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 Proposition, mystères, que les secrets soient dévoilés. [Biodag Airgid] PV

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Ivalyana Van Cress
Ivalyana Van Cress
Serdaigle

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Ξ Sujet: Proposition, mystères, que les secrets soient dévoilés. [Biodag Airgid] PV   Proposition, mystères, que les secrets soient dévoilés. [Biodag Airgid] PV EmptyLun 13 Juin - 0:03

Proposition, mystères, que les secrets soient dévoilés.Jack Frye
Premier weekend de Juin.
Voilà déjà plus d'un mois que mon hôte: Ivalyana Van Cress fut effacée par ma présence. La pauvre enfant avait été obligée de subir ma personne dès son plus jeune âge, sous le rituel d'Adelmort. La situation avait été assez stable, la faisant passer pour une malédictus jusqu'à ce que ma malédiction s'éveille pleinement. La rencontre et le contact avec Viska Spingale éveilla ma conscience dans le corps d'Ivalyana. Prisonnier de sa chair, je ne comptais en rien la faire souffrir, loin de là. Une hôte parmi tous les autres qui m'avaient retenus en tant que prison vivante, j'avais trouvé dans sa personnalité et sa curiosité cette superbe. Son charme naturel me força à l'aimer et désormais à la pleurer.

"Répète moi le plan. " Réclamais-je à Alexandre Van Cress, l'oncle et tuteur légale de mon hote. L'homme, un alchimiste chevronné qui avait du mal avec sa baguette, n'était autre de le chef de l'ordre du Corps du Pardon qui avait prit vie à l'époque de mon existence physique, deux milles ans plutôt. Le Basilic que j'étais avait pu prendre forme humaine et à la mort de ma mère adoptive, ce fut la rage qui me poussa à tuer sans discernement beau nombre de personne. La punition fut donc de m'enfermer, à défaut de pouvoir me tuer. Qu'elle ironie qu'il fut alors que celle à qui j'avais tenté de sauver la vie en offrant mon sang, fusse aussi condamnée à revenir à la vie à mesure que je changeais de corps: jusqu'à devenir Viska Spingale.

"Nous avons besoin de sorcier compétent et digne de confiance pour rompre la malédiction. Récapitula Alexandre avec cet air fatigué. "Le livre que tu ne pouvais lire contient la malédiction dans ces moindre détails. Ce qui nous permet ainsi de trouver comment la défaire." L'ouvrage en question avait été trouvée dans une salle de stocage cachée de l'ordre. Dire que j'avais sentit que ce bouquin devait être lu par mes soins m'avait poussé à le voler et le prendre à Poudlard avec moi. Résultat, Angélica Smith et sa soeur Elisabeth n'avaient pas pu le lire avant plusieurs mois. Fort heureusement, la curiosité d'Ivalyana l'avait poussé à demander de l'aide à une préfète de l'école. Ce fut alors que le livre revient entre les mains d'Alexendre et pu être lu comme il se devait. Dire que le livre était enchanté pour qu'aucun fourchelangue puisse le lire ne manquait pas d'ironie - puisque je l'étais de par ma nature.

"Je sais cela, mais pourquoi m'avoir fait sortir sous permission spéciale de la direction, pour venir dans un night-club?" La situation, déjà frustrante, ne manquait pas de me mettre de mauvaise humeur. Non seulement obligée de jouer le rôle d'Ivalyana en parfaite étudiante, je devais à cette heure jouer je ne sais quelle personnage inventé pour gagner un Messène. " Le sort qui permettrait de te déplacer d'un corps à l'autre, nécessite plusieurs personnes. Dont neuf sorciers pour manipuler la magie dans ce cas. Il faudra aussi convaincre Viska de participer, vu que ton sang est liée à son âme." Un point précis ne me plaisait pas. " Le réceptacle ne peut être ni mort, ni plus âgé de deux ans et par dessus tout, je refuse de quitter le corps d'Ivalyana, cela la tuera. Son âme n'est plus dans son corps, c'est de la folie. " Outre que cela était aussi très dangereux pour tout le monde. " Et puis, il faut six autres sorciers. Alors digne de confiance, c'est beaucoup demander non?!" Son regard me fit aussitôt comprendre qu'il avait déjà trouvé plusieurs personnes. Mon avis ne semblait pas compter, ce qui me fit seulement soupirer. Que pouvais-je dire? Cet homme s'efforçait de sauver sa nièce pour la rendre à sa famille.

"Bon, soit, venons en au plant." Résigné par la détermination et l'espoir fou que cela fonctionne, je me permis d'espérer un peu. " Ho, soit juste un peu moins agressif et dépressif. Cily, il faut que cet homme accepte de nous aider. On me l'a recommander, alors tâchons d'obtenir sa parole. " J'ignorais si je devais trouver que c'était une bonne idée de tenter le sort ou si la folie devenait contagieuse. Au moins, cela restait moins fou que d'essayer de me fabriquer un corps artificielle avec des serpents morts. L'expérience réalisée contre mon grés sur l'un de mes hôte avait pour le moins... eu un côté fascinant par sa puanteur.

Alors qu'Alex' m'expliquait une nouvelle fois le dit plant qui ne m'enchantait pas, je m'efforçais de croire qu'il était possible que cela fonctionne. Bien que parasiter un nouveau corps ne m'enchantait en rien. Hors, l'idée qu'il avait eu pour m'offrir un réceptacle pouvait marcher. Cela fit croire cet espoir infime. Je plaçais donc cette capuche ridicule pour dissimuler, dans ce visage angélique, mes yeux d'ambre dévoilant si férocement la nature de mon âme: celle d'un Basilic. Fort heureusement, mon regard ne pouvait qu'être terrifiant, jusqu'alors son côté mortel ne fonctionnait pas grâce à un précieux bijou autour de mon cou. L'objet venait presque du fond des âges, même si j'ignorais qui l'avait conçu, il garantissait jusqu'ici la vie de ceux que je croisais. Ajouter plus de mort à ma liste de victime ne m'enchantait peu. Alors soyer de sang ce corps représentait un crime que je ne pouvais tolérer.

Soit, accrochée au bras de l'oncle Alexandre, je pénétrais enfin la rue du club. Il m'avait assuré avoir prit un rendez-vous, bien que l'heure soit particulière, c'était la seule disponible pour l'homme, un certain Jack Frye. Le prénom ne me disait rien, mais les Fryes faisaient, comme un grand nombre d'ancienne lignée, autrefois partie des membres de l'ordre. Il n'était pas évident d'entrer dans le Corps du Pardon, mais en sortir était simple. Un serment inviolable de ne rien divulguer sur cet ordre et c'était tout. Ridiculement facile, cela expliquait pourquoi il n'y avait plus que trois membres désormais. "Nous avons rendez-vous avec Monsieur Frye. Alexandre Van Cress et Ivalyana Van Cress. " Articula calmement l'alchimiste face à un homme dont je ne pouvais voir le visage et réciproquement. Il nous guida à l'intérieur, laissant la musique attaquer mes oreilles. Je fus soulager quand nous arrivâmes dans ce qui semblait être une salle privée ou un bureau. Les yeux couvert de la sorte, je ne comptais que sur Alex' pour me guider vers notre rencontre. "Bonsoir monsieur Frye, je suis Alexandre Van Cress et voici ma nièce, Ivalyana Van Cress. " Le grand jeu commençait. Je pinçais son bras désapprouvant encore et toujours que les choses soient aussi compliquées et probablement des plus inutiles. Il retira doucement son bras pour le poser dans mon dos, m'invitant ainsi à dévoiler mon visage. Tant de cérémonial pour si peu, mais soit, je jouais le jeu et découvris mes yeux et mes cheveux de cette capuche. Mes iris d'ambres étaient en parfait accord avec mes pupilles reptiliennes, du plus grand effet, démontrant mon statue magique. Dire que je ne devais pas me découvrir de la sorte, là je me donnais en spectacle et redressais même les mentons en prenant cet air autant et grave. " Appelez moi Iva. " Tout cela me rebutait au plus haut point, heureusement que je savais un minima jouer la comédie. Après deux milles ans d'existence, le contraire serait ridicule. Au moins, Alex' n'avait pas demandé à ce que je me dévoile sous le petit surnom que m'avait affublé Magicis Sacra: le Dieu Serpent. Cily était un nom simple et j'y tenais. Sauf que c'était le corps d'Ivalyana, Iva pour les amis.

1348Alexandre
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Jack Frye
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Ξ Sujet: Re: Proposition, mystères, que les secrets soient dévoilés. [Biodag Airgid] PV   Proposition, mystères, que les secrets soient dévoilés. [Biodag Airgid] PV EmptyLun 13 Juin - 19:16

Il y a des journées qui diffèrent des autres dans l’écoulement nonchalant d’une existence, aussi simple et futile soit-elle. Que l’on soit riche comme Jeff Bezoz, ou plus pauvre qu’un SDF. Jeune et ignare comme les pousses de Poudlard qui peinent à s’épanouir en révélant leur plein potentiel au gré de stupides conventions, ou âgé, comme les hurluberlus qui statuèrent dans leur sagesse illusoire qui valait mieux s’affranchir de tout ceci. Sorcier, souvent faussement incroyables et parfois même juste dérangés ou Moldus, de simples humains qui vivent et meurent, mais dont la beauté ne se révèle que par sa nature éphémère. Bien sûr, je ne suis qu’un trublion et parmi tout ce que je pourrais prononcer, la tendance pointerait dans une direction précise sans aucun contournement possible, qui serait de dire que les Sorciers ont quand même plus d’avantages. Allez dire ça à ma voiture. Elle m’apporte plus de plaisir que mes pouvoirs et mon héritage…
D’ailleurs, en parlant de mon héritage, il me pose toujours des problèmes. Tout comme il m’en a posé ce jour-là…

Je ne me souviens pas exactement de la date de cet « évènement ». Tout ce qui me vient à l’esprit, c’est de l’ennui au préalable. Laissez-moi vérifier mon journal, et évitez les sourires en coin. Il n’a rien d’intime. Du moins pas de la façon dont vous pourriez l’espérer…
Ah oui, voilà !

Un jour comme un autre pour ma petite personne agréablement intégrée dans la machinerie sociétale des Moldus. Du moins, c’était ce que j’eus espéré pendant la majeure partie de ce jour dont je ne désirais de lui qu’une inexorable fin sans vagues ou remous. Je n’étais -et ne suis toujours pas- marin dans l’âme, il était donc très certainement impératif pour moi d’éviter toute forme de perturbations, de trombes impromptues, de houle… J’aime le langage de la mer. C’est pratique l’eau. Pour survivre ET pour tuer, ou si vous n’aimez pas ce mot, pour « s’assurer que la nature empêche elle-même certaines erreurs de la nature de proliférer au-delà du respectable. ».

Je me souviens clairement avoir bu un café arabica, bien noir, sans sucre. Dès le réveil au petit matin. Un exploit lorsqu’on me connait et me côtoie suffisamment pour savoir que je vis généralement la nuit au détriment d’un apport que le soleil est sensé fournir à mon corps. Mais ce jour-ci était différent. Bien trop différent pour que je l’aborde comme une fade modalité placardée sur mes vitres tous les matins comme le journal qui y fait des plats, me forçant à me demander si je vis en Angleterre ou bien dans une banlieue américaine des années 60. J’en viens à me demander si ce n’est pas un gamin nommé Tom qui s’époumonne tous les matins sur un vélo trois fois trop petit pour sa taille, en pédalant comme un dératé avec un pneu crevé… Franchement, je vous jure, c’est un outrage, ce « cling » tous les matins !
Donc je disais ? Ah oui ! MON CAFÉ !

Sauf que, je n’avais pas volontairement omis le sucre, je l’avais oublié... Enfin, pas moi directement, mais ça c’est une autre histoire…
Le contact avec ce liquide noir légèrement ambré et amer me fit l’effet d’une bombe, sans l’aspect retardement. Blblbll avais-je murmuré, en panique face à la guerre civile qui prenait désormais place dans ma cavité buccale, comme si la majorité du budget des films de Michael Bay se retrouvait condensé dans ce petit espace qui me servait principalement à ingérer nourriture et alcool. Principalement de l’alcool, soyons honnêtes.
Des explosions de saveur dont je me serai passé, les joues gonflées comme un écureuil bien trop gourmand même en été, et un regard traduisant un mélange de panique, de surprise exacerbée et de dégoût à l’égard de la mixture qui patientait paisiblement dans mon gosier, entre une chute vertigineuse, un mur de dents sponsorisé par Colgate et des papilles désormais noyées contre leur gré, le tout sous le regard sadique de ma glotte qui trempait à peine le bout des pieds.

Recracher étant hors de question, j’ai fermé les yeux. Et, j’ai avalé. Oui, j’ai avalé. Tristesse.
Le goût étant imprégné dans mon être tout entier, je me suis dit qu’adoucir la suite du voyage serait une perte de temps, d’autant plus que mon café du matin risquait de refroidir outre mesure. Il était certainement mon ennemi d’un instant, hors de question de le transformer en némésis récalcitrant.
C’est donc avec énormément de courage que je me suis résolu à finir mon café, sans sucre pour m’accompagner en toute gaieté dans cette journée au point de départ frisant la catastrophe. Mais au moins, je n’avais pas trempé mes draps en recrachant à l’instinct…

Une fois l’épisode malencontreux du café pur derrière moi, j’ai pris quelques instants pour faire le point, avant même de sortir du lit. Pour éviter que vous ne posiez la question, mon café, on me l’apporte. Et généralement, tout se déroule sans accrocs. Pourquoi fallait-il NOM DE DIEU, que cela tombe ce jour-là…

Les mains sur les tempes, je me suis offert un rapide massage agrémenté par la lueur du jour qui tentait une percée désespérée à travers les rideaux opaques que j’avais fait installer un mois auparavant pour mon propre confort de vie. Je ne dirais pas que je déteste le soleil. Je ne suis pas un vampire, aussi cliché puisse-t-on en percevoir un. Cependant, je préfère la nuit, et je pense que cela se reflète dans mon métier.
Après avoir massé mes tempes, j’ai brièvement frotté mes yeux, surpris que ces derniers soient si collés après s’être écarquillés autant quelques instants avant.

Bon, quand faut y aller… Murmurais-je à moi-même, désespéré, mais surtout blasé. Aujourd’hui, j’avais rendez-vous. Ce soir précisément. Avec des Sorciers dont le nom ne me revenait même pas. Par contre, la raison de leur venue, ça, ça me parlait déjà un peu plus… Toutefois, le simple fait d’oser y penser me donnait mal au crâne et m’énervait au plus haut point, car cela faisait écho à l’existence de l’enfoiré que j’aurai dû joyeusement désigner avec le terme « Père ». Tout ça à cause d’un Ordre quelconque dont mon cher papounet que je hais tant aurait fait partie. Ce qui est faux. Il ne s’agissait pas de mon paternel, mais bien d’un ancêtre plus ancien tristement connu de l’Histoire. Le problème, c’est que les idiots ont évoqué mon père. Et rien que pour ça, je vais les faire valser un petit moment dans le creux de ma paume, comme l’aurait fait l’Éventreur de son vivant. D’autant plus que je possède tous les bons outils pour cela. Ses chers journaux, sa tenue, son arme d’époque, ses dons, et même son prénom. C’est à se demander si je ne suis pas sa réincarnation, par moments… Il est temps de jouer double jeu.

Et tout bon jeu commence par une préparation assidument planifiée, d’où mon souhait de me lever bien plus tôt en ce jour fatidique de ma concoction, afin de modeler le terrain à l’avance, pour mieux le miner. Le seul accessoire manquant à ma panoplie, c’était… un sac avec deux trous… mais j’y reviendrais plus tard.

Première véritable étape de la journée, me lever. Autrement dit, extirper ma carcasse courbaturée par une nuit horrible passée à cauchemarder si fort que j’en ai transpiré comme si la grippe avait été mon amante. Pourtant, mon matelas est un nuage. Le dos déjà droit, je me souviens avoir été sous le coup d’une grande flemme intersidérale dont la résultante fut un enchaînement d’actions sans aucune forme de volonté, cette dernière ayant apparemment rétrogradé à un niveau encore plus insignifiant qu’un tardigrade, sans m’en offrir l’effroyable résistance. Péniblement, j’ai ainsi trainé mes jambes vers le bord du lit, on aurait dit deux menhirs poussés sans convictions par des gaulois sans potion magique probablement mal nourris voire déshydratés. Le tout sans même faire l’effort insignifiant qui consistait à dégager le drap afin que celui-ci n’entraîne pas ma chute au premier pas. Quand je n’ai pas envie, je n’ai pas envie.

Lorsque mes pieds entrèrent en contact avec ce qui aurait dû être le sol, j’ai sursauté. Mal réveillé, je n’ai pas tout de suite compris quelle fumisterie se déroulait contre ma voûte plantaire, désormais face à une douceur traîtresse aux atours chatouillant ma peau avec mesquinerie. Alors qu’un sourire osa graver son esquisse sur mon visage, je me suis souvenu de la présence d’un tapis soyeux tout autour de mon magnifique lit en bois véritable. Une moquette bordeaux au raffinement bien trop exquis qui devait soi-disant excuser son prix exorbitant. La moquette ne fit donc point grimper mon désir de me lever mais rendit le processus plus acceptable tandis que j’enfilais mes chaussons lapinou. Le sol froid n’allait pas se mettre en travers de ma route !

C’est donc plein de confiance, et sans le moindre charisme, tel un lombric croisé avec une asperge, portant du Calvin Klein en version moulante, que je me suis dirigé vers ma salle de bain, sans même daigner ouvrir mes rideaux auparavant. Tout cela au rythme des aboiements du clébard du voisin, occupé à passer sa rage sur les mouches ayant construit des logements sociaux dans son pelage si long que l’animal en était très certainement aveugle ou hippie. Ou les deux.
Si j’avais pu, je lui aurais balancé un parpaing dans le museau. Shame on me, je ne suis ouvrier de chantier que dans les fantasmes de certaines. J’ai donc ignoré le son répété venant massacrer mes oreilles tout comme la musique que je diffuse habituellement. Accélérant d’ailleurs le pas pour terminer au plus tôt le supplice, je me suis bien rapidement enfermé dans ma salle de bain aux tons chocolatés. J’aimais -et j’aime encore aujourd’hui- cet aspect réconfortant. Un carrelage crème, des murs marron foncé, un plafond noir. PERFECTO.

Dans cette salle de bain aux dimensions honnêtement raisonnables, vous trouverez un grand miroir, qui en ce jour devint ma mère. Uniquement là pour me montrer mes défauts. Un lavabo, dans lequel mon dentifrice terminait souvent sa course. Une baignoire design qui ne ressemblait à rien. Et une douche à l’italienne assez large pour deux. Ce matin, ça serait douche froide. Très rapidement. Si rapidement que je vais essayer de ne pas trop la décrire. Disons juste que ça m’a fait l’effet d’un bizutage, sans le toucher rectal.
Mais au moins cela me réveilla assez pour que je puisse me laver les dents par la suite sans ressembler à un gamin de cinq ans qui s’amuse et s’en fout partout sous le regard consterné de parents qui regrettent d’avoir arrêté les préservatifs, même pour un seul moment.
Cependant, mes soins ne s’arrêtèrent ici. En effet, même si cela ne demande pas énormément de mots, sachez que j’ai ensuite appliqué sur ma peau une douce crème nourrissante, puis, je me suis taillé la barbe et la moustache en sifflotant, avant de me coiffer à l’aide de gel. Et bien sûr, un petit coup de déodorant et de parfum. Je n’ai plus les marques en tête, par contre…

Le reste de la journée s’écoula plutôt vite dès que j’eus posé un pied hors de ma salle de bain. Hors de question de rester sans rien faire en attendant l’épreuve de ce soir. M’habillant simplement d’un survêtement et d’un vieux T-shirt ainsi que mes chaussons, je suis rapidement descendu pour préparer le club avec l’aide de mon videur et ami, celui que tous appellent l’Irlandais. Sauf que pour l’occasion, ses frères étaient là aussi.
En toute honnêteté, j’étais quasiment prêt à mettre en œuvre tout ce que j’avais appris au cours des jours passés, notamment grâce à YouTube, bel outil, n’est-il pas, afin de m’amuser avec mes convives impromptus. J’allais leur jouer des tours avec la science et non pas avec la magie.

Comment ça se présente mes amis ? demandais-je, tandis que j’arrivais par l’escalier, en pleine jubilation.
— Comme tu le souhaites, Jacky ! Les salles du fond seront prêtes pour ce soir, et mon géant de cousin aux airs de viking roux jouera le guide. Ça va leur faire bizarre, aux Van Cress. Quel nom à la con d’ailleurs.

J’approuvais pleinement son affirmation, tandis que le groupe entier me guida dans ce que j’appelais affectueusement mon Sanctuaire, ou, le Piège à Cons. Un projet spécifique qui me tenait énormément à cœur, et qui m’avait été inspiré par Batman. Oui, oui. La bande-dessinée.
Depuis mon arrivée ici, j’avais lentement développé une forme de passion, de fascination, pour mon ancêtre Jack l’Éventreur. Non pas pour ses crimes, mais pour le mystère entourant une telle personnalité. Un faste sans pareil, qui n’avait nulle équivalence autre part. Une prestance et une théâtralité faisant de feu mon aïeul un être craint et respecté, autant par les Moldus que les Sorciers, ce qui, je dois bien l’admettre, me surprend au plus haut point. Il y a tant de mystères qui planent autour de cet homme d’un autre temps que je ne pus que jalouser un tel palmarès. Outre les meurtres, ses journaux me révélèrent un homme torturé, à la méthodologie sans pareille. Ce pauvre bougre a tout consigné, jusqu’à l’utilisation de certains sorts de son cru qui ne servent qu’à mettre l’emphase sur la façon dont il entre en personnage central sur la scène que nous appelons simplement nos vies.
Ce qui m’amuse encore à l’heure où j’écris ces mots, c’est de me dire que ce ne sont que des sorts simplistes et connus, légèrement modifiés pour faire tourner un spectacle d’excentricité. Il ne les cachait pas, il n’avait aucune raison de le faire. Mais personne n’a jamais su comment reproduire des effets similaires, tout simplement car ce n’était pas que de la magie. Il y avait de la science Moldu dans ses tours.

J’ai donc passé d’innombrables nuits à lire les mots de celui dont la mort n’est même pas certaine, et sous l’impulsion de ma lecture de certains comics, je me suis dit qu’il s’agissait peut-être là d’un moyen simple de palier à mon ennui en devenant un digne héritier.

Mon plan commença donc des mois avant cette histoire de rendez-vous. Sous le couvert de rénovations approfondies, j’ai payé pour des constructions souterraines accessibles par un grand escalier de marbre noir. J’ai peut-être un peu abusé sur la décoration de ce qui est désormais, après de longs mois de travail acharné, une antichambre dédiée à traumatiser quiconque en saurait ne serait-ce qu’un peu trop. Des piliers au style victorien, de grands tableaux anciens, et longs rideaux de théâtres furent les premiers véritables ajouts. La tapisserie rouge sang s’accorde parfaitement aux dalles nacrées qui délimitent le chemin à suivre pour arriver dans mon bureau.

Celui-ci servira à accueillir les Van Cress tandis que je leur exprimerais mon désarroi. En effet, mon cher grand-père ne voudra sans doute pas partager ses recueils et puisque je possède de toute façon sa tenue, grâce à un habile jeu de miroirs et de perspective, je vais pouvoir me délecter de leur réaction face à un fantôme, même si ce n’est qu’une étape parmi tant d’autres…  Étapes qu’il me fallut le reste de la journée pour planifier, sans m’y perdre au milieu de tous les systèmes de poulies et autres mécanismes cachés qui nécessitent un petit groupe dans l’ombre, d’où la présence d’une fratrie d’Irlandais tout aussi tarés que moi…

Le moment tant attendu arriva bien vite. Les Van Cress. Un oncle, une nièce, mais il y avait bien plus à observer. Oh oui, tellement plus. Comme une jeune femme qui pensait que ses piètres talents de comédienne suffiraient à me berner. De plus, ignorer mon titre de Baron n’allait pas faciliter l’échange. J’aurai ignoré un tel manque de respect en général. Mais je jouais pour la première un rôle excitant causant une jubilation extrême dans mon cœur.
Ne montrant aucune émotion, j’allais attendre que cet ignare se reprenne de lui-même, un sourire taquin se dessinant sur mon visage tandis que d’un signe de la main, mon sbire du moment quitta la pièce pour pousser un cri d’horreur quelques instants plus tard, qui mènerait à sa fausse mort, d’un coup de dague bien spécifique, que Monsieur Van Cress serait je l’espère en mesure de reconnaître. Sauf que pour Van Cress, ce meurtre aurait tout d’un vrai… C’est ainsi que la soirée commença, tandis que je prononçais les mots suivants du ton le plus ennuyé possible, ce qui n’était un mensonge, vu mon réel ennui :

— Eh bien, grand-père n’a pas apprécié votre introduction irrespectueuse… Allons voir, avant qu’il ne massacre tout le monde…

Sans plus en dire, j’ai poliment montré le chemin jusqu’au cœur d’un carrefour qui n’était pas là avant… et l’entrée par les escaliers avait disparu… J’avais plus que hâte d’observer mes invités dans cette danse aux airs macabres…

(2803 mots)

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Ivalyana Van Cress
Ivalyana Van Cress
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Ξ Sujet: Re: Proposition, mystères, que les secrets soient dévoilés. [Biodag Airgid] PV   Proposition, mystères, que les secrets soient dévoilés. [Biodag Airgid] PV EmptyMar 14 Juin - 21:25

Proposition, mystères, que les secrets soient dévoilés.Jack Frye
A l'entrée, le grand homme dont je ne voyais que jusqu'au ventre, sentait cet élégant et gracieux parfum musqué de Jean Paul Gauttier, certainement La Male ou un autre nom ridicule que seul les non-mages pouvaient apprécier. Après tout, les sorciers préféraient l'eau de toilette version naturel. Alexandre, par exemple, sentait, malgré lui, l'huile de Mandragore et la fleur de sureau. Un mélange que je trouvais agréable, tout comme Viska sentait le sol et la rosée du matin. C'était un peu plus complexe à expliquer, mais les mages et les communs n'avaient pas le même parfum. Beaucoup ne pouvait l'affirmer, simplement parce qu'ils n'avaient pas cet odora de serpent si riche et si variée pour identifier tout et rien. Je pouvais même sentir que cet homme était exité et fière, voir presque arrogant et un peu nerveux. Ses habits étaient fraichement lavé et il avait même prit le temps de se raser, d'un peu trop près. Tout cela rien qu'avec mon nez d'apparence humaine.

Alors donc que l'homme nous montrait la voie, je constatait que l'oncle n'avait pas détourner les yeux. Contrairement à Ivalyana, Alexandre était d'une taille légèrement supérieur à la moyenne des hommes: un mètre quatre-vingt sept. Ses épaules n'étaient guère musclés, mais il imposait naturellement et une certaine grâce résidait dans ses gestes. Un jeune alchimiste d'une petite cinquantaine d'année, du moins en physique d'apparence. Il avait un jour laissé passé que Nickolas Flamel lui avait donné quelques leçons, ce qui devait remonter à une bonne trentaine d'année. Hors le Grand Flamel n'aurait pas enseigner à n'importe qui, ce qui suggérait qu'Alexandre jouait sur son âge sans vergogne. Néanmoins, il restait le petit frère du père d'Iva et il devait donc avoir tout juste moins de soixante ans. Dire que je cumulais tellement plus était ridicule...

Les yeux rivés sur les chaussures du guide, je m'étonnais de ne pas trouver l'endroit trop fort en parfum. Ma tenue suggérait seulement que je ne souhaitais pas être reconnue, mais en rien que ce corps n'avait que dix-sept ans et encore moins que j'étais là pour affaire. Une robe sombre classique et des bottes réhaussaient ma hauteur. En parfait accord avec le style non-mage de rigueur pour ce coin. Je me demandais toujours pourquoi Alexandre avait insisté quand au fait que je devais montrer mes yeux de Basilic et non les garder, comme toujours, dissimuler.

L'ambiance glissa à mesure de l'avancée vers moins de musique et d'alcool, vers les affaires. Enfin, c'était ce que j'espérais quand nous finîmes enfin pour arrêter cette marche et que l'oncle se présenta. Aussi poli que calme, tout ce décors ne l'impactait en rien. Je le savais voyageur et dans le monde magique, le style aussi vieux jeu et ridicules étaient souvent mélanger avec l'excentricité. Rien ne pourrait le faire broncher, hormis quelques merveilles d'ingrédients incongrus. Hors, moi qui avait certes vu le monde, je le redécouvrais une fois de plus avec des sens parfaitement éveiller. La pauvre Ivalyana n'avait quitté sa demeure, où Alexandre la gardait protéger du monde, que pour se rendre à Poudlard. Le reste ne lui était connu qu'à travers les livres. Autant dire que toute cette mise en scène l'aurait effrayée et intriguée en même temps. Pour ma part, je fus charmé. Le tapis sombre éveillait en moins quelque souvenir sanglant, mais fort agréable. L'idée de pouvoir faire couler le sang sans que personne n'en sache rien m'amusait autant que cela me chagrinait. Je refusais toujours de salir ma pauvre hôte, trop chère à mon cœur qui pleurait chaque instant son absence récente. Et ma joie naissante fut aussitôt balayée, laissant pleinement la place à ce désaccord totale face au plant prévu.

Le cris qui se fit entendre derrière nous, me poussa à tourner la tête. Je ne sentais pas l'angoisse frappante et le parfum du sang ne vient pas. Soit, je ne pris donc qu'à la légère les paroles et eut un sourire plus naturel que voulu. Alexandre, lui, dans son rôle de maître du self contrôle, fut bien moins convainquant en fronçant les sourcils avec cet dégout évident. Je me fis violence pour attendre que le maître des lieux se tourne avant de secouer la tête avec dédain. C'était vulgaire et tout simplement, parfait! L'homme à la tenue soigneusement préparée avait un terrain de jeu très travailler. Une possibilité, ridiculement impossible, germa dans mon esprit. Si ce mage était vraiment en accord avec le monde moldu, alors, quand Ivalyana aura retrouver la vie - ridicule n'est-ce pas? - nous pourrions peut-être demander à cet homme de l'aider à s'implanter dans ce même monde. Sauf qu'on ne pouvait reconstruire une âme et encore moins faire vivre un corps sans aucune dedans. D'où la raison logique de mon refut totale de quitter le dit corps! Ivalyana tenait  à ce qu'elle soit la dernière prison vivante et je respectais suffisamment cela que pour refuser le sortilège que l'ordre tenait tant à accomplir.

" Comment souhaiteriez-vous être appelé? " Demandais-je poliment en lançant un regard  aussi incertain que mécontent. Je n'avais qu'une hâte, mettre fin à ce bal ridicule. Plus je gardais ces yeux d'ambre, plus l'envie de me transformer démangeait ma peau. Bientôt, ce sera même ma chair qui fourmillera en m'ordonnant de prendre cette forma bestiale surdimensionnée qui, de toute évidence, serait trop grande pour le couloir et pour les pièces que je devinais petite. Même si, la grandeur de mon aspect premier n'était pas semblable à une telle créature âgée de deux mille ans, je n'en restais pas moins impressionnant.  " On m'a fait savoir que vous êtes baron. " Ajouta très rapidement Alex après ma question. Je lui lançais un œil assez mécontent de ne pas en avoir été informé plutôt. Le noble, tout comme les sang-purs, tenaient au formule de politesse au premier abord.

" Votre grand-père, se joindra à nous? " Formulais-je poliment après un moment. Si d'autre personne devait nous rejoindre, je préférai le savoir et ainsi ranger ces yeux. Le ministère n'apprécierait pas d'apprendre qu'une petite réunion avait eut lieu avec des personnes non tenues par le secret. SI jusqu'ici les aurors ne me couraient pas après, c'était bien parce que je me tenais un minimum correctement. Ils n'avaient pas encore apprit pour la disparition de mon hôte, mais cela viendrait peu de temps après en avoir informé les professeurs. Je n'avais aucune envie de subir une dernière année dans ce château, où de toute façon, je n'avais pas ma place. Certes, j'appréciais les amis de ma douce hôte, mais tous les autres m'irritaient au plus haut point. Partir loin de ces leçons ennuyeuses aussi bien à entendre qu'à étudier me donnaient envie de hurler. Peut-être était-ce aussi dû à l'horrible douleur que de son absence?

1202 Alexandre
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Jack Frye
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Ξ Sujet: Re: Proposition, mystères, que les secrets soient dévoilés. [Biodag Airgid] PV   Proposition, mystères, que les secrets soient dévoilés. [Biodag Airgid] PV EmptyMar 14 Juin - 23:28

La suite de la soirée promettait d’être enrichissante pour moi. Bien plus que je n’avais osé l’espérer de prime abord. D’ailleurs, quelle ne fut pas ma joie en constatant que les faibles ne polluent désormais plus les rues londoniennes. Un étrange sentiment que je ne savais guère m’expliquer sur l’instant. De fait, même s’il m’était plus qu’évident que j’allais devoir gérer la suite de ce sordide banquet aux allures de farce avec un tact mesuré, je me réjouissais au moins de la soudaine politesse dont les deux troufions sous mes yeux faisaient preuve, allant jusqu’à sourire tel le diable en Prada gagnant le césar de la pire raclure, à l’évocation de mon titre de noblesse. Sachant que j’allais bientôt troquer ma tenue fort simpliste pour un « complet » bien plus évocateur, je me délectais d’avance du faux respect que ces deux pantins de je ne sais quelle société secrète.
En effet, Sir Van Cress dégoulinait abondement d’une politesse bien trop désaccordée pour mes tympans. Sa nièce semblait bien plus intéressante au premier coup d’œil.

Mais bon, je n’avais pas le temps de m’attarder sur de tels détails. The Show MUST -AND WILL- go on. Et cela commençait avant tout par ma présentation. Je devais cependant peser chaque mot. Après tout, le spectacle de ce soir n’était qu’une tragédie remaniée. C’est donc avec beaucoup de soin que je m’étais préparé à bon nombres d’éventualités, et la plus amusante venait de se présenter à ma porte. Il était temps de la saisir…
Après tout, les convives exceptionnels que je recevais humblement dans cette Batcave revisitée pour ressembler à une maison close ou à un manoir de très mauvais goût… ils avaient un manque cruel de connaissances sur ma famille. Certes, seul mon nom devait leur importer. Mais ne pas avoir pris la peine de réunir plus d’informations allait peut-être leur coûter très cher… Et pour les incultes, la Batcave, c’est la « base secrète » de Batman, sous son manoir…

— Je suis heureux de constater que vous ayez décidé de rectifier vos paroles, commençais-je gentiment, mais je crains de ne point être celui qui se sentit offusqué, Sir.

C’était là une première étape satisfaisante. Me mettre de leur côté face à celui qui nous rejoindrait bientôt, dans l’idée de la charmante nièce qui ne m’inspirait rien. Ni bonnes, ni mauvaises énergies. Juste rien, un vide, un plat. Comme à la piscine, beaucoup d’éclaboussures ou de paillettes, dans le cas présent, bien que ce soit métaphorique. Et derrière tout ça, du vide. Le néant. Le cerveau de la Reine. Diantre, ai-je osé ? Oui.
Reportant brièvement mon regard vers la jeune femme en question à la tenue bien austère, j’ai ainsi répondu à sa question.

— Malheureusement, je le crains. Un invité semble vouloir se glisser dans notre petit entrevu. Ce qui s’avère être une action légitime. Ce que vous cherchez lui appartient.

Cette fois-ci, mon ton beaucoup plus inquiet et résigné m’aiderait à mettre l’emphase sur mon impuissance. Impuissance non mensongère, puisqu’après tout, qui étais-je pour transmettre ainsi des documents sur lesquels je n’avais aucun droit. Tout comme je n’avais aucun véritable intérêt pour ces derniers, si bien que j’aurai pu les transmettre sans faire d’histoires. Le problème, c’est que je n’ai jamais été connu pour être sage ou obéissant. Et que voir mouliner les gens m’apportait une satisfaction inouïe et empreinte d’un sadisme tel que j’aurai pu en jouir…

D’un mouvement rapide du poignet, j’ai jeté un coup d’œil à ma montre, le regard sincèrement lassé. Je me doutais bien que mon expression ne passerait pas inaperçue, tant mieux. Plus les deux personnes devant moi se posaient de questions, plus j’étais heureux… et disposé à épaissir le mystère…

— N’est-il pas étrange que le sang n’ait pas coulé ? Que le corps ne soit plus là ? Je m’attendais à bien plus de surprise dans vos regards, mais je suppose que je me suis ramolli. Permettez-moi de vous escorter au bureau de nouveau. Après tout, je suis sûr qu’un indice nous y attend. Mon aïeul est un homme joueur. Il a beaucoup joué par le passé…

Sans me montrer réellement explicite sur le sujet que j’abordais alors sans prétentions, j’ai laissé mon expression s’assombrir à chaque mot prononcé, une véritable angoisse naissant dans mon estomac, nouant ce dernier. L’idée que feu mon grand-père puisse avoir survécu aux âges me hantait et j’étais en train de m’imaginer tout un scénario où il viendrait se venger de mes petits jeux salissant ainsi sa mémoire et son héritage, aussi glauque soit-il. S’il ne s’agissait au départ que d’un simple exercice pour mieux jouer la comédie, je ne mentais désormais plus. Seigneur, quelle idée terrifiante…

Arborant désormais une expression aussi décomposée que le corps d’un zombie, je pris les devants dans une hésitation toute relative. Sans le réaliser, mon pas était bien plus pressé que ce que j’aurai voulu. Bien plus hâtif et désordonné. Plus naturel aussi, ce qui je suppose, n’était point une mauvaise chose tandis que mes talonnettes martelaient le sol plus vite qu’une imprimante de fausse monnaie n’accomplirait son bien éphémère dessein.

Tout cela pour me retrouver face à un acte qui avait été planifié par mes soins, pour être le plus morbide possible, même si cela avait dû nécessiter… un meurtre. D’un Moldu certes, un criminel tout de même.
J’avais en effet, en bon justicier psychopathe, engagé des criminels des bas-fonds pour incarner mes sbires en cette soirée des plus inhabituelles. Il y avait donc un pendu dans mon bureau. Fraîchement décédé qui plus est, présenté dans la plus grande théâtralité et tenant dans sa main livide teinté de sang, un poignard, une dague… que je ne connaissais que trop bien puisqu’il s’agissait exactement de la même arme que celle qui reposait précédemment sur la moquette du couloir…
Serrant mes poings de toute mes forces, à fond dans mon délire, j’exultais de frustration. Il s’agissait en fait de rage, parce que ça m’énervait un peu d’être là. Toujours est-il que pour rendre cela plus réel, je me suis volontairement enfoncé les ongles au plus profond que je pus, serrant les dents dans le processus, tout en avançant pas à pas vers le bureau et le pauvre mort, qui en soi, l’avait bien cherché.
Récupérant la dague argentée aux fines reliures des mains étonnamment tièdes d’un cadavre qui avait l’air de moins en moins mort, j’ai dû étouffer un rictus en reconnaissant un Irlandais couvert de son propre sang… Ils ont vraiment un grain… Mais au moins, pas de morts…

— Pépé… TU ABUSES !!! ARRÊTE DE TORTURER MES SERVANTS ! Je ne prononcerai pas mon nom ! Et par conséquent, tu retomberas dans l’oubli !! TU AS MON NOM ET MON VISAGE, ET TU TE PERMETS DE M’EMBARQUER DANS TES JEUX ?! VA CHIER VIEUX CON !!!

J’avais dû m’époumonner pour celle-là, alternant entre désespoir et folie dans ma façon de dévoiler ma performance. Sauf qu’il allait bien falloir que je prononce ce fameux nom avant l’entracte. Et je n’avais qu’une seule façon de procéder. Il était temps de faire commencer le véritable spectacle sous le regard d’invités dont je ne me souciais même plus. À la place, je me suis dirigé vers un grand rideau fermé, cachant un portrait de mon ancêtre dans sa magnifique parure victorienne. Et je me suis mis à poignarder le tableau, frénétiquement, jusqu’à ce qu’une épaisse mixture de sang, mon sang, et de pigment rouge utilisé pour peindre, se mette à suinter à travers chaque plaie que je faisais subir au tableau…

— T’AIMES ÇA, HEIN ?! HEIN, JAAAAAAAAAAAAAAAAAACK !!!!!

Enfin, l’entracte ! J’avais envoyé le signal en hurlant ce nom hehe. Un passage « secret » s’ouvrit en réponse, tandis que je simulais une crise. Le but n’était pas d’y faire croire. Juste de gagner quelques secondes tandis qu’au fond du passage s’allumaient des lampes à huile, révélant une bibliothèque, et les livres tant désirés par les Van Cress. Mais j’allais les faire languir encore un peu…
Sans même leur accorder un regard, je me suis alors exprimé.

— Jack Frye premier du nom accepte de vous accorder une audience. Il m’a cependant désigné comme intermédiaire. Je dois suivre ses lois, mais vous aussi. Si jamais vous refusez… Et bien, disons que l’on ne l’a pas surnommé L’Éventreur pour rien… Il estime sans doute que si vous apportez de la valeur à ses recueils, vous saurez faire le bon choix…

D’un geste de la main, je les invitais à s’enfoncer dans le couloir très peu éclairé, pressé d’entendre leurs réponses…
 

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