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 Le miracle de l'année - 5 Janvier à Berlin - Viska

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Ivalyana Van Cress
Ivalyana Van Cress
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Ξ Sujet: Le miracle de l'année - 5 Janvier à Berlin - Viska   Le miracle de l'année - 5 Janvier à Berlin - Viska EmptyVen 12 Nov - 2:29


Le miracle de l'annéeViskaRien ne semble évident quand tout semble pourtant porté à l'être. J'avais débuté cette année dans l'optique d'être transparente, rencontré Jensen et commencé à discuter avec lui. Tout prit une tournure que je ne compris pas, que je ne voulais pas affronter. Entendre dire que Cily voulait ma mort, fut de trop pour moi. Je m'étais renfermée, cachée loin de la surface dans un monde fait de rêve. Le décore idyllique d'une petite boutique de fleure, chaleureuse, vivante, paisible, avec ses habitués qui passaient parfois seulement le matin pour saluer. Rien n'avait de valeur, tout n'était que douceur et simplicité, quand le temps manquait d'animation, me perdre dans un livre était possible et de là, les rares aventures fantastiques me parvenaient. Pas de magie, pas de Basilic, pas de Jensen ou d'ordre du Corps du Pardon, il n'y avait que moi, mon oncle qui tenait le magasin et les passants. Souvent des visages familiers ma revenaient, celui de Vanellope fut le plus récurant, me rappelant que ma vie n'était pas dans ce sommeil. Puis, comme pour me tirer de cette léthargie, quelque chose survient, une douleur atroce, une angoisse sans fin et la rue si joyeuse ce joncha des cadavres de centaine, non plus même, de cette femme ressemblant tant à mon amie. J'avais tiré le voile, aperçu par dessus avant de me replonger plus loin encore. Trop de cri, trop de peur et de panique, je ne voulais rien de tout cela, je désirais vivre paisiblement et mourir sans m'en rendre compte. Hors, ce n'était pas la mort de Viska à laquelle mon âme devait se briser, mais un mur de magie, un bouclier froid qui dévoila son visage, sa voix, son épuisement et sa lassitude. Non, cela non plus je n'en voulais pas.

Alors je replongeais, me glissant dans des eaux chaudes et paisibles où le ciel était sans fin et que le soleil ne cessait d'apporter ce réconfort interminable. Là, cette nouvelle réalité me plaisait bien plus. Pourtant, elle ne dura pas, elle ne pouvait durer, car à nouveau, Vanellope vient me sourire et me tira, sans qu'elle le sache, vers cette école où j'aimais apprendre et rire. Cela ne durait jamais longtemps, des passages de quelques minutes seulement avant que sa mémoire ne m'envahisse, celle de mon prisonnier qui luttait pour me protéger. Je ne lui en voulais pas d'être brisé, il avait tant vécu, tant souffert, comment pouvait-il encore... aimer? Les lèvres de Jensen contre les miennes, c'était Cily qui l'avait embrassé, alors que lentement les mots irréelles me parvenaient, mais aussi, les souvenirs incontrôlés. Qui étais-je? Où commençait le moi et où commençait le lui? Les choses étaient trop éparses et douloureuses, je n'avais pas envie d'affronter, encore une fois, mille chose car, moi aussi j'étais lasse. Je ne me connaissais même pas et dans cette discussion sans logique, sans sens, des mots vinrent, des mots emplis de menaces qui me dégoutaient et me blessaient telle de coups d'épée. Cette fois, c'était à moi de protéger les Cily's! Ce fut une morsure, la signature de mon crime, mit en attente, mis en suspend par mon propre jugement. Il y avait encore bien des choses à faire, alors, pendant quelques jours, je gardais pour moi l'horreur de mon geste.

Le bal fut un apogée d'un bonheur que je ne pensais exister qu'en rêve. La joie de la fin de la première partie de l'année, la douce sensation de prendre enfin un peu le contrôle sur moi-même. Je n'étais qu'une poupée creuse qui avait été remplie par un dangereux prédateur et manipulée par les fils des sentiments de quelqu'un d'autre, je n'avais jamais osé m'aventurer à penser pour moi. Pourtant, en annonçant à Vanellope que mes parents étaient en vie, en invitant Viska à venir les rencontrer avec moi, je faisais preuve de cet égoïstement qu'il me manquait. Moi, j'avais enfin trouvé le courage de tout raconter à la préfète des lions rouges et ors. J'avais aussi réussi à accepter le programme étonnant des vacances d'hiver. Pas de fête près d'une cheminée pour le Noël, ni même nouvel an. Je devais assister à un tribunal comme il n'en existait plus depuis plusieurs siècles. A huit clos, Adelmort Archibale allait être jugé pour m'avoir conduit sous couvert dans un village où je fus abusée et utilisée pendant des jours interminables. L'ironie était ce même destin qui liait Cily et moi, elle aussi, avait connu l'enfer pendant cette même période. Hors, ce n'était pas mon père, non, mon grand-oncle était le responsable d'avoir voulu que je m'ôte la vie. Je n'avais pas besoin d'entendre les détails, mais je tenais à être là, alors que dans la pénombre, il ne pouvait sentir ma présence et que lui, sous la lumière aveuglante, était accusé sans avocat. Béatrice et Angélica Smith ne se montraient pas aussi froide qu'elles l'avaient été lors de nos précédentes rencontre, que du contraire, elles voyaient en moi l'héritière de l'ordre et la renaissance de celui-ci avec. Claude-Alexandre, quand à lui, ne voulait pas que je me préoccupe de tout cela, il était même contre que je sois présente lors du tribunal. Hors, j'avais besoin d'entendre mon bourreau ce justifier ou supplier. Ce ne fut que son silence, rien de plus que j'obtiens sans intervenir. Tout comme j'avais mordu Jensen, avec ces crocs dont j'ignorais avant l'existence, je m'étonnais de le faire saigner. Ce ne fut pas une morsure sèche, non, je l'avais sentit, comme si je vomissais, ce venin s'échapper à l'instant même où le reste de mon corps devient celui du basilic. J'ignorais que je pouvais faire preuve de semblable cruauté, d'infliger pareille douleur, mais je savais qu'il n'en mourait pas, qu'il serait incapable de tenir sa baguette et de l'utiliser et même de me faire face. C'était mieux que de le tuer, pire que de stopper son calvaire à cet instant. Pourtant, il y avait une forme de justice qui à mes yeux me délivraient d'un poids. Marqué à jamais, je savais que je ne pourrais jamais plus me laisser toucher par quelqu'un comme j'avais laissé Jensen le faire après ce voyage sans retour. Désormais, Adelmort ne pouvait plus me faire du mal, il avait perdu ses crocs et moi je comptais bien m'arracher ceux qui avait fait par trois fois couler le sang.

La suite de mes vacances étaient sensé être un séjour dans les montagnes glaciales où le tombeau de la Sorcière d'Or avait été trouvé. Les découvertes cachées derrières une porte refusait de s'ouvrir sans la marque du Basilic. L'art moqueur de celui qui l'avait placé là, il s'était assuré que le seul qui pouvait y avoir accès, ne pouvait venir seul dans un lieu si froid, sous peine de succomber. Pourtant, je n'avais plus autant hâte d'y être, je voulais profiter, encore un peu, de la présence rassurant de cet être dangereux en moi. J'en avais besoin pour affronter mes parents. Ceux qu'on m'avait annoncé mort quand Claude-Alexandre apprit, et m'annonça, ne pas être mon frère, contrairement à ce qu'on lui avait fait croire. Lui-même avait bien eu du mal à ne pas s'émouvoir de savoir que son grand-frère crakmol était bien en vie, malgré la rencontre avec Adelmort.

Quand à moi, je tenais à peine sur place dans ma robe bien correcte de petite sorcière. Viska était arrivée un peu en avance, sa présence seule m'aida. Je craignais leur réaction, la panique, les regrets et les pleures. Hors, quand mon père ouvrit la porte et qu'il me vit, il se figea une seconde avant de me prendre dans ses bras. Aucun doute n'était possible, je connaissais cette odeur, il connaissait mon visage. Et quand il parvient enfin à cesser de pleurer, de sourire et de remercier Viska, comme si c'était elle qui m'avait posée devant leur porte, il nous fit entrer. La maison, plutôt généreuse, dégageait une vie de famille à laquelle je n'avais pas participer et dont je n'avais pas le sentiment d'avoir ma place. J'étais une étrangère dont ils découvraient à peine l'existence. Ce nœud dans la gorge resta, quand bien même j'attrapais et serrais la main de mon amie, quand bien même je savais que je pouvais avoir droit à ma place dans cette maison.

Puis elle apparue, dans son tablier de cuisine, sortant de cette dernière, elle avait encore des maniques dans les mains. Je retenais mon souffle en fixant ses cheveux bouclés qui se tournèrent alors vers moi. Elle avait les yeux sombres de ces nuits sans lune qui pourtant ne vous effraie pas. La femme qui me fixa était totalement figée, je craignais alors que mes yeux de basilic se soient glissés dans mes prunelles, mais Viska m'assura que non d'un hochement de tête. L'instant d'après, des bras chauds me serrèrent avec tant d'amour que j'en avais le souffle coupé, mais impossible de lâcher la main de mon amie ni même de retenir mes larmes. Ces retrouvailles, observée par ma petite sœur de cinq ans, furent mielleuse au possible, mais si chaleureuse. Je n'avais jamais connu semblable, ce sentiment d'avoir une place quelque part, d'être attendu et enfin retrouvé.

Pourtant, j'étais encore une étrangère et même si le couple voulait que je reste, moi je ne me sentais pas prête. Je ne leur avais pas parlé de Cily, ni même de la magie. Comment aurais-je pu? Au fond, peut-être qu'ils auraient voulu savoir que j'avais réussi à voler sur un balai alors que j'avais le vertige? Peut-être savoir que j'avais des notes très satisfaisantes en arithmancie les auraient fait sourire? Dans mes réponses vagues, ils n'osèrent pas demander qui était Viska pour moi, je l'avais présenté comme une soeur. Tout cela était trop gros pour moi, j'apprenais que l'un était médecin et que ma mère était danseuse professionnelle malgré sa petite taille. C'était un monde que je ne connaissais pas et qui était irréelle pour moi, trop pour qu'au bout de cinq heure de discussions, de gâteau et de boissons chaudes et sucrées, j'accepte de rester pour le souper. Bien qu'en sortant, en m'éloignant de cette maison vivante, je n'avais aucune envie de rentrer chez mon oncle, ni même à l'asile où j'avais déjà trop séjourner. Non, j'avais envie de sentir le froid de l'hiver et la neige tomber sur mon visage dans les rues de Berlin. J'entrainais alors Viska jusque dans un de ces bars-restaurants impayables, si bien que le serveur nous demanda si on était au bonne endroit. Je n'eu qu'à sortir la carte que m'avait passé Angélica pour que l'homme s'excuse en nous conduisant dans une salle privée. Cela prenait presque des allures de rendez-vous, mais je ne savais même pas quoi dire, tant de choses c'étaient passés en si peu de temps.

"Je suis perdue." Les mots m'échappèrent alors que je m'installais. Je sentais cette agréable fatigue des bons jours, sans jamais en avoir vraiment profité. "Merci d'être venue avec moi." Le sourire qui se glissait sur mes lèvres fit sortir quelques larmes que je chassais du bout des doigts. Emotive, égoïste, je me sentais enfin moi. "Je n'aurai pas eu le courage d'aller les rencontrer sans toi." Bien que j'avais pensé à demander à Vanellope, je ne voulais pas l'impliquer dans cette étrange partie de ma vie. Je ne doutais pas qu'un jour elle les rencontrerait aussi, mais j'avais surtout eu peur de comment je réagirais face à ces inconnus dont je ne savais rien. Bien qu'ils vivaient dans le monde moldu, comme l'avait fait V durant son enfance, je me sentais plus rassurée que Viska ait accepté. Elle était quelqu'un de plus spéciale pour moi, comme si en son absence je ne parvenais pas à être entièrement moi et c'était aussi pour cela que je ne voulais pas que la journée se termine si vite, qu'on se sépare si rapidement alors qu'on pouvait être parfaitement nous sans devoir s'attendre à ce que quelqu'un intervienne. Certes, je n'étais pas assez naïve pour ne pas penser à la rendre à sa famille, mais elle faisait déjà partie de la mienne.

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Ξ Sujet: Re: Le miracle de l'année - 5 Janvier à Berlin - Viska   Le miracle de l'année - 5 Janvier à Berlin - Viska EmptySam 13 Nov - 19:30

Le miracle de l’annéeViska avait été un peu triste au réveillon du nouvel an. Elle n’avait pas pu s’empêcher de penser à Jensen, à ce qu’ils avaient vécu à la même date l’année précédente : cela l’avait rendue mélancolique. Malheureusement, les semaines passaient qui devenaient des mois, et les choses n’allaient clairement pas en s’améliorant entre le brun et elle. Quelque soit le manque qu’elle éprouvait de son absence, à part le constater, elle ne pouvait pas y faire quoi que ce fut. Cette impuissance à arranger la situation – dont elle comprenait rarement les évolutions pour être honnête – augmentait son chagrin, même si Viska essayait de ne pas se laisser de nouveau engloutir par sa peine comme cela avait été le cas en octobre. Elle n’avait toujours pas récupérer le droit d’être seule dans une pièce, sauf pour dormir chez ses parents, et encore : André veillait. Le petit chien avait d’ailleurs accompagné sa maîtresse dans son périple allemand, objectivement très court si on comparait la distance parcourut avec le temps que mettrait des moldus pour la faire. Il semblerait que l’animal de soutien émotionnel de Viska n’apprécie pas plus que ça les transports magiques, mais il s’était rapidement repris.

Viska avait pu compter sur un autre soutien que celui de ses parents et de son chien d’assistance pendant ces vacances : Flynn avait anticipé son mal être et l’avait invitée à venir chez lui le 1er de l’an pour éviter qu’elle déprime toute seule dans son coin. De ce côté-là, ça avait été une franche réussite, même si Viska admettait que cette nuit en Irlande soulevait certaines questions qu’elle n’avait pas envie de se poser. Aimer Jensen était déjà excessivement compliqué, alors y additionner des sentiments pour Flynn lui paraissait être une très très mauvaise idée. La jeune fille était à peu près sûre que le cœur ne pouvait se briser qu’un certain nombre de fois avant de devenir tout à fait inutilisable et elle n’avait aucune envie de tester cette théorie plus avant. Si elle avait commencé à coucher avec Flynn, c’était justement parce que ça ne pouvait pas devenir romantique ! Elle avait forcément dû être une personne horrible dans ses vies précédentes pour que tous ses plans finissent toujours par se casser la figure, car nier en bloc tout aspect sentimental risquait de sonner faux. Heureusement, à part Victoire, elle ne voyait pas qui pourrait lui poser tout haut les questions qu’elle se posait tout bas !

Par ailleurs, Flynn aussi était devenu une préoccupation secondaire déso pas déso les mecs alors qu’approchait le jour où elle devait accompagner Ivalyana retrouver ses parents – qui finalement étaient vivants ! -. La blonde avait immédiatement accepté d’accompagner sa sœur à cette rencontre, sachant être une source d’apaisement pour elle (quand elle ne manquait pas de mourir pour une raison ou une autre en tout cas) ainsi que pour Cil’. Si elle n’était pas aussi douée que V pour faire revenir Iva’ en cas de pépin, elle s’en savait capable quand même, ce qui pouvait éviter des « accidents de basilique » en présence des parents non-magiques de sa sœur d’âme.

Pour ce rendez-vous, Viska avait mis le paquet : il n’était pas question que les parents d’Iva’ se disent que sa sœur « adoptive » n’était pas assez bien pour elle ! Gérer son apparence était l’une des manières de la jeune fille de maîtriser son anxiété. Elle avait tellement peur pour son amie que quelque chose ne se passe pas comme prévu ! Ses cheveux étaient donc parfaitement lissés, sans même une mèche de travers, sa frange couvrant partiellement son front. Ses yeux étaient ourlés d’un fard doré – une couleur qu’elle associait à son lien avec Ivalyana, sûrement à cause de ses flash-back sur fond d’Egypte Antique – et mis en valeur par son habituel mascara noir waterproof (le risque de se laisser aller à l’émotion existait!). Elle avait mis des pendants d’oreille qui se voyaient à peine sous sa coiffure naturelle, et avait au poignet le bracelet offert par Ivalyana. Au poignet droit du moins, au gauche elle portait toujours le bracelet brésilien rose et blanc offert par Flynn à son anniversaire. Une robe pull blanche ceinturée de noir arrivant à mi-cuisse, des collants opaques et des bottines complétaient l’ensemble.

Finalement, la rencontre en elle-même se passa bien pour ce que pouvait en constater Viska. Cily ne fit pas son apparition malgré l’émoi de son hôte, quant à elle, elle faisait surtout un peu pot de fleur – mais un joli pot de fleur, c’était déjà ça – en buvant sa boisson chaude et en mangeant des gâteaux. On lui parla, évidemment, et elle répondit aimablement, son plus beau sourire de Miss Poudlard accroché au visage. Sa joie pour Iva’ était tout à fait sincère, mais elle restait dans une sorte de rôle vu qu’elles ne devaient surtout par parler de la magie. De temps en temps, Viska vérifiait que ses manches étaient bien en place : il n’y avait pas que des bourdes sur leurs pouvoirs que la blonde craignait, elle avait tellement de petits secrets… dont certains gravés dans son corps. Comme ils étaient en hiver, cependant, le risque était minime, d’autant qu’à part pour porter quelque chose à ses lèvres, ses mains se contentaient de tenir de temps en temps celles de son amie, simplement pour lui rappeler qu’elle était présente.

Elles finirent par partir au bout de quelques heures mais plutôt que de rentrer directement dans leur pays respectif, les deux filles s’arrêtèrent. Viska trouvait que c’était une excellente idée : Ivalyana avait forcément besoin de faire un point après tout ça ! Quand celle-ci admit être perdue, la jeune fille ne put que comprendre – on le serait à moins ! -. « Je comprends ma puce, mais tu le vis comment ? Ça s’est bien passé non ? » L’écossaise s’était assise avec sa grâce habituelle, en apprenant que la mère d’Iva était danseuse, elle avait pu discuter un peu avec elle à ce sujet, avouant qu’elle dirigeait le club de danse de leur école (Sterne n’ayant rien de bien magique, ça n’était pas un gros aveu !).

« Oh ! Mais non, voyons, ne pleure pas... » Elle tendit les bras à Iva’ pour l’étreindre brièvement, lui caressant le dos pour lui communiquer de sa chaleur. « C’est tout à fait normal que je vienne si c’est important pour toi. » Elle aurait agi de même pour n’importe lequel de ses amis, alors pour sa sœur du destin cela allait encore plus de soi. « Mais je ne suis pas certaine que tu n’y serais pas arrivé sans moi, je n’ai pas eu l’impression d’être très utile. Tu t’en es parfaitement sortie ma puce. C’était très courageux d’aller les voir comme ça. » Elle sourit à son amie alors que le serveur revenait leur tendre la carte des boissons. Viska aurait bien pris un verre, mais elle était mineure et à l’étranger, alors elle jugea préférable de se commander un cocktail sans alcool. Le moldu allemand qui faisait le service mit quelques secondes de trop à récupérer la carte qu’elle lui tendait pour être honnête… Il était clair qu’il était troublé de voir deux jolies jeunes filles dans un lieu où les prix attiraient une autre sorte de clientèle. Quand il partit, la blonde pouffa : « T’as vu comment il nous fixait ? Trop drôle ! » Ce n’était certes pas le sujet le plus important du moment, mais ça ne faisait pas de mal de s’en amuser quand même !
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Dernière édition par Viska Spingate le Jeu 30 Déc - 13:43, édité 1 fois
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Ξ Sujet: Re: Le miracle de l'année - 5 Janvier à Berlin - Viska   Le miracle de l'année - 5 Janvier à Berlin - Viska EmptyJeu 25 Nov - 5:53


Le miracle de l'annéeViska En sortant de la maison, je ne pouvais m'empêcher de me poser des questions, beaucoup trop, sur tout et rien. Peut-être aurais-je du venir pour Noël? Mais cela aurait été étrange de s'échanger des cadeaux sans même connaître l'autre! Non, je n'étais pas encore à l'aise avec eux, même après avoir apprit leur existence et leurs parlés me déstabilisait encore plus. Tout semblait être si parfait dans leur vie! Est-ce que l'absence de magie rend heureux? La question ne pouvait quitter mon esprit, car à chaque fois que je regardais Viska, elle revenait avec force. Aurait-elle été plus heureuse sans la magie? Peut-être? Le fait que je me posais la question me permettait de réaliser que j'y croyais, tout simplement.

On entra dans ce bar restaurant, le petit salon privé était adorable et chaleureux, contrairement à la neige qui tombait dehors. Heureusement que nous n'avions pas à prendre un taxi ou le trame pour aller dans un hôtel inconnu dans une ville étrangère. Ce mélange, j'étais clairement perdue et le dire me fit accepter qu'au fond j'étais plus normale que je ne le croyais. "Je n'sais pas, je me pose plein de questions. Et j'ai l'impression que tout ça c'est irréelle, que je vais me réveiller et que cette famille parfaite disparaîtra aussitôt." Un rêve, un rêve post Noël, post nouvel an, un rêve doux après la sentence douloureuse que j'avais imposé à peine quelques jours plutôt. Tout cela semblait si horrible et fantastique en même temps que je ne pouvais retenir mes émotions.

L'étreinte, bien que courte, me fit sentir sa chaleur, sa douceur, ce petit quelque chose de si spéciale qu'elle pensait avoir perdu, mais que je savais être là. Les larmes qui emportaient mon maquillage allaient me faire devenir drôle, mais je ne pouvais m'en empêcher. Quand je lui avais demandée de venir avec moi, j'avais crains un refus pendant quelques secondes si angoissantes que mon cœur avait presque cessé de fonctionner. Apprendre qu'elle viendrait avec moi avait été suffisant pour me rassurer jusqu'à ce que je toque à la porte. Je plaignais sa main qui avait du supporter ma nervosité. "Mais tu n'étais pas obligée, tu avais peut-être des choses de prévues. Et, je sais pas." Je ne savais rien, elle ne me parlait pas de ses problèmes et de ses ressentit, hormis quand je la bousculais un peu, alors je ne savais rien.

Son impression me fit sourire. Elle n'avait pas bien regardé la tête des deux parents. Ils n'avaient pas cessé de croire que Viska était ma petite amie, bien que cela m'aurait plus d'avoir une si belle personne comme aimée, je ne pouvais dire l'inverse. Au moins, pour moi, il n'y avait personne qui n'aurait pu mieux m'accompagner. "Parce que ta présence seule m'a rassurée. Viska, ne minimise pas l'importance que tu as pour moi. JE-N'AU-RAI-PAS-PU-Y-A-LLER-SANS-TOI." Articulais-je ridiculement la phrase comme un enfant de cinq ans l'aurait fait pour réclamer un biscuit. Au moins le serveur eut droit à quelque articulation du spectacle offert.

La carte en anglais, fut poliment glissée dans les mains, un vrai serveur avec des étoiles. Madame Smith m'avait passé sa carde en me parlant de plusieurs endroit, mais je n'avais écouté que d'une oreille trop distraite pour retenir. Contrairement au serveur qui resta un moment perdu dans la contemplation de ma soeur. Je chassais du bout des doigts les larmes sous mes yeux en tâchant de ne pas trop déformer mon maquillage avant de le voir filer après avoir prit notre commande. Un thé bien chaud pour moi suffisait après avoir mangé une dizaine de biscuit fait maison. La remarque me fit pouffer de rire. "Il n'a jamais vu la Grande Sorcière D'or Viska, voilà tout!" Plaisantais-je avant de rire doucement derrière ma main. " M'sieur et Madame Archibale t'ont fixé de la même manière quand tu ne faisais pas attention." Avouais-je avant de tendre la main pour caresser l'adorable petit André. S'il était là pour aider Viska, il ne manquait pas d'aider tout ceux qui le croisait en fait.

Avec un peu plus de sérieux, je m'attardais un instant sur la petite décoration de la table, un verre peint avec une bougie dedans. "En fait, ils sont tous les deux des crakmols." L'information qui aurait du être donnée avant la petite réunion, était restée secrète parce que je ne savais pas ce qu'ils savaient du monde magique. Bien que Claude était né pour devenir le nouveau chef de l'ordre du Corps du Pardon, j'ignorais s'il se souvenait de quelque chose. "A la base, Claude devait représenter AA, mais comme il ne montrait aucun signe de magie, c'est mon oncle Claude-Alexandre et sa soeur jumelle qui sont devenus les chefs. Elle est mort dans un incident, il y a dix-huit ans, à cause de... c'est un peu trop sombre comme sujet." Beaucoup trop, à quoi mon cerveau pensait? Je m'efforçais de rire nerveusement. Alexandre ne m'en avait pas parlé, c'était Angélica qui me l'avait raconté durant ces dernières semaines. La triste histoire des Archibale's.

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Ξ Sujet: Re: Le miracle de l'année - 5 Janvier à Berlin - Viska   Le miracle de l'année - 5 Janvier à Berlin - Viska EmptyLun 29 Nov - 8:48

Le miracle de l’année« Elle ne disparaîtra pas ma puce, et puis il ne faut pas que tu te gâches ce qui se passe de bien sous prétexte que tu crains l’avenir. Carpe Diem ma chérie. » Viska tentait de rassurer son amie et de lui communiquer de sa chaleur via une courte étreinte. Elle comprenait très bien les angoisses d’Ivalyana : même si leur lien émotionnel ne fonctionnait que dans un seul sens, il n’était pas dur d’imaginer qu’après avoir cru être orpheline toute sa vie, le bonheur de retrouver ses parents paraisse précaire à son amie.

Quant à son emploi du temps, il était relativement souple pendant ces vacances. Elle n’était plus obligée de vivre chez sa tante maintenant que Nathan était enfermé à Sainte Mangouste, amnésique pour de bon, alors elle avait pas de temps libre. Un peu trop à son goût en fait… au moins, quand elle était occupée, elle ne réfléchissait pas à l’état de son existence actuelle – aussi bien dans ses mauvais aspects (torture, SSPT, troubles alimentaires, cœur brisé...) que dans les bons (principalement des personnes : ses parents, sa famille élargie, ses amis, et son amant) -. « Je n’avais rien de prévu, à part les fêtes avec ma famille et ma soirée avec Flynn évidemment, alors ça laissait plein de jours pour ce petit voyage allemand. J’aime être chez moi, avec mes parents, mais je ne m’y sens plus tout à fait à ma place, comme si j’étais devenue une étrangère dans ma propre maison… enfin bref, peu importe ! Tout ce qui compte c’est que nous sommes là, qu’on vient de voir tes parents, et que tout s’est très bien passé. » Elle avança sa main pour la poser sur celle d’Ivalyana, la pressant pour lui montrer qu’elle était là, aussi bien mentalement que physiquement. Vu ce qu’il s’était passé pendant ces quatre premiers mois à Poudlard, ça ne faisait pas de mal de rappeler qu’elle pouvait encore être une amie sur qui on pouvait compter – et de fait, elle n’était jamais si efficace que quand on lui donnait quelque chose à faire -.

Lorsque Ivalyana lui dit qu’elle n’aurait pas pu y aller sans elle, Viska lui sourit sans trop y croire. Elle ne niait pas son importance dans la vie de la brune, après tout elles avaient une connexion et une relation unique, même dans un univers rempli de magie comme le leur… Néanmoins, elle imaginait qu’une autre amie de la Serdaigle aurait pu faire aussi bien qu’elle vu qu’en gros elle n’avait rien fait si ce n’était être là. Elle nota, non sans amusement, que pour une fois c’était elle qui servait de « soutien émotionnel ». Il faudrait qu’elle pense à le dire à Flynn puisque celui-ci se plaisait à considérer André, l’ASE de Viska, comme une sorte de collègue – pour plaisanter, ça allait de soi -. « Si tu as besoin de moi, je suis là ma puce, mais je reste persuadée que c’est à ton seul courage que tu dois de t’en être si bien sortie. Je me vois plus comme une sorte de filet de sécurité. Mais tout ce qui compte, c’est que ça se soit bien passé. La première fois est toujours la plus compliquée… mais si tu as besoin que je sois présente pour d’autres visites, je viendrai. Je viendrai toujours Iva’. » Parce que leur lien était important et essentiel, même lors de son passage à l’infirmerie qui avait pourtant été la preuve qu’elle pouvait être néfaste à Iva parce qu’elle lui renvoyait aussi ses sentiments négatifs, Viska éprouvait beaucoup d’affection pour la Serdaigle – et pour Cil’ aussi, d’une manière plus étrange -.

La blonde s’amusa ensuite de la réaction du serveur qui mit plus de temps qu’il n’en fallait à récupérer sa carte pour ne pas être en train de la fixer. Repoussant ses mèches dorées derrière ses épaules à la remarque d’Iva, elle sourit d’une façon énigmatique pour répondre : « Il faut dire que ce n’est pas donné à tout le monde de rencontrer une ancienne Grande Prêtresse de Rê, le dieu du soleil ». Les images de son ancienne vie, la première d’un long cycle de réincarnations, ne lui revenaient que par fragments, aussi ne savait-elle pas si elle avait été prêtresse avant de rencontrer Cil’ ou si elle l’était devenue parce que les égyptiens avaient cru qu’elle l’était à cause de sa blondeur et de son immunité face au regard du basilic que les croyants avaient pris pour une sorte d’incarnation d’Apophis, le dieu Serpent qui cherchait chaque nuit à dévorer le soleil. Le fait était qu’elle avait été cette prêtresse, et qu’elle se revoyait parfois passant les douze portes comme une infinité solennelle. Si peu d’éléments de la vie personnelle de Cily lui revenaient, en revanche elle se souvenait de chaque rite, chaque cérémonie du temple, et aurait été capable de les reproduire à l’identique par automatisme. Son regard clair comme un ciel d’été sans nuage passa sur le visage d’Ivalyana : elle ne savait pas si tout le monde était aussi sensible qu’elle à sa part « fille du soleil » puisque la Serdaigle était forcément influencée par le fait qu’elle soit aussi la « bien-aimée du basilic » qui vivait en elle, la « sœur » adorée et si souvent disparue… elle comprenait en revanche que son amie le pensait sincèrement. Viska n’avait aucune certitude à ce sujet. C’était possible après tout, que cette chaleur, cette aura, soit réelle… une fois que vous aviez accepté être le fruit de deux malédictions et la réincarnation de la sœur d’un serpent géant, n’importe quoi pouvait être crédible. Laissant de côté cette question, somme toute sans importance, elle ajouta : « Tu penses que j’ai plu à tes parents ? J’avais peur qu’il ne me trouve pas assez bien pour toi. » Surtout s’ils avaient vu les marques sur son poignet qu’un temps hivernal lui avait permis de cacher avec des manches presque trop longues.

André jappa sous la caresse de la brune, frétillant de la queue avec une bonne humeur très caractéristique chez lui. Cela fit sourire Viska qui le regarda quelques instants avant de revenir à la conversation, son amie lui disant que ses parents étaient des cracmols. « Mais alors, ils connaissent la magie, non ? » interrogea-t-elle car elle n’avait pas osé aborder ce genre de question face à des gens non-magiques pendant l’entretien, alors que s’ils savaient, ça aurait été plus simple pour parler de Poudlard. Et comme Iva’ abordait des pans de l’histoire qui l’assombrissait, Viska tendit de nouveau sa main vers la sienne pour la rassurer. « D’accord… tu peux m’en parler si tu veux, mais si tu veux rester sur le côté positif de la journée, ça me va aussi. Après tout, l’important c’est qu’avec ou sans magie, tes parents m’ont l’air de personnes très gentilles, non ? »

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Ivalyana Van Cress
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Ξ Sujet: Re: Le miracle de l'année - 5 Janvier à Berlin - Viska   Le miracle de l'année - 5 Janvier à Berlin - Viska EmptyMar 4 Jan - 3:39


Le miracle de l'annéeViska
Viska avait raison, comme souvent ou pas, ça dépendait du sujet! et j'étais bien reconnaissante de l'entendre me raisonner en si peu de mots. Un geste ponctuait le sentiment qui était étrange en moi. Je voulais croire que ce n'était pas un rêve, mais tout était tellement incroyable, surréaliste, magique même! Je n'étais plus orpheline! -même si je ne l'avais jamais vraiment été en ayant mon oncle et ma sœur. C'était trop étrange, même pour moi, de découvrir ces gens si chaleureux et accueillant qui n'attendaient rien de moi, hormis mon bonheur.  "Je rêve pas hein?" La question ne pouvait échapper à une petite grimace entre joie et peur, car si je dormais: je n'avais aucune envie de me réveiller!

Le fait de ne pas savoir n'était un véritable problème dans une relation entre amie, le soucis c'était que je ressentais beaucoup trop pour dire que je n'étais qu'une amie. Bien que je ne voulais pas m'imposer davantage à sa vie, je jugeais avoir été déjà trop présente - notamment avec mes sentiments pour Jensen. Alors l'entendre me dire qu'elle n'avait rien de prévu pour l'empêcher de venir avec moi, me fit simplement sourire. Ma demande pouvait paraître un peu trop osée, mais savoir qu'elle venait avec moi m'avait permis de mieux me préparer mentalement. Même si depuis une semaine je dormais à peine et tournais en rond en me posant milles et une question. " Tu trouves pas que ça c'est trop bien passé? Et s'ils me cachaient des problèmes? Peut-être qu'ils allaient divorcer? S'ils ont des tueurs à leur troussent? Pire, des dettes immenses?!" Le contact de ses doigts sur ma peau me calma. Je me faisais des films, c'était bien trop facile avec la mémoire gargantuesque d'évènements que m'offrait Cily. De toute évidence, c'était des idées très certainement fausses, le couple avait l'air très heureux et la petite fille aussi. Je ne résistais pas au contact et serrais sa main avec bien plus de douceur que durant les heures précédentes.

Elle ne me croyait pas concernant son importance à mes yeux. En même temps, nous nous parlions à peine à l'école - je ne parlais pas à grand monde non plus- et il était possible que Vanellope aurait pu m'accompagner à sa place. Hors, je savais pertinemment que les choses n'auraient pas été aussi facile pour moi. " Si tu veux bien, juste le temps que... que je n'ai plus l'impression que tout va s'effacer à chaque battement de cils. " Suppliais-je à sa proposition. Et puis, il allait bien falloir que les Archibale's comprennent que Viska était aussi un membre de la famille, mais aussi qu'elle l'accepte. Je ne voyais pas du tout comment expliquer les choses, ils devaient déjà se dire qu'elle était ma petite-amie.

Le beau jeune homme en tenu dévorait des yeux ma sœur. Je comprenais parfaitement. La comparaison avec sa première vie était peut-être déplacée, mais il n'y avait que des compliments. De ce que j'ai aperçu, dans la mémoire de mon prisonnier, Cily était une femme très belle et cela, même après sa mort. Pourtant, je ne pouvais dire qui était les anciens dieux, j'aurais dû les connaître, mais c'était comme si Cil' lui-même ne s'en souvenait pas. Ce fait me fut évident en entendant Viska s'auto-proclamer Grande Prêtresse. Les souvenirs que j'avais trouvé étaient fragmentés, mais si net dans l'instant que je pouvais affirmer que la première fois que les Cily se sont rencontrés, la sorcière était blessée, effrayée et qu'elle ne ressemblait en rien à une prêtresse. Peut-être qu'elle avait été une esclave importée en Egypte et traitée avec plus de respect grâce à sa beauté et sa magie? Je pouvais vouloir m'en souvenir, des morceaux du passé du basilic me restaient cachés -par ses soins bien sûr!.

"Quoi? Tu plaisantes, 'Ska le serveur te dévorait des yeux, il m'a à peine remarqué et tu trouves que t'es pas assez bien pour m'accompagner? Je pense plutôt que mes parents t'ont pris pour ma petite-amie." Je m'énervais un peu, non pas d'avoir presque été invisible, mais par l'opinion qu'elle avait d'elle-même. Je devais aussi avouer que cela faisait partie de son charme, cette gêne naturelle et cette modestie pure. Il ne faisait aucun doute que le couple l'avait examiné des pieds à la tête dès qu'il avait cessé de me fixer. Moi aussi, j'aurai aimé contempler Viska pendant des minutes interminables, simplement pour le plaisir des yeux.

La petite boule de poil rendait l'ambiance autour de lui plus détendue. Je restais plus rassurée avec Liana près de moi, mais j'avais jugé plus paisible pour mon amie de ne pas avoir mon petit serpent. Elle devait déjà tolérant les écailles cachées en moi, je ne voulais pas en demander plus. Le fait qu'elle soit venue sans connaître le terrain, parce que je n'avais pas dit qu'ils étaient nés de parents sorciers, me mettait un peu mal aise. L'avouer après la rencontre n'était pas une si mauvaise idée, bien que je ne pouvais que hausser les épaules sans savoir lui répondre. De ce que je savais, que mon oncle avait accepté de me dire, Claude avait onze ans quand ses parents se sont séparés. " C'est que je ne sais pas.
Mon oncle est très vague sur le sujet parce qu'il s'est passé beaucoup de choses. "
Résultat, j'étais aussi très vague. Le plus simple était de leur demander, mais dans une certaine mesure, je n'osais pas. Angélica, la prêteuse de carte de crédit, m'avait expliqué que mes parents avaient été oubliette sur ma personne, rendant mon kidnapping en bas âge facile, mais qu'est-ce qui avait été effacé d'autre?

Lancée dans ma pseudo-explication, je me rendais vite compte que le sujet n'était pas des meilleurs. Pourtant, cela faisait aussi partie de son passé et je ne savais pas si j'allais avoir l'occasion d'aborder à nouveau le sujet. " Pour faire court, le basilic avait été perdu pendant presque deux cent ans. Forcement, cela à jouer sur lui, il ne se souvenait même pas qu'il existait quand il t'a croisé. Ta toi de ta vie précédente. Il a suffit d'un contact pour qu'il se transforme, te tuant, ainsi que plusieurs personnes dans ce choc magique. Je grimaçais et me disais que c'était peut-être pour ça que Viska avait peur des serpents avant d'en avoir la phobie. Dans les victimes, il y avait Annie-Claude, la jumelle de mon oncle. Un vrai basare qui a fait qu'Adelmort m'a kidnappé pour enfermer Cily en moi." Un résumé assez claire, je m'étonnais de ne pas en dire plus tout en jugeant en avoir dit assez.

Soit, je pressais doucement la main de Viska avant de sourire. " Tu crois que mes parents vont me trouver dangereuse?" C'était là tout ce que je craignais. Si ils savaient pour la magie, jusqu'où devais-je leur parler de moi et Cily. L'idée qu'ils ne sachent pas ma rassurait tout en me dérangeant. Je n'avais pas envie de chambouler leur existence, mais c'était déjà le cas. " Et si je leur faisais peur? Ils ont une vie qui semble si parfaite, si heureuse. Je peux pas leur enlever ça."

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Ξ Sujet: Re: Le miracle de l'année - 5 Janvier à Berlin - Viska   Le miracle de l'année - 5 Janvier à Berlin - Viska EmptyJeu 6 Jan - 20:02

Le miracle de l’année« Non, tu ne rêves pas, c’est réel. Aussi réel que ma main sur la tienne, promis » certifia Viska avec un de ces sourires chaleureux qui étaient sa spécialité tout en glissant sa main sur celle d’Iva’, l’y laissant durant la suite immédiate de la conversation. « Calme-toi ma puce enfin ! D’où te viennent toutes ces drôles d’idées ? Il n’y a aucune raison que quelque chose cloche dans la vie de tes parents ! Et même si c’était le cas, ce n’est pas aux enfants de s’occuper des problèmes des adultes. Surtout que toi comme moi en avons déjà largement notre lot sans essayer de régler ceux des autres » Elle serra de nouveau la main de son amie dans la sienne pour lui transmettre de sa propre confiance, de son optimisme autrefois à toute épreuve qui refaisait par instant surface, et enfin de son affection. « Tes parents vont bien Iva’, ils sont vivants, c’est tout ce que tu as besoin de savoir » termina-t-elle avec sagesse et détermination.

« Alors je viendrai, autant de fois que nécessaire » Elle n’était toujours pas convaincue de son utilité réelle, mais si cela pouvait rassurer un peu Iva’, alors elle l’accompagnerait toutes les fois à venir. « En plus, ce n’est pas comme si ça allait demander un gros compromis avec ma vie sociale. Quand je ne suis pas à Poudlard, je ne croule pas sous les activités » Autant elle avait à peine cinq minutes pour respirer certains jours quand elle était à l’école des sorciers, autant quand elle était à Glasgow, elle se retrouvait avec une tonne de temps libre dont elle ne savait pas trop quoi faire. Elle avait beaucoup déprimé la première semaine des vacances pour cette raison, l’absence formelle d’activité lui laissant beaucoup trop le loisir de penser au désastre de l’année écoulée. L’arrivée de la date anniversaire de sa relation avec Jensen lui avait aussi mis un sacré coup… elle avait parfois l’impression d’être partagée en deux : celle qui avançait et qui commençait à éprouver des sentiments pour un autre garçon et celle qui regardait par-dessus son épaule, regrettant ces moments heureux qu’elle avait vécu avec son ex petit ami. L’ennui étant qu’elle n’était pas sûre de savoir laquelle de ces deux parties d’elle serait la mieux, car si elle n’avait plus envie de souffrir à cause de Jensen, elle avait aussi très peur de ce qu’elle ressentait vis à vis de Flynn. Cela dit, son vague à l’âme de fin d’année lui était passé, lui, remplacé par le souvenir de la chanson que le lion lui avait chanté lors de la soirée et de la nuit qui avait suivi. Comment continuer à déprimer alors que Flynn était aussi adorable ? Il réfute cet adjectif!

Cette amélioration de son humeur était plutôt bien tombée avec les plans du jour et la rencontre avec les parents de sa sœur du destin. Elle n’avait eu aucun mal à jouer son rôle, distribuant à la ronde sourire et mots inspirés. « Ah oui ? » répondit-elle, tout de même un peu surprise de la conclusion d’Iva’ au sujet de ce que ses parents avaient pu penser de sa présence. Elle réfléchit à cette considération et afficha une petite mine amusée : « En même temps, en d’autres circonstances, cela aurait pu être le cas. J’ai toujours eu un faible pour les petites brunes. » Elle ponctua cette remarque d’un petit clin d’œil. Elle ne faisait qu’énoncer la vérité : Iva’ était sa sœur et en plus son cœur était déjà pris par trop de monde à son goût, mais si ça n’avait pas été le cas, il n’aurait pas été impossible qu’elle la drague. Malgré tous les compliments dont l’abreuvait Iva’, Viska ne pensait toutefois pas que cela aurait été un intérêt réciproque : si le genre d’Iva’, c’était Jensen, clairement elle n’était pas son cœur de cible. Tout l’amour qui l’avait uni autrefois au capitaine de sa maison ne lui avait jamais fait oublier qu’ils étaient très différents. Trop peut-être c’est ce que disait Nathan en tout cas. Après tout, leur relation n’avait même pas tenu six mois. On pourrait lui objecter que Flynn était lui aussi très différent de Jensen, et que pourtant elle avait des sentiments pour les deux jeunes hommes, mais la vérité c’est que Jensen avait fait figure d’exception – sauf physiquement -, avant lui, elle s’était toujours spontanément tourné vers des personnalités légères et séductrices comme Mylène, V ou, justement, Flynn.

« Et pour ce qui est de plaire à tes parents, ou encore de la réaction du serveur, la beauté ne suffit pas à me rendre assez bien » Pour être la digne sœur de Iva mais pas seulement… Elle ne s’était jamais trouvé assez bien pour Jensen et si elle ne se posait pas encore la question en ces termes concernant Flynn, c’était seulement parce qu’elle évitait d’y songer. « Ils ne voudraient probablement pas que tu m’aies comme fréquentation s’ils savaient ce que je suis vraiment » Héritière d’une famille d’assassins, fille d’un tueur incestueux, enfant maudite dans le viseur de Magicis Sacra, adolescente gravement dépressive… Non, aucun parent ne voudrait d’elle dans les parages – heureusement pour sa vie sociale, les figures parentales étaient assez absentes du quotidien de Poudlard ! -, encore moins un couple normal, vivant au milieu des moldus, loin des drames du monde magique qui étaient le lot habituel des deux filles.

Viska écouta les explications de la Serdaigle avec attention, celles-ci venant lui confirmer un point dont elle se doutait déjà depuis leur conversation à l’infirmerie : dans l’une de ses vies, elle était morte prématurément, et à cause de Cil’. « Hum… mais du coup, l’accident a eu lieu quand ? Parce que je suis née avant toi donc c’était forcément encore avant, le temps que mon âme migre si on peut le dire ainsi. » Viska avait presque six mois de plus qu’Ivalyana, donc l’accident datait d’avant… Elle était morte, puis elle était née de nouveau, suivant le cycle des réincarnations qui la liait à Cil’ depuis des centaines d’années. Parler de sa propre mort aurait dû la traumatiser… c’était sans compter sur le fait que 1) elle se souciait toujours assez peu de sa propre sécurité, comme l’avait encore prouvé l’altercation avec MS dans la forêt interdite durant laquelle elle s’était interposée entre une rune enflammée et une partie de ses amis, dont Jensen, 2) difficile de se sentir concernée par une vie dont elle ne se souvenait pas du tout. « Et Cil’ ? Il savait qu’il venait de tuer sa sœur ? Ça n’a pas été trop dur pour lui ? » demanda-t-elle d’un ton sincèrement compatissant « Je sais que ça devrait m’inquiéter ce genre d’histoire mais, à part que je trouve tout ça assez triste, ça n’éveille aucune crainte » exception faite de sa phobie des reptiles évidemment. À ce sujet, elle semblait prédestinée à vivre dans une sorte de relation d’amour-haine avec les serpents : Iva/Cil, la forme d’animagus de Jensen, l’emblème de Serpentard… Son cycle de réincarnation ayant démarré par une rencontre avec un basilic, dans le fond, c’était assez logique. Pas toujours pratique, mais logique.

Elle rassura d’ailleurs aussitôt sa sœur à ce sujet : « Tu n’es pas dangereuse ma puce. Et Cil’ n’a pas de mauvaises intentions, tes parents n’ont pas de raison de le craindre. » Ou presque pas. Tout était différent du moment de l’accident. Pour commencer, il l’avait retrouvée, elle, sa sœur. Même si Viska ne savait pas encore comment, elle restait persuadée que cela changeait pas mal de choses. « Et d’ailleurs, dans l’immédiat, rien ne t’oblige à leur en parler. Il vaudrait mieux que vous appreniez à vous connaître avant d’aborder ces sujets-là, vous avez tellement de temps à rattraper… Autant y aller graduellement, tu ne crois pas ? »

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Ξ Sujet: Re: Le miracle de l'année - 5 Janvier à Berlin - Viska   Le miracle de l'année - 5 Janvier à Berlin - Viska EmptyMar 1 Fév - 3:22


Le miracle de l'annéeViska Rassurée de sentir sa douce chaleur sous mes doigts. Apaisée par son calme et sa sérénité, je prenais le mesure de la réalité. Impossible de rêver, impossible de ne pas y croire, quand tout prouver que le temps n'était pas figé et que j'étais bien consciente. Même si mes craintes prononcées surprirent mon amie.  "Mais! Voulais-je insisté avant de me mordre la lève inférieur pour soupirer doucement. C'est vrai que niveau soucis on en a bien assez à gérer." Une chaleur assurée me parvenait, non pas par son touché, mais par ses émotions. Elle n'avait aucune doute, elle était si confiante quand au fait que tout ne pouvait qu'aller mieux à partir de cet instant. Je me laissais emporter et surfait sur cette sensation agréable qui me fit sourire. Son assurance me fit approuver d'un hochement de tête. J'aurai pu pleurer si j'ajoutais quoi que ce soit, mais en inspirant calmement, je parviens à sauver mon maquillage.

L'entendre accepter ma demande, un peu égoïste tout de même, me soulagea d'un poids. Même si V aurait pu venir m'aider, je savais qu'elle n'aurait pas apporté ce calme et se réconfort que seul Viska pouvait me communiquer. Définitivement indispensable pour m'aider à ne pas perdre pied, paniquer, m'évanouir peut-être même? "Merci, merci d'être venue Viska." J'ignorais si je le lui avais déjà dit. Mon cerveau était trop surchargé en émotion, j'en avais même chaud tout mes pensées passaient de al joie à la peur en un éclaire. Une montagne russe qui faisait des looping." Je t'envierai presque, j'ai tant de choses à faire que les cours me manquent." Pour une Serdaigle, il n'y avait rien de choquant à ce que je tienne de tel propos. Toujours plongées dans mes cours, toujours entrain d'étudiée ce qui n'était même pas au programme. Sans même ajouté les nouveaux cours d'art-martiaux-magiques. Le pire, c'était qu'avec mon absence psychique, j'avais du étudier les notes presque illisibles de Cily pour pouvoir enfin comprendre les cours. Mes vacances s'étaient rapidement transformées en études, tribunal, traductions, entrainement pour reprendre le contrôle de mon corps et enfin: rencontre avec mes parents. Pas une seconde à moi, je n'avais pas pu penser à tout ce qui s'était passé avant et durant le bal. Heureusement par ailleurs, car le sujet J -Jensen-, ne devait surtout pas me venir à l'esprit, surtout pas avec 'Ska devant moi.

Ma remarque sur le serveur passa à la trappe, rien de surprenant, je laissais donc le tapis cacher la porte en bois. En même temps, il y avait de quoi rire avec l'attitudes de mes parents face à la sublime blonde qui m'avait accompagnée. Déjà à la manière dont on se tenait la main avait de quoi faire parler, mais en plus, elle était venue pour ce premier contact. Ce n'était pas rien. A mes yeux, c'était indispensable, elle était aussi ma sœur; logique qu'elle rencontre nos parents. L'air taquin me fit sourire et sa réponse me fit même rougir un peu. Je chassais mes cheveux par dessus mon épaule d'un main avec assurance sur-jouée. "Qui ne voudrait pas de l'hôte du dieu Serpent?!" Je relevais un peu le menton avant de rire chaleureusement. En aucun cas je me voyais comme la porteuse d'un dieu. Ce n'était pas un honneur d'avoir un tel passager enfermé en soit. Cela pouvait blesser Cily, mais j'avais hâte qu'il soit délivré de ma chair, même si j'ignorais ce que cela pourrait coûter. " Vanellope m'a dit que vous aviez eu une relation plus qu'amicale. Moi je n'arrive même pas à discuter normalement avec quelqu'un. Alors une personne qui me plait." D'une main je chassais la possibilité d'y arriver. L'échec était totale avec Jensen. Je n'avais pas une discussion normale avec Viska qui pourtant, était bien plus qu'une amie. La relation la plus normale que j'avais, c'était avec Canelle et Quino, les deux ignoraient mon soucis majeur, ce n'était donc que "factice". En plus, ma peur féroce pour le contact avec les hommes n'arrangeaient rien. Non, définitivement, je n'étais pas prête d'avoir une relation romantique dans ma vie.

"C'est vrai, tu rayonnes. Je le vois peut-être plus intensément, mais à mes yeux tu dégages une sorte d'aura. Ta présence est quelque chose qu'on ne peut ignorer. Viska, tu ignores vraiment à quel point tu impactes les autres?" Ce n'était pas tout à fait une question, mais aussi une évidence. Je la voyais différemment des autres depuis l'instant où j'avais fait un plonger dans l'eau froide. Certes, les yeux du serpent changeait par moment ma vision, mais même comparé aux autres, ma soeur était différente. Le lien qui nous unissait pouvait en être la raison, la réincarnation aussi, Cily même, mais j'aimais à croire que c'était sa personnalité qui la rendait si particulière. Où alors j'étais simplement amoureuse de la blonde. L'idée me donna très chaud, en un rien de temps j'avais besoin d'enlever mon pull. Voilà qui n'était pas correcte, tomber amoureuse de sa soeur! Franchement! Joue les indignées autant que tu veux! On y croit.

Le sujet sur sa nature me fit arquer un sourcil. Refroidit par cette vision si négative de sa personne qui je prenais pour une atteinte à mon amour-propre. "Aïe. Lançais-je en pinçant les lèvres douloureusement. S'ils te jugent comme tout l'entend, alors ils n'auront pas un meilleur avis sur moi. Je te rappelle que Cily n'est pas un enfant de coeur et que je cautionne la quasi-totalité de ses actes." Le mot meurtre me venait à l'esprit, mais il était hors de question que j'avoue trouver une telle chose bien. Cela n'empêcha pas le concerné de le comprendre et de me faire frissonner. L'émoi soudain du reptile me rendait un peu dubitative, même si, j'aurai aimé pouvoir le voir en face dans moi en ayant tenu de tel propos. Aucun doute qu'il m'aurait embrassé. Que me prenait-il d'être aussi romantique?!


L'explication, à demi-mot, fit ressurgir une certaine évidence. Je ne comptais pas lui dire le point le plus outragent de notre destin. "C'est arrivé trois mois avant ta naissance. Quand à... Cily a été implanté en moi seulement deux semaines après ma naissance." Je ne devais pas lui dire, elle devait déjà assez gérer son présent et son passé, ce future ne devait pas lui être imposer. Il y avait bien trop de chose douloureuse a évoquer avec cette partie de nos vis, je fus donc très étonnée par sa question. " Oui, je savais qu'elle venait de mourir." Répondis-je en volant la bouche de mon hôte. Cela me touchait profondément qu'elle demande. Même si j'aurai aimé qu'elle puisse se souvenir de moi, je fus soulager de ce qu'elle ajouta. " C'est bien mieux ainsi Viska. Tes vies passées ne devraient pas te faire souffrir." L'envie de lui toucher la joue me poussa à tendre une main. Sauf que je le repoussais bien loin dans son trou. Cily avait bien trop facile pour prendre ainsi le contrôle et il me fallait tant d'effort pour ne pas me laisser emporter vers les songes. " Désolée, je suis de retour. Il m'a eut pas surprise le vilain." Plaisantais-je à moitié. Cette mièvrerie débordante de sa part était emprunte d'une nostalgie douloureuse que je n'avais aucune envie de subir plus longtemps. Il le comprit et n'insista pas davantage, pour me plus grand soulagement.

"C'est pas toi qui devient un serpent géant..." L'unique argument qui faisait paniquer tout le monde. Viska ne pouvait le nier, ce fait précis ne l'enchantait pas. Et elle était ma sœur du destin, qu'en penseraient mes parents? Je ne digérais pas, moi-même, ces changements d'apparences, devenu partiels et incontrôlable. "Mais s'ils demandent pourquoi on m'a enlever? Si ça se trouve, mon oncle leur a déjà tout dit!" Le pique d'angoisse me noua la gorge. Le serveur choisit cet instant pour revenir avec nos boissons et même une assiette de garnitures à grignoter. Je me jetais sur mon verre pour en avaler la moitié et m'étonner de la douceur du cocktail sans alcool. Le froid et le calme de mon amie me firent reprendre pied rapidement, peut-être trop, mais je n'allais pas m'en plaindre. " Je me prends vraiment trop la tête. Je n'arrête pas de craindre que tout s'effondre. C'est fou d'être aussi angoissée. Je veux dire, j'arrive pas à juste accepter qu'il peut m'arriver enfin quelque chose de bien. C'est juste... " Les mots m'échappaient, je haussais les épaules avant de rire nerveusement. " Ho et puis l'école reprend déjà, j'aurai pas le courage d'aller les revoir sans toi. Un détail me revient. Je dis ça, parce que je reviens pas tout de suite à l'école. J'ai encore gaffé et j'ai blessé quelqu'un cette fois." Expliquais-je après avoir vu le serveur partir. " Viska, je ne me suis plus transformée depuis février, résultat, mon corps le fait par partie sans que je contrôle. Je peux pas venir en cours ainsi. On m'autorisé deux semaines de vacances en plus." Comment n'avais-je pas réussi à le lui dire plutôt?

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Viska Spingate
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Ξ Sujet: Re: Le miracle de l'année - 5 Janvier à Berlin - Viska   Le miracle de l'année - 5 Janvier à Berlin - Viska EmptyLun 7 Fév - 11:25

Le miracle de l’année« Tout à fait, bien assez. » confirma Viska avec douceur. Elle ne pensait pas être particulièrement douée pour consoler autrui - en général elle était plutôt la personne qu’on consolait que l’inverse – mais en la circonstance, elle sentait qu’Ivalyana avait surtout besoin d’une présence sereine à ses côtés. Parler n’était pas le plus important, ce qu’il fallait c’était être là, présente à ses côtés, et puisque Viska lui avait réservé sa journée toute entière, cela se révélait très simple à réaliser. Elle resterait avec Iva’ jusqu’à ce que celle-ci n’ait plus besoin d’elle. « De rien ma puce, tu sais bien que je serai toujours là pour toi. » lui affirma-t-elle avec la quasi-certitude qu’il s’agissait de la vérité. Elle n’était probablement une amie parfaite, encore moins depuis l’année tout juste écoulée de laquelle elle avait déjà eu bien du mal à se sortir entière et vivante, mais elle plaçait la loyauté envers ses amis très haut sur l’échelle de ses valeurs. Quand l’un d’eux avait besoin de sa présence, quand bien même elle ne se jugea pas très utile comme c’était le cas pour cette visite aux parents d’Ivalyana, elle répondait à l’appel sans aucune hésitation. Après tout, on ne pouvait pas attendre des autres qu’ils vous aident si vous n’étiez pas prêts à le faire pour eux ! Cela lui semblait assez basique comme principe en amitié. Et comme elle avait demandé à Ivalyana et Cil’ d’être présents pour elle afin d’éloigner le spectre des auto-mutilations et autres pulsions auto-destructrices, il lui paraissait équitable d’avoir accompagné son amie en Allemagne.

« Crois-moi, ça n’a rien d’enviable. J’ai bien cru que j’allais faire une rechute jusqu’à ce que ma sortie chez Flynn puis celle d’aujourd’hui ne me sortent de mon apathie et de ma dépression. » Objectivement, dès qu’elle s’était trouvé chez son amant, elle s’était déjà sentie nettement mieux. Viska avait conscience du côté un peu bête et simplistes de ses propres mécanismes : incapable de penser à et/ou de ressentir deux choses en même temps, il suffisait de remplir sa petite tête d’autre chose pour qu’elle ait à minima l’impression d’avoir oublié ce qui la préoccupait moins de quelques heures auparavant. Y compris quand la dite préoccupation lui redonnait envie de disparaître. À ce sujet, Viska se demanda si Ivalyana l’avait ressenti, qu’elle replongeait, mais préféra ne pas poser la question : elle n’avait pas envie d’avoir à expliquer pourquoi la première semaine des vacances lui avait filé à ce point le bourdon ! Cela aurait été compliqué et puis, tout ce qui comptait, c’était qu’elle ait repris pied… depuis son retour de chez Flynn, quand son esprit se perdait dans les limbes, c’était pour le ré-entendre lui chanter le morceau qu’il lui avait dédié pendant la soirée.

« Tout le monde rêve d’avoir un peu de magie dans sa vie » plaisanta Viska au sujet du Dieu Serpent. La blonde se demandait toujours comment MS avaient su tout ça à leur sujet… elle trouvait cette partie de leurs découvertes autrement plus inquiétantes que celles sur le sang des Symphonie – la malédiction de ces derniers figurant dans plusieurs livres sur les familles sang pur du Royaume-Uni, elle n’avait rien de secret -. La Serpentard jugea toutefois peu opportun d’amener ce sujet dans la conversation, d’où son ton demeuré léger.

Quant aux difficultés d’Ivalyana pour les choses de l’amour, Viska se fit la remarque qu’elle n’était sûrement pas la bonne personne pour la rassurer, premièrement parce qu’elle-même n’avait pas une vie sentimentale très sereine – elle semblait condamnée à devoir expérimenter des histoires hors cadre, bien loin de ce qu’elle avait rêvé avoir depuis l’enfance, au point qu’elle demeurait persuadée qu’on l’aimait surtout pour sa plastique et pas vraiment pour elle-même -, et deuxièmement parce qu’aux dernières nouvelles, celui qui plaisait à Iva’, c’était Jensen. Au nombre de ses défauts, Viska était très possessive, et pour bien vivre ce qu’elle savait des sentiments de la Serdaigle, elle jugeait préférable de ne pas y penser – après tout, les histoires de garçons n’étaient pas vraiment l’urgence quand en dehors il était question de liens magiques, de réincarnation, de prêtresse égyptienne et de Basilic scellé -, ceci d’autant plus qu’elle savait qu’elle serait jalouse pour les deux : si Jensen paraissait une évidence, elle n’avait pas plus envie qu’on lui « vole » son âme sœur, Iva’, alors qu’elles commençaient tout juste à trouver leur équilibre. Tout cela cependant, elle le garda pour elle, par esprit de diplomatie et pour ne pas donner à son amie une mauvaise image d’elle – elle s’en voulait déjà bien assez d’être le genre de personne affreuse qui ne savait pas partager ! - : « Je ne suis pas sûre qu’on puisse dire que j’ai eu une relation plus qu’amicale avec V, je suis le genre de fille qui peut flirter et/ou coucher avec ses amis sans que cela impacte immédiatement mes sentiments pour eux… même si l’expérience a prouvé que passé un certain nombre de fois, ce n’est plus aussi évident » Elle avait flirté avec V et Aaron tout en restant simplement amie avec eux deux, elle avait couché avec Mylène sans en tomber jamais amoureuse, quant à Flynn, les premiers mois avaient été clairs, il était son amant, mais ils étaient surtout amis… la balance penchait en faveur d’autres sentiments depuis quelques semaines… Viska préférait pourtant ne pas y penser, mettant son attachement grandissant pour le lion sur un subtile mélange de durée et de circonstances : comment ne pourrait-elle pas ressentir quelque chose pour quelqu’un d’aussi prévenant que Flynn ? Certains avaient du mal à le croire quand elle le disait, et pourtant le lion faisait toujours attention à ce qu’elle se sente bien avec lui, et il cherchait même à lui faire plaisir en prenant sur lui de faire vibrer sa corde sensible de princesse romantique de temps à autre. Flynn aimait s’amuser, flirter, taquiner même… mais il ne jouait pas avec elle, elle en restait persuadée – faisant ici preuve de la fameuse confiance aveugle qu’elle pouvait avoir dans tous ses proches -.

Restait à répondre à la partie la plus délicate de la remarque d’Ivalyana car, justement, Jensen était hors catégorie : il était le seul avec qui elle ait couché en ayant au préalable des sentiments, le seul à qui elle ait dit qu’elle l’aimait sans pour autant jamais l’entendre en retour… et si elle n’était pas étonnant qu’il plaise à d’autres qu’elle, il restait un sujet à éviter – ne serait-ce que parce qu’à chaque fois que Viska en parlait, elle se mettait à pleurer, ce qui n’était pas vraiment une bonne idée en plein restaurant chic -. Et si elle ne voulait pas en parler concernant Iva’, elle ne voulait pas non plus le mentionner vis à vis d’elle-même. Elle l’avait fait par le passé, quand la brune avait découvert ses scarifications par exemple, mais c’était mue par le désespoir qu’elle s’était confiée à sa sœur. À tête froide, elle ne voulait pas aborder le sujet, même si cela ne tromperait personne. « Tu y arriveras forcément, un jour ou l’autre. Et puis, tu arrives à parler normalement… regarde, là, on a bien une conversation, non ? Bon, je suis juste ta sœur du destin, mais il faut bien commencer par t’entraîner pour gagner en aisance. »

Comme Ivalyana faisait mention du rayonnement qu’elle paraissait percevoir chez la blonde, cette dernière prit une gorgée d’eau pour camoufler une expression qu’elle savait – au mieux – creuse. Et c’est d’une voix qu’elle garda neutre qu’elle répondit « Je pense que je les impacte, mais pas dans le bon sens… je rends les gens autour de moi malheureux. Sauf toi. Toi tu as toujours l’air d’apprécier ma compagnie. » Cet argument pouvait être révoqué avec facilité : il était aisé de trouver d’autres personnes qu’Ivalyana qui appréciaient Viska, mais la dépression de la blonde lui faisait ternir le tableau. Si Iva’ sortait du lot, c’était parce que Viska ressentait leur lien presque physiquement, à tel point qu’il était impossible pour elle de nier son importance pour la Serdaigle (et Cil’), là où elle balayait l’intérêt de sa compagnie pour tous les autres, se rabaissant elle-même au rang de jolie potiche qu’on fréquentait pour faire bien.

Cette vague momentanée de tristesse lui évita de remarquer le trouble d’Ivalyana, concentrée qu’elle était à la tâche de s’extirper de ses propres pensées sombres. « C’est un peu différent » objecta-t-elle au sujet de la situation de sa sœur et de la sienne « Même si c’est pour protéger mes cousins, j’ai accepté de devenir l’héritière des Symphonie, alors que toi, personne ne t’a jamais demandé ton avis avant de te mettre Cil’ dans les pattes. » Elle ne mentionna pas le fait qu’elle avait aussi géré ses problèmes de santé plutôt très mal : Iva’ avait très mal vécu que sa sœur se mette en danger, elle n’apprécierait probablement pas de revenir sur ce sujet. « Puis, cautionner et agir, c’est différent. Les actes de Cil’ ne sont pas les tiens. » Dans une certaine mesure, Viska aussi pouvait cautionner des actes de vengeance. Si elle en avait été capable, pendant son enlèvement, elle n’aurait pas eu de gros scrupules à tuer Nathan. Elle ne l’avait pas fait uniquement parce qu’il était plus fort qu’elle, ce n’était en rien sa volonté. Encore maintenant, si on lui apprenait que son père biologique était décédé, ça ne la ferait pas compatir : après tout ce qu’il lui avait fait, elle trouvait son enfermement à Sainte Mangouste déjà bien trop clément.

Cil’ fit une apparition quand les deux jeunes femmes parlèrent de leur histoire à tous les trois. Viska pressa une nouvelle fois, en réponse aux mots du Basilic, la main de l’hôte de celui-ci pour lui communiquer sa compassion face à l’épreuve que cela avait dû être pour lui de se retrouver dans cette situation. « C’est vraiment triste... » dit-elle simplement avant de voir s’évaporer dans les yeux de son amie la présence du serpent géant. « Ce n’est rien, je suppose qu’il avait simplement envie de me parler directement, mais ce n’est pas très plaisant pour toi. » Simple constatation. Personne n’avait envie de se faire voler son corps.

« Non, c’est vrai, mais tu n’es pas Cil’, vous partagez juste le même corps. À mes yeux, vous êtes deux personnes distinctes, et je suppose que ce serait pareil pour tes parents. Parce que tu es leur fille, tout simplement. » En tout cas, Viska se plaisait à le penser – cependant on lui avait toujours dit qu’elle avait tendance à être trop optimiste de nature ! -. « Allons ma puce, ne pense pas trop à tout ça, à chaque jour suffit sa peine, tu ne crois pas ? » tenta-t-elle ensuite pour rassurer la brune « Mais c’est normal que tu sois angoissée avec tout ce que tu vis » Et elle savait de quoi elle parlait : depuis un an, Viska baignait littéralement dans l’angoisse.

Ivalyana l’informa ensuite qu’elle n’allait pas pouvoir revenir tout de suite à l’école, ce qui n’était pas une bonne nouvelle aux yeux de la blonde. La présence de la brune, même silencieuse, était toujours d’un grand réconfort pour elle. Tant pis… elle devrait faire sans. Leurs boissons arrivant, Viska en prit une gorgée avant de proposer d’un ton égal « Peut-être que si j’arrive à caler un rendez-vous à la clinique sur le week-end entre les deux semaines, on pourrait revenir ? Mais il faudrait demander l’autorisation à l’école et bien s’organiser pour tout faire tenir en peu de temps. » Puisque les transformations paraissaient devenir difficiles à contrôler, des visites plus fréquentes à ses parents pourraient peut-être aider Iva’ ? Et Viska était majeure maintenant, même si elle avait encore des comptes à rendre à Poudlard, elle n’était plus aussi surveillée. Ce plan reposait cependant sur la possibilité qu’elle arrive à caler un rendez-vous avec sa propre équipe médicale en un laps de temps très court… mais Viska était de ceux qui croyaient qu’on ne pouvait pas abandonner avant d’avoir essayé.

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Ξ Sujet: Re: Le miracle de l'année - 5 Janvier à Berlin - Viska   Le miracle de l'année - 5 Janvier à Berlin - Viska EmptyMer 16 Fév - 13:28


Le miracle de l'annéeViska Viska avait raison de dire que je ne devais pas gérer plus de problèmes. Même si la vie n'était que ça à mes yeux: des ennuis plus ou moins grands en fonction de la semaine. Le dernier en date, dont je ne parlerai probablement jamais à Viska, avait été les baisers échangés avec Jensen dans la tour de l'horloge. D'abord, c'était Cily qui lui avait sauté au coup. Vicieux serpent, sa joie d'apprendre que mes parents été en vie l'avait poussé à agir ainsi pour me faire revenir. Ce qui avait marché. Puis ce fut Jensen qui m'embrassa et là tout était partit en vrille. Je l'avais mordu à la lèvre avec des crocs de serpent dans ma bouche parfaitement humaine! Ce n'était pas un petit problème, c'était une véritable catastrophe. J'aurai du m'y attendre, remarque. Ne pas se transformer pendant près de dix mois n'étaient pas sans conséquence face à une malédiction. Un peu comme si mon corps devait subir son sort d'une manière ou d'une autre! Alors si en plus je devais commencer à m'angoisser pour mes parents tout juste rencontré. Non, ma soeur avait raison, je ne devais pas y penser et ça ne me regardait pas en plus.

En la remerciant, je ne pouvais m'empêcher de me sentir soulagée. Ce n'était pas rien de m'accompagner dans une telle rencontre. Hors, je savais que Viska resterait calme et qu'elle se sentirait assez neutre pour me transmettre cela à travers notre lien. Un luxe que personne d'autre n'aurait pu m'offrir. Ce qui était une certaine bénédiction en soit. Même si je restais persuadée que Vanellope aurait adoré discuter avec eux. Peut-être trop même? Je craignais qu'elle prenne trop de place dans la discussion, même si c'était illogique. Sauf qu'elle était née moldu et qu'ils vivaient dans le même monde. C'était enfantin, complétement, craindre qu'ils parleraient sans moi à notre rencontre! Franchement, je me sentais bête de ne pas avoir demandé à la préfète de ne pas être venue avec Viska et moi. Cela aurait été un plus, une cerise sur le gâteau. Ma sœur du destin et ma meilleure amie!

Le planning non chargé de la verte me fit un peu grimacer. Je comprenais soudainement l'énorme envie de manger combler un vide sans y arriver alors que je lisais un livre si passionnant sur le sortilège de métamorphose pour, selon le livre, transformer un arbre en cabane. Un niveau de magie que je ne pouvais qu'imaginer en rêve et que certain sorcier ne pourrait jamais maîtriser. Dire que j'avais eu le cafard en lisant cela m'avait paru ridicule. Au moins, je savais que ce n'était pas moi qui avait le blues, ce qui me rassura un peu. " Quand c'est comme ça, hésites pas à venir me voir. Tu connais mon adresse maintenant. Si tu t'ennuies pendant les vacances, tu peux venir chez moi. Il y a toujours quelque chose à faire. Mon oncle veut construire un abri de jardin sans magie. T'imagine l'affaire?" Il était peut-être doué en potion et en cuisine, mais il ne fallait pas lui demander de clouer une planche. Je ne comprenais pas son objectif. Peut-être était-ce pour frimer en retrouvant son frère? Cela me faisait tout drôle de savoir que mon oncle était véritablement mon oncle. Après tout, quand j'étais jeune, il se disait être mon frère. Puis il m'apprit que ce n'était pas le cas, qu'il était mon oncle. J'avais jusqu'alors pensé que c'était une façon de parlé, pour ne pas dire qu'on n'avait pas de lien de sang. Sauf qu'en fin de compte, c'était bien le cas!

Il y avait un peu de magie et trop de magie. Viska entrait avec moi dans la catégorie trop. Je me demandais parfois ce qu'impliquait sa malédiction. Certes, elle était plus forte, plus rapide et avait même une style de combat adapté pour optimiser ses combats, mais justement, devrait-elle vraiment se battre? L'obéissance qui lui était imposé ne me plaisait pas. Elle semblait faire avec et ne pas chercher à s'en débarrasser, surement pour ne pas qu'un autre membre de sa famille doit en porté le fardeau. J'avais une forme de chance à espéré pouvoir me libérer sans devoir passer la bombe à quelqu'un d'autre. Du moins, je l'espérais. Parce que sinon, j'allais bien vite renoncer à me débarrasser de Cily. "C'est plus qu'un peu qu'on a nous. Même si j'avoue, j'adore les arts-martiaux magiques et je gère bien en plus." Je pouvais mettre ça sur le fait de devoir contrôler les pulsions magiques de la transformation, mais c'était mentir. Le talent revenait aux très bonnes explications des deux jeunes professeurs. Un point fort que Viska ne semblait pas avoir remarqué. Pas plus que l'émerveillement presque générale de la part des étudiants de son cours. J'avais encore du mal à croire qu'elle avait une telle puissance dans les mains. Si elle voulait faire mal, elle pouvait le faire.

Les histoires de coeur, c'était un peu comme les livres. Tout pouvait sembler beau et facile avec juste la couverture et le titre, mais le contenu n'était pas aussi rose. J'enviais ma soeur d'avoir aussi "facile" avec le sexe opposé ou ses sentiments. Ce qui n'était pas totalement vrai pour le second point. V m'avait parlé de flirt et j'avais imaginé un peu plus en pensant que la préfète voulait me ménager. Il s'avéra que Viska était donc aussi comme V, capable d'avoir des relations intimes sans voir le monde d'une autre couleur. J'eus un soupire d'envie. Moi qui ne parvenait pas à supporté que quelqu'un me touche en dehors de mes amis proches.  Au moins, elle reconnu que cela ne durait qu'un temps. Je n'avais pas oser abordé le sujet de lion, mais comme elle semblait presque sur le point de le faire. "Oui, comme Flynn quoi. C'est vrai qu'il est très beau. " Un sourire des plus taquins se glissa sur mes lèvres. C'était pas seulement beau que Viska le trouvait. J'étais la mieux placée pour savoir l'effet qu'il lui faisait et je ne me privais donc pas pour lui faire un clin d'oeil. "  C'est une bonne chose que tu l'aimes. Ca me fait plaisir de te sentir bien quand il est près de toi. Même si t'as l'air de te prendre la tête dès qu'il n'est plus là. Je comprends pas tout a fait ce qui te stress... Je me souviens aussitôt de la curiosité de V sur l'aveux de ma perception des émotions de Viska. Ma bouche fit un magnifique O. " Attends, tu sais pas si tu amoureuses de lui ou ça te fait peur de l'être?" Quitte à mettre les plats dans le pied les pieds dans le plat, mais Iva est un peu choquée, autant le faire pour de bon.

Le soucis me concernant au niveau amour, c'était justement que je ressentais ce que ma soeur éprouvait. De ce fait, j'avais un peu trop tendance à trouver Flynn très intéressant et a avoir envie de m'approcher de lui. Ce qui jusqu'ici n'était pas encore arrivé! J'avais fait l'erreur avec Jensen, je comptais bien resté loin du lion autant que possible. " Si seulement. Je ne sais même pas ce que je ressens. Au moins, quand je te parle, je me sens détendue, calme. Avec V aussi. Tout les autres, c'est le bazarre. Le pire, tu devineras pas, c'est Cily!" Pouvait-on seulement qualifier nos échanges de discussion? Quino était bien le seul garçon avec qui je n'avais pas de soucis pour parler, mais je n'éprouvais que de l'amitié pour lui. Jensen, c'était pire que catastrophique. Emerys, pire que pire que pire! Thomé semblait encore facile à côtoie, bien qu'il me trouvait étrange. C'était écrit sur son visage à la manière dont il me regardait de loin. Il faisait au moins l'effort de ne rien montrer à moins de six mètre. Je roulais des yeux en soupirant avec désespoir. Non, je ne m'en sortais pas niveau sociale. "Et puis, faut que je te dise une chose. Je ne suis pas amoureuse de Jensen, affirmais-je avec certitude et confiance Ce que j'éprouve pour lui, ça vient de toi." Et par ces mots, que je pensais sincèrement, tout en mentant légèrement dessus, me firent faire une croix définitive sur lui. Je n'avais jamais eu l'intention de le prendre à Viska. Au début j'avais mal de les voir ensembles, mais cela n'avait pas duré. C'était évident, mon lien clairement éveillé, ainsi que Cily, avec ma soeur avait tout rendu très clair. J'avais juste beaucoup de mal à parvenir à savoir ce que j'éprouvais et n'éprouvais pas. Le sujet du capitaine m'avait donné du fils à tordre. Et c'était probablement pas terminé, même si je le voulais.

Les compliments n'étaient en rien mon point fort. Voir Viska ne même pas croire ce que je venais de dire me fit mal. Puis revient son auto-déplaisante analyse et je le pris moins pour ma personne. Elle pensait que... mais je jugeais que c'était sa dépression qui parlait et non ma soeur si vivante. Peut-être que je me trompais, mais je ne voulais ni le voir ni l'entendre. " V adore aussi te parlé je te signale. Puis moi, c'est de la triche, tu le sais, je me suis mise à t'aimé dés l'instant ou je t'ai vue. " Affirmais-je en haussant les épaules. Ce n'était peut-être pas le moment de parlé de ce que je constatais. Viska avait besoin de se sentir aimé, même si elle ne pouvait pas le dire. "Il n'y a pas que V. Tu n'as pas été élue Miss Poudlard il y a quelques semaines?" Rappelais-je avec amusement. L'annonce s'était passé au bal avec un double Mister Poudlard. Heureusement, l'un d'eux avait fuit la place. Malheureusement, j'avais poursuivit le paquet que j'avais perdu et vu quelque chose qui me fit faire une nouvelle croix bien rageuse sur Jensen. Son cirque dans la tour m'avait touché et j'y avais cru, j'avais même eu des regrets de l'avoir blessé dans un coup de colère. Le voir avec Dahlia m'avait refroidit et j'allais probablement les fuir tous les deux jusqu'à la fin de ma septième année.

Dire que la blonde avait un mauvais avis sur sa personne était un euphémisme. Sa remarque me fit même mal et je ne m'en cachais pas cette fois. Elle s'efforça d'affirmer que c'était différent, mais pas à mes yeux. Je secouais la tête en signe de négation sans ajouter plus. "Et se sacrifier pour sa famille n'est pas un acte noble et courageux? " Rechignais-je sèchement. Certes, je n'avais rien demandé, on me l'avait imposé, mais cela aurait été le cas d'un de ses proches si elle ne s'était pas dévouée. "Si on m'avait demandé de laisser Cil' à ma petite-soeur j'ai une petite-soeur! je ne l'aurai pas accepté non plus."   Justifiais-je pour qu'elle se mette enfin un peu au même niveau que moi. Même si je la jugeais bien plus noblement qu'elle ne pouvait l'imaginer.  Quand à son point de vue sur les actes de mon prisonnier, je n'étais pas d'accord. Il était ma responsabilité et c'était par ma faut s'il avait autant de liberté. Je me passais une main dans la nuque en détournant les yeux. Cily avait mordu Jensen dans le train l'année passé. Et je m'en sentais totalement responsable. Il avait tué par  le passé et je comprenais ses raisons et les cautionnais. Il faisait preuve de cruauté et de violence quand il n'était pas près de sa soeur. Ce n'était qu'avec moi qu'il se montrait plus raisonnable, mais j'approuvais tout ce que j'avais vu dans ses souvenirs. Devais-je revoir mon sens de la justice? Très certainement!

La mélancolie du basilic me touchait particulièrement. Son sort se répétait depuis si longtemps qu'il ne se souvenait pas d'un simple jour de sa vie avant. Les seuls évènements qu'il en gardait, c'était le tout premier et le dernier. Hors, il avait été pendant presque vingt ans dans son propre corps! Le pire était ces morts répétées qu'il ressentait sans pouvoir les empêcher. La compassion de Viska me fit presque lâcher mes larmes, mais il en était hors de question. " En fait, c'est le contraire depuis un moment. Quand il prend le contrôle, j'ai envie de me laisser glisser vers le fond. De retrouver ce rêve si paisible, loin de tout." Je haussais les épaules avant de sourire à contre cœur. Hors de question de lui en dire plus. Je ne voulais pas qu'elle en sache davantage. Je devais déjà comprendre pourquoi est-ce que Vanellope m'avait arraché à ce rêve si plaisant en étant simplement face à moi. Un peu comme si son visage seul avait suffit pour me donner envie de sortir. Cil avait dit qu'elle était mon ancrage, mais je ne mesurais pas l'ampleur de ce therme. Il était certainement le seul.

Bien que j'avais conscience de ne pas être lui, je n'en étais pas moins son hôte, sa prison vivante. Quand à mon identité, je ne pouvais pas affirmer que j'étais une personne à part entière. La mémoire de Cily qui m'envahissait par période et les sentiments de Viska en continuent, me laissait une place infime dans mon corps. Je ne leur en voulais pas et je ne pourrais jamais leur en vouloir. Le basilic luttait quotidiennement pour bloquer l'inévitable et Viska n'avait aucun contrôle sur notre lien. J'étais simplement prise entre deux feux et parfois, quand j'étais assez moi-même et que je parvenais à discerner mon identité, je me rendais compte que je ne me plaisais pas. " Ils auront peur de Cily. Tout le monde à peur de lui, même toi tu as peur de son aspect." Ce fait n'avait pas besoin d'être mis en évidence. Je le regrettais et m'en mordais les doigts au sens propre. L'ongle de mon pouce fut prit au piège alors que je tentais de me résonner avec les paroles rassurante de ma soeur. Je n'étais pas plus responsable de mon enlèvement que tout le reste. Me prendre la tête était devenu un art, bien que ce n'était pas le moment. Même si je savais que personne ne pouvait mieux me comprendre que la Serpentard devant moi.


Le détail de mon retour retard ne réjouit pas du tout celle-ci. Je pestais intérieurement en même temps que Cily. Il s'en voulait bien plus que moi d'avoir provoqué la situation qui avait eu lieu. Il m'en voulait en partie d'avoir autant résisté à me transformer. Ce n'était pas comme si j'avais pu deviner que j'allais y être forcé morceau par morceau et sans aucune maîtrise. Toutefois, je fus bien plus étonné que Viska ne me demande pas qui j'ai blessé, ni pourquoi! C'était une chance, mais je me demandais si elle l'avait deviné. J'espérais que non avant de l'entendre essayer de trouver un trou dans son planning. "  Je ne sais pas si c'est une bonne idée. J'ai un peu peur de les revoirs de si tôt. Puis, je vais leur écrire pour en savoir un peu plus sur eux. Je ne voudrais pas non plus être trop présente d'un coup." Ce n'était pas comme si ils allaient fuir, mais ils avaient une vie et moi la mienne. Cela ne devait pas être simple d'apprendre qu'ils avaient une fille de seize ans. "Je n'aurai pas le temps non plus. Je dois vite régler mon problème de transformation partielle et incontrôlée, pour du totale et totalement contrôlé. Depuis Noël, je ne suis arrivée à rien et je n'ai plus que deux semaines." Autant dire que je devais y arriver le plus vite possible pour pouvoir revenir en cours. Ce que je ne comptais pas faire tant que je n'aurai pas prit forme une bonne fois pour tout. Et tempi si je devais manquer un mois ou deux de cours. Je devais stoppé ces changements imprévus.

(pour le fun 2857)
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Ξ Sujet: Re: Le miracle de l'année - 5 Janvier à Berlin - Viska   Le miracle de l'année - 5 Janvier à Berlin - Viska EmptySam 19 Fév - 13:12

Le miracle de l’annéeLa dépression de Viska avait des hauts et des bas depuis sa tentative-de-suicide-mais-non-c’était-pas-ça. La Serpentard gardait bien à l’esprit les conséquences que ses scarifications avaient eu sur son entourage, à commencer par Ivalyana qui avait tout bonnement disparu de la circulation pendant quelques temps, remplacée par Cil’, mais aussi sur Peony qui était sortie de cette histoire nerveuse et insomniaque – supposait Viska, car elle de son côté dormait profondément, shootée par les médicaments et les potions – ou encore sur V qui avait un comportement récent bizarre et essayait de la caser avec Flynn pour de bon. En conséquence de quoi, il fallait qu’elle prenne sur elle et qu’elle retienne ses pulsions auto-destructrices, et elle avait fourni beaucoup d’efforts en ce sens… mais ses thérapeutes demeuraient sceptiques – et à raison – car Viska n’agissait pas pour elle : comme d’habitude, elle faisait passer les autres en premier. Les adultes n’étaient pas dupes, Agnès et Myrielle avaient des conversations régulières sur ce qu’elles pourraient envisager pour soulager un peu l’adolescente, seulement depuis que le danger de Nathan n’était plus concret, tout se passait dans la tête de la blonde !

C’était un beau bazar, mais un beau bazar relativement organisé car Viska compartimentait – ça avait toujours été sa force – et c’était ce qui lui permettait, la plupart du temps, d’avancer malgré les moments où elle se sentait moins bien. Comme pendant la première semaine de vacances, elle s’était sentie triste, Jensen lui manquait et elle avait peur d’être chez ses parents, dans cette chambre où Nathan avait fait irruption un an auparavant… Elle avait tenu bon, maîtrisant sa peine et sa panique au prix d’efforts certains, et elle avait fini par pouvoir les ranger dans un coin : elle n’arrivait pas à oublier, pas vraiment, alors elle enfermait ses sentiments en espérant que les verrous qu’elle mettait dessus tiendraient bon. Faire ce ménage mental avait été plus simple à partir du moment où, le 31 passé, elle avait eu la perspective de voir Flynn puis, quand elle était rentrée de cette escapade semi-romantique mais pas vraiment assumée comme telle, elle s’était occupée de celle où elle devait accompagner Iva’. Alors elle allait mieux, et elle savait que c’était d’autant plus important que sa sœur ressentait tout ça, tous ces changements qui se faisaient tour à tour dans son esprit, au gré des événements et des dates qui la bousculaient. C’était déjà bien assez dur de déprimer, pas besoin de savoir qu’en plus elle entraînait Ivalyana avec elle dans ses tourments !

« Oui, je suppose que c’est ce que j’aurais dû faire, te contacter, ou même Vic ou Prue si tu n’avais pas pu, parce que c’était le fait d’être à la maison sur cette période qui me déprimait… je crois que je l’ai pas fait parce que j’avais peur de blesser mes parents. Ça n’a pas été drôle pour eux non plus toute l’année dernière. » Même si ne pas se sentir en sécurité n’était pas propre à Glasgow – Viska se sentait en danger presque partout depuis son enlèvement -, ses parents auraient pu mal le prendre… toujours est-il qu’elle n’avait pas voulu prendre le risque de leur faire de la peine. « Et pourquoi est-ce que ton oncle veut construire un abri de jardin sans magie au fait ? C’est un challenge qu’il se lance ? » Après tout, pourquoi pas ? Vu qu’il n’était pas parti prenante avec la malédiction du « dieu serpent », il avait peut-être besoin de construire quelque chose de bout en bout, pour avoir un sentiment de maîtrise ?

« C’est vrai, tu t’en sors bien en arts martiaux ! Je n’étais pas très emballée au départ par l’idée de donner ces cours, mais finalement ça se passe pas si mal. » Elle avait l’habitude de gérer un groupe et une activité grâce à ses années d’expérience à Sterne, Alex’ de son côté avait l’expertise technique – ayant commencé les entraînements plus jeune, il était bien meilleur qu’elle ! -, ils formaient un binome efficace et leurs élèves progressaient tranquillement. Ils avaient même réussi à mettre leur pâtée aux projections de MS grâce aux quelques arcanes acquises pendant le premier trimestre ! Cela lui demandait du travail supplémentaire mais force était de constater que ce n’était pas vain.

Lorsque sa sœur du destin mentionna le physique de Flynn, Viska rougit légèrement mais t’as pas fini, attends la suite et rit, un peu gênée, tout en approuvant en paroles : « C’est ça, comme avec Flynn. Et c’est clair qu’il est super canon ! Mais il ne faut pas trop lui dire, il pourrait prendre la grosse tête. » Disait-elle alors qu’elle n’était vraiment pas avare en compliments à destination de son ange ! Si les observations d’Ivalyana s’étaient arrêtés là, Viska ne s’en serait pas troublée plus – tout le monde savait que Flynn était son amant et ceux qui l’ignoraient encore avaient dû le comprendre au bal quand il l’avait embrassé au beau milieu de la piste de danse pendant la valse de la victoire ! y- mais la Serdaigle continua en évoquant ses sentiments pour le lion. Mal à l’aise, Viska se tortilla sur son siège parce qu’elle n’a pas la maîtrise de V et son teint vira à un carmin très prononcé. Ils ne pouvaient donc pas baisser le chauffage dans ce restaurant ?! À défaut, ce sont ses yeux qu’elle baissa, regardant fixement la serviette sur la table qu’elle lissa du bout des doigts pour rester concentrée. Mentir à Ivalyana était tout bonnement impossible : elle pouvait ressentir ce qu’elle éprouvait pour Flynn… Que ce soit à V, à Vic’, à ses parents, à ceux de Flynn aussi… elle avait tenu un discours bien formaté sur le vivre et laisser vivre sans jamais nier pour autant l’affection qu’elle éprouvait pour le lion. Elle tenait seulement à distance toute évocation trop sentimentale, se concentrant sur le factuel : sa relation avec Flynn fonctionnait, pourquoi se poser plus de questions ? Et c’était aussi ce que lui répondait, pour ce qu’elle en savait. « Ce n’est pas ça, Iva’… c’est juste que… je ne peux pas être amoureuse de lui. » Même si elle avait senti son cœur s’emballer à de nombreuses reprises ces derniers temps, même si elle s’était sentie au chaud et en sécurité dans ses bras quelques nuits auparavant, même s’il arrivait à lui faire oublier Jensen même quand ce dernier était à proximité… Elle ne pouvait pas faire de nouveau l’erreur de tomber amoureuse, ne serait-ce que par respect pour Flynn : « Il mérite mieux qu’une fille partagée entre son ex et lui… » Et ce n’était pas tout, elle déglutit avec difficulté, une boule douloureuse se formant dans sa gorge quand elle lâcha : « Mon amour est… toxique. » dit-elle enfin dans une réminiscence de la conversation qu’elle avait eu à l’infirmerie avec Flynn en octobre. Relevant les yeux pour croiser ceux de sa sœur d’âme, elle termina : « Je ne veux pas le salir avec mes sentiments ». Parfois, elle avait l’illusion qu’ils étaient plus que des amants, y compris pour lui, mais tant que ni Flynn, ni elle, n’en parlait, c’était tout ce que c’était : un mirage sans danger qui lui faisait du bien.

Parler des sentiments d’Ivalyana était plus simple, en tout cas au début. « C’est peut-être parce que tu es proche de nous, et aussi parce qu’on attend que tu nous parles ? » Même si les motivations de V et Viska différaient, ce n’était pas leur genre ni à l’une ni à l’autre de mettre la pression à Ivalyana pour qu’elle leur en dise plus sur Cil’ ou le reste. Viska posait parfois des questions, mais uniquement sur les parties qui la concernaient, pour ce qui touchait uniquement Iva’, elle la laissait décider de ce qu’elle voulait partager ou non – d’autant que Viska était très nulle pour garder un secret donc dans une certaine mesure, elle se disait que moins elle en savait, moins elle risquait d’en révéler ! -. « Mais je ne suis pas étonnée pour Cily, il peut être très intense » Ce qui est rigolo comme remarque car V trouve que c’est toi qui es intense! « Quand il a crié dans la forêt interdite, c’était quelque chose ! » s’amusa Viska avant de s’assombrir de nouveau car son amie mentionnait son ex… la Serpentard en déduisit que Jensen devait être de ceux avec qui il n’était pas facile de communiquer, et elle n’en était pas étonnée – leur dernière vraie conversation à tous les deux avaient été parsemée de cris et elle n’était toujours pas sûre qu’il l’avait comprise, elle en doutait vu la tournure qu’avait pris leur relation avec pour point culminant le dernier bal -. « Je suis désolée Iva’… que tu ressentes tout ça… » Mais au moins sa sœur devait-elle avoir une idée de combien son cœur était partagé : elle était loin d’être certaine que toutes ses autres amies soient en capacité de l’entendre, certaines trop pro-Jensen ou anti-Flynn, y’a débat, d’autres trop pro-Flynn ou anti-Jensen, ça marche aussi. « Si je savais comment faire, je couperais la connexion pour que tu sois plus tranquille » Même si ça n’avait pas toujours que des désavantages, comme là pour la visite aux parents d’Iva’ où elle avait pu influer positivement sa sœur du destin.

« Hum… je ne me suis peut-être pas bien exprimée ? V et les autres m’aiment, je le sais, seulement je ne leur apporte rien, alors qu’avec toi j’ai toujours eu l’impression qu’on se complétait… à partir du moment où j’ai eu conscience de son existence, notre lien m’a paru positif… mais peut-être que c’est bizarre de penser comme ça vu son origine ? J’sais pas. » à minima, cela avait de positif qu’elle ne remettait pas en cause l’attachement d’Ivalyana, alors qu’elle craignait d’être néfaste pour toutes les autres personnes de son entourage. « Et pour mon élection, je crains qu’on n’en retienne pas vraiment ma popularité. Certains doivent même penser que j’ai été élue à la pitié ! Alors que j’ai toujours été première ou deuxième dauphine ces dernières années, je n’étais tout de même pas hors course ! » Ce qui était sur toutes les lèvres, c’était la défection de Jensen ou – au mieux – sa valse torride avec Flynn. Tant pis, elle avait au moins eu la couronne ! Depuis le temps qu’elle la voulait… rien ne pourrait gâcher ce petit plaisir (pas consciemment toujours!).

« Si, bien sûr que c’est noble et courageux ! Mais pas mal de gens ne voient pas ça, pour eux je suis juste l’héritière des Symphonie, une famille d’assassins maudits. Toi tu sais que c’est réducteur, pas eux ! » Pour le coup, ce n’était pas de l’auto-dénigrement : la mauvaise réputation de sa famille était ancienne, et même si Myrielle avait travaillé à l’améliorer, il faudrait encore plusieurs générations pour faire oublier des siècles de brutes épaisses de l’acabit de Nathan ou de ses grands-parents Symphonie. « En même temps, est-ce que tu donnerais Cily à quelqu’un d’autre ? En sachant tout ce que ça engendre ? » C’était peut-être une question qu’il faudrait qu’Iva se pose, encore qu’une autre solution devrait être envisagée si elles visaient un happy end ! Viska ferait tout ce qui était en son pouvoir pour aider sa sœur, seulement elle n’avait pas idée du comment ! Tout ceci restait nébuleux à ses yeux !

Cil’ fit d’ailleurs une courte apparition durant laquelle Viska montra toute l’étendue de son bon cœur… mais sa chaleur ne pouvait suffire à consoler des siècles de tristesse. Elle se concentra donc sur son amie : « Je crois que je peux comprendre, lutter en permanence c’est épuisant... » Et elles en savaient quelque chose toutes les deux ! D’ailleurs Iva’ craignait d’être rejetée par ses parents à cause du Basilic en elle. Viska tenta d’argumenter mais ne trouva guère d’écho elle comprend ce que ça fait quand c’est elle qui veut rien entendre !. « Je suis phobique des serpents ma puce, tu me mettrais le reptile le plus inoffensif du monde sous les yeux que je tomberais quand même dans les pommes ! Ça ne veut pas dire que c’est le cas de tout le monde ! V n’aurait pas peur. » V n’avait peur de rien sauf d’un Serpentard mignon de 5e année, elle faisait un parfait contre-exemple à son cas à elle. « Et puis, Cil’ est en toi, et toi tu es très mignonne. Ça compte ! » Pour alléger l’ambiance, elle adressa un clin d’oeil complice à sa sœur : il était trop tôt à son avis pour parler de Cil’ aux parents non sorciers de son amie, donc elles pourraient toujours mettre sur pieds un argumentaire qui leur serait destiné quand ce serait le moment de l’aborder. Avant, ça n’en valait pas le coup. Il valait mieux rester sur la victoire du jour ! Iva’ avait vu ses parents et tout s’était bien passé ! Cette pensée rasséréna la Serpentard alors que leurs cocktails sans alcool arrivaient…

Son amie lui dit alors qu’elle serait absente à la rentrée. Viska en éprouva une légère tristesse mais en même temps elle comprenait : Iva’ avait des tas de choses à gérer en dehors de son âme sœur tourmentée. Cette histoire de blessé qu’elle préférait ne pas approfondir par crainte de le répéter par exemple… Iva’ avait besoin de rester loin, ce n’était pas à elle de le contester. Et puis, deux semaines, ça passerait vite ! « D’accord, mais si tu as besoin tu sais que je suis là, hein ? » Elle sirota son verre pour ensuite ajouter : « J’ai confiance en toi ma puce, je sais que tu peux y arriver ». Pour une fois, elle espérait qu’Iva’ pouvait sentir ce qu’elle ressentait car elle n’y verrait qu’une absence de doute. Sa sœur avait toute sa confiance et cela se lisait dans ses prunelles claires.

Observant l’addition laissée sur la table, elle remarqua une écriture manuscrite dessus ce qui lui permis de se distraire de la perspective de l’absence d’Iva au retour de Poudlard. « Le serveur a écrit un truc mais je ne parle pas allemand… c’est son numéro, non ? » demanda-t-elle avec un air amusé : il était grand temps d’alléger l’ambiance. « Dis-moi ma puce, est-ce que tu crois qu’on pourrait finir la soirée dans un endroit où on peut danser ? Genre boîte de nuit ? Ou alors ça ferait vraiment trop criser tout le monde ? » Iva’ était probablement attendue… mais profiter de sa jeunesse, c’était important aussi !
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