ? On va faire attention. Et puis, mon âme vaut ce qu’elle vaut, mais mon corps lui est sacrément dur à cuire. » Sans mauvais de mots, se fit-elle la réflexion aussitôt, puisque Nathan l’avait brûlée sur tout le corps lors de ses six jours d’enfermement. Viska frissonna à cette pensée qu’elle chassa : ce n’était pas le moment de se laisser envahir, il y avait déjà trop de monde dans cette conversation entre les âmes réincarnées, un basilic et les simples adolescentes qu’elles essayaient d’être pour ne pas y ajouter d’autres fantômes. « Je suis solide. » conclut-elle en pensant ici surtout à son physique, moralement elle se savait bien plus fragile, mais ce n’était pas le propos actuel.

« ça va aller ma puce, on va trouver des solutions, ne t’inquiète pas. » dit-elle ensuite sans trop avoir compris cette histoire d’écho. Cela devait avoir une certaine importance, mais Viska trouvait la détresse d’Ivalyana plus préoccupante. Elle l’embrassa sur le front avec douceur. « Je peux toujours en gérer plus pour les gens que j’aime. » Bien que ce raisonnement ait des limites, Viska restait parfaitement sincère dans ses paroles : Ivalyana n’était pas un problème à gérer, elle était son amie, et la Serpentard ferait ce qu’il faudrait pour l’aider.

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Ivalyana Van Cress
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Ξ Sujet: Re: Les Soeurs du Destin [PV]   Les Soeurs du Destin [PV] - Page 2 EmptyLun 13 Sep - 4:38

Soeurs du destinViska J'enviais Viska. Etrangement, cela ne m'avait pas choqué de le dire, ni même de le ressentir. C'était plutôt, comme si j'enviais le monde entier. D'un regard, je pouvais voir la joie, entendre les rires, sentir la vie, sans la comprendre. Peut-être était-ce à cause de Cil que je n'arrivais pas à me connecter au monde qui m'entourait? En arrivant dans le château, je m'étais éloignée de la foule, je fuyais les regards et me cachais à ma manière. C'était normal, dans une certaine mesure. J'avais grandit enfermée, seule, presque seule... loin de l'agitation et du bruit, hors, même alors que celui-ci devenait le quotidien, je me sentais toujours en décalage. Ce décalage n'était plus quand les émotions de Viska me transperçait. Sa douleur donnait goût au pain, sa joie faisait briller les couleurs, son amour me faisait rêver. Et plus je le réalisais, plus une chose devenait évidente: je n'avais jamais été moi et uniquement moi. Pour cette unique vérité, j'enviais Viska, car c'était grâce à elle que je mesurais l'étendue de mon ignorance. Grâce à elle, je comprenais à quel point je n'avais pas eu le courage de me lier aux autres plutôt. Par sa présence, j'avais osée parlé, sourire et ne plus avoir peur d'être dans une classe. Son odeur qui parcourait les murs, m'avait fait comprendre que le monde était vaste, et non limité à ma vue. Elle. Elle. Elle. Qui suis-je?

Sa négation sonne comme un remerciement qu'on offrirait à des condoléances: touché, mais pas forcement avec sincérité, mais plutôt, avec toute l'improbabilité de la chose. Etrangement, je ne parvenais pas à lui en vouloir de ne pas croire en ce que je venais de dire, moi j'y croyais et c'était déjà très bien.  Sauf que Viska, elle voyait la fatalité de ses mots faire froncer mes sourcils. "Qu'en bien même, j'aurai dû essayer et j'essayerai quand même de t'aider, d'être simplement là pour toi, n'importe quand." Une présence n'est pas rien, c'est du moins ce que je pensais. La maison vide et silencieuse de mon passé ne m'avait jamais déranger, parce que je savais, au plus profond de moi, que je n'étais pas vraiment seule. Ce qui n'était pas comparable à ce que je voyais chez mon amie. Le mur qu'elle dressait pour se protéger, ce n'était qu'une façade de papier qui s'effondrerait en emportant tout avec elle. Ce n'était pas quelque chose qui pouvait être forcé, je savais qu'insister à me parler ne la ferait que reculer. Logique, puisque je me refrognais de plus en plus à communiquer avec Cil. Ridicule, nous n'avions jamais autant partager, hors, ce n'était pas avec les mots.

La mise en évidences que j'avais aussi des problèmes de mon côté ne parvenaient même pas à me traverser l'esprit. J'en haussais les épaules avec l'aveux suivant: "Oui, mais je ne suis pas seule pour les gérer." Telle était la différence, je pouvais qu'on me tirerait hors de l'eau, hors, mon amie ne semblait pas avoir cette certitude. Comment quelqu'un avec autant d'entourage pouvait se sentir aussi abandonné? Si je ne pouvais avoir la réponse ou le comprendre, cela ne me peinait pourtant pas moins.

Si mes mots le firent réagir sans la convaincre, je ne pouvais qu'insister. Mes bras l'entrainant chaleureusement, ce fut son souffle qui me dévoila pourquoi elle avait baisser les yeux. Une impression que je comprenais, une sensation que je ressentais. Le silence de mon oncle partit depuis des mois, comme si j'étais lâchée en plein vol vertige le retour. Le comportement de Cil quand à sa peur de me voir me briser, ce qui fut le cas grâce à ses soins maladroit. Ce mélange que j'avais moi-même traversés, et ces souvenirs qui me hantaient un peu plus chaque jours. Je ne pouvais que la serrer plus fort en fermant les yeux, sa voix repris avec cette fragilité évidente. "C'est faut... Viska, on t'aime tous tellement. Vanellope t'aime, ce garçon avec qui tu flirts t'aime. Tous ceux qui parlent avec toi, qui te regarde et te sourie, juste parce qu'ils ont croisé ton regard. Ska, on t'aime tant. Je t'aime beaucoup aussi, sans même savoir pourquoi. Mais est-ce nécessaire d'avoir une raison pour aimer? Pour vouloir voir quelqu'un être heureux? Ska, tu mérites d'être aimée, simplement parce que tu es toi." Encore ces paroles qui me viennent du cœur et qui ne seront sûrement jamais rendue. N'était-ce pas parce que je souhaitais aussi les entendre qu'il m'était si facile de les prononcer? Non, je savais que sans comprendre pourquoi, ni même comment, j'avais pour Viska un amour profond et pur. Contrairement à ce que Jensen et Vanellope m'ont rétorqué! Mon amie n'était pas un être m'inspirant la luxure, mais un besoin plus maternelle. Quand bien même je me persuadais qu'il provenait de Cil, je savais aussi qu'un par importante de moi ne pouvait supporter la douleur que je ressentais en voyant Viska souffrir.

La nonchalance de mon amie sur le passé, était un peu trop forte. Toutefois, certains fait faisaient bien de ne pas être évoqués. Tandis que d'autre, devait au moins être avoué. "Faut dire que si Cil ne m'avait pas sortit de l'eau, grosse maline que je suis qui ne sait pas nager, avant de me rendre forme humaine... notre premier contact physique aurait été... une transformation explosive ." Je ne pouvais m'empêcher de grimacer. Même le mot explosif ne pouvait convenir pour le changement brutal, douleur, dangereux qui aurait pu avoir lieu! De quoi glace le sang, merci encore Cil pour ses plaisantes images... Je fus pourtant ramené à l'instant présent par la douce sensation des doigts qui peignaient mes cheveux.  A ses question, je ne pouvais qu'approuver puisque c'était plutôt rhétorique. "Même si tu étais d'acier, ce n'est pas une raison pour qu'on te blesse." La peau pouvait tenir, mais l'intérieur lui, pouvait-il le supporter? Je craignais, non pas ce que je pouvais lui faire, vu ma force: pas grand chose, mais ce qu'il lui avait été fait. Le souvenir qu'elle avait eu, un flash back d'une autre vie, fragment d'un instant, allait sûrement être suivit par d'autre, bien moins supportable. Hors, je ne voulais pas qu'elle découvre de but en blanc. Savoir, se préparer et au moins entendre ce qui avait existé, même si cela pouvait jamais ne lui revenir en mémoire, pouvait être moins pénible. Elle avait déjà bien assez souffert dans cette vie, même pour une jeune adulte.

Son affirmation montrait à quel point j'étais son opposée. Mon corps, ma nature même, mes origines, c'était ce qui rendait les Cily's si dangereuses, instables même. Quand bien même je tentais de sous entendre l'évidence, je me refusais encore à la prononcer, Viska ne semblait pas entre voir l'immensité du problème. Je me refusais, malgré tout, d'insister. Puis son geste, ce baiser. Je revis ce qui avait été un souvenir qui ne m'appartenait pas. Cette douceur qui avait été offerte à un serpent qui de jour en jour grandissait sans pouvoir stopper son regard de tuer tout, sauf elle. Cette lumière, ce soleil agréable qui représentait l'espoir, la vie, l'amour et tout ce qui faisait défaut à son absence. Une nostalgie profonde souffla en moi tel un vent d'été perdu en plein hiver. Si ma soeur se pensait narcissique, elle ignorait à quel point elle était bienveillance et courage. Sa force était son coeur et sa volonté à arriver à ses fins, par tous les moyens possibles. "Ska..." Fut la seule réponse quand à ses paroles. Pouvait-elle seulement accepter qu'on lui dise la même chose? Si je savais parfaitement que nous n'étions liée que par ce fils rouge, je ne pouvais m'empêcher de penser que cette malédiction n'était pas si mauvaise car, au moins quelqu'un pouvait me dire qu'il m'aime sans détour.

"Promets moi, promets moi de ne pas hésiter à m'appeler si tu te sens mal." Car je serai toujours là pour toi, même de loin, je le jurais sur mon nom. Et de mes mains, je serrais encore une fois cette sœur qui en avait tant besoin, peut-être était-ce même l'inverse? Déjà je rêvais de l'Epine de la Rose. Un autre mystère?

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